Le bulletin de Buckingham, 24 mai 1962, jeudi 24 mai 1962
ULLETIN DE UCKINGHAM » mit mtflMMK HttEflawfeE n mumt mkmmuh Vol.A- No.44 BUCKINGHAM, Qué., Jeudi le 24 mai 1962 Abonnement: $2.00 par année M." ' Vanier Acclamés.(Par; Roméo Chartrand) Monsieur et Madame Vanier sont deux personnages charmants qui ont conquis l'amitié de toute la population.Voilà qui résume bien à mon sens la réaction de la foule qui s'était massée le long du parcours, lors de la visite de Son Excellence le Gouverneur Général du Canada et de Madame Vanier, dimanche dernier.Tôt le matin l'on avait crû devoir contremander toute démonstration extérieure à l'occasion de la visite de M.Mme Vanier, mais la Divine Providence a permis de donner tout l'éclat désiré à cet événement unique dans l'histoire de notre ville, en nous favorisant d'une température vraiment radieuse.Escorté d'un détachement de la sûreté provinciale, du corps de cadets de l'école Supérieure St-Mi-chel, des anciens combattants de la légion Canadienne Branche 54 de Buckingham, le représentant de la reine au Canada, le Général Georges Vanier accompagné de sa charmante épouse sont arrivés à l'Eglise St-Grégoire de Na-zianze de Buckingham pour la messe de 11.30 a.m.Ils ont été reçu à la porte cen -traie de l'Eglise, par Mgr.P.E.Brunet, p.a.curé de la paroisse.La messe fut célébrée par M.l'abbé Jean-Roch Charlebois, vicaire de la paroisse.Au cours de la messe, Mgr.Brunet présenta les hommages de la paroisse aux deux distingués visiteurs.Le chant fut exécuté par les petits chanteurs de la croix de Buckingham, sous l'habile direction de M.Gérard Cadieux.La chorale de l'AcadémieSt-Laurent faisait également partie du choeur de chant.A l'occasion de cet événement, M.le maire Cameron de Buckingham avait invité tous les groupe -ments, les hommes d'affaires de la ville a être représentés a l'Eglise.Après la messe, M.le maire présenta tous les représentants à Monsieur et Madame Vanier.Outre M.le maire et Mme.Cameron, l'on remarquait; M.le Juge Arthur Labbé et son épouse, le Rév.Rolland Grégoire et Mme Grégoire, le Rév, F.M.Toope et Mme Toope, le frère Jules Charrette, directeur de l'école St-Michel, les Religieuses de l'hôpital et de l'Académie St-Laurent, M.l'abbé Pichette, M.l'abbé Charlebois, M.l'abbé Gélinas, M.Mme Vital Thibert, M.Mme Jacques Landry, M.Mme Conrad Bastien, M.MmeSiméon Guindon, M.Mme Raymond Millette, Melle Gauvreau, M.Marcel Croisetière, les échevins Leblanc et Pearson et leurs épouses, M.Mme Gaston Renaud, M.Mme Roch Hayes, M.Mme J.P.Leduc, M.et Mme A.P.B lac km ore, M.Mme R.S.McArthur, M.Mme André Mayer, M.Mme J.L.Parent, M.Mme Osias Proulx, le colonel et Mme Armand Côté, M.Mme Joseph Plante, M.Mme.B.Weed, M.Mme Rodolphe Damphouse, ainsi que plusieurs hommes d'affaires avec leurs épouses.Mlle Annette Cameron, charmante petite fille de M.le maire Cameron, présenta une magnifique gerbe de roses à Madame Vanier.Ensuite, sur l'invitation du sergent d'armes Louis Lacroix et du commandant Jacques âpencer, le Gouverneur Général passa en revue, la garde des anciens combattants et le corps de cadets de l'école St-Michel.Finalement, après avoir serré la main de Mgr.Brunet, de M.et Mme Cameron, Monsieur et Madame Vanier sont repartis saluant de la main, aux acclamations de la foule réunie pour exprimer sa joie à l'occasion de cette visite qui restera mémorable dans le coeur de toute la population locale.Buckingham, avec tout le Canada est très heureux de saluer dans la personne de Son Excellence le Gouverneur Général et Madame Vanier, deux grands canadiens-français catholiques.Puisse la Divine Providence les combler de ses bénédictions afin que le Canada tout entier, notre chère Patrie, jouisse encore longtemps de la haute personnalité de ces dignes représentants de la Reine dans notre pays et bénéficie également de ce bel exemple qu'ils nous donnent, de leur piété filiale et de leur amour pour le peuple canadien.Vive la Reine, Vive le Gouverneur Général, Vive le Canada.N.B.Aux abords de l'Eglise, le service d'ordre était assuré par la sûreté municipale de Buckingham^ aidée des membres de la brigade des pompiers volontaires, sous la direction du chef de police M.Albert Didier.Nous tenons à remercier M.Jean Bastien qui nous a gracieu-ment offert le reportage photographique à l'occasion de la vi- Le Gouverneur Général et Madame Vanier causant avec Mgr.Brunet curé de la paroisse.(Photo Bastien) site du Gouverneur Général.On est prié de s'adresser à M.Bastien et non au Bulletin, pour ceux qui aimeraient à conserver une photo en souvenir de ce grand événement.Félicitations Je crois qu'il convient de féliciter ici, Mgr.P.E.Brunet p.d.curé de la paroisse et son Honneur le maire R.Cameron de Buckingham, pour la magnifique réception offerte à Son Excellence le Gou - lors de leur passage 5 Buckingham.Une fois de plus, nous pouvons dire que Buckingham sait bien ! faire les choses.Depuis longtemps nous connaissons la valeur de Mgr.le curé et Cette dé-ne fait que celle de M.le maire, monstration récente, vemeur Générale! Madame Vanier,C0llflrmer nos écrits.Madame Vanier donnant un baiser â la petite Annette Cameron, après que cette dernière lui eut présenté une magnifique gerbe de fleurs, au nom de la ville de Buckingham.(Photo Bastien) 4522 DEUX.Hebdomadaire U Ve Bulletin „e BUCKINGHAM ie comte de Papineau Hebdomadaire du comte de Papineau.- Publie et imprime par le Bulletin de Buckingham.-Autorise comme envoi postal de deuxième classe.Ministère des Postes, A Ottawa.Prir de l'abonnement: $2.00 par annee.Journal dévoué aux intérêts de Buckingham.Masson .Thurso, Angers, Perkins, Glen Almond, N-D de La Sa-lette, Poltimore, Val des Bois et N-D, du Laus.Editeur : Le Bulletin de Buckingham .Rédacteur en chef : Roméo Chartrand , BUREAUX : 685 rue James.Yu 6 - 5082 Siège social : Buekin$iam .Qué, G.P.1390 - • EDITORIAL - • Le costume de nos écoliers.La semaine dernière nous avons apprisque la direction de l'école St-Michel a fait une mise au point au sujet du costume de nos étudiants à l'école Apparemment au début de l'année scolaire, le Rév.frère Jules Charette directeur de l'é cole, aurait exigé un costume plus de mise et un peu plus conforme au genre que l'étudiant un peu soucieux de son apparence, devrait porter A ce moment, il y eut quelques parents qui ont donné leur point de vue en marge de cette nouvelle discipline adoptée par la nouvelle direction de l'école, mais il appert que le règlement fut mis en vigeur sans trop de difficultés.La semaine dernière cependant, avec la vague de chaleur inusitée qui a envahi notre région, un fort groupe d'élèves ont pensé diminuer l'intensité de de cette chaleur, en adoptant en quelque sorte, le costume sport, ou costume de la rue, peut-être même en certains cas, le costume de vacances.Tout alla bien jusqu'au moment d'entrer à l'école.Mais alors, à la surprise de plusieurs, au désappointement de quelques-uns, et même au mécontentement de quelques autres, le directeur de l'école, comme il se devait de le faire sans doute pour garder son autorité dans l'école, a ordonné à tous les récalcitrants de revêtir le costume régulier de l'étudiant.Me connaissant pas ce qui s'est déroulé par la suite et ceci ne regardant pas ma fonction de rédacteur, je m'abstiendrai de tous commentaires.Ce que je veux cependant clarifier dans cette affaire pour le moins inusitée, c'est la question du costume de nos écoliers, la responsabilité des parents sur un sujet qui les concerne et une certaine tolérance dont devrait faire preuve les autorités concernées dans certaines circonstances , D'abord je crois que la direction d'une école a le devoir et le droit d'exiger un costume propre et uniforme dans une certaine mesure, de la part des étudiants.Les parents ont la responsabilité de veiller à cc que leurs enfants se conforment aux exigences de l'école.Quant au genre de costume à porter, les autorités scolaires avec les parents devraient! décider qu'est-ce qull sera.Après tout ce sont les parents qui défraient le coût de l'instruction de leurs enfants.Ce sont les parents qui paient les taxes scolaires.Ce sont encore les parents qui indirectement peut-être, paient les gratuités scolaires accordées par les gouvernements.Donc en définitive si ce sont les parents qui payent pour tout, ilmesembleque lorsqu'il s'agit d'exiger un costume scolaire, les parents devraient tout au moins être consultés.Dans le présent conflit, après avoir écouté les commentaires les plus variés, je suis porté à croire que si les parents avaient été consultés d'abord, la présente discorde n'existerait pas aujourd'hui.D'une part les étudiants ont fait preuve d'insubordination et de bravoure, d'autres parts, la direction de l'école a peut-être sur-estimée son autorité.Alors, pendant qu'à l'école on appliquait le règlement avec vigueur, les parents eux, considérant la chaleur intense, faisaient preuve d'un peu de tolérance.Delà tout de suite l'on peut voir un manque de coordination entre l'autorité scolaire et l'autorité familiale.Les élèves ont mal agit; ils auraient dû consulter le directeur avant de s'imposer et braver l'autorité.Quant à la direction de l'école, il me semble qu'elle aurait pu d’elle-même autoriser un certain adoucissement durant ces jours de chaleur.Au couvent, les religieuses ont permis un costume plus léger.Pans nombre de bureaux où 'ai travaillé moi-même, l'on admettait une certaine toléran -ce durant les grandes chaleurs.De toute façon terminons là en ce qui concerne la présente dispute.Parlons plutôt du costume à porter, du coût de ce dernier et du fardeau pour les parents.Que l'on exige d'un étudiant qullsoit propre, bien mis, celâ est très bien et les parents ont les premiers ce devoir de veiller à la propreté de leurs enfants.Cependant, je n'approuve pas que l'on exige une chemise de toilette avec manches longues une cravate et un veston, cinq jours par semaine et quarante semaines par année.Durant les chaleurs, un tel costume, en plus d'être très LE BULLETIN DE BUCKINGHAM coûteux, est un fardeau trop Jeudi le 24 mai 1962.lourd pour un grand nombre de nos mamans canadiennes.Une chemise attachée au cou et aux poignets durant les chaleurs, doit-être changée au bout de deux jours.S'il y a une fête quelconque durant la semaine, une autre chemise propre, le dimanche une autre chemise propre.Si vous multipliez ça par 3,4, 5 et même 6 garçons, cela représente une lourde tâche pour les parents et il y a en plus les petites filles, et le papa, et l'entretien de la maison, et la nourriture à préparer, etc.etc.Non, en toute justice, je n'approuve pas un tel fardeau sur le dos d'une mère de famille.Comme conclusion à tout ceci, que reste-t-il â faire?A Buckingham nous avons une association de parents et maîtres (A.P.I.) Que la direction de l'association convoque une assemblée générale; et vous parents, donnez-vous la peine d'y assister; faites connaître votre point de vue sur cette question.Je suis persuadé que le résultat de cette réunion sera un succès.En attendant, je souhaite bon succès aux étudiants â la veille des examens de fin d'année.A la direction de l'école je lui réitère toute ma gratitude et ma reconnaissance pour l'éducation de notre jeunesse.Aux parents, puissiez-vous corn prendre l'importance d'une bonne instruction, d'une ferme discipline, d'une meilleure collaboration avec les autorités scolaires et votre A.P.I.(Roméo Chartrand) PRINTEMPS Frissonnant de gaieté, les hirondelles, les rouges-gorges égayent nos matinées fralthes.Les bourgeons, quoique craintifs et apeurés, osent enfin ouvrir l'oreille â ce doux gazouillis.C'est le printemps, c'est la vie qui tenait.Depuis le premier printemps, l'être humain, tout comme la nature, n'a pu s'empêcher d'avoir à cette saison, une poussée mystérieuse Vers 1 Inconnu.Rien ne peut l'empêcher de tendre vers cette force mystérieuse, d'un élan instinctif.Physiquement, il est le même qu'hier, mais si on lui demandait son impression sur le phénomène, il dirait qu'il se sent comme dégelé, comme bouillonnant par en dedans.Ainsi au printemps, vous verrez les skieurs malchanceux vouloir secouer le joug de la surveillance et vouloir s'évader, ou encore, le petit vieux d'à côté s'en aller par les chemins, d'une patte alerte encore, la canne en l'air, fredonnant un air démodé, mais jeune.Ce printemps, ce renouveau de la nature, n'est-ce pas aussi nous, devant la vie?Nous nous sentons appelés vers Interrogez une veuve Oui, interrogez quelqu’un qui a bénéficié des avantages de l’assurance-vie.Une jeune veuve avec des enfants, un étudiant qui doit ses études à la prévoyancg de son père ou encore un1 couple âgé jouissant d’une retraite exempte de soucis financiers.Des millions de gens reconnaissent la valeur de l’assurance-vie .Et vous?Consultez l’assureur de la New York Life.Grâce à ses connaissances et à son expérience comme représentant de la Nylic, il saura vous renseigner sur les.assurances les- plus pratiques et les plus économiques pour vous garantir la sécurité financière de votre famille si vous veniez à mourir, payer l'hypothèque sur votre maison, financer les études de vos enfants ou accumuler de l’argent en prévision de votre retraite.&J,r NEW YORK LIFE INSURANCE COMPANY V—^ 443 UNIVERSITY AVENUE, TORONTO 2 ONTARIO EM 3-5311 Au service des Canadiens depuis /
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