Le progrès du Golfe, 9 avril 1943, vendredi 9 avril 1943
Rlmouskl, vendredi, 9 avril 1943 39ème année (1904) No 52 Au port de Rlmouskl; 1 :U ïM PROGRES DU GOLFE Publié par la Cie du Progrès du Golie AIME DIEU ET VA TON CHEMIN Imprime par l'Imprimerie Gilbert Limitée i • .¦t y i •y&Sv • .¦*v i I «S 'j/ », il jA >1] m v£ 5* » '%¦ ¦ ______•*».:•¦¦ f - iitfihmr' 2rZ: : 3MUW a conservé quelques extraits : •• Nous voici, disait-il.rassemblés au festin.C’est Daniel qui nous y traite.Daniel est celui que nous avons connu sous le nom de Garakontié.Il nous convie a son festin pour nous assurer et prenare a témoin qu'il a embrasse La loi chrétienne et qu'il n'est Cour du Banc du Roi, juridiction pus un enfant pour s'en dédue; il en fera profession solennelle de- ( criminelle, est ouverte, vont tous ceux de sa nation lorsqu'il sera retourné chez lui et vous Roi.p entendrez jamais dire que Daniel ait manqué de parole en ce C'est par ces mots que la cour qu'il vient de promettre en son baptême Un officier de la Société Saint-Jean-Baptiste de notre temps lais de Justice de Rimouski pour ne dirait pas mieux que ce sauvage et ne saurait faire de son pré- j reprendre ses séances sous la sident plus éloquent éloge.I présidence de l’honorable juge De bapteme de Garakontié donna lieu, à Québec, à une bril- Wilfrid Laliborté.lante cérémonie.Le parrain fut le gouverneur lui-même, M.de Cour- celles, et la marraine Mlle de Bouteroue, fille do l'intendant de Bou- Jean-Marie Lévesque était ac-teroue.Une foule immense assista à la cérémonie.On y vit les cusé d'avoir cherché à entraver Les ouvriers français n'étaient guère plus fortunés en 1863 représentants de presque toutes les nations indiennes : Murons, Al- ou frustrer l'action de la justice, qu'ils le sont aujourd'hui, traqués par la Gestapo et leur propre gonquins, Outaouais, Agniers.Onneyouts, Onnontagués, Tsonnon- Les officiers de police voulaient gouvernement qui les envoie de force travailler dans les usines jouons, etc.arrêter un nommé Robert Dubé allemandes pour le compte d'Hitler.Leur situation était alors si pé- Ces sauvages parlaient bien en général, entre autres ce Ga- sous prétexte qu'il conduisait une nible que Ton faisait pour eux dans les pays d'Amérique des sous- rckontié.Lors d'un congrès des nations indiennes qui eut heu quel- auto alors qu'il était en état d'i-criptions publiques.Nous avons à ce sujet sous les yeux une bro- que temps avant son baptême et dont le but était d’établir la paix vresse.Ils demandèrent à Léves-churette qui date de cette année 1863 et qui contient le texte d'une parmi elles, il fut l'un des principaux orateurs et c'est même à la que dans quel état était Dubé au causerie faite par un M.Henry Lacroix.Elle est intitulée « Au Pro- suite de son discours que Mgr de Laval décida de le baptiser, ne moment où il fut appréhendé.Lé-lit des Ouvriers malheureux de la France » et, en sous-titre : « La voulant pas le laisser partir pour ses forêts sans lui administrer le vesque signa une déclaration Charité et son opportunité actuelle ».Entre autres appels à la cha- sacrement régénérateur.Dans son allocution, Garakontié demanda dans laquelle il incriminait Dubé, rité que faisait ce conférencier, à Montréal, voici ce qu'il disait : aux indiens de cesser de se déchirer afin de vivre heureux au mi- mais plus tard il déclara tout le Qu'ils aient en main ou le sabre ou des verres.¦< Entendez-vous tous ces échos déchirants qui nous arrivent lieu des populations françaises sous la protection de leurs chefs, contraire.Ses déclarations con- Et ce n'est plus seulement du sentiment, de la poésie et de d'outre-mer, de la part de ces malheureux ouvriers français.oui: .Quant à la loi qu'Onontio désire tant voir répandre partout, s'é- tradictoires embarrassèrent la jus-la grandeur.C'est de l'histoire.Celle des Acadiens a des pages c'est du pain qu'il faut offrir à la souffrance française; c'est l'obole cria-t-il, je la professe publiquement parmi ceux de ma nation; je tice et c'eut pour cette offense qu'il bien plus tristes encore que la nôtre.sacrée qu'il faut donner aux malheureuses victimes de la faim qui n adhère plus à aucune superstition; je renonce à la polygamie, à a comparu devant la Cour.L'ac- Proscrits éparpillés sur l'Amérique entière, se comptent au-delà d'un million ».la vanité des songes et à toutes sortes de péchés ».j cusé a nié sa culpabilité et s'en Leur histoire est écrite en plus d'un cimetière.- Ce sauvage n'était pas seulement éloquent et fort religieux; est rapporté à la décision des ju- On parle souvent des Acadiens et des Canadiens comme f!RtflStrflnhP (1 ’3UtTfifÛlS 11 aurait Pu en remontrer à beaucoup de nos gens distingués mo- rés.Me Amédée Caron représen- ctant d'une seule famille française.Tel n'est pas le cas.Nos deux uuiuouupiiu u uui uiuio aernes du côte de la politesse.Après son bapteme, il se rendit chez ! tait la Couronne et Me Alphonse groupes se sont formés indépendamment l'un de l'autre vers la Les catastrophes meurtrières ont été nombreuses chez nous.| ;p gouverneur pour lui exprimer sa reconnaissance des bienfaits j Garon occupait comme procureur même époque, et pour ainsi dire sans presque se connaître à cause Elles ont à différentes périodes endeuillé cruellement des régions 1 que celui-ci lui avait accordés et le remercier de l'honneur qu'il lui ! de l'accusé.Un verdict de « non de la trop grande distance qui existait entre Québec et Port-Royal, de notre province.L'une d'elles eut lieu au début de juillet 1864.¦ avait fait en lui servant de parrain.Il alla aussi remercier l'évê- II faut bien songer qu'il y a de cela trois siècles.Alors This- On Ta appelée ¦¦ la Catastrophe de St-Hilaire ».| que et lui manifesta son désir de vivre constamment Dans la nuit du 3 au 4 juillet, vers 4 heures, un train corn- L>on chrétien.LES ACADIENS ET NOUS EN COUR D’ASSISES Les fâetiteô @koôeù fëetite -f/htoite Oyez, oyez, oyez, l'Honorable ) ) Vive le Le comité de l.a Survivance irançaise, de Québec, vient de décider d'etuuier, ceue année, les moyens de développer les relations entre les Canadiens et les Acadiens.Louable initiative.Encore que les Acadiens et les Canadiens ont toujours été unis par les liens d'une solide amitié, leur situation diiiérente les provoque, pour ainsi dire, à s'oublier parfois les uns les autres.Il est nécessaire qu'ils se rapprochent.A la suite du « grand dérangement », dont les répercussions déplorables s-3 sont fait sentir pendant des années, les Acadiens, aux yeux des nations, n'existaient plus que dans le souvenir.Leurs persécuteurs ont fêté leur bannissement, des faux prophètes ont prédit leur anéantissement; Ton parlait d'eux comme aujourd'hui on parla des habitants de l'antique Arcadie.La vérité, c'est que pendant ce temps, loin d'être anéantis, les Acadiens vivaient pour ce que la vie a de pénible dans Tordre matériel, goûtant toutefois la suavité d'une chère espérance dans la récompense éternelle des malheurs d ici-bas.Mais cet ordre de choses est déjà lointain.Le peuple acadien a vécu sa période de formation nationale; nous aussi; c’est la raison pourquoi il faut que les deux peuples se rapprochent.Le Canadien et l'Acadien sont frères de la d assises s'ouvrait mardi au Pa- ».ito Pour les ouvriers français coupable » a été rendu par le ju- comme un ry.toire des deux grandes familles ne se ressemblait que de loin.Il i y avait déjà un siècle que marchaient ainsi les choses quand cer- posé de pas moins de douze wagons, dans lequel se trouvaient de ^ __ __________ tains rapprochements se produisirent, d'assez peu de conséquences 300 à 400 émigrants, tomba du pont de St-Hilaire d une hauteur de , çons d'un sauvage ?toutefois.On vit des Acadiens se réfugier chez nous et alors, et plus 40 pieds.Ces émigrants étaient presque tous des Allemands, qui j vite qu'on ne le croie, les deux peuples n'en firent qu'un seul à 5 étaient embarqués à Hambourg le 18 mai sur le navire bien dire; en ce sens que nous avons absorbé les nouveaux En vérité eut-on pu croire qu’on pouvait recevoir tant de le- La dernière cause — la plus importante de cette session des Assises et celle dont l'instruction a été la plus longue — a été celle i de Philippe Côté, accusé d'avoir j fabriqué de faux certificats à St-i Paulin Dalibaire en 1941-42 et d'a-: voir fait ainsi perdre à La Cie ! James Richardson une somme de Dr SAP.« Necker lire; en ce sens que nous avons aosoroe les nouveaux ve- La plupart se rendaient dans 1 ouest, quelques autres dans le Haut nni/iro nrTrr iinirr MD DT PIE Mmn I A n Cl ADfl Cil nus.N'empêche que nous étions encore séparés et éloignés du Canada, d'autres à New-York.Environ 80 d'entre eux étaient restes (Jl iALIVIlo, UlI IL ANNuC, WIUHI Ut lYllllc JrflUtLAnU NL-foyer primitif des Acadiens : les provinces maritimes; et n'empêche ° Québec, où tous étaient débarqués.^ , .ir niAAAMPUC DCP DAAACAIIV I 1(111 A flIIERCP que nous sommes deux nations françaises distinctes.i U y eut 85 morts et plus de 100 blessés dans cette tragédie, j |_t UI lYl A 11 II M t Utu M A (VI t A U A LIU i» r.yULuLU La race acadienne, a dit quelque part Benjamin Suite, est attribuée à la négligence de l'ingénieur du train, Wm.Burney, qui, sortie d'une cinquantaine de familles arrivées des côtes ouest de après 1 enquête du coroner, laquelle dura huit jours, fut arrêté et rompQIIY Hp çnnjn Gravement atteinte par la ma- $1.438,48.la France entre les années 1604 et 1680 et qui se sont fixées au emprisonné.j lYldlo UCo IdlHodU UC odjJIII fadie depuis plusieurs mois, Mme L'accusé était agent à commis- centre du territoire qui est aujourd'hui celui de la Nouvelle-Ecosse., " ~ PflffimP 911 tPiïlIK MP HAS (Ve* I-Adélard Fillion (Eugénie sion pour la Compagnie ; il achetait le bassin des mines et Port-Royal.C'étaient des pêcheurs, com- PfifltBITiPS tSTtliî V “° C , ICIII[JO UC Tremblay), de Québec, a succom- tait ou était censé acheter me ceux du golfe de Gascogne, par exemple, des hommes des ., .^ „ .0T9AfR-APrP
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