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Titre :
Le journal de Françoise
Revue littéraire féminine qui contient des pages consacrées à la mode, aux arts ménagers, aux enfants et à l'étiquette (bienséance). [...]

Publié à Montréal de mars 1902 à avril 1909, ce « journal » littéraire bimensuel, qui a pour sous-titre Gazette canadienne de la famille, concrétise le rêve le plus cher de Robertine Barry, alias « Françoise », l'une des premières femmes canadiennes-françaises à faire activement du journalisme.

Pendant neuf ans, de 1891 à 1899, elle a en effet travaillé comme journaliste pour le quotidien La Patrie. En outre, elle a publié un recueil de nouvelles, Fleurs champêtres, ainsi que Chroniques du lundi, un choix d'articles parus dans La Patrie de 1891 à 1895. Les membres de l'École littéraire de Montréal la placent alors parmi les « principaux littérateurs canadiens ».

La fondation du Journal de Françoise représente un moment fort de sa trajectoire. Elle y consolide un capital social déjà considérable et y exerce une autorité absolue à titre de directrice, de rédactrice, de propriétaire et d'administratrice.

Ce bimensuel constitue un objet protéiforme donnant à lire un corpus de tonalités et de contenus variables, qui va du texte argumentatif sur des sujets d'actualité aux conseils pratiques pour la ménagère, en passant par les genres littéraires canoniques.

Dans son périodique, Françoise fait preuve d'une audace et d'une modernité absentes des oeuvres publiées sous forme de livres par les femmes au Canada français - des travaux qui sont caractérisés par leur conformité à la doxa. Son discours dissident se trouve dans les textes argumentatifs (éditoriaux, billets, comptes rendus d'ouvrages ou d'événements ponctuels) et les rubriques récurrentes (« À travers les livres », « Bibliographie », « Bloc-notes », « Le coin de Fanchette »); il surgit également là où on ne l'attend pas : phrases glissées dans des communiqués apparemment neutres de prime abord, ou dans de brèves présentations d'articles. Cette variété formelle rend difficile la quantification en pourcentage du discours de cette nature, mais elle lui donne une présence significative.

Françoise milite en faveur de l'émancipation des femmes et de leur droit à prendre une place entière dans la société. Cette position légitime l'autorité qu'elle s'accorde pour se prononcer dans les débats qui ont cours et tenter d'influencer l'opinion de ses contemporains. Elle affirme le droit à la liberté de pensée et d'expression, et appuie toutes les initiatives qui la favorisent. C'est en cela que son journal a laissé sa marque, malgré la relative brièveté de son existence. Ses prises de position, au demeurant, la mettent souvent en situation de conflit avec les autorités religieuses, en particulier avec l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési.

Parmi ses collaborateurs, mentionnons Albert Lozeau, Paul Morin, Louis Fréchette, Émile Nelligan (à qui Françoise consacre un article élogieux dans le numéro du 2 avril 1904), Laure Conan et Jean de Canada.

Dans le numéro du 15 avril 1909, Robertine Barry remercie ses lecteurs et annonce la fin de son journal : elle n'a plus suffisamment de temps à y consacrer.

BEAUDOIN, Lise, « La parole dissidente de Françoise dans Le Journal de Françoise (1902-1909) », Recherches féministes, vol. 24, n° 1, 2011, p. 25-43.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, tome IV, p. 152-153.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1902-1909
Contenu spécifique :
samedi 7 mai 1904
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

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Références

Le journal de Françoise, 1904-05, Collections de BAnQ.

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(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) int le 1er et le 3ieme samedi de chaque Directrice : R.BARRY mois Dire vrai et faire bien ABONNEMENT : Un.an -Six mois Strictement payable d'avauce REDACTION et ADMINISTRATION 8of Rue Salnt-tiabriet, Montréal.Tel.' Bell.Main 099 A L’ETRANGER : Un an - - Quinze francs Six mois — — — y frg 50 Strictement payable d'avnncê. THEATRE ¦ pÂk> - ¦ v • FRANÇOISE Un fort volume de 325 pages.Prix, 35c A yendre chez MM.DEOM A F H ERES.J877 Rue 8te Catherine, Montréa l.M4Q *t«-£*therlne, • Géorgc Oauvreau Prop Semaine dn 0 Mal Grand Drame Spectacle LE CAPITAINE FANTOME Pa r Paul Ff.val Pri Y ( Mntlnéc, ÎO, 15.*ü, £5 et îlOr.1 i Hoirie, 1U, «5, îlrt, 40 et 5Uc.N.B.—Les enfants âgés fie moins de 5 ans ne sont pas admis aux représentations.EDMOND GIROUX, Jr.Pharmacien Chimiste difice un Monument National 216 RUE SAINT-LAURENT Téléphone Main 262S.Spécialité : Ordonnances des Médecins P»fjrissaqt le/let et le 15 de chique mot».?Publié fous la direction de Mme GABBlELIif! GOBCY direction et administration : .a BMBRY T.1.Mate, a045.i an C$1.50 ; 6 mois.Ko cents.INeurasthénie,Faiblesse générale,Surmenage! Rachitisme, Scrofulose,^^^^™^^^™ DIABÈTE, CONSOMPTION, | V - IA L£C/7H/M£ /TA 7(/£EU£, £X7RA/7£ DU JA (/A>f û 0£L'£lRErt££Rrt£ /£ PHOSPHOR* SOUS C£T7££OR^f£ 0fiGAJV/5££ E£1/H£n/'15A/TAC77VC', Ql// CARACTER/SE LES AfEO/CA AfE== ^ ju“rait “,,,a,ièrc * °” **ta- familles.lévriers que 1 on connaît, agissaient Dlcau* Vous avez lu les descriptions de la comme brancardiers ct Son Excel- ^ maintenant, je clos cette lettre, cérémonie et la liste des cadeaux, ces lcncc, étendue sur sa couche et dans J csPèrc etre arrivée sans encombre journalistes sont si indiscrets.Je ne m-.c attitude de langueur exquise as au bout de ma tâche et vous n’aurez écritTclt^ "^ab a"x divertissements: La scène pas, j'espère, occasion de mescrmo- tour de la presse ; mais je vous assure avait 1111 asPcct d’autant plus oricn- ner cette fois.J ai fait un gros acte que le tout avait une grandeur inu- tal que l’héritière même du vice-roi d • contrition, vous m’en tiendrez sitée.Ce n’est pas pour rien que exécutait en costume d’almée des ccniPte» j’en suis sure, ô vous, la SE£is?: La suite aussi a été bien amusante, gneurs sans importance, qui compo- nieme de chanter le God save the par exemple, bien que moins gran- saient l’arrièrc-plan.Queen ” après la chute du rideau.Yvette Frondeuse. Ea femme mariée ANS la classe pauvre, le travail, les fatigues, les privations vieillissent la femme avant l’âge.Mais dans la classe moyenne, ren- vieillissement prématuré n’est pas du tout indépendant de la volonté des femmes.Si sa beauté et sa jeunesse passent rapidement, c’est que tout de suite après le mariage, elle laisse faire au temps et à la matière.A quarante ans, elle est souvent tout-à-fait finie.D’où cela viendrait-il, si ce n’est d’une sorte de paresse qui lui fait négliger sa beauté, d’une inconscience qui lui fait manquer à ses obligations envers elle-même, envers le compagnon de sa vie, car pour lui surtout elle doit rester belle.“ Le manque de temps, les soucis, la maternité.” Voilà ce qu’elle allègue pour son excuse, mais ce n’en est pas une.Tout en se dévouant à ses enfants, 011 peut, sur les vingt-quatre heures de la journée, prélever quelques instants pour soi-même.C est un devoir conjugal, maternel, social de cultiver sa personne intellectuelle et morale.Je ne cesserai de le répéter : la femme est, doit être l’idéal, pour ses enfants, la compagne attrayante pour son mari, le charme pour tous ceux qui l’entourent, la rencontrent même.Sans aller dans le monde, on peut perdre très sottement ce temps, qui manque parce qu’il est mal employé : en bavardant longuement, en épuisant les commérages de la ville ou de sa paroisse avec les amies ou les connaissances rencontrées dans les courses et les sorties ; en lisant des romans ineptes.Si on récapitulait toutes les minutes ainsi gaspillées, on verrait qu’on avait à sa disposition bien des heures dont on n'a pas su profiter.Souvent le mari de cette femme de quarante ans, plus âgé qu’elle d’une dizaine ou d’une quinzaine d’années, ne paraît même pas être son aîné.C’est qu’il a été forcé, par la profession qu’il exerce, par les événements sociaux auxquels il est mêlé de prendre soin de sa personne, de sa tenue, c’est qu’il a été obligé de vivre au milieu du mouvement des idées et que on intelligence s'y est aiguisée.E JOURNAL DE FRANÇOISE Le résultat auquel l’homme est arrivé par nécessité, la femme ne doit pas moins le rechercher par amour pour les siens, par considération pour elle-même.N’est - ce pas dans cet abandon où elle laisse trop souvent ses meilleurs dons, qu’on pourrait trouver la cause de ces dissensions qui éclatent souvent dans les ménages à un certain moment ?La femme ayant perdu le don de plaire, le mari 11e trouve plus aucun attrait à son foyer et s’en éloigne.II faut réagir, dès qu’on s’aperçoit qu’on s’est “laissée aller.” Se laisser aller, c’est mépriser le soin de se faire aimer, c’est oublier le moyen de plaire, c’est ne plus se soucier d’être agréable.C’est ne penser qu’à son bien-être.C’est vouloir conquérir son franc parler, ce qui ne va pas sans rudesse.C’est glisser sur la pente de la vulgarité et contenter ses goûts inélégants.Il faut vouloir être aimée jusqu’à la fin, plaire jusque dans l’extrême vieillesse, être agréable jusqu’à la mort.En conséquence, on ne cessera pas de s’affilier ; on méprisera noblement ses aises et le bien-vivre qui mettent en péril la beauté et la distinction ; on restera douce, tendre, fine, gracieuse, on s’élèvera toujours plus vers les les choses du cœur et de l’intelligence.Ceci est à la portée de tou’es les femmes.S.Océan et Amour .(Fantaisie) Un jour d’cté, pendant qu'un joli yacht nous emporte sur une mer de saphir à peine frissonnante, et qu’il file dans un fracas sonore d’o de bouleversée, eu laissant derrière lui un grand sillon d’émeraude tout frangé d’albâtre ; oh ! alors, debout sur le pont et accoudé au bastingage, que rêver est exquis ! Oui, que notre pensée se complaît à ce moment à quitter les rives .du Réel, pour prendre son essor vers ce pays où tout est si b.au : l’Idéal ! En face de cette vaste mer toute bleutée, en effet, que faire, hormis songer ?Et à qui songer, sinon à l'Amour ?.Tant ils sont aussi im- 351 menses, aussi profonde et aussi doux l’un que l’autre, 11’est-ce pas ?Là s’arrête leur ressemblance, puisque l’Océan donne naissance aux nuées, et que ces nuées éclatent fréquemment et le transforment ainsi en liou'cs furieuses .Tandis que l’Amour, lui, ne fait naître que de gracieux petits nuages roses et bleus embellissant le ciel toujours pur et serein de la vie idéale et rassérénant le firmament si souvent ombreux de l’existence réelle, n’est-il pas vrai ?Et pourtant, s’il est de l’essence de cette noble pa sion de roser et d’nztirer nos jours, il est aussi de sa nature de nous les faire trouver parfois affreusement moroses : quand l’être chéri va son chemin, sans nous apercevoir et sans entendre les mots très doux qu’on ose murmurer sur ses pas, par exemple.Or, je vois précisément quelques-uns de ces pauvres inaperçus et incompris se tourmenter des tourments dont les .nuages de l’Amour sont quelquefois la cause.Oh ! comme je les plains, ces malheureux ! Et pour essayer de les consoler un peu, je leur dirai discrètement à l’oreille qu’ils ont le cœur trop tendre, voilà tout.Pour cela, désormais, devront-ils écouter l’avis du poète : “ Il 11e faut pas aimer quand on a le cœur tendre.’ ’ Certes non !.Pourquoi ?Parce que, de même qu’en osant affronter la nier, que de charmantes contrées et de délicieux climats nous seraient toujours inconnus, de même, si nous cédions à la crainte d’être torturés en aimant, de combien de choses, douces comme une caresse, comme un bai«er, se priverait peut-être notre âme, hélas ! Que nos cœurs blessés ne se pâment donc point dans le noir du désespoir, mais qu’ils refleuris ent plutôt sous les cieux émeraudés de l’Espérance ! Non, non, ne laissons pas nos cœurs déçus s’étioler parmi les ombres du souvenir, mais permettons-leur de s’épanouir aux rayons tièdes de quelque nouvel amour ?Car, je vous le dis, il viendra encore un jour, plus tôt que nous n’osons le croire, peut-être, où nous rencontrerons une personne — l’infidèle repentant, qui sait ?— à qui nous sentirons le besoin irrésistible de faire nos aveux, en vertu de cette loi que “les cœurs vont à l’amour comme l’onde à la mer.” Jean de Canada. 352 LE JOURNAL DE FRANÇOISE mûssè LE COIN DE FANCHETTE Lecteur'fiable m’écrit que dans nos remerciements à VUniversité Laval, nous n’avions pas à en adresser aux gouverneurs de la dite institution, attendu qu’ils n’avaient pas été consultés et qu’ils ne l’étaient—autant d re— presque jamais.Eli bien, que font-ils donc à l’Université Laval, les gouverneurs ?S’ils ne sont là que pour le décor, tant pis pour eux Libtc — Je trouve, contrairement à ce (pie vous pensez, un secret très doux à garder.C’est un trésor que l'on a dans l’âme et que l’on aime et que l’on dérobe à tous avec une discrétion jalouse.Rachel.—Vous lirez avec avantage le livre du Père Cocon nier, int tiilé Hypnotisme franc.C’est un ouvrage dont on a beaucoup parlé.On vous conseille encore : Hypnotisme double conscience et al têt at ion de la personne par le Dr Azatn avec préface du Dr Charcot.Ces deux livres sont en vente chez Bcauchcinin & Fils, libraires, rue Saint-Paul, Montréal.Marcelle IL — C’est fait.Quant à votre autre projet, (pic je prise beaucoup, il est très difficile d’exécution, je vous dirais pourquoi, si j’avais une adresse pour ma lettre.Institutrice.—Il n’a jamais été prouvé d’une façon irrévocable que Louis XVII fut véritablement mort au Temple et les opinions restent partagées à ce sujet.Comme vous, j’ai lu le livre de Bcauchcsne ; c’est beau, c’est émouvant à faire pleurer, mais est-ce tout à fait véridique?on l’accuse d’avoir fait un peu de roman et d’avoir amplifié les derniers mots du dauphin, car, il a été certifie, que l’enfant qui est mort au Temple parlait si peu que quelques uns croient encore que le petit dauphin aurait été délivré et remplacé par un enfant muet C’est une question vraiment intéressante que celle-là.Les auteurs contemporains s’agitent autour de ce problème, mais il est douteux qu’ils en trouvent la solution.Fleure tie Rose.— Travailler à recevoir un diplôme, ou à apprendre un métier ! Et il faut que je choisisse pour vous ?Voilà qui est difficile.Il faudrait pour cela connaître vos goûts et vos aptitudes, et, je n’en sais pas le premier mot Consultez ceux qui sont autour de vous ; interrogez vous vous-même et voyez quel chemin vous attire le plus et vous convient le mieux.Donnez-moi de vos nouvelles, \ etite Fleurette rose.Fcmand.— Le Palais de fa Jce A/or-Static, de Georges Héry, est un livre bien écrit mais à trame singulière.Trente et une de Gorlcy est l’histoire de malheureux condanv es, astreints aux plus rudes travaux auxquels le sourire d'une jeune fille ap orte chaque jour l’unique joie Re member.—Je ne tiens pas à ouvrir les colonnes de ce journal à la discussion sur la peine de mort.Cette question a déjà été posée et débattue dans d’autres journaux, et, à quels résultats pratiques cela a-t-il donné lieu?Je préfère à ces points d’interrogation frissonnants les questions d’histoires.Celle qui est posée dans ce numéro devait vous exciter aux recherches les plus minutieuses.Justine B.— “Dans mon cœur se sont fanées toutes les roses du passé.” Ne dites pas cela, j’en ai de la peine.Votre lettre que je viens de lire avec infiniment d’intérêt — comme toutes celles d’ailleurs que vous m’avez envoyées piécédemment—me rapproche de vous comme aux jours de notre enfance où nous étions si près l’une de l’autre.Je note avec regret que votre santé laisse fort à désirer, j’en ai souci mais j’espère que les beaux jours vont vous remettre complètement.J’attendrai une autre lettre fort prochainement.Jean ne-AIichelle.—Cet acrostiche est très bien ; trop flatteur aussi et vous comprendrez les sentiments qu me défendent de le publier dans ces pages.Alotia-Lisa.—L’amour rend meilleur et doit emplir si bien le cœur qu’il n’y reste plus de place pour aucun sentiment mesquin et égoïste.Aimez vous votre ami pour votre propre bonheur ou pour le sien ?Si vous avez pour lui le véritable amour le seul qui vaille la peine qu’on s’en occupe, vous ne songerez pas à le contrarier, à le rendre malheureux uniquement pour satisfaire votre caprice, votre fantaisie.Je suis même d’avis, que, lorsqu’on n’est plus nécessaire au bonheur de celui que l’on aime, on doit tout doucement s’effacer de sa vie, sans éclat, sans récrimination, sans même une plainte.Gaston l'usa.—Sans remonter jusqu’à Séniiramis ou Cléopâtre, sans parler de Catherine de Médccis, d’Elizabeth d’Angleterre, de Marie-Thé-rèse d’Autriche, de Catherine II de Russie, 011 peut citer de nos jours Victoria, reine d’Angleterre, Christine, r« ine d’Espagne qui ont gouverné et fait de la politique sans que les deux pays sur lesquels elles régnèrent s en soient mal trouvés.Les femmes peuvent faire de la littérature, puisqu’il a existé une Sévigné, Mme de Staël et tant d’autres.Dans le domaine ’de la science, nous avons de nos jours, Clémence Royer et Mme Curie.2° Si vous aimez les recherches en fait d’histoire, pourquoi ne vous appliquez-vous pas à trouver la réponse a la question d’Histoire du Canada posée dans une de ces pages.C.Charmille—Reçu votre lettre et merci.Je répondrai dans le prochain numéro à cette correspondante des Etats-Unis qui m'a soumis une pièce de vers.Françoise.Pas de beaux chapeaux, s’il ne viennent de Mille-Fleurs, 1554, rue Saintc-Cathcrine. Propos (V Etiquette —Porte-t-on du crêpe pour un cousin?R.—Non.E.—Apres une danse, la danseuse doit-elle remercier son partenaire ?R.—Non.Ce soin revient exclusivement au danseur.D.—Par inadvertance j'ai casse une potiche dans le salon d'une dame chez qui fêtais en soirée, a-t-elle eu raison de s’en montrer vexée?R.—Bien que l’incident fût ennuyeux pour la maîtresse de maison, elle ne devait pas en paraître fâchée le moins du monde.D.—Une jeune fille peut-elle inviter un jeune homme à venir lui fare visite, et dans quels termes?R.—La jeune fille peut dire : "Ma mère sera sans doute heureuse de faire votre connaissance.Ou encore : "Nous recevons tel jour, tous les dimanches, ” etc., etc.Enfin, il v a mille manières d'inviter sans presser personne, mille façons d’être polie sans être importune.D.—Quelle doit-être la durée d'un grand deuil pour un veuf?R.—Le monde, les convenances, le respect dû à la mémoire de la morte, —je ne parle pas du cœur—exigent au moins une année entière.Lady Etiquette.LE JOURNAL DE FRANÇOISE tellement que c’est disgracieux de parcourir certaines de nos rues.Je n’ignore pas que ce négoce est la source de bien gtos revenus .et 353 vie d'une sagesse si douce, les Sonnets Rustiques, dont la lecture nous fait éprouver comme des frissons d’air, où la nature est traduite avec qu il en faut des revenus pour une des sonorités pénétrantes, nd attirent ville comme Montréal.Pourtant des conseillers plus scrupuleux trouveraient peut-être moyen d’arranger les choses pour que Montréal ait moins de licences, et soit encore.Et comment nVempcchcr de citer ces stances à l'une de nos plus belles figures contemporaines : la ville /A,»,/,,*,,.Gm,„] ciloyc,, snh.l ! Quelle ,1oucc 1 Connue un reflet du ciel, baigne ton front [austère ?Tout le monde serait satisfait .même les buveurs, car pour les assoif- .fés, les habitués, ceux-là lie sont pas bes grands hommes Laurier, font lesgrands en peine de trouve: l’objet de leur convoitise.[peuples Monte, Sur l’a'.le du génie à l'immortalité.Bien à vous, OMBRA.Alors, il faudrait M ercier : aussi dire à J\ travers les livres (Les Gouttelettes, recueil de sonnets Comment es-lu tombe, meneur d’hommes [puissants ?• ••••• • Mais ta gloire a grandi de toute ta défaite, l»r Pamphi,«LcMay.%, vente a la librairie Beauchemin, rue Saint-1 kiul, Montréal).Le ” vieux poète, ' ainsi qu’il s’intitule dans l’hommage délicat d’auteur qu’il m’adresse, a sans doute de-vmé la joie sincère que j’aurais à parcourir son œuvre, et sa généreuse âme d’artiste s’est plu à me la procurer.Je l’en remercie avec toute 1 emotion, le bonheur pur, et la mé- I,a \ engeance des morts, c’est l’amour des [vivants.Me voici presque à la fin du livre et je n’ai encore rien cité.Prenons ce sonnet, Souffle d'amour, gouttelette de bonheur virginal, qu’il fera hon de laisser tomber en son âme, au printemps: Son œil m’enveloppait comme l’azur céleste ; lancolie douce que ses vers ont suc- ^ ^ enivrement dans la sérénité., .J aurais voulu la voir toute une éternité.cessiveinent évoqués en moi.On ne rend justice à un poète qu'en le citant, a-t-il écrit.Je désire d'ailleurs offrir à mes lectrices quclques-un/cs des gouttelettes de jouissances intellectuelles que M.CORRESPONDANCE MA chère Directrice, Votre intéressante ‘ ‘ Revue ' ’ entre- Le May met sans lésiner au service prend une campagne bien louable et de notre esprit.Mais parmi tant de qui honore votre esprit pr $ tique et si sonnets faits avec beaucoup de macs- fertile en idées utiles.vSa main me dit adieu d’un adorable geste.Elle partit, courant sur les fleurs d’un pied [leste, Et je crus voir se fondre une divinité.Aussitôt j’entendis connue une infinité De chants et de soupirs dans ma retraite [agreste.Descendaient ils des nids cachés dans les 1 rameaux ?La Guerre à l’Intempérance, à rare en notre pays, un choix est ren-l’heure de notre époque, mérite l’at- du bien difficile par l'abondance et tention et la collaboration des per- la variété des sujets.Prendrai-je de sonnes intéressées d’abord et de tous préférence un de ces Sonnets Bibli-les esprits sérieux et justement alar- ait es ou Evangéliques, Eve?Booz?més.Judith ou Hérodiade?qui produi- Mais, savez-vous, ma chère Fran- sent dans l’âme l'étrange impression çoise, à quelles sphères hautes et in- du ciel d'Orient.Sera-ce plutôt un flueutes il vous faudra frapper, pour des Sonnets Religieux donnant entrer avantageusement en campagne?à la prière l’harmonie cadencée La venue du mal réside, hélas, il d’un chant ?ou un épisode de notre faut le dire, au sein du conseil muni- histoire, un trait de nos héros que le cipal.Pourquoi donner un si grand poète a fixés en rythmes puissants nombre de licences ?Pourquoi donner dans notre mémoire?Pourtant, les ainsi la tentation à tous les vingt pas, Grains de Philosophie qui teintent la tria et une couleur artistique De la cime des bois qu’une brise balance ! Du violon plaintif d’un barde des hameaux ?Violon, bois et nids faisaient partout silence, Et lien n’éveillait plus les échos d’alen- [tour.C’est mon cœur qui vibrait au souffle de [l’amour.Le livre de M.Le May contient un sonnet à l’adresse de M.Ls Fréchct-t'b auquel le poète-lauréat répond par un autre sonnet qu’il me fait l'honneur d’adresser au Journal de Françoise, primeur que j’apprécie et qui me rend toute fière.N’ est-ce pas de bon exemple que cette constante amitié qui a 354 LE JOURNAL DE FRANÇOISE toujours existé entre ces deux porte- toyen, lequel faisait partie cVun com- mit à rire aux éclats en répétant à lyres?touchante confraternité à notre plot destiné à renverser le tyran.plusieurs reprises : Ah ! le bon billet époque de jalousies, de dénigre- Au milieu du banquet, un envoyé qiC a la CJiâtrc !.nicnts et de rivalités malsaines.se présente demandant à remettre une II n'y a pas besoin d’etre Ninon de Le recueil de sonnets de M.Le May lettre à Archias.Cette lettre émanée Lenclos pour cela, et y a des indivi-füt honneur a la littérature cana- d'un partisan secret du tyran, conte- dus, n’ayant jamais entendu parler diciine.Ces pages, dune liante sa- uait tous les détails de la conspiration, de Ninon, qui passent journellement veur, perpétueront a jamais parmi Archias, à moitié ivre, mit la lettre un billet à l’ordre de leurs créanciers, nous le souvenir de l'âme exquise et sans la lire sous son oreiller, en s’é- et se disent, in petto, comme la célèbre douce qui les a conçues.I.es Coût- criant: A demain les affaires sérieuses ! courtisane du siècle de Louis XIV7 : tel et les font leur œuvre: elles torn- Dans la nuit nicnic, la conspiration Ah! le bon billet que je viens de don-brut et tomberont toujours 14 dans le éclata, et le tyran fut assassiné.ncr à mon créancier ! champ vaste
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