Le journal de Françoise, 1 février 1909, samedi 20 février 1909
7ième Armée.—No.22 LE NUMERO: 10 CENTS (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Parateaant le 1er et le Sleme earned! de chaque mole _______________ DIRECTRICE : £L BARRY Dir* vrai *i/air* àiéU ABONNEMENT REDACTION : 80, Rue Saint-Cabriel, Montréal TEL.BELL MAIN 900 A L’ETRANGER : Un an - - Quinze francs Six mois - - Sept francs Strictement payable (l’avance mois - - - l.OC Strictement payable d’avance CHAMBRE 44 20 rue Saint-Jacques MONTREAL ADMINISTRATEURS Tel.Bell Main 3795 Sommaire Notre Concours Fleur Bleue, ( 1er prix) Franc Dominique Trois âm,es, (2me prix ) Danielle Aubry Le Bonheur Vînt, ( 3me prix ), Pierre Lafresnaye.Le Premier Angélus de la Nouvclle-Francc" (4me prix) , — Gisèle de la Montagne.Extrait du journal adressé par Guillerette Hébert, à sa cousine, Louise Follet, de Paris, (Mention très honorable ).—Christian Beau- A Hélène Boullé, (Mention très honorable), .Clairmont * > •.• .Au temps de Champlain, (Mention très honorable), .Hélène XJn cinquième prix.Les Cervelines ( feuilleton ), Colette Y ver.I Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec, 80us le patronage duquel le concours du 11 Journal de Françoisen a eu lieu. - LISEZ CECI : - C'est dans votre Intérêt : Pour cette raison, une dame après plusieurs années d’étude et d’expérlenoe, réussit à découvrir un remède infaillible contre les maladies de rognons et de la vessie, et fàolilitè la digestion, et la surnommé DU PEUPLE RECORDER DE LA CITÉ DE MONTRÉAL, Montréal:.'1801 En vente dans toutes les Pharmacies et Magasine Généraux CONSULTATIONS GRATUITES DÉPÔT PRINCIPAL: Heure du Bureau : de 8 à io a.m HOCMELAOA Tiômo Aiinve.- No.‘2*2.LK M M l'vlU): l'KNTS Sîimodi.*2iI fpvrit»r I ’HV.V Cc journal françoise (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant le 1er et le 3ierne samedi de chaqi-ie mois Directrice : H.BARRY Dire vrai et faire ôten, ABONNEMENT: Un an - - - $2.00 Six mois - - - 1.00 Strictement payable d’avance CHAMBRE 44 20 rue Saint-Jacques, MONTREAL REDACTION : 80, Rue Saint Gabriel, Montréal TEL.BELL IVIAIN999 A l/KTKANUKU: l'n an - - Quinze francB Six mois - - Sept francs Strictement payable «l'avance ADMINISTRATEURS Tel.Bell Main 3795 &.DUBE .'ciSëü: NOUVELLES DU Concours Littéraire SOUS LE PATRONAGE DE Son Excellence Sir Alphonse Pelletier FLEUR BLEUE 1 Pli KM I MR PliIX ) 1 Les 11 lirons, peuplade aux nneurs douves, liahitaient depuis des temps immémoriaux la région des «grands lacs.Parmi eux vivait une jeune fille .u j(Mmes imli(;ll„ l‘>PPante seven,to des nuits.garde on son cœur 1 image de tous ^ d„,n la première lui la belle XPnXs avoir soupiré longtemps, mix qui Vont vue.’ huroir ( !!x !,m nueuxi x o (,n qUi nous a poussé ut conduit, sou- partir, mais vous savez comme moi quoi, < #lM.SMy 1 ( .k0, îex oi < < vent inconsciemment, ne reste dans que votre départ le fera souffrir, quelle eta, - a sou arrivée a Quebec; ténèbres.Toute la colonie en souffrira, Hélè- cMit'iu r s ,k < a ma ions ^ « ( 1e qu'elle voit, e/est qu'eUe n’a ne! Dites, que cette décision n'est pas uedietioasdrla^ son mari poutou- irrévocable! -elle ajouta, piTsque l)oUI ( ‘ V.°11,* 1 î.nnp aux xmix, < < nue upo m p()UrsnjVait un idéal, elle rêvait d'un —Que vous me faites mal au cœur, avec lui.- - ' Elle lui apport ni V su j foi dans l’idéal qu’il poui bonlô.son dévouement, sa grâce.lui ont paru dos chimères! Elle ne Ta que ic suis bien à plaindre "V.Elle a tout donné , sans compter, pas compris, et pendant rp,o soldat Et Hélène sortit précipitamment.W&gr “ "= EEHHSESIE Apres 1 élan des premiers mo,s.d vre) sur un chemm difficile qui lui angoisse inexprimable?Elle défaille semble que ce quelle donne do son paraissait ne devoir aboutir à rien, d'une émotion où,il v a l’ivresse d’un intelligence et de son coeur lu.enleve _ Et elle partira! Elle le sait ce soir, vertige.Elle descend dans sa cous-aidant de vie Ot de force.a la mande lueur mystérieuse, qui cience à des profnndem-s d’abîme.mmmmmsm Plus de catarrhe par l'emploi de la Nazallne Chrétien Zaugg, f/mu >m\ au un iciea I, eue re va it cl un —^ue vous me taites mal au cœur, autre tout différent.Les grandes Louise ! Je sens que vous me blâmez, jeunesse, sa ambitions de son mari l’ont; laissée toute votre pitié va aux autres, et iirsuix ait, sa indifférente et ses espoirs merveilleux vous ne paraissez pas soupçonner 38 40 1,13 .TOURNAI, 1)13 FRANÇOISE 345 mF*!- u.(,lnF1 olu* unfiii ! kilo I aimait! il meurt, son rôve a uommoiivô do so tous sos vieux l'.aurwtu du joui' oui , annait! réaliser.lui apporterait la joie do revoir sa kes années de labour et de dévoue-DAN-1131,.1,13 AU DRV.fille.Champlain était trop aimablement lui ont été légères pareoqu'elle mont bon pour vouloir imposer à cet travaillait pour lui.Elle a été sti- ££ BONHEUR VINT homme qui avait partagé ses périls, mule® et soutenue par un sentiment______________________________________________________________ l'ennui d'un long hiver passé loin de qui 11 est ni 1 amour de Dieu, ni la- ( TROIS! EM F.PRIX i S(>n enfant.Il lui offrit de» retourner postoint, mais qui s’est si subtile- ' " à Québec avec deux ou trois compu- mi nt mole d tout cela, que pour la Nulle n'était plus pauvre au fort U'ions tandis que les autres resle-premiere lois, elle distingue l'alliage.t|e Queln-o, où personne n était riche, •’aient avec lui ; monsieur d Au lay I travers les misères s, bravement f,uu h ram-oiso d'A.dnv.cet unique re- ucceptra et se prépara à partir au enduroes, elle n a pensé" qu â bu.elle jeton d'une famille qui avait jadis Premier beau jour; mais un soir d acop L ses idées, elle n vécu de s(»s ^onnii des jours sereins, mais nulle Mu 11,1 *s°ldal 1)1 esse lui demandait un espoirs et chacun do scs succès a don- „ était plus belle.La vie.après I»" la volonté, il dit d'une voix .¦ois., avait lu et relu tout ee que France, Philippe de liougemont trou- étouffée par l'émotion: “Françoise1 contenait la petite bibliothèque de va l'entreprise du capitaine do Gh.un- ne soyez plus si triste • moi qui son père, la seule chose vouant de lui plain si noble et h- pays si beau vous aime.jc veux prendre sur mes qu elle avait voulu garder.Comme qu'il avait décidé de fixer sa vie sur épaules le fardeau de.vos tristesses " elle étau mtell.gonto et réfléelue, cet- ee sol, destiné à voir revivre une se- Un silence lourd, que Philippe eut BEE'EiJEB Ee-KTE EH EBEE Plus de catarrhe par l’emploi de la Nazaline Chretien Zaugg. LE JOURNAL DE FRANÇOISE Ml en c e que des veux bleus, elle le Les pages l le des \ eu \ es .• ¦ ., 1, ,.il* plaisir de \ rst déjà à moitié défrichée, congèle, et forme une étendue de gla- Champlain l’avait rendu.» à sa tribu.direst située sur une hauteur.Nous ce aussi unie et aussi claire qu'un Les missionnaires recueillirent de.- n’avons encore que qiidques voisins, miroir, il nous semble que nous ne traits si nombreux et si touchants rur la plus crande partie des habi- n»V(»rrons jamais le doux printemps de ses vert us héroïques, qu'il est p r ta n t s sont groupés au bas de la.en- et les fleurs.Quelle illusion ! Bientôt mis d espérer que la t une iroqm.i .n-, sur la petite pointe de terre où se les ardeurs du soleil de mars fondent radieuse étoile, brille a ente des do sont élevées les premières Cabanes.en peu de temps cette neige durcie, gues, îles Brébomf, des Lalfrmand.;/hixcr dernier, je priais y ! .- > l*«»au emprisonnée bouillonne et fait \Ut* 1V'llM!< *’ "loi.iuix iinu t\is (lm |*0*,s ma lm\|\» de nous permettre de 1 dater le xerre dexenu fragile (pii ro- s «ippn t« «i I! ort-Koyal, je Madame de Champlain ne s'était Etienne Jonquest, en 1(517, vous n'a- retournai a I ans après o désastre |ms ,nw,n, hil, fl cc nldo climat vez qu'à venir à Québec, où vous ne qui anéantit cette Mlle en lhl.b t, est ,.( c'est très ranmr ut qu elle se déci- tarderez pas devenir l'épouse bien-alors que je VOUS connus, ehere bom- da it à venir jusqu'à m.tre demeure, aimée de l'un de ses vaillants cose.et depuis ce temps, mon am,tu- || faHt p„ur cela que monsieur de Ions.mmm mmfmm Plus de catarrhe par l’emploi de la Nazaline Chretien Zaugg.A$A LE JOURNAL DE FRANÇOISE 349 pas a plaindre d avoir à choisir en- S il se marie, hieiitnt viendra le qm*s instants.Ilus la Duehpies pau- de bêcher comme ils le font mainte- Etienne, qui allait mieux avant le ' ,(‘s «'nl anes qui happait nos reliant.' trépas de sa femme, dit: -Comment -i,nls' 1 .avait surgi sur ces EBEBiE £ quelques Heurs: des roses sauvages, délirante qui se pressait sur ses du muguet et des violettes simples.’.bords.nous reconnaissions nos des- fciulan ts, devenus aussi no ml.roux quo “les étoiles du ciel ".L'cnlln >usi- .IX ., iismc d(‘ Ions luîconmit plus de bor- •2-1 octobre If,21.vissemont.Depuis un mois, ,1 est pere m,s_ pavut |(.])iollx, lc nol Le premier créole du Canada, Eus- d un fl|s> !•OTK D * L\ RKPACï RtN.-c.tîc com- ndée qu'il se méprise d’aimer une |;, août 1024.position a .-té fort admiré,-les j.g.s .femme, et qu'il est né seulement pour Je vous écris aujourd’hui pour la JïX^voi/S {[¦ Dieu, selon la parole de saint Paul, dernière fois cette année.Dans quel- écrite daim le vieux français n I gravé.Après trois mois d un de depai t.I'm trie «lu del de mar corce, pl us rapides pue la flèche qui labeur incessant, on place la poutre client puaire solides gars en sarrau vole, déversent aux itécoIlots toute la du faîte, et bientôt, dans la cage du cle toile bise et eu sabots.ce sont population de la bourgade.Lia aguo-eh fcheton.résonne une voix argent! là les enfant s de eho-ur.I * i iis, sous ami septuagénaire dit aux branlais ne 1111i fait tressaillir l'écho des fo- un dais improvisé, vient le Lèrc dDl- une harangue pu il serait fastidieux rèts vierges et sombres, damais en beau portant la custode, car 1 bum- de reproduire, mais, 0I1! quelle élo-thé* Ira le moyen âge ne fut élaborée b le desserte ne possède pas encore puence contenue dans un dialecte.tie avec tant d'amour ! Kt cependant a d ostensoir.Lieds nus et vêtus de la quelque trois cents mots ! Cet ora-qucllc iiiiiiu"d iouvre grossière, a bure de leur ordre, te Lère le t'afon teur, au langage métaphorique env puels naïfs trompe l'oul n’a i il pas d frère Ihiplessis escortent Lofl’i preint d une simplicité pleine de no-fai lu recourir! La femme du goiiver riant.Le gouverneur, les four lion- blesse, excite I admiration des mis-neur surveille la décoration intérieu uni res et les colons forment le gr< » sioi maires même, tout formés qu'ils re de l'édifice; mais, hélas ! le goût du cortège : sculMV.)." 11 ‘ 1 ubou cloître ( les Decollets subsisteront bien son dirigée parles lilt.Sieurs ( Irises.' :uu: ,!" h:l *»»,>!,¦lll -lavés dans le nmnasté,v du Ici"- rccllc, a y,-pendant des envolées.I'| |é,,,ital-< iéaéral de Ijuél.er, où les des largeurs d hor./on révèlent |,|,.ssés ,le la vie agonisent, et men I homme Imbit né à planer sur I sommets, et dont | uuhjuc préoccupa lion ic i-bas semble être l'accomplisse ment de lu sublime devise "Ad mi jorem Dei gloriam".A la conclusion de ve discoin - mai* «pié au coin du patriotisme* le plus pur.l'émotion étreint toutes les poi trines, et l‘cuitlumsiasme longtemps contenu déborde, quand une voix ma le et fière s'e cric : Vive Dieu! V i v c le roi ! \ ivc* la France! Prix du billet, à() contins.Pc beaux prix seront dnnés.Il y aura aussi des rafraîchissements.( 'es soirées sont s< iiis le distingué patronage de rent sous le ministère angéli.pie des M ,.t Xlm(, Charrette*.Tous l,*s cceurs l-1' ,,;l> j*1 Mi>ui.o.dc.Y ^ généreux sont inv ités à contribuer à souvenirs glorieux "du temps des , , , ¦ - ., , 1 cette* bonne œuvre, rram.-ais survivent clans une tradition non iu terre un pue.grâce au dé Vouement et a il zèle des c lignes II os pi ta I ici es.| ,e culte* du passé* embaume leurs annales.Voilà comment nous savons
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