Le progrès du Golfe, 11 mai 1962, vendredi 11 mai 1962
bibliothèque de la Legislator Hôtel du Gouvernement, 0,ué bec.1-1- o3 It PROGRÈ/du golfe Gagnant du trophée Raymond-Douville pour LE JOURNAL DE L'ANNÉE 1961 RIMOUSKI, 11 MAI 1962 59c ANNEE (1904) No 6 Le numéro : 0.10 H faut au comté de Rimouski un député actif et un économiste de profession.m 0 s » " -A a V .* mm K > m Sa mms % •m- % %; 3% .9 fi ¦;W s 5S 55Sb vr « Il f-SSf y ff [v?—" ue Pour le comté de Rimouski, les deux figures marquantes du dernier ralliement conservateur à Rimouski : M.Emilien Morissettc, député, et l’honorable John D.Diefenbaker, premier ministre du Canada.e — L'HONORABLE JACQUES FLYNN C'est en saluant le député de Rimouski aux Communes, M.E-milien Morissctte, comme ‘‘le seul économiste canadicn-fran-çais que nous ayons en Chambre” que le Ministre des Mines et des Relevés techniques s’est adressé aux quelque 1500 per- sonnes qui assistaient, le 2 mai, au grand ralliement régional du parti Progressiste Conservateur à Rimouski.L'honorable Jacquc Flynn succédait, à la tribune, au député de Matapédia-Matane, M.Alfred Bel zi le, qui avait harangué l'auditoire, à l’ouverture de l’assemblée, en rappelant ce que le Premier Ministre du Canada "avait fait pour l’élément français du Québec”.Auparavant, l'animateur du ralliement, le Dr Gaétan Bérubé, de Rimouski, avait annoncé aux nombreux partisans réunis que le Gouvernement de M.Diefenbaker venait “rendre compte de son mandat des quatre dernières années devant l'électorat de la région du Bas St-Laurent”.de pouvoir”.Le Ministre des Mines s’est ensuite attaché à démontrer les bienfaits de la politique budgétaire du Gouvernemental actuel, de ses mesures sociales (non-augmentation des impôts et hausse de la pension de vieillesse de 42%), en souhaitant que l’électorat canadien lui donne la chance de poursuivre son travail.tion".En apprenant aux assistants que le Premier Ministre, dans l’après-midi, s'était arrêté pour "un pèlerinage aux sources” à la résidence d'été de Sir John MacDonald, à St-Patricc de Rivière-du-Loup, il a souligné ce que ce grand homme d’état reprochait à ses compatriotes, en 1890, était justement “de ne pas tenir compte des deux groupes ethniques du pays”.Au-¦ L’honorable Noël Dorion jourd’hui, selon M.Dorion, “il et “le culte des images”.n’y a plus au Canada que des En prenant la parole, après le Canadiens .” Et le Gouverne- Ministre des Mines, le Prés!- .r dent du Conseil privé a félicité ÿ**"*^** la population du Bas du Fleuve, celle de la Province de Québec et celle du pays tout entier d’avoir mis fin, il y a quatre ans, à ce qu’il a appelé le "culte des images”.“Le temps est venu, a-t-il déclaré avec for- SI ce, de croire aux hommes plus j qu’aux mythes .Nos adverse!- || eux-mêmes l’ont compris qui || ont fait leur examen de cons- g§ ciencc et qui ont relevé de ses ff fonctions un chef de parti qui, de son propre aveu, avait vécu % trop loin du peuple.” Après cette critique de Louis St-Laurent et de l’esprit du par- || ti libéral, l’honorable Noël Do- p| rion, a prédit un retour général à “l’esprit de la confédéra- s ment conservateur entend bien respecter cette unité canadienne en décentralisant les pouvoirs et en respectant plus que jamais les droits de l’élément français du Québec.” ¦ Emilien Morissette et ses réalisations" dans le comté C'est en remerciant une fois de plus ses électeurs de l'avoir élu, en 1958, avec “l'une des plus fortes majorités qu’ait jamais remportée un député dans (Suite en page 16) Le Dr Lavallée, nouveau maire de la ville de Mont-Joli !< m : UNE IDEE JEUNE COMMERCE .ï I % T- r ; '*tÊÊÊÈÊÈt - ' ~ JBdÉP #m m.« I t.I ! rt ; \ r- pour la vérification des phares sur la route ¦ L'OEIL du Progrès (p.3) I % ?i \ ' 5: \ X VOTEZ : c est votre devoir % r La ville de Mont-Joli a confié le siège de premier magistrat au Dr Raymond Lavallée, dentiste, lors des élections complémentaires qui ont eu lieu le lundi 7 mai.Quinze cents voleurs étaient inscrits sur les listes électorales : 74% des inscrits allèrent aux urnes et 824 des contribuables furent favorables au Dr Lavallée.L’autre candidat, M.Emile St-Onge, qui avait abandonné son siège de conseiller municipal afin de poser sa candidature ù la mairie, n'a obtenu que 360 des votes.C’est donc par une majorité de 458 voix que le Dr Lavallée a été élu.C’est la plus forte ma-joritéc qu’ait remportée un maire à Mont-Joli, depuis fort longtemps.On se souvient que, l’an dernier, le Dr Raymond Lavallée avait été battu, à la mairie, par le Dr René A.Lepage, par 53 voix de pluralité, laquelle élection a été déclarée nulle récemment, par un jugement de la Cour suprême.Le nouveau maire de Mont-Joli, natif de St-Jcan Port-Joli, pratique sa profession dans la ville-soeur depuis 1955.Il est marié et père de famille.Nos félicitations ! r X' -V 35 r la campagne électorale est maintenant ouverte éditorial i % B# V- vous dit la Chambre de Commerce I 8 ?n ÇA Y EST ! 1 : le petit dictionnaire politique de Sandy Burgess I Mardi prochain, le 15 courant, aura lieu la dernière assemblée mensuelle de la Chambre de Commerce pour la saison 1961-62.C'est au cours de cette réunion que sera formé le nouveau bureau de direction.A cet effet, nous vous avons adressé, quelques jours avant la fête de Pâques, un bulletin de vote pour vous permettre de fai-rc le choix de dix noms, parmi t| les membres de la Chambre de ‘ Commerce, en vue de la nomi-nation de nouveaux directeurs.Malheureusement, â date, une quarantaine de membres seulement ont accompli ce geste.Nous vous prions donc de remplir immédiatement ce bulletin et de le mettre â la poste sans ¦: délai, car le dépouillement du || scrutin se fera lundi soir le 14.g| Par esprit de civisme, pour-quoi ne pas prendre part â l'é- % lection de votre Chambre de % Commerce comme vous le ferez pour le gouvernement de votre pays, le 18 juin prochain?VO- 1 TEZ POUR QUI VOUS VOU- ÿ DREZ, MAIS VOTEZ! A cette assemblée de mardi, % le 15, en plus des élections, le président vous fera un rapport ¦ sur le Congrès de la Chambre de Commerce Régionale tenu à Mont-Joli, le dimanche 6 mai.N’oubliez pas cette dernière assemblée de votre Chambre de Commerce: LE MARDI 15 MAI, il 8 heures p.m., en la salle des 11 conférences du CENTRE DES LOISIRS.H à la page 3 : >¦: i amerique couverte de mots .Ë le MOBILE, de Michel Butor ou i g ¦ page 5 - 3* I V ' "rru m i UN VERNISSAGE i -: : m m A MONT-JOLI ¦- r > :: : 4 3 AilV m * ?paysages .t ,'V .I.am.3.9” 4.7 à rendre ses auditeurs plus réalistes devant “l’urgence d’un programme successoral”.La carence d’actif liquide est évidemment le problème majeur d’un propriétaire d’industrie quand il s’agit de tester : tout est investi et même quelquefois jusqu'à la limite des possibilités du capital d’assurance-vie et du crédit hypothécaire.“On imagine alors, dit le conférencier, la razzia que le fisc pratique dans les comptes d’épargne et les valeurs, quelquefois surhypothéquées, au décès du chef d’entreprise”.Pour trouver à ces questions angoissantes une réponse immédiate et satisfaisante, il est nécessaire de prévoir un plan successoral.Plusieurs solutions sont à envisager : la formation d’une société, au sein des héritiers et des employés de confiance, est é-videmment souhaitable, mais les héritiers consentiront-ils à s’associer?Pour les actionnaires majoritaires destinés à assurer la continuité de l’entreprise, les mêmes problèmes se poseront : pas de liquide dans la succession.On voit déjà la vulnérabilité du chef de l’entreprise, qui a, comme tout le monde, le désir de prévoir une vieillesse tranquille et d’assurer la même tranquillité à ses héritiers.12.4" 9.7 17 Je suis une petite fiile, moi ! regardez la boucle ! jeu.13 5.6" 3.5” 11.5" 3.5" dim.10.5" 4.6" 10.2" 5.4" 14 10.5" lun.4.5" 10.7" y .SERVICE MEDICAL D'URGENCE ft :*r.i 723-7851 0 Ti £ i.0 là à K- 1 ALLONS A LA MESSE LE DIMANCHE .s X '4 t f r':’ T y m •Viai te • à ., K t SSi* .Y 4' — j X V'XKji- r'AV :.< 3£5 " c±! ïr.’.*1 ' ; "V?: Kra Vr>- S.B» •A'i KA :*- ••^wr:".-.L’ETUDE LEGALE L’OEIL DU PROGRES a considéré avec beaucoup d’intérêt, celte semaine, le projet du poste de Sécurité routière, soumis aux journalistes à l’occasion d’une conférence de presse du JEUNE COMMERCE de Rimouski.TESSIER & D'ANJOU Dû à l'initiative d’André Tardif, qui en a conçu l’idée et réalisé la maquette, posta, très simple de conception, présente deux miroirs angulaires, installés à une borne en retrait L’automobiliste pourra aisément y vérifier le bon état de ses phares avant et de On construira prochainement ce poste ù la sortie de 148, rue ST-GERMAIN (Immeuble Woolworth et Dominion) est ouverte du lundi au vendredi, de 8 h.30 a.m.à 6 h.30 p.m.ce de la route.ses feux de signalisation et freins, ù l’arriére, la ville (ou ù l’entrée de N.-D.du Sacré-Coeur) et le JEUNE COMMERCE espère que son idée pourra faire “son chemin" auprès des fonctionnaires du Ministère des Transports et de PRUDENTIA, qui seront invités à l’inauguration.(Photo MORIN, Rimouski) K ÉË B ïïm LE PROGRES DU GOLFE, 11 MAI 1962 PAGE QUATRE La ville de Matane se signale avec honneur aux auditions des Festivals de Près de douze cents participants, de la Pocatière à Gaspé, ont contribué la semaine dernière, à Rimouski, aux épreuves annuelles des Festivals de Musique du Québec.Cette réussite, exceptionnelle, a été confirmée par les quatre juges des auditions : MM.Boris Berlin et Boris Roubakine, de Winnipeg, Emesto Vinci et Erza Schabas, du Conservatoire Royal de Toronto.Ils se sont déclarés enchantés du niveau musical, largement supérieur à celui de l'an dernier, de tous les participants.La préparation plus soignée des pièces, du côté instrumental comme du côté vocal, de môme que l’intérêt manifeste de la population ont également comblé d’aise le jury.Rappelons que c’est la générosité du public, sur tout le territoire que couvre la section régionale, qui a permis de constituer les bourses d’études qui seront offertes, le 27 mai, aux gagnants.C’est un encouragement pour l'exécutif de Rimouski, qui poursuivra son oeuvre de promotion musicale dans le Bas Saint-Laurent.On souhaite fermement que l'enseignement mu- ! sical, bientôt décentralisé, fade son côté la for- ! ira % ¦y.m 9# ¦7v 41 30G3 a it ; •.".a.-i r V -.!•$- t— >- A v, ' E A 69 n .-.y sj' ft*- i mm ./ t: 28lâj Ba tT7r;,£ > KNWtodlS ?fee, q529 : isi Mme Jos (Dr) Bellavance, présidente du comité de déplacements de la section régionale des Festivals de Musique du Québec, accueillait jeudi dernier, à l’aéroport municipal, deux des quatre juges des auditions de musique, devant avoir lieu dans notre ville.Ce sont MM.Boris Berlin et Boris Roubakine, du Conservatoire de Vancouver, accompagnés sur notre photo de M.Claude Deschamps, de Mme James Stevens et de Mlle Suzanne Raymond, du comité central des Festivals de Musique à Montréal.(Photo Rita Chevron, CJBR-TV) H les certificats dits de “première place” La plupart des autres gagnants de certificats de “première place” des Festivals de Musique (ayant conservé 90% et plus) sont éligibles pour les bourses d'études.Ce sont : Micheline et Patricia Vé-zina, de Rimouski, premières pour l’épreuve de “lecture à vue” ; Marie Roy, de Gaspé, même âge, première dans la section “sonate".propagandistes bénévoles de Rimouski veulent rappeler que l'apport des villes de Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles et Mont-Joli, sans oublier Rimouski, fut singulière-i ment important Parmi les concurrents de moins de 13 ans qui impressionnèrent fortement le jury, nommons Denise Bouchard, Robert Paradis, Sylvie Lévesque, de Rimouski, Geneviève Bernard et Esther Martin, de Carleton Centre, l'harmonie St-Georges, de Rimouski, formée de 21 instrumentistes de 9 à 13 ans, dirigée par Réjcan Pineau, et plusieurs autres concurrents très méritants.musical mixte de 46 membres, dirigé par M.Albert Lavoie H Les pianistes Claire Lalibcrté, de Rimouski, Lucie Bérubé, de Ri.viôre-du-Loup (moins de 13 ans), Renée Sirois, de Rimouski (moins de 11 ans), Lise d’Amours, de Rivière-du-Loup (même âge), Lise Goulet, de Rimouski (moins de 9 ans), Danielle Desroches (moins de 13 ans), Michelle et Renée Si-rois “deux pianos, quatre mains".vorise mation de talents nombreux, en- g aux finales provinciales core en jachère du côté des ins-truments à vent et à cordes.Les allocutions de MM.Vinci et Schabas, à l’issue des auditions, étaient de nuture à stimuler le peuple de nos régions, et même à l’inciter à plus de véhémence dans ses réclamations pour que des pédagogues chevronnés nous soient accordés.C’est devant une salle remplie à déborder que les juges ont désigné, à la finale régionale qui se tenait à l’Institut Mgr Courchesne, j le samedi 5 mai, les concurrents de la région qui affronteront les autres finalistes de Québec, Chicoutimi, Sherbrooke, Hull et j Montréal, à la finale des 18 et 19 mai.Ces dernières épreuves auront lieu dans la métropole.Voici les noms des jeunes musiciens qui porteront les couleurs de la région à Montréal : H Mlle Marcelle Deschênes, pianiste de Matane, originaire de Price et qui a accumulé la plus haute moyenne aux épreuves (93%), dans la classe "concert libre" a.g.f.» .tin > •: B «T.«a & m'Æ m# @u- VI r n- VA ¦: t.^j ££f ¦ on offrira 55 bourses aux gagnants de la région Les fonds recueillis permettront à la section régionale des Festivals de Musique de décerner, à l’occasion du gala du 27 mai, à Rimouski, cinquante-cinq bourses d’études aux gagnants des auditions et de la finale régionale.Il s’en trouve de valeurs différentes : une de $150.00, huit de $100.et les autres allant de $10.00 à $75.00, selon le classement.Les Z .* Lj /V «.bride T-i « ¦ .ï'yfasj » T / & U" n 2l\ :,n H m r wki ' v i ! f I «U ai I , 1 M?H les chanteuses de Notre-Dame, chorale féminine de l’Institut Familial de Rimouski ¦ l’Harmonie de Matane, corps L'harmonie de Matane qui s’est mérité, par la qualité de ses interprétations et la cohésion de l'ensemble, l’honneur de représenter la section régionale des Festivals de Musique du Québec épreuves provinciales, à Montréal.(Photo M.-L.Pelletier) aux /J33 T" SKiHZl Le troisième et dernier spectacle des Audacieux i ;u y •?LES AUDACIEUX ne donnent pas sur leurs lauriers en annonçant, à peine un mois après leur dernière production, un troisième spectacle pour la fin mai.En effet, LORSQUE L’ENFANT PARAIT, pièce en quatre actes d’André Roussin, sera présentée dans quelques semaines au Centre des Loisirs.LORSQUE L’ENFANT PARAIT est une comédie irrésistible, qui se classe parmi les plus solides de cet écrivain contemporain célèbre qu’est André Roussin.On sait que ce dernier connaît une popularité soutenue depuis plusieurs années sur les scènes parisiennes.Les répétitions se déroulent depuis plus d'un mois dans une ambiance enthousiaste.Les co- médians assimilent leur rôle avec un plaisir non équivoque.C’est pourquoi ils ont hâte de communiquer à leur auditoire sympathique tout le plaisir et l’enrichissement que peut leur avoir apporté cette pièce.On se rappellera peut-être tout le succès qu'a recueilli cette pièce lors de sa présentation par le Rideau-Vert, présentation qui se donnait â Montréal il y a quelques années.Avec LORSQUE L’ENFANT PARAIT, le public rimouskols est assuré d’une soirée réussie.La date du spectacle sera annoncée dans un communiqué futur.Disons pour le moment que LORSQUE L’ENFANT PARAIT clôturera en beauté la deuxième saison des AUDACIEUX.>i fi r- e fi K m F/-.îr , ; » îj l laami ;k-;< EH = v m ?* ; %’ 3S H Ayant terminé, non pas dans les difficultés et les efforts que je prévoyais, mais en toute quiétude et même en tout amusement, la lacturc de MOBILE, de M.Michel Butor, j’en dois commencer le compte rendu par une précaution.Une précaution sous la forme interrogative : ce livre, dont je dirai dans un moment qu’il a des qualités et qu’il est honorable, était-il vraiment utile?Il ! 8 : De ce dernier concert de la saison, à la Société locale, nous admettrons qu’il était séduisant, qu’il fut très populai- f re, mais nous dirons surtout qu’il était bien placé : la poire pour la soif.c’est-à-dire, pour ! amateur, ce qu’il peut fe encore savourer quand le repas fut savoureux et substantiel.W Nous compléterons l’appréciation du concert par quel- ''' ques notes pointillées, ou pointilleuses (!), selon le goût ou le sentiment du lecteur B deux pianistes impeccables, comme l’Amérique sait maintenant en produire des dizaines par génération H de l’athlétisme, le goût des performances et le culte de ff la virtuosité B jeu typiquement américain : accentuation des contrastes entre les temps forts et les temps faibles, ultra-rapidité des passages brillants, souci de l’effet à produire (même dans le Bach de "la petite fugue” et surtout dans I le Liszt) H beaucoup trop de temps consacré à de trop petites choses (Jeux d’enfants, de Bizet, au détriment de la sonate | ou de l’oeuvre sérieuse que nous n’avons pas eue.p les vigoureuses variations de Brahms ressortant plus à des exercices qu’à de la musique pure) H gentillesse encore une fois bien américaine qui en remet vers la fin, pour cet aimable public qui en veut (la valse SS de Strauss et la pièce brillante de Manuel Infante) H au demeurant, programme décevant et abus des “bons morceaux” du répertoire — le pléonasme semble une vertu nécessaire au pianiste américain B mais — ô miracle ! — l’Ange de la musique qui repasse, au tout dernier moment, avec un choral de Bach interprété en toute ferveur par les pianistes jeunes, mais respectueux, que sont Stecher et Horowitz.Si nous refusons de nous attarder davantage au dernier concert de la saison, donné au Séminaire le mercredi 2 mai, c’est que nous préférons nous souvenir — c’est encore tout |:1 près de nous ! — que cette saison 1961-62 fut extrêmement méritoire.En fait, l’une des plus remarquables dans toute l’histoire de la Société.C'est poser du même coup le problème de la littérature contemporaine dans sa presque totalité.Depuis quatre cents ans, d’autres vous diront mille ans et plus (les historiens ne sont pas d accord) depuis que les livres sont faits.et imprimés pour être lus par tous, nous savons ce que nous devons aux livres et à leurs auteurs, mais ce que nous commençons ù nous demander, devant ces millions de livres accumulés, c'est pourquoi l’on en écrit toujours autant et même toujours davantage pour répéter, après tout, pas mal de choses connues et même archi-con- .M :: M ' m M i ! .¦ i nues.Si l’écrivain, vraiment digne de ce nom, ne possédait au départ la vocation et le désir incoercible de s’exprimer — vocation et désir que les non-écrivains confondent volontiers avec la naïveté et la suffisance — je pense que les éditeurs fermeraient vile boutique et que nos bibliothèques vivraient, sans doute avantageusement, sur leur fonds millénaire, déjà suffisamment riche.Mais chaque homme qui écrit ne cherche pas si loin.Il sont en lui, et profondément, le désir de transmettre sinon un art de penser ou de vivre, qu’il croit différent de celui de tout le monde, au moins quelques idées chères qu’il juge valables et dignes de passer à la postérité.C’est pourquoi, et je reviens à mon livre de la semaine : MOBILE, de Michel Butor, c'est pourquoi tant de gens écrivent autant de livres, et c’est pourquoi, tablant sur cette idée qui vivra tant qu'il y aura des hommes : qu’un écrivain détient peut-être le secret du bonheur, c'est pourquoi autant de liseurs font confiance aux livres.Puisque vous êtes des lecteurs, je vous fais confiance à mon tour et je crois, sans que vous ayez besoin de me le confirmer, que la littérature françoisc vous intéresse et que le tapage qui s’est fait, depuis le mois de mars, autour du dernier livre de Michel Butor vous a intrigués et même, pour quelques-uns, vous a incités à lire MOBILE, paru chez Gallimard, qui est à la fois l’éditeur et l’employeur de notre auteur.Clarifions d’abord un point purement matériel, la présentation du volume.De format double couronne, sa typographie, vous h : x m ; .>1 13 : : ¦I >- i- : I ' t Une organisation musicale de petite ville, à budget forcément limité, qui réussit à nous offrir, en moins de dix mois, un soprano d'envergure internationale : LOIS MARSHALL, un violoniste de grande classe : ZVI ZE1TL1N, un quatuor d’une perfection quasi absolue avec des artistes tels que GRAUDAN, BABIN, GOLBERG et PRIMROSE.Une Société qui nous donne tout cela dans une seule saison mérite d’être | chaleureusement félicitée, et surtout remerciée.Nous rappelons aux sociétaires qu’ils ont pu entendre, entre autres, ces bonnes pages de musique que sont ¦ le cahier des mélodies de Fauré sur des poèmes de Verlaine et les lieder de Richard Strauss (lois marshall en octobre *61) ¦ la sonate en la majeur de Haendcl et la sonate en sol, * de l’op 30, de Beethoven (zvi zeitlin en décembre *61) |i ¦ trois quatuors importants : de Beethoven, de Braluns et || de Dvorak (festival quartet en janvier ‘62) Comment reprocher après cela aux derniers invités de ' la saison leur éclectisme et leur ’sens” de la popularité ?C’était la bonne mesure d’une saison qui pouvait bien sacrifier, en finale, à cet élément indispensable du spectacle, qu’il soit théâtral, cinématographique ou musical : la virtuosité, ou le panache, selon le cas.Sur ce, bonne chance aux propagandistes de la Société de Concerts, dans leur campagne de la saison 1962-63, et | souscrivez en grand nombre : il y va de la réputation de vo- | tre ville.et de son public mélomane ! ti I M elle de déceler le parti-pris de M.Michel Butor qui ne pouvait voir, ! pas plus que nous d’ailleurs, dans toute son horreur et toute sa complexité le problème de la cohabitation des noirs et des blancs, en Amérique, problème qui n’en est encore qu’à ses toutes premières manifestations.L’avenir sera particulièrement tragique ! Seconde réserve, mais beaucoup plus grave : Michel Butor, modeste dans ses intentions premières, dénué de toute préten- v| lion quand il composa, fort méti- ft culeusemcnt, son trompé ensuite sur sa Quand il en parle maintenant — est-ce par souci de bravade de- H vant les éreintements de la près- H se ?— il joue à l’auteur sérieux, || offrant une perle à des pour- É ccaux.Il a notamment déclaré à Vf Madeleine Chapsal, de l’EX- N I ¦> : ¦ = • ?k; * ; 3 & « s r ï livre, s’est il portée.P ; k >V
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