Le journal de Françoise, 1 mai 1908, samedi 16 mai 1908
Dirt vrai ti fairt dit* ABONNEMENT 7ème Année.—No.4.LE NUMERO : 10 CENTS.Samedi, 16 mai 1908.Un an $2.00 Six mois 1.00 Strictement payable d'avance REDACTION 80, Rue Saint-Gabriel, Montréal.TEL.BELL MAIN 999 A L’ETRANGER : Un an - - Quinze francs Six mois - - Sept francs Strictement payable d'avance journal de française (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE") Paraissant le 1er et le Sleme earned! de chaque mole Le chagrin du Printemps (poésie) .Lucien Rainier S>ou1110.Françoise Le secret du Chalet clos.Jean de Nobon “ Vingt-cinq années de Vie Littéraire ”.Fémina Correspondance.Who ?Les cloches de Domréniy.Maurice Barrés A propos de V Hôpital Sain te-Justine.Tante Ninette Le Tutoiement.Lettre ouverte.{ Françoise Ceux d’autrefois .>.Chaoh Oiseaux et Poètes.Jean de Canada Propos d’Etiquctte.Lady Etiquette Notes sur la Mode.Cigarette Variétés •.Recettes Faciles.Conseils Utiles.La route s’achève ( feuilleton ).Jean Saint-Yvcs.CHAMBRE 44 20 rue Saint-Jacques, Montreal ADMINISTRATEURS VALIQUETTE s DUBE Tel.Bell Main 3795 CANTS PERRIN Lo GANT PERRIN est un complément indispensable à votre nouvelle toilette, Gants chevreau en toutes longueurs.Spécialités de GANTS PERRIN au Théâtre National M.P.CAZENEUVE, directeur Coin des rues Tél.Bell Est 173 Stc-Catherine ct Beaudry Marchands 520 PARIS KID GLOVE STORE 431.RUE STE-CATHERINE OUEST PHONE UP 1068 Les jours de fûte, matinées, mûmes prix qu'aux soirées.fLUNETTES ET LORGNONS f (S) Ajustés à votre © i ^ vue.L’examen % ^ /^atîA 1 CX*5£X et l’essai sont •< (9 OÊR^Wj] H^HpN garantis.Salon © A privé à votre A % disposition./ © SATISFACTION GARANTIE V # ZI.SEiTECAL | 6 Bijoutier et Opticien.(S) (S) 599 Ste-Cailierine, 2111e porte rue Montcalm (ÿ ADJ.MENARD IMPRIMEUR 38 Boulevard St-Laurent MONTREAL.CONSULTATIONS GRATUITES guérisons prodigieuses sont obtenues tous les jours AVEC L’AIDE DES TRAITEMENTS DE MADAME D.BEAUDIN, n EXPERIBNÇE Ces remèdes ne contiennent nas de poisons, et leur efficacité surprenante a été reconnu par un grand nombre de personnes qui ont eu l'avantage de suivre un traitement quelconque, spécialement maladies des femmes.Nous nous faisons un devoir d'examiner scrupuleusement chaque cas qui nous est soumis avant d administrer le traitement qui lui convient et nous voulons qu'il soit bien entendu que pour aucune considération nous entreprenons un malade si nous n'avons pas la certitude de le gnérir.Voici une liste des maladies que nous traitons av ec succès : La Dyspepsie, la Constipation, la Faiblesse du sang, les Cancers, les Tumeurs, le ret°ur de l'Age, les maladies vénériennes, les Boutons au visage, la Paralysie.l’Eczéma, les Hémorroïdes, le Ver solitaire, les Vers, l’Asthme, la Bronchite, le Diabète, le Catarrhe, la Consomption, la Coqueluche, le Rhumatisme, les Maux de Reins et de la Vessie, l’Hydropisie, Etc., Etc., Etc.Les malades sont priés de venir directement A nos bureaux, et ceux de la campagne devront écrire une description de leur maladie (en détail) et nous l'adresser ainsi (en ajoutant un timdrc de a c.pour la réponse).MADAME D.BEAUDIN uZDIBTJZK, Près cle JD-oJ.-a.tli, AVIS—Sur demande nous fournirons des certificats de personnes ayant été guéries radicalement par nos traitements MENTIONNEZ CE JOURNAL EN ECRIVANT LAVOIB su PERRUQUIER Perruques et Toupets pour dames et messieurs, une spécialité.Cheveux teints de toutes les couleurs.Perruques, Pompadours et tout article en fait de cheveux dans les dernières nouveautés.Toujours en mains un assortiment complet de Tresses en cheveux naturels, ainsi que Peignes et Ornements pour cheveux de tous genres.Grandes nouveautés et importations de Paris, Londres et New-York, en fait de Colliers en acier et en perles, dernières et hautes " nouveautés.Peignes et autres Ornements véritablement artistiques pour la chevelure, Une visite est sollicitée.8, Notre-Dame Ouest, autrefois No.1856 Notre-Dame Coin de la Cote St-Lambert, AVANT APRES MONTREAL Trine Année.—No.-J.LIT NVMITlio : 10 CKXTS.Samedi.1 (> mai IVUS.Ce lournal françoise (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant le 1er et le 3ieme samedi de cloaque mois Directrice : R.BARRY Dire vrai et faire à\en .A ROW KM KM l N AN Six mois i.on Strivtvnuml payahlv tl'avanvv REDACTION 80, Rue St-Gabriel, Montreal, TEL.BELL MAIN 999 A L KTKAW.ICU : l h .ni - • Ou in xi* Irai u* s Six mois - - Sopl francs Sii iclvmciil payable il avance CHAMBRE 44 20 rue St-Jacques, - Montreal ADMINISTRATEURS VALIQUETTE s DU BE Tel- Bell Main 3795 Le jour plus longucm;ut discute avec le soir, lit change en bonne humeur su rancune première.Le non s nos yeux hissés! Levons les yeux.pour noir le printemps s o!)jeis sc précisant sous ci sèment en raison de la sympathie ^ei rant entre mes doigts la petite jc lumineux du jour, j’entrai, que nous avons éprouvée l’un pour (^u pour me bien couvain- Dois-je le dire ?.j’éprouvai aussi- 1 autre, dès le début de notre coin- CIG C^G ^a 1 calité.tôt une légère déception, mu ne villégiature que j’ose vous J étais évidemment .fort intrigué Non, certes, que je m’attendisse à adresser.une prière.vous charger par la teinte romanesque de l’aven- voir quelque chose de merveilleux ou d’une mission.d'une mission dont turc où je jouais un.rôle, mais res- de tragique, mais peu à peu et cela je vous prie de ne pas vous étonner pectucux d’un secret que l’on no m’a- on dépit du frein que je tentais de de l’étrangeté.Vous n’êtes jamais vait pas confié, je me fusse fait un mettre à mon imagination, l’idée allé au Mont Emeraude ?.scrupule de chercher à h* percer.s'était faite en moi, obsédante, que —Jamais.Pour échapper à la tentation, j’ab- dès la porte du chalet ouverte, un —De sorte que vous ne connaissez sorbai mon esprit dans la con torn- pnu de " l’énigmatique ” frapperait pas le Chalet Clos.,—Autrane se re- pi at ion du paysage incomparable mon vegard.prit : — ce que l’on nomme mainte- que nous traversions.Et que voyais-je ?.Aux murs, ac- nant le Chalet Clos ?.Vers trois heures de l’après-midi, crochés, un grand nombre de ta- J’avouai mon ignorance.nous parvînmes au but de notre ex- |d eau tin s représentant des sites envi- —C'est un minuscule chalet de bois cursion, le sommet du Mont.ronnants, l'œuvre d'Autrane sans adossé à un rideau de sapins qui l'i- ,]o quittai aussitôt la bande joyeu- nul doute—je me souvenais l'avoir sole du lieu ou vont à 1 ordinaire les se de mes compagnons : j’avais réso- vu fréquemment, installé dans quel- toui is tes pour admirer le lever de hi d’agir avec l’extrême discrétion que coin du parc de l'hôtel et bros- lune.C est là que je vous prie d'al- que comportait la particularité de §ant des après-midi entiers—je voyais er“* x j ma mission.un lit de repos surmonté d'un bal- 7T 4 ,, .,* Je demandai à l’un des guides le daquin, quelques tabourets de chêne 1 levoyant 1 objection, mon compa- chemin fhl Chalet Clos.On me dé- sculpté, un chiffonnier, et là, à droi- giion dit xivement : signa un sentier à peine frayé, qui te, le chevalet au • pied duquel de- a.chalet m appartient C est s>'ca,rtnit à angle droit de la route vaient être ces fleurs qu'Autrane no Fantaisie que , eus autrefois.ravissait une légère rampe hoi- avait eu Détonnant, désir de m’en-un caprice que m inspira la beauté s.e- voyer chercher.je - .“M i’I'&itoi » la pvmdre v« j« cl«s rata,tir I » ou si mon visage trahit quelque sur- Et soudain.,1 m apparut le Oh a et ^ un nerveuSG de mGS doigts.prise ; Autrane répéta avec une dou- ( los ; ,e compris alors pourquoi les tétaient de ces sortes de clochet- ceur très triste : habitues de ee lieu 1 avait ainsi de- ^ ^ affectionnent pour croî- -Je vous ai demande de ne point nommé !.trG> p.ombre fraîche des gorges.vous '•tonner de 1 otrangete de ma Avec ses fenêtres et sa porte closes Tandis que je les contemplais, im- priere.vous saurez obstinément, oui, c’était bien là le mobile, un léger bruit extérieur me •Jo pris la clef.logis où l'on ne revient plus, le lo- tressaillir.-Le chalet se compose d une chain- tris dont une douleur mystérieuse a je crus entendre les aiguilles sèches lire unique, a droite de la porte au causé l’abandon et qui dégage une des sapins bruire sous des pas nou-pietl d un chevalet il v a quelques impression navrante de ruine neuve., veaux.Je posai rapidement les fleurs.ce sont ces fleurs que ,ie voit- La beauté sauvage du cadre en ex- fleurettes et j’allai sur la galerie drms.acerbnit encore le saisissant effet.craitrnant que* quelqu’un de mes f>(> compagnons eût suivi le sentier délaissé du Chalet.Je m’abusais, il n’y avait personne ; le vent, (|ui s'était levé subitement, ainsi (pi'il arrive en ces hautes régions, avait brisé cpiehpie branchage.It assure, je rentrai : je voulus reprendre les fleurs, mais je ne fis cpi'esrplisser le geste.Je venais de constater un détail (pii jus,pu* là m'avait échappé.Ixî chevalet supportait un tableau v°de !.( c lut à la cause de mon passager émoi, au vent.C(0„0 préoccupation, car, de la coiffure dé- BLANQUETTE „E VKMi.-V,,,,, %* faites une blanquette de \eau, soit tion des personnes qui la portent, avec une poitrine do veau cou pce par Savez-vous, chères lectrices, qu’un morceaux, soit avec ce qui reste ||( cc, je ne l aurai ia- vovait passer bonis et s était m«se a " mais l’aimer, le trouvant très-beau.Et p;,,-.couluit, incapable- de rien lu, ne fut pas sans s apercevoir de la ^ rion Couver devant cette dé- l)llsl,u! ( 1 c! ' 11 "111 1 1 (l" * 11 tresse (pi il n'aurait jamais soupçon- trnnvait kmjonrs la nyanl lev,-vers ))6e e|l œtte jeune feminü si rieuse.bu avec tant ,1 adoration, quand ,1 A,m.s maUant' ,,, son ^ste une don-revenait au chateau, chaque année, ccm.t i|lfini ta à ses aux vacances.Aussi n eut-.l qu un ,a pctiu, main crispée, aban- sittne a aire.donnée en la sienne.Elle accourut le retrouver a San- A„ssit(H visali
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