Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 2005, juillet
JUILLET/AOÛT 2005 NOUS CULTIVONS LA MEME PASSION i—I Voici l’histoirel I—I du succès I commercial né de l’initiative de gens de M.chez nous _ > fil IHC 3ZH 30 1V3U1N0W non 3fiti SLZZ 38 no 31VN0I1VN 3n03H10nflI8 1V331 iOd3(l/S3nDia0IM3J '» POUR LES ESSAIS D'HYBRIDES L’agronome Stéphane Chaume a noté que les producteurs utilisent beaucoup la méthode du « côte à côte » lorsqu’ils souhaitent comparer la performance de deux hybrides.« C’est une bonne technique d’évaluation avant de procéder à l’introduction d’un nouvel hybride en plein champ.» Cette technique consiste à remplir la moitié du semoir avec un hybride témoin et l’autre moitié avec celui que l’on veut comparer.On obtient ainsi des bandes alternées de la largeur du semoir avec plusieurs répétitions dans un même champ.Il s’agit ensuite de récolter ces différentes bandes et d’évaluer la productivité de chacun des hybrides.1200, rue Rocheleau / Drummondville [Québec] / CANADA / J2C 5Y3 Tél.: [819] 477-2055 / Fax: 1-877-KV PIECE [1-877-587-4323] www.kvernelandgroup.com / kvcanada @kvernelandgroup.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 PHOTO : NANCY MALENFANT JUILLET/AOÛT 2005 ltures SURFACE PAR NANCY Sur les terres d'Hélène Pelchat, productrice laitière à Saint-Isidore en Beauce, on a installé en 2003 une voie d'eau engazonnée, des avaloirs et des tranchées filtrantes.Une visite printanière à la suite d'une semaine bien arrosée a permis de constater l'efficacité de ces aménagements : les flaques d'eau persistantes ornant habituellement le champ ont disparu.Les champs étaient déjà tous drainés souterrainement, mais avec un terrain plutôt plat, l’eau s’écoulait difficilement et s’accumulait dans les dépressions au printemps, dit l’agricultrice Hélène Pelchat.Voilà longtemps que nous aurions dû opter pour le drainage de surface.» Devrait-on prioriser le drainage souterrain ou de surface dans les cas où aucun système de drainage n’existe sur la ferme ?Il ne semble pas y avoir une seule et bonne réponse à cette question.Diverses combinaisons des deux systèmes représentent le plus souvent la solution idéale.Les aménagements de surface doivent être conçus en considérant les drains souterrains et vice-versa.En fait, les problèmes de drainage devraient toujours faire l’objet d’une évaluation et d’un diagnostic par un ingénieur.Celui-ci pourra alors prescrire les solutions appropriées.Quel moment se révèle le plus propice à un diagnostic de drainage ?« Au dégel du printemps ou lors des pluies d’automne, répond l’ingénieur agricole au MAPAQ de la région Chaudière-Appalaches, Donald Lemelin.La présence d'eau au champ permet de localiser les zones problématiques.Il est tout de même possible de poser un diagnostic pendant la saison de culture à l’aide d’appareils mesurant la dénivellation à différents points dans le La tranchée filtrante aménagée chez Hélène Pelchat n’a pas perdu ses propriétés filtrantes même si elle a été labourée à l’automne 2004. PIERRE OU CONCASSE champ.» Par exemple, la micro-topo-graphie, une technique qui gagne en popularité, fournit un relevé topographique géoréférencé du champ.Ceci peut se révéler très utile pour analyser la situation.Pour se faire une idée de ce qui se passe en profondeur, un profil de sol est nécessaire.« En effet, un problème de compaction ou une mauvaise structure peuvent être à l’origine d'un égouttement déficient, constate l’ingénieur agricole.Dans l'un ou l’autre de ces cas, il faudra plutôt travailler le sol de façon à remédier au problème.» Plusieurs structures, une fonction : l'égouttement.SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT D'UNE TRANCHÉ FILTRANTE GRAVIER GÉOTEXTILE DRAIN Avaloir, tranchée filtrante, voie d'eau engazonnée, bassin de sédimentation ou de captage : les non-initiés perdent vite leur latin à travers ce dédale de termes techniques.Passons donc en revue les divers aménagements de drainage de surface.L’avaloir Cette structure d’admission d’eau émerge du sol pour capter l’eau de ruissellement et la diriger vers une conduite souterraine indépendante du système de drainage souterrain.Afin d’éviter que les débris apportés par l’eau n'obstruent les orifices de l’avaloir, mieux vaut l’entourer d’une grille.De même, un géotextile et de la pierre concassée protégeront la base de la structure.La tranchée filtrante Relativement simple à mettre en place, la tranchée filtrante comprend une épaisseur d’un matériau filtrant : sable, gravier ou copeaux de bois.Dessous ce milieu filtrant, on place des pierres entourées d’un géotextile qui vise à éviter le colmatage de la tranchée.Une conduite complète la structure et dirige l’eau vers le fossé ou le cours d’eau le plus près.« La tranchée filtrante est très populaire, car elle n’entrave pas les opérations culturales, explique Donald Lemelin.Elle permet le passage de la machinerie et on peut même travailler le sol en autant que le milieu demeure perméable.» La voie d’eau engazonnée Selon l’ingénieur agricole, la voie d’eau engazonnée est l’un des aménagements les plus intéressants et efficaces.« Puisqu’elle est recouverte d’une végétation permanente, dit-il, g la voie d’eau ralentit la vitesse d’écou- F lement de l’eau de ruissellement.Ceci 5! permet de diminuer l’érosion.Le coef- o ficient de rugosité de la surface favo- ^ 1 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ffl Un bassin de sédimentation permet le dépôt de particules de sol avant que l’eau soit évacuée vers le cours d’eau par un avaloir. JUILLET/AOÛT 2005 ltures rise le dépôt des particules de sol qui autrement seraient perdues.De plus, en l’aménageant avec une pente de 1:10, il est possible d’y circuler avec la machinerie.» Par contre, la voie d’eau engazon-née n’est pas cultivée, ce qui représente une perte de terrain pour le producteur.Il est cependant possible d’ensemencer avec un mélange fourrager que l’on pourra distribuer aux animaux lors des fauchages d’entretien.« Si le producteur ne désire pas utiliser le fourrage, dit M.Lemelin, on lui recommande de privilégier un mélange de fétuque rouge, d’agrostide et de ray-grass, auquel on peut ajouter du trèfle et/ou de l'avoine.» Le bassin de sédimentation ou de captage Aussi appelé bassin de rétention, le bassin de sédimentation est un simple réservoir creusé dans le sol pour accumuler l’eau de ruissellement pendant un certain temps et favoriser le dépôt des sédiments transportés par celle-ci.Un avaloir sert habituellement à l’évacuation de l’eau.Un plus pour la conservation des sols Les coûts approximatifs de divers aménagements figurent au tableau.L’aménagement de structures de conservation des sols est admissible au Programme Prime-Vert (volet 10 : réduction de la pollution diffuse) si la structure est mise en place dans un objectif de réduction de l’érosion du sol et non seulement pour le drainage des terres, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com AVALOIR ET BASSIN DE SÉDIMENTATION Avaloir section gros trous Grillage d’acier Terrain Fond rigole 1 d’interception Niveau d eau Bassin de sédimentation Membrane de géotextile Avaloir section petits trous SOURCE : MAPAO MATÉRIAUX** INSTALLATION COÛTTOTAL Voie d’eau engazonnée - - 15 $/mètre de longueur Avaloir 250$ 150$ 400$ Tranchée filtrante 150$ 100$ 250$ * A titre indicatif, un système de drainage souterrain dont les drains sont placés à tous les 16 mètres coûte entre 1400 $ et 1500$ l’hectare.1 ** Incluant achat ou transport de pierre si nécessaire.03 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Puisqu’elle est recouverte d’une végétation permanente, la voie d’eau engazonnée ralentit la vitesse d’écoulement de l’eau de ruissellement, ce qui par le fait même diminue l’érosion.PHOTO : RICHARD LAROCHE - MAPAQ VIVE DIVERSITÉ S*#W TARIF RÉDUIT En vous réabonnant pour trois ans, vous profitez de notre tarif Fidélité et d’un rabais supplémentaire de 10 $.SPÉCIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement.Le Bulletin des agriculteurs vous propose de choisir entre deux façons de renouveler votre abonnement : N’HÉSITEZ PLUS ! 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Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 agriculteurs Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.rogers.com www.lebulletin.com Prénom Entreprise : Adresse : Ville Province : Tél.: ( ) TARIFS D’ABONNEMENTS Code postal Courriel : un an deux ans trois ans Date d’expiration : I I I / I I I Autres pays, 1 an : 75 $ Cette offre expire le 31 décembre 2005.Durée de l’abonnement : O un an 59,81 $ O deux ans 104,67 $ O trois ans 134,58 $ O chèque ci-joint O envoyez-moi la facture Q No de carte : Mill Mill II I I Signature : _____________________________________________________________________________________ Date :___________________________________________________________________________________________ Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d'abonnés, cochez ici ?.N“TVQ 1016624728 N°TPS R137813424 JUILLET/AOÛT 2005 Hj JUILLET/AOÛT 200S YVON THÉRIEN, agronome REUSSIE DANS LE SOYA^e L'arrivée du puceron et de la rouille du soya nous force à raffiner nos techniques de pulvérisation.Inutile de changer de pulvérisateur pour contrôler ces nouveaux ravageurs, il s'agit d'observer quelques règles de base.IL FAUT SE RÉSIGNER : l’arrivée du puceron et de la rouille du soya nous obligera à sortir notre pulvérisateur plus souvent.En attendant l’arrivée sur le marché de nouvelles variétés de soya résistantes, l’utilisation d’insecticides et de fongicides est la façon la plus efficace de protéger nos champs.Avec des insecticides et des fongicides, on ne pulvérise pas de la même façon qu’avec des herbicides.Il faut tenir compte de plusieurs contraintes.D’abord, l'intervention est réalisée plus tard dans la saison, quand le feuillage est dense et les rangs fermés.Puis, le puceron se retrouve aussi bien sur les feuilles que sous les feuilles.La rouille du soya, LE BULLETIN DES AGRICULTEURS elle, débute par les feuilles du bas pour migrer graduellement vers le haut.Enfin, la plupart des insecticides et fongicides recommandés pour le soya sont des produits de contact ou de systémie locale.Ceux-ci exigent une précision d’application plus grande.Bref, la pulvérisation doit protéger aussi bien les feuilles du haut que celles du bas.Pour cela, il faut surveiller la grosseur des gouttelettes et le volume d’eau.La bonne buse Les gouttelettes doivent être ni trop grosses, ni trop petites.Les gouttelettes trop grosses rebondissent sur le feuillage et se retrouvent sur le sol.Elles sont moins efficaces pour mouiller le feuillage.Par exemple, en doublant la grosseur des gouttelettes, on diminue leur nombre par huit.De leur côté, les gouttelettes trop petites ne pénètrent pas le couvert végétal et sont dissipées par le vent.11 faut équiper la rampe de buses qui produisent des gouttelettes fines à moyennes selon les normes de l’ASAE (American Society of Agricultural Engineers).On retrouve cette information dans le catalogue du fabricant (voir l’encadré Charte de classement de buses).Pour les champs où la dérive est une préoccupation, il faut utiliser des buses avec gouttelettes de grosseur moyenne.On préférera les buses à jets plats aux buses à jets coniques.Ces dernières produisent un fin brouillard trop sensible à la dérive.Aussi, on déconseille les buses antidérive à injection d’air, utilisées pour l’application de glyphosate.Le bon volume d’eau Pour bien pénétrer le feuillage et mouiller les feuilles du bas, il faut utiliser beaucoup d'eau.Les fabricants recommandent entre 100 et 200 L/ha.Pour de meilleurs résultats, on utilisera le maximum, soit 200 L/ha.Ceci représente plus de remplissage du pulvérisateur, mais la différence d’efficacité en vaut la peine.Enfin, on vérifiera les points suivants : • Pour assurer une bonne couverture, on doit ajuster la rampe à la bonne hauteur.Trop haute, elle augmentera la dérive.Trop basse, elle laissera des bandes non traitées sur le dessus du feuillage.Pour déterminer la hauteur appropriée, on se réfère aux recommandations du fabricant.Par exemple, pour des buses de 110° espacées de 50 cm sur la rampe (20 po), la hauteur minimum est de 38 cm (15 po).On calcule la hauteur à partir des feuilles du haut et non à partir du sol.Pour plus de précision, on fait cet ajustement au champ et non dans la cour derrière la maison.• La vitesse d’avancement est très importante.Une vitesse réduite donne de meilleurs résultats.Une vitesse trop grande crée des turbulences, ce qui diminue le nombre de gouttelettes qui pénètrent le feuillage.La vitesse d’avancement optimale dépend du type d’équipement utilisé.Généralement, elle devrait se situer entre 6 et 10 km/h.• Il est préférable d’appliquer les fongicides et les insecticides sur un feuillage sec.L’eau sur un feuillage mouillé par la rosée ou la pluie dilue le produit.On déconseille de traiter quand il fait chaud (>30°C) et sec.Sous ces conditions, les gouttelettes sèchent avant d’atteindre la cible, k yvon.therien@lebulletin.rogers.com LES RÈGLES DE BASE Buses à jet plat Gouttelettes de grosseur fine à moyenne 200 L/ha de bouillie Vitesse d'avancement réduite Hauteur de rampe mesurée à partir des feuilles du haut CHARTE DE CLASSEMENT DE BUSES BUSE PRESSION (PSI) Turbo Teejet 15 20 25 30 35 40 50 60 70 80 90 TT11001 G M M M M M F F F F F TT110015 G G M M M M M M F F F TT11002 G G G M M M M M M M F TT11003 TG TG G G G S M M M M M TT11004 EG TG TG G G ° G G M M M TT11005 EG TG TG TG TG G G G M M Légende : F = fine, M = moyenne, G = grosse, TG = très grosse, EG = extrêmement grosse Les gouttelettes sont classées en six grosseurs, de très fines à extrêmement grosses.Pour connaître la grosseur des gouttelettes d’une buse, il faut se référer à une charte comme celle-ci.Elle indique la taille des gouttelettes selon la pression.En modifiant la pression, on modifie le débit et le diamètre des gouttelettes.Par exemple, si vous avez des buses TT11003, vous devez utiliser une pression d’au moins 50 psi (3,45 Bars) pour obtenir des gouttelettes de taille moyenne (M).__________ Jacques Gill d’Ag-Pro suggère cette buse Hardi (à gauche) à jet plat de 110°.Cette buse produit des gouttelettes moyennes idéales pour combattre la rouille du soya et le puceron.Le modèle sur la photo à gauche est à dérive réduite.Roger Fontaine de la compagnie Green Lea recommande ce porte-buses double (à droite) en forme d’« Y » pour le soya.Une buse est dirigée vers l’avant et l’autre vers l’arrière, ce qui aide à faire pénétrer la bouillie dans le feuillage.Les buses à jet plat de 110° Turbo Teejet (TT) produisent la grosseur recherchée de gouttelettes.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET/AOÛT 2005 cultures UN GRAIN DECANTÉ.FINANCIERE ?La dernière chute du prix des céréales jumelée à la persistance des prix à demeurer dans les bas fonds du marché nous font réfléchir à ce que l'on doit faire pour rentabiliser nos cultures.PAR DOMINIC GRÉGOIRE, producteur de grandes cultures La première idée qui nous vient à l’esprit est de nous lancer dans les marchés de créneaux Au Québec, le soya de consommation humaine est un grand créneau mais il ne suffit plus à augmenter nos revenus.Or, depuis quelques années, il y a dans notre province un concept unique au monde : la certification Un grain de santé (GS).Cette certification bonifie des céréales cultivées sans intrants chimiques.Une prime s’ajoute au prix régulier des céréales cultivées de façon conventionnelle.Unique au monde Plusieurs céréales peuvent être certifiées GS.Il s’agit du soya, du blé, de l’orge, du mais, de l’avoine, du sarrasin et du haricot.Au total pour 2004,4500 hectares ont été ensemencés sous la certification GS.Le soya représente à lui seul près de 80 % de toutes les cultures certifiées au Québec.« Les grains certifiés GS se vendent plus cher que les grains conventionnels sur des marchés de créneaux, indique Pierre Lachance, agronome du MAPAQ à Saint-Hyacinthe.La prime est inférieure à la prime payée pour des grains biologiques, mais elle constitue un bon encouragement au producteur qui expérimente ces pratiques culturales particulières.Selon la culture, la variété et l’acheteur, la prime varie de 30 $ à 100 $ la tonne pour la récolte 2004.» Contrat IP Entre l’acheteur et le producteur, la relation se rapproche d’un contrat de type IP pour des grains cultivés de manière conventionnelle.Les contrats peuvent être conclus avant le semis.La ¦ EN COUVERTURE numéro POUR L’AVENIR DE L’AGNEAU LOURD Christine et Claude Côté de la Ferme Midas, de Bonsecours en Estrie, ont fait de la race Suffolk leur spécialité.Cette race utilisée en croisement donne des agneaux qui atteignent rapidement le poids désiré.De plus, l’ascendance britannique lui assure un bon rendement en viande.DOSSIER NOUVELLES TECHNOLOGIES GPS et ordinateurs de poches Un blé qui résiste à la fusariose Bovins : on « sexe » la semence Le bœuf oméga-3 s’en vient Des balances à infrarouges pour porc et volaille LAIT REGAIN D’INTÉRÊT POUR LA JERSEY Plusieurs éleveurs Holstein sont séduits par les qualités de cette petite vache.24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 25 E|ANCO Un départ en santé débute à la fin octobre, voire même début novembre.Céréales « Pour la culture des céréales, l’attrait est moins intéressant, indique M.Viens.Une prime de 30 $ la tonne ne suffit pas.Le problème, c’est qu’il n’y a qu’un acheteur.Or, celui-ci ne peut pas vendre ses animaux plus chers même s’ils consomment des grains certifiés GS.» Enfin, un des acheteurs pour la compagnie Prograin, Yvan Faucher, nous rappelle qu’il faut être minutieux dans ce domaine : « Comme pour tous les marchés d’exportation, il faut faire un effort supplémentaire pour le protéger.Il est donc important de conserver un niveau de qualité élevé de notre produit.Le Québec produit depuis plusieurs années un grain de qualité.H faut continuer à garder ce niveau.» k dgnap@sympatico.ca Pierre Lachance, agronome du MAPAQ à Saint-Hyacinthe Regardons cela de plus près.Si l’on convient d’un rendement de 3 t/ha, moins une perte de 0,5 t/ha, il nous reste 2,5 t/ha.À 100 $ de prime, nous obtenons 250 $.Si l’on soustrait la perte de 150 $ due au rendement, il reste dans les poches du producteur 100 $ de plus à l’hectare.Il ne faut pas oublier le désherbage.Sans intrants, il faut sarcler.Appliquer un herbicide conventionnel dans un champ de soya coûte environ 100 $ l’hectare.Il reste donc au producteur 100 $ de budget pour désherber mécaniquement.Cependant, la présence de mauvaises herbes nuit au battage et il faut attendre une bonne gelée pour récolter sans tacher les grains de soya.La récolte ELANCO®, Rumensin® CRC et les barres diagonales de couleur sont des marques déposées de Eli Lilly and Company.Utilisation sous licence par ELANCO/Division de Eli Lilly Canada Inc prime est fixe et le prix flottant, comme pour les autres grains.Pour ce qui est du soya, la prime s’ajoute au prix du soya de consommation humaine.La majoration fluctue entre 80 $ et 100 $ la tonne, selon l’acheteur et les clauses du contrat d’achat.Un producteur et son crayon Le producteur André Viens de Marieville cultive du soya GS.« Selon mes calculs, dit-il, il est rentable de produire ce type de grain.Bien sûr, il y a une légère perte de rendement en cultivant sans intrants.J’évalue à environ 0,5 t/ha la perte de rendement.Si le soya conventionnel vaut 300 $ la tonne, c'est 150 $ qui viennent de s’envoler.Mais la prime offerte couvre amplement la perte de rendement.» Pour un départ en santé Pendant la période de transition vers la lactation, un fossé peut se creuser entre les besoins énergétiques de vos vaches et leur consommation d'énergie.Ce déséquilibre caractéristique peut entraîner l'acétonémie subclinique, un déplacement de caillette et d'autres maladies de la lactation susceptibles de nuire à la production.Il est possible de combler le fossé entre les besoins et la consommation d'énergie, pour aider votre troupeau à traverser cette délicate période de transition, avec de saines pratiques de régie.Une bonne alimentation y contribue.La capsule à libération lente Rumensin® CRC est aussi un pas dans la bonne direction pour aider à prévenir l'acétonémie subclinique chez les bovins laitiers en lactation.Comblez le fossé, améliorez la santé de vos vaches en transition et permettez-leur d'exprimer tout leur potentiel de production.Consultez votre conseiller en production laitière au sujet de Rumensin CRC.JUILLET/AOÛT 2005 /AOÛT 2005 it VENTILATION EFFICACE CHALEURS TORRIDES Tunnels ou brumisateurs ?Selon votre bâtisse, les deux systèmes donnent de bons résultats.POUR PAR YVES CHOINIÈRE, ingénieur et agronome La ventilation tunnel d’un bâtiment large requiert plusieurs ventilateurs.Voici un exemple d’une étable avec ventilation mécanique trois saisons et ventilation tunnel pour l’été.LA PLUPART DES ÉTABLES LAITIÈRES sont déjà équipées avec un système de ventilation mécanique adapté pour les trois saisons fraîches de l’année.Cependant, aussitôt que les températures extérieures excèdent les 15 °C, les systèmes ne conviennent pas pour refroidir les vaches.Depuis quelques années, les températures estivales sont plus élevées et elles sont accompagnées de très hauts taux g d'humidité relative.Les vaches en sont | affectées, surtout les hautes productrices.“ Celles-ci consomment beaucoup plus ï d’aliments et doivent dissiper près de 25 % | plus de chaleur que les productrices g moyennes.Une étude météorologique a 8 démontré que les hautes productrices y peuvent être affectées par la chaleur pra-g tiquement tous les jours du début juin à la ï fin août en Montérégie et dans Lanaudière.Ventilation tunnel Les étables attachées avec deux rangées de vaches ont une largeur variant de 11 à 13 mètres (36 à 42 pi).La ventilation transversale conventionnelle équipée avec des ventilateurs muraux et des entrées d'air latérales ne permet pas une circulation d'air adéquate au refroidissement des vaches.Dans beaucoup d’étables, l’ajout d’un système de ventilation tunnel est une solution efficace et économique.La ventilation tunnel crée un déplacement d’air de 5 à 6 km/h dans le sens de la longueur du bâtiment (voir les diagrammes 1 et 2).De plus, le système augmente la vitesse de l’air autour des vaches et permet une distribution uniforme de l’air dans l’ensemble du bâtiment.LE BULLETIN DES DES AGRICULTEURS Voici les principaux éléments à observer pour le succès d’un système de ventilation tunnel : I - Installer un nombre suffisant de ventilateurs pour assurer une vitesse d’air efficace autour des vaches; 2- Placer les ventilateurs pour uniformiser la circulation d’air; 3- Définir la transition entre le système de ventilation mécanique trois saisons et le système tunnel d’été; 4- Déterminer les ventilateurs tunnels des étapes 1 (transition), 2 et 3 (d’été); 5- Automatiser le système avec des thermostats, des boîtes de relais et des activateurs d’entrée d’air : 90 % du succès de la ventilation tunnel dépend des entrées d’air; 6- Planifier les entrées d’air pour l’étape 1 (transition) et les étapes 2 et 3.Les entrées d'air doivent être localisées pour assurer une distribution uniforme de l’air sur la largeur du bâtiment; 7- Vérifier l’emplacement des parcs à veaux et à vêlages; attention aux courants d’air néfastes; 8- Éloigner les prises d'air des entrepôts à fumier; 9- Installer les ventilateurs à l’opposé des vents dominants; 10-Analyser les contraintes de bâtiment comme les silos, laiterie, salon de traite et résidence; II -Choisir des ventilateurs à grand débit, efficaces et silencieux.EXEMPLE D'UNE ÉTABLE TYPE AVEC UNE VENTILATION TUNNEL; ENTRÉES D'AIR À UNE EXTRÉMITÉ ET LES VENTILATEURS À L'AUTRE BOUT Laiterie Entrée d'air Box vêlage Qî3ns|3i ESBa Veaux EXEMPLE DE VENTILATION TUNNEL POUR UNE ÉTABLE EN L AVEC 2 EXTRÉMITÉS DE VENTILATEURS Ventilateurs Les étables avec ventilation naturelle trois saisons et tunnel d’été gagnent en popularité.» C’est dans la nature humaine de prendre des risques mais jamais avec votre troupeau De nos jours, vous ne pouvez courir le risque d’échouer en matière de contrôle des poux.C’est pourquoi vous comptez sur la Solution à verser IVOMEC (ivermectin), une protection à large spectre éprouvée contre les parasites.Au fait, la Solution à verser IVOMEC est le seul produit à base d’ivermectin qui est indiqué — et garanti — pour le contrôle des poux broyeurs.Des centaines d’études d’efficacité et d’innocuité, des milliers d’éleveurs de bovins satisfaits et.des millions de poux éliminés sont là pour le prouver.Pour la santé de vos bovins et de votre entreprise, utilisez la solution à verser IVOMEC .La différence IVOMEC®.IVOMEC et le logo TÈTE DE BOVIN sont des marques déposées de Merial Limitée.' 2004, Menai Canada Inc BOV-04-8502-JA(F) Usage Vétérinaire Seulement (vomec 'ivermeciim solution a verser pou> t».
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