Le bulletin de Buckingham, 21 novembre 1968, jeudi 21 novembre 1968
X Bibliothèque Nationale ^?t!desUPeerPWl5fuII 1700 St-Denls * ï «« Consacre ta vie a la vérité Vol.11 No 18 Buckingham, Que.Jeudi, 21 novembre 1968 Copie : 10# Affrontement majeur La Ligue des Propriétaires convoque une assemblée, lundi le 25 novembre L'exécutif de la Ligue des propriétaires a tenu une assemblée spéciale mardi soir, afin de discuter la décision de certains membres du conseil d'engager la firme Bélasky, Renaud & Associés peur préparer les plans et devis des services municipaux que la ville doit donner à la compagnie Chemfilters Plusieurs membres de la ligue sont d'avis que la ville d e-vrait demander les services d'une nouvelle firme d'ingénieurs.L'exécutif a finalement décidé que cette question était assez importante, qu'une assemblée générale devrait avoir lieu afin de connaître l'opinion des propriétaires- membres.Cette assemblée aura lieu lundi soir le 25 novembre à 8 hres a l'hdtel de ville.Toutes les personnes intéressées sont invitées a cette assemblée.sur l’engagement d’un ingénieur Veto du maire Roger Daoust Un an et quelques jours après une campagne électorale mouvementée sur le plan municipal, durant laquelle un des principaux thèmes de la campagne avait été le montant exhorbi-tant payé en frais de génie a la firme Bélasky, Renaud & Associés, par la ville de Buckingham, voici que surgit au sein du conseil actuel un affrontement majeur, toujours en rapport avec la question de l'ingénieur.En effet, le tout est survenu lundi soir dernier, lors de l'assemblée régulière du conseil^-lors que le conseil devait engager une firme d’ingénieurs pour préparer les plans et devis des services d'aqueduc et d'égoûts pour la compagnie Chemfilters Ltd.L'échevin Cameron a d'abord proposé que le conseil rencontre les ingénieurs Farley & Far ley de Hull pour discuter de ces plans et devis.L'échevin Champagne a secondé cette m o-tion.Par ailleurs l'échevin Mongeon s'est objecté a cette motion en proposant que la ville autorise la firme Bélasky, Renaud & Associés a préparer les plans et devis pour ces travaux.Il fut secondé par l'échevin Lemieux.M.Mongeon a déclaré en faisant cette motion, qu" on avait un ingénieur à Buckingham et qu'on avait pas besoin d'aller en chercher un ailleurs.Avant de prendre le vote sur ces deux motions, l'échevin Thibeault a déclaré que l'erreur des conseils précédents avait été de ne pas spécifier les conditions de la ville quand on don -nait des travaux de génie à l'ingéniqur.Or dit-il que le conseil mentionne des conditions a l'ingénieur qu'il engage et on évitera du trouble.Pour sa part l'échevin Gauthier a abondé un peu dans le même sens en énumérant les conditions de la ville dans l'engagement d' un ingénieur.Or l'échevin Cameron, après avoir accepté d'inclure ces conditions dans sa résolution, a changé d'idée puis a proposé que la ville engage la firme Farley & Farley de Hull.L'échevin Champagne a secondé cette résolution.L’échevin Lemieux a déclaré a son tour que la ville avait un ingénieur qui demeure a Buckingham et qu'il ne voyait pas pourquoi on irait en chercher un à l'extérieur.Avant de prendre le vote, le maire Roger Daoust a mis leséchevi ns en garde contre l'idée d'engager la firme Bélasky, Renaud & Associés.Le maire a dit qu'il avait plusieurs raisons pour faire cette mise en garde et qu'il les dévoilerait s'il devait imposer son droit de veto.Finalement le vote fut pris et le résultat fut le suivant: En faveur de l'amendement de l'échevin Mongeon, les échevins Mongeon, Gauthier, Lemieux et Thibeault.En faveur de la motion de l'échevin Cameron, les échevins Cameron et Champagne.Le vote était donc de 4 contre 2 en faveur de Bélasky, Renaud &.Associés.A la suite du résultat, le maire a immédiatement annoncé qu'il exerçait son droit de veto et que les échevins avaient jusqu'au 2 décembre pour reviser leurs positions.Le maire a déclaré qu'il était assuré que l'engagement de la firme Bélasky, Renaud & Associés, rencontrerait une vive opposition de la part de la population.Nos lecteurs pourront voir ci-contre, les raisons pour lesquelles le maire a e xercé son droit de veto sur cette question.L’échevin Mongeon somme les gens de la presse Messieurs les échevins, Ville de Buckingham, BUCKINGHAM, P.Q.Messieurs, CONSIDERANT que le 20 septembre 1965, le conseil de la Ville de Buckingham a demandé à la firme Bélasky, Renaud*.Associés une étude du complexe hydro-électrique et que c e rapport ne nous a pas encore été fourni, malgré de nombreu -ses demandes; CONSIDERANT que Bélasky, Renaud & Associés ont mofi -fié les plans et devis concernant l'élévation et le site de certaines rues conduisant à l'école polyvalente, sans avoir au préalable obtenu l'autorisation du conseil et que ceci nous a causé de nombreux embarras et possiblement, des dépenses ad ditionnelles; CONSIDERANT qu'il existe actuellement entre la Ville de Buckingham et la firme Bêlasky-Rcnaud & Associés; plusieurs sources de litige non encore réglées et qu’il serait imprudent et illogique pour la Ville de Buckingham d'en créer de nou -velles; EN CONSEQUENCE, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par l'article No.52 du Code des Cités et Villes, je dé -clare m'objecter à l'octroi d’un nouveau contrat a la fit -me Bélasky, Renaud & Associés, et demande au conseil de reconsidérer sa décision à ce sujet, à sa prochaine session, comme matière d'urgence et de priorité.Bien à vous, ROGER DAOUST, maire.firme re geon Concernant cette question d'engager un Ingénieur, j'espère que la presse va écrire en gros l'a fait sur le dos de l'ancien conseil.A la suite de cette sommation aux gens de la presse, en tant que rédacteur du Bulletin j ai posé la question suivante à l'échevin Mongeon- M.Mongeon, en tant que membre de 1 an cien conseil, pouvez-vous me dire si la ville a économisé de l'argent avec la firme Bélasky, Renaud & Associés dans les années passées?M, Mongeon n'a pu répondre à cette question et le maire a mis fin au débat.Nommé juge municipal à Gatineau Me Gérard Charron, avocat de Buckingham a été nom -mé Juge municipal de la ville de Gatineau.Il sera assermenté jeudi soir le 21 novembre à 8 lires.Sa nomination a été annoncée par le Ministre de la Justice du Québec, M.Jean-Jacques Bertrand.Me Charron succède a M.Jacques Béland qui a démissionné de ce poste en octobre.Le nouveau juge est originaire de Plaisance.11 est le fils de M.et Mme (Timer Charron.Me Charron est marié à Louise Bélanger et est père de 4 enfants, trois garçms et une fille.Au nouveau juge, Le Bulletin de Buckingham offre ses plus sincères félicitations et ses meilleurs voeux dans ces nouvelles fonctions.• CONGRES DES CO MMISSIONS SCOLAIRES - PAGE 10 ^ page 2/Le Bulletin de Buckingham / Jeudi, 21 novembre 1968 , ¦ BUCKINGHAM C.P.30 Tél.: 986-5082 585 rue James Buckingham, Que CONSACRE TA VIE A LA VERITE" JOURNAL DEVOUE AUX INTERETS DE: Masson, Buckingham, Thurso, Angers, Perkins, Notre-Dame de la Salette, Glen-Almond, Val-des-Bois, Notre-Dame du Laus et Poltimore, Hehdomadairt• du comté de Papineau publie et imprime è Buckingham Rédacteur :M.ROMEO CHARTRAND ABONNEMENT: CANADA : 1 AN.$3.00 HORS DU CANADA: 1 AN.$4.00 LE NUMERO .IQe Le Ministère des Postes à Ottawa a autoris,- l'affranchissement en nu-meraire et l'envoi comme objet de Jième classe de la présente publication EST-CE LA FIN DU CANADA?(suite et fin) LES INSTITUTIONS A cet effet, il convient que nous analysions les institutio n s qui nous régissent.Or, ce n'est nullement faire injure aux Pères de la Confédération de 1867 de constater que leur constitution, - théoriquement excel -lente à leur époque, - s'avère périmée.Il nous incombe donc de l'amender progressivement en vue de nécessaires é -volutions de la part des diverses groupes qui l'ont jadis contresignée.Elle ne convient plus au Canada d'expression française, parce que, trop longtemps, elle s'est trouvée être pour celui ci une source de brimades et de malentendus.Elle ne sau -rait convenir à l'Ontario qui est plus encore que le Québec, un pays en soi, avec une structu -re économique normale et des possibilités réelles d'administrer ses affaires, faites.Notre constitution n'est plus valable pour la province du Pacifique, qui est, elle-aus si, un monde structuré, petit, mais solide.Notre bonne vieille constitution ne vaut que pour les provinces pauvres de l'Extréfne-est et pour les étendues encore mal organisées , mal définies et mal assimilées techniquement qu'on appelle les plaines de l'Ouest.Le premier ministre de l'Ontario - qui at un grand réaliste, mais qui a besoin de pru -dence électorale, n'oserait pas prendre sur lui l'odieux d'affirmer ce que j'écris en ce moment.Est-ce bien sûr qu' il n'est pas totalement d'accord avec le premier ministre d u Québec au sujet du nécessaire rapatriement des argents dans les régions du pays qui en ga -gnent?A l'heure présente nous sommes devant la situation de fait suivante: deux provinces at une production normale, une économie à la fois relative ment organisée et diversifiée .Les deux provinces (l'Ontario et le Québec), qui auraient droit a un niveau de vie plus élevé que celui d'une trentai -ne d’états américains, sont sans cesse obligées de se sacrifier pour compenser les déficits de l'ExtrAne-est et pour con -tribuer à l'équipement et I la structuration des Plaines de l'Ouest, où la productivité a-gricole en particulier ne sub -siste qu'à coup de subventions plus ou moins officielles.Si ces provinces avaient avec le Québec et l'Ontario des liens ethniques, culturels, sociaux , indiscutables, comme il en existe en France entre l'Anjou arès fertile et la Bretagne plus aride, elles seraient l'objet de compensations et d'ajustements normaux.On les leur accorderait volontiers.Par malheur, ces provinces qui sont en train de s'équiper d'une manière remarquable, non seulement grâce à Ottawa mais surtout dans l'intime dépendance de Wash -inghton, (je pense surtout à la Saskatchewan et a l'Alberta) se trompent lourdement sur leur destin géographique et culturel.Elles se coupent sans cesse du Canada réel, pour se réfugier dans un américanisme illusoire.Qu'elles comprennent bien une fois pour toutes que leur destin ne saurait être américain; Dans l'état actuel de l'équilibre mondial, il est inconcevable qu'un Président o u un Congrès américain puisse prendre sur lui l'odieux - a la face du monde - d'ajouter au Territoire américain une étendue de terre qui lui assu -rerait une hégémonie mondiale, inacceptable aussi bien peur l'Europe que pour l'Asie, Et que dirait l’Afrique qui vient cfe se scinder en une myriade de pays?Nos provinces excentri -ques sont dans une situation tra gique par le fait même de leur excentricité territoriale; elles le sont surtout par leur indétermination culturelle et par leur immaturité sur le plan écono -mique.L'Extrême-est, plus pauvre, très pauvre méhie.est encore moins menacé que ne le sont les Prairies, parce qu'il possède un vieux fond de Passé.Dans le Canada appelé à se scinder, qui s'impose a" mon esprit, ces provinces sont hé -las; les perdantes.Les Prairies n'ont pas encore un Passé assez vivace; l'Extrême-est est un pays de peu de ressources naturelles.UNE SOLUTION Comme on le devine, je pense les Canadas de demain, en fonction de cinq provinces , qui seraient en fait des Etats souverains, (les dix province s sont une fiction dérisoire et u -ne source de gaspillage).Trois de ces provinces (Pacifique, Ontario, Québec) seront des pays à niveau de vie plus élevé, où le développement social devra s'accélérer.Les deux autres sont condamnées pour de longues années a un destin plus modeste.A elles de se struc -turer, de s'organiser.En tout cas, que ce sott un bien ou un mal, une prudence ou un é -goisme, il existe un fait désormais évident; les trois pays not maux ne sentent plus le devoir ni même le besoin de construire à leur frais ces arrière-pays.Or ce sont ces arrière-pays qui font, implicitemment du moins de la surenchère confédératim-niste.Il faudrait donc nous toum er temporairement vers un fédéralisme très décentralisé du ty -pe helvétique, ou mieux, vers un Marché commun analogue à celui des Six de l'Europe?Je ne vois, je l'avoue, pas d'au -tre solution.Dm avant la rupture le gouvernement d'Ottawa devrait devenir ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'étreiune superstructure entre les c i n q provinces temporaires, que j e considère, pour ma part, corn -me des Etats souverains.Plus de ministère du travail, de la justice, des mines, surtout des finances à Ottawa.Cha que province se jugerait , s'équilibrerait, se financerait se-Ion ses besoins et ses moyens .Qu'une banque du Canada puisse demeurer, avec une com -mission des finances fédérales, je veux bien, mais je considère que c'est tout ce que, dans ce domaine, Québec et surtout Ontario peuvent et d o 1-vent concéder.Les pouvoirs législatifs et judiciaires doivent revenir aux provinces, qui sont déjà e n droit des états souverains et qui me semblent appelées à le devenir en fait.Quant à l'exécutif fédéral, son activité ne s'exercerait que sur un point délicat, le problème des guerres à omettre ou hélas, a exé -cuter, il faudrait qu'il soit tellement tributaire des exécutif s provinciaux, qu'il ne se mette en action qu'à la suite d'u n vote majoritaire au niveau le plus élevé, c'est-à-dire, à celui des cinq chefs d'états.Puis, je le répète, ceci ne saurait ê-tre que temporaire.Le " gou -vernement" d'Ottawa doit devenir, avant de disparaître ui jour, le plus tût possible, un sénat, une sorte de diète.Il faut qu'il cesse d'étre ce qu* il est actuellement: un super-gou vernement tracassier.Ce gouvernement est d'ailleurs a ux frontières de l'illégalité.Il ou -trépassé constamment des pouvoirs que la constitution ne lu i a jamais reconnus et qu'ils'est arrogés peu à peu; surtout I l'occasion des deux guerres mondiales.Plus j'avance dans cet exposé du nécessaire auto-sabordage du Gouvernement Fédéral, plus je me rends compte qu'on ne me suit plus depuis longtemps, plus je constate, hélas; qu'Ot-tawa ne peut ou ne veut 1 â-cher du lest.Cette colline par lementaire est la moins "inspirée" des collines du monde „ On s'y refuse à toutes révisions.On se croit fort parce qu'on a la Police Montée.Le mot e s t lâché; Plutdt que de tempori -ser, j'ai l'impression qu'Otta -wa se prépare a sévir.Or, dès qu'un régime entre pour de bon dans la voie des sévices, la révolution devient inévitable, la seule manière de réprimer utilement l'insurrection chez u n peuple serait de tuer tout 1 e monde.Les Américains eux-mêtnes n'envisagent pas, que je sache, une telle solution au Vietnam.Si je me plais à dise que les raisons du Québec de vouloir l'indépendance ne sont nullement aussi impérieuses que ne l'étaient celles de l'Algérie, je me plais aussi à répéter que des qu'il y aura un climat authentique de répression, on aura créé, par le fait même, le phénomène rébellion .C'est exactement ce qui s’est produit en A lgérie.L'IMPENSABLE J e continue quand même à proposer a Ottawa l'impensa -ble, c'est-à-dire la disparition progressive du pouvoir central.Je n’ai nulle illusion à ce sujet.Le problème des Canadas est donc insoluble.autrement qe par des événements à venir, dont la gravité m'effraie.Dans un pays comme le Québec actuel, où tout se "politi -se" un peu plus chaque Jour, l'enseignement des lettres, de l'histoire et jusqu'aux récitals de chant, comment nos "édiks supérieurs" parviennent-ils a ce point a se boucher les o- rellles et les yeux?Si on convoquait, dans l'ensemble du pays actuel, des E-tats Généraux non-politisés, qui se rencontreraient, à Ottave si l'on veut, ceux-ci"auraient tût fait de comprendre 1 e danger réel que constitue pour l'ensemble du pays cette s u-perstructure outaoualse arro -gante et démodée, qui se résigne au pire, alors qu'on pourrait encore tout arranger à l'amiable.Ce qu’il nous faudrait au plus tût à la tête du pays, ce n" est plus un représentant anachronique de la Reine mais un président temporaire des Républi -ques, en devenir.Ce président n'aurait qu'un pouvoir délégué par les vouloirs provinciaux.Je verrais bien à ses cûtés une centaine de sénateurs, élus au piorata des populations des 5 Etats, et représentatifs des tendances politiques de chacun d'eux.Il y aurait des sénateurs créditâtes, libéraux, socialistes, conservateurs hélas ; Ces messieurs, qu'on vénérait beaucoup, ne gouverneraient rien du tout mais joueraient un rûle de contrûleurs des tendances.Tout ceci d'ailleurs n'est dans ma pensée du moins, qu'une étape préliminaire à une scission définitive, que je prévois dans moins de cinquante ans.UNE UTOPIE?Est-ce de l'utopie?Dans la perspective présente, peut-ê -tre; à cause d'un conservatisme frileux, d'une peur malsaine de l'aventure.Ne soyons pas mélioristes.Si nous ne tendons pas à ce que je viens de décrire, où a lions-nous?A u séparatisme violent du Québec.Que le Québec s'enlise tant qu'il voudra, me direz-vous .Tant pis pour lui; Mais avons-nous bien songé à ce que deviendrait le Cana -da actuel après une cassure trep brusque?La province de l'E x-trême-est devient totalement excentrique par rapport à l'Ontario; Québec s'appauvrit soit ; mais l'Ontario se ruine égale - ment.Il est condamné lui aussi à une baisse de niveau de vie; puisque la totalité des charges de l'est déficitaire, de l'administration et de la mise en va -leur des richesses encore mal possédées des Prairies, lui incombe désormais.Pensez-vous que la province du Pacifique , réfugiée derrière ses monta -gnes, se prêterait longtemps à ce partage des responsabilités ?Elle se séparerait avec allégresse, non sans avoir affirmé, à bon droit, certes, dans sa propre perspective, que sans 1 e lâchage du Québec, elle eût tenté de tenir.Dès maintenant; elle tient sans conviction.CELEBRER MAIS .Célébrons avec tout le faste qu'on voudra, le centenaire de ia Confédération; mais réservons-nous le droit de modifier au plus tût cette institution centenaire qui avait sa valeur a l'époque où il s'agissait e n somme d'un équilibre entre trois territoires (Québec, Ontario, Maritimes) relativement interdépendants.L'histoire a voulu que seules les provinces de Québec, d’Ontario et de Colombie canadi -enne se soient suffisamment structurées.L'histoire ne saurait leur Imposer de traDier indéfiniment derrière elles des appendices temporairement ruineux.Sans doute, il eût miew valu que l'accélération de Ibis-toire eût attendu encore une cinquantaine d’années avant de s'affirmer.Pour ma part, je crois qu'en ce domaine on e s t rendu au point du "non retour".Dès maintenant, 11.n'y a plus de Canada; il y aura, - ce qui est mieux, - des Canadas.A ce moment de mon exposé, je crains que nos amis des états défavorables, que je semble sacrifier allègrement , ne me taxent d'incompréhen -slon, voire de cruauté mépri -santé.Pourtant, dans un con -texte en grande majorité an - glo-saxon, ne doit-on pas,plus que partout ailleurs, s'efforcer de coller aux faits (stick to the facts).Les faits sont là, devant rom aveuglants et menaçants.Nous ne pouvons plus sauver un édi -fice abstrait et condamné p a r au moins cinquante ans d'histoire, sauvons donc les meubla; Si Ottawa refuse obstinément de se saborder progressivement ou - ce qui serait encore mieux d'un seul coup, à l'occasion db ne conférence de techniciens , beaucoup plus de ministres politisés, nous aurons à subir ou une guerre civile à échéance plus ou moins lointaine, ou un étemel malaise.Les parties les moins développées du pays s e verront d'ailleurs de plus en plus réduites à la portion con -grue de parents pauvres.Mieux vaut pour elles, courir, dans plus d'autonomie, les risques de l'histoire.Au retour d'une hégire de près de vingt ans, voilà, me dira-t-on que vous jouez les Cassandre; Je ne suis ni M a -homet, ni Homère, mais j’ a t le malheur de voir clair et je ne sens pas encore la nécesslt é de faire comme le héros de H.G.Wells: de me crever 1 e s yeux pour devenir normal au pays des aveugles.Nous dormons À poing fer -més sur un volcan, et, ce qui est plus grave, nous nous permettons de ronfler avec / allégresse.CONFRONTATION NECESSAIRE Si je me permets de donner à ce mémoire un aspect polémique, voire occasionnellement humoristique, c'est que je considère depuis longtemps que la politique est une chose trop sérieuse pour la confier unique ment à des politiciens de mé -tier.Quand donc les rempla -cerons-nous par des politiciens de carrière?Je suis sût, pour ma part, qu'une confrontation entre universitaires de bonne foi ne peut que contribuer a éclairer la lanterne d'une nation qui est en train de s'enliser dans l'illusion d'une prospérité factice.Je n'ai pas la prétention d e découvrir l'Amérique - je viens en effet d'apprendre que c e sont les Gallois qui l'ont d é -couverte; - mais je ne veux pas que notre continent, en particulier dans sa partie canadienne - la seule qui m'inté -resse - se repaisse indéfinimert de faux problèmes, en négligeant de faire place a des évidences aveuglantes.Le Canada s'est trop long -temps endormi sur le coussin dollar.Qu'il se réveille; Sino\ des lendemains tragiques le guettent.François Hertel.Enfin un message de Mars (Choeur Mixte) En effet la soucoupe volante du choeur mixte de Bucking -ham atterira non loin de che z vous pour vous présenter un concert de chants de Noël.Il sera dirigé par Miss planète Mars (Reine Bastien) et ag-grémenté d'une foule de petits numéros de chant.A ceux qui auront la gorge sèche de plai sir auditif nous offrons un breuvage terrien quelque peu noir, (Café), ainsi que gâteaux et biscottes.Faites honneur a" votre pla -nète, défiez Mars de fai re mieux en venant nous écouter en grand nombre.Vous y êtes tous invités,spécialement ceux qui apprécient les chants de chorale et a i-ment la musique, le 8 déc.6£L Billets: Reine Bastien tél.2785.Merci.R.SÎmard Théâtre de la Fourmilière Une troupe de théâtre s été formée en octobre dernier dans notre région; cette troupe compte environ 15 comédiens et 10 aide- machinistes, sous la direction artistique de Jean - Paul Descoeurs.Ils ont pour but de favoriser le développement des arts.Le Théâtre de la Fourmilière présentera le 7 et 8 d é -cembre prochain, rois extraits du "Petit Bonheur de Félix L e clerc" (La Geneviève - Voyage de Noces - La Veuve) a 1' A-cadémie St-Laurent (couvent) de Buckingham.Nous vous invitons a venir encourager les talents et le théâtre dans notr p région.Vente d'obligations accordée à F.Simord liée A son assemblée régulière cb mardi soir, les membres d u conseil de ville de Buckingham ont accordé a" la compagnie J.F.Simard Ltée, la vente d'o-bligations au montant de $584, 500.L'échevin Thibeault a proposé cette résolution qui fut secondée par l'échevin Came -ron.La compagnie Simard paiera $94.30 pour chaque $100.d'obligation et la ville paiera un intérêt de 7^o durant 20 ans sur ces mêmes obligations.S ur une période de 20 ans, le taux d'intérêt s'élèvera à 8,27,16 , sur le total de cet emprunt.Les courtiers Cliche & Associés Ltée, avaient soumis un prix de $92.05 pour ces mè* -mes débentures, au taux de 74% Avant d'accepter la soumission de J.F, Simard, le gref -fier a déclaré qu'il avait reç u un appel téléphonique de M.Langlois de la Commission Mr nicipale de Québec mardi matin, et que ce dernier lui avait dit que la ville de Buckingham était privilégiée de pouvoir obtenir un aussi bon prix pour des obligations, alors que tel n'est pas le cas dans d'autres villes du Québec.PAROISSE Sî GREGOIRE RE RAZIARZE Buckingham, P.O.Offices de la senaiee_____________________ LUNDI 25 7.00 en l'honneur de la Ste-Vierge, pour faveur: obtenue par un paroissien 7.30 Ulysse Tremblay, par M.et Mme Wilfrid Tremblay 8.00 Delphis St-Louis, par les familles Merlin et Donald Mo- nette 4.15 Daniel Murphy, par la famille.MARDI 26 7.00 Carol Guénette, par le docteur et Mme Robert Turgeon 7.30 Charles Giroux (anniv.), par M.et Mme Léo Giroux 4.15 Grégoire Tremblay, par M.et Mme Rosaire Gagné et Gilbert MERCREDI 27 7.00 Jean-Guy Gauthier, par son épouse 7.30 Mme Osias Daoust, par les familles Réjean et Guy.Daoust et Hélène 4.15 Parents défunts, par Mme Laurent Camille JEUDI 28 7.00 Parents défunts, par M.Jos Carrière 7.30 Action de grâces, par M.et Mme William Gleason 8.00 Mme A délard Soucy, par les compagnons de travail de M.J.-Guy Soucy 4.15 M.et Mme J.-Baptiste Boileau, par Mlle Lorette Raby VENDREDI 29 7.00 Aimé Proulx, par M.et Mme Albert et Jean-Guy Char -trend 7.30 Mme Roméo Plouffe, par sa soeur Mlle Marguerite Patry 8.00 Parents défunts, par M.et Mme Georges Boivin 4.15 Yolande et Charles Malette, par M.et Mme Elzéar Ma-lette SAMEDI 30 7.00 Napoléon Gratton, par la succession 7.30 Hervé Latour, par M.et Mme Laucien Faubert 8.00 Léon Beaulne, par M.et Mme Laurier Moran et Mlle Pearl Moran 4.00 Jos.-Sinai Gaudet, par son épouse et ses enfants PUBLICATIONS: Pierre Bisson, fils majeur de René Bisson et de Marie-Edna St-Jacques et Jacqueline St-Pierre, fille m a-Jeure de Jos.St-Pierre et de Odile Laplante (1) Ernest Ouellette et Lise Léger (2) FOYERS NOTRE-DAME: DIMANCHE, le 24 NOVEMBRE, à 8 hres p.m., assemblée des Foyers Notre-Dame au sous-sol de la sacristie de St-Grégoire.A 8hres p.m.MESSE suivie d'u n panel auquel prendront part le Père N.Auger et M.et M m e Yves Hamelin.SUJET: ENCYCLIQUE HUMANAE VITAE; les couples sont invités.CIMETIERE ST-GREGOIRE: Il serait appréciable que ceux qui ont pas encore payé l’entretien de leur lot au cfrnetière le fasse LE PLUS TOT POSSIBLE.____________________________________.Cet horaire de messes est une gracieuseté de votre agent local tssd] .Le Bulletin de Buckingham / Jeudi, 21 novembre 1968 / Page 3 A l’approche de Noël, une bonne publicité c’est important La semaine dernière notre ré gion a connu sa première tempête de neige.Cette premiè -re neige, si elle a fait la joie des plus jeunes, c’est qu'elle leur rappelle que Noël appro -che.Chez les adultes, alors que les automobilistes maugréent, les commerçants se réjouissent, car pour eux se réveil de la nature hivernale signifie une augmentation d u chiffre d'affaires.En effet, Itr rivée de l'hiver et le temps des fêtes sont des périodes très ac -tives pour les marchands, mais * ' ' de la M di • Ml Roland Théorêt à la présidence Le gouvernement du Québec a adopté un projet de loi jeu -di dernier en vue d'amender la loi du Notariat an Québec.Vendredi dernier, un comité a été formé pour la refonte de la loi du Notariat, et c'est Me Roland Théorêt, député de Papineau qui a été nommé président de ce comité.Six autre: députés, trois unionistes et trois libéraux ont été élus sur ce comité.Ce sont: M.André Leduc de La violette, Dr.G u y Gauthier de Berthier, A 1 fred Croisetiere d'Iberville.Chez les libéraux, le notaire G aston Binette de Deux Montagnes , Jean-Noël Lavoie de Laval et Guy Lechasseur de V erchères ont été élus.Ce comité étudiera entre autre la possibilité de fonder un e école de Notariat, de créer un centre de recherches et d'i n -formation; enfin la possibilité de former un comité spécial de discipline.Au cours des séances de ce comité, les députés convoqueront la Chambre des Notaires -et le Barreau, afin d'entendre leurs doléances.Au sujet de Me Théorêt, e n plus de cette nouvelle prési -dence, on sait que récemment il était nommé adjoint parle -m enta ire au Ministre du Reve -nu.De plus, depuis 1966, le député de Papineau est prési -dent du comité des bills publcs a" l'Assemblée Législative.encore faut-il que ces derniers annoncent leurs marchandises .Nous voulons bien redire à la population d'encourager 1 e commerce local, mais nous croyons que les marchands pour raient stimuler l'achat ohez-nous, en faisant une plus grande publicité sur ce qu'ils ont à offrir.Of, notre journal, avec une circulation de près de 3,000 lecteurs, est l'organe de publicité par excellence pour annonce; votre commerce.La parution hebdomadaire du journal, nos tarifs d'annonce, 1 a distribution par courrier, sont tous des facteurs importants que les commerçants devraient prendre en considération.Autre chose, les marchand s ont-ils pensé qu'au point de vue impdt, ils auraient a van -tage de dépenser plus d'argent dans la publicité de leur corn -merce, plutôt que de le don -ner aux gouvernements à la fin de l'année.Voici un exemple: Supposons que votre revenu imposable est présentement de $10, 000.an -nuellement et que vous déci -diez de dépenser un montant
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