Le progrès du Golfe, 4 novembre 1938, vendredi 4 novembre 1938
t : LE PROGRES DU GOLFE ! Rlmouskl, vendredi le 4 novembre 1938 35ème année (1904) No 30 AIME DIEU ET VA TON CHEMIN Publié par la Cie du “Progrès du Golfe” ^ôierie Gilbert, Limitée bi Imprimé par k >-• : •!' e M.et Mme Armand Pouliot sont revenus parmi nous après une Ion-Emile .gue absence.SM# 0# : v.- % 1 ,y M w \x.reve- m * WM soeurs Fr a n-en est sortie pour eau- ¦ É* ALBERTVILLE 1 m ëm aï.îw m « m 3É / m M % M Bonneau Xi m m mm US V L .M > ' TO beault ont eu la douleur de perdre leur bébé, Blandine, 9 mois.Nos sympathies.Baptême.M.et Mme Wcllie Grc-non (Juliette Ménard) font part à leurs parents et amis de la naissance de leur fille Lucienne.Parrain et marraine M.Lauréat et Mlle Rita Grcnon, frère et soeur de l’enfant.Porteuse, Mme Elz.Ménard, grand'mère de l’enfant.Va-et-vient.— M.Zénon Bélanger.agronome, d’Amqui, était en voyage en notre paroisse par affaires.Madame Ambroise Sylvestre est de passage chez ses parents M.Rosario Thériault et Mme Antoine Chabot.M.et Mme Lucien Ratté, de Baie-des-Sables, étalent en visite chez MM.Polydore Brochu et Ovide Thlbeault.Mlle Adrienne Bellavance, de Causapscal est en promenade chez sa soeur Mme André Lamarre.M.Roger Hudon était en promenade à Albertville chez des amis.recevait dernièrement son ami M.Roland Charest.z M Nos malades.Madame Alfred 1 ouliot est à l’hôpital de Ste-Anne pour suivre un traitement.M.Rosario St-Pierre est allé subir une opération à l’hôpital de! Ste-Anne.Nous leur souhaitons rétablissement.me : aux L.J.Ga- m ST-SIMON un prompt • La saison du football est revenue, avec scs jours d’émotions, de gaieté et d enthousiasme—jours frais, clairs et vivifiants comme un verre de Black Horse limpide—la meilleure bière au Canada! Après une partie excitante c’est toujours elle qui “compte”! Goûtcz-la n est-ce pas qu’elle est épatante?Saine, reconstituante et savou- Hiè1 BB|ASkEHIK RIVIERE-DU-LOUP /JVi.En visite chez M.E.Parent Deslauriers, M.Eloi Dubé.Verte.Ont visité Québec et la Beauce, Mine Nap.Roy, de St-Molsc.Mlles R.A.Parent et Thérèse accompagnées de M.Elle Dubé l'Ue-Verte et du frère de Mme M.M.Dufour, de Olivier, N.B.Mine Ed.Picard, était en visite a Montréal, ces jours derniers.rue de Pile NI.et Mme Joseph Caron annoncent la naissance d fils baptisé sous les prénoms Joseph-Roland.Parrain et marraine M.Roger Caron et Mlle Jeanne Caron, oncle et tante de l’enfant.^La meilleure bière au Canada Black Horse Une favorite depuis cinq générations ’un de *1582 Parent, de Roy, si S il fallait que tous les espions soient fusillés. LE PROGRES DU GOLFE Page 3 Himouskl, vendredi le 4 novembre 1938 parti d’un bon naturel.Bien plus, demandez pourquoi ils ne peuvent il faut admettre qu’il était d’une nécessité de droit et de conscience.| à Un petit groupe d’hommes ne peut se défendre autrement que par l'isolement contre l'influence d’un empire.C'était la situation des Canadiens français, avant la conquête ! définitive de leurs libertés.Aussi bien, la tactique des tranchées fut-elle la seule capable de nous conserver la vie nationale.Si nous a-vions vécu dans ce temps-là, com-nous nous serions bien contentés de VA.B.C.et du petit catéchisme français, pour nos enfants.Vouloir parler anglais, époque, c’était se mettre Que toujours, en dépit des récriminations des affamés de fortune, que toujours le cortège des idéalistes et des pauvres rêveurs, sau- ; veurs de la race, idéalistes profes- j seurs se donnant la mission de former des élèves idéalistes, encombrant nos féconds collèges et uni-1 versités, qui sont encore bien loin1 de sécher sur pied, malgré leur pauvreté et la défection des rares transfuges.Que toujours ces idéalistes, avec leur idéal, force d'élite, empêchent notre peuple d’orienter ses plvs précieuses énergies, ses plus fécondes activités et ses meilleurs travailleurs uniquement vers un coffre-fort, un crouton ou un juif.Qu’ils maintiennent, au Canada et en toute l’Amérique, la poussée de j la culture française vers le zénith Libres opinions (Sous la responsabilité des correspondants).Libres opinions (Sous la responsabilité des correspondants).procurer de l’ouvrage, à tort ou ils ro- se raison, invariablement, « Ah, si je savais l'an- poiulent : glais ! » — Mais pourquoi ne l’apprenez-vous pas ?Vous êtes jeune ! — Ah, c'est que, voyez-vous c'est A PROPOS DE L'ANGLAIS LA GRANDE PITIE DE LA LANGDE FRANÇAISE par Charles-Eugène BELANGER que.— C'est que, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, les plus studieux des enfants (ça c’est de la psychologie pédagogique expérimentale et non livresque) qui auront appris tout ce que vous aurez voulu leur faire apprendre, de dix à vingt ans, n'auront pas le courage de se remettre à l’étude d’une langue, une fois qu'ils auront goûté à l’action.Ils essaieront de tout, pour gagner leur vie.excepté de l’étude, sont désormais à l’école de la vie.C’est à cette école pratique qu'ils s’obstinent à demander ce qui leur manque.I)e ci, de là, il y aura des exceptions.Depuis trente ans, ce sont toujours les mêmes qu’on rapporte.Elles ne sont là que pour prouver la règle générale que j’énonce.Mais la masse ! le troupeau ! tous les autres ! Nos enfants, nos enfants ?Ils se débattront comme ils pourront, et ne cesseront de répéter encore : Ah, si j'avais su l’anglais i Ah, si c'était à recommencer, je sais bien ce que je ferais ! Ce « je sais bien ce que je ferais » en veut dire bien long et par UN PERE DE FAMILLE ii Si je reviens à la charge, ce n’est lenient ensevelis que pour compléter ma nullement pour vider la question.Très complexe d'ailleurs, cette question, comme je la comprends n'est que rarement exposée au public.Téméraire encore, qui s’aventure à soutenir la nécessité de l’enseignement de l’anglais aux de soi Zi d é al ~ in tell ëc t u e 1, spirituel,! clf?es Populaires.Cette est bien celle de quelques journalistes de renom, mais qui soutiennent, en même temps, d'autres opinions, 1 et ces journalistes-là ne sont pas admis à tous les loyers.Cou peut ** auiaient pas craint de s atlon-1 a jamais par les alliances.C est de s'accorder sur un point, tout en ncr aux """le* de garçons de table là que date le mot d’ordre impéra- EHE;EH£ EEEEEF de pensée forte, de moderation et L’011 aura sans doute remarqué quelques échelons.Têt ou tard, très1 marché ' d’équilibre en tout, idéal requérant que je ne m'attarde à la nécessi- vite même — car nos gars ont du ans, l’Empire avec toutes ses colo- le sens profond des valeurs, idéal té de 1 anglais que pour nos classes talent et de l’élan pour n’importe nies ne saurait nous anglifier.No- enfin qui vous manque.Et laissons ouvrières et rurales.Je suppose quoi quand ils peuvent comprendre tre vie nationale est enchevêtrée de à leur ignorance, à leur illusion et nos professionnels plus ou moins et s’exprimer, _ le café à leur fuite les demi-transfuges, maîtres de la langue seconde.Et aurait été tenu je continue.dans l’ambiance, ! lin article, plus apparenté à Du premier et sans doute princi-l'impertinence grossière qu’à la pal argument de l'auteur, « Fichez-polémlque.a eu l’honneur immérité moi la paix », peu de choses à di-de la publicité, sous le titre de re.11 y a des êtres qu’on appelle , grande pitié de la langue fran- mort-nés.Leur rôle est minime «aise », dans le Progrès du Golfe, sur la scène du monde, et il ne La rubrique d’OPINION livrant cet article, sauvegarde diriger dans les coulisses, heureusement la réputation du £„ sccümj ijCu, pour avoir, coin-journal et aissc c ec eur îen me j>auteur> je droit d'opiner et de pensant dans a par ai e 1 e se prononcer sur la question de persévérer dans son adhesion a une de Va„g,ais chez nous plus saine doc rinc.aïs reprouver dans noire province française, il pour soi seu ne sem a es ecars raut d'abord avoir, comme lui, ; d’esprit et de langage ne suffit pas.horreur des livres où l’on puise Une refutation publique s impose, ^ .c„suite> n fauV meme au pen e am roP 1011 " gagner péniblement sa vie.(Tous et d accorder trop d impor- ^ qui étudient et cultivent un peu d’idéalisme national gagnent-ils donc pour cela leur vie avec une facilité paradisiaque qu’on peut La liberté de la pensée est un leur reprocher ?) Il faut encore bien : on doit l'apprécier et la sau- être père de famille, avoir des en-vegarder.Mais il serait désirable fants qui « délivrent des télégram-que l’on refusât la liberté de pa-, mes, lavent les vitres en français » role à ceux qui sont incapables de apprennent l’anglais pour devenir bien penser et qui s’arrogent le les égaux des juifs, pouvoir mentir droit et la mission de faire la loi dans les deux langues, en aliénait x autres.« Les fous sont moins dant d’être en mesure d’écrire de pensce, dans l’atmosphère d'un pays étran- me les autres, ger.I S’ils étaient restés, ici, dans leur ! I village, chez eux, si, dès l’âge de dix ans, on leur avait appris la langue seconde qui leur était indispensable pour vivre, pour gagner j gueule du.lion ; c’était sc vouer à leur vie, une grande partie de ces 1 assimilation, à brève échéance.a cette dans la d’OPINION LIBRE, faut ni intrigue ni action pour les ! CO ' Us opinion gens ne seraient pas partis.Ils au-1 Nos meilleures familles l’ont es-raient répondu à l'appel des fermiers des Cantons de l'Est.Ils au-raient aidé aux fermiers de l’Ouest.religieux, apostolique ; idéal de vainqueur et de réalisateur, parce i I que fait de mysticisme et de con-i temptation, idéal réclamant les martyrs que vous méprisez comme des minus habens, idéal fait de la sayé, malheureusement.Toutes, elles ont été englouties dans le fonctionnarisme officiel, et anglicisées I neur tance à ce qui, en fait, objectivement, ne mériterait ni réponse ni considération.Mais depuis lors, les temps ont Depuis plus de soixante I du coin filets français si ténus, de fils bar par un Canadien belés catholiques si puissants, que français, parlant un anglais passa- rien au monde, ni les guerres, ni ble, plutôt que par un Grec qui le les persécutions, ni les bûchers ne crache.Les comptoirs des grands magasins leur auraient été auxquels la discussion des idées no- bles et justes « ne fait ni chaud ni froid ; Laissons-les ouvrir en anglais, à Rimouski, les robinets pour parvenir à avoir l'eau qui étanchera leur soif.Et si cela ne leur suffit pas, laissons-les aller mendier en Oui, Père de famille, la race est anglais à genoux, aux pieds faite d'humbles travailleurs, mais Juif et de l’Anglais, le crouton de Mais avant de traiter du style pas exclusivement, pas plus que le leur idéal.Laissons-les, plaignons-et de la pensée de l'auteur, une re- corps n’est fait que des mains et les.marque s’impose, honorant guère le des pieds, qui ont leur rôle et leur Et en réprimant la tristesse funé- noblesse sans doute, mais qui ne raire que l’on éprouve en face de Pourquoi donc ces mots de « Pa- suffisent pas.La tête est en plus ces demi-apostasies, donnons-nous triotards qui nous emplissent, et requise, tête saine, bien pensante, j d’abord, de coeur et d’âme, d’ennuques », â l'adresse de gens fière, sinon orgueilleuse, aimant perfectionnement de notre culture qui, même s’ils se trompaient, con- mieux être sur d’humbles épaules i et de nos qualités françaises, sûrs serveraient leurs droits au res- et ne pas se fatiguer à compter les d’étre ainsi les plus valeureux pect.parce qu’ils sont incontes ta- sous dur d'une bourse bien garnie champions de notre race et ou-blemenl dignes et sincères ?Tant que de devoir s’aplatir dans l’adu- j vriers de ses véritables grandeurs ; de personnages éminents, en effet, talion du juif et de l’anglo-saxon, convaincus d’avance, par ailleurs, issus des rangs du laïcat et du ou sous leur botte.Une tête capa- j de n’avoir jamais, comme collabo-clergé, illustrant même de leur ble de conduire tout l’être dans les râleurs ou successeurs, les fils de vertu, de leur mérite et de leur voies des destinées nationales pro- ces défaitistes, auxquels la contra ascendante compétence les plus videntielles.et non pas seulement naissance de l’anglais aura hauts sommets de la hiérarchie ca- vers le coffre-fort ou le crouton qui mis « de vivre sur un pied d’éga-tholique, ont eu et ont encore une semblent résumer votre idéal.lité avec le Juif opinion contraire à celle de l’au- Et il est radicalement faux que chez nous, dans la province de Qué-Encorc récemment, le 4 mai der- bec, à de rares exceptions près, nier, à Boston, devant la Société l’anglais soit nécessaire au culti- Ilistorique Franco-Américaine, Son ! valeur pour vendre ses produits, au Charles-Eugène BELANGER.Eminence le Cardinal Villeneuve j cordonnier pour réparer bien nos donnait, sur la langue française, galoches avec profit, au « boy » une conférence qu’un grand litté- pour vendre ses « peanuts », au râleur français a, depuis, comparée pauvre pour mendier et obtenir son aux meilleurs travaux de Bossuet, verre d’eau, et au malavisé, hélas, et à côté de laquelle le misérable pour déblatérer ses insanités, article dont nous parlons fait figure d'ignoble pygmée.Durant un siècle et demi, les Canadiens-français ont vécu dans l'ignorance de l’anglais, de propos délibéré, convaincus que s’ils s’a- , , donnaient à l’étude de l'anglais la avec lc ,aneaffe barbare de l’élec- de nous montrer la tctc, d’cssayei foi allait péricliter ; qu’ils devien- tr,cîl?et dc lo,,tcs ,es machines d’etre d’autre chose que des gla- ; tiraient, malgré eux, protestants, in- amer,l’a,,,es.auraient appris pits sous terre, des mulots des gC de réflexions qui, tôt ou tard, fidèles, musulmans, que sais-je 0U"S e‘s ^ ommerees, par la prati- champs ou des rats dc ville.Iles-.V()„f être signalées par le peuple s’ils apprenaient simplement à s’ex- ^Ue’ c’üm,m (‘s Lamontagne, les tons ce que nous sommes, quant au iui-même.La science de la péda-primer de façon convenable dans vacroix' es > Anjou, les Pelletier lond essentiel, indestructible, *11- gogie dont les arguments renversent la langue du plus fort, du riche, de VUlî! f.aJ.^ eruvf ' *cs *>U(1UC*> changeable de nos êtres.Mais peut-être tous les miens laisse bien l'employeur, du seul pourvoyeur X?,S ^ 1 ^r.Cf es * hibaudeau, les n ayons crainte de nous mettre un froj(i je peuple.Ce qui compte pour d’argent qui pouvait leur procurer ‘ arL’1’’st l0“x l0ns 'lsl >*es’ 1"' llou-s deux-mêmes, qui ne craignent pas ble, d’histoires de petites églises de cela, petit à petit, ils se sont nucux_ comprendre ce qu’une de regarder ce qui se passe chez le rautre bord dc la rivière, sans refait chiper leurs besognes payait- aulrtis auralent "" fai" v",sin' d'engager conversation avec commencer une série d’histoires do tes par les étrangers, importés au rc’ dcvcmr '»“>»>' eux des self- lui.afin d’echangcr des idées et des petites écoles.C’est toujours pour pays avec notre argent.Italiens.ri' i "" T' tant c'h°ses' avoir du pain que le peuple niécon- Grecs, Roumains, Syriens ct Juifs, ' ' l r T: ^ ‘T a n,an; ,A conm,c ,,os relations sociales tent s’agite.Pendant qu’il en est sans compter la multitude d’Angl-i- 1 au u genic, cest I outil et d’affaires s'étendent avec plu-j temps, prévenons ses désirs.Sur- economiques, pointant vers en bas.Ut des canadiens français unilin- , gués qui s'en allèrent, par milliers, I le long des voies ferrées, s’employer aux terrassements qui s’effec- ’ bien gros ! Mais cela veut surtout sauraient l’anéantir.C’est pour ce- dirc qu.ils scrollt là, „lu.lque jour, accès- la qu’il est temps — depuis Ion familiarisés temps — de sortir de nos réserves, en protestataires de leur ignorance, ’ j de la seule chose pratique nécessaire à leur vie.sibles.Ils se seraient à craindre lorsqu’ils tuent que lors- .surprenantes inconvenances qu’ils font des lois », avait déjà un français barbare, constaté Veuillot.dans Voilà, chers amis, une petite pâ- ti u polémiste.au per- teur.nos écoles une hypothèque morale moratorium ne parvien- Mais vous savez bien que non ! solue pour les Canadiens français j qu’aucun Des que la fortune leur aurait qui veulent être en contact avec lc drait jamais à rembourser.| souri, ces bonnes gens, bien orien- monde, converser avec le monde, tuent sans parole, pendant que les ***« arrivées’ aUraic,,,t fait fairc Partie du monde eu langage s» tiu%'%'Tùr%rr%reuver I,S se Seraicnt fait'im ("CZ ,,0US> dcpuis d^"s ^"'/uante Le Commissaire canadien du ^ durant la nuit.d honneur, comme ceux-là, ans- me mois.C'est un enfant robuste commerce à New-York écrit ce qui.‘le donner a leurs enfants la plus On a tout fait pour attirer ici le qui promet.Elle nous apporte de la suit au sujet du marché à foinI Nos unilingues ont-ils perdu la grande part possible d instruction capital anglais.On a tout fait pour lecture intéressante et substantlel- des Etats-Unis : « On ne peut guè- [ foi, en dépit de ces éloignements ou primaire, secondaire et même su- inonder nos terres, capter nos eaux le : de la directrice, madame Fran- re compter que les Etats-Unis pren- de cet exil volontaire ?I pcrieurc.Et l'instruction, dans no- et faire surgir des usines, nent une quantité importante dc| Que neirni.Les missionnaires ont tre province, étant l’affaire unique capital américain, foin canadien cette année.La pro- rapporté des écus à pleins sacs au du clergé, ce sont eux qui par leur Etions-nous préparés Ce n est pas a se mettre à qua- duct;on de foi,, a atteint un chif- retour de leurs courses le long des générosité tre pattes, aux pieds de gens qui.sur plus d’un point de vue, sont nos inférieurs, ce n’est pas à lécher leurs bottes ct à leur faire des m’a- UN ERE DE FAMILLE.LE FOIN EST ABONDANT AUX ETATS-UNIS PATSANA D'OCTOBRE Paysana entre dans son hultiè- Au contraire, nous aurions tout avantage, notre nombre et notre Aussi, tout vulgaire écrivailleur iniluence n’étant pas du tout né-qui s'oublie jusqu'à décrocher, à gligcable, dans le domaine écono-l'adresse de ces francs, fiers et mique, à être maîtres chez nous, à sains parleurs de la Langue I ran- y parler notre langue à qui que ce çaise, les épithètes de « patriotardsj soit qui nous y vient trouver, et d’eunuques », sc ravale au rang dc polisson et d'indigne insultcur.las termes sont forts, mais ils sont mérités.L’injure est l’argument de ceux qui n’ont pas d'arguments et reste une arme inconnue du polémiste qui se respecte et respecte les autres.La boue salit toujours eel.^i qui la lance, et, comme elle se manipule mal, elle manque souvent son but.par le çoise Gaudet-Smet, un poème sur les labours d’automne, des « Conti recevoir fidences » et des commentaires sur auraient fait surgir, ces gens ?Quels ingénieurs avions- fie record dans presque tous les chemins de fer en construction ; et germer ct fleurir toutes les oeuvres nous à leur offrir, autres que des par un parade d’enfants, dont tous districts du pays ; il est possible la Nouvelle Angleterre s'est dotée de miséricorde spirituelles et tem- ingénieurs de langue française ?les journaux ont fait de grands é-qu'une grande partie de ce foin de temples magnifiques, soit d’une qualité inférieure à cause de la température mauvaise ci et là durant la fenal- et à la générosité de nos exilés.cette présentation de tissus-main.d'écoles porelles, y compris, sans aucun Quels hommes de métier, quels loges. TERA1KES », Pad, ) -X \ & t encore 3 r K : oo Si- rieur augmentant dans une proportion difficile à déterminer la force d’attraction, déjà considérable, exercée par la Grancc-Allemagne sur g -lli 1 \ î~3 .—t'i r en Mais ce À PRENDRE UNE AUTRE — pour perde leur an- I $0 ^ BIÈRE Old Stock sa de cette m ¦ chimiques, de grande militaire, etc., etc.sa- ac- plupart des industries tchèques.Leur conquête par le Reich n’aura donc pas seulement pour résultat d’augmenter le potentiel productif de la C’EST RAFRAÎCHISSANT! Grande-Allemagne, mais aussi de fournir à celle-ci un "La première est vide, il m’en faut II une autre % Dit Jos, en ouvrant la pleine glacière, De la perfection je suis un apôtre: La deuxième DOW parfait la premièreI n ri té ! n n Marie SAMUEL ( « Les NOUVELLES LITTERAIRES », Parte ).6070 Rlmouskl, vendredi le 4 novembre 1938 Le MES DU GOLFE la TIMIDITE ET LE TRAC Pour ne pas payer ses Impôts Une Américaine affrète un navire et achète une île par A.-C.BRUN h BOUFFEES D’AIR DE FRANCE te.et, plus tard, une sorte de romantisme de l'espace, précipitaient les hommes vers la mouvante incertitude des flots.Il suffit, aujourd'hui.d'une sommation sans frais et d'un simple commandement d’huissier pour vous improviser capitaine au long-cours.Evidemment, c’est une façon comme une autre de mener sa barque, mais, que M.Marchandeau se rassure : elle n'est pas à la portée de tout le monde.Pour une Mrs Les timides redeviennent normaux le soir ou la nuit parce qu'ils se sentent à l’abri à la faveur de l’obscunie.par le Docteur DUBLET Faits divers et Bruits du monde ?Hier et aujourd’hui ^ i En invitant les citoyens fran-I çais, qui sont en mesure de le faire, à payer sans plus attendre leurs impôts.M.Marchandcau n'était certes pas sans prévoir les plaisanteries faciles que l'éternel non conformisme fiscal allait réserver à son initiative.En bref, il en sera quitte quelques couplets plus ou moins timidité, lisons-nous dans leprofcsscur s’amuse de leur état du liminaire, est i état d’une per- d’esprit.C’est ainsi qu’Anatole sait ce qu’elle doit France intimidé répondit un jour dire.Eue lient au carac- à un examinateur qui lui dcmaii-quclquetois à la dait : « Dites-moi, mon ami, le a I usage du mon- ltnônc se jette bien dans la Man eiiu n'en est pas moins elle ?» — « Oui Monsieur », ac-liinide hésite tou- quiesça le futur académicien.Le avant de se déci- trac des artistes, des orateurs, de tous ceux qui doivent parler en puant, ii est pas moins fréquent, de meme que le trac sexuel qui se rencontre si souvent chez les émotifs, les anxieux (.) _ gaz.qu elles n’avaient pas, quoi- i,u t.ini.i.e est due a un tempé- qUe je conseil général ait voté à rament émotif transmis par nos cet effet, il y a six mois, un crédit ancêtres, a une éducation défec- 270 millions.Aux approches du tueuse, a des troubles dus à l’ab- uéau menaçant, personne ne s’est sence ou a la déficience de glandes elticacement occupé, semble-t-il, de nous procurer ces indispensables instruments de défense passive, qui seuls pouvaient nous sauver la bégaiement.Il est bien évident que yie en cas de péril.Comment qualm.squ'cllc est due à un rendement La anime qui ne I taire ou c un parvient Ilarwcy-Bram qui a les possibilités de prendre le large, combien de Smith et de Brown, à la précaire escarcelle, seront bel et bien tenus, pour fautc 0111 de véritables malades qui de- ce> se bornait à déclarer, sans plus: viennent parfois furieux, insolents —C’est du bon Sophocle.et injurient volontiers les assis- Ce goût, cette mesure, cette jus- dues qu'à ce que lui ont appris de tants qui n’en peuvent mais.tesse et cette élégance de ton, il l’âme féminine ses contacts quoti- Lcs timides redeviennent nor- " est pas une des maximes de Mlle diens avec des milliers de prati-hiaux le soir ou la nuit parce qu’ils Chanel qui n’en offre le reflet.*e sentent à l’abri à la laveur de Quelques-unes l’obscurité, de :¦ ' jfcl, — w~ ».a a en égale •• y» G i.- V ( « VENDREDI », Paris ).*-¦ r Le WINDSOR est un hôtel tranquille et bien fréquenté réparablcmcnt manquée.I gination s’exerçant sur le passé.Mais combien d’autres remarques1 prennent un sens considérable.Et de Mlle Chanel ne sont visiblement l’émotion que l’on éprouve, cependant que l’on se souvient, déteignant sur un événement dont le souvenir émeut, quand lui-même n’était pas émouvant, transforme cet événement et nous fait croire, j placées que les grandes artistes de enfin, qu'il a produit sur nous une MARDIS JEUDIS C’est pourquoi les (laines et jeunes filles qui voyagent seules ne craignent pas d’y descendre, car la classe des voyageurs qui se retirent à ce grand hôtel de la rue l’eel est distinguée et paisible, le personnel de service — femmes de chambres et garçons de table — d’une irréprochable urbanité, et chaque chambre est à l’épreuve du bruit.Si vous leurs « vous reposer réellement, lorsque vous êtes en voyage à Montréal, venez loger à I ques ! assurément, ne, Nulles, en effet, ne sont mieux sont pas exemptes d’un certain ractcrc professionnel, telles celles-, la couture pour noter, parmi tant impression profonde, quand c’est | de clientes défilant constamment après coup qu’on le pare d’orne-« La nature vous donne votre sous leurs yeux, les petits ridicules, ments mélancoliques et touchants, visage de vingt ans ; la vie modèle du sexe faible.Et j’avais toujours ' De même qu’un voyage, où l’on j votre visage de trente ; mais celui rêvé qu’une de ces créatrices nous s'est fort ennuyé, devient, quand on de cinquante, c’est à vous de le livrât en quelque recueil le fruit de le raconte, fertile en aventures mériter.» | ses observations.charmantes, dont le récit trompe Recommandation évidente pour Mlle Chanel vient d’en prendre le narrateur aussi bien que ceux l'emploi des produits de beauté.brillamment l’initiative.Souhaitons qui l’entendent.D’ailleurs le voya-Ou bien : de voir son exemple suivi et de lire geur ne se trompe qu’en partie ; « La mode est une reine et par- bientôt les maximes de telles de car U évoque des circonstances ré-fois une esclave.» ses illustres émules, comme Mme elles, qui n’eussent pas manqué de Réplique décisive aux doléances Lanvin ou les soeurs Callot.Car, a- lui plaire, s'il avait été alors dans des grincheuses contre les servitu- vec tout ce qu’ont entendu, depuis la disposition où il est aujourd’hui, des du dernier cri.des années, ces dames dans leurs Et, sans les puces qui le dévoraient, salons ou leurs cabinets d’essaya- sans la nostalgie qui l'attristait, ge, n'y aurait-il pas de quoi nourrir sans le souci de ses affaires aban- j données, il eût trouvé aux nuits si-Fernand VANDEREM.chiennes le même charme qu’il leur | prête, maintenant que le voilà nie me qu'au spccta-au théâtre parce qu'ils savent que leurs ca- de, ci : voisins qui ont l’esprit occupé ont autre chose à faire que ‘le laire attention à eux, mais s’ils entrent dans un magasin, un café, U|> restaurant, leur phobie les gc-P'cuii, iis sont en pleine lumière et Pensent les ilé 7h.15 du soir Ecoutez LES AVENTURES DE Robin Hood * que les assistants peuvent visager tout à leur aise.Outre la timidité banale fort commune qu’on trouve dans toutes les classes de btc d’autres connaît le trac des Paralyse les mieux la société, il en cx-sortes ; tout le monde îjôtfl Hiuîisnr CBF (Montréal) CBV (Québec) CH RC (Québec) CBJ (Chicoutimi) CJBR (Rlmouskl) CHNC (New-CerUde) Présenté«i per Ici meuniers des examens qui candidats, même les préparés, quand Ils se trouent devant un jury de professeurs 1.Cllr Iait répondre les bourdes * plus invraisemblables Plus Rue l’eel, près de lu rue Stc-Calherine Face uu Square DOMINION, Montréal Tri.l'I.nlo.u 7181 Ou, enfin : « U est un moment où l’on ne peut plus toucher à une oeuvre : dix La Rochefoucauld ?c'est lorsqu’elle en est au pire.» j Avertissement charitable aux bé-i ( « CANDIDE », Paris ).et les peu qu’un Farines Robin Hood grotesques pour -Rlmouskl, vendredi le 4 novembre 1938 le PROGRES DU GOLFE Page 6 ¦MflM Une visite au Parc de ” la Gaspésie tyiùüc .Il pas a î- :4 : 'j * 15».tie vc*rj»xK #!)||ll^!|' ^ I y*.i Rivière tiouales.Les villes sont fivres des les eaux (le la éternelle chanson, leurs, pourquoi pas les provinces ?les On vante les parcs des Montagnes Rocheuses et peut-être beaucoup ciel des nôtres aiment-ils aller y dépenser leur argent pour se payer Ifll UH H, xi •i Mil i il," X' « *u lx "‘4 4|i f's.-®' ,.7J t ’ ' m Y V i MSI- 1/ zzü W, ' l I wBn»t5r5B > Ces beautés, sous un d’automne où rutile encore la lumière plus teintée du soleil, sont des spectacles réconfortants et des | trop nombreuses et trop variées ; délassements reposants.De l’aveu j reste il me tarde d’arriver au de ceux qui ont vu et qui connaissent, notre parc de la Gaspésie ne j rien inférieur, pour ne pas j dire davantage, à ce qu’un trouve, par exemple, à Banff.Quelle mentalité déplorable nous pousse à dé- : aussi vigi- précier ce que nous avons chez nous pour donner nos préférences à ce qui se trouve ailleurs ?« Cessons j nos luttes fratricides » : c'est bien le temps de le dire.Je suis revenu de cette excur- : convictions et des sentiments que je voudrais exprimer à mes compatriotes, sans aucun souci de partisannerie ou d'esprit de clocher, mais dans un esprit de justice pour notre Province versent.! •I à »ij - it,- V\\u ::i r: w lit.4 "33333333 A Westinghouse -re iir-f i .V ji; a S', I vx ; H A au il'ip j.tl \ i > terme de notre voyage que nous at- V ''{• 'J/.I II" 111 P W ÏP’ 5 LAMPES teignons par la superbe route cons- j sera en truite présentement par le Ministère de la Colonisation, route qui a Ill II 11 m r I i Al .é 1 ‘kii Modèle cabinet A cinq lampes et muni d'un puissant haut-parleur dynamique "Magnavox” de ltr pour gullères et radio-police.Cabinet avec noyer oriental avec régulateur de volume et ré»u.'atcur de timbre à l'aigu et A la basse.r if Ü : ; emv.s «.ns rd-r.Tiraii im «.né.in m if 1,1: (I |:!!i \Sl ME fait cet été les plus rapides pro-la direction 0 j If 11 1 ' M grès sous lante qu'économique d'un surintendant dont peut s'honorer à juste titre son Ministre et toute la Uas- V $ I i.1 Westinghouse ‘i 2fbï?.I i • $9-2 i peste.Nous remarquons d'abord que des | de travailleurs, au nombre sion avec des '*Y>'7 ! 1 r 5 i ?> équipés d’environ lonnées sur le parcours PRESTOMATIQUE — 8 LAMPES Y> j-, ?i < deux cents, sont cche-de cette où s'clè- » :.V: I Service d’Experis Par iouîe la Province Nouveau modèle à fonctionnement automatique, (IG boutons i.Puissant circuit superheterodyne à 8 lampes et muni d'un haut-parleur dynamique “Magnavox" de 12*'.à cône curviligne moulé.Riche cabinet en voeu» de noyer et noyer orientai avec cadran Incliné.Ce modèle est fabriqué pour capter les programmes sur cinq champs de réception.Chez Legnré .'ll : ( mmâü l'endroit route jusqu'à vent les constructions qui marque- i .! »* i I al : ront le centre du parc et fourniront logement confortable aux tou- ama- •I -y ilï m et pour ceux qui travaillent faire valoir les ressources quelques réflexions et lions que je me permets de liv à ceux I v a eu Et voici i mi ¦ir.TliWnl: ristes, visiteurs, sportsmen, ti-urs de pêche et de chasse, que ce pare ne manquera certainement d'attirer.Et voilà déjà qui nous le travail — et un IM i ! «159H I apprccia- I: TERMES FACILES Pour Vous Convenir > i rer , qui auront la patÆnce de nie lire jusqu'au bout.Le parc de la Gaspésie me parait une oeuvre nationale pas apprend que travail utile, nous le constaterons tantôt — remplace ici le chômage qui aurait droit de cite dans cette Province de Québec, et vraiment je région où la pêche ne fait pas vi- ne l,uis cacher mon admiration l’International P°ur Monsieur le Ministre Gagnon immobilisé scs forêts.l’a entreprise pour la précieu-partout sc collaboration apportée par l’IIo-uoralile II.L.Auger en construisant pour la X a se ‘l LA compagnie vre son monde, ou PRESTOMATIQUE — 10 LAMPES Paper Co.a Appareil pivstoi mille à lti boutons pour capter les irradiations sur cinq champ de réception.Poissa et haut-pa' leur dynamique “Magnavox Superbe cabinet “Tone-Plow” en noyer oriental et noyer américain.Chez I.eiîaré n’est où la culture possible.L’argent dépensé là remplace donc le secours direct.C’est cclte route Stc-Anne moud, pas circuit a dix lampes «Je 12" à cône moulé.New-Rich- et pour le Gouvernement qui assure la réalisation du projet.Et voici pourquoi.Tout le monde une bénédiction que nous souhai- tons voir s’étendre à toute la Pro- limitEE vince.admet, Nous sommes enfin rendus.Sur la pointe formée par les deux (,uxerturc du Boulevard branches de la rivière qui bifurque 1"' a m's cette région en contact fait a'c< *c reste de la Province, que la Gaspésie est depuis Perron REPRESENTEE PAR TOUTE LA PROVINCE ici, un défriche important a une clairière où semble se préci-piter en flots joyeux toute la lu-1 '"r»vince.Les Américains sont les niière de ordre du ministre des Travaux I ~ - j publics et visé par une banque à , .' charte canadienne, doit accompa- ferieur fut vide complètement, mais ^ chaque soumission.Qn accep- [ personne ne put s aventurer ale- tera aussj comme cautionnement ! tage supérieur, de sorte que tout ^ bons au porteur du Dominion j le mobilier des chambres et les ve- ^ Canada ou de la Cie du Chemin ! foments accroches dans les garde-robes, sont une perte complète.On croit que les pertes sont couvertes partiellement par les assurances, néanmoins, l’épreuve est d’autant plus pénible que Mme Willie England est âgée et malade et de plus c’est la deuxième épreuve du même genre que cette brave famille subit, sa première résidence ayant été la proie des flammes il y a environ 5 ans.Le correspondant se joint à toute la population pour exprimer toute sa sympathie dans cette nouvelle épreuve et espère que la population de notre village saura aider d’une manière substantielle les sinistrés, selon sa louable habitude.-y Je n’al jamais eu de chagrin Ce n’est ni dans les richesses ni qu'une heure de lecture n’ait disdans le tumulte qu’on peut être sipé.Aimer à lire, c’est faire un heureux, mais dans la société de échange des heures d’ennui Fédérée de Qué-commentaires Coopérative fournit les
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