Le journal de Françoise, 1 mai 1902, samedi 31 mai 1902
(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant deux rois par mois ABONNEMENT : Un an - - .Six mois Strictement payable d'avance REDACTION et ADMINISTRATION 80, Rue Saint-Ciabriel, Montréal.Tcl.BclLi Main 999 A VETRANGER : Un an - - Quinze francs, Six mois - - - 7 fis 50, Strictement payable d'avance.ALBANI (Poésie).JEANNE L’ORPHELINE.NOTRE PROJET DE COLONISATION {Suite et Jin).MARIAGE D’UNE PETITE PRINCESSE {Etude Historique) DIALOGUE.AUX ROMANESQUES.LE ROMAN D’UNE PRINCESSE {Suite).LA REINE VICTORIA (Souvenirs rétrospectifs).FAUT-IL GATER LES ENFANTS ?{Suiteet Jin).LE GANT.'.ECOLE DE COUPE ET DE COUTURE.PAGES DES ENFANTS: CAUSERIE.LE PETIT BOURGEON.CORRESPONDANCE.LES JEUX D’ESPRIT.PETITE POSTE EN FAMILLE.BLOC-NOTES.A TRAVERS LES LIVRES.Louis Frkchkttk .PRANÇOISK DMOND DR NRVERS — Mmk Sauvar.LH .ITnœ-sans-rirk.Une Aiionnâk Carmen Sylva .J.Gkrmano .Fkrnand Duc Marie Boudkt % Ninette Françoise IMPRIMERIE A.I».PIGEON, 1595-1597 RUE ONTARIO Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Journal de Françoise Page blanche 1 (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant deux fois f>ak mois Dire vrai cl faire bien.ABONNEMENT : Un an $2.00 Six mois .i .00 Strictement tinvzihle i divisaient alors son père et sa le plus fo't- .Vivent le roi et madame la princesse de '"ère.Elle-même raconte qu’elle 11e Mme Durand.Mais u es one Savoie ! Les personnages présents f"t embrassée que deux fois par sa un ac ie.étaient nombreux.Le roi lui nomma '"ère et seulement au front.Durand.Moi, pourquoi clonc^ les princes et princesses du sang et Son foyer, ce “ home ” qu’elle 11’eût Mme Durand ( 101 s e e).11 Monsieur fut chargé de lui nommer d" ja'"ais oublier, ce fut le château osc® le demander nuséra ) c.hommes et dames qui venaient baiser de Mursay, chez cet oncle et cette ., G" 111, est-ce de ma ante le bas de sa robe.Elle devait baiser tante qui l'élevèrent avec autant de hl ^Ime Dubois 11 est pas orte aux les princes et princesses du sang, les j°^e cluc ^cur l)roPre fille* ^-n a , , ., ducs et duchesses et autres tabourets, Après douze années heureuses, elle JJm •„ URAN Aux cartes les maréchaux de France et leurs fem- fllt reprise par sa mère à M.et Mme .ura.nD yotuian ).Bien sur .mes, ce qui dura deux heures ! Enfin, d= Villette pour être confiée à une au- Je ne avals °"c pab c 1 que c Cht et de passer un déshabillé.Il était h» fit porter des souliers que lorsqu’il fi" 1,11 monstre ! temps de se mettre 1111 peu à l’aise ) avait de la compagnie., Pinck-Sans Rirk.après une si longue contrainte.Le ro* Mme de Maintenon ne ^_________ Quelques femmes plus obstinées que voulurent abandonner à personne le les autres trouvèrent le moyen de soin de s’occuper de la princesse.Umv RûltiailtiSÛlltS rester, et se firent présenter par la Louis XIV vieilli, désabusé, trouva duchesse du Lude pendant sa toilette dalis l'affection sincère ou superfi- 'tTJQADAME de Farcy-sœur de de nuit cielle de sa petite-fille un réconfort à • Jr IJT Chateaubriand disait à Madame de Maintenon se tenait sa mélancolie.Il s amusait a la voir 1 une de ses amies qui près d’elle debout respectueusement et jouer aux jonchets ou à collin-mail- avait la lete pleine de chimères roma- sur ses instances elle consentit à s’as- lard.Mais son education était loin nesques .seoir dans un grand fauteuil ; tout d'*rc finie, à peine même était-elle Vous n aimeriez jamais comme aussitôt Marie-Adélaide prit une pc- commencée, aussi fut-il décidé qu'elle vous voudriez aimer, à moms que tite chaise tout près d'elle et la ca- «mvrait les cours de Saint-Cyr et que vous ne vous tourniez vers Dieu.A ressaie plus aimablement.Puis .se ^ marquis de Dangeau serait son pro- l'égard des créatures vous ne seriez mettant presque sur ses genoux- fesseurd'histoire.On lui donna pour jamais contente ni delles.m devos “Maman dit-elle m’a chargée de compagnes Mlle d’Aubigné, fille de ce sentiments.Vous seriez tendre au- vous faire mille amitiés et de vous mauvais sujet de d'Aubigné, frère de jourd'hui, froide demain; vous ne les demander la vôtre pour moi.Appre- Mme de Maintenon, Mlle d'Ayen et aummez pas deux jours de la même nez-moi bien, je vous prie, ce qu’il MlledeChevrcuse.mamere;vousnesaur,ezsouvents'il r .1 • u • n est bien vrai que vous les aimiez, à “eT Ê—lt„, ,o„, >•“*-s™ «« — r —à - de suite pour elle beaucoup d’amitié suivre) aimer pour îeu.et se laissa appeler “ ma tante” ; elle * Unk Abonnés. 54 LE JOURNAL DE FRANÇOISE X i'.'i'îl'd' k4*»!»«}»«4 *1» «i» «&*&*$* -b »t»*f»»{*‘f *1»^^^*i‘ibd*dôti&id*di^d?‘lldidd!^' Le Roman d’une Princesse 4 4 4 4 4 •I* ra~ ye »J»iji«J»ij>>Ji>J'>]'JmJuJmJ* >J>Cpijiijiijiij»ip«p -J»«J»«JVtp»|»«Ji«J»»p»JT*p«J»«ptp»p»J»»J»*p*p’{’*J* ^ Par CARMKN SYLVA (Suite) z^ICLA nc tie ut aucunement vous intéresser ; sans quoi, y ^ j’aurais depuis longtemps confié à votre intelligent esprit pourquoi je ne suis plus l’homme du livre que vous avez lu.Dès qu’on renonce à jouir pour savoir davantage, on devient vieux.“ Ne vous a t-on pas dit dans votre enfance : “ — Chacune de tes fautes te rend coupable de la mort sanglante du Christ sur la croix ?” Quand j’étais enfant, cette phrase m’impressionnait à me donner la fièvre.Maintenant, je me la répète sous une forme nouvelle : “ —Chaque bonheur dont tu jouis, tu le voles fi un de tes semblables.” Pourquoi épaissir Pair pur de votre foret avec la poussière de niit bibliothèque ! Nous autres prophètes modernes, nous ne montons pas sur une montagne, pour parler au peuple ; j’aimerais mieux cela, quant à moi.Nous étudions d’abord l’économie politique, la statistique, les gros livres les plus secs et les plus abstraits ; puis, nos petites et étroites idées bien diluées et affaiblies par le mélange de celles des autres, alors.Mais vous aimez mieux écouter le chant des oiseaux ! Ce bouvreuil prisonnier auquel vous avez ouvert sa cage ! Il n’est pas revenu de lui-même dans votre chambre ! Lisez dans l’Kvangilc le récit de la miraculeuse pêche de Pierre ; alors rentrez en vous-même, et ne prenez pas un filet à mailles si étroites, que rien ne puisse trouver moyen de passer au travers.Hier, jour de naissance du roi, nous avons eu cortège aux flambeaux et Commerce.Nos brave; étudiants me distinguent toujours dans ces grandes occasions ; probablement, parce qu’en retour, je leur donne de fort bon vin.Quand ils ont chanté le Gaud camus, j’ai éprouvé une secousse.Il m’a semblé que j’avais lu récemment ce mot eu lettre d’or quelque part, sans doute dans un vieux manuscrit.Mais je garde soigneusement mes manuscrits ft l’abri de l’air salé de nos côtes, qui les ronge et les altère.Au reste, nous avons ici un superbe laboratoire de chimie ; j'ai été assister à un cours, dans l’intérêt d’Ulric.Ces physiciens et ces chimistes sont bien favorisés ; leur besogne se borne ft décomposer et à désagréger toutes choses.Nous, quand cela nous arrive, ils nous faut ensuite reconstituer ce que nous avons détruit.C’est pour cela qu’il vaut autant se garder de renverser, lorsqu’on n’a rien à mettre ft la place vide ! Je suis de votre Altesse le très humble serviteur.Bruno Hallmuth.XI Rauchenstein, 28 mars 18.Il suffit de quelque chose d’aussi invisible et d’aussi insaissible que la poussière d’une violette morte, pour faire jaillir un arc-en-ciel de moi à vous» très honoré professeur ?Et de plus délicat, plus insaississable : un son, le mot magique de mère ! Tout ce que j’ai ressenti dans ma vie de douleur, d’angoisse et de désir est enfermé dans ce seul mot ! Mon cœur d’enfant orgueilleuse, que rien ne faisait plier, qui défiait le plus sévère châtiment, étouffait ses larmes, refusait de demander pardon,— mon cœur se fondait à ce nom ! Ou ne peut le prononcer sans courir le risque d’éveiller des pensées que nous ignorons nous-mêmes, et qui ne veulent plus se laisser imposer silence.De cette mère, morte jeune, je ne me rappelle rien, absolument rien, que ses derniers moments, sa main déjà glacée, pesant sur mes cheveux, lourde comme le plomb, et ces deux mots murmurés dans un sou file ” — Fidélité ! Devoir !” — Alors elle devint immobile, ses lèvres ne remuèrent plus, mais ses yeux se rouvraient toujours pour me regarder.Pendant bien des mois, je me réveillais la nuit, en sursaut, effrayée par ces yeux que je revoyais en rêve, et je pleurais alors toute seule dans mon oreiller.On m’avait défendu de parler d’elle à mon père; je n’ai encore aujourd’hui d ms la maison qu’une seule personne, avec qui je puisse causer de ma mère.C’est une vieille femme de chambre aveugle, qui l’avait élevée dans son enfance, et ne l’a jamais quittée jusqu’à sa mort.Elle dit qu’il 11’y a plus sur la terre d’anges semblables.Elle m’aime bien aussi, mais autrement, pas comme on aime une morte.Elle est très intelligente, a vu beaucoup de choses, et si je suivais toujours ses conseils, je ne ferais pas tant de sottises.Je lui ai souvent demandé ce que je devais faire, pour ressembler à ma mère.— ” Oh ! petite, il s’en faut encore de beaucoup ” me répond-elle toujours.Ma grand’tante 11’est pas de cet avis.Elle est trop vieille, et elle m’adore parce que je suis l’héritière des Rauchenstein, me pardonnant de n’être malheureusement qu’une fille.Mou pere n’a jamais voulu se remarier, quoique mes grands oncles le lui reprochent toujours, lui répétant qu’ il doit à sa race d’en perpétuer le nom.Ma grand’tante dit que c’est mauvais signe lorsqu’un homme refuse de se remarier ; cela prouve qu’il n’a pas été heureux la première fois.Je ne puis dire que je meure d’envie d’avoir une belle-mère ; mais un frère ! J’ai des sœurs une idée moins avantageuse ; elles se querellent trop fréquemment ! Mes deux tantes, les sœurs de mon père, sont souvent tout à fait fâchées l’une contre l’autre ; alors, je suis obligée de servir d’arbitre, ce qui est très comique, à mon âge.Du reste, on m’appelle toujours et partout, quand une pendule ne va pas, quand un petit chien est malade, quand une porcelaine se casse, ou pour commencer un ouvrage difficile Je voudrais savoir comment la maison marcherait sans moi, tant je suis une personne d’immense importance ! N’est-ce pas ?vous ne vous en seriez jamais douté je ne vous faisais pas un effet si imposant ?Traitez moi donc un peu moins de haut en bas, très digne Monsieur le Professeur Docteur Hallmuth ! Et je ne me suis pas écriée tout de suite : " Arrêtez ! ma personne est sacrée ! sur moi repose le LE JOURNAL DE FRANÇOISE sort d'un état ! — ” Ne trouvez-vous pas que cela mérite cles éloges ?Oh ! Mon père vient de nie faire appeler pour une promenade, en route, il me dit— “ A Pâques, nous irons au grand Festival de Cologne ! — " J’ai bondi aussi haut que moi, connue une folle ; j’ai couru en cercle comme un jeune chien, j’ai sauté au cou de 111011 père, qui s’est ecrie : — “ Dieu ! je suis de chair et de sang ; je 11e suis pas de fer, tu vas nie briser tous les os ! Sois donc raisonnable ! le bois n’est pas épais ; il peut y avoir des passants ! ” Alors j’ai couru vingt fois à droite et à gauche, montant et descendant les côtes les chiens derrière moi, aboyant, criant, déchirant ma robe et emportant mon chapeau et mon filet, que j’ai reconquis dans un état pitoyable, pendant que mes cheveux s’en allaient au vent.Puis je nie suis trouvée tout d’un coup très lasse, comme morte ! Je ne pouvais plus me tenir debout, je suis tombée sur la mousse, le dos appuyé contre un arbre, et j’ai dormi, tout au plus deux minutes, mais vraiment dormi ! Car j’ai rêvé que je nageais en pleine nier ; et chaque goutte d’eau avait une voix, de sorte que toutes ensemble faisaient une symphonie colossale, d’une beauté tellement saisissante que j’oubliai de nager et j’enfonçai.A ce moment, passa une barque de feu qui portait un homme ressemblant à l’Hermès antique ; ses cheveux noirs luisaient dans la rougeur de la flamme, et ses yeux sombres étincelaient II étendit la main, m’attira près de lui sur sa barque de feu, et les flots nous entraînèrent.Je m’écriai : “ Mon père !” Il était sur le rivage ; mais il se détournait de moi, et dans mon angoisse, je m’éveillai.Un chien avait touché ma main de son nez humide.Quelle confusion ! J’étais pénétrée de honte ! Mon père là, devant moi, me regardant d’un air grave et fâché ! Pendant toute la promenade, il m’a été impossible d’effacer de son cher front, par mes bavardages, ces plis que j’y avais creusés.Il voyait bien ma honte et mon embarras ; je n’osais plus prononcer le mot de Cologne ni même celui de musique ; je les évitais avec autant de frayeur que s’ils avaient dû me brûler les lèvres.Aussi je n’ai pas reçu de semonce, pas un seul mot, et cela valait autant.Les gronderies m’endurcissent toujours le cœur et en chassent la joie.Mais quand je me sermonne moi-même, elles sont tout aussi fortes, et je n’ai pas la ressource de protester contre elles, puisque je suis mon propre juge.D’ailleurs, je suis beaucoup plus juste, tout en étant aussi sévère.Les autres ne peuvent lire en moi, et m’irritent souvent très fort en m’accusant d’une foule d’intentions et de pensées que je n’ai jamais eues Et puis ils répètent.“ Toujours la même ! ” — ce qui est inexact et fort exagéré ; car on n’agit jamais deux fois de même.On change à toute heure ; je ne veux pas dire les principes, mais ce «ont les pensées qui changent ; d’autres viennent surnager à la surface.Du reste, pour les principes, ce qui est désagréable, c’est précisément qu’ils sont solides comme le roc.Chacun a les siens, les trouve bons et sacrés, se mépriserait d’y renoncer : là-dessus, en ce monde, autant de tapage et de guerres inutiles.On ne devrait jamais parler des principes qui ne changent pas, mais seulement des pensées qui changent.Vous dites : tout n’est qu’apparence ; tout passe ; être et ne pas être signifient la même chose.Je n’en cois rien ; c’est-à-dire, entendons-nous, si nous ne nous mesurons pas à Vunivers et cet univers à d’autres mondes plus grands ; mais si nous parlons seulement de nous-mêmes et de nos propres existences.Rien n’y passe, au contraire ; la seule chose éternelle est le souvenir : tel un fait s’est gravé dans le cerveau, tel il y restera toujours, quatre-vingt, quatre-vingt-dix ans, et revivra ensuite dans la seconde, la troisième génération qui l’aura entendu raconter.Non, rien c’est anéanti ! Tenez ! ma joie, cette joie à en mourir que j’ai sentie aujourd’hui, ne peut plus n’avoir jamais été, même si je n’allais pas à Cologne.J'ai appris de bonne heure à supporter sans un soupir toutes les déceptions.Mon père me disait toujours : — Et le plaisir que tu t’étais fait, par avance ?Ne le comptes-tu pour rien ?—Je sentais alors que j’avais été heureuse pendant plusieurs semaines, et j’en éprouvais de la reconnaissance.Je ne vis entourée que de vieilles gens qui n’ont guère fait parler d’eux, qui ont vécu tranquillement dans la retraite, — soixante-dix, quatre-vingts ans ! Mais leur vie ne leur semble pas chose vaine ; ils regardent en arrière, et elle leur apparaît très douce et très précieuse.Ma gra* d’tante parle de ses morts comme s’ils étaient présents, et beaucoup d’entre eux s’en sont allés, il y a déjà cinquante ans.Elle se réjouit de mourir pour les revoir ; mais, en attendant, elle-est aussi gaie et aussi contente qu’on peut l’être.Je voudrais que vous l’entendissiez raconter ses ses histoires de la grande Révolution, et puis des Cosaques et des Français, des Bavarois et des Prussiens, des Saxons et des Polonais.Tout cela est si vivant qu’on croit le voir devant soi, et bien qu’on eût,.il me semble, l’esprit beaucoup plus léger en ce tenips-là, tous ses souvenirs se sont enfoncés en elle comme dans le métal, comme les boulets de canon dans notre escalier du château.C’est pourquoi, je le répète, rien ne passe pour nous jusqu’au jour où nous passons nous-mêmes, et alors c’est bien indifférent ! Votre amie, Ulricque.XII Griefswald, 30 mars 18.Votre Altesse tarde à répondre à ma dernière lettre ; si, comme au début de notre correspondance, elle m’avait écrit immédiatement, cette réponse me serait parvenue dès hier.Cette hésitation dans la réplique me prouve d’abord que j’ai enfin réussi à déjouer votre pénétration féminine, que je vous ai pour cette fois vraiment mystifiée ! Vous avez pris mes dernières tirades pour argent comptant ! Vous avez cru à ce pathos dépourvu de sens, et avec la cruauté qui est innée chez toutes les femmes, vous vous êtes moquée du “ jeune homme sensible ¦ ’ et votre intérêt pour ce personnage qui, heureusement, s’était laissé prendre au piège, est tout à fait éteint.{A suivre.') 56 LE JOURNAL DE FRANÇOISE SOUVENIRS RÉTROSPECTIFS » «*« '« «*W$Î Ü Reine Oictoria '»•"">> célébré la féte, nous nous n’eût froid ; il était encore dans son uni- _ se> *U1 rapportera constamment permettons de reproduire une page du forme saxon tout vert, en grande tenue, avec l’image de ces deux personnes, bonnes, plus haut intérêt détachée des “ Sou- des bottes à l’écuyère.Il était très beau.affectueuses, dévouées jusqu’au sacri- vc-irsdu Maréchal C.rohcrV ,« £ nous otirons en primeur aux lecteurs prince, en miniature, fixé à un bracelet.mandant, pour toute recompense, que du JOVHNAL DE FRANÇOISE.—Il ne me quitte jamais, ajouta-t-elle.” de savolr heureux et satisfait.Un C’est le récit de la visite que fit à autre grand poète, en parlant des plus Paris, en 1855, au lendemain de la Voici maintenant le récit d’une jeunes, a déjà fait cette remarque : guerre de Crimée, la reine Victoria episode^émouvante qui peint la gran- Nous ^existons vraiment que par ces petits accompagnée de son mari le prince deur d ame de la souveraine que nous [êtres .avons perdue.Elle avait exprimé le Qui dans tout notre cœur s’établissent en , ., ., ., , .[maîtres ; Le maréchal s’est rendu à St-Cloud désir de visiter le tombeau de Isa- Qui prennent notre vie et ne s’en doutent avec le reste de la Cour, et voici la poleon 1er, aux Invalides et Napoleon Et n ont qu’à vivre heureux pour^êü-e point Reine qui descend de voiture : - conduisit at ec le prince Con- [ingrats.sort.C’est le maréchal Canrobert " Je la vois encore.Malgré l'énorme • ^ .La plupart des parents se croient chaleur, elle avait un massif chapeau de soie * obligés de changer d'attitude dès blanche avec bavolct par derrière et des “ Nous entrons tous à la suite des souve- qu'arrive l’adolescence.Sans se mon- m'r,% %'^:"ét.it %: ^ ^ ^ ^ blanche avec des volants; mats elle avait k-s lueurs vacillantes semblent animer l’aigle S amoindrir la frequence de une mantille et une ombrelle d’un vert cru el les a^eineSi leurs rapports avec leurs enfants, qui inc parut jurer avec le blanc du reste de Tous nous sommes émus.Pas une parole, abrégeant les instants d’intimité, et son costume._ Chacun contemple le cercueil et les souve- supposant qu'il serait déplacé.puéril de Ouand elle posa le pied sur le marchepied, • „ T ^ • , /4 ., ., 1 ^ , 1 r elle retroussa sa jupe qui était fort courte (à babit de kld-maréchal ;”“ôté del» Permettre, étant presque des hom- la mode anglaise, me dit-on), et je remar- Reille se tenait deboul ]e prince de Galles mes-de se blottir encore contre les jupes quai qu’elle était chaussée de petits escar- e„ Highlander, avec sa veste de velours sa deS mères ou s’asseoir sur les genoux pins attachés par des rubans noirs se croi- sacoche de fourrure et le kilt ’ des pères.C’est volontairement perdre saut sur le cou-de-pied et le bas de la iam'ue.» ., , ., i .Mon attention fut surtout attirée parun '^"^^de recueillement,d'un le benehcededixanneesdetolerance, énorme cabas-comme celui de nos grand’- “f?.’ e avec un vlsage re- d'excessive indulgence, juste à l’heure mères de satin ou de soie blanche, sur le- ^^ Se tournant xers où elles commençaient à produire leurs ,, .prince de Galles et lui mettant la main sur P .^ , quel était brodé un gros caniche en or, et répaule .«« Agenouille-toi, mon fils, devant frmts* Qui ne comprend que le change- que e por .11 au >ras.le tombeau du grand Napoléon.” ment dans des relations ayant persisté Le soir du même jviir au dîner de si longtemps, amènera forcément une gala : C est 1 Angleterre demandant par- modification dans les habitudes declia- avZl^ placées un peu partout.Elle avait les mains PDur cs lnûlffnit-es de Ste-Helène.d'affection, une égale préoccupation potelées, avec des bagues à chaque doigt, ün ora€e éclaté en ce moment.Le touchant son bien être, la communauté même au pouce ; une d’elles me parut sup fracas du tonnerre, la lumière blafarde d’idées et de sentiments jusque là pra- 55S5ES5 reliques, et encore plus de peine à mettre et ‘° 3 I11 ®st Canrobert est pris de centre familial ?ft retirer scs gants.vertige.” Je ne pus me retenir, Oui, à la minute où l’intelligence Sur sn tête était une gerbe d ëpis de di,- cent-il, et ]’éclatai en sanglot." ' est presque entièrement développé - niants, très en amère.Elle se coiffait avec , , > de longs bandeaux qui tombaient sur ses 9uand le discernement commence sa oreilles.” fonction, il importe grandement que Mais on voit que la reine tout de qu^a S^fSé ^ quell môme est trouvée charmante en dépit se rebiffe jusqu’à oublier la déférence, dre, les esprits persévèrent dans leur r.qu; - ÏHH3 rnmêBS^WÊÊm LE JOURNAL DE FRANÇOISE 57 gâte?tes proprement dites, de câline- f que, je ne sais trop comment, mes nos.de condescendance sans ,sortie U «Ml lèvres frissonnantes renc mirèrent tout qui ne îen raient pas compte de 1 âge (£jVK viens de retrouver, dans un a coup votre main gauche, délicieuse-u suje .es entretiens, tout en cou- «31 fouilli de lettres, de fleurs sé- nient petite et potelée, en un baiser sen an eur 011 ami 1er, eut bonlio- vV cliées et de bouts de rubans, le timide qui vous fit sourire mais ne 1111e, gra ne ement c c\ îendront 4- petit gant noir, mignon et parfumé, vous empêcha pas, du reste, de 111’a-rieux, uti es, instructi s.Le plus que je vous avais dérobé 1111 soir d’au- bandonner le petit gant noir, mignon francnccueil seraconstamineiit réservé fouine.et parfumé, que je viens de retrouver aux ( émane es d informations, aux Je l’ai retrouvé au fond d’un tiroir au ^ond d’un tiroir ouvert par mé- questions meme oiseuses ou bigarres, ouvert par méprise et où je ne vais Les axeux, si pénibles soient ils, pro- jamais, vu que j’y ai entassé tout ce Je Vai rePllé précieusement, ce gant voques, facilités, amèneront, de part qui 111e vient de vous et que je vous ai niinu seule, duquel s’exhalait encore et d'autre, 1111 complet abandon fai- chassée pour toujours de mon sou- une vague odeur de chocolat à la crème saut, du père, le camarade et V ami venir.et—j’ignore pourquoi, puisque je vous de son fils ; de la mère, la seule eonfi- n était blotti, le petit gant noir que ai oub'iée pour touj urs—une larme a dente de sa fille.jc vous ai dérobé un soir d’automne, coulée sur ma j°ue: pendant que je le Les distractions, les divertissements, entre un billet tout fripé et un por- replaçais entre le billet portant votre les plaisirs n attireront jamais les pa- trait qu’après avoir regardé long- écriture et un portrait que de plus en rents s’ils ne peuvent y associer leurs temps j’ai porté, par une vieille liabi- Plus ie crois ôtre le vôtre, enfants, et ceux-ci ne les rechercheront tude sans doute, jusqu’à mes lèvres.Je Vai mis sous clef, le petit gant que si la famille entière y prend part.j’aj reju je billet tout fripé.11 noir, mignon et parfumé que je vous Vivre isolés, séparés, sera, pour les m’avait été envoyé un jour que j’étais ai dérobé un soir d’automne.Je l’ai uns et pour les autres, le pire des tour- malade, et je crois même qu'il portait enfoni dans 1111 fouilli de lettres, de ments.\-otrc écriture fleurs séchées et de bouts de rubans, funeste et produira citez ceux qui la qnç depuis longtemps, vous ne l’igno- ^cut jamais, cltassee de mon souvenir, recevront, l’absence complète de l’es- rez pas, je vous ai chassée pour , Fernand Duc.prit de lutte et d’entreprise, 011 peut toujours de mon souvenir.Montréal, mai.opposer les statistiques de la crimina- je l’ai pris dans mes mains, le petit lité.Celles-ci démontrent surabon- gant noir, mignon et parfumé.Me Ecole de coupe et (le couture damment que, sur cent criminels, les souvenant vaguement de la coupe L’exposition des travaux des élèves neuf dixièmes sont formés par des élégante de la main qu’il enveloppa du cours de coupe et de couture sous enfants n’ayant pas eu le bonheur de jadis, je l’ai porté lui aussi, par une le contrôle du Conseil des arts et méconnaître une famille ou brutalement vieille habitude, à ma bouche, et il tiers, aura lieu dans quelques jours, conduits, corrigés à l’excès par leurs m’a semblé y retrouver une vague Cette exposition se trouve quelque parents.odeur de chocolat à la crème.peu retardée par la mort prématurée Elever ceux que l'on a mis au Vous devez vous rappeler, si toute- de l’honorable M.Déchêne, qui avait monde par l’affection est mille fois fois vous n’avez pas comme moi juré ce cours dans son département.Le préférable à la pratique qui leur im- d’oublier, qu’au moment 011 je vous public ne perdra rien pour attendre car pose une crainte continuelle des mau- l’ai dérobé, un soir d’automne, vous cette exposition promet d’éclipser tou-vais traitements, ou l’attente de la sé- croquiez, du bout de vos dents perlées tes celles qui ont été faites jusqu’à ce vérité de la rigueur à outrance.A et provoquantes, des pastilles de clio- jour, sinon par la quantité des ouvra-moins de rencontrer des natures abso- colat à la crème, que je vous passais ges exposés, du moins par leur qualité, lu ment perverses, il est sage de s’en une à une et que vous preniez en riant Les progrès faits par les élèves, détenir au proverbe disant : Qu’on prend aux éclats.puis que ce cours existe, sont une plus de mouches avec une goutte de Vous devez vous rappeler aussi que preuve matérielle et palpable de leur miel qu’avec une pinte de vinaigre.vous teniez dans votre main gauche, absolue nécessité.Toutes les aimables Montréal, 25 avril 1902.ce môme petit gant noir, mignon et lectrices du Journal de Françoise Germano parfumé, retrouvé par moi tout à auront à cœur de venir en juger par l’heure, dans un fouilli de lettres, de elles-même dès le jour de l’ouverture ____________ fleurs sécliées et de bouts de rubans, qui sera annoncé dans nos grands quo- Je ne m’en souviens que vaguement tidiens.Un bas bleu à son mari : —vous ayant pour toujours chassée Marie Boudet.—Ne rabais donc pas ainsi tes ^ mon souvenir—mais il me semble -°-PÔc„b,r»wmedespirenthè“s' âo“é'i'" sa,!‘,= it 'Ta.bouche a l’air d’une phrase petit gant noir que vous agitiez d une rendre délicatement une pensée délicate.incidente ! manière espiègle devant ma figure et La Bru^yre. LE JOURNAL DE FRANÇOISE * PAGE DES ENFANTS * 2 I que des petites sœurs et encore faut-il à 1111 bouton qui voulait sortir la tête isauserie que je les amuse à chaque fois que j'ai hors de l’épaisse enveloppe de l’arbre.AH une des belles rares jour- moi-même envie de m’amuser.Tu ^ Ooinïiieïit ! Il veut que je reste ainsi, 1 .ctouffc sous sa rude peau ! Ali !.Il nées de la semaine dern icre, comprends bien que je ne les verrai est vieux_ ct foll aussi ! Tiens, vite! le souvenir ne me quitte guère, lors- l’avenir, alors que pour ne point les - -—,- x - — .— que nu moment de traverser le square gêner par ma présence, je feignais de ,Teut C,7unTtiS St-Louis, je fus tentée de me reposer ne m occuper que de mon livre.son, mais il pensa à la gloire d’être le quelques instants à Vombre naissante Soudain, en levant les yeux, j’aper- premier point vert du printemps, de ses grands arbres J’allais ouvrir çus adossé à un arbre tout auprès, un Ilélas ! il devait la payer bien cher, mon livre et y continuer une lecture petit garçon Ses habits tout en lo- £loh*c ! car bientôt le rayon qui i„té,essa„lclors(|uu,i bruit de voix ques et le panier au bras accusaient ^'^'\3!TTpi%d%V’%ëf1î me (ill.ver la tete.le mendiant, celui qui de porte en porte (lit all bourgeon: Attends-moi, de- Quatre garçonnets couraient vers va demander son pain.main, je suivrai l’aurore.Puis, il fit un banc voisin et s’y installaient cou- Ses yeux abattus sont fixés sur la froid, le pauvre petit frissonna long-fortableinent.L’un portait une saco- scène où s’étale une munificence in- temps; le vent le saisit, le glaça.che en sautoir apparemment bien rem- connue pour lui.Le cou penché en * lle Pa.r,t.une» ses feuilles naissantes, plie et qui lui valut, je le supposai, avant, il ne perd pas u» seul mouve- ^HTmé",de"faibl!s l’honneur d’un siège au centre.ment de nos jeunes gourmands.résistances, se détacha, vaincu, et —Commençons, fit un des gars, l'œil Tout à coup, Paul, tenant au-dessus tomba mourant.sur le sol.Le vieux plein de convoitise, commençons donc, de sa tête un énorme morceau de gâ- chêne pleura.j’ai faim, moi.teau et quelques bonbons, les miettes Le lendemain, on trouva le bouton, -Ah! 1= gourmand, exclamèrent du festin, s'écria en regard „t ses SK'l.scs compagnons, (ou heureux sans anus: daient le gai printemps' qui jette 4 doute d avoir un interprété a leurs —Qui en veut ?éméraudes dans tous les parcs, sur les propres sentiments.Ils allaient répondre lorsque le pau- terrasses, sur les buissons.— C’est une idée, dit celui qu’on vres’él nça vivement : Laquelle de nous n’a su gâter une nommait Paul, le propriétaire vénéré Oh ! donnez donc à moi, dit-il.Et j°*e a ne savoir attendre ?A laquelle de la sacoche, à contours rebondis ; d'une voix plus suppliante encore il ^ nous, jeunes étourdies, cette aven-d'ailletirs n’avons-nous pas décidé que ajoutait : S’il vous plaît ! imlf ^as airh’ée si, un Hélas ! j’ai hic, le reget de dire lit tandis que Vassentiment se don- ici qu’un éclat de rire accueillit cette ’jkannkttk db'tta le'k^0* (^rCSSa*t ^an proposition et que, s’éloignant en COU- Klùve de* Coirs particuliers (le Mlle Laiictôl.1 ^ f d’abord, «Mi, et pour «air les bonbons.Lui, le pauvre peti( délaissé, les yeux "= l'^ve.) cZ’ZTI Itl Tbk: T^Zt !”"T"‘.«orvcepunimucc tôt l’on y voyait que du feu.route.Une pensée vint cependant me Tan,c Ninclle> ==«%=:::= v^jsîws raitre un troisième morceaudegatiau ^ ^eux, no», Dieu merci J'ai «ans, je suis la coWnede^Jeanne voulut savoir de Paul 'si chez sa pas un seul ! ' et Henri de Varennes que vous parais- mère il y avait encore de ces bonnes Tante Ninette sez si hien connaître.choses-là.” * ** M’aimerez-vous un peu moi aussi?—S'il y en a ! exclama le dispensa- r* Ma#u kAuMAAM Je 511 heureuse de pouvoir répondre teur de dons sucrés, désireux de .à ces questions d Hist /ire du Canada.se glorifier un brin, on en voit par- non, petit, reste caché, pauL^liTsJrapàLadlrni^fÆ tout.La table en est chargée, les ar- c’est ma vieille expérience j’espère.J’ai toujours hâte que votie moires en regorgent et ou a mis des qui te parle et te dit qu’il ne faut journal arrive et je cours vite à la page chocolats jusque dans la bibliothèque jamais fleurir avant avril Reste là des enfants- xr .* (., .tcln(lre ; Votre petite nièce, Moi, fit le voisin de droite, je 11 ai C’etait un énorme chêne qui parlait Fernande Paquin. LE JOURNAL DE FRANÇOISE * PAGE DES ENFANTS * LES JEUX D’ESPRIT Histoire de France Pour les jeunes savants de 14 à 16 ans Par qui et en quelle occasion furent prononcées ces paroles : Mon cousin, ne vous pressez pas : quand 011 est chargé de lauriers comme vous l’êtes, 011 ne saurait 11.archer si vite.Charade Mon premier en nous, a le plus souvenir, ht le proscrit souvent y pense avec des lar- ivr i • .[nies.Mon second, jeune ou vieux porte avec lui [ses charmes.Avez-vous un album ?partez un beau di- [manche ; Courez les monts, les champs, la rivière ou [les bois.Cherchez y mon entier sans vous me tre aux .[abois Ht dessinez-le moi sur votre feuille blanche.Devinette Mon un 11’est pas bien, 111011 second est heureux et mon tout est malheureux.Quelle différence y a-t-il entre un axiome, un dicton et un proverbe ?Question d’Histoire Sainte Pour les petits enfants jusqu'à 12 ans Combien Jacob eut-il d’enfants ?Nommez-les.Quels furent les plus célèbres d’entre eux.Solution des Jeux d’Esprit Charade No 4 Réponse : Charbon.Ont bien répondu : Fanny Maurault, Gertrude Leclaire, tous "de Montréal.Victor Allard.Berthier ; Florence, Québec ; Berthe Brodeur, St-Hilaire ; Maurice Bauset, Ottawa; Agapit Legris, Louiseville ; Sans-Souci, Ottawa.Devinette No 4 Réponse : Clou dans une chaussure.Ont bien deviné : Fanny Maurault, Colibri, Philippine, Aimé, Charles-Paul Lafon-fontaine, Jean Martineau, tous de Monréal.Sans-Souci, Maurice Beauset et Ivanhoc Desrosiers, Ottawa, Ibéléna, Nicolet; Agapit Legris, Louiseville ; Berthe Brodeur, St-Hilaire ; Marguerite Carroll et Juliette Carroll, Fraserville ; Maric-An toi nette Gosselin, Chicoutimi ; Florence, Québec ; Victor Allard, Berthier ; H va Mouette, St-Heuri ; Antoinette Guay, Ville-Marie ; Fleurette, St-Jérôme ; Jeanne Hamel, Ste-Marie de Beauce.Histoire du Canada Pour !e> petits jusqu'à 12 ans Réponse : Jacques - Cartier commandait trois vaisseaux dont voici les noms :1a Petite Hermine, la Grande Hermine et l’Euie-rillon.Ont bien répondu ; Marthe Martineau, Aimé, Charles-Paul Lafoutaine, Philippine, Blanche Chauvin, élève de l’Académie Ste-Marie, Colibri, Adine Maurault, Bertlie Gen-dreau, Gertrude Leclaire, Aline, tous de Montréal.Jeanne Hamel, S e-Marie, Beauce ; Fernande Faquin.Florence, Québec ; Arthur Desrosiers, Ottawa ; Antoinette Guay, Ville-Marie ; Marthe Allard, Berthier ; Eva Mouette, St-Rémi ; Thomas Déchêne, lier- the Brodeur, St-Hilaire ; Agapit Legris, Louiseville ; Héléua, Nicolet ; Georges-Kt.de Varennes, Papineauville ;T.Surveyor.Question de Grammaire He suite et tout de suite.De suite signifie sans interruption Pun après l’autre.Passez tous de suite Tout de suite signifie sur le champ, immédiatement : Faites cela tout de suite.Aller à la campagne veut dire s’en aller en villégiature, aux vaux.Aller en campagne : partir en expédition militaire, en guerre.Les soldats canadiens partirent en campagne.Ont bien répondu aux deux questions : Colibri, Philippine, Fanny Maurault, Aimé, Charles-Paul Lafontaine, tous de Montréal.Fleurette, St-Jérôme ; Sans-Souci, Ottawa ; Corinne Parent, Québec ; Agapit Legris, Louiseville; Marie - Antoinette Gosselin, Chicoutimi ; Berthe Brodeur, St-Hilaire ; Ivanhoë Desrosiers, Ottawa ; Florence, Québec ; Ant.Guay, Ville-Marie ; T.Surveyor.Ont répondu à une seule question : Gertrude Leclaire, Alberti ne Saint-Charlcs, Juliette Leclaire, Ferréo’a, Aline, toutes de Montréal.Iiéléna, Nicolet ; Maurice Bau-set, Ottawa ; Eva Mouette, St-Rémi.Histoire du Canada Donne/, les faits aux dates suivantes : 160S Fondation de Québec par Cliamplain.1634 Fondation de Trois-Rivières par M.la Violette.16*2 Fondation de Montréal par M.de Mais inneuve.Ont donné de bonnes réponses : Aline, Marie-Paule Martineau, Marie-Louise Morin, de l’Académie Ste-Maric, Champlain, Juliette Leclaire, Aimé, Charles-Paul Lafontaine, Fanny Maurault, Albcrtine Saint-Cil arl es, Ainié-Marie Trudel, Philippine, Colibri, tous de Montréal.Fernande, Québec ; Georges-Etienne de Varennes, Papineauville ; Corinne Parent, Québec ; Marie-Antoinette Gosselin, Chicoutimi ; Jeanne Allard, Berthier ; Berthe Brodeur, St-IIilaire ; Héléna, Nicolet ; Eva.Mouette, St-Rémi ; Maurice Bauset, Ottawa ; Florence, Québec ; Agapit Legris, Louiseville ; Antoinette Guay, Ville-Marie ; Sans-Souci, Ottawa ; Fleurette, St-Jérôme ; T.Surveyor.•h Petite poste en famille • 1 Une large place Ve t réservée, petite Aline, au foyer de Tante Ninette Tu es bien jeune pour faire connaissance avec la souffrance.Donne-moi de temps en temps des nouvelles de ta santé, veux-tu ?La réponse à la question grammaticale : de suite et tout de suite, n’était pas claire, je ne puis inscrire ton nom parc2 que tu ne m’as pas l’air à comprendre la définition que tu m’en donnes.Georges-Etienne de Varenncs.Je veux moi aussi, à l’égal de Santa Clans, dont je suis l’amie intime, ne pas manquer de répondre à ta charmante lettre, petit neveu.Je suis contente que tu aimes Tante Ninette, qui saura bien te le rendre d’ailleurs.Je suis contente de ta lettre qui a le mérite d'etre bien naturelle, l’orthographe est étonnante pour un petit garçon de huit ans.Tes prénoms sont ceux d'un grand homme, Georges-Etienne, et d’un éminent patriote.Puisses-tu lui ressembler dans son amour pour la patrie et travailler il son bien comme il l’a fait.Je transmettrai tes amitiés à tes petits cousins de Waterloo qui ont aussi, je n’en doute pas, une grande liàte de te connaître.Donne-moi dans ta prochaine lettre des nouvelles de ta maman.Je ne suis pas aussi exigeante que tu le crois, Champlain mon ami, je ne demande pas une composition de toi pour chaque numéro du journal.D’ailleurs, il me faut lais er de la place pour mes autres correspondants qui sont déjà nombreux.J’accepterai cependant, cette fois-ci ta description de l’Exposition de Buffalo.Ce sera instructif et plaira, j'en suis sûre, à mes petits lecteurs.Edmond Guibord.Ta lettre était si gentille petit Edmond, que j’étais déterminée de la publier ; malheureusement l’espace m’a manqué Merci, de ta photographie, tu es jusqu’ici le plus jeune de mes neveux, et comme pour tous les Benjamins, je me sens portée à te gâter un peu.Reviens encore, petit neveu, avec quel plaisir je te lirai.Je remercie tnainan d'Antoinette de sa proposition, et j’accepterai avec reconnaissance tout ce qui lui plaira de m’envoyer pour le bénéfice intellectuel de mes petits correspondants.Il y a quelques jours, en visitant les salles de la Crèche où les petits enfants abandonnés reçoivent tant de soins dévoués, je remarquai que parmi les plus figés de ces bébés, ' quelques-uns assis dans leurs petits lits s’amusaient avec les mêmes objets que dans leur entourage, on leur passait tour à tour.• C’était peu de chose, je vous assure, que ces jouets, > i peu, que les plus petits d’entre vous n’en voudraient probablement pas.—C’est étrange, dit ma compagne, que parmi les gens qui visitent ces salles, il ne s’en trouve pas qui songent à donner des jouets à ces bébés ! Je ne répondis rien mais je promis bien, à part moi, avec l’aide de mes petits neveux et nièces, de suppléer à ce manque en faisant appel à leur cœur en faveur de ces pauvres petits.Ceux d’entre vous, chers enfants, qui voudraient faire une bonne œuvre auraient là une excellente occasion, et je suis sûre que pas un de mos correspondants ne s’y refusera.Tous les jouets qui ne vous sont d’aucune utilité seront acceptés avec reconnaissance à la Crèche des Religieuses de la Miséricorde, 61 rue St-Iiubert.J’avais d’abord eu l’intention de publier les noms de ceux et celles que répondraient à cet appel, mais j’ai réfléchi qui ce serait vous faire injure que de vous proposer une telle chose.Mes petits amis, j’en suis sûre, ne voudront pas perdre le mérite de leur bonne action et tiendront à suivre ce conseil évangélique : “ que la main droite ignore ce que fait la main gauche.” Tante Ninette. Go LE JOURNAL DE FRANÇOISE ftl i t 4- - là, le malheureux !—a déjà public des Combien, cependant, nous avons y lOC-ll Oit S i:*) lettres d’Athènes (ini ne suivaient (inc regrette l'absence de Pauline ! Mais -» ^ .— - — -y'- 1 de quatre jours la date de leur envoi, nous étions préparés à cette lacune.J E gardien du Phare aux Oiseaux.Puisqu’il y a la télégraphie sans fd, il de sorte que nous n'avons pas à nous ' v- dans le golfe Saint-Laurent, a.peut bien aussi y avoir des lettres sans plaindre.L'ouverture, les chœurs et dernièrement, envoyé une lettre au enveloppe.la musique des entr'actes, de Gounod, Softif, dans laquelle il fait appel aux .A.ont été interprétés dans la majes- anies généreuses qui voudraient en- Les sénateurs et les députés libéraux tueuse sentimentalité qui caractérise voyer aux gardiens des phares des ont fajt cadeau à Sir Wilfrid Laurier la manière du maestro.La salle, des livres et des journaux.“ Le salaire qc S()H *, hmigc en huile,” comme phis brillantes, a fait lin accueil aima- que nous recevons, écrit-il, est si mi- (lisc|lt ks cicerone italiens.Ce don hic et sympathique aux amateurs tra- ninic que nous ne pouvons pas nous part d’un bon naturel.Mais ne serait- g&liens et aux jeunes artistes.Nous payer le luxe (le la littérature.1:1 piis temps f|tle, dans une offrande ne pouvons nous empêcher de regretter, songez que nous; sommes des mois sans ,llle|coll(|Uei oll ])Vit ell considération en terminant, que la salle académique voir, ni parler, à aucun être humain.lv gol-lt ou les i)esoins du donataire ?du collège Sainte-Marie ne soit pas C’est si peu de chose que de donner C'cst| & peu d’exceptions près, le der- Pll,s propice à des auditions magistra- un journal ou un livre qu’on a lu, et llier souci des donateurs.Un mari les du genre de celle-ci.cela serait si apprécié par un gardien achètc (les bjjoux à sa femlllti pour- de;.hare isolé de tout le monde cm- donner au public une bonne idée de fl UmtS 1C$ llVrCS .l'état de ses affaires : une femme fait Vo,IJ u,,ç Icurc ,|,,c iou» c» jour- ^ „ jollr d(! a son marl, "fïQ FREDERIC ,1e KMw, ni,.,* «ta.ai.raienl du repro- mipci-he fiintcuil, qu'elle se MIC Hff.professeur de français au dmre.Il sera H-imcimp pnrdoimé a „„ J„„ fc d A High School il Québec, M.Pacniid |„,|„ a ,,,,1,lie, 10
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