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Titre :
Le terroir : revue de l'École littéraire
Revue littéraire mensuelle fondée par l'École littéraire de Montréal. Elle accorde une place importante à la poésie. [...]

Le Terroir ne connut que 10 livraisons. La première parut au mois de janvier 1909 et la dernière, groupant trois numéros, en décembre de la même année.

C'est à la séance du 28 octobre 1908 que l'École littéraire de Montréal propose de publier une revue sous sa haute direction. Le comité de rédaction est formé le 20 novembre. Charles Gill, membre éminent de l'École, est chargé de rédiger le liminaire.

Chaque numéro contient une quinzaine de textes en vers ou en prose, à l'exception des numéros de juin et d'octobre-novembre-décembre, qui en contiennent davantage.

Les promoteurs veulent définir « une âme canadienne-française », comme il y a une âme française ou une âme russe. Cependant, le régionalisme occupe une place somme toute bien modeste dans les textes de cette revue, qui révèle un cénacle aux idées esthétiques diversifiées, parfois traditionnelles, parfois plus audacieuses. On y trouve, bien sûr, des poèmes « terroiristes », mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ils ne constituent pas la majorité des textes retenus.

En effet, la revue, qui représente un moment de la vie de l'École littéraire de Montréal, offre un contenu assez éclectique ou universel, malgré son nom et son option pour le régionalisme. Si certains des collaborateurs, comme Albert Ferland, appartiennent réellement à l'école du terroir, d'autres, par contre, tels Charles Gill et Émile Nelligan, sont d'un autre tempérament et accordent la primauté à l'universel plutôt qu'au particulier.

Le Terroir est, en principe, ouvert à tous. Dans la pratique, 153 des 160 textes publiés proviennent des membres de l'École. Seulement 6 des 25 écrivains qu'on retrouve dans l'index n'en font pas partie. En fait, la revue présente surtout les résultats des séances de l'École. Les membres se réunissent principalement pour lire leurs nouvelles oeuvres à leurs pairs. Les oeuvres jugées intéressantes sont « réservées » pour le prochain numéro du Terroir.

Parmi les collaborateurs les plus connus, mentionnons, outre Charles Gill, Émile Nelligan et Albert Ferland, Gonzalve Desaulniers, Louis Dantin, Edouard-Zotique Massicotte et Albert Lozeau.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, tome 4, p. 300-301.

COUTURE, François, « La liberté niche-t-elle ailleurs? L'École littéraire de Montréal, Le Terroir de 1909 et le régionalisme », Voix et images, vol. 24, no 3, 1999, p. 573-585.

Éditeur :
  • Montréal :Arbour & Dupont,1909
Contenu spécifique :
Octobre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Le terroir : revue de l'École littéraire, 1909-10, Collections de BAnQ.

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* m V i m • f 0 OCTOBRE, NOVEMBRE ET DECEMBRE 1909 < wi I ' tie .1;.If.A ft iO' 4 y est li \ ( k X 1 IDS BEVUE MENSUELLE lit- US \ { Publiée par l’ECOLE LITTERAIRE 4 .Its X UR PREMIERE ANNÉE V I Z 1® I ice V Iv : \ 4 I re- SOMMAIRE ter ¦ >/ oes t -il SL Albert Dreux.'.T< .J, A.Lapointe.Alphonse Beauregard.l’Épousée.Germain Beaulieu.— Dans quelques jour s Jean Charbonneau.— Illuminé.* fc l •' * i % < i * ÿ - A vj * « p * * • , f» Jules Tremblay.— Sous la table ü ¦§ Ernest Tremblay.— Les Épaves.H Albert Dreux.— La Nonne.Louis-Joseph Doucet.— Ballade ancienne : Dans le vieux coffre de bois blanc.Germain Beaulieu.— Lentement Hector Demers.— Souvenirs d’enfance Englebert Gallêze.— Rêveur Jules Tremblay.— À David Devries : Artiste J.A.Lapointe.— La Machine à, coudre.Germain Beaulieu.— Sonnet d’automne.Jules Tremblay.— Le Chant du Corailleur.Alphonse Beauregard.— La Mouette Ernest Tremblay.— Les Glas.J.A.Lapointe.— Les Moineaûx.Jean Charbonneau.— Vieux Banc Table des Matières.858 Sérénité Le Soleil a froid 366 les 353 367 La Plainte de 354 370 1 * 356 371 )ü' 358 373 in- 359 374 i 360 375 363 375 377 i 1er 364 378 365 379 ) y A urs 1 son -• Secrétaire de la Rédaction : ERNEST TREMBLAY U# ' I 1 4’ •» MONTREAL » k M i i fii ¦ V » g# - - Vm s K I v h 0 à V % 4 y %' r A :\r .j *• ># r* ’ i* I • * I GERMAIN BEAULIEU V mjr > v *1' s VL ALP.BEAUREGARD, ;• * ., • .< L,# \VV * | V .I V < ' j ,* .« \\ • ».JEAN CHARBONNEAU, président, GUSTAVE COMTE, HECTOR DEMERS, GONZALVE DESAULNIERS, L.-J.DOUCET, VICE-PRÉSIDENT, G.A.DUMONT, CHARLES GILL, ALBERT LABERGE, J.A.LAPOINTE, LIONEL RÉVEILLÉE (Englebert Gallèze), trésorier, ALBERT MAILLÉ (Dreux), E.'Z.MASSICOTTE, Al M f A f « • ^ kl J .V ràl 1 ^ EMILE NELLI CAN, ERNEST TREMBLAY, JULES TREMBLAY, secrétaire.#1 r » i nflreV r « f % / f »?' Z -1 V » t •'I >< gis •V ou 1 4 ' yaw .Y » /Sty V?r » >, Y ¦ '# - v.0 » ¦‘r • ejU ft' # v:A 8Sr i A •XV 1 PI I i t t rYS-A \ I ' M y ARBOUR 6° DUPONT, imprimeurs-éditeurs, 419 et 421, rue Saint-Paul.V G m m -f.fl 4.I » iâ « i v % X ' r '-'Vs * a * V t t N FM * %.' t I V v j» # 353 N # II SERENITE Je voudrais pour ma vie un enclos près d’un chaume Quelques arbres, des fleurs, un lac, et puis encor Des livres pour mes soirs.rien pour mes matins d’or ; Puisque tes deux beaux yeux éclairent mon royaume.J U lu I « Je voudrais des sentiers entre de grands rochers Afin de nous blottir parfois dans leurs cachettes, Du silence, des chants de pinsons, de fauvettes : l’infini s’est penché.t Sur l’âme des oiseaux Mais pour nos nuits je veux, ô femme que j’adore, Des étoiles sans nombre aux espaces du ciel Pour y chercher parmi les chemins éternels Celui que nous prendrons dans l’immuable aurore.' Albert Dreux.i LE SOLEIL A FROID Vraiment, l’homme est devenu lâche.Sur la route il marche moins droit Et trouve plus lourde sa tâche Parce que le soleil a froid.} Je suis infiniment morose ; J’ai toute l’âme en désarroi Et puis, ma Muse sent la prose Parce, que le soleil a froid.> % « } » . I I 354 Ma chère, ta chambre est petite, Mais il fait plus chaud à l’étroit.Ouvre-moi ta porte bien vite Parce que le soleil a froid.I -•* »* 1* f ‘ 1 J.-A.Lapointe.LA PLAINTE DE L’ÉPOUSE Dieu ! qu’on me l’a changé mon mari d’autrefois A peine si je puis reconnaître sa voix.Ces temps derniers il revenait si tard, si blême.Il s’efforcait à rire avec moi franchement, Et si je l'embrassais lui murmurant : “ Je t’aime ”.L’aube de notre amour l’éclairait un moment Mais bientôt revenait l’attitude morose, Comme s’il avait là, sur l’âme, quelque chose.Je ne l’avouai pas quand j’appris la raison De sa mélancolie inquiète.A quoi bon, Parfois il nous vaut mieux fermer les veux, nous femmes.Mon mari joue et boit ; les deux plaisirs maudits Et comme leur toucher désagrège les âmes ! Les cartes j’aurais dû les prévoir, il l’a dit D’un ton indifférent, alors que j’étais fille Et lui garçon.J’en ris comme d’une vétille.Je me souviens aussi des soirs où je tançais Mon ami pour ses mots pétillants à l’excès.Il était joyeux, trop.mais, bah ! le mariage Vite corrigerait ces vices du jeune âge.Oh ! que l’on se méprend sur le pouvoir du cœur ! Etouffés, je croyais, par ma vertu, les vices Survivent au désir de plaire, et durs vainqueurs Les voici dédaignant le secours d’artifices.' • - - -J 4M 41; it «.1- .«« / * ? ’1.1 ni' - • f • 0 •» I * » • •* I r\ fl 355 # Ce n’est pas de sa faute â mon homme, je sais Mais celle des méchants amis qui le gouvernent.Oh ! ces amis que je les hais, que je les hais ! N’ont-ils pas transformé mon logis en taverne ?Les premiers n’étaient pas, je crois, mauvais garçons Entre eux gaiement roulaient les sous et les chansons ; Ils ne veillaient pas tard.Je trouvais ceci drôle : Voir jouer mon mari par dessus son épaule Plutôt que lire et lire encore en l’attendant.Lui devenait plus gai que les jours précédents.Puis d’autres sont venus pleins de phrases lubriques Enracinés perdants, noceurs mélancoliques.De ceux là mon mari percevait de l’argent Un peu dans la semaine et beaucoup le dimanche.Je tremblais.Il me dit, après une nuit blanche : Il le faut, tout va mal et c’est décourageant, Veux-tu que nos enfants périssent de misère ?Et puis, les lois, tu sais, tiennent de l’arbitraire On les fabrique, on les défait, suivent les goûts ”.Moi, je n’ai pas appris à discuter de tout Je ne peux pas juger, mais ces paroles semblent Autant de sons jolis, savants pour mieux leurrer.Ce fut le comble hier, tous les hommes ensemble Criaient à mon mari de les désaltérer.Lui, nerveux, me souffla : J’hésitais, un enfant soudain pleure, je cède, Et pour que les petits mangent et soient vêtus Qu’ils poussent vigoureux, satisfaits de la vie J’ai doublé le hoquet des gorges assouvies : Aux pâles vicieux, aux joueurs morfondus J’ai versé la liqueur affolante et berçeuse.VJ r-*I / JJ à .• .S.r ) J % ?4 4 4 4 4 4 4 4 J Donne-moi donc de l’aide i t y j y I Que les hommes sont durs ! Que je suis malheureuse ! Alphonse Beauregard.U * n ) I 356 il 5i DANS QUELQUES JOURS % Dans quelques jours, les hirondelles A leurs vieux nids, toujours fidèles S’en reviendront ; Toutes, l’une poursuivant l’une Depuis l’aube jusqu’à la brune Sous le soleil ou sous la lune, Gazouilleront.y y y Dans quelques jours, tous les brins d’herbe Se grouperont en frêle gerbe.Pour leur festin Ils auront la claire rosée Qui, sur leur tige harassée, Tombera par goutte irisée, Chaque matin.g ü # Dans quelques jours, toutes les branches Sous les feuilles en avalanches Se courberont ; Et de sa base jusqu’au faîte, Chaque arbre, avec un air de fête, Se repeuplera de fauvettes Et de pinsons.y Tous les ruisseaux, de leurs voix grêles, % Pour les trèfles et pour les prèles Diront glou-glou.La libellule audacieuse, Toujours légère et gracieuse Ira furetant, curieuse Un peu partout.iV • «4 y y 1 i M H3 .* « % y Iflr.• « • »• f ‘ / • ,1 m 357 Et la brise, sur toutes choses, Egrenant les métamorphoses A larges mains, Par la montagne et par la plaine, Embaumera de son haleine L’aubépine, la marjolaine Et les jasmins.Ce sera la saison trop brève Celle qui passe comme un rêve, Comme un baiser ; Celle qui, tendrement déploie L’étendard vermeil de la joie Et que Dieu, chaque année Pour nous bercer ; # envoie ?Ce sera le printemps qui donne A l’insecte pour qu'il bourdonne Des ailes d’or Au mendiant, pour qu’il chemine Plus droit, de mâtine à mâtine, Sur la route qui le fascine, L’espoir encor.Ce sera le printemps qui jette, Dans tous les cœurs, un peu de fête Beaucoup d’amour, La seule saison qu’on regrette, Car elle effleure notre tête Sans la blanchir, Chaque retour.% et l’on en guette Germain Beaulieu.Mars 1910.r w 0 358 ILLUMINE > Ayant songé des nuits d’une grande Cité Où le divin bonheur un jour se réalise Du fond des temps venu, par son rêve hanté, La douleur ayant fait sa chevelure grise, Et sa marche moins sûre et son pas plus tremblant, Il allait par la route interminable et rude.Parfois, le pas trop lourd et le front somnolent Au milieu de la vaste et sombre solitude, Il reposait sa tête aux pierres du chemin, Ou, pour continuer toujours plus loin sa course Il cueillait, en passant, quelques fruits de sa main, Ou sa lèvre buvait l’eau pure de la source.Et l’espoir chaque jour ravivant son ardeur Il montait, haletant, vers le lointain des cimes ; Ou, plongeant ses regards lassés vers la splendeur Des nuits, il franchissait d’impossibles abîmes.y if.y y y Or, un soir, par delà le grand désert brûlant, Le marcheur fatigué, mais l’âme inassouvie Ayant tourné les yeux vers le soleil couchant, Aperçut la Cité, le rêve de sa vie.Alors, plein du courage indomptable des dieux Un sublime sourire éclaira sa prunelle ; Et dans une clameur qui monta jusqu’aux cieux r Il voulut s’élancer vers la Ville Eternelle.y y (% ' rOrr ï.jtnJtri iVftéJ y i'C.i Mais le désir menteur trompe nos espoirs vains ; Car la Cité rêvée avait muré ses portes, A l’heure même où l’homme y posait les deux mains, Et la nuit emporta ses illusions mortes.4 359 Et le divin marcheur, venu du fond des Temps Sans pouvoir terminer sa tâche trop amère Pour arriver au but ayant marché cent ans Expira, son grand front tourné vers la Chimère.} 5 Jean Charbonneav.IKK Extrait des Blessures qui paraîtra prochainement.SOUS LA TABLE Les livres sont épars au milieu du tapis, Et messieurs les bébés, sous la table, tapis Avec une sagesse à confondre des Mages Déchirent les cartons, les feuilles, les images Se couvrent de fragments, de lettres et de mots.Et c’est ainsi qu’ils font l’étude, les marmots.J y y Un rayon de soleil irise les atomes De la poussière folle alourdissant les tomes.Un volume pédant, inutile aux humains Devient intéressant dans leurs petites mains.Darwin avec Rousseau, Descarte avec Voltaire, Devant le doux babil sont forcés de se taire ; De Lisle, Hugo, Musset, Lamartine, en lambeaux Sous un faible doigt rose éteignent leur flambeau.C’est un massacre froid de héros, d’héroïnes, Dont les vieux châteaux-forts croulent dans les ruines.y > y Les fastes glorieux des siècles sont tombés Sous l’impassible main de Messieurs les Bébés.Jules Tremblay. MJ ah 3G0 LES EPAVES Les épaves de la rue Saint-Jacques ! Tous les citoyens du quar 1er centre connaissent ces débïis.Dès le printemps on dirait que le soleil les fait pousser.Ils reparaissent un peu plus vieillis, toujours faméliques, et, escomptant ici et là, sur d’anciennes liaisons, de quoi prendre un verre.Ils préparent de toute éternité des prospectus de publicité, des programmes de la Saint-Jean-Baptiste ou bien encore on les entend dire : “ Ah ! si les élections peuvent arriver ! ” Presque tous furent quelqu’un, il y a dix quinze, ou vingt ans ; les uns occupèrent une place éminente dans le barreau, dans l’administration, dans la politique ou dans le journalisme.Un bon jour, la débâcle des partis politiques, la bascule sociale ou l’ivrognerie a expulsé les uns, renversé les autres, et, comme un grand fleuve, la rue Saint-Jacques charrie ses épaves.- mr.IS .* « J .- 4 • , Kfbvv :: T * ,i .Ni- Semblable â l’océan immense Dont le flot toujours agité Roule et sans cesse recommence Son labeur de monstre irrité, La Société, sans entraves, Traîne l’homme, ouvre les cercueils Et partout chasse des épaves Sur son parcours semé d’écueils.K J On les voit passer dans la rue L’air morne, vieux, désabusés Car, sur la route parcourue, Aux ronces ils se sont usés.J t i! m3 UN Et l’infect limon des pavages Sur leur caractère a jailli ; De l’âme au cœur, mêmes ravages Que sur le front trop tôt vieilli.• •• r» * rJti « i, » I'.' iff Hi* r.• Vfîr 3G1 f.l Chacun d’entre eux a son histoire ; Chez Thémis, un tel a brillé Qui promène aujourd’hui sa gloire D’autrefois en déguenillé.Et de tavernes en tavernes Ils s’établissent des “ circuits ” Causent de riens, de balivernes Mangeant au “ free lunch ” des biscuits.) J Celui-ci fut un bureaucrate Cet autre est un banqueroutier Plusieurs disciples d’Hippocrate S’entassent chez le gargotier.J J #» De leur grandeur initiale Il reste peu de chose ou rien, Car la bascule sociale Les a nivelés au vaurien.Ils sont victimes politiques.Brasseurs d’affaires malheureux Plus d’un parmi ces gueux étiques Fut tribun dans les clubs fameux.J Ils rêvent encor de richesse commissions ”, Et, dans leur éternelle ivresse, Ne songent qu’aux élections.Mais vivent de i i * Portant sous leur bras des gazettes O Ils font des travaux impromptus Et sollicitent des mazettes Vingt lignes pour leur prospectus.» 1 362 Collés contre le comptoir-table Où leurs couverts sont toujours mis, Ils attendent, la soif aimable, taper ” les anciens amis.) Pour 4 4 Pour dormir ils n’ont pas d’auberge ; Un coin, ou même le chemin, Un porche, parfois, les héberge En attendant le lendemain.t t 9 Au printemps, on les voit paraître, Les habits un peu plus râpés Et les traits de chaque pauvre être De plus de rides sont coupés.Fiers de voir l’hiver qui décampe, Ils s’abreuvent de chaud soleil ; Pour ces rêveurs perchés aux rampes, Chaque jour à l'autre est pareil.IW-lf Fourbus, usés jusqu’à la trame, N’étant plus hélas qu’un lambeau A l’hôpital ça rend leur âme Et le corps n’a pas de tombeau.1 J’en sais un qui, dans une cave, Par un triste soir automnal Mourut comme meurt une épave.Entre sa pipe et son journal.I / ir JL: i i •« rMtii rj* Des bêtes en tissant leur toile Avaient aveuglé les deux yeux Et, tranquillement, sous le voile, Mangeaient et vivaient dans les creux.O % a • V »»* • « r 363 Il finit à l’amphithéâtre.En s’apitoyant sur son sort Le soir, les gens, au coin de l’âtre Disaient : Tiens ! ce pauvre X est mort ! !.Pour les êtres qui font naufrage Sur le grand fleuve bitumeux, Perdus dans les oublis brumeux La mort, pour eux, c’est le rivage.J Ernest Tremblay.LA NONNE Le crépuscule froid des corridors antiques Où n’ont passé jamais que des ombres comme elle Verra seul la pâleur sous son voile mystique La pâleur de son front que la serge recèle.Le calme gris des murs dont s’empreint sa prunelle, Fait descendre en son sein, étrange viatique Le crépuscule froid des corridors antiques Où n’ont passé jamais que des ombres comme elle.1 Sourde à la chair qui vibre encor parfois, fidèle, Selon les vœux sacrés, aux clauses monastiques, Elle étouffe avec soin, sans volonté rebelle, Son âme où chante, tel un infini cantique J Le crépuscule froid des corridors antiques.Albert Dreux 364 BALLADE ANCIENNE Dans le vieux coffre de bois blanc Mil'.I Yvonne est née un samedi, Par un après-midi d’automne Alors que le sol engourdi Sous le pas des chevaux résonne.On l’habilla presque en tremblant Tant elle était petite et frêle : On prit des langes de flanelle Dans le vieux coffre de bois blanc.y y t % ii Avec les jours elle a grandi, Toujours douce et toujours mignonne En sa toilette d’organdi Et sa mentille de cretonne.Et vint la noce : un beau galant Un bon jour s’était épris d’elle : On prit le vin et la vaisselle Dans le vieux coffre de bois blanc.I % III La vie est faite, comme on dit De voyelles et de consonnes.Enfin hier après-midi Elle eut une petite Yvonne.Yoici les chandeliers d’argent.La mère est morte pâle et belle Voici le cierge et la chandelle Dans le vieux coffre de bois blanc.xr, r % • # L., - Stiff 4 r i p e & 865 IV \ Envoi Prince, mon mal est accablant : Il ne me reste plus rien d’elle Qu’une lettre, un bout de dentelle Dans le vieux coffre de bois blanc ! Louis-Joseph Doucet.LENTEMENT ir (Hf Lentement, lentement, sans bruit Tombe la folle neige blanche ; Elle s'égrène dans la nuit O Lentement, lentement, sans bruit.Combien nombreux sur chaque branche Les pétales de neige blanche Que la brise aussitôt détruit Lentement, lentement, sans bruit ! ¦ jy-A y t y Lentement, lentement s’envole L’essaim des rêves caressés ; Eclos du printemps, le frivole Lentement, lentement s’envole.Combien de cœurs désabusés Pleins d’amours trop vite brisés, D'où la même triste parole Lentement, lentement s’envole ! y Germain Beaulieu.Z f 3G6 ii» SOUVENIRS D’ENFANCE A mon père.Mon père, â la veillée, assis sur tes genoux Quand le poêle était rouge et que l’air était doux, Quand le froid de dehors dépolissait les vitres, Nous avions ta mémoire aux émouvants chapitres, Pleins d’une légion d’êtres mystérieux.Et tu fixais sur nous la bonté de tes yeux ; Tu nous serrais tous deux bien fort contre ton âme : Nous sentions, encor plus que celle de la flamme, Sa chaleur à travers nos chemises de nuit.O temps délicieux qui dans l’ombre s’enfuit ! Mon bon père, ta voix nous versait la chimère, Tandis qu’en souriant écoutait notre mère.Nous ouvrions tout grands nos quatre yeux étonnés ! Tu savais des récits d’enfants abandonnés ; Tu nous mettais Poucet à mille et une sauces, Et dans nos petits cœurs nos peines étaient grosses.Tu nous disais les bois, les hurlements des loups, O père, et tu penchais ton visage sur nous, Avec un grondement où courait la tendresse.Et ta force amusait ainsi notre faiblesse.Quels rêves tu fondais sur nos deux jeunes fronts ! Disparus, tels, sur l’eau, d’une pierre les ronds ! Ta montre en or touchait nos figures vermeilles ; Tu plaçais son tic-tac au fond de nos oreilles ; Je me souviens encor de son bruit délicat.De nos sanglots, souvent, tu redoutais l’éclat, la petite bête ”.Quel immense désir au fond de la requête ! Nos yeux, pleins de lueurs, se levaient, suppliants ! Ta moustache embrassait, folle, tes deux enfants y MW tmtfi Si tu ne nous laissais voir 4 4 m m ' «ta «i« *< * mm *]¦ H.#,.é.a ï # 367 Et nous sentions ses poils qui nous piquaient la joue.Tes beaux cheveux, avec lesquels notre main joue, Avaient comme un sourire au reflet argenté.Nous fourragions dedans avec sérénité ; Et nous n’étions contents, après la tâche faite Que lorsqu’ils se tenaient tous debout sur ta tête.C’était “ petit galop ”, puis c’était “ grand galop ” ; Nos rires enfantins sonnaient encor plus haut.La vie et ses douleurs, amertumes, mécomptes, Père, qu’ils étaient loin, quand tu contais des contes.a ' rt J't J Hector Demers.Montréal, 16 octobre 1909.RÊVEUR Pauvre rêveur de mauvais rêves, Doux mendiant d’illusions, Hanté, sur les routes, sans trêve D’étranges visions ! y Au cours de ses vagabondages Quand il passait, dans les soirs bruns, Les bois lui donnaient leurs ombrages Et les fleurs leurs parfums.) * Les fougères, au bord des sources Disaient, accueillantes toujours : Attardez un peu votre course Sur nos bancs de velours ”.y 4 4 4 4 ‘ i if, V 3Ü8 Dans le bruissement des vagues Dans le tintement des beffrois, Il distinguait des phrases vagues Reconnaissait des voix : J in î Est-il plus sublime carrière Que celle de Maître-Pinson ?Que résider dans la lumière Et vivre de chansons ?” 4 4 4 4 4 4 4 4 Il rêvait que la vie est bonne, Que le sol par l’homme habité Est un temple où l’amour rayonne Un jardin de beauté, 5 Lorsque, soudain réveil perfide Devant son rêve s’est dressé Un spectre à la face livide, Au regard angoissé J lu rJ h Oui lui dit : Jamais ne t’arrête Marche.Tu n’as pas d’autre sort 4 4 li'Ml y 4 4 Que de marcher, comme la bête De la vie à la mort.” 4 4 ) 4 4 Forçat qu’un peu d’espoir enivre, Courbe le dos sous ton destin Et traîne le fardeau de vivre “ Plus lourd chaque matin.” 4 4 4 4 4 4 t • .4 Alors, revenant vers les villes Dont la fatigue l'assaillait Il vit qu’à ses douleurs serviles Un ane"e souriait.) jVJü: • •* 4 J t'AŸr.Kd:: »* »* «féAil r t i r, fZ, •o mat 369 K Et son âme assuma la forme Que réclamait le dur labeur, Pareille au métal que transforme Le doiirt d’un enchanteur.î-'l Ange d’ainour, dans l’ombre humaine Quand s’allument tes sombres yeux Que font au prisonnier ses chaînes Sa honte au miséreux ?Dans l’extase de ton ivresse, Tu mêles, en d’étranges mots La volupté d’une caresse Au charme d’un sanglot.) «• Tu fais chanter, tu fais maudire Et nul, plus que toi, dans un cœur, Ne sait retourner en délire Le tourment du bonheur.¦ Tes plus beaux rêves Que sont-ils, près du feu sacré, Dont pendant nos étreintes brèves Je te consumerai ?Tu lui disais : 4 4 4 i 4 4 4 4 Mais, voilà que ce divin songe, Un souffle impur le profana ; La voix sinistre du mensonge Dans l’ombre ricana.* Et pris d’une peur insensée D’avoir vu mourir son espoir, Il s’enfuit, cherchant sa pensée Dans l’inconnu du soir.w k é 370 Pauvre rêveur de mauvais rêves, Doux mendiant d’illusions Hanté, sur les routes, sans trêve D’étranges visions ! » 5 t Euglebert Gallèze.*- V A DAVID DEVRIES Artiste lyrique La musique enchanta dans ton âme d’enfant La première pensée avec le premier rêve.Ainsi qu’un statuaire en l’œuvre qui s’achève En toi l’Art burina son geste triomphant.•’•ill# % -V * - B \ • ».\ « ** è f Ülî:!! ilîf # ?» :v * » * J * u f m r e a V % % » y w* >U, » » •* T > > * » H -* « • T *>» t «• r\(, ~ ¦ .-r tzW"> ' e % * > * O V «¦ r.V e ¦ r.*î r.sur « 4 ^’tr33p * m «•* » V.V; j’-v- - r a- » m x- A f J_ % 1 A* ¦ » » ; r>* » > fl } M ! 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