Le progrès du Golfe, 20 juin 1919, vendredi 20 juin 1919
No 11 RIMOUSKI, VENDREDI, 20 JUIN 1919 16me ANNÉE LE PROGRES DU £ V s Directeur-, EU DO RE COUTURE AIME DIEU ET VA TON CHEMIN! NOTES ET COMMENTAIRES Une nouvelle école d’agriculture ?Critique du Budget t ien d’important pour le peuple, pour le consommateur, pour le pauvre, puisque, comme le disait mon honorable ami le député de Charlevoix (M.Vasgrain), cet après-midi, le Gouvernement est composé de millionnaires, île gens qui sont affiliés aux trusts et :o: :o: J’ai parfois mes curiosités.L’autre.de ferme-école ?Je me permets pour I matin, j’eus celle d’aller chercher, chez ' le moment assez de désintéressement le dépositaire de journaux, un exetn- pour la région, et je pose la question plaire du Soleil, histoire de voir un a notre gouvernement économe.No- Monsieur l’Oorateur, le budget qui peu l’allure de la campagne de notre tre premier ministre a l’habitude des est présenté a cette Chambre et au père en politique, notre excellent papa 1 grosses bâtisses (Bordeaux a bien cou- pays par l’honorable ministre des 1:i-Gouin.; té quatre millions).Une école non- : nances est, certes, le fardeau le plus Je tombe,—c’est un pur accident—, | celle ou plusieurs écoles coûteraient lourd qui ait jamais été placé sur les sur le numéro de mardi, 10 juin de j bien cela, sans compter l’entretien d’un épaules du peuple canadien, cette année de l’ère chrétienne, ou en- personnel enseignant que nous ne sa-i Je n’ai pas l’intention d’en discuter core de l’an UN de notre petit ca-1 chons pas que Bordeaux possède en- I tous le- points.Je veux d’abord cs-lendricr révolutionnaire canadien.cure.Alors quel esprit de munili-1 saver d’établir quelles sont les raisons Vous avez hâte de savoir ce que je ccnce ! Promet-on plus de beurre que I qui.suivant moi, mettent actuellement découvris ?Moi, j’ai hâte de vous le de pain ?le pays en face de la banqueroute, dire ! Tout est donc pour le mieux.Un bien, plus simplement, est-ce une Une manchette très électorale rn’ap- blague, ou un ballon d’essai ?Il faudrait pourtant savoir ça avant nous d’aller voter.Dans St-IIyacinthc, M.Damien Bouchard ne sera pas réélu par acclamation, le notaire Armand Boisseau étant revenu une seconde fois sur sa décision, après avoir, pour des motifs d’enfant d’école que nos lecteurs connaissent, consenti â s'effacer d’une façon aussi maladroite que pitoyable.M.Boisseau s’est décidé â “retourner dans l’arène” sur provocation, écrit-il dans le Courrier, „de son adversaire Bouchard, qui se vantait outrageusement de l’avoir fait rentrer sous terre sans coup férir et l’ac-• cusait publiquement de s’être vendu, rien que ça, avec les principaux orga- té.nisatcurs de sa campagne.C’est â ces leurs politiques devraient ne plus bravades orgueilleuses de fier-à-bras compter aux yeux d’un homme pu-triomphant, que les électeurs de St- blic qui veut simplement rester hon-I lyacinthe devront l’avantage de pou- nête homme, voir se prononcer lundi prochain sur la conduite, les principes et les actes sent ici est de ne pas cii devenir l’cs-dc leur député, que sans cela ils au- clave et d’en obtenir dans l’intérêt raient été, grâce à Sir Borner son haut et puissant protecteur, obligés d’avaler tout cru.Damien a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir .enchaîné.Drus demcutat quos vult perdere.Piqué au vif, froissé dans son amour propre, pour des motifs de personnel intérêt par conséquent, voulant aussi, sans doute,regagner jusqu’à un certain point la confiance de ses amis indignés de sa peu courageuse volte-face, Boisseau s’est ressaisi et est retourné à l’assaut, énergique et bien résolu cette fois.Devant cette complication inattendue, le premier ministre, sommé de déclarer s’il endossait ou non la candidature de Damien Bouchard, s’est contenté de dire, sans désavouer ni Bouchard ni Boisseau, qu’il laissait les électeurs de St-IIyacinthc libres de choisir le candidat qui leur plaira.Sir Borner a révoqué évidemment, devant la clameur des protestations populaires, l’ordre qu’il avait intimé à Armand, son fils soumis et obéissant, de s’effacer en faveur de Damien son favori, dont l’élection est moins assurée qu’elle paraissait il y a peu de res temps.Depuis que Boisseau est ren- Thomas-Louis Bergeron, est bien, tré en scène, Sir Borner a retiré son me semble-t-il, de cet avis quand, dans ordre et laisse Bouchard se tirer d’af-.sa lettre aux électeurs du Bac St- ritable intérêt de la province, Bergeron ne sera pas le dernier à l’approuver et l’appuyer.Soumet Ira-t-il aux Chambres quelque projet de loi ou motion allant à l’encontre des intérêts du par M.Emmanuel Danjou :o: qui, par consequent, ne connaissent rien des misères du peuple.Ils vivent dans le luxe; ils pourraient manger dit beurre alors $5 la livre, mais ils oublient peuple, Bergeron les combattra, ma parole, sans hésiter, avec l’intelligente franchise qui le caractérise.• Tel est bien, au surplus, le députe idéal, à mes yeux, l’homme droit, honnête, franc, sincère et indépendant, qui ne louvoie et ne tergiverse pas devant l'accomplissement de son devoir, si rude soit-il, et que nous voudrions voir élire dans plus d’un com-Les attaches de parti, les cou- .Ill il coil torn il meme qu’il y a, dans presque tonies les parties du pays, îles familles, des femmes et des entants qui soutirent parce qu'ils n’ont pas l'argent voulu pour se procurer les premières nécessités de la Le peuple est taxé et le inillion-,e proverbe qui dit : “aux pauvres la besace” est toujours vrai.Mais il ne faut pas perdre J'our ma part, je croix que l’état li-| naneicr déplorable dans lequel nous trouvons en ce moment est dû I principalement à notre folle et dérai-1.5 ARTISTE POMKRLEAU.sonnable participation à la guerre qui vient de se terminer.b*il 1914, lors de la déclaration de la guerre, un vent de folie est passé en ce pays.Celle folie s’est emparée de nos gouvernants et nous avons même :iu entendu, dans des assemblées populaires, l'honorable ministre de l’Intérieur (M.Mcighen), déclarer que s’il fallait conduire le pays à la banqueroute pour sauver l’empire, le Canada était décidé à le faire.Eh bien, ce que l’honorable ministre de l'Intérieur a déclaré s’est réalisé : le Canada esr aujourd’hui en face de la banqueroute.Je dois dire que je n’ai jamais été un enthousiaste de notre participation aux guerres de l’empire, pas plus qu’à celle qui vient de finir ; seulement, la guerre qui a eu pour théâtre le vieux continent était d’une extrême importance et j’aurais été en faveur d’une participation raisonnable et raisonnée à celle guerre, suivant nos ressources en hommes et en argent.Si j’ai l’honneur, aujourd’hui, de représenter, en cette Chambre, les é-lecteurs du comté de Limousin, je le dois principalement à mes principes reconnus d’anli-conscriptionniste.J'ai été envoyé ici pour déclarer mon opposition à la conscription et tout ce qui s’y rattache.A la dernière session, comme à celle-ci, chaque fois que j’ai eu l’occasion de prendre la parole en celte Chambre, j’ai déclaré que j’étais le même homme que lorsque j’ai été lu député de Limousin : anli-conscription-nistc, et anti-conscriptionniste je suis resté.Notre participation à la guerre est la principale cause de notre banqueroute, mais ce n’est pas tout.11 faut considérer aussi les extravagances et les gaspillages de toutes sortes qui ont été faits sous le régime actuel: politique ruineuse de chemins de fer; des commissions en grand nombre établies par le Gouvernement pour diriger des affaires du pays à sa place.Tout cela représente des sommes fabuleuses et, avec notre participation à la guerre, a contribué à augmenter le budget que nous avons en ce moment.Le budget présenté à cette Chambre, comme l’a dit l’cx-ininistre de l’Agriculture, l’honorable M.Crcrar, est un budget protectionniste, en faveur du manufacturier et contre le consommateur.I] n’est pas étonnant, monsieur l’Orateur, que ce budget ne contienne I est pas.narre ne prend : SIR ROM ER COU IN ET LES CULTIVATEURS S il Lomcr parle aux fermiers de L’Islct Inns 1, guerre qui vient de prendre lin, c'est principalement le pauvre, dans ce pays, qui a payé de son sang et de ses deniers.Quels sont les soldats qui sont allés mers se battre pour la t de la civilisation ?< >n les trouve surtout parmi 1rs pauvres familles de ce pays ; ou les trouve parmi les ouvriers, les artisans, les cultivateurs, dans la classe pauvre.Ce sont ceux-là qui n’ont pas hésité.Dieu merci, à s’enrôler, non pas par une loi de conscription, mais volontairement, pour aller de l’autre concern) défendre ce qu’ils crevaient être la liberté et la démocratie.CHERCHEZ la FEMME fc le^pouvcrnancnx Irisa»! I venn.
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