Le Pays, 16 mars 1852, mardi 16 mars 1852
r y 1 PRIX DBS ANNONCES.ABONNEMENT.V#.6d.pour U première iu-Dû ligne* et »u Six ligue» «fl uiudchbouh, tiuii, «( 7&d.pour rLaque mirante.«IfUbou"', S».W.pour U première insertion, et lOd.pour chaque mirante.Aû-detou» de di* ligue*, id.par ligue pour la première iûâertiou, cl Id.par ligue pour chaque mirante., ., .Toui ordre pour les aenoo< es doit c-tre fail par écrit.XI O O, par année O SO O, Edition Ordinaire,.Idem de la M-uiuiuu < >n peut «’abonner pour «a mois, mai» non pu» pour uuti période de temps moindre.L’abonnement datera toujour» du premier du mois.Le prix est mvitriableuieut payable loua le» six moi» et d’uvauce.sei .B No.10.EDITION HEBDOMADAIRE.—MONTREAL* MARDI, l« MARS IS 52.Vol.I.U» glV ou vous * nvz à raise.; •»« i'r0 undv| douk"' , .r.v Tuscarora, qui .’avait jamais couché .- C étu.t celui *ur lequel je comptai» e dans un lit.comprit facilement ce dont il plus ! dit-il avec, autant de chugiui que Vagi' .ail quand on lui parla de le loger coin- colère, lûodément, mais il ne lit aucune objection, et j marcha tranquillement, sur les pas de M.11,* sergent.Mais que peut-on Willoughby, jusqu'à la chambre du chape-1 d*uu soldat qui n'est pas encore complute-ICIle était au-dessus de la hi- mi nt discipliné ?Vos gens, capitaine U il- semalne mis de servir fidèlement Hubert, et il a toujours tenu son engagement.Nous Hjout' .cus que Muud avait fuit plusieurs fois des présents a I Indien.Nick avait assisté a la mort du major Mérédith et connaissait par conséquent la position Maud dans la famille.Il avait même pénétré dans le secret du cœur de la jeune fille plus profondément peut-être qu’elle ne l'avait fait elle-même.I*n visage pâle qui eût fait cette découverte n'aurait pas manqué de la divulguer avec du longs commentaires.Mais M yandottv, malgré son abaisse.tu ut • t ses nombreux écarts, avait trop de noblesse naturelle pour livrer les affections d’une femme eu pâture au commérage des oisifs.—Wyundotté est l’aiui de Fleur des Bois, dit tranquillement l’Indien, t’ela sulfit.Allons, capitaine, il est temps de quitter les femmes et d’aller s’entretenir de la guerre.Le capitaine enjoignit a I"Indien de descendre dans la cour, en promettant de le suivre après avoir conféré avec Joyce.Il manda le sergent, et discuta avec lui la manière dont le Tuscarora avait pu franchir la palissade.Le sergent, qui n’avait foi dans aucun homme rouge, conseilla de mettre N.ck aux arrêts, au moins jusqu’au lend, main ma- —-Wyaudottè u’eet pas un journal pour rue on In tout A lb fois.—UiteiHIloi dour d’ubord ce que vous savez de nos agresseurs.Y a-l-il beaucoup de blancs parmi eux ?—Jetez les dans la rivière, et l'eau vous apprendra la vérité, h’il y a dans la bande un humilie rouge tel que le Cntiid-Esprit l'a créé, il y a auprès* de lui deux hommes rouge» tels que la peinture lésa laits.Je le» ai recouuus à la trace de leur» pas.—Comment I Wyundutté.—Au talon tourné en dehors, au pas trop court, à la largeur de» pieds.—Y avait-il longtemps que vous le» suiviez, Wyandotte, quand ils sont arrivés au moulin I —Depuis la Mohawk, mais de loin.Les Tuscarora» n’aiment pas à voyager avec les Mohawks.—Mais, d'après votre calcul, il y a plus de blancs que de peaux rouges dans lu bande.Wyandotte montra quatre lois sa main droite, puis il leva l'index et le pouce.—Cela fait vingt-deux, Nick.Est-ce le nombre des sauvages, et vous y comprenez-vous vous-même f —Je lie compte que les Mohawks ; Wyandotte est un Tuscarora.—C’est vrai.Y a-t-il encore d’autres hommes rouges parmi eux ! —Des Onvidas autant que cela, dit Nick en levant quatre doigts ; un Onondaga, u-jouta t-il en levant un seul doigt.—Vingt-deux Mohawks,quatre Ouéidas et un Onondaga, total vingt-sept.Vous avez aussi compté les blancs I L’Indien montra quatre fois de suite ses deux mains, puis la main droite et deux doigts de la main gauche.—t^uarante-sept ; en conséquence, la bande entière »e compose de soixante-quatorze individus.Je pensais qu’elle était plus considerable ?Wyandotté.—Non, non ; mon calcul est exact.Il y a aussi beaucoup de vieilles femmes parmi les visages pâles.—(Qu'appelez-vous vieilles femmes i dit le capitaine.—Ils ont de la barbe ; mais ce sont de vieilles femmes, comme disent les Indiens : ils jasent, ils jasent, ils jasent ; et ils ne font rien.C’est une pauvre troupe, et le capitaine en viendra facilement à bout, s il se bat comme autrefois.l’autre côté } c’était si facile que j’ai honte d'en taire mention.Le capitaine civn ami de Nick ; ils ont marché ensemble dan» le sentier de 11 guerre, ils se sont battu» contre une garnison française.Eli bien ! ui est-ce qui a grimpé sur lu muraille auprès es canon», pour ouvrir lu porte et introduire les visage» pâle» î C'est le grand chef tuscarora ; ce »oir-là il n’a pas été fouetté.—Ce que vous dit* » est vrai, Wyandotte.C’était le véritable nom, le nom indien de Nick.Il ne put s'empêcher de sourire eu l'entendant prononcer par un homme qui savait que ce nom avait souvent porté la terreur dans le cœur des ennemis.—Je me plais à le reconnaître, poursuivit le capitaine, dans cet assaut, vous avez eu le courage du lion et l’adresse du renard.Eu récompense de cet exploit, l’argent et l'honneur ne vous ont pas manqué.—Ou ne mettait pas alors la main sur la marque de mes coups, s’écria Nick avec un accent qui lit trembler madame Willoughby.Nick n’était aims qu’un guerrier ; on ne voyait que sou visage, il n’avait point de do» pour vous.—Je vous répète que vous avez reçu votre récompense, Nu k.Maintenant faites-moi savoir d’ou vous venez.Les traces d’un ressentiment farouche s’effacèrent peu à peu du visage de l’Indien our faire place a l’expression d'un naturel ienveillant.—Cette femme est bonne, dit-il en désignant du geste madame Willoughby.Elle a un Ills qu'elle aime comme un petit enfant ; c’est lui qui envoie Nick.—Mon lils! Wyandot té I Vous apportez des nouvelles de mon lils i —J’apporte une lettre.Les femmes poussèrent un cri simultané, et, par une impulsion involontaire, elles tendirent la main pour la recevoir.Nick tira la missive d'uu pli de son vêtement, et il la plaça entre les mains de madame W illough-by avec une grace qu'un courtisan lui eût enviée.deux vieux militaires sentirent donc la nécessité de savoir à quoi n’en tenir sur le compte de l’étranger ; tou» deux marchèrent rapidement ver» I inconnu, qui »e tenait immobile, et a la lueur de lu lanterne ils virent les yeux étincelant» et la ligure ronge d'un Indien.POESIE CANADIENNE.est un au- 80U VENIR.Un soir, triste et rêveur, je marchai» en silence Sur le bord du chemin où je vais quelquefois ; Et j'entendis d'un chant la suave cadence : Je frémis à sa voix.A s* voix qui chantait en douce mélodie Les charme» de la uuit et la tombée du jour, Les bruits errants du soir, le bonheur de la vie, Les douceurs de l'amour ! Cette voix révélait une existence heureuse, Ne demandant à Dieu qu'un peu d'épanchement : Je l'écoutai longtemps, car mon âme rêveuse Aimait ce tendre chant.Mais quand elle eut cessé son chant triste et suave, J’approchai, doucement du lieu qu'elle occupait: bon front était penché, sa figure était grave : Je vis qu’elle pleuraitI Et je pris dans ma main sa petite main blanche, Lui demandant tout bas ce qu'elle avait au cœur ; Pourquoi des pleurs mouillaient sa ligure si franche; (Quel était sou malheur.Elle me réppndit que son âme était lasse De vivre seule un inonde en soupirant toujour, Et que son jeune co-ur, se perdant dans l'espace, Avait besoin d’amour.!.lit —Est-ce vous, Saucy-Nickt s’écria le capitaine ; «pii vous a ramené ici ?Comment avex-vou» franchi le» palissades 1 Venez-vous eu ami ou en ennemi î —C’est trop de questions à lu fois, capitaine ; allez dans la c liai libre aux livres, Nick vous y suivra, il vous dira tout ce qu’il a à dire.induite est extraordinaire, reprit attendre —Su rc Le capitaine dit à voix basse au sergent de s’assurer de la vigilance des homme» de garde ; puis il se rendit dans la bibliothèque, où il trouva, comme il y comptait, sa femme et ses filles qui l’attendaient avec impatience.—Oh! 11 ugue», le mal n’est pa» sans doute aussi grand que nous le craignions ! s’écria madame Willoughby ; nos serviteur» n’aura'ent pas eu l’ingratitude de nous abandonner dans un pareil moment.Le capitaine embrassa sa femme, la rassura par quelques paroles, et montra du doigt le Tuscarora qui le suivait.—Saucy-Nick ! s’écrièrent à la foi» les trois femmes, mai» avec des sons de voix qui différèrent en raison de leurs sensation» respectives ; l’exclamation de madame \\ il-ioughby exprimait le plaisir de revoir un homme qu’elle croyait lui être dévoué ; la jeune mère, à la vue d’un sauvage, songeait lain absent.fenêtres donnaient sur loughhy, avait nt tout un plus une , Lt hauteur de ce» fenêtre» d’exercice, tandis qu’il faut une année pour , C’est ce que me di-vieux colonel Franker • : disait-il.s’imaginent qu’il» bliotlièquê, 11 les l’escarpement.ôtait au capitaine la crainte d'une évasion, j former un bon soldai, et en mettant alternativement eu sentinelle »uii un jour Michel O'ilenrn et l’un ties Pline, on pou-, \ os recrues, me vait garder Nick en prison jusqu’au retour | savent manger, parce qui!» ont de bonnes de l’aurore.L’heure la plus périlleuse était I dents et un bon estomac ; mais manger est celle qui précédé le jour, alors que b soin- „ti ml, et manger militairement est une us lourdement sur les paupières de» sentinelles, et que le repos axait réparé les forces de> assaillants.—Voici la chambre que je vous ai desti- »i veinent diiliviL.il pesait pl science nu * .l’aurais cru que h: cœur de l’Irlandais sans faire était bien placé, dit le capitaine attention aux divagations de Joyce, née, Wyandotté, dit M.Willoughby avec } vojs mon t.m.ur> e\ ,| „ préventions.Mais il y n parmi —I!* n'ont rien laissé, pas même une ; nous des caractère* différents ; et mes action*, pierre à feu.mieux que mes paroles, vous garantiront ma —Alors nous pouvons les compter au j loyauté, nombre de no* ennemis, lit observer tr.m- Vrécisément.i — lîrnvo ! camarade, s'écria le sergent, quillement le sergent en prenant une prix* Voilà lln |l0inm(, «,„i obéira à la consigne de tabac.sans examiner s'il se bat pour l’Angleterre ou Le capitaine Willoughby reçut ces triste* ( b col,urt Si "e!.'disait m mois, Il traversa la courl^f.'" ""t™"'' Mata, dt-pd* .lp l’inspecteur, n n'y avait pmot.net * pour les rétames, homme, femme, enfants avaient déserté en- —\ ous in avez bien juge, hlodget ; je semble; il» ni t aient pas partis le* mains vi- n'approuve pa» la déclaration de l'mdépcn-des.La chambre était *i complètement dé- «lance ; mais j ' ne saurais blâmer le con-valisée, qu'il n'était pa» permis de douter de grès d'avoir adopté cette me urc.Je me h fuite d’un lmmme dont on avait cru le '« ns à pn-.nl plutôt Américain qu Anglais.Je lien» à ce qu'on ne su méprenne pas sur mes intentions.fils?—J’ai vu la trace du major près du moulin ; des bottes avaient marché à côté des mocassi ts.Les bottes des soldats sont comme des lettres : elles disent beaucoup en peu de mots.J'ai cru d'abord que c'était le pas du capitaine, mais les pieds étaient plus courts, et j’ai reconnu le major.—Je vous avouerai, Nick, que j'ai peine à vous croire, interrompit M.Willoughby.—Me croyez-vous donc aveugle ?N'ai-je pas suivi souvent l'empreinte de ses pas?Au combat de Bunker’s 11 ill, n’ai-jc pas reconnu le major à cette même empreinte au milieu de dix mille guerriers I Je reconnaîtrai le pas du major si je le rencontre dam-la terre heureuse de la chasse, dans le pays des Esprits.—Je crois ce que vous avancez, reprit madame "Willoughby.Mais après vous être assuré de la presence de mon lils, avez-vous demandé à être introduit dans sa prison I —Wyandotté est trop sage pour agir comme une femme.Il voit sans regarder, il parle sans ouvrir la bouche, il entend sans prêter l’oreille.Les Mohawks ont été a-veugles comme des hiboux ; le major a écrit une lettre, et Nick l'a apportée.—l’uis-je vous croire, s’écria le capitaine, ou le démon vous pousse-t-il à m'induire en erreur ?—Mon père dit Maud, avec une simplicité énergique, je répondrais de la probité de Wyan lotte.U a servi si souvent de guide à Robert qu'il ne pourra avoir la lâcheté de le trahir.(Quoique le capitaine eût une opinion défavorable du sauvage, il fut frappé de l'expression de tendresse vraie qui rayonna sur la figure sombre de Wy andotté au moment où celui-ci contempla le visage animé de la jeune tille.—Nick, dit-il en souriant, paraît disposé à conclure une trêve,- du moins avec vous.Et si jamais nous nous disputons, je lui demanderai votre médiation.—Je connais Wyandotté depuis mon enfance ; il n toujours été mon ami ; il m'a pro- ;! avait l’intention de rcs- A dévouement à l'épreuve.—Continuons nos recherches, dit philosophiquement le capitaine.—(Quelles qu'elles soient, capitaine, Après une inspection attentive, on recon- reprit le sergent Joyce, nous marcherons mit qu'il ne restait à la Roche, que le ser- toujours sous vn ordres.Mai* comme la grnt, Jamie Allen, Michel, les nègres et un désertion de Joël a laisse une vacance par-nommé Hlodget.jeune ouvrier de la non- mi lu» caporaux, je prendrai la liberté de En examinant le» d< bris vous demander de l'avancement pour ce jeu-de sa troupe, le capitaine sentit son cœur se 1 ne homme, serrer, car il se rappela l’aspect différent qu’elle avait la veille quand il avait auprès de lui son brave 111* pour la commander.vt Ile Angleterre.—Comme vous voudrez, interrompit le capitaine avec une légère impatience ; il venait de s'apercevoir que lllodget était —Barrons 11 porte île la cour, Joyce, dit Immiiic dédaigner ccs misères, le capitaine.Avec celte poignée d'hom- _Enlc»dcz-vous, soldats, les deux capo-me*, il serait impossible de défendre la pre- raux nullement en fonctions sont Allen et inièrc enceinte.C'est h lacd|té avec la- Blo(, t< vtms |es reconnaîtrez comme .quelle on passe par la grande porte qui nous (p|k< Lfl ^de descendante peut »e retirer, a causé tou* ces malheurs.; ,«t nous passerons une revue générale une —Je le sais.Votre Honneur.Mms don- l|t,mi_k,urc avan1 le j01ir.te M.Strides a pn**é par les deux porte» , , avec m famille i car nml a".raient |-a- I .«' «»'• «•/»-* .WentUle n.« composé arrêter ,m lous-ollicïrr.Mai.le reste f «>»““«• ''“T"!»1 B,od*'t ,lm déserteurs aura dû employer d'autre, «' 1 '»!* «° , 1 '"«= I Aucteo.occupé nnvens dans Imtenenr de la maison à des travaux veux ci conférer avrr le Tttscaro- ' doincititpiex.était considéré comme inutile.Il peut nous être très utile comme cou- ' Lf me,la Joy ce à prendre du ce- mtr.comme espion cl comme tirailleur.P°» “ c^rgea tic faire le guet en per- Montez avec moi à la chambre de M.sonnc* Woods.Après avoir franchi rapidement l’cecalier, , 3 (A continuer.) 01321665 4 I ¦"* •l*L I y?r1™ ¦! x.!-"_*i 5-W 5* LB PAYS.16 Mars LB PAYS.edition hebdomadaire.1er ; 4‘ L*Angleterre refusera.” Vous uv faites guère» »on éloge daus tout le» ca».éjuoi Joue! celle Angleterre »ijuste, qui, suivant vous, noua a douué tout ce que nous pouvions raisonnablement désirer, et qui est prèle à uous donner tout ce que nous pourrons désirer bu niait*, a le boulieur i précieuse loyauté, elle va nous refuser précisément la seule chose dont uous aytons un besoin réel, un marché pour nos produits f MuU elle est doue bien despote votre Au-glelcrre chérie! Ou bien, il n’y a pas de milieu, vous êtes donc de grands hypocrites ! Il est évident que l'union commerciale in-lime du < 'anada avec les Ktats-l'ni» donnera une valeur considérable a la propriété dont lu dépréciation est telle que le moindre malheur, en ( "anada, le moindre accident, surtout à la campagne, est souvent ruineux pour un homme a l'aise, N’oyez les terres qui sont de chaque côté de la frontière, quoi, du côté trente à quatre-vingts piastres iLrpcnl, pe daut qu en ( anada des terres de même leur,' ijuii/U uu su/, ne dépassent presque jamais de vingt à vingt-cinq piastres l’arpent ! \ oilà certes ce que personne et ce qui détruit de foud-cu-comble toutes les objections que I on élève contre la ]>rè-tcfulur prospérité atnéricuitie, et toutes les teraicut encore.C’est être souverainement inepte que il attendre, pour agir, l’invitation de celui qui, A tort ou à raison, croit avoir intérêt a ce que les chose» restent daus l’état où elles sont Il est très remarquable que,duos cette assemblée du Lourd of trade, tout le monde ait été à peu près d’accord sur l’utilité delà proposition de M.Could.Quoiqu’il l eût démontrée dans un excellent discours, il eût été tout naturel de voir quelques-uns des marchands de cette ville juger question autant avec leurs feelings qu’avec *cur ce, et douner autant d'impor- tance aux intérêts des lubricants anglais qu’aux intérêts généraux du pays ; mais tel n a pas élv le cas, et ou s’est A peu prés accordé sur son utilité.J.lion.M.Mettait, pur exemple, qui a lait dans cette occasion le discours d* homme sensé et d’un homme pratique, a dit en propres termes : “ Il est hors de doute “ j même qu'il n"a -ubi aucune condamnation, qui ont précédé le coup-d’état du 2 décein- rien dire, il a voulu et il a pu inspirer a son mais après deux avertissements motivés, bre seront, à ce point de vue,les plus carac- entourage le sentiment de sa nouvelle pori- j Enfin, un journal qui n’aura encouru ni pé-téristiques de la vie de Louis-Napoléon et la lion.Ce sentiment a été surtout compris nalités d’aucune sorte, ni reçu d’avertisse-page la plus éloquente de son histoire.Le de certains hommes du parti légitimiste et ; menés motivés, pourra être immédiatement voile qui enveloppait cette âme mystérieuse du clergé, qui ont l’habitude de la hiérarchie supprimé par mesure de sûreté personnelle.^ ceUe occas;on |(J département rarest tombé en un jour, et les moralistes, et le respect de l’autorité.Ils savent être j Seulement, cette suppression sera prononcée ,,e au, cjtoyens q|f;| Cvt interdit sous voyant enfin clair dans cet abîme, ont pu courtois sans être courtisans.Aussi Louis- par un décret spécial du président de la ré- - d’amende.dJ loger des étranger sans juger ce qu’il avait de profondeur.Aussi Napoleon declare-Ml volontiers que c’est publique, publie au Bulletin de* Uns.! en faire la déclaration au bureau des étran- Pinaction et le silence actuel de l’Elysée ne parmi eux qu’il a trouvé le plus de dignité et .t gx-rs.qui délivre des permis de si jour à sont-ils regardés, par beaucoup de gens, que de titres à son estime.Le parti clérical Si la franchise et la sincérité s’alliaient ceux’ dont les paniers sont en règle.des signes précurseurs de quelque non- cherche à exploiter cette sympathie à son aux conditions du despotisme, sept ou huit « pour le département de justice et police, veau coup de tonnerre, de quelque nouvelle profit et aux dépens de l’Université qu'il re- lignes eussent suffi au libelle du décret orga- j « jjC directeur de la police centrale surprise.Louis-Napoléon a, dit-on, prévu ! garde comme sa plus dangereuse ennemie.! nique sur la presse.M.Louis Bonaparte c EiTCiiKL " ' toutes les éventualités, et il saura parer à j L’Univers enveloppait dernièrement dan-; aurait pu dire : Jm liberté de la presse est toutes.L’armée ne peut croire qu’il lui ait cet anathème la Faculté de Médecine de et demeure supprim e.Tout journal qui rendu les aigles pour les laisser dormir, et Paris, qu’il dénonçait comme une école de ' s'écartera de l'esprit.dis tendances, des elle attend, le poing appuyé crânement sur matérialisme, et il demandait qu’on pût lui principes et du système particulier ou gela hanche, comme il convient à des hommes ! faire une concurrence catholique et spiritua- nira/ adopté par le gouvernement, encour- qui se regardent comme le second pouvoir liste.Le nombre médical et universitaire ra telle pénalité par ses rédacteurs sse tes qui, malgré les démentis du Moniteur, que les haricots, quoique fassent nos écolier*, dit cette longue et compendieuse phraséoio- * * jettent l'inquiétude dans le monde financier, qui ont été renvoyés chez leurs parents, où gie.Il y avait dans cette rédaction un A TR,:E?Ï- 2* courant, seront vendr a De là une grande stagnation dans les affaires , on calmera leur ardeur révolutionnaire a j autre mérite, celui de la clarté, tandis que : MouTOXs" etc!.ji.ftrameto, & U^ten^ et une sorte d'immobilité dans les fonds pu- ! l’aide de l’eau fraîche et des lentilles pater- l'économie du décret sur la presse laisse im- «ils de Ménage, etc., qui se trouvent sur la terre blics.Les capitaux ont peur et boudent utiles.Lentilles pour haricots, et haricots mensément au doute, et partant de là, a l’in- appartenant dernièrement à M.Alexander Mc-avec la bourgeoisie, qui se sent sacrifiée aux pour lentilles, c'est à peu près là ce que les terprétation.Mais le législateur moderne r‘ F'ta "w u t l h6rCiC’et vois::;c paysans et à l'armée, aux prêtres et aux lé- ; peuples et les écoliers gagnent à toutes leurs avait probablement ses raLons pour remplir ct C Condition» Arg-nt comptent, gitimistes, c’est-à-dire à ce qui est au-des- insurrections.son œuvre d’ambiguités et pour l'envelopper * FISHER ET* ARMOUR, sous et au-dessus d’elle.Cette déchéance .de ténèbres.manifeste de l’influence bourgeoise, qui est Le gouvernement belge, qui a peur, com- ; L’agitation produite en Angleterre par; le trait social et plos marqué de la révolu- me l’Angleterre, de cette ambition à pas les projets belliqueux qu’on prête à AI.lion du 2 décembre, contribue puissamment ! lents, mais mesurés et persévérants, aug- Louis Napoléon, a eu son-contre, coup cn j TAEXISART, Collection de décisions nouvelle s à rapprocher de l’Elysée la vieille aristocra-1 mente comme elle son armée, et fortifie les, Belgique, en Allemagne et en Suisse.En jj * et de notions relative* à la Juristic, dont elfe flatte la rancune.Cette aris- ' points les plus exposés de son territoire.Mais Belgique, parce que les façons du Président, prudence, etc., 13 vols.4o (cjom- tocratie espère rajeunir et raffermir son in- D contagion de l’annexion à la France fait, j au lendemain du 2 décembre, ont été par , * PRATIQ''E VXIVER C “ ta n qile pour M.prostituer avec une digne verdict d approbation.ardeur dans la fange de la corruption.I n Depuis le 2 décembre, la F rance sans h- fanatique sans principe, un débauché sans berte, sans gloire, plongée dans une dégra- vertu, „n bigot sans conscience lui succéda dutmn sans nom, abreuvée de honte, est dans M„.,t.lrônc où s’était assis Louis XVI avant la boue au pied du despote qui, chaque jour ,le monler |es degrés de l’échafaud, et a chaque heure du jour, lui lance I insulte Charles voulut continuer l’œuvre de réel la moquerie.trogradation et de despotisme commencé par Depuis le 2 décembre les langes de I op- >0II prédécesseur ; il ne lit qu’exaspérer un pression, les oripeaux de hi monarchie, les peupIe qui se rappelait encore tous les for-chaînes de I esclavage et de la servitude en- Lits des Bourbons et toutes les humiliations veloppent la France, comme ils enveloppent ,.t toutes les hontes de 1815; la mesure tous les autres peuples qui gémissent sous le était comble, l'orage éclata, Juillet survint, sabre des despotes, sous la hache des hour- Trois jours, trois jours immortels comme reaux et sous le poignard des Cosaques de l’histoire qui les a inscrite sur ses plus belles tous les pays.La France en ce moment pa trois jours suffirent au peuple de éprouve le sort, boit la coupe amere, sou Are Paris pour chasser le petit roi dans lequel se les douleurs, qu ont éprouve, qu ont but.personnifiaient quinze années ,l’infamie.Mais qu ont souflert X emse, la Hongrie, 1 Irlande, ,e temps des épreuves n’était pas êncore qu elle a lâchement laisses violer, qu elle a fmi> |a COupe des déceptions n’était pas en-abandonnes comme des victimes aux tyrans corc tarie, la dégradation morale devait du nord rie 1 Europe.avoir de nouveaux adeptes, la liberté de C est dans ce moment d alarme et de nouvea,1x profanateurs.Trop confiant, le peuple fut indignement trompé, les républicains criminellement joués, le pays pas con-Milté, un trône fut établi sur les cendres d’un trône, une royauté élevée sur les débris d'une royauté, Louis Philippe succéda à Charles X, l’habileté et la corruption prirent la place de la stupidité et du despotisme.ou changea de roi mais non de règne, la monarchie constitutionnelle continua l’œuvre de l’oppression de 1815; la France expia dans un douloureux esclavage de dix-huit ans le crime d’avoir été sans défiance ; elle se vit tyrannisée, opprimée par ceux-là même qui pour capter son estime lui avaient promis la liberté, elle vit arrogants sur un trône qui n’était rien sans sa volonté, ceux qu’elle avait vu humbles et soumis dans la poussière à ses pieds ; elle se prit à sourire de leur niaise confiance comme elle avait souri de PRIX DES MARCHES.MARCHÉ BONSECOITRS.Moktskai, 15 Mars 1852.PRIX DES DENREES.Farines: s.d.h.d.3 o d 9 6 t» 0 9 6 7 6 8 0 111.alors elle redemandera au gouvernement ce que celui-ci lui a ravi.( >n lui a enlevé toutes scs libertés, elle les redemandera ; ou a tué la presse, elle la relèvera ; on a brisé la tribune, elle la rétablira ; elle refera tout ce qu’on a défait ; elle reconstruira tout ce qu’on a abattu ; elle détruira rapidement l’échafaudage d’oppression qu’on a péniblement construit.Or, où la France retrouvera-t-elle la liberté de la presse, la liberté de réunion, la liberté de la tribune, sinon dans la république ; non pus dans une république fausse, bâtarde et corrompue comme celle qui vient de tomber ; mais dans une république honnête, éclairée, morale, rationellc, comme la ré, des Etats-l 'nis, comme la grande et glorieuse république de l’immortel Washington.ses crimes, vous connaisses ses attentats* vous connaissez ses forfaits ; maintenant jugez si un tel homme peut gouverner longtemps un pays comme la France, où, Dieu merci, tout sentiment d'honneur national n’est peut-être pas éteint.Messieurs, soyez-en certains, avant qu’il soit longtemps, Louis-Napoléon aura gravi les marches de l’échafaud connue Louis X VI, ou pris la route de l’exil comme Louis l’hi-lippe.Farine par quintal.Do d'avoine do.Do blé d'Inde.Grava \ o 4 6 1 9 Blé par minot.Avoine do .O; Ko 1*018 Sarrasin do .Seigle (j ruine de lin do 1 8 .3 U 3 U do .3 4 do 3 0 2 3 ____ 2 0 .2 9 .4 0 .1 » 4 ti do Volailles et Gibiers: Dindes (vieux) par couple.7 ti .5 0 .2 ti .2 ti .2 0 .U 7 10 0 ti 0 3 9 3 0 do Oies Canards l’ouïes Poulets Pigeons do ilo 2 6 do do 0 10 Viandes : .0 3 0 0 .0 3* 0 5 .2 ti 5 0 .18 2 6 .2 ti 7 ti .17 ti 30 0 .27 ti 31 3 .20 0 22 9 Bœuf par livre Caul Mouton par quartier Agneau Veau Bœuf par 100 livres Lard irais do Morue lruiche.VI.do .L’avenir est là ! La république a scs racines clans le sol même rie la France, clic serre, elle presse, elle embrasse dans scs jalons qu’on a pu extirper le cœur du peuple français, tout chaud, tout palpitant de patriotisme ; clic est tille de la civilisation, et elle sera immortelle comme le droit, inébranlable comme le peuple, sainte comme la liberté.Flic a encore des combats, des combats terribles et sanglants à soutenir, elle les soutiendra ; et elle en sortira rayonnante et victorieuse.Les luttes ne font que doubler ses forces, que centupler sa vigueur, qu’augmenter son énergie, qu’accroître son pouvoir, que grandir son courage.Les roi», les tyrans de toutes les espèces, les despotes de toutes les origines, pourront se conjurer contre elle ; ils pourront lancer contre la république tous leurs suppôts ; elle les bravera, elle se moquera de leur impuissante furie, car elle a l’avenir pour elle, et eux s’en vont avec les débris de leurs trônes auxquels ils se rattachent vainement avec l’énergie du mourant qui sent que la vie le quitte, lui échappe.Avec l'expérience de l'histoire, avec la voix du siècle, je dis que la monarchie dite de droit divin telle qu’appliquée par Louis XIV et tous ses successeurs, n'est plus praticable en France ; elle ne satisferait à aucun de ses besoins, elle ne concorderait avec aucune de ses tendances, et par conséquent elle serait en dissacord pci, ses idées.Le rêve de la restauration de la branche aillée des Bourbons sur le trône de la France, n’a pu être formé que par ceux qui croient que l'humanité tourne perpétuellement dans le même cercle, sans jamais se départir d'une ligne de la route tracée.Ceux-là nient le progrès ; or, qu’a-t-on à leur répondre 1 rien ; parce que lorsqu’une chose est tellement palpable, tellement visible, qu’il n’y a que ceux qui ne veulent pas voir qui ne voyeut pas, il paraîtrait insensé de vouloir démontrer un fait qui est visible et clair même pour les aveugles et les borgnes.Le règne de la monarchie dite de droit divin est impossible dans un pays dont trois grandes révolutions ont lavé et fructifié le sol ; dans un pays où l’aristocrate voit chaque jour ses forces diminuer, son influence s'éteindre, son pouvoir mourir ; où les empiétâtions de la bourgeoisie sur la classe élevée sont à chaque instant plus considérables et plus profondes ; où le peuple, où les masses sont habituées à une certaine participation au pouvoir et à la liberté, qu’un pareil gouvernement leur refusera toujours.La monarchie dite de droit divin est impossible en France, parce que tous les crimes, les fautes, les attentats de son passé pèse sur elle de tout leur poids ; parce que le peuple se souvient encore de la désastreuse paix, de l’infamc traité, du l’exécrable trahison de 1815, qui nullitiait d’un coup de plume le produit de vingt-six années de lutte s et de prodiges ; parce que le peuple se rappelle encore que c’est un Bourbon qui a amené les soldats de l’étranger sur son sol, pour que ceux-ci noyassent la patrie dans le sang, afin que dans ce sang Louis XV III pût poser son trône ; parce que le peuple se souvient encore que les bourreaux du maréchal Ney, que les assassins du maréchal Brune, que les meurtriers de Labedoyére, étaient des Bourbons.En un mot, la monarchie dite de droit divin est impossible, parce que qui dit monarchie dit despotisme ; qui dit monarchie dit négation de toute liberté ; qui dit monarchie dit oppression à l’intérieur, honte à l'extérieur, dégradation au dedans, abaissement au dehors, ignominie partout.Dr, messieurs, si la France n’a pas descendu le dernier échelon de la dégradation ; si elle a encore en elle un peu de celte force, de cette vie, de ce noble enthousiasme qui a enfanté les prodiges de “ 92 ” ; si elle n’est pas la dernière des nations, elle ne baisera pas la main qui a signé sa honte en 1815 ; elle ne se soumettra pas à tant d'ignominie , elle ne se prosternera pas aux pieds de ceux qu’elle a chassés en 1830 du trône où ils prétendaient avoir le droit de rester malgré elle.Les Orléanistes ont peut-être, à la chute de Louis-Napoléon, quelques chances d'arriver au pouvoir dans la personne du comte de Paris.Les lils de Louis Philippe ont dans la bourgeoisie de nombreuses sympathies, le peuple verrait dans leur avènement un progrès, la nation accueillerait peut-être avec plaisir la restauration sur le trône des enfants d’un roi, auquel la récente confiscation de scs biens a rendu quelque popularité.Mais une chose est certaine, c’est que si le comte de Paris remonte sur le trône, ce trône quelque solide qu'il soit en apparence ne le protégera pas de la proscription ; car la monarchie constitutionnelle, comme tous les intermédiaires, ne peut subsister longtems; elle sera inévitablement brisée par les deux partis extrêmes conjurés pour sa destruction.Royauté ou république, telle est l’alternative laissée aux peuples ; tout ce qui essaie d’unir lès deux, de les concilier dans une forme de gouvernement modéré, est impitoyablement broyé dans leur choc.Royauté ou république, c’est la question que notre siècle est probablement appelé à résoudre ; le combat est entre l'une qui est le passé et l’autre qui est l’avenir ; tout ce qui n’est ni l’une ni l'autre ne peut pas exister longtemps, car toutes deux sc réuniront pour conjurer sa perte.do do r/odnils de la laiterie : Beurre frai* par livre.Do fu lé F roulage 1 o 1 3 Une autre cause déterminante d’imaginer ici autre chose que des rouages suspendus dans une cinquième ou sixième enveloppe du soleil, c’est la nécessité où se trouvent les partisans de cette dernière hypothèse de rejeter, comme autant d’illusions, les phénomènes lumineux qui se sont vus, non plus en dehors, mais sur les disques même de la lune.Or, ces faits ont paru à M.Faye tout aussi bien établis que les autres.Enfin la célèbre théorie, ajoute-t-il, qu’Hcrschei a donné des taches du soleil, théorie sur laquelle ou a basé l’explication des faits dont il s’agit ici, donne prise à bien des difficultés, et n’est nullement acceptée dans la science d’une manière définitive.Tout en renonçant, dit en terminant M.Faye, a l'hypothèse que j’avais proposée, d'après les maximes d'Olbers,en vue de provoquer et de guider des recherches nouvelles, et en ménageant surtout la possibilité d’une vérification, je dois dire que les opinions antérieurement émises ne me semblent pas avoir pour cela gagné en probabilité, et je crois devoir inviter les astronomes à porter leur attention sur les motifs qui empêchent, à mon gré, d’adhérer à ces opinions.Cvprien Desmarais.O 8 .O 4 do .0 9 U 5 avec toutes do .Légumes : Fève» américaines par minot.4 0 Do du Canada 5 0 5 6 do A U 2 U 2 * do Patates Navets Oignons do 1 ti 2 0 2 6 do .2 0 Divers : Saindoux par livre.Œufs frai» par douzaine 0 0 0 fi .0 71 0 9 J*riz du Pain: 0 7 Pain bis.Pain blanc.0 5 .0 ti U 8 Sucres : Sucre d'érable par livre Miel 0 41 0 5 do .U 4 0 b Fruits : Oranges par boite Pommes par quart 15 0 17 6 16 0 19 G tristesse pour les cœurs républicains, qu’il convient de jeter un coup-d’œil sur le passé et le présent de la Fmn?e pour y chercher des garanties de liberté pour l’avenir, c’est dans les malheurs qui fondent sur elle, c’est dans les crises douloureuses qui l’agitent, c’est dans les infortunes qu’elle éprouve, c’est quand la tyrannie l’opprime et l’écrase, que nous devons aller puiser des espérances dans les glorieuses luttes contre le despotisme qni ont illustré les soixante dernières années.Je viens essayer de prouver que par ses tendances, que par ses mœurs, que par ses idées, que par son passé le peuple français est forcément conduit à la république, où tôt ou tard il arrivera ; de plus j’essaierai de vous convaincre par la faiblesse, l’incapacité ou les crimes des ennemis de la démocratie, de l’impuissance où ils sont de retarder bien longtemps la restauration du gouvernement républicain.Je vais d’abord passer en revue les événements qui se sont déroulés en France depuis plus d’un demi-siècle ; au milieu de ces événements si divers, de ces revolutions si terribles et si soudaines, vous verrez le principe démocratique, même lorsqu’il sera vaincu, s’étendre et se développer; vous verrez son influence s’accroître, sa puissance s’agrandir avec lenteur ou rapidité, produire les grands progrès de notre époque, et toujours menaçant pour le despotisme le forcer de faire chaque jour des concessions à la liberté.Naissances VARIETES.Le 14 courant, la dame de C.A.Brault, écr, notaire, d'un Idg.SCIENCES.Mariages Migrations et fécondations artificielles des poissons et des mollusques de nur et d'eau douce chez les Romains.—Au sujet de la Note de M.Coste sur un procédé propre à conserver des œufs de poissons sans Deux remèdes très recommandés nuire à leur éclosion, en les transportant à contre l’hydrophobie.—Le premier, dé-de grandes distances, M.Dureau de la Malle ] couvert par un savant français, et pratiqué rappelle ce qu’il a découvert a ce sujet, sur i d'abord sur lui-même, puis sur un grand uoin-les procédés employés chez les Romains ' lire de malades, consiste à se mettre dans pour les fécondations artificielles des pois- une étuve, et à s’y faire suer aussi longtemps sons et des mollusques.qu’on le peut endurer ; et à répéter ce bain “ Déjà, dit ce savant, dans mon ouvrage : de vapeur plusieurs jours de suite après avoir Economie politique des Romains, commun- été mordu, cée en 1818, imprimée en 1840, dans le chapitre des Viviers, et dans le livre 111 de Yarron, de Villaticis past ion thus, que j’ai traduit tout entier, j'ai réuni beaucoup de faits relatifs à la fécondation des poissons et à leurs migrations de l'eau de mer dans l’eau douce.l’ai montré que, chez les Romains, elles étaient prescrites, réglées et opérées artificiellement à diverses époques de l’année, reconnues par l’expérience pour être favorables à l’hygiène, à l’engraissement, à la fécondation et à la production des métis, des mulets, en un mot, des hybrides ichthyo-logùpies artificielles de plusieurs espèces de poissons.Ils les avaient aussi opérées avec succès sur les mollusques et acquis des métis et des variétés très utiles et très remarquables dans leurs immenses parcs d’huîtres et d’escargots, où ils tenaient à part et mariaient, à des temps préfixés, beaucoup d’espèces différentes.Ces hybrides ichthyologiques doivent produire, pour certains genres de poissons, ce qu’elles ont produit, dans le règne végétal, pour les cucurbitacées ; ce qu’a produit en- (Des Mélanges Religieux.) lin, chez les anciens et les modernes, la greffe par emplastration pour des végétaux différents de genre et d’espèce, à feuilles persistantes ou caduques.La science aura trouvé le moyen de créer, dans cette classe de la zoologie, peut-être même dans celle des mollusques (les huîtres et les escargots), une certaine quantité de mulets, de métis ou de variétés, dont le nombre peut égaler un jotir celui des pommiers, des poiriers, des vignes, des roses et des dahlias.” A St.Lin, le 1 du courant, par Mcssirc P.T.Hurt eau, curé.M.N.R.Héueau, marchand, de St.Louis de Hcauharnois, à demoiselle Mélina Lovas, de St.Lin.Dcecs.si Le 11 courant, à l'âne de 58 an*.Dame Charlotte Lucie Lusinnan.épouse de Geo.Campbell Rankin, écr., chirurgien au service de l’hon.compagnie des Indes Orientales, dans lu Présidence de Calcutta.A PHôtel-Dicn de cette ville.le 5 du présent mois, le Dr.Jean Baptiste Lcbourdais, à l’âge de 67 ans.A St.Thomas, le 3.après six jours de maladie, M.Louis Desjardins, marchand, à l’âge de 41 ans.A Bourbonnais Grove, Illinois, Henriette Mun-ro, épouse d’Alexandre Morrison, ci-devant du Bas-Canada, comté de Bertliier, âgée de vingt-six ans.leurs protestations de soumission et de libéralisme, lorsqu’ils n’étaient encore rien que des intrigants sans importance et des ambitieux sans fortune., Après dix-huit années de turpitude, de trahison et de mensonge, la France était lasse du joug des geôliers de la duchesse de Berry, le cœur du peuple débordait d'indignation, surabondait de colère, frémissait d'impatience, il ne fallait plus qu’une étincelle pour brûler et détruire le trône qu’un système machiavélique de corruption n’avait pu affermir sur un sol qui n’est plus fait pour porter des monarchies ; l’étincelle brilla, le trône fut renversé, le sceptre royal mis ne éclat, et la royauté encore une fois prohibée du sol français qu’elle salissait depuis 18 siècles.Le second remède, connu des sauvages de l’Ouest, fut publié dernièrement dans les journaux américains par un M.Hubbard, de l’Illinois, qui raconte que, mordu dans son enfance par un chien enragé, en même temps qu’un de ses frères, et un mouton, il en vit l’application faite avec plein succès sur ces trois victimes de l'horrible maladie.Prenez la racine du frêne de montagne ( frêne noir) ; enlevez-en l'écorce, et faites-la bouillir longtemps dans de l’eau, de manière à en faire une forte décoction ; et buvez une tasse de cette tisajine trois fois par jour pendant une semaine ou plus.M.Hubbard dit que le mouton avait tous les symptômes de la rage lorsqu’on commença à lui faire avaler la tisanne, et qu’il ne pouvait plus se tenir debout.Le lendemain il rejoignit le troupeau, parfaitement guéri.Ce remède est aussi excellent contre les morsures des serpens vénéneux.—Communiqué.Le même jour, à St.Gabriel de Brandon, comté de Bertliier, Elizabeth Armstrong, âgée de 37 ans, épouse de William Morrison, écr, J.F., et frère d’Alexandre Morrison, de Bourbonnais, et par suit de meme maladie.LA CONSOMPTION ! ! ! II.Est une agréable maladie, comme tout le monde le sait.Elle commence et progresse si perfidement, qu’avant qu’on s’en aperçoive, les poumons ne sont déjà qu’une masse A'ulcires.Alors un changement subit du chaud nu /row/, produit une enflammation, et en peu de jours ou de semaines, on entend dire qu’elle est morte ou qu’il est mort d’une rapide Consomption.Nous référons tous ceux qui sont troublés par le rhume ou mal de poumons à l’avertissement qui se trouve dans une autre colonne “ Extrait chimique par Jiulson
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