Le bulletin de Buckingham, 16 janvier 1969, jeudi 16 janvier 1969
y y?Bibliothèque Nationale BetUPe6r$iiuif 1700 St-Denis luÆiÛnr* BUCKINGHAM Vf j "Consacra le vie à la vérité j Vol.11 No.: 25 Buckingham, Que.JEUDI, 16 JANVIER 1969 Copie: 10* | bien! wk II 1 ¦ Buckingham La firme Bélasky, Renaud & Associes poursuit la ville de Buckingham pour $11,614.42 La firme Bélasky-Renaud & Associés, Ingénieurs-conseils , dont la principale place d'affaires est a 54 rue Front a Hull, poursuit la ville de Bucking -ham, pour un montant de $11, 614.42 représentant le s honoraires pour frais de génie et de surveillance en rapport avec les services d'électricité,aqueduc, égoûts et chemins que la ville s'est engagée de fournir à la Commission scolaire Régiona -le Papineau, lorsque cette dernière a décidé de construire u-ne école polyvalente à Buckingham, a l'automne 1967.Cette nouvelle a été annon -cée à rassemblée du conseil le 7 janvier.Le litige entre la ville et la firme Bélasky-Renaud & Associés, remonte a janvier 1968 , alors que la ville a reçu un e facture au montant de $11614.42 de la dite firme.Après vérification, le maire Roger Daoust avait recom -mandé aux membres du conseil de ne pas payer cette facture , sous prétexte qu'un certain montant inclus dans les honoraires pour le nivellement du terrain sur le site de la polyvalente, n’était pas dû à la firme Bélasky-Renaud & Associ -is, parce que, toujours selon le maire Daoust, ce n'est pas cette firme qui a préparé les plans en question.A l'automne 1968, après a-voir renouvelé sa demande d e paiement a quelques reprises , la firme Bélasky-Renaud & Associés, par la voix de ses avocats, mettait la ville en demeure de lui payer le mon -tant réclamé dans une limite de 10 jours.La ville de Buckingham n'ayant pas donné suite à cette requête, une action au montant de $11614.42 fut prise en Cour Supérieure le 26 novembre 68.La dite action fut signifiée officiellement à la ville de Buckingham, le 7 janvier dernier , 1969.A la dernière assemblée du conseil de ville de Bucking - ham, mardi soir dernier, 1 e maire Roger Daoust a mainte -nu son opinion qu'un montant de quelque $2,000.n'était pa s dû à la firme Bélasky-Renaud & Associés.De plus, à la suite de certains changements apportés aux plans et devis pen -dant le cours des travaux, san s que la ville en soit aviser pré -alablement, le Maire déclare que la Régionale Papineau n* a pas encore accepté officielle -ment les dits travaux.Toujours en relation avec ces tra -vaux, la Régionale Papineau retient un montant de $25,000.qui est dif à la ville de Buck -ingham.Or, selon le maire Daoust, il n'est que normal que la ville de Buckingham retienne le montant dû a ses ingénieurs , tant que les travaux n'auront pas été acceptés par toutes les parties en cause, et que le coût des travaux vienne démon trer que les changements n'ont occasionné aucun déboursé ’ monétaire.Les procureurs de la firme Bélasky-Renaud & Associés sont Blain, Pic he, Bergeron, Godbout et Emery de Montréal, alors que Me Gérard Charron, conseiller juridique de la ville, agit comme pro cureur de cette dernière.En fin de semaine nous a -vons été informé que confor -mément à la requête du proto -notaire de la Cour Supérieure , district de Hull, demandant a la partie défenderesse de comparaître en Cour dans les dix jours de la signification du bref, la ville de Buckingham , par l'entremise de son avocat, a comparu en Cour dans le délai requis, afin de faire oppo -sition a l'action intentée contre elle.Maintenant que la firme Bé -lasky, Renaud & Associés a intenté une action contre la ville de Buckingham, le conflit qui dure depuis près d'un an entre les deux parties en cause, connaîtra son dénouement au cours des prochaines semaines.Nous verrons alors qui avait rai son et qui avait tort.Une chose qu'on peut dire cependant , c'est que depuis l'élection du nouveau conseil, les relations entre certains membres du con- seil et la firme Bélasky, R e-naud & A ssociés sont très tendues.Malheureusement pour nos lecteurs, maintenant que le litige est rendu devant les tribu- naux, nous devrons nous abste -nir de tous commentaires dans le journal en rapport avec cette action, tant qu'un jugement n'aura pas été rendu.Cepen -dant, nous en reparlerons en temps et lieu.L’école polyvalente sera prête en septembre 1969 Mardi soir dernier, à l'assemblée régulière de la Commission scolaire catholique de Buckingham, le commissaire , Lucien Houle, a déclaré que selon le contracteur, l'éco 1 e polyvalente de Buckingham sera prête pour septembre 1969 .Ceci veut dire qu'à la réou -verture des classes en septem -bre prochain, tous les élèvesdi secondaire sous la juridiction de la Régionale Papineau seront logés dans la nouvelle é-cole.Ceci veut dire également que la commission scolaire locale aura un surplus de locaux en septembre prochain.A l'assemblée de mardi soir, les commissaires ont discuté la possibilité de louer l'école Mgr.Charbonneau pour l'édu -cation permanente et les cour s de pré-emploi, puisque l'école St-Laurent et le collège St-Michel seront amplement suf -lisants pour loger tous les enfants du niveau primaire.Sur le plan financier, l'école polyvalente va entrattier u -ne perte de revenus pour la commission scolaire locale , car on sait que la Régionale Papineau louait plusieurs 1 o-caux de la commission scolai -re locale.Par contre cette per te de revenus serait partielle - ment compensée si la corn mission scolaire locale louait l'école Mgr.Charbonneau, en ce sens que les frais d'administration de cette école seraient à la charge de la direction de l'éducation permanente, et non plus à la charge de la commission scolaire locale.Par ailleurs, le président Lucien Houle a suggéré aux commissaires la construction d'un cafétéria à l’école St-Laurent, où les enfants pourraient manger et boire chaud le midi.Le coilt de ce cafétéria serait défrayé en majeure partie par le gouvernement provincial.Aucune décision finale n' a été prise sur ces deux questions d'importance.Par ailleurs les commissaires ont adopté une résolution appu yant la partie patronale de ne pas céder à la requête de la par tie syndicale qui voudrait que les négociations soient sound -ses a' l'arbitrage.Copie de cette résolution sera adressée à la partie patronale et au député du comté de Papineau, Me Roland Théorêt.Il fut question du taux de la taxe scolaire pour 1' a nnée 1968-69, mais les commissai -res n'ont pris aucune décision finale à ce sujet.Toutefois il semble que les contribuablesds Buckingham bénéficieront d'une légère diminution, alors que certaines municipalitésqui n'ont pas d'évaluation scientifique subiront une augmenta -tion.Les nouveaux taux d’électricité Au cours du mois de décembre 1968, la ville de Bucking -ham a adopté un nouveau règlement régissant les taux d'électricité.Malheureusement, avec la période des fêtes, les vacan -ces et la grippe nous n'avons pas encore commenté ces nouveaux taux et autres clauses connexes.La semaine prochaine nous analyserons pour vous ce nouveau règlement.A NE PAS MANQUER LE CARNAVAL DES LIONS DE BUCKINGHAM EN FIN DE SEMAINE NOUS RAPPELONS A NOS LECTEURS QUE, HRACE A UNE ENTENTE CONCLUE ENTRE LE CLUB LIONS ET LE CONSEIL 2056 DES CHEVALIERS DE COLOMB DE BUCKINGHAM, LE CARNAVAL 1969 S’INSCRIT DANS LE CADRE DES ACTIVITES QUI MARQUERONT LE 35ième ANNIVERSAIRE DU CLUB LIONS, ET LE 50ième ANNIVERSAIRE DU CONSEIL 2056 DES CHEVALIERS DE COLOMB, DEUX ASSOCIATIONS TRES ACTIVES DE NOTRE VILLE.JOYEUX CARNAVAL A TOUS C2C Page 2 / Le Bulletin de Buckingham / Jeudi, 16 janvier 19691 Le prochain budget du Québec par François Gauthier, économiste On résultats de la récente conférence fédérale -provinciale sur la fiscalité.Les n’avons pas insisté sur les possibilités plus ou moins grandes selon les ministères de rationnaliser les dépenses et les programmes déjà existants.Or on sait qu’il y a du profastur auxiliaire à la faculté H'adminittmlion de Wnivenité Laval ( Tiré de la Revue "Les Affaires" ) connaît les Ainsi, au cours, de l’exercice en budget en sera un d’austérité.Nous cours, les contribuables québécois devront payer une surtaxe de 3% à Ottawa et une surtaxe de 6% h Québec: à cela il faut, ajouter la provinces n’ont surtaxe fédérale plus récente de rien obtenu du 2%.Sans doute, l’imposition di- gaspillage actuellement; n a-t-on régouvernement cen- recte n’a pas atteint ses limités cemment dépensé un peu follement tral.Non seule- (des limites qui sont impossibles et sans honte une partie des impôts ment elles ne béné- g déterminer et semble-t-il qui sont versés par les contribuables dans le flderont pas d’un transfert net de extensibles.).Mais 11 va de soi comté de Bagot par exemple.Les pouvoirs fiscaux mais, de plus, qUe cette source de revenu a fait recettes publiques sont ainsi mamelles devront faire face à des obll- plus que sa part au cours des pulées parfois par des irresponaa-gatlons additionnelles.Aussi, il est dernières années pour alimenter bles qui devraient chercher amani-probable que les ministres des fi l’accroissement dans les dépenses fester ailleurs qu’au sein de la dépu-nances provinciaux doivent avoir publiques.On ne voit non plus talion provinciale leur soif d oppor-des maux de tête alors qu’ils sont comment le Québec pourrait taxer tunisme.En vérité, le prochain bud-en train de préparer leur budget davantage les profits des entreprl- get Québécois en sera un d’austérité de l’exercice fiscal 1969-1970.Le En effet, non seulement les si et seulement si les responsables Québec n’échappe pas à la règle, taux d’imposition actuels sont très de la gestion des affaires publiques Cela est évident.En effet, depuis élevés mais une autre hausse n’au- prennent les mesures nécessaires déjà plusieurs mois, le gouverne- rail pour effet que de créer certains pour mettre un terme au gaspillage ment québécois parle de politique avantages pour les autres provin- et pour rationnaliser la gestion d un salariale signifiant par là que les ces, que d’encourager encore plus organisme gouvernemental dont le augmentations dans les taux de ré- la fraude fiscale, que de diminuer rendement social pourrait être élevé numération des employés du sec- les possibilités d’auto-flnancement considérablement sans que les im-teur public doivent être soumis à et que d’amener les entreprises à pôts soient de nouveau augmentée; une limite supérieure.En témoi- augmenter de nouveau leurs prix la hausse dans les impôts c est la gnent aussi les hausses dans les de vente.Les impôts indirects sont voie de la facilité, d une facilité prix des plaques d’immatriculation également à un niveau élevé (8%) Qui espérons-le atteindra ses limites des voitures.et un même niveau plus élevé que le plus tôt possible.Un Rannel dans les autres provinces : 8% c’est — - sans doute une limite pour l’instant.Le montant prévu des dépenses n reste donc seulement la possi-totales nettes (pour l’exercice fiscal blllté d’augmenter certaines taxes actuel 68-69) du gouvernement du indirectes sélectives, des nouveaux Québec doit atteindre (selon le der- impôts sur les permis de conduire, nier budget présenté) $2.7 mil- 8ur les plaques d’immatriculation, liards.Ce dernier montant marque sur l’essence, le tabac, certaines une hausse de $271 millions licences ou permis, les boissons.(+ 10.8%) par rapport à l’exercice Mais il y a une autre possibilité: fiscal précédent (67-68).On se rap- le gouvernement québécois pour-pellera aussi que le gouvernement rail instituer des impôts indirects compte augmenter ses recettes de progressifs sur les biens de luxe $158 millions en haussant les im- comme les voitures luxueuses, les pôts (hausse de 2% dans la taxe appareils de télévision et autres de venté et une surtaxe de 6% sur les revenus des particuliers).Cette année encore, 11 est probable que les dépenses totales nettes seront à peine inférieures à $3 milliards : il suffirait d’une hausse de 10% pour atteindre ce nouveau sommet dans l’histoire des finances publiques biens de consommation qui ne font pas partie des éléments essentiels qui composent le budget du citoyen moyen.Par exemple, le Québec pourrait créer une taxe de 20% sur le montant du prix de vente des autos allant de $3,000 à $4,000 et une taxe de 40% sur le montant québécoises.On ne voit pas très du prix de vente allant de $4,000 à bien comment U pourrait en être $5,000 et ainsi de suite.De telles autrement.D’une part, le niveau surtaxes sur les voitures augmente-général des prix a augmenté d’en- raient les recettes fiscales du gou-viron 4 à 5% cette année (ce qui vernement, ne nuiraient en rien à diminue d’autant le pouvoir d’achat l’industrie automobile québécoise réel des recettes publiques) et, d’au- (au fait, une telle taxe progressive tre part, on ne voit pas comment pourrait encourager la production les coûts réels des besoins publics au Québec des modèles moins coû-augmenteraient à un rythme infé- teux qui seraient en grande demandeur h 5%.Il faut aussi se rappeler de).Quant aux appareils de télévi-que le gouvernement a consenti des sion, il n’y en a pas un seul qui augmentations de salaires cette soit produit au Québec.Le mon-année atteignant 7 1/2% et qu’au tant de ces surtaxes pourrait être même moment les recettes en pro- affecté au développement Industriel ; venance de la Régie des Alcools par exemple, le gouvernement pourrait augmenter les ressources de la Société Générale de Financement ou encore accorder des prêts ont baissé considérablement.Les Contraintes Nous venons de suggérer que les dépenses pourraient augmenter d’environ 10% au cours du prochain exercice financier.Dès lors un problème surgit, comment le ministre des finances va-t-il s’y prendre pour augmenter ses recet- non remboursables (comme c’est le cas dans l’Ontario) aux entrepreneurs qui lui soumettraient des projets viables et pourvoyeurs d’emplois.S’il y a quelque chose qui ressort clairement de ce qui précède tea fiscales ?Car, enfin, le gouver- c’est que le gouvernement du Qué- nement ne voudra certainement pas emprunter à long terme pour financer 'la consommation publique.Pour examiner ce problème, il importe d’avoir trois éléments présents à l’esprit.D’abord, il faut reconnaître que les impôts au Québec ont été augmentés presque sans cesse au cours des dernières années et, en particulier, la taxe de vente.De plus, il y a le fait que le gouvernement fédéral vient à peine d'augmenter de nouveau des impôts (par exemple, la fameuse taxe régressive dt '2% dite de progrès social); cet:, u-rniéreaugmentation vient de 3"„ qui a dernier.Enfin souligner que ! ciétés ont été 1 l’accroissement fiscale que les tentielles de revenps.ces développements ¦ 'er à la surtaxe ,h ouMe vu mars .-i intéressant de : vnéflces des so .••ins affectés par dans la pression autres sources portant donné récents, on comprend que la tâche du ministre des finances Dozois ne sera pas facile.D’une part, on ne voit pas très bien comment les impôts sur les revenue den particuliers pourraient être augmentés de nouveau.bec pourra difficilement augmenter les revenus en 1969-1970 par la voie d’une hausse dans les impôts.A bien y penser, seuls certains Impôt- indirects pourraient être augmentés.Et pourtant les dépenses augmenteront d'environ 10%.pro Laidement plus rapidement que la hausse résultant de l’accroissement normal dans les recettes (les impôts existants demeurant inchangés ).Ce sera un budget d’austérité.Il ne pourra en être autrement en raison de la pression fiscale élevée qui existe déjà et des possibilités fort limitées d’accroître cette pression h cause des mesures fiscales adoptées par Ottawa, à cause de facteurs politiques (l’Union Nationale n’a pas une majorité qui lui permet de tout faire surtout à proximité d'une élec tion toujours possible) et, enfin, h cause du coût élevé des emprunta (le gouvernement he devrait pas emprunter beaucoup plus que l’an dernier, soit $450 millions y compris les emprunts de l’Hydro-Québec).Nous avons dit plus haut que le Québec pourra difficilement augmenter les impôts et que le prochain Visite des bureaux de poste L'hon.Eric W, Kierans,ministre des Postes, fera la tournée des bureaux des sept prin -cipales villes du Canada au cours des deux dernières s e-maines de janvier.A cbaqu e bureau, M.Kierans visitera l'immeuble, fera l’inspection des locaux et du matériel, sèrr tretiendra avec les fonction -naires supérieurs et les diri -géants des syndicats et, enfin , discutera avec les employés des changements en cours et à venir au ministère des Postes, M.Kierans a expliqué en ces termes le but de cette tour née: "Depuis que j'ai reçu mon mandat, c'est la première oc -casion que j'ai de me rendre dans les services extérieurs.J'ai l'intention d'en profiter pour me familiariser avec le mode d’exploitation des Postes et pour m'entretenir avec le personnel afin de connaître ses problèmes et de lui expliquer certains de mes projets." M.Kierans commencera sa tournée en visitant le bureau principal de Toronto, de 9hres à 17 hres, le 16 janvier, et déjeunera à la cantine des employés.Le 17 janvier, il passera la journée au bureau de poste principal de Montréal.Le vendredi 24 janvier, M.Kierans se rendra à Vancouver, par avion où il commencera sa tournée des bureaux de l’Ouest La semaine suivante, il par -courra la région des Prairies et visitera les bureaux de poste principaux d'Edmonton (le 27 janvier), de Calgary (le 28 janvier), oe Régina (le 29 janvier) et de Winnipeg (le 30 janvier).L’EIFAIICE EXCEPTIONNELLE La prochaine assemblée de TA ssociation pour enfants exceptionnels de Papineau aura lieu mercredi le 22 janvier 69 à 8 hres au Couvent Notre -Dame Auxiliatrice de Mas-son, Bienvenue aux intéres- **• La Direction.Le nouvel ' .Le programme législatif que Ton se propose d'adopter dans l'actuel budget fédéral, en augmentant notamment et de façon sensible l'impôt sur les dons et sur les biens transmis par décès, rend beaucoup plus difficile la constitution de réser -voirs de capitaux dont le Canada a besoin et aura des répercussions sur un nombre beaucoup plus important defamiUescr-nadiennes.Telle est la déclaration faite récemment par le Conseil exécutif de la Chambre de Commerce du Canada dans un mémoire adressé à M, Edgar Benson, ministre des Finances.Ce mémoire reflète une importante préoccupation: on s'inquiète de ce que, loin de supprimer l'impôt sur les biens transmis par décès, le budget actuel augmente les taux de l'impôt combiné sur les dons et les biens transmis par décès par rapport aux taux pratiqués actuellement.Le ministre a été invité a reconsidérer la question des im -pôts sur les dons et sur les biens transmis par décès et tout au moins h revenir aux taux en vigueur pour les impôts frappant les biens passant d'une génération à l'autre.M.Lionel P.Kent, président du Conseil exécutif de la Chambre a déclaré à M.Benson que les nombreuses critiques dont faisaient l'objet les réformes radicales en matière d'impôt sur les dons et sur les biens transmis par décès étaient con sidérées par la Chambre de Commerce du Canada comme é-tant bien fondées.Il a déclaré que les répercussions sur le plan fiscal et social des modifications envisagées n'étaient pas seules à rendre compte de ces critiques.Celles-ci résultaient également du fait qu'il n'y avait eu apparemment aucune coopération entre le fédéral et les provinces à ce sujet.Dans son mémoire, le Conseil de la Chambre a répété les déclarations faites précédemment au gouvernement, à savoir qu’il appartient au gouvernement de montrer l'exemple en faisant connaître au grand public la signification exacte et les véritables effets de l'inflation sur l'économie de façon que chacun dans sa propre sphère puisse la combattre.La proposition faite dans le livre blanc en vue de la créa -tion d'une commission indépendante des prix et des revenus semble tout a fait raisonnable, lit-on dans le mémoire, et de vrait contribuer à dissiper certaines des idées préconçues qti existent dans notre pays sur le monde des affaires.Il est à espérer d'autre part que l'existence d'une telle commission en -courageralt une économie de marché efficace.par ailleurs, on exprimait encore dans ce mémoire, le voeu que les travaux de la commission permettent de réduire le nombre inquiétant et de plus en plus considérable des demandes irréalisables du public, demandes qui ajoutent aux prer sions déterminant les dépenses du gouvernement.M.Kent a précisé que la Chambre fera tout ce qui sera en son pouvoir pour mieux informer le public sur ces questions , Elle envisage actuellement de venir s'associer aux efforts accomplis par le gouvernement dans ce domaine.Le mémoire faisait également allusion a la question de la rentrée accélérée des impôts dus par les sociétés soulignant qtf un tel avantage n'avait pas un caractère permanent.Il et é-vident, poursuivait-on, que des solutions i long terme pourar dapter les dépenses aux recettes et inversement doivent être recherchées car s'en remettre a de tels expédients laisse prévoir d'autres augmentations d'impôts.M.Kent a exprimé l'inquiétude de la Chambre devant les prévisions d'accroissement des dépenses fédérales de T année financière 1969-70 (de 8.2%, soit 890 millions de dollars) a lors que Ton ne prévoit qu'une augmentation de 8% du produit national brut.Si ces prévisions sont Tune et l'autre suffisamment précise* déclara-t-il, il est à prévoir que les dépenses du gouverne -ment à ce niveau renforceront les tendances inflationnistes , Dans un milieu favorable à l'inflation une augmentation de s dépenses du gouvernement au delà de ce que peut autoriser T expansion réelle n'engendrera certainement pas une confian ce illimitée dans l'administration des finances publiques et n'incitera pas d'autres secteurs d'activité à réduire leurs exigences.Le président du Conseil exécutif de la Chambre a déclaré que si l'augmentation des dépenses du gouvernement devait être maintenue au niveau de la croissance du PNB, de nombreux postes de dépenses, si attrayants soient-ils devront être éliminés ou différés.Le mémoire de ,1a Chambre précisait que le gouvernement fédéral a exercé une énorme pression sur les gouvernements des provinces en dépit de leurs protestations pour qu'ils prerr nent en charge des dépenses qui s'ajoutent sensiblement au total du fardeau fiscal.M.Kent s'est inquiété de ce que les négociations entre le gouvernement fédéral et les provinces n'aient pa s été menées dans un esprit de plus grande coopération.L’assurance-maladie, ajouta-t-il, en est un exemple classique.Il proposa au nom de la Chambre d'investir les autorités fédérales des pouvoirs qu'ils leur permettront de donner l'exemple de façon concrète.)ji£fàù/nr^ BUCKINGHAM _________ 'CONSACRE TA VIE A LA VER/TÉ' C.P.30 Tél.! 986-5082 585 rue James Buckingham, Que, JOURNAL DEVOUE AUX INTERETS DE: Masson, Buckingham, Thurso, Angers, Perkins, Notre-Dame de la galette, Glen-Almond, Val-des-Bois, Notre-Dame du Laus et Poîtimore.Hebdomadaire dit comte de Papineau publie-et imprime à Buckingham Rédacteur M.ROMEO CHARTRAND ABONNEMENT: C ANA DA : I AN.$3.00 HORS DU CANADA; 1 AN.$4.00 LE NUMERO .10?Le Ministère des Postes à Ottawa a autorisé /'affranchissement en nu.iérairc et l'envoi comme objet de 2iéme classe de la présente publication 6 MARIAGE EN BLANC A BUCKINGHAM «a JS3TMW .Le Bulletin de Buckingham / Jeudi, 16 janvier 1969 / Page 3 Nomination Studio Bastien.Une série de 13 cours de préparation au mariage a pris fin au cours du mois de décembre â la paroisse 9t-Grégoire de Nazianze de Buckingham.Nous voyons ici sur la photo, les treize couples de Buckingham et la région qui ont suivi ces cours organisés par Inès et Maurice Maisonneuve et M.l'abbé Germain Chartrand, aumônier.Pour souligner la fin des cours, il y eut la bénédiction des fiançailles et un mariage en blanc, suivis d'une réception au sous-sol de la sacristie, au cours de laquelle, tous les couples ont reçu un cadeau offert par les marchands de Buckingham, que nous remercions beaucoup.La réalité ne dépassera pas la pratique.C'est la seule façon de s'exprimer après avoir assisté au mariage "en blanc" célébré au cours de cette soirée en l'Eglise St- Grégoire de Buckingham.Tout y était.Les photographes, les invités, les témoins, le banquet, les cadeaux, sans or blier le mariage.Ce n'était toutefois, répétons-le, qu'un cours plus près de la réalité, plus concret que les autres.Pourquoi suit-on les cours de préparation au mariage?C'est pour apprendre, pour voir plu s clair, pour se préparer à mieux vivre.A preuve que c'est pour mieux voir, c'est que quelques-uns sentent le besoin de rompre avant le mariage.Un avocat de la Cour matrimoniale depuis 15 ans, déclarait récemment a un ami qui est prêtre, que tous les couples rencontrés en Courn'ont jamais suivi de cours de préparation au mariage.C'est donc très consolant.La prochaine série de cours de préparation au mariage dans notre région débutera le 18 février a Masson.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Inès et Maurice Maisonneuve, 122 Maclaren-Est, a Buckingham, téléphone 986-3108, après 5 hres p.M.Avis aux intéressés.PAROISSE ST GREGOIRE DE RAZIANZE Buckingham, P.0.Offices
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