L'écho du St-Maurice, 17 janvier 1946, jeudi 17 janvier 1946
Rvrii^v ru Collaboration VOL.XXXI — No.27 SIIAW1NIGAN FALLS, JEUDI 17 JANVIER 10*10 P I «MW AN\OX('|.;s 1.AHONMCMICNT J'.I•* lus.: I '-N* Ig.H Ig.$2.00 2«î ins.: |\V!t ANNKK — X 1 P Vr i*i iv spvrlmix Jimir amiuiHTH A longs tmiirs MËÊW If CL»a.% El/Z.DALLAIRE, Directeur-gérant imprimé au No, 7K, 4ème Rue Sliawinigan Falls JOURNAL HFimOMADAlRF \j‘ coroner a rendu un verdict do iron naturelle.Le défunt laisse» un fils, une fille».madame Spencer Ward, de notre ville, ainsi qu'une fillette adoptive de 1 ans.11 était employé à l’usine de car-hure» de la Shawlnigan Chemicals.provinciaux, et les bateleurs et les démagogues auront beau jeu pour elétruirc la confiance qui doit présieier aux relatiems eut re» le» gouvernement fédéral et le gemvernement de» chacune de»s provinee?s du pays”.Un drame a l’Aréna Vous les Préférerez THÉ ET CAFÉ L'hon.M.Godbout a abordé ensuite un autre grand problème» Le pacte fédératif est désuet sur un autre» point dont je ne me» cache pas l’importance: le caractère bilingue de la confédération.Une altercation entre deux patineurs cause la mort de fean-Paul de Carufel et a déclaré : n FF Je le dis sans ambages: il faut que le Canadien français soit chez lui de Halifax à Vancouver; il faut que sa langue y ait droit de cité; il faut qu’il ait partout, dans son pays, le sentiment d’être dans son pays et non dans une terre hostile; il faut que ce droit légitime lui soit reconnu, non pas par la tolérance de ses compatriotes de langue anglaise mais par le texte même :1e la constitution”.L est tenu responsable de cette mort par le jury du coroner Feu Mlle Germaine Baril Un drame qui a causé une grande sensation en notre ville s'est déroulé il y a une dizaine de jours à l'Aréna de Shawinigan.Deux jeunes gens qui patinaient se sont heurtés par mégarde.De Carufel lit tomber un camarade qui se releva en colère.Celui-ci ne voulut point accepter les excuses et frappa De Carufel au visage avec une force telle que ce dernier s'étendit sur la glace, se fracturant le bas du crâne.Relevé inconscient, il fut conduit à l'Hôpital où il mourut sans avoir recouvré l'usage de ses sens.Nous avons appris avec regrets la mort de Mlle Germaine Baril, décédée récemment à l’Age de 25 ans, après quelques jours seulement de maladie.('‘est la deuxième mortalité qui se produit dans cette famille de- En effet, M.Le chef libéral a affirmé qu’il voulait exprimer “quelques-unes des pensées qui nous guideront au cours des prochaines années”.Il a ajouté: “Des hommes jeunes et confiants, qui s’étaient tenus à l’écart des luttes politiques, ont bien voulu se joindre à nous pour inventorier les problèmes nouveaux de notre vie nationale.C’est cette jeunesse que je salue, a dit l’hon.M.Godbout, parce que c’est d’elle que naîtra la lumière, c’est sur elle que nous pouvons fonder nos plus solides espoirs pour l’avenir”.J.-Hormisdas St-Onge, premier é- Personnels poux de la défenderesse.11 déclare que par testament authentique fait en 1918, son père a légué tous ses biens meubles à sa deuxième épouse, belle-mère du «demandeur.Au décès d’Hormidas St-Onge, en 1932, ses biens furent conformément au testament légués a son épouse.Mais continue le demandeur, le testament prévoyait que la défenderesse devait lui remettre le résidu de ces biens A la mort de la défenderesse ou lors de son convoi (mariage en secondes noces).Or le défenderesse s’est remariée le 5 septembre 1945 et M.StOnge prétend avoir droit d’exiger d’elle une reddition de comptes des biens qu’elle a reçus de Hormidas St-Onge.Il conclut, A son défaut de rendre comptes, au paiement par dame Marie-Anna Garreau, d’une somme de $40,000.00.Le demandeur est représenté dans cette cause par l’étude légale Prévost et Robert, de Montréal.La défenderesse est représentée par Me Léon Méthot.Cette cause suscite un grand int érêt.M.cl Mme Nestor Bournival et Anita Bournival, de XVater- puis six semaines.Amédéo Baril, le père de Mlle Germaine, est décédé le 1er décembre.Mlle bury, Conn., en promenade récem-n eut chez M.et Mme Alcide Bournival, particulièrement à l'occasion du souper du .Tour de l’An.«« Les funérailles de la défunte ont eu lieu lundi matin en l’église St-Pierre, au milieu d’une grande assistance de parents et d’amis.Mlle Baril laisse dans le deuil sa mère, née Marie-Louise Trot-tier; deux frères, Gaston et Antonio, de Shawinigan; cinq soeurs: Mme Léonard Bellemare (Flora), Mme Paul Levasseur (Jeanne), Mme Lionel Gagnon (Diane), Mlles l/'once et Thérèse Baril, tous de Shawinigan; ses oncles Eugène Baril, des Etats-Unis, Lucien : Roulx et Robert Desrochers, de Warwick, Joseph Trottier, des Trois-Rivières, Henri Trottier, de la Saskatchewan; une tante, Mme Vve Jos.Baril ( Albertine Trottier), de Shawinigan.Nous offrons à la famille si cruellement éprouvée, nos plus vives sympathies.la grande quantité d’électricité du Québec assure un progrès constant M.Oscar Hondo, président de l’Association des Anciens de Shawinigan, de passage à Shawinigan en fin de semaine.L'agresseur dont nous taisons le nom par respect pour sa famille, fut arrêté après l'enquête, et il devra répondre de sa conduite devant les tribunaux.Ayant comparu devant le magistrat, il fut élargi sous une forte caution.M.Télesphorc Prévost, président de l’Union Musicale, et M.Maurice (’outil, secrétaire de l’Union Musicale, ainsi que de l’Association des Fanfares Amateurs de )a Province de Québec, ont assisté, en fin de semaine, à une assemblée de l’Association, tenue à Montréal.* Par JAMES WILSON, Président de The Shawinigan Water & Power (’ X GRANDS PROVINCE DE QUEBEC I mm 'ci datées du 1er février 1946 échéant le 1er février 1962 Coupures de $100, $500 et $1,000 et macJmm mMccevx/X et mtûdW&o AN ) N* X n » i WORLD WIDE GUM CO LTD.,GRANBY •t L objet de l emprunt, les renseignements concernant la dette et d’autres statistiques d’ordre financier sont donnés dans le prospectus dont nous fournirons copie sur demande.Une primeur de Paris Découverte de la Russne (1) passent chaque jour par la vil-1.11 y a pénurie de logements et de vivres.Il y a également des milliers de femmes que la guerre a condamnées au vcu- ge • • • Prix d’émission: 100.75 plus l’intérêt pour rapporter environ 2.93% couru par Henri Massis vage.“De plus, pour la plupart des Allemands, la ville a virtuellc-inent cessé d'exister.La seule Voici agréable à lire et absolument important à connaître.Le sujet de cette primeur de Paris, que viennent de publier Les Editions Variétés, est un de ceux que tout homme qui pense à la vraie paix, doit étudier à fond.'• ¦*-.— un document sérieux, < Nous recevrons les souscriptions par téléphone ou télégramme à nos frais, > manière d’obtenir une cigarette, un morceau de chocolat, ou d’avoir accès aux salles de danse ou dans des boîtes de nuit, c’est en accompagnant un soldat allié.” LG.BEAUBIEN S Ci Pas de chance.Ce sont les Allemands qui sont arrivés.Ils étaient pris au piège, cernés, traqués, coincés.Ils ont été se réfugier sur la côte, se mettre à l’abri des canons du fameux Il arrive que les femmes se tiennent dans les parages des clubs, des cinémas et des salles publiques et c’est là que la plupart des raids sont effectués.La prostitution n’est pas lé-sans passion, bien documenté et galisée à Berlin, objectif, à faire Russie sous L I M I T E'E Connaît-on la Russie?Sait qu’elle est à elle seule un univers ?dans ce livre -on 90s, 5lh STREET SHAWINIGAN FALLS OTTAWA SHERBROOKE Henri Massis s’attache, avec fou, “mur de l’Atlantique”, qui n’avaient pas empêché le débar-mais qui pourraient mais MONTREAL TROIS RIVIÈRES QUEBEC PARIS BRUSSELS HYACINTHE ST.connaître la son véritable jour.C’est un des rares livres écrits en français à nous dire ce qu’est aujourd’hui ce pays.Toutes les questions reçoivent une réponse.La Russie est-elle moderne, industrialisé?duit-clle autant que les Etats-Unis?Sa flotte, ses transports, ses canaux, sa culture ont-ils été développés?Est-il vrai que son potentiel de guerre soit unique ?Depuis 1942, l’U.R.S.S., devenue une grande puissance, intrigue tous les cervaux.On veut estimer sa force réelle, on veut découvrir si ses visées sont agressives.Car sa position géographique en fait un terrible concurrent pour toutes les nations, tant en Asie qu’en Europe.L’Angleterre appauvrie cs-saic-t-clle d’endiguer le débordement russe?Les Etats-Unis hésitent-ils devant le danger d’affronter le colosse ?La Rus- quemcnt en les retournant contre la tcr- ie lit et les oreillers é- Avant la reddition • • • rc les protéger un temps.Ils ont raflé le bétail, les provisions, tué ici et là des gens, brillé quelques maisons.Derrière eux sont arrives les F.F.I.qui les talonnaient, et on a commencé à sc battre dans le pays.Puis, l'ordre est venu d’évacuer le village.Les gens sont partis, emportant leurs pauvres affaires sur les charettes, des voitures d’enfants, des brouettes.Le village était vide à l’automne.Entre le ciel gris et la terre plate, il n'y avait plus que de grandes bandes de corbeaux, gras, luisants, avec leur cri sale et rouillé.Los pommiers laissaient tomber leurs les cognassiers leurs coings, les noyers leurs noix.Il faisait noir dans les pressoirs qui attendaient au loin une mitrailleuse déchirer le silence épais .Au moment de la capitulation il y avit dans la capitale quelque 43,000 prostituées, publiques ou secrètes.A l’arrivée des soldats de l’armée soviétique, 30,000 maisons mal famées furent fermées.Dans la zone américaine seulement, 17 femmes ont été appréhendées la semaine dernière.Dès leur arrestation les prévenues sont appelées à subir un examen médical.Si le sujet en est à sa première offense et qu'il n’y a pas de trace de maladies vénériennes, il est immédiatement relâché avec instruction de ne plus recommencer.A la troisième arrestation la prison est décrétée.El quand le klaxon du vieil autobus, avec son bruit de ferraille, corne sur la place, ils sc sentent heureux et du coeur à l’ouvrage, encore.(“Voix de l’Est”).ria qu’il obtiendrait de M.Hull une réponse catégorique.S’approchant de l’homme d’état, il lui demanda: —M.Hull, faites-moi le plaisir de me dire quelle heure il est au juste?Le ministre tira sa montre, regarda le cadran et répondit en souriant: —Pourquoi donc n’avez-vous pas confiance dans l’heure que marque la vôtre?née financière, le Canada a produit 35,555,000 gallons de spiritueux et en a importé 1,044,000 gallons.Le Canada a aussi produit 122,530,000 gallons de bière.Les taxes d'accises et de douanes ont rapporté $44,607,000.un pays Pro- * Demain, ça ira mieux £>43,000 de pïus aux mères nécessiteuses La sentence de Kurt Meyer est commuée (Par William Boss) Québec — Les mères nécessiteuses de la province ont reçu $48,146.23 de plus, du pre-prier octobre 1944 au premier octobre 1945, que pendant la même période l'année précédente.D’après les chiffres qui viennent d'être rendus publics, le gouvernement de Québec a payé $359,146.38 aux mères nécessiteuses, alors que, du premier octobre 1944, le montant payé avait été de $311,000.15.Le premier octobre 1945, le nombre de mères nécessiteuses qui avaient bénéficié de l’allocation était de 10,791.C’est une augmentation de 691, sur l’année précédente.La moyenne par mois, pour l’année finissant le 1er octobre 1945, fut de $33.28 comparativement à $30.63 l’année précédente.Qu'en pensez-vous?J’ignore si Eugène a dignement récompensé scs deux fidèles compatriotes, mais ça dû lui apprendre à se défier de ses meilleurs amis, à ne plus jouer au malade imaginaire, et ça m’a confirmé dans ce que Dessu-reault m’avait dit: Quiconque s’abaisse .y res- pommes, Si c’est un art de porter ses plus beaux habits sans vanité, c’est un art encore plus difficile de porter ses vieux vêtements comme s’ils étaient neufs./ Bad Zwischenhann, Allemagne — Le major-général Kurt Meyer qui fut condamné à mort pour des atrocités commises contre des prisonniers canadiens a vu commuer sa sentence en emprisonnement à vie au Canada, a annoncé le quartier-général de la force d’occupation de l’armée canadienne.La déclaration officielle dit que l’autorité confirmée après une revue des procédures du tribunal militaire qui fit le procès de Kurt Meyer ne considère pas qu’il ait eu un degré de responsabilité suffisant pour mériter la peine capitale.C’est pourquoi l’autorité suprême estime raisonnable de commuer la sentence de mort en emprisonnement à vie, cette dernière devant être purgée dans une prison canadienne.Auparavant le quartier-général militaire canadien avait jeté une requête de Meyer.Aucune date n’avait cependant été fixée pour son exécution.L’épouse de Meyer, un des témoins entendu à l’enquête, avait demandé d’épargner la vie de son époux.Dans sa requête présentée général Yokes, la veille du Jour de l’An rien à reprocher aux procédures mais ajoutait qu’il demandait une commutation de tence à cause de son épouse et de ses cinq enfants.Au fil de l'eau Maintenant, c’est la victoire et la paix.Les habitants de Marsac sont rentrés.Ceux de leurs enfants qui survivent sont de retour au foyer, F.F.Ï., sonniers libérés.Le saccagé par la guerre, jour après jour il reprend forme et vie.0n laboure )cs vignes, recolle les carreaux fracassés, déblaie les ruines d maisons bombardées.L’école est rouverte.On vendangera à l’automne.Il y aura une maigre récolte, mais une récolte tout de môme.Le train remarche.Et, ce matin, il s’est passé un événement qui a fait venir sur la place tous les habitants: l’autobus bleu de David est de retour.On le reconnaît, mais il a beaucoup souffert.Les Allemands l’avaient volé, et Vont fait rouler sans trêve.Il est peint encore aux couleurs du camouflage allemand (il n’y a pas de peinture pour )e recouvrir).Il est tout déglingué, cahotant, les sièges enfoncés, le moteur essoufflé.11 ne passe que deux fois par semaine pour le jnoment (p n’y a pas d’essence pour le faire rouler tous les jours).Son toit croule sous les colis, les vélos, les paquets, les valises.On s’entasse à cinquante ou soixante dedans, vec des jeunes gens accrochés derrière, sur l’aile du capot, sur les marche-pieds, et un autre sur le toit, qui fait “bonjour’’ de la main aux gens dans les champs.Non il n’est pas très beau, ni très confortable, ni très rapide, l’autobus de David.Mais David n’a pas changé.11 a reçu une balle allemande dans le bras, en se battant sur le front de l’Atlantique contre les “Boches”, mais c’est guéri maintenant.Il est toujours de bonne humeur, et il colporte toujours les nouvelles, qui sont maintenant meilleures: le fils Untel est revenu de Buchenwald, les rations vont être un peu améliorées, on dit qu’il y aura des engrais bientôt.Les gens de Marsac savent que la France va revivre, que la France déjà revit puisque l’autobus repasse chez eux, puisqu’ils pensent aller “en ville” acheter ce qu’il leur faut, vendre leurs produits, voir les gens de la région.Ils espèrent qu’un jour il y aura un autobus neuf, tout bleu, avec des nickels étincelants et assez d’essence pour passer tous les jours.Mais ils sont bien contents, déjà, comme ça.Il ne faut pas trop demander.Les pommes de terre sont un peu mangées par les doryphores.Mais les autres, ceux qu’on ap-aussi les “doryp les Allemands, ne sont plus là.QUICONQUE S’ABAISSE te”.sic aspire-t-elle toujours à communist r le monde?Ignorant tout de la Russie, n’ayant jamais rien su d’elle, passant à son sujet d'illusion en illusion, grand nombre d*Occident aux ont encore à son endroit les opinions les plus contradictoires.Ce livre est un tableau objec- ! tif qui retiendra l'attention parce qu'il apporte des données sérieuses pour découvrir s’il y a vraiment “une menace russe”.(1) Un ouvrage de 224 pages, publié par Les Editions Variétés.Prix $1.25, par la poste, $1.35.En vente à la Librairie Sauvagcau, 5e Rue, Shawi-nigan, et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal.Philippe Germain.Du temps de ma cléricature chez le notaire, à Ste-Geneviève de Batiscan, je m’en retournais chez moi, un soir brumeux d'automne, avec mon grand ami Arthur qui m’avait alors raconté une histoire assez cocasse dont la conclusion était celle-ci : Ne rien faire est la besogne la plus fatigante au monde, parce que vous ne pouvez pas prendre congé et vous reposer .privilege est mais L'autobus passe à six heures A 8 ans, petit Jean est fou des soldats et Marie adore les poupées peintes.A 18 ans, Jean est fou des poupées peintes et Marie adore les soldats.LO par CLAUDE ROY Quiconque s’abaisse .y reste ! MARSAC est un petit village français de Charente-Inférieure, entre la mer et l’intérieur, entre le marais et les vignes.Il y a une petite église avec des statues de saints bariolés, la mairie en face, le monument aux morts de 1914-1918 sur lequel on lit de vieux noms paysans, avec les beaux prénoms bibliques qu’on donne ici aux enfants: Cartron (Siloc), Lucazeau (Ismaël), Daviaud (Samuel) aussi l’école.A midi et à quatre heures, la place avant la guerre, était remplie d’enfants '"qui sortaient de la classe en poussant des cris joyeux et organisaient de grandes parties de saute-mouton.Ils avaient des joues rouges, des tabliers noirs et des cheveux en épis, couleur de maïs qui pousse dans les champs.Les gens de Marsac étalent heureux.Ni riches, ni pauvres, ils menaient les vaches aux près, au bord du Marais, cultivaient leurs vignes et s’en allaient une fois par mois à Rochefort acheter du sulfate pour les gamins, de l’étoffe pour s’habiller, et boire un coup au Café de la Paix en se racontant les nouvelles de la région.Quand les Allemands sont arrivés dans le pays, on n’en à pas vu beaucoup à Marsac.On a senti peu à peu qu’ils étaient là, parce que la vie est devenue plus triste et plus étroite.Il y avait beaucoup de gars prisonniers.On manquait de bras.On a manqué de sulfate pour soigner ls vignes, puis de lait et de beurre, parce que les Allemands en ont pris, puis de fourrages, réquisitionnés, puis de machines agricoles, parce qu’il n’y avait plus d’acier pour les choses pacifiques, puis de liberté, parce que les Allemands entretenaient partout leurs espions et leurs complices.Des garçons du pays sont partis vers le maquis pour ne pas aller travailler en Allemagne, d’autres ont été déportés.- Et, un jour, on a senti plus fort que d’habitude que tout était fini: l’autobus bleu n’est plus passé.Le gros autobus bleu arrivait le matin à huit heures et repassait le soir vers six heures, au retour de Rochefort.Il n’était jamais très exact, ultra sûr, parce que David, le chauffeur, Et ça me remet en mémoire un fait assez drolatique tramé à la cour ou h la salle de rédaction du Séminaire, pour éclater à la chapelle et s’y terminer en queue de poisson, au grand désespoir de son auteur.U ne s’agit pas d’une aventure à la Charlie Chaplin, medien que tous défiler sur l’écran: pantalons trop petits ou trop grands, chapeau dur, bossué, éloquentes savates retroussées, etc.; il s’agit de quelque chose de plus relevé que ça.Voici : Le grand problème qui con- Eugene B.est un profes- froute les armées d’occupa- !'1IHU ui dtant 1 ancienne lion en Allemagne.| bol"Kadc des Tro.s-Riviôres où U lutte avec énergie et succès Pour le “struggle for life”.Quelque peu frondeur, tapageur et ratoureur, le jeune homme avait plus d’une fredaine sur la conscience, et je ne sache pas qu’il ait jamais eu l’idée de s’amender beaucoup sur ce rapport.Si les femmes se connaissaient aussi bien qu’elles connaissent les hommes; et si les hommes connaissaient les femmes aussi bien qu’ils se connaissent eux-mêmes .les choses seraient exactement comme elles vont.Les engines du Brésil Les Brésiliens viennent de fêter, le 7 septembre dernier, le cent-vingtième anniversaire de leur indépendance.Il y a cent-vingt ans, le Brésil était une colonie portugaise.Don Pedro, fils du roi Jean VI de Portugal, en avait été nomme régent.De toutes parts, des pétitions lui parvinrent réclamant l’in-• dépendance du pays.Don Pedro n’hésita pas.Le 7 septembre 1822, il édicta une proclamation par laquelle il déclarait que le Brésil était devenu indépendant.Après quoi il en fut proclamé empereur.Don Pedro devait régner jusqu’en 1831, date à laquelle il abdiqua en faveur de son fils, Don Pedro II, qui régna jusqu’en 1889.Et ce fut la république qui dure encore.Ancienne colonie portugaise, le Brésil est actuellement le plus puissant Etat de l’Amérique du Sud.ce co-vo u s avez vu re- Une épouse doit choisir: avec un homme aimé par les femmes, elle n’est pas en sécurité; avec un homme que les femmes n’aiment pas, elle n’est pas heureuse.Anatole France.Lutte au vice commercialisé La mairie abrite • • • Dans un dîner, le moyen le plus sûr d’engager la conversation est de dire: pain ou le mien?« * au Est-ce votre Meyer disait n’avoir BERLIN — Les quatre puissances qui occupent l'Allemagne mènent en ce moment, avec le concours de la police civile allemande, une campagne concertée contre le vice et l'immoralité et chaque semaine quelque 2,500 femmes et filles tombent dans leurs filets.Jusqu’à la semaine dernière, examen médical avait révélé l’existence de maladies vénériennes dans 50 pour cent des cas.Des traitements obligatoires ont réduit ce chiffre à 25 pour cent.En déclenchant cette campagne, les autorités du gouvernement militaire s’attaquent à ce qu’un médecin “l’un des plus grands problèmes moraux de l’univers”.Les bons mots sen- a- L’csprit d’autrefois On parlait, devant Aurélien Scholl d’un romancier populaire auteur d’ouvrages chargés de situations terrifiants et à qui ses amis reprochaient de soigner son style plus que sa personne.—Ce brave X disait un confrère, l’esprit bien noir.—Et, par malheur, observa Scholl, de l’esprit, il en a jusqu’au bout des ongles.Pensées Ce jour-là, il avait en tête certain projet qui, pour être mis à exécution, demandait le concours de deux fidèles serviteurs, discrets, et aussi dévoués que les soldats du Vieux de la Montagne! Ses deux voisins de chapelle étaient tout désignés.( est si bon d'avoir des amis solides sur Mgr Gibier l’a écrit: L'harmonie des âmes engendre l’harmonie du foyer.Quel sublime et ravissant concert! Il y a là, à la portée du pauvre du riche, que rien ne saurait remplacer.un Proverbes latins a du talent, mais il a • • • comme des joies ineffables —La réelle vertu vaut cent courages.—Les choses qui sont au-delà de nos possibilités ne méritent pas notre longue attention.— Les dieux n’aiment pas à aider les nonchalants.—Celui quie ne va pas de l’avant est fatalement condamné à aller en arrière.—Après une mauvaise récolte, il faut plus que jamais s’empresser de semer à nouveau.—Le monde est trop petit pour abriter un envieux de tout et de tous.—11 existe des jeux où il vaut mieux perdre que gagner.—Il ne faut pas oublier que tout avantage a son désavanta- n qui l’on peut compter, solides comme la citadelle de Gibraltar, de Apprenons à subordonner les petits intérêts aux grands, même éloignés, et faisons généreusement et sans compter tout le bien qui tente nos coeurs; peut etre dupe d’aucune vertu.qualifié de a vrais amis qui vous comprennent surtout dans les moments d’épreuve et qui vent vous relever Alcoolisme au Canada sa- on ne es# Des chiffres Ottawa — Les statistiques officielles indiquent que la consommation de liqueurs alcooliques au Canada au cours de la dernière année financière a été supérieure à celle de l’année précédente.Voici les chiffres pour les deux dernières années: Consommation de liqueurs alcooliques: l’an dernier, 3,720,000 gallons et, l’année précédente, 3,444,000 gallons.Consommation de bière: l'an dernier, 110,224,000 gallons et, 1 année précédente, 90,170,000 gallons.Consommation de vins: dernier, l’année précédente, gallons.Au cours de la dernière an- Vn soir, le susdit Eugène devait, paraît-il, faire la rencontre d’une “oiseau tic paradis fier des secrets diplomatiques de la plus haute importance.Afin d’avoir plus de temps à disposition pour cette entrevue historique, il lui fallait absolument aller chez lui prendre souper avant les autres élèves.Avec ses deux fidèles copains, voici ce qui fut convenu: Dès le commencement de la récitation du chapelet, compère Eugène devait perdre connaissance et s’abattre sur le plancher comme un vulgaire gibier frappé d’une balle en plein coeur.Scs deux acolytes, tout surpris de la chose, s’empresse- 11 calcule qu’au moins 250,000 femmes de “moeurs légères” vivent actuellement à Berlin, dont au moins 60,000 sont des prostituées professionnelles ou semi-professionnelles.Ces chiffres donnent même des nausées aux Allemands, a-t-il dit, parce que maints facteurs contribuent à ce deplorable téat de choses.“Pour mieux sc rendre compte de la situation il faut se rappeler que les nazis encourageaient les naissances extraconjugales pour accroître le taux de natalit.Berlin, ville d'une population de plus de 3,000 d’à mes.est maintenant occupée par les armées de quatre pays.Des milliers de réfugiés Une âme qui a triomphé de toutes les épreuves de la vie devient forte battu par la tempête.petite cousine”, d'un et lui con- • i comme le rooher sa Pour être véritablement victime d’amour, il faut sc livrer totalement.On n’est consumé par l’amour qu’en autant qu’on se livre à l’amour.Ste-Thérèse de Lisieux.son go.Digne d'un Normand Nous n’avons pas le courage de dire en général que nous n’avons point de défauts, que nos ennemis n’ont point de bonnes qualités, mais en détail, nous ne sommes pas trop éloignés de le croire.— La Rochefoucauld.« Le ministre Cordell Hull a la réputation d’être un homme très circonspect, ne donnant jamais de réponses concrètes.Pendant une réception à Washington, l’un des commensaux, politicien très habile, pa- i l’an 3,712,000 gallons et, 3,549,000 aI s ?.4144 1 s # k- o pc L’ECHO DU ST-MAURICE % re où je suis, bondance! Hein! fait noir, par ici visiter les hôpitaux et les maisons de convalescence, et à améliorer le sort des patients qui y séjournent.Billet jour la Jeunesse rurale Il vînt un étranger »» H I / CONNAISSEZ MIEUX LE QUEBEC.—Voyons Jacques, tu es bien distrait, ce soir! —Bonsoir, M.le Vicaire.Ex-cusez-moi, je ne vous ai pas vu venir.—Bien! Bien! venais-tu me voir.N’est-ce pas ce soir que tu devais venir causer de la J.A.C.—C’est bien ce soir, je l'ai complètement oublié.—Il n’est pas trop tard.—Pas ce soir; ce soir j’ai la tête folle; j’ai toutes sortes de choses qui me trottent dans la tête; je ne suis pas prêt à jaser de çà! Ca vous dérangerait-il si j’y allais pareil?.J’ai bien envie de vous parler de quelque chose que j’ai en vue.—Non, pas du tout, viens”.Jacques Letournaux ne partit pas.Un jour, dans mon village, il vint un étranger .Un bel homme grand, l'oeil assuré; c’était quelqu’un de la ville.Il parlait beaucoup, sortait des mots rares, des sentences, des aniomcs “tapés”.Il en imposait par ses réparties fines même comiques ; il contait des histoires drôles et intéressan- ÏJne découverte au Canada dans le monde des Lettres 1 Il est un jardin.to JACQUELINE DUPUY ï y x Chez nous vient de poindre une étoile toute scintillante.Jacqueline Dupuy n’a vu encore que dix-sept printemps dont hélas! un printemps tragique et pourtant quoi début charmant et plein de promesse elle fait dans la littérature avec II est un jardin.qui est paru il y a quelques jours aux Editions Variétés ; en une édition soignée en deux couleurs à l’intérieur et dont la couverture est en trois couleurs.a •y tes.»- Mais on ne savait pas ce qu’il faisait de son métier.Il disait souvent que la campagne était dans ses goûts, qu’il aurait aimé habiter un petit village, avoir un métier, se faire l'ami de tous les bons campagnards, faire un brin de causette à la porte de l’église le dimanche et dans les ateliers du village, le soir en fumant sa pi-Quelle poésie! disait-il, quelle vie paisible!” Il avait de l’argent, n'était pas “séraphin”, payait le coke à des amis, offrait sa blague à tabac, achetait des colifichets.Somme toute il faisait le beau monsieur et l’homme en moyen.Il contait qu’il avait assez gagné d’argent dans dix ans, à travailler dans les usines à X ville, qu’il pouvait maintenant vivre sa vie sans gagner i • *Tl "Z > 4 » r 1 fP> m Il resta sur le bien de la famille.Il est maintenant le plus heureux des jeunes gens, parce qu’il a compris que la terre est le dernier métier où l'on chôme! Il a compris que les parents qui l’on vit sont les meilleurs conseillers pour le travail, l’administration, l’honneur, l’honnêteté, la conduite.% H pe.Jacqueline Dupuy nous offre de son jardin mieux qu’un bouton de rose, une fleur déjà à demi épanouie dont la forme est nette et gracieuse et les couleurs vives.Elle a reçu du Ciel des dons* précieux, une exquise sensibilité, le sens de l’observation.Sa forte éducation lui » •r 4 1 ¦ K X W-} V; < Mkl I V KV vJ *\ r It « % n’est plus pour lui comme auparavant un crachat au visage, c’est maintenant un honneur, un titre de noblesse.Habitant”, il veut l’êtie toute sa vie, pour relever la classe agricole ; il veut marier une fille d’habitant ; il veut élever une famille bénie de Dieu, il veut être un semeur de bonnes idées, il veut être un foyer de chauds enthousiasmes pour l’organisation.la coopération, le relèvement de tous les gens de son métier, celui d’ “Habitant”! De sa voix forte de terrien, il Habitant ! tt V'.5 «« I * permet d’exprimer avec art et goût ce qu’elle sent et ce qu’elle voit.Elle est déjà un écrivain.Quel réconfortant rayon de soleil, quelle détente procurera la lecture de ce livre! C’est l’histoire d’une enfance choyée, comprise, cultivée avec amour et intelligence comme une plante précieuse.Aussi cette plante porte-t-elle déjà des fruits précoces et savoureux.Pour notre joie, Jacqueline Dupuy nous fait descendre dans le jardin de son enfance et nous en offre quelques fleurs groupées en un bouquet d’un parfum ingénu.Ses souvenirs remontent loin, très loin, alors que, encore bébé, elle tendait le doigt de toute sa longueur au bout, de ses petits bras pour tenter de toucher les étoiles et c’est là le point brillant qui scintille dans l’inconscience de ses premières années.Puis elle part à la conquête du monde, à quatre pattes dans chambre, tandis que le soleil fait danser dans ses rayons des poussières argentées, ce sont les jouets, tous les jouets.Et, le père Noël, dont l’attente faisait de tout le mois de décembre un mois céleste, y ajoute chaque année ceux qu’il trouve inscrits sur une liste de commande.Il est si compréhensif! V tr » Aria WT A V mr \1: H un sou noir.Là-dessus plusieurs lui rétorquaient qu’ils ne le prenaient pas pour un menteur, mais que c’était une chose rare “pas pour rire dans si peu de temps à travailler dans une usine.Il va sans dire que personne n’attachait d’importance à ses dires mais, il était tellement d’aplomb, il parlait si bien, il était si aimable, il était si sincère quand il parlait de la belle vie rurale, il.Chez les jeunes gens, son i-dk?était une semonce; elle commençait à germer.Personne n’en parlait ; les vieux ne voulaient pas passer pour attacher d’importance à ses paroles, un étranger après tout.Les jeunes n’en parlaient pas non plus, pour ne pas jeter la panique dans le camp des vieux et ne pas faire de scandales autour de leur nom.Mais il y avait au fond du coeur de plusieurs jeunes de vingt ans, un secret désir d’aller goûter cette vie de la ville, ce soulagement de la tutelle des parents, cette liberté! cette irrésistible tentation de sortir, de boire, de jouir, ce griscment, cet ennivrement de prendre enfin possession de toutes ses 6-nergies pour en jouir à sa guise.Ha! la santé à toute épreuve! ali! la joie de vivre! Enfin! prendre le large! Enfin ! voler ce ses fimille qui, trop près, est un reproche continuel, loin de ses amis, les bons garçons, loin des amies bonnes et sincères qui si souvent sont un frein au déver-on s’en fera d’au- 'M Ir.tppeurs Photo pitr courtoisie du Bureau provincial du tourisme, Québec Disposant d'une main-d'oeuvre abondante, d’énergie hydroélectrique peu coûteuse et de vastes ressources naturelles, le peuple du Québec espère contribuer de plus en plus à la prospérité et à l’unité canadiennes.Connaissez-vous le Québec?Savez-vous, par exemple, qu’aujourd’hui, comme au temps des premiers colons, la pelleterie joue son rôle dans la vie économique du Québec?En moyenne, les peaux de castors, de renards, de martres, de rats musqués, de loutres et de loups-cerviers pris aux pièges rapportent bien au delà de $2,000,000 par an—tandis que l’élevage du renard argenté, du vison, du rat musqué et du chat sauvage, comprenant 3,000 exploitations dans la province, rapporte un autre revenu évalué à $2,000,000 par an, soit 19nK V il 95 Si*’ W.: A Kî wv J.KBg II-"./ - v- \ M < ¦¦¦ I ' V #0^ ' i X Z # ;a» $ N ; Tf Ne grondez pas Dieu Une dame, irritée du mauvais temps, se plaignait vivement devant sa petite nièce.—Mon Dieu, quel temps affreux; c’est insupportable! La fillette l’interrompt: —Ali ! ma tante, je t’en prie, ne gronde pas le bon Dieu! A J.-THÉO.POITRAS District: Québec EMILE BILODEAU District: Montréal * * * 'tiûnrV^'* ALEXANDRE COUSINEAU Surintendant adjoint ULRIC CARRIERE Surintendant adjoint ARTHUR BOURGEOIS District: Vaudrcuil ’•Ax.ISIDORE PATENAUDE District: L'Assomption L’aversion des Etats-Unis à se départir du secret de la libération de l’énergie atomique n’est pas de nature à bonifier )a situation internationale.On est excusable de hausser les épaules en entendant tels savants américains déclarer devant les comités d’enquête qu’aucun autre pays pourrait trouver J a Bombe avant huit ou dix ans! Le même excès de confiance fut manifesté par les premiers usagers de la poudre à canon qui apportait à l’art de la guerre une révolution aussi grande, dans le temps, que celle produite par la fission atomique, russes travaillent fébrilement Actuellement, les physiciens i X PAUL E.OUELLET District: Rivière-du-Loup A A.CONSTANT Surintendant général J.-B.-W.BEAUDOIN 'M District: Cop*dc-la-Madeleine \ 4#^ JP i / 'V rs- r e«"0» A CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE-VIE, compagnie mutuelle d’assurance sur la vie, constituée en vertu d’une loi provinciale, sanctionnée le 2.0 avril 1945, a l’honneur de vous présenter aujourd’hui les officiers et les membres de son personnel de recrutement.I tir* / £ Vy, ALCIDE PATENAUDE District: Loprairic i |sirop Mathieu ÈTOUX.RHUMES, I J.-B.ROUX District: Victorioville If HAIMUU S, : I V.ninuits ***** 4 ' iw: BRONCHITES ££ _• i .m : CASSE IA TOUX \\WCW L.-H.COLLET District: Sherbrooke JF3BÈ GUSTAVE PELLETIER District: Ottawa • I i \ Tl/OUS êtes instamment invités à les consulter avec confiance: une expérience de plusieurs années leur permet de vous renseigner sur les plans d’assurance qui vous conviendront le mieux: vie-entière, vie-vingt-paiements, dotation, terme, etc V T TT: ; IRENEE TURCOTTE Distrkt: Bcoucc % • tti V - J.-B.DAIGLE District: Sherbrooke vim.f'#- : ¦ r 5 > i *¦ I A r< »V * r> V fi ¦ * m r> >.V F c5t é X_ ir* T * 'f* •j ALEXIS District: Chombly LUCIEN MELOCHE i >* « District: Montréal N UOIOS polices comportent toutes les clauses ordinaires et spéciales: protection additionnelle, rente familiale, exonération du paiement des primes au décès du contractant, invalidité, double indemnité, dividendes, etc.m v- >\ « >*y f, * / >> Z ' J \ • • vw 'f I « j ¦ LX >*» • .4 x f k t V 1 .\ • V*A * N > >S* i .>4 yi £4 A B.CHARBONNEAU District: Montreal il ifl :K< NOËL DESCARY ‘ District: Drummondville ; 6$S| I A 4 mam * b 9 & ÜHkv GEORGES H.ROUSSEAU District: Yolleyfield Tvvvxvyx ARMAND DESJARDINS District: Saint-Jérôme (T) V iSm V.k *V U/ >*.>€S f£> è w V LE PERE NOEL A ARVIDA \ % * Pour la quatrième année consécutive, la fête de Noël annuelle organisée par 1*Aluminum Company of Canada, Ltd.pour les enfants de ses employés des usines d’Arvida, a remporté un succès complet.Plus de 8,000 personnes ont assisté aux 14 représentations qui furent données à raison de deux par jour dans le vaste auditorium du Centre de Récréation.Outre la distribution de jouets aux enfants des employés, la fête comportait un programme récréatif et musical de tout premier choix.En plus des représentations données au Centre de Récréation la troupe se rendit h Chicoutimi où elle donna un programme spécial à l'orphelinat de l'endroit.Des jouets furent aussi distribués aux orphelins.On estime à plus de 7,000 )e nombre de jouets qui furent distribués tant aux enfants des employés qu’aux petits orphelins de Chicoutimi.Cette fête est devenue une tradition annuelle et elle est organisée par VAluminum Company of Canada Ltd.Les participants sont tous des emplois de la Compagnie ou des résidents de la ville d’Arvida.La photo ci-dessus a été prise lors d’une représentation au Centre de Récréation et la mine heureuse de deux petits bonhommes, indique bien à quel point cette fête a fait la joie des petits.*r W* F ¦ 5?.F > *3 < -3 • — ¦% i < r » ^ UBALD LANTHIER District: Saint-Jean t ^, ARCADE NOEL District: Saint-Hyacinth* & YVAN ROY District: Les Trois-Rivières FERNAND DUMAS District: Montreal DENIS SAVOIE District: Windsor (Ont.) .WWWWMX* « * • RIGOBERT TESSIER æ- District: Jolicttc ^X ” ^T,rf^kvvvvO
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