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Titre :
Le journal de Françoise
Revue littéraire féminine qui contient des pages consacrées à la mode, aux arts ménagers, aux enfants et à l'étiquette (bienséance). [...]

Publié à Montréal de mars 1902 à avril 1909, ce « journal » littéraire bimensuel, qui a pour sous-titre Gazette canadienne de la famille, concrétise le rêve le plus cher de Robertine Barry, alias « Françoise », l'une des premières femmes canadiennes-françaises à faire activement du journalisme.

Pendant neuf ans, de 1891 à 1899, elle a en effet travaillé comme journaliste pour le quotidien La Patrie. En outre, elle a publié un recueil de nouvelles, Fleurs champêtres, ainsi que Chroniques du lundi, un choix d'articles parus dans La Patrie de 1891 à 1895. Les membres de l'École littéraire de Montréal la placent alors parmi les « principaux littérateurs canadiens ».

La fondation du Journal de Françoise représente un moment fort de sa trajectoire. Elle y consolide un capital social déjà considérable et y exerce une autorité absolue à titre de directrice, de rédactrice, de propriétaire et d'administratrice.

Ce bimensuel constitue un objet protéiforme donnant à lire un corpus de tonalités et de contenus variables, qui va du texte argumentatif sur des sujets d'actualité aux conseils pratiques pour la ménagère, en passant par les genres littéraires canoniques.

Dans son périodique, Françoise fait preuve d'une audace et d'une modernité absentes des oeuvres publiées sous forme de livres par les femmes au Canada français - des travaux qui sont caractérisés par leur conformité à la doxa. Son discours dissident se trouve dans les textes argumentatifs (éditoriaux, billets, comptes rendus d'ouvrages ou d'événements ponctuels) et les rubriques récurrentes (« À travers les livres », « Bibliographie », « Bloc-notes », « Le coin de Fanchette »); il surgit également là où on ne l'attend pas : phrases glissées dans des communiqués apparemment neutres de prime abord, ou dans de brèves présentations d'articles. Cette variété formelle rend difficile la quantification en pourcentage du discours de cette nature, mais elle lui donne une présence significative.

Françoise milite en faveur de l'émancipation des femmes et de leur droit à prendre une place entière dans la société. Cette position légitime l'autorité qu'elle s'accorde pour se prononcer dans les débats qui ont cours et tenter d'influencer l'opinion de ses contemporains. Elle affirme le droit à la liberté de pensée et d'expression, et appuie toutes les initiatives qui la favorisent. C'est en cela que son journal a laissé sa marque, malgré la relative brièveté de son existence. Ses prises de position, au demeurant, la mettent souvent en situation de conflit avec les autorités religieuses, en particulier avec l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési.

Parmi ses collaborateurs, mentionnons Albert Lozeau, Paul Morin, Louis Fréchette, Émile Nelligan (à qui Françoise consacre un article élogieux dans le numéro du 2 avril 1904), Laure Conan et Jean de Canada.

Dans le numéro du 15 avril 1909, Robertine Barry remercie ses lecteurs et annonce la fin de son journal : elle n'a plus suffisamment de temps à y consacrer.

BEAUDOIN, Lise, « La parole dissidente de Françoise dans Le Journal de Françoise (1902-1909) », Recherches féministes, vol. 24, n° 1, 2011, p. 25-43.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, tome IV, p. 152-153.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1902-1909
Contenu spécifique :
samedi 24 janvier 1903
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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Références

Le journal de Françoise, 1903-01, Collections de BAnQ.

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• Ve' I Ce tourna françoise (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant deux rois par mois Directrice : U.BAHRY Dire vrai et faire bien.ABONNEMENT : Un an - $2.00 Six mois - - - - i.oo Strictement payable d’avance.REDACTION et ADMINISTRATION 80, Rue Saint-Gabriel, Montréal.Tel.Bell.Main 999 A 1/ETRANGER : Un an - - Quinze francs.Six mois 7 frs 50.Strictement payable d’avance.SOMMAI RE DÉSIR D OMBRE ( Poésie).IIÉi.fcNK Vacarksco A PROPOS DE CONFIDENCES ET DE CONFÉRENCIERS.Pkmina LA CHANSON DES NOUVEAUX EPOUX.Ju METTE LamherT TRÈS RIGOLO.q, A.FRONTENAC ET SES AMIS.ERNEST Myrand COURS DE LITTÉRATURE.HOMMAGE A SAMUEL DE CHAMPLAIN (Poésie) .EuK Angers, N.P.I-IISTOIRE D’AMOUR.Cor,ETTE EN GLANANT.LE ROMAN D’UNE PRINCESSE.Carmen Syi.va PAGES DES ENFANTS : CAUSERIE.\.Tante Ninette LES LAURÉATS DU CONCOURS Tante Ninette LA TROUPE DES NOUVEAUTÉS.Strapontin CUISINE FACILE.Dorénavant, le journal sera publié le premier et le troisième samedi de chaque mois.^ IMPRIMERIE A.P.PIGEON, IS95“I597 RUE ONTARIO & 1 HEATRE DES 1801 rue Stc-Callicrlnc TRI/.BEI,!,, U9T 1395.^^5^ Semaine du 26 Janvier 3 Drame en cinq actes Matinée : Samedi.Soirées de Gala : Mercredi et Vendredi.Photogranliics de tous genres QUERY FRERES « iOTwm EN FRANÇAIS 1440 Ste-Cntherinc.George Gnuvrenu.Prop.Semaine du 26 Janvier LES RIBAUD Par le llv Phoque!te CHRONIQUES DU LUNDI Photographes 10 Côte St-Lambert - VAR FRANÇOIS!: Fleurs Fraîches ! Reçues tous les jours chez LOUIS AERTS Le Fleuriste ans traces d’artifices, et donnent la plus grande satisfaction A tous.Elles sont garanties.Or, •ciment, argent pour plombage.Electricité.Institut Dentaire Franco - Américain 163 Hue St-llciiis, Montreal Bell, Est 1744.Chaque capsule's W Eudypioi absolu g jj8 Qwssinecn^alfbee 00|L n node diemploi nii^ Oe six à douze par jOUg ÿhcd tori hales et itconsl#^ |s:ssr£B| Sttsssas ioux nei veusesAMhmelmfjJyg?nf.uenzd laiÿngitesdlouimaW^ «•ft voies respiratoires 4 Depot Général 3 Arthur Oecarv Ph-n Com S'Oenis el ^lathering Cr foutesttes Pharmacies _ Pnx du Flacon 50* r.» ; Creosote de Hêtre 0,15 Eucalyptol Absolu 0.04 Terebène 0.05 Quassine Cristallisée 0.001 L'addition il la CREOSOTE dans la CAPSULE ORE-SOBENE, de l'EUCALTPTOL, delà TEREBENE et de la QUASSINE CRISTALLISEE on fait le médicament ¦par excellence, non seulement contre la tuberculose, mais aussi contre toutes lei maladies des voies respiratoires: TOUX OPINIATRES, RHUMES, BRONCHITES AIGUËS ET CHRONIQUES, LARYNGITES, CATARRHES PULMONAIRES, ASTHME, PHTISIE, etc, etc.N.B.—Les CAPSULES CRESOBENE se trouvent dans toutes les bonnes pli arm acies du Canada et des Etats-Unis.Nous les expédions aussi sur réception du prix, 50c le flacon.PHARMACIEN.1688 Rue STE-CATHERINE MONTREAL.Can. IKE ANNÉE—No 21 -A.A- Samedi, 24 Janvier, 1903 “t ! Li Journal do Trançoise (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant deux fois par mois Oiiœctiuck : R.BARRY t - v -4 Dire vrai cl faire bien.ABONNEMENT : Un an - - - et son titre seul te rend malade ! Il est aussi à la princesse.* fade que sa cravate nuance tisane d’orge ; il a le cou Je te ferai cadeau de tout le paysage : le parc, ton aussi long et milice que son épingle et des yeux aussi balcon et ses fenêtres voilées de stores, tout cela pris intelligents que les verres de son pince-nez ! Mais vous de notre banc, à condition que 11e tu partageras plus ton me faites injure, mon seigneur et maître ! Bruno! ne enthousiasme avec les autres.e sois pas mesquin ! je ne le supporterais pas.Sois diffé- Bruno.rent de tous les autres ou tu m’abaisses avec toi ! Pense LE JOURNAL DE FRANÇOISE donc ! j’en pleurerais presque et je ris pourtant sans cesse.Je veux bien marcher avec toi sur les nuages, niais pas sur un vulgaire grand-chemin.Ui.riovk.251 XL IV i 2 août.Non, ma souveraine, je ne suis pas jaloux, mais, quand tu liras ces lignes, je ne serai plus dans ton voisinage.N’aie pas peur ; je reviendrai, il faut bien que j’emporte ma chaîne d'esclave, j'ai sur le front la marque des galères ; mais tant que l'archiduc restera, je m’en vais dans la montagne.Tu trouves “son titre” si beau ?Un archiduc ! Même en civil ! Un homme, mon enfant, peut, pour des femmes, se plier à tout,—n’ai-je pas réglé mes journées sur les tivnnnes ?—niais devant un jeune fat, qui songe a toute minute a sa condescendance extrême, c’est impossible ! Je suis trop bien élevé pour lui dire ce que je pense de lui ; mais il nie dit par chacun de ses mouvements ce qu'il pense de l’intelligence des humbles bourgeois.Et tu sautilles à son bras dans les allées, — ne dis pas le contraire ! — tu sautilles comme tu ne Vas jamais fait avec moi ! C’est bien ! comme je ne puis pas te mettre en morceaux pour te punir, je m'en vais.Il y a des choses que je ne puis pas, pourtant ! Je ne te manquerai pas ; tu ne me manqueras pas davantage ; je vais à Interlaken admirer la Jungfrau, je ne perdrai rien au change.Elle est belle toujours, belle pour tout le monde, (tu adresses à présent tes petites mines même au français) elle plane, souriante, au-dessus des humbles mortels qui tentent de V approcher ; c’est; tout à fait la même chose.Je laisse pour ta tante une ravissante épître, avec des détails sur les cités lacustres.Peut-être vas-tu te jeter sur tes oreillers de soie, — (les princesses, je crois, ont toujours des oreillers de soie ?) et les mordre de colère, parce que je ne suis pas jaloux ! Car tu vois que je ne le suis pas.Je cède la place, et cependant il est en civil ! Ah ! s’il était “en uniforme” —c’est une séduction pour les petites filles ?Qu’en penses-tu, Amazone ?Bruno.XL R K .MON A.u Schairimnse, S septembre.Non, c’est impossible, que le plus beau temps de ma vie soit passé ! Oh ! Bruno, cela ne peut pas être.Et pourtant je le sens à ces larmes brûlantes et rebelles, qui nie remplissent sans cesse les yeux et que nul baiser n’essuie.J’ai éprouvé à l’heure de notre séparation 1111e douleur aussi intense que si tout était fini, si je descendais dans la mort.Comment le cœur peut-il nous faire tant de mal ! Il me semble que la terre, le soleil, la rosée, tout m’a été enlevé en même temps, et je suis comme un arbre aux feuilles flétries, aux racines desséchées, secoué sans force et sans défense par le veut.Ce n’est pas dans une telle disposition qu’il faudrait affronter 111011 père, ou je succomberai dans la lutte, car cette lutte sera chaude et je devrais me cuirasser d’acier.Il n’est pas difficile de défier son ennemi ; c’est un jeu d’enfant.Mais combattre ce qu’on a de plus proche et de plus cher, il faut pour cela un courage héroïque.Je n’ai d’autres armes que l’affection, pour triompher de l’affection même ! N’est-ce pas contre nature que je ne puisse appartenir à un homme supérieur, parce qu’il n’est ni prince ni comte souverain ?Quand il ne serait rien, si je l’aimais, je ne vois pas qui pourrait prendre la responsabilité de me le refuser et de se substituer à la Providence ! Pourquoi n’ai-je pas rencontré de prince ou de comte,que j’aie aimé ?Il y en a tant ; et des hommes très nobles et très bons, qui travaillent, eux aussi, se donnent de la peine, et ne passent pas leur vie à chasser et à monter à cheval.(.A suivre.) A I.lvXV I)1C KOS1-; 252 LE JOURNAL DE FRANÇOISE HOMMAGE le fameux coup de fotulre dont je me nie temps.Nous sommes bons cnma- A suis tant amusée dans les vieux ro- rades, mais maman ne l’invite pas et Snmud d?Champlfllll Ilians, serai t-il près (le me frapper, je n’ose prendre l’initiative.Je me A i.occxsion i.11 ::av ile, je le provoque- doucement d’avenir ! Depuis tantôt, saute, et son sourire si attirant.Je crois rais bien, le sermon.Mais qui sait si le depuis que ton cercle d’or caresse mon que je l’aimerais.si .je n’étais pas rai- résultat n’eu serait pas tout opposé à doigt, quelque chose me chante au so,niable et s’il n’était pas le cousin de ce que je désire.Vaut mieux altcn- cœur des hymnes fous d'amour et de Jeanne.Mais que dirait celle-ci devant dre.Dire que j’aime — c’est bien félicité! Aimer ; je ne croyais pas cpii, si souvent, j ai fait mon petit vrai — et j'ai toujours dix neuf ans.que ce fut si bon, moi qui raillais “esprit fort.” Que penserait Jeanne, si elle savait, l’amour à dix-neuf ans ! Ah! Jean- J’avaisditqite jen'aimcraispasavant Mais elle ne le sait pas.ni " lui.” nette, tu triomphes, mais c'est moi ma vingt-deuxième année.Encore trois moi je sais que. habitait la fille de de Madame de Sé- clière petite bague de perles modestes S"' 1 L' lullv .L ullL *.1,1 viniic vient a"- leva les yeux nu ciel, comme pour lui Ont bien répondu : Antoinette Des -vie femme .qm tenant par la mam nu demander une inspiration.cary, Rose de Mai, George-Emile enfant de cinq a six ans, vint déposer n vjt alors un essaim d'abeilles tra- Boulay, Coaticook, Cloriude Marchil-1,1, bouquet composé de trois ou qua- verser les airs.don, Berthe Page, Waterloo, tre roses blanches qu elle poitait soi- “ Ouvrez, les fenêtres ! ” commanda- gnensement enveloppées dans un mor- t.jj S(.s gazï]es ( .: S oc rate.Stc-Mai ic, Beau ce, 25 110 v.1902.que les roses blanches peuplent les jar- 0nt répondu : Lsoline 'l'étrault, Aca- ^chere ï'ran50,se* dins et les parterres.demie Stc-Maric, Rose de Mai, Anna ,, ÿ !°-“‘Tr T! J°m‘ I,a légende ajoute que parmi toutes J.Corinne, V.Clarisse, S t-And ré G au a.' 11\ c.J a cm aïs c epuis si les lleum la rose, chez les,amples an- Aveliu.longtemps! Dour to, au.ssi.^titeanue, ciens, était placée au premier rang.Charade amusante ça c oit clic un ic.ut joui.Jeannette .n \ ¦ v c ¦ viens te faire ses souhaits de nouvel h ,1 faut eu croire une fable or,en- Combien d œufs saunez-vous man- ftn ^ ^offrir un petit cadeau.C’est taie quand la renie de Saba vint visi- gér a jeun ?lm petit rien, mais tu sais que ma ter le roi Salomon, elle voulut un jour A,p.: X eus ne saunez manger qu un bourse est petite , nmn cœur mettre a Veprcuvre la sagesse prover- œ„ parce que lorsque vous l'auriez ^ d ^ désirerait faire plus biale de ce grand monarque.Se pros- avale, vous ne seriez plus a jeun.Comment t’amuses-tu à Montréal > Je teruant au pied de sou trône, qui était Rose de Mai.supposcquetuesalléevoirla" Grotte d’une grande hauteur, elle lui présenta Montréal.de Santa Clans ?” N’est-ce pas ?J’au- deux guirlandes de Heurs, l'une de Histoire Sainte rais voulu être à ta place, je trouve roses naturelles, 1 autre de roses arti- (Pour les enfants jusqu’à 12 ans).les petites montréalaises bien chau- ficicllcs- Qu’était Josué, que fit-il, et en ceuses de voir toutes ses belles choses.Giand prince, il il la 1 cine, si tu quelle occasion ?Ici, à la Beauce, les magasins de jou- es vraiment le parangon de sagesse et A'ép.: Josué fut le successeur de jou.x sont peu de choses comparés à de science que proclame la renommée, Moïse pour conduire le peuple de Dieu, ceux de Montréal.J’espcre que toute LE JOURNAL DE FRANÇOISE 255 PAGE DES ENFANTS * Les Lauréats du Concours de Tante Ninette I m JKANNK DK VaRKNNKS, Waterloo, l\f).Ac.I.AH Lui'I KN, Montréal.Simon Hoci.ianh, Malhaie, P.O.Roc il Month u i and, Montréal.ta famille est bien.Papa m’a dit que tu avais grandie, prends garde de me passer ; tu as deux ans de moins que moi.Je me suis ennuyée de toi après ton départ.Plus de Françoise pour jouer avec nous le jeudi.Jean est-il encore timide devant les petites filles, tu te rappelles comme il se sauvait en arrivant.Je suis sûre qu’il est devenu plus galant pour ses petites amies de Montréal.Au revoir chère petite Françoise.J’espère aller à Montréal bientôt.Reçois mille bons becs sucrés pour toi et le petit frère Jean de ton affectionnée amie.J H AN NIC I-IamKL.( 11 ans).Cher ami, Qu’il est étrange de me voir installée à mon pupitre vous griffonnant une lettre, et une lettre de souhaits surtout.J’imagine que vous allez être un peu surpris, peut-être même me trouverez-vous très gentille de vous écrire, les circonstances étant ce qu’elles sont ; mais ne vous empressez pas de me faire un compliment : attendez de lire ce que mon cœur dicte.Je fais appel à mes connaissances mythologiques pour vous offrir des vœux, lesquels, je l’espère de tout "œiir, seront exaucés.i me semble que les oreilles du roi Mas siéraient bien à vos traits uri-^nons et agréables ; ce serait un char- me de plus ajouté à l’expression de votre figure si aimable déjà.Vous qui aimez à être original et à posséder des choses uniques en leur genre, comment le cheval Pégase vous irait-il ?Je vous assure que monté sur un tel animal il vous serait impossible de ne pas créer sensation.Ne vous serai t-il pas fort utile de posséder encore la baguette de Mercure ?Songez donc, cher ami, que vous apaiseriez toutes les querelles et que.vous 11e vous fâcheriez plus vous- nieme !—quelle amélioration, n’est-ce pas ?Quelques-unes des richesses de Plu-tus seraient sans doute aussi bien accueillies ; le goût du luxe étant si développé chez vous.Et je crois que Mounts vous avait déjà sous les yeux lorsqu’il dit que “T homme devrait avoir une petite fenêtre devant le cœur pour que sa véritable pensée fut toujours connue ;’ ’ ne serait-il pas opportun de souhaiter que Dieu mît, chez vous de petits verres à cet organe ?.Si Dieu se rend à mes désirs, vous serez le plus étrange des hommes que l’an de grâce 1903 offrira à notre admiration.M/-DHK, (18 ans).(Etudiant sous une institutrice particulière).—Qu*est-ce qu’un lit de camp ?demandait un enfant à son père.— C’est un lit de planches.— Cela doit être bien dur ! —Oh ! non, 111011 fils ; on choisit, vois-tu, le bois le plus tendre Variétés Par qui et à quelle époque fut invente la machine à coudre ?Elias IIowe, inventeur américain (1819-1867), travailla d’abord chez son père, fermier et meunier, puis chez des fabricants de machines.C’est en 1845 qu’il inventa le premier type de sa machine ïi coudre.Il eut à lutter contre un grand nombre de contrefacteurs, mais il parvint à faire reconnaître ses droits d’inventeur, et fonda à Bridgeport, (Connecticut), en 1863, une usine considérable pour la fabrication de ses machines.Une condamnation bizarre Chez les Bassoutos (peuplade de l’Afrique australe) la justice est rendue d’une étrage façon.U11 voyageur français rapporte à ce sujet le fait suivant : un pauvre diable fut condamné parle chef de son village à payer cinq têtes de bétail pour avoir empêché la pluie de tomber ! Les Bassontos sont d’ailleurs persuadés que certains individus (ce sont tout simplement des sorciers) ont le pouvoir, en temps de sécheresse, de faire tomber la pluie.I)e même, d’après eux, il ne faut pas aller dans les champs quand il y a des nuages, cela attire la grêle ; pour éloigner celle-ci, il suffit de planter en terre de petits piquets arrangés de certaine façon près des champs.Voilà une recette que nous recommandons aux Compagnies d’assurances contre la grêle. 256 LB JOURNAL DB FRAN.ÇOISB Cfl trOU|)C d{$ HOUVCfllltCS oil till mouvement pathétique, il sait Mlle Debruync, avec son visage atigé- I.n’est pas inopportun, croyons- aclinirableinent marquer ces élans.Ce lique, sa voix fragile et sa taille flexi-nous, de passer une rapide revue (lui l""ollvu presque qu’il pourrait met- ble, est indiquée pour jouer les vierges de la troupe française du théâtre lix‘ l>llls (1e sentiment, plus de vie, placides.Seulement, comme le tliéâ-des Nouveautés.La direction de cet dans les parties douces ou banales de tre connaît peu ces personnages d'un établissement semble bien décidée à ses rôles.monde supérieur, il s’ensuit que Mme atteindre la perfection relative à la- *XI- Dliavrol est un excellent artiste Debruyne a souvent des vacances, ou ,inelle elle a droit d'aspirer, tant par (lu* Possède les qualités essentielles du prend 1111 rôle qui 11econvient ni à son le choix des œuvres «pie par celui des ljon comédien : organe, diction, so- tempérament frigide ni à son talent si interprètes.Dans ces conditions, une ^riété dans le "grimage", élégance, spécial.revue critique, impartiale et un peu mesure et justesse dans les effets ru- Mme IV Artigny est une figure bien sévère, ne peut que stimuler l’ardeur cherchés.connue à Montréal.Après avoir chaudes artistes et servir utilement la di- Turcan.Puisqu'il est convenu té assez agréablement l’opérette, elle rection.de qualifier “ artiste ” quiconque s’est mise à la comédie, où, d’ailleurs, Afin de ne pas établir une sorte de monte sur la scène, M.Turcan est un elle s’en tire tout aussi bien que n’iin-règle de préséances, nous nommerons titiste.Mais c’est tout ce qu'il a de porte qui aurait fait la même évolu-les artistes d’après la distribution de commun avec ses camarades plus haut tion.Mais pourquoi en changeant 'T étrangère.” cités.Nous ferons la même observa- de “ ligne ” Mme D’Artigny n’a-t-elle M.1 leurion est un artiste bien doué tion Pour MM- et Bcrton.pas changé d'aspect.C’est toujours physiquement.Dans son emploi, cette M- I (armant est trop connu à Mont- la même perruque blonde frisée, tou-particularité est d’une extrême im- i"c:d pour que nous perdions notre jours la même robe rose, toujours le portance et constitue au moins la moi- temps à détailler ses qualités et ses même perpétuel sourire.C’est dis-tié du talent.Disons néanmoins que défauts.Nous regrettons seulement linctif, nous en convenons, mais c’est M.I leurion n’eu est pas dépour- (luc* la régie des “Nouveautés" ne insuffisant pour jouer la comédie.Vll .ü ;l (p.Ventregent, de l’aisan- l’utilise d'ordinaire que dans des bouts Mme IIarmant est la gentille sou-ce, une bonne diction servie par un de roles.1 mette des ‘ Nouveautés, comme son organe très supportable et, de plus, Du coté des dames, nous trouvons mari, elle est assez connue pour que soigne la mimique de son personnage, d'abord Mme D'Arbelly, qui a un nous nous dispensions de faire son même lorsqu’ il est momentanément a tempérament fougueux.C'est une uloge.l'écart.Avec ces qualités on passe artiste : mais c'est une tragédi- Sirapoxtin.partout et l'on se rend partout sym- enne.non une comédienne.Dour .pathique, à la condition toutefois de elle, il y a peu de nuances, c'est vio- îttôtitv titvilt ne pas abuser du monocle.lent ou doux.Idle ne marque pas, /'.punie de n/on/on farcie.— Faites M.Darcy incarne aisément les pères avec assez de vérité, les sentiment sin- désosser une épaule de mouton ; gar-nobles et les joue avec une raideur termédiaires.Malgré ce défaut que mssez l’intérieur avec une farce de convenable.Son défaut est de man- Vimpartialité nous oblige de mention- chair a saucisse, persil, échalotes lia-quer d'originalité.C'est toujours le ner, Mme D'Arbelly fait toujours cliévs, sel et poivre ; repliez l’épaule même personnage qu'il nous offre : impression sur le public, de qui elle de manière à ce que la farce soit en-mais, en définitive, comme ce person- est la favorite.Ajoutons que Mme veloppée, ficelez votre viande et faites-nage, s'il n'est pas excellent, est tout D'Arbelly s’habille avec une élégance du prendre couleur dans du beurre de même mieux que médiocre, il passe exquise.chaud ; ajoutez de temps en temps un dans l’ensemble sans faire taclic et Mme Stuart, la nouvelle venue, est PC" d’eau.Lorsque l’épaule a belle sans choquer.Le défaut du M.Darcy, une comédienne savante.Klle ferait couleur, couvrez et faites cuire deux défaut dont il n’est pas responsable, peut-être triste figure dans la tnmé- heures et demie à feu doux, c’est sa voix nasillade à deux claviers, aie, tuais dans la comédie elle est très Navets en purée —Fpluchcz et lavez M.Kelm est évidemment un vieux bonne.Sa qualité dominante, qualité un ou deux beaux navets et faites-les chevronné.Il connaît, cela est visible, sans laquelle l’artiste verse dans le cuire à l’eau avec du sel; une fois toutes les licelles du metier.Sa tenue ridicule, c’est la mesure, la mesure cuits, ôtez-les de l'eau et laissez-les et si, num,que sont excellentes.Mal- ^aie, pour le ton et le mouvement, égoutter, puis passez-les A la passoire heureusement.1 brcdoiullc parfois Grâce à cette qualité, une artiste est avec le pilon pour en faire une purée, au-dela de la mesure tolerable.toujours sûre de conquérir son public.Mêlez ensuite à cette purée gros com- M.C.inraud est un bon jeune pre- C’est ce qui est arrivé à Mme Stuart, me un œuf de beurre, sel poivre et ter.Sa quai,te do,muante, c’est sa Mme Jeatmin, à cause de son cm- remettez un instant sur le feu Cette votx, chaude grave, caressante, elle Wnpoint est nécessairement vouée à purée se sert avec côtelettes, biftecks, dispose tout de suite le public en sa dcs rôles spéciaux, dont du reste elle saucisses etc etc faveur.Par malheur, M.Guiraud est s’acquitte à merveille.Elle a de la —-' parfois un peu figé, ce qui rend son per- science, et il n’est pas douteux que si JEAN D ESN AYES Graphologue sonnage monotone.Cependant, lors- elle pouvait aborder tous les rôles elle J I3 rue Notre-Dame Hochelaga que son rôle exige de l’emportement s’en tirerait également bien.MONTREAL ' miel CORS-VERRUES-DURILLONS aÏScei Remède 8tir cl cUicuco pour enlever promptement et snug douleur les Cors, Verrues et Durillons Energique.Inulfensif et Garanti.KN VKNTR VAUTOUT 35c.ie flacon.A.|.LAURENCE.•Pharmacien, Montréal PLUSdeCDRSauxPIEDS ! 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