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Le progrès du Golfe
Libre de toute attache partisane, l'hebdomadaire rimouskois Le Progrès du Golfe est au service du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Il se distingue par la qualité de sa facture et la richesse de son contenu. [...]
Le Progrès du Golfe naît en 1904 alors que la ville de Rimouski connaît une poussée de développement et est déjà établie comme principal centre régional de services de la portion nord du Bas-Saint-Laurent. La construction de l'archevêché est terminée, des rues sont électrifiées depuis peu, et un premier appel téléphonique entre Rimouski et Québec est effectué en 1904. L'hebdomadaire rimouskois est lancé par Louis-Napoléon Asselin, avocat et shérif de Rimouski, et François-Xavier Létourneau, imprimeur. Au début, les collaborateurs appartiennent au clergé ou sont des professionnels de la ville. Au cours de ses premières décennies, le journal compte quatre ou six pages. Dans un numéro type de quatre pages, on trouve sur la première un éditorial portant sur l'actualité nationale ou internationale. Les faits divers et les annonces publicitaires occupent la deuxième et la troisième page et la quatrième page affiche les nouvelles locales et paroissiales. En 1910, le jeune notaire Eudore Couture et le comptable Isidore Asselin rachètent des parts de la Compagnie du Progrès du Golfe. Eudore Couture devient alors rédacteur omnipotent du journal. Il le sera presque sans interruption jusqu'en 1951. La journaliste Andrée Gauthier est sa principale assistante à partir du tournant des années 1930. L'industriel rimouskois Jules-André Brillant achète des parts de l'entreprise en 1922. Libéral, il aura des divergences de points de vue avec Eudore Couture, polémiste et conservateur. Le journal est peu politisé, mais, au gré de l'émergence des grandes questions d'actualité, il prend ponctuellement position. Jusqu'en 1940, les journalistes du Progrès du Golfe couvrent eux-mêmes l'actualité internationale. À partir de cette date, l'hebdomadaire s'abonne à une agence de presse qui lui permet de diffuser des articles en provenance d'autres parties du monde. Eudore Couture meurt en 1951 et c'est Jacques Brillant, fils de Jules-André, et l'imprimeur Isidore Blais qui prennent le contrôle du Progrès du Golfe. Jacques Brillant y signe ses articles sous le pseudonyme de Jacques de LaDurantaye. Lisette Morin, auteure depuis peu d'une page hebdomadaire sur l'actualité culturelle, devient rédactrice du journal en 1953. En 1958, Brillant et Blais se portent acquéreurs, des mains de Jean-Paul Légaré, de L'Écho du Bas St-Laurent, l'autre hebdomadaire de Rimouski, fondé en 1933. Les deux journaux auront des personnalités distinctes. Lisette Morin, rédactrice du Progrès du Golfe, est plus intéressée par les affaires socioculturelles, alors que Jean-Paul Légaré, rédacteur de L'Écho du Bas St-Laurent, couvrira davantage les questions économiques. À la fin de 1968, les deux journaux deviennent la propriété des frères Roland, Claude et André Bellavance. Les nouveaux propriétaires les fusionnent pour créer le Progrès-Écho. Dans les décennies suivantes, la famille Bellavance lancera plusieurs hebdomadaires en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent. Compilé en 1974 sous la conduite d'Antonio Lechasseur, chercheur à l'Institut québécois de recherche sur la culture, un index thématique permet de réaliser des recherches par sujet dans toutes les publications du Progrès du Golfe. L'Écho du Bas-St-Laurent a aussi été dépouillé dans le cadre de ce projet. Tirage : 1000 en 1904, 1474 en 1913, 2250 en 1940, et 5817 en 1963. TRÉBAOL, Charles, « Le Progrès du Golfe et la réalité internationale, 1904-1969 », mémoire de maîtrise, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Département d'histoire, 1976, 143 p. LAVOIE, Alain et Carole GAUDET, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Bas Saint-Laurent, Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine, Montréal, Hebdos Québec, 2009, vol. II, p. 1-7. Revue d'histoire du Bas-Saint-Laurent - La presse périodique dans le Bas-Saint-Laurent - Aspects historiques (numéro spécial), vol. 10, nos 2-3, mai-décembre 1984, 156 p.
Éditeur :
  • Rimouski :[s.n.],1904-1970
Contenu spécifique :
vendredi 28 août 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Écho du Bas St-Laurent ,
  • Progrès Echo
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Références

Le progrès du Golfe, 1914-08-28, Collections de BAnQ.

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°n lime ANNEE No 20 R1MOUSK1, VENDREDI 28 AOUT 1014 l’iiuv.ui s Du Golfe" est répandu et loule de lecteurs, dans tou-du très vaste diocèse de Le Tone articles, nouvelles, comme ideations, destinés à la publient!» dans “Le Progrès du Golfe" du vent être adressée et parvenir a plus tard le MERCREDI à la RI DACTION.— Pour toutes demandes concernai les abonnements et les annonces, i pour les envois d’argents, on dot s’adresser tt l’Administration.oiiipte une le» paroisse» Kinv'U'ki.qui Kl;ik.M.liane, Gaspe.Hoiiaveiitu.| , iiiiuOU.ita ¦•loins I ra titille— il li.nl I ' i'.-pul'ilion.il olll.'iel.est Je 144,257 lui |,e " l'ilOi’.KKS DU GOI.KK Ce Progrès du Golfe 4r\£S DIEU ET VA TON CHEMIN! les comprend 5 comtés— ,v cl d'anrc, le demit i ret'eii'Vinc In! unis.Ic ,eiil journal publié J Miiietlu pays eanadieii.et l'un de .eux ' nu, l willies suivent aveu la plus x fl I »• i jnde attention.Les hommes J'aflairex es plu, habile, puissant medium Je publicité et l'uti-,ent à leur profil en annonçant dans ABONNEMENT : iuconu.iissent eu lui un >1.00 >I.JO Un un (Canada),.Un an ( Etranger» ) e colonnes.(maint i*ak l'Im hm»hkik Oéneualk UK lilMOUtKI | - EUDORE COUTURE, Directeur SERAPHIN VACHON, Administrateur Propriétaires : LA C,K DU PROGRÈS DU GOLFE La mort de Pie X baltes, denses comme la grêle, rapides comme la grêle, rapide comme la foudre, inondent le champ de bataille.DERNIERES NOUVELLES DE LA GUERRE Pour la Paix Lettre de Sa Grandeur Mgr l'Evêque de Rimouski, clergé et aux fidèles du diocèse, la mort du Souverain Pontife.La grande bataille se continue.— Les Français parfaitement maîtres des Vosges.— Paquebot allemand coulé.—Terribles et redoutables, les Russes s avancent rapidement sur la capitale allemande.— A quoi est dû l’insuccès français de dimanche dernier.— Le nombre des prisonniers allemands et français.annonçant cations (|iii ont tue les canons d’en face, libres alors, atta quent les bataillons.Ils lancent sur Les Dans une circulaire adressée au clergé du diocèse de Rimouski, Mgr 1 Evêque demande aux fidèles de prier Dieu pour hâter le terme de la guerre sanglante qui bouleverse l’Europe.au groupes 11 brutale pluie de 1er et lus cadavres jonchent la terre ensanglantée.Les lignes poussent les lignes, les bataillons poussent les les réserves arrivent, et, pourtant, entre les deux armées que les balles et les obus I auchent, s'étend eu les bien Chets Collabouiteurs, Lu guerre est le fléau de Dieu sur les nations coupables, l’un de ses plus terrible ncineiit" au uProgrès du Gol/e ) Québec 28 août, front de 250 milles, et les a r-avee une énergie désespérée, a On rapporte que les trou (Message spécial de /’" / La grande bataille continue sur un niées anglaises et françaises résistent, l’envahissement des frontières françaises, pes anglaises occupent de très tories positions et qu elles sont très bien supportées par les Français.Une dépêche annonce que 1 1 le Roubaix et \ alenciennes sont occupées par les Allemands, mais le War Office croit que ces villes ont été abandonnées à dessein pour les reprendre.Les Français ont repris l’offensive dans le district des \ osges dont ils sont parfaitement maîtres.Ils nt lorcé les Allemands a se s châtiments de leurs péchés.Comblée de tous les bienhiits de la civilisation chrétienne, la vieille Europe, oublieuse des voies de la vérité et de la justice qui devaient la conduire au sommet de ses plus hautes et glorieuses destinées lutaires influences des divins enseignements de l’ordre religieux et moral dans l’action de la plupart de ses gouvernements, elle a renié le sentiment et la pratique de la vraie foi apportée au monde par le Christ Rédempteur, elle a voulu s’arroger les droits intangibles du Souverain Maître du ciel et de la terre, elle a honni et persécuté la sainte Eglise, proscrit son ministère sacré, repoussé la grâce et la vertu de ses institutions et de ses œuvres, foulé aux pieds ses prérogatives et ses lois imprescriptibles.Dans l’aveuglement de son orgueil, elle s’est crue assez puissante, assez sage pour établir par elle-même un prétendu règne de paix stable dans le monde par les artifices de ses combinaisons diplomatiques, par la force de ses années et le poids de ses munitions de guerre ; et au moment où elle venait d’élever un temple à cette paix d'invention humaine, un incident a allumé le foyer de la guerre la plus formidable que l’humanité a vue jusqu’ici, et tous les rêves de cette paix sont évanouis, et les peuples, amis hier, se précipitent aujourd’hui les uns sur les autres pour s'anéantir.Et cette guerre d’inhumaine extermination se continue sous le souffle des mêmes principes faux et subversifs, des mêmes doctrines perverses et pernicieuses qui lui ont donné naissance sous la poussée de l’ambition effrénée d'un matérialisme brutal qui veut se passer de Dieu, ne tenir aucun compte de sa Providence qui sait toutes les pensées et les aspirations des hommes, voit tous leurs mouvements, dirige et ordonne tous les événements qui ne se produisent que par sa permission.Sous le coup des très graves perturbations sociales où se heurtent actuellement les passions des belligérants qui ont provoqué sur l’Europe ce déchaînement de la colère de Dieu, dans les iueeititudes des conséquences d’un conflit aussi menaçant qu’alarmant, nous, qui croyons et qui espérons en Dieu, nous saurons élever nos cœurs et nos âmes vers le trône du Prince de la Paix, supplier avec humilité et ferveur sa Providence dont l’action constante, universelle et bienfaisante est un réconfort dans les angoisses de la vie et une lumière dans les ténèbres humaines, de hâter le terme t' bataillons, , s’est soustraite aux lumineuses et sa- lle bande lut core une longue mille pas, qu'aucun vivant ne peut franchir.A s’épuisent.les Les munitions millions de cartouches et les mil lions d’obus couvrent la terre hachée de leurs étuis de cuivre, de leurs tôles déchirées, de leurs éclats tranchants.et le l’eu continue tou jours.toujours tant que les caissons vides seront remplacés par d’autres ! Les obus à la ménilite pulvérisent les fermes, les hameaux, les villages : ils démolissent et anéantissent tout ce qui est un abri, un refuge ou un obstacle.Déjà la moitié des combattants râle et meurt ; les blessés et les morts forment deux remparts parallèles, épais, distants de mille pas, que les projectiles labourent, que la mitraille met en miette.et que les vivants ne peuvent franchir ! La bataille continue, acharnée.Mille pas séparent toujours les deux années.A qui la Victoire?A personne.Et les salves redoublent, et les canons crachent ; les unités tournoient dans cet en!et et s’abattent sous la trombe.7 *•> 4 A ff\ 1 retirer.- On rapporte qu'une escadre anglaise occupe Ostende a lin de prévenir toute tentative des Allemands pour s’emparer de ses forts.Le gros paquebot allemand "V illtelm der t .rosse a été coulé par un croiseur anglais sur les côtes d’Afrique.leur terribles marches en avant et ils À Les Russes continuent espèrent être à Berlin bientôt.Dans une dépêche de Paris, le coi respundant du guerre du Moi - l’insuccès français de dimanche est de mi À -MM: ning Herald” affirme que ni me importance et que le mouvement île concentration générale des troupes françaises sur la 1ère ligne de dé tense se serait opéré sans aucune perte si une année de zouaves et de tirailleurs agresseurs, char- allemande, ne s’était imprudemment et an-dépit des ordres de ses ulii-C'est pendant cette charge que les troupes françaises y ayant gés de maintenir l’armée dacieusement lancée sur cette armée en Sa Sainteté Pie X, décédé le v> août 1914 Bien Chers Collaborateurs, ciers.pris part furent décimées.Le nombre des prisonniers français jusqu’à date est de beaucoup inférieur à celui des prisonniers allemands.Déjà le télégraphe et les journaux vous ont appris la navrante nouvelle de la mort inattendue dn Souverain Pontife Pie X.Hier, dès que j’en fus officiellement informé, je >1.uuai .111 clergé et à toutes les communautés de la ville les in t : actions nécessaires pour leur permettre de manifester le -it il qui tombait si inopinément sur l’Eglise catholique et, mi peut le dire eu toute vérité, sur l’humanité entière.Aujourd'hui je m’empresse de porter ù votre connaissance, et à des fidèles de tout le diocèse, les prescriptions qu’il iin-: d’observer dans cette douloureuse circonstance, là d'abord, comment ne pas rappeler, fub.ee le plus briè-v ni.ait, et en quelques traits rapides, la physionomie àdnii-Kibiv et G pleine d’attraits du Pontife bieu-aimé qui vient «K- u mettre entre les mains du divin Maître, avec les comp-u de la plus redoutable administration, sa belle et grande û 11 h pie guida toujours un idéal des plus surnaturels.Surnaturel : tel est bien en effet le trait prédominant delà physionomie, le caractère particulier de la vie du très re-:lé Pontife, de l’action profonde et féconde de son Pondis .11.Dans les réformes salutaires qu’il entreprit au sein de là 'dise, dans la résistance ferme qu’il apporta à la tyrannie de- persécuteurs et qui nous reporte aux jours les plus glorieux dt /histoire de l’Eglise et des Apôtres,dans les affirmations lumineuses qu’il formula sur les points de doctrine et de discipline sournoisement battus en brèche par les fauteurs, les rêveurs ou les victimes du modernisme, dans ses pressantes exhortations pour rappeler au clergé la sublimité de sa mission et LA BATAILLE D’AUJOID’HUI Spectacle d'horreurs évoqué il y a \ ingt ans par Edouard Urumont dans une page célèbre de la “Fin d'un monde “Quand l’heure fatidique de la lugubre, le premier coup de canon, grande tuerie aura sonné, on ver- et deux millions (le soldats repolira ces choses : dent par un cri sauvage au si fi le- nient du premier projectile, avant ! En avant ! Les musiques guerrières entonnent les Marseillaises nationales : les drapeaux, les étendards, les fanions frémissent ; les coeurs battent, les chevaux hennissent ; les commandements se croisent et se multiplient; le ciel tremble.Les lignes immenses et profondes s’avancent les unes contre les autres.hommes et bêtes.chairs à canon ! Lés batteries se déploient et prennent position.Les infanteries marchent.On charge les pièces, on charge les armes, on remplit des magasins de fusils.Six milles mètres séparent les gueules des canons d’acier ! deux mille mètres séparent les pointes des baïonnettes.et déjà la batail- le commence.Un feu terrible s’ouvre; canon contre canon, batterie contre b.u- Soldats et chefs, pêle-mêle ! Chevaux et cations, pêle-mêle ! Drapeaux et étendards, péle- des jours sanglants de cette guerre, de faite luire incessamment le soleil de la paix, et d’être ainsi la consolation de tous ceux, si nombreux, qui auront tant souffert des massacres affreux où viennent d’aboutir les soi-disant sagesse et humanité de notre époque de lumière et de civilisation, je veux dire de la lumière et de la civilisation de ces hommes vains, insensés, esclaves de leur cupidité qui nient Dieu et méconnaissent sa Providence.Quel peuple, à notre époque, met justement au premier rang de ses préoccupations le devoir de servir Dieu et de le faire servir, d’obéir à la loi de ses commandements et à celle des préceptes de son Eglise, d’en faire respecter et observer l’une et l’autre?Chacun a péché, et il est à craindre que pour tous, cette cruelle guerre qui vient d’éclater ne soit un si grand châtiment qu’il puisse s’étendre même à l’univers entier.Tout en ne laissant point d’adorer, sans connaître davantage la portée des secrets desseins de la Providence de Dieu aussi bonne que puissante, tout en espérant que sa miséricorde qui surpasse tous ses autres attributs, daignera tempérer les strictes rigueurs de sa justice trop longtemps outragée, et en nous ressouvenant aussi que la guerre étant un fait providentiel, Dieu qui châtie en la permettant, veut surtout pardonner, nous prierons avec d’autant plus de confiance pour tous les combattants, en particulier pour nos frères catholiques.Nous prierons pour l’Eglise, notre divine Mère dans la foi et pour la sauvegarde des intérêts sacrés de notre sainte religion trahis et sacrifiés par des peuples à qui ils devaient être les plus chers.Nous prierons en implorant la grâce du la paix que Dieu seul peut donner, affermir et maintenir dans les conditions de justice qui peuvent en assurer la durée, et nous serons exaucés.Pour le bien et l’honneur de ces fins urgentes et de la plus haute importance, je demande que les prêtres du diocèse, d’ici â nouvel ordre et en autant que la rubrique le permettra, substituent à la messe, l’oraison Pro Pace à l’oraison Pro Pafia, et que les fidèles soient invités et exhortés à joindre leur pieuse intention à cette prière.Avec les dispositions de cette circulaire que vous communiquerez à votre peuple fidèle, recevez, Biens Chers Collaborateurs, l’assurance de mon attachement tout dévoué en Notre-Séigneur.“Mobilisez ! Mobilisez !” — Le fluide électrique lancé sur les innombrables fils a porté,jusque dans les coins les plus reculés de la Gaule et de la Germanie, l’ordre terrible qui est un arrêt de mort pour des milliers d’être humains.“Aux armes ! Aux armes!” ont répondu des milliers de poitrines gauloises et germaines.Quelques heures après, les cavaliers alertes sont en selle et s’élancent des frontières.—Sabrez ! Sabrez au galop! Chargez les uns contre les autres, derniers soldats des combats épiques d’autrefois ! Chargez et sabrez vite ! votre heure sera courte.car, derrière vous, arrivent et s’alignent les fusils et les canons modernes.et la grande Bataille va commencer.Quelques ours ont suffi.— Les machines rapides attelées aux longs trains de guerre ont entassé, des deux côtés delà frontière, les formidables bataillons et les redoutables canons noirs.Les Régiments, les Brigades, les Divisions, les Corps d’armée, les Armées naguère tronçons cpars, sont soudés.Les hommes plient sous le far -deau des cartouches métalliques : les caissons sont bondés de projectiles; les chariots regorgent d’ou- têtes et sèmera deux cent cinquan-tils, de souliers et de vivres.Les j le projectiles sur des surfaces cou-ambulances attendent sous la croix vertes d’hommes.Hommes et chevaux sont écra- mêle ! l'.n Vivants, blessés et morts, pêle-mêle ! A qui la victoire ?A personne.Cependant, l’oeil d'un chef, au milieu de ce grand car rage, a vu que les hommes et les munitions manquaient sur un point de la ligne ennemie.au centre te.à gauche.quelque part ! Ce chef a réuni, rapidement, devant ce point faible, des canons chargés, des bataillons frais, des caissons pleins et rent à travers les deux digues infranchissables de à droi- 411.x peuples leurs devoirs sociaux,partout et toujours eut .louiiner cet idéal surnaturel, passer ce souffle surna-tuiei.marquant l’aspiration constante et habituelle d’un esprit qui trouve sa lumière au foyer de l’inspiration divine et d une volonté qui n’obéit qu’aux ordres d’en haut.dette pensée surnaturelle est connue le lien logique qui ' ""'donne et groupe dans une même œuvre tant d’entfepri-Sr • différentes sur lesquelles s’est portée son action réformatrice.1)11 a i ici: ce tor- zone des la morts.Il a fait un trou dans l’ennemi, il y est entré, tète baissée pendant que ses escadrons rapides ont balayé les flancs de la colonne d’attaque.Soit t|ti'il rétablisse la discipline primitive sur la fréquen-u le Ki communion des adultes et l’admission des enfants ù Ki î.ible eucharistique ; qu’il trace les règles de la musique " tée pour rendre au chant de l’Eglise l’âme religieuse qui ‘i"ii l’animer ; qu’il modifie le bréviaire et le calendrier pour p) st tu i davantage les ecclésiastiques de l’esprit qui inspira K chantre des psaumes, et pour ramener tous les fidèles au s< h plus exact de la liturgie catholique ; soit encore qu’il entreprenne ce monumental travail de la codification du •’"'it Canonique, pour en élaguer ce qui n’est plu- applicable a nos mœurs et à notre époque, et en faire un code Uniterme qui pei mette d’appliqlier les mêmes lois dans tout l’uni-Xn/ catholique ; ou perçoit encore et toujours cette suprême 1’" ”l'i upation de faire circuler dans tout l’organisme de l’Kgli-5t" b* vie surnaturelle qui doit vivifier toutes les parties du cyn,s mystique de Jésus-Christ.C’est ainsi qu’il poursuivait l’idéal qu’il s était fixé au commencement de son Pontifical : Cette colonne infernale pénètre, comme un coin, dans le coeur de l'armée ennemie ; les vivants re- terie, groupe de batteries contre groupe de batteries.A six mille mètres ! Pièce, feu ! Les obus fouillent le sol et éclatent ; mais, bientôt, chaque pièce a rectifié son tir et trouvé sa distance et la lutte devient intense.Désormais, chaque projectile lancé éclatera, en l’air, au-dessus des prennent courage et tentent un dernier effort.Les canons tonnent et la colonne marche toujours moitié de ses hommes.mais a-vançant.A son tour, elle se déploie* et ouvre un feu terrible, de tous ses fusils et de tous ses ca- semant la nons.Les lignes ennemies se rompent et les débris des uns cèdent le terrain aux débris des autres ! A qui la Victoire ?Le jour baisse, la nuit arrive, les ombres cachent l’horrible charnier.Les vivants brisés par la fatigue n'ont plus la force de poursuivre.Demain ! demain encore! tant qu’il y aura des hommes, des chevaux, des canons, des fusils, des cartouches et des obus ! Ce soir, comptez vos morts et vos vivants ! A qui la Victoire ?A qui ?à Dieu peut-être a résolu de faire périr sous le Déluge du fer, tous les fils qui ont oublié la parole du Christ : “Aimez- iV"; .r ! •* .h Du- ARQ DRUM ONT.f A N DR K-ALBERT, Ev.de Saint-Germain de Rimouski.tout restaurer dans le Christ.de sang des fanions.Les souffles des hommes et des1 bés sous cette pluie de fer et de chevaux font comme le bruit de plomb.La supériorité reste ta au vagues lointaines.Les vapeurs pointeur le plus habile et le plus sortant de ces hommes entassés et rapide, de ces bêtes suantes montent et voilent le ciel bleu.Je pourrais vous faire voir comment cette haute politique, inspirée par une claire vision des intérêts les plus élevés,a déjà produit des merveilles de pieux et généreux élans dans l’âme catholique, et déjoué les calculs étroits des politiques incapables de percevoir les choses de l’éternité.“Tout a été préexcepté ce qui est arrivé", était forcé d’avouer l’un d’eux, à oiis avez pu constater par vous-mêmes, Bien Chers Collaborateurs, les touchants effets produits dans vos œuvres pastorales par les concours plus empressés aux banquets eucharistiques.Mais nous ne voyons là encore que les premières manifestations de cet élan salutaire dû à l’énergique impulsion du glorieux Pontife.A mesure que le temps les séparera de cette figure vraiment apostolique, les hommes en mesureront mieux la grandeur et sauront assigner au règne Je Vie X une place des plus en relief parmi tous les Pontificats qui ont honoré l’Eglise de Jésus-Christ.meut les peuples les uns contre les autres.Son âme de père n’a pu supporter le spectacle de tant de milliers de ses enfants qui en sont venus à s’entr’égorger pour avoir perdu de les intérêts surnaturels de l’humanité.Sou impuissance à empêcher une telle effusion de sang lui fit ressentir une constitution, déjà minée par son vu, vue Les canons se tuent entre eux, les batteries s'écrasent entre elles, Quelques kilomètres séparent les les caissons se vident.—L’avantage demeurera ainsi à celui dont le Ce matin, c'est jour de bataille.| feu ne chômé pas ! Et d’abord, un grand silence : silence fait du recueillement des finies qui vont bientôt quitter ces corps ; silence fait des épouvantes muettes, à la pensée de l’énorme hécatombe; silence fait des prières mentales et secrètes des époux, des émotion si vive que sa grand âge et ses incessantes tribulations, ne put résister au coup qui l’atteignait au plus sensible de son cœur.Puisse ce crime causé par la folie des nations qui n’entendent plus la voix du Vicaire de Jésus-Christ, ne pas retomber trop lourdement sur elles ! Il faut reconnaître toutefois que dans cette heure d’angoisse qui étreint tous les peuples, il est particulièrement inquiétant de voirdisparaitre de la surface de la terre le représentant et le ministre de Celui qui est le Dieu de la paix.En apprenant officiellement cette nouvelle à vos fidèles, vous ne manquerez pas, Bien Chers Collaborateurs, de de- îv.anùi ; JcS pri œ iroiuh.c ¦ tS-ut.* en clevxv Gaulois des Germains.Et sous ces ouragans, sous ces tempêtes, les bataillons vont s’aborder.Deux millle mètres! mais déjà les balles de petit calibre, fines, coquettes, argentées, pointues, sifflent et tuent, frappent et traver-i n i.i*iieni et In i ent ; les Tout - coup reten-it, lointain c c ce uoc dent e- des nappes de qui 1 circonstances douloureuses qui ont amené sa mort, rendant plus sensible le deuil qui pèse sur le monde, fait eucore mieux ressortir la délicatesse des sentiments surnatu- T-'i rcr.v.-ai.r.t .a;-.û:v.c.î/nv.ivctv ."".lier re ov.n.i:*.lut la victime de cette guerre atroce qui déchaîne actuelle- en «CS I il L Clli.< 11 U' IV U i png-) svp K PROGRES DU GOLFE ) Mê « Carte* d’affaires Avocats | LA MORT DE PIEÏX’O f I r O) Suite de la 1ère page très regretté Pontife jouisse promptement rie la gloire */¦ L\ % % ASSELIN & ASSELIN, j CATS.—Voisina de la Banque du ¦ Commerce.—Rirnouski, P.Q.—I, N ! Asselin, C.R.—R E.Asselin,L.L.L AVO- 9 » VS n ) \ 4 GAGNON, SASSE VILLE & GAGNON, AVOCATS.-Avenue de L ' Cathédrale, Rirnouski.— Téléphone io2.—Isidore Gagnon, L.L.B.—El-zéar Sasseville, L.L.L.—P.EmiL Gagnon, L.L.L.:j ' JS 3 it ¦ )vi % i ^ v, \V §m, lV N.BERNIER, AVOCAT, Edifie, • le lu Cie d'Assurance “Rirnouski" AVENUE UK LA CATHEDRALE, Rirnouski.|y U I # % Vy •Z ^1 i;/, l>/i (A H.ET.NOEL XVÜW' vJ) AVOCAT Bui-uim : A venue de V Kvêclié d RTMOUSKI.C iez Mme Vve F.-X.Pi ouix.Vers l’adolescence A.P.U ARON B.C.L Avocat, C.R.ex Magistrat (Je District, Bureau "Je étaire du magasin de G.Dunette, I mie il- l a Ortiliédrule, Riniauski.k L’ÉPOQUE de la puberté, la jeune fille est exposée à des malaises, des troubles nerveux que la mère vigilante préviendra en ajoutant à son régime alimentaire l'usage d’un bon tonique comme le A ave- S0* «^fc.Spécialité-ss^ EPICERIES de premier choix, Bonbons de toutes les qualités Pommes et Oranges, Légumes do toutes sortes, Raisin, Mélanges, Biscuits, Etc.~ {Marchandises Sèches, Etoiles à robes, à costumes, achetées dos meilleures maisons.Ferronnerie, Chaussures, Etc.11 à 20 U .30.00 opticien, les jeudi, I B* *8 21 IC à 50 .28.00 B* CALENDRIERS, Etc.£> LM?i Easters Townships Bank A ; 5B Ri'I'iv-.i nthnt lus lignes \ Si» Kmwmd Wauum, C.V.O.,LLD.,D.C.L, .»fi Alsbawo»» L Ml, v.je* i .G4r.eM5*Tt>ral Asal G4ra»t-G*oérel.Transntlttiitiiiuns AM.AN, WHITE STAR, DOMINION, CANADIAN NORTHERN, CANADIEN, PAC I EUj V E COM PAO N I E U EN ERA LE TRAN-S ATI, AN TIQUE:, CD NARD, DONALDSON, CANADA LINE, AUSTRO-AM ERIC AN, nt iiutm, Mont-J ou, P.Qué.4?( \ Capital P.J* $15.L 9 IUhm, Il 2.500,000.mTrrr c .y SUCCURSALES DAMS LS CANADA, LBS ETATS-UNIS, L'AMOLSTSRAE ET LE MEXIQUE.W3T v m i 1 E r K >- A a*r.C' w ai.art «a i I "Hi — —BLI 0 — :o :— I John McWilliams POINTE-AU-PEKE Téléphutie N dtleü'ijd \vnr 1 Bilieux ou nerveux, il l»»< de remède qu portera un iiaulageiiieni plua rapide n'y n 1 1914 31 AOUT-5 SEPTEMBRE 1914 Grandes Scenes d’AVIATION: Monoplans et Biplans, Bouclage de la Boucle, tous les jours, Courses de Chevaux.$30,000.00 à distribuer EN PRIX Pour toutes informations, écrivez à la COMMISSION DE L'EXPOSITION.Hotel de Ville, Québec I Machineries a Vendre POUDRES NERVINES de MATHIEU D.WELCH I X — ENTRHPRKNKDR- A Id'10 r K I* Kl NT RE DECORATEUR Nombreux Amusements A SACRIFICE Employée* n vw succès contre Migraine, Névralgie, I (at Fit* vreux ou Nerveux.Surmenage.I Un Planeur embouveteur "Bertra n"—Un Sticker 12 pcs ‘‘Cowan’’—Une Scie a refendre planches et madriers- Un Edger double, en fonte avec scies a dents rapportées Toutes ce s machineries sont en parfait ordre fiions les offrons en vente à d’excellentes conditions.Nous les remplaçons par des machineries plus puissantes pour répondre à notre clientèle toujours grandissante.La Cie Industrielle de Rimouski GEO.A.MAROIS.Gérant.Spécialité : Imitations de tous genres.Toujours eu mains .tapisseries les plus nouvelles,burlaps,et beaver board Outrage garanti Eue ivoriue Kutileau, la boite de IS poudres EN VENTE PARTOVT George!.M orisxet, Secrétaire L'Hon.Cyrlllo F.DELAGE, President.Boite postale Id It.i I BRONCHITK C1IR0NIQUK KIMOUSKI.RESUME DES REGLEMENTS CONCERNAN T LES TERRES DU NORD-OUEST CANA U1EN Vous trouvvnv son iniiihnI l'uxiigv «lu SIROP MATHIKI spécifique ihs Mulndi trine.« lu IIS OEUVRES COMPLETES le CANADA Province de Qucl.ec District de Unspc Co.Bona venture.cor H DK CIRCUIT The Debout illev Brothers l u, Piid G real W est Lilc Assurance Co.tie Pol ( lb J.L.MATHIEU, Proprlétwlre, SHEIUJHOOKE.P.Q.L.
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