Le composteur, 1 décembre 1925, jeudi 31 décembre 1925
Imprimé par la Cie Mastic, rue Virgule LE COMPOSITEUR HONNI SOIT QBI MAL Y PENSE Directeur: Lino LENOIR A BAS LA COQUILLE! VOL.I—No 19 TYPOVIIJLE, JEUDI, 31 DECEMBRE 1925 Prix: Un vieux sou AT à tous nos lecteurs exclusifs ADIEU A 1925! BIENVENUE A 1926! NOS SOUHAITS Une autre année se meurt qui sera inscrite au grand livre du temps.Nous voulons au moins la finir avec nos lecteurs; c’est pourquoi nous publions le Compositeur une jour niée plus tôt.Dans quelques heures, 1925 aura vécu.Nous pouvons dire que les bons souhaits que M.Pelletier nous a faits, l’an passé, à pareille date, se sont réalises.Les affaires ont été bonnes pour le Devoir, sans atteindre encore à la fortune; les typographes, pour leur part, sont tous restés au poste, si ce n’est un opérateur qui a joué au maître-imprimeur, après avoir attendu une couple de mois une progéniture qui tardait à faire son apparition en ce monde.C’est une bonne note pour ceux qui sont restés en même temps qu’un encouragement pour nos patrons.Le fait important pour les typographes a été la fondation de leur organe humoristique, le Composteur, qui fut supplanté par le Compositeur, on sait dans quelles circonstances.Nous croyons que c’est la première fois dans le métier, au dire même de M.Héroux, qu’un journal comme le nôtre fait la joie de tout un, personnel.No,s bons amis de la rédaction ont enterré 1924 dans une joie qui ne s’était pas encore vue au Devoir depuis sa fondation — l’écho vint -même, en grimpant par la boîte à copie, nous faire envier leur sort pendant que nous tapotions sur nos claviers, qui, une actualité désopilante de M arc e Hu s /qui, une lettre au "Devoir”, qui, un bloc-notes de G.P., qui, une tribune libre au Bulletin ides Semeurs enseignant comment traire les vaches et faire boire les veaux, qui, etc.C’est peut-être incroyable, mais Achille a vu, à travers les fentes du plancher, M.Du-pire, debout sur une table, faisant scintiller tout l’esprit qu’il n’avait pu passer dans lies colonnes du Savoir.Il me semble à moi-même respirer encore le doux parfum des bouts des purs havanas que M.Ro-billard gardait dans un coin de son pupitre, de peur d’en manquer.Et que d’autres faits encore! Cette scène exubérante se répétera sans doute -cette année, mais, au moins, camarades d’en bas, quand vous crierez.: “Adieu- à 1925!”, dans son dernier spasme, ayez une pensée pour les typographes qui vous ont donné parfois du fil à retordre, — nous pourrions en dire autant de vous ! — mais qui admirent quand même votre jovialité.Que 1925 change en poudré ,d’escampette tous les jurons que nous avons lancés contre vous.Pauvre nature! Adieu à 1925! * * Bienvenue à 1926! De quoi la nouvelle année sera-t-elle -faite?C’est un point d’interrogation auquel il est difficile de répondre.Puisse-t-elle être exempte pour nous d’accidents graves ! Souhaitons qu’elle soit aussi et surtout une bonne année d’affaires qui réjouisse la direction du Devoir.Car, -comme M.Pelletier nous le di- sait dans ses souhaits, l’an dernier, plus les affaires seront bonnes, meilleur sera le bien-être de l’ouvrier.Faisons en sorte que toutes nos oeuvres, durant la nouvelle année, pèsent dans la balance du bien pour l’éternité.C’est l’unique but que nous devons nous efforcer d’atteindre.Bienvenue -à 1926! -K % Il nie reste à présenter les souhaits du Compositeur à tous nos lecteurs.C’est une tâche que j’exécute avec plaisir, -car j’ai le coeur immense en ce moment.Un de nos joyeux lecteurs s’est plaint à moi de ce que nos articles prenaient une tournure plutôt sérieuse depuis quelque temps.Pour ne pas perdre cet abonné de la première heure, je veux bien condescendre à me torturer les méninges et enterrer Tannée qui se meurt sous un monceau d’humour.Commençons d’abord par la tête, Stanislas, et dégringolons l’échelle sociale de l’hôtellerie du Devoir, le journal franc et sans dol.Nous souhaitons à M.Bourassa de secouer tous les moutons de la Chambre des communes et d’anéantir jusqu’au dernier des petits- Hoc-ken.4- M.Héroux de ne pas être la cause du prochain tremblement de terre et de -demeurer comme toujours Tarai des typographes.A M.Pelletier de résister à l’envie de nous faire payer le papier -du Compositeur.de ne pas nous enlever notre ventilateur, hein?Mai-grusse, et de mettre le Devoir -dans une prospérité telle qu’elle fasse crever de dépit la grosse Commère de la rue Saint-Jacques.A M.D up ire de se payer le luxe d’une dactylographe, ce qui coûterait -meilleur marché à M.TAdministrateur que -die lui acheter une douzaine de ctavigraphes par année; de ne pas s’épuiser à donner des injections au petit Brodeur dont la pie au de pachyderme n’est vulnérable qu’en temps d’élection; de souhaiter de nouveaux succès -à Pascal et à Nemo.A Fadette, de rester toujours elle-même, bonne conseillère des lectrices du Devoir et arsenal de belle philosophie.A M.Léo-iPaul Desrosiers -de prier Michelle Le Normand de nous revenir, de ne pas l’épuiser à lui faire chanter : Laissez la rose aux rosiers et de ne pas tomber en -pâmoison durant les grands -discours de M.Bourassa, mais de nous clavigra-phier tout ce qu’il entendra.A M.Lalf-ortune de rester maigre pour le plus grand bien du Devoir, car un homme mince se -déplace beaucoup plus vite qu’un homme gras; après le prochain succès du Voyage du “Devoir” aux Etats, d’entreprendre un voyage à la Lune — nous sommes certains qu’il en fera un autre succès — et de ne pas oublier cette foisdà d’amener le directeur du Compositeur afin qu’il donne ses impressions sur le Bonhomme dans la Luné.A M.Robillard de continuer de nous embaumer avec tous les cigares délectables de 192-6; de voir arriver -à son- foyer un petit tabellion; de nous conserver son sourire qui jette dans l’activité fébrile du midi un air die- sécurité et de calme propre à -conserver au prote -sa bonne humeur.A M.Parrot de continuer ses randonnées- à l’hôtel de ville et d’assommer avant les prochaines élections tous les échevins qui ne devraient pas siéger chez Concordia.A M.Benoît de -continuer à encourager Job City avec -ses livres Nos enquêtes économiques et de ne pas se casser le cou dans les côtes de Québec à la prochaine session.A M.Gagnon de ne pas se laisser tenter par les offres alléchantes de la Braise, car, rendu dans cette porcherie, on le prendrait pour un quêteux de Sainte-Louise, tandis qu’à VIntellectuel, tous les lecteurs regretteraient l'incomparable Mar-:ellus.A M.Narbonne -de nous passer des tuyaux pour les prochaines courses afin de toucher une fortune et de connaître -des jours d’opulence.A M.Hogue de venir plus souvent se promener à pas feutrés dans Typoville, car en le voyant on évoque s-on prénom qui nous reporte à l’heureux temps où Ton jouait aux marbres avec des petits compagnons et qu’on criait: “Fan-ti- tout-e.— Clarence.” A M.Baby de rester toujours jeune, mais de ne pas donner toutes s-es économies à la compagnie anglaise -qui a pour marque de commerce: Baby pleure, il demande son Castoria.A M.Gascon de ne pas rester endormi sur ses lauriers pour avoir écrit une couple d’actualités, qu’il revienne plutôt, car il y a encore de la place pour lui.A nos correcteurs, MM.Biron et Dussault, un téléphone dans leur cage où ils- pourront s’en -donner à coeur joie, sans -être dérangés par la batterie des linotypes.A notre prote, M.Beaudet, de voir Typoville, outillée d’une batterie de 50 linotypes; de ne plus perdre ses élections; qu’il soit encore contremaître quand le Devoir publiera à 48 pages! A M.Berthiaume -de ne plus nous chanter : “La fin du monde s’en vient!” parce qu’on- finira par y croire.A Maigrusse de nous revenir, autrement nos lecteurs penseront qu’il a pris le bord du ventilateur.A Hervé Rouleau qu’il découvre un puits de gazolin-e pour nourrir sa Ford et promener tous les Typo-v illois.A Achille Mailloux de faire couper sa chevelure d’Absalon, esprit de testament, et -de- ne pas trop abreuver sa machine de ses sueurs, six bols! A Gros-Lard de ne pas, trop lire des livres comme Les heures bénédictines, il lui prendra goût d’aller finir ses jours dans la paix monacale de la Trappe d’Oka.A Em Pica de ne pas vendre l’auto à Marie! A S.Passe de ne pas trop S.Passer sies- chroniques.A Stanislas Laplante de trouver les mâchoires de la baleine qui avala Jonas pour enrichir son musée.A Edmou-r Barbeau de gagner le plus gros lot -de sia loterie- et d’en faire cadeau aux propriétaires du Compositeur.A Lionel Arpin de faire promener par ses» pigeons voyageurs toutes les coquilles d’Achille.A M.Toupin de ne pas oublier de clicher une seule page des petites annonces- du Savoir.A M.Galdboi-s de ne, pas mettre le rouleau compresseur -dans ses poches par distraction.A Dazé de donner la moitié des cigares qu’il a reçus de la maison Eaton à Hervé Rouleau qui fait sa grosse part pour les annonces.A Adrien M-arcoux de ne pas passer en -cyclone derrière B1 a qui ère, des plans pbur le renverser ! A Rolland Létourneau de faire une collection- dies bouts de balais qu’il use, A M.Fiset de transporter ses fon-deuses à l’ancien hôpital Notre-Dame quand il sera obligé de se servir de l’huile de -castor.A Mlle Juliette Beaudet de .de .laisser Cupidon lui présenter le Roméo de ses rêves ! A Ernest Bertrand de ne pas déranger sa chère moitié tous les mi- dis, pour ne pas lui faire manquer sa bonne soupe, car c’est lui qui en souffrira au souper; de ne pas mettre les pages: du Compositeur dans ses poches et de donner le baiser de paix à son ami de coeur, le prince qu’on sort Pilon! A M.Cloutier de faire tirer au sort un de ses loyers entre les propriétaires du Compositeur.A.M.Lafontaine de continuer à faire nos encadrements, de ne pas chiquer tout le tabac de Saint-Jac-ques-TAchigan et de prendre femme, ce qui est bien plus chic! Â Paul-Emile Marcoux de bien soigner les animaux en pacage du Bulletin des Semeurs.A Arthur Dubuc de remporter tous les championnats de tir au poignet.A tous les citoyens de Presseville de bien soigner notre petit journal, au maire Gladu de signer le 0.K.sans oublier personne; oh! Johnny de faire attention à vos doigts; à tous les autres pressiers de ne pas passer à travers: le plancher, les Ty-povillois ne se sentant pas la force de les recevoir de cette manière-]à.Aux demoiselles de ne pas se stitcher les doigts.Aux messieurs du bureau de remplir le Grenier du Savoir, de ne jamais Tremblay devant l’ouvrage à accomplir, de se servir du Pilon en temps et, lieu, de passer la Bros-¦seau(x) imposteurs; à M.Gaulin de jouer un bon tour et de nous donner un numéro de 300 colonnes d’annonces; à M.Cadieux de ne pas se tordre le cou dans l’escalier tire-bouchon; à M.Lefebvre de mettre dans nos enveloppes de paye tous les dividendes de Rockefeller; à l’associé de M.Pilon de rester L’Heureux homme des impressions; aux petits chasseurs de ne pas courir après l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours.Aux demoiselles du bureau de ne pas se marier dans le même mois; à Mlle Pampalon de renouveler sans cesse, les rayons: de son royaume; à Mlle Valiquotte de souffrir avec résignation la crampe, des journalistes et de continuer à bourrer de noms lois listes du Devoir; à Mlle Robert de continuer à chanter : Tout coeur a son mystère; à Mlle Laporte de ne pas couper la ligne à notre ami Jean-Louis: quand il compte fleurette à sa mie.A Mlle Laliberté de .d’embellir .son petit bureau et de répondre à celles qui lui reprocheraient d’avoir une pièce trop petite,: “iC’est vrai, mais, plût à Dieu qu’elle fût remplie d’amies.” A M.Saint-iOnge de, rester le gentilhomme de Rotativeville, c’est le seul moyen de faire oublier Ti-Lou à M.Pelletier; à ses aides de ne pas se laisser prendre dans les griffes de la Bourdonnante.A M.Meunier et à ses subordonnés de ne jamais manquer les malles .„ Au gardien de l’hôtellerie, M.De-guise, d’exterminer tous les rats, excepté ceux de l’Internationale.Enfin, à tous-, ainsi qu’à nos collaborateurs et à nos quelques amis du dehors, je termine par le meilleur et le plus ancien des souhaits : Bonne et heureuse année, et le paradis à la fin de vos jours! Lino LENOIR A quoi bon, dites-moi, à quoi bon [tant de haine, Et faire tant de mal, et prendre tant [de peine, Puisque ta mort viendra, Pour aller avec tous ou tous doivent [descendre Sur qui l’herbe croîtra.Victor HUGO * * Si tous les enfants grandissaient suivant les promesses de leurs premières années, il n’y aurait au monde que des génies. 2 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 31 DECEMBRE 1925 VOL.I—No 19 Reproduction de l’Enfant-Jésus envoyé à Lino Lenoir en souvenir de ses Noëls lointains.Ephémérides Histoire et Souvenirs Le surlendemain de Noël j’étais chez nous, à Laprairie.La tempête balayait les remparts au nord-est de la ville.La rue qui longe le fleuve servait de théâtre à la sarabande menée par le mauvais génie de la baie Saint-Paul.On aurait dit que toutes les furies des rapides de La-chine s’était déchaînées à travers les rues du Vieux Fort.Ce devait être épouvantable là-bas vers l’ouest, aux alentours de la Cave de la Mort, à l’Ile au Diable, en pleins rapides de La chine.On voyait dans le lointain des fumées que torturait l’ouragan.Le fleuve, en face de Laprairie forme une baie large de six milles environ par treize ou quatorze de longueur.Là, la poudrerie prend des proportions de simoun.A la Côte Ste-Catberinc, aux environs du tombeau de Iekateri Te-kakwitha, la vierge Iroquoise dont parle Walworth dans son “Lily of the Mowaks”, il faut pénétrer dans une vieille maison de pierres des champs, ne choisissez pas, entrez dans la première que vous voyez.Vous y trouverez les types de Mas-sicotte.Questionnez, on vous répondra d'une voix chevrotante, car on vit vieux chez nous.Vous serez surpris de ce que l’on se souvient.Le Sault SaintlLouis.Les naufrages.Le Dawn, le Renaud, le St-Francis ont péri dans la Cave de la mort.Et les vieux se signent encore à l'évocation de ces souvenirs.Les vieilles horloges de J.W.Twiss vous accueillent de leur ancien tic-tac: mouvement de bois, vous diront les vieux.Les portes sont de chêne ferrées de clous de Londres.Les bûches d’érables flamboient dans des âtres authentiques.Cela vous intéresse?Vous ouvrez l’histoire de la Mission du Saplt par le Père Devine, S.J.et vous y trouvez l’histoire de la Côte Sainte-Catherine.Descendez, venez chez-nous à La Prairie de la Mag-deleine ou S a i 11 t-Fr a 11 ç o is -X a v i e r des Prés et remuez les cendres du passé.Vous serez surpris de tant d'histoire.Le 12 octobre 1667 Laprairie fut fondée; elle est contemporaine de Villc-Marie.J’ai lu un registre qui date de 1687 et qui était tenu par le premier curé desservant, le Père Raffeix, jésuite.En 1691 le major Schuyler partit de Boston, fit le siège du fort et fut repoussé dans la nuit du 10 au 11 août.Remuez encore les cendres, vous serez émerveillés.M.de Vi-gnal y est mangé par les Iroquois.Plus tard, beaucoup plus tard, au cours du dernier siècle, en 1846, un incendie rase le village.On lit dans la “Minerve” que deux cents maisons disparurent dans la fournaise.La “Minerve” consacrait deux colonnes à la catastrophe; deux colonnes, c’était beaucoup pour l’époque, M.Pelletier en sait quelque chose.Je laisse là l’écrin des souvenirs, il est inépuisable.Et quand l’hiver secoue la campagne, qu’il torture les croisées des vieilles maisons de chez nous, je voudrais reposer dans le vieux lit à ciel de l’aïeule; je voudrais goûter le silence de la demeure ancestrale.Je voudrais que ce serait par une nuit tourmentée d’hiver, une nuit d’ouragan.Rien n’ébran-1c la maison aux murs de forteresse.Dans la grande nuit sereine, les souvenirs me parleraient.Je revivrais les années de l’enfance, au temps où la grand’maman m’apprenait tant de choses sur notre Histoire du Canada.Peut-être entendrais-je le bruit des avirons des canots de la chasse-galerie comme lie croyais les entendre jadis.Je percevrais peut-être les chants des Sauvages que j’aimais à écouter autrefois: Ana kouêkon, Ana kou-onkoué, Yerasnaro kouinti.Gédéon de CATALOGNE Le coeur de l’enfant est pareil au vase qui garde longtemps la bonne odeur du premier parfum dont il a été rempli.—P.Lelierce Nous commençons aujourd’hui la publication des éphémérides de Typoville.Comme elles ont été inscrites sur un mur, nous avons pensé qu’il serait plus commode de les conserver dans notre journal afin de les consulter à notre guise quand notre mémoire de “journalistes pour rire” nous faussera compagnie.1924 Novembre 1—Neige.3—Disparue (la neige).7—Tempête, vent et éclairs, doux.9—Tempête, vent et neige (deux pouces).24—Neige et disparue aussitôt.Beau et doux.Décembre 5—Pas de neige.Beau.6-.11—Même température.12-13—Un peu de neige.14-15—Froid, 5 à 10 sous zéro.22—-Très peu de neige.Froid de loup, 20 à 28 sous zéro.Brrr!! 25—Noël.Peu de neige, temps idéal.28—Très froid, 10 à 12 sous zéro.31—Nous arrêtons de travailler à 3 h.45 de l’après-midi pendant qu’à la rédaction on enterre la fin de l’année joyeusement.Le même jour Arthur Blaquière tombe malade et ne revient au travail que le 10 janvier, pas plus maigre qu’auparavant.1925 Janvier 1—Dans les grands hôtels on salue l’année qui se meurt et celle qui naît par des orgies indescriptibles.Au dire d’un témoin oculaire, dans un grand hôtel de l’est, une jeune fille trouvait très drôle de se faire tirer par les pieds par son partenaire aviné en plein salon.Triste jeunesse! 10—Souhaits chaleureux de bonne année à notre ami Blaquière qui nous revient après quelques jours de maladie.Notre numéro de Noël Nous remercions tous nos lecteurs de leurs félicitations de vive voix pour notre numéro spécial.Ces félicitations nous récompensent amplement du surcroît de travail que nous nous sommes imposé pour arriver à ce but.Nous espérons faire plaisir encore à nos lecteurs dans l’avenir.Encore une fois, merci .en attendant de vous faire ouvrir les cordons de votre bourse pour le prochain numéro spécial.LE COMPOSITEUR Echos de Presseville Les pressions prient le directeur, l’administration ainsi que le personnel du Devoir d’accepter leurs meilleurs voeux de bonheur pour l’année 1926.—Oh Johnny! —M.Saulniers a vendu son casque pour s’acheter un peigne fin et une boîte de graisse de roux.Regardez-lui la tête.—Al eide, combien as-tu payé ta pipe de plâtre?—Oh Johnny! —Un cordial merci à maître Bertrand qui a bien voulu poser un cuir neuf au planeur du vicomte de Gauthier.—Camarades de la grande misère noire, je vous la souhaite bienheureuse et le paradis à la fin de vos jours! —Oh Johnny! Sur la Passerelle 'Lino Lenoir et Gros-Lard remercient qui de.droit pour les cadeaux appropriés qu’ils ont reçus.* * M.Toupin au directeur du Compositeur: —Si tu ne dépêches pas, tu vas manquer les malles.—Ça n’a pas d’importance.C’est notre numéro de Noël.H nous reste encore une semaine.* * Gros-Lard, ravi de notre édition de luxe, envoi un radiogramme: — 10,000 copies! * * (M.Berthiaume, — l’unique Napoléon de Typovillc, — en recevant notre numéro spécial ajuste ses lunettes et s’exclame : “Bondance! la fin du monde s’en vient!!” * * M.Biron, après avoir lu Noël s lointains de Lenoir, lui dit ses impressions: “Lino, ton article m’a touché.Il est non seulement écrit avec la plume mais avec le coeur.” Pour ne pas lui déplaire, il n’a pas voulu lui dire qu’il était plutôt écrit avec la machine.Il est tellement humain qu’il ne voudrait pas faire de mal à un z’oiseau! * * M.L’Heureux a fait examiner une magnifique cremone à Mlle Téléphone.Est-elle destinée à sa blonde?* * Un chantre vient de fêter ses noces de diamant de Messe de Minuit.Il a chanté pendant 60 ans à la naissance de TEnfant-Jésus sans manquer une seule fois.Biron et Blaquière, espérez-vous en faire autant?Quel est donc cet heureux mortel à qui le petit Jésus sera fier d’ouvrir les portes du ciel?M.Samuel Belzil, de Saint-iFaibien.* * Enfilons des coquilles, testament! pour finir l’année: * * Pax homnibus! Voyons, Achille, penses-tu que M.Perron craint pour la prospérité de ses omnibus?* * .Marguerite Bourgeoys, modèle d’humidité (humilité, sans doute) ! Est-il possible qu’elle ait versé tant de larmes au début de la colonie?* * .La chorale des socialistes (sco-lastiques).Quel est l’heureux typographe qui est entré à l’Opéra de Leninegrad sans se faire assommer?* * Achille, en composant le titre La tombe de l’ermite, a commis la coquille suivante: La limite de l’ermite.Je n’ai pas lu ce qui se rapportait au titre.Mais si Achille a cru, en voyant l’ermite dans sa tombe, qu’il était rendu à la limite de la vie, je lui donne raison.* * Un autre a commis cette coquille: au lieu de Krassine a été conspué à V illers-sur-mer, il a composé Racine a conspiré à Villers-sur-mer.Typo, quand tu conspires, Les reporters en délire S’en vont chez M.Dupire Et lui font jouer de la lyre.* * Un linotypiste a composé : “Les serre-freins à air comprimé.” L’ami Biron se demande si ce typo voyage en pullman.* * Non, Mlle Cora, M.Toupin n’est pas le propriétaire du Compositeur.Ça prend des millionnaires pour être propriétaires d’un journal comme le nôtre.* * Emmanuel! Emmanuel! soigne le serin de ta machine, car tu nous feras regretter nos vacances dans .La Prairie.* * Paris est métropole, Nansen est maître au pôle, L’ours blanc aime être au pôle, Virginie aimait trop Paul.* * Gros-Lard, si tu prends l’habitude d’assister aux noces, un jour viendra où tu feras comme les autres: tu te mettras la corde au cou.LE GARDIEN Scie LENCIEUX ;«
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