L'Echo des jeunes, 1 mars 1895, mars
Prix : 5 Ccms SOMMAIRE MigtumeuiU., .Albert FERLAND.Dizant‘S«n»tt, — Rare/et dam t Ombre.— Madrigal tritfr.Victor ORBAN.la Rlhakilitatien .EdouardCABRETTE.Aux XèrU.;.::.R.de la BRETONNE.Cvgit Crldit.A.ELLIVEOPAC.| Ce sacrf CabexAard,.Georges ELCAR.A une Mettaient.'.Edouard CABRETTE.Siiheutjitt de Jean tier (aènic édition) A Filiatrcÿuil.— MareXSauvalk.— Horace Samt* Louis.Jean CRIS.VAmmirt Littéraire,.^.V.REIN ERG.CArmifue du Àfoii .L'ECHO.nnemcnts kj Etats-Unis, an an, 50 tlfi, un an, 2 franc».NADA. Ici tics d'or.Edouard L'ECHO 4> JEUNES REVUE ECLECTIQUE ME WELLE.L'ECHO DES JEUNES parait tous les mois en livraisons de 16 pages, formant A la fin de l'année, avec la table des matières, un beau volume de 200 pages, imprimé sur papier glacé.Ses collaborateur se rcciutcnt parmi les meilleurs écrivains de la jeunesse canadienne, française et belge.Les manuscrits reçus sont soumis a un Comité de Rédaction.Les signataires sont seuls responsables de leurs articles.Les manuscrits, insérés ou non, ne sont pas rendus. er mille rorura ! Albert Ff.ri.and.DIZAIN-ACROSTICHE X use, le pur éclat de son mil fait songer A u jâle enchantement 1rs visions nocturnes : 3 « ves toot étoilés qn* dans leurs blanches urnes, 0 ardent les nénuphars flottant au vent léger.vJ n gentil nom de fleur, un nom plein «le musique £ «t son heureux trésor et son attrait magique ; S ien n'égale en douceur le cha'tne de ce nom, 1 1 enferme nn sourire, une odeur, un diclamr ; out puissant pour le cour, il réconforte l'âme u I'«flairant toujours d'un caressant rayon.Victor Orban. sa L’ECHO DES JEUNES PAROLES DANS L’OMBRE Elle disait : 41 D'oà rient eette étrange tristesse Qui pose sur votre Irne ainsi qu’un long remords I Je veux connaître un peu le mal qni voua «pptvase, Je veux voua rontoltr du eouve-nir de* ootla, Pouniooi cet air pensif, et pourquoi ma caresae Voua laiaae-t-elle ainsi sans joie et sans transporta T Me dim-vous, enfin, pourquoi dans la jeune*»* Voua enviez déjà le grand repos de» mort» * — Et je loi répondis : 44 Je porte dans mon ceor, A travers tous le» temtia et leurs mélancolies.Le sublime idéal des choses infinie*.Ne voua désolez plu« Qu'importe ma douleur Puisque j'en ai trouvé le remède suprême, Puisque je souffre motus depuis que je vous aime.” Victor Orban.MADRIGAL TRISTE Mon renr a conservé de votre reur de vierge 1-e souvenir très doux et l'éternel regret ; J'étais blet jeune alors, et je restais muet Devant votre beauté, votre pâleur de cierge.Je voua revoit bien tard, et mon âme en cor vierge Voudrait I «jours aimer, uitm» au sein du secret.Votre douleur tranquille et le soupir discret Uni V0V1 met sur le front cette blancheur de cierge.Mais puisque votre enfant, au sourire de vierge.Demande nue caresse à votre mil trop distrait, laissez-moi vous quitter sans trahir mon secret.Sans attrister jamais votre pâleur de cierge.Victor Orhax. LA REHABILITATION — Bonjour ! bonjour ! te voilà revenu ?Comment es-tu ?Et Jean Blanc continua sa série de questions sans me donner le temps de répondre.Je le laissai faire, car je le savais cxhidiérant lorsqu'il était joyeux, et mon retour au pays, après un voyage de quatre ans à l'étranger, lui faisait plaisir.Il avait été mon intime ami, presque mon frère, et l'absence n’avait pu éteindre le feu de la vieille amitié qui réchauffait nos cœurs.Tout en descendant la rue Saint Jacques, je satisfis à sa curiosité, puis, à mon tour, je l'interrogeai, sur les événements qui avaient eu lieu durant mon absence.Soudain, il me frappa sur l'épaule, et d'une voix assez forte pour attirer « attention des passant», me fit cette question : — As tu appris le mariage de Paul Huot ?— Mais, non ! — Marié, mon cher, avec Cora.— Avec cette fille ?— Avec cette fille que tous les viveurs ont connu.— Comment.?— Ah ! c'est une histoire.Nous nous trouvions en face d’un restaurant à la mode.Nous entrâmes, et, nos cigares allumés, Jean Blanc raconta : Paul H col commençait à suivre les cours de l'Université McGill, lorsqu’il fit la connaissance d’une charmante enfant, une Montréalaise exquise, intelligente, issue d’une famille distinguée de Montréal, la famille llarrau.En peu de temps, il se prit d'un amour fou pour la jeune tille, qui n’avait alors que dix sept ans. 54 L'ECHO DES JEUNES Il en souffrit ce qu'un homme peut souffrir psychologiquement.Je ne m'imagine pas ça, moi, car je n'ai jamais aimé â ce point, comme bien d'autres du reste, mais il parait que ça existe, enfin ! Toutes les qualités qu'avaient Alphonsinc Barrau (l’héroïne du récit) étaient malheureusement contre ba lancées par deux défauts énormes : la légèreté et la coquetterie.Aucune femme ne songeait moins à ses actions.ne pesait moms «es paroles.Aucune femme ne flirtait plus, ne cherchait à se faire plus d'amoureux.Ses bons parents la laissaient faire, ou ne s’occupaient pas d’elle, je ne sais trop.C’est le grand malheur ici, vois-tu.l es pères et mères donnent a leurs filles une liberté aussi grande qu’a leurs fi's et çi ne fait pas.Mais, revenons, je disais qu'elle flirtait.Sa beauté, son esprit, lui permettait de jouer ce j-u dangereux avec le plus grand succès.Aussi, combien de désespoirs .1-t-elle déposés an coeur d’un grand nombre ; combien de pleurs a t-elle fait verier, la malhett'cuse.Ce qui devait arriver, arriva.I.e papillon se brûla les ailes.Cette brillante fleur fut.un jour, cueillie subrepticement par une main indigne.Chassée par des parents, qui avaient, en somme, le tort de leur rote, bannie de la société par le mépris, montrée du doigt par un public hypocrite, l’cnf.mt désespérée se lança dans la seule voie qui lui était offerte : le crime I Mais pour en arriver là, qui peut dire ce qu'il lu; fallut de découragements, de luttes ?Une fois sai-ie par le tourbillon ce fut fini ! Vendant trois ans elle devint la maîtresse attitrée de tel ou tel avocat, financier, médecin, puis descendit un cran, puis disparut.Par décence, en ces derniers degrés, elle sciait abritée sous le nom de guerre de Cûra et.quelques initiés seulement savaient s n nom vrai.D’un autre côté Paul Muo; avait suivi, la mort dans I'àme, cette marche descendante de sa dulcinée. i.’eciio DFS JEUNES 55 Chaque pas fail dans la voie maudite, par celle qu'il aimait, lui enfonçait au crcur un poignard, le torturait immensément.K,t, lorsqu'il la perdit de vue, le vide étrange, inouï des grandes douleurs le stu|>éfi3.Paul Hunt venait d'être reçu médecin avec grande distinction Néanmoins, sa profession, les honneurs, ne pouvaient cicatriser cette blessure qu'il avait au dedans de son être et qui le rongeait comme un cancer.I.'in souciance avait remplacé l’ambition noble.I.a vie ne lut semblait maintenant que ce chemin monotone qu'il faut parcourir pour arriver au terme d'un voyage.C'est dans cette disposition d’esprit qu'il passait une après-midi, sur la rue Sherbrooke ouest, quand il remarqua.par hasard, une femme, jeune encore, aux habits mi-creu», marchant lentement devant lui.F.llc cachait sa figure dans un mouchoir et des sanglots secouaient sa faible poitrine.Impressionné.Jean, sans songer à l'indiscrétion.voyant que celte femme avait besoin de secours, prit le parti de lui offrir ses services ou sa bourre, croyant faire œuvre chantable.À quelques pas delà jeune femme, un malaise étrange le peigna, puis il s'arrêta subitement, l e soupçon horrible venait de lui souffler : si c'E.tait ei.lk ! F.n une minute, toute sa vie de hontes, de débauches, délita devant ses yeux et il fut sur le point de rebrousser chemin.Une puissance supérieure le força d’avancer.— Pardon, madame, commença t il.mais il n'acheva pas.car l'inconnue avait relevé la tête et en voyant ses traits, Paul n'avait pu étouffer un cri de surprise.Qu'il te suffise de savoir que le hasard les avait mis rn présence juste au moment, où la pauvre fille, dénuée de tout, n'ayant que le passé pour partage, caressait l'idée du suicide. 56 L'ECHO DES JEVXES Enapprcnanil cela, Paul, retrouva en lui, tout son amour, cet amour grand, inépuisable, qui pardonne tout, qui oublil tout.Il plaça l’ancienne Cora chez des personnes honnêtes.Assagie par l’expérience, subjuguée par la grandeur d'àme de celui qu'elle avait naguère dédaigné, Alphon-sinc tiarrau refit l'apprentissage de" la vertu et se régénéra.Après une année de vie calme, chrétienne, fortifiante, Paul l'épousa et partit pour le Nord-Ouest où il s'est établi.Dernièrement il m'écrivait:«La vie champêtre, dans un pimpant village canadien, près de celle qu'on adore, et qui vous a voué une reconnaissance étemelle, au milieu d'enfants que l'on chérit, c'est un avant goût du ciel.» Edouard Carrette.AUX MAKIS Une femme prut-rtre Aimtrait toujour* un ni»ri.S'il avait toujour* «un de l'ctre : Mai» quand la tendre»*?a tari.Et que dan» xs LittEsatcrks f.TSAXGt r r« »T local»*, Demander le programme a notre collaborateur Victor Or ban, 67 rue Keyenveld, Itruxelle».Vr.riqe.» — I.» romance qui non» jerrirnt est vraiment très mélodieuse ! l es parole» «ont extraite» de G«mi* tVaiLLXTs, volume que Camille Natal, l'auteur de Cr«i«, .In Cercle Mnltém a tie un demi «nor** «tuliqoe rt nn fiasco financier.Avant d* him mes remarque.«or le jeu particulier dr.acteurs, on me permettra dr dim qu'il * hi-In beaucoup dr courage f! dr travail [
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