Le progrès du Golfe, 23 novembre 1962, vendredi 23 novembre 1962
bibliothèque de let Legislatin' Hôtel du Gouvernement, Que bec.1-1- o3 It ¦; I ?.Jl/i > .' V- •- £9(«2£w dH&£ AMQUI: siège du congrès COE le 15 décembre VT C'est lu 15 décembre prochain que se tiendront dans la ville d’Amqui les assises annuelles du Conseil d’Oricn-tation Economique du Bas St Laurent.Cette date a été choisie, samedi, lors de l’assemblée de cet organisme tenue à l'Institut de Technologie de Rimouski.Le thème du congrès, de brûlante actualité, "Réaménagement rural, condition essentielle du développement économique du Bas St-Laurcnt", amènera des spécialistes à i traiter de l'application immédiate de la loi ARDA dans la région baslaurentienne.PROGRE/ RIMOUSKI A 23 novembre 1962 On présentera le rapport final de l'état de l’agriculture dans les cinq comtés qui font partie du COE : iVlatanc, Ma-tapédia, Rimouski, Témiscouata et Rivière-du-Loup.Des cartes accompagneront le rapport pour une meilleure compréhension et faciliter un travail positif.Les comtés de la Gaspésie, de Montmagny, l'islct et invités à envoyer des représentants, vue de mieux étudier l’appli- 3SK ; du GOLFE 59e année (1904) Kamouruska seront tout comme la Côte Nord, en cation de la Loi ARDA.No.34 Le numéro : © LARDA EN VEDETTE Comme le gouvernement federal dépensera trois millions de dollars pour l’aménagement rural et le développement agricole entre Montmagny et Gaspé, il est urgent de prendre les disposition qui s'imposent pour profiter de cet avantage d’améliorer le sort de la classe rurale et agricole, en particulier, et de toute l'économie du Bas du Fleuve.dix cents TT E£S : - ¦ wÊm * © i ‘ COMITE CONSULTATIF ¦ lin prévision de la possibilité pour le COE de prendre à sa charge le travail touchant l’application de la loi ARDA, chez nous, un Comité Consultatif a été formé sur-le-champ de MM.Georges-Henri Dubé, notaire, Georges Dastous, de Mont-Joli, François Vinet, de Matanc, Georges Chénard, de Rie, Léonard Otis.de St-Damase.Il va de soi que l’adoption de cette formule préconisée, samedi, entraînera un changement de structure du COE.tel que suggéré par M.Dubord, responsable du fonctionnement d’ARDA dans la province de Québec.>1 î.r, \ lif m 5 R .>TR ¦BKs .flHII t, 9 » 'ri - ?I M $ y" 1 -¦ JSBth ï > % % ifi «9 ; 0 PRESENTER UN FRONT COMMUN K Peu importe les modalités qu'adopteront les sistes à Amqui, le 15 décembre, est primordial, pour sortir le Bas St-Laurent de son marasme, de faire front commun et de se prévaloir de TARDA.L’étude des sols le mieux possible en organisant les productions selon la qualité des sols, le climat et les marchés.A-joutons que cette loi fédérale, mise à la disposition des provinces pour aider les régions rurales à réorganiser leur économie, n'est pas restreinte à l'agriculture, mais qu’elle prévoit aussi la sylviculture et même l'industrie.Il est nécessaire que toute la population participe à la préparation des projets et à leur réalisation.Il faudra, de déclarer INI.Arthur Rioux, agronome de comté et président du COE, se mettre d'accord sur le site d'un développement particulier car autrement la région ne pourra l’obtenir, tacite sera difficile, compte tenu de l'esprit d'individualisme qui existe chez nous.Mais ce n’est pas une raison pour refuser l'aide qu'on nous offre.Plus une réalisation est difficile, plus elle passionne ceux qui s'acharnent à en faire un succès.C'est alors que M.Rioux cita TEsprit-Saint, comme paroisse pouvant servir de terrain expérimental à TARDA.4, c congres-rvlativcmcnt à VARDA, il r "y" < fQ-L-'1''" Sis ¦ ~ L - H • ) Wm r SfiUfa A •' 6 // «S» X ; ' m v?77.: » m Ê sa -'-MP -W»-! SS «wjhSw^'r HE à : ' ' La Cost au Valais de* Justice de Kimouski qu’ont siégé, deux jours de celte semaine, les officiers des .Marchés Agricoles du Québec.On aperçoit ici, entourant le président du tribunal d’arbitrage, M.Maurice Ilallé, de Montréal, MM.Jean-Baptiste Lemoyne, Gilles Préjean et André Fceteau.Ce dernier a mené les débats pour l'Office des Producteurs de bois (Témiscouata et Matapcdia) avec beaucoup d’autorité.(Photo Rita Chevron.CM BR-TV) Les séances à Rimouski de l'Office des Marchés Agricoles dy Québec producteurs talent, eu réalisés par les compagnies forestières.M.Léopold Levesque, i l"., du Service forestier ciai de l'U.C.C., appuya de statistiques les pro|x>s du porte-parole des producteurs, minant son plaidoyer, M.teau insista sur le facteur social dans une région comme celle du Bas St-Laurent qui, avec une agriculture marginale, a plus besoin qtt "ailleurs de revenus d’appoint.Il est inadmissible, que l’Etat seul doive aider les Les compagnies, qui exploitent les richesses naturelles d'une province, part de responsabilités, doivent de contribuer à l'amélioration du niveau de vie de la population.qu'ils représen-égard aux bénéfices teau fit lecture du Mémoire de l’Office des Producteurs de Bois de Rimouski-Témiscouata, signe par le président M.Clts-Eugène Belzilc, de St-Clément.au nom des 1800 producteurs de cette région, réclamant de la compagnie Eraser d'Edmundston : a) un contrat pour l’achat de 12.000 cordes de sapin épinette brute; li) un prix de $20.10 par corde aux postes de réception ; c) la maintenance des postes de réception du bois à la Tête du Lac Témiscouata et Ste-Rosc du Dégelé.Trois compagnies forestières, la New Brunswick International Paper de Dalhousie, la Fraser d'Edmundston et la Fraser d’A-tholville, ont exposé, mardi et mercredi, au Palais de Justice de Rimouski, devant un Tribunal l'Arbitrage leurs vues sur certaines revendications de l'Office des Producteurs de Bois de Ri mouski Témiscouata et de l'Office des Producteurs de Bois de Rimouski-Mntapédia.C'est M.Maurice Montréal, vice-président de l’Office des Marchés Agricoles de Québec, qui présida le Tribunal (l'Arbitrage, entouré de M.Jean Godboul, M.Jean Baptiste Lemoine, membres de cet Office, Me Gilles Préjcant, avocat, Samuel Audet.directeur de la section forestière des Marchés Agricoles, M.Léopold Levesque, i.f.directeur du Service Forestier provincial de l'U.C.C., M, André Fcctcau, de Rimouski, secrétaire des Producteurs de Bois et leur porte-parole aux séances du Tribunal.La journée de mardi avait, été consacrée ft la N.B.international et ft l'Office des Produsteurs du Bois de la Gaspésic.ILa Compagnie Fraser A la reprise des audiences, mercredi matin, M.André Fcc- dance des noeuds du bois acheté par la Fraser au Témiscouata ainsi que des facteurs militant en faveur de leur attitude négative, en l'occurrence.La suggestion du juge du Tribunal, M.Halle, pour les deux parties en cause de procéder ù un test expérimenta! conjoint relativement au coiage du bois, afin de déterminer le pourcentage exact de perte, ne fut pas écarté.provin- PREMIER En ter- Fec- R5MOUSKI encore l'affaire Guérin ® page 3 gens.de lia lié, ont aussi leur Elles se Riposte t!t* M.I'Vctvau C'est M.V.-C.Bastan, d'Edmundston, gérant général du Département du Bois de la Compagnie Fraser, qui, dans un long plaidoyer, en anglais, expliqua les motifs de sa compagnie de ne pouvoir obtempérer aux revendications des Producteurs de Bois de Rimouski-Témiscouata.Même si la qualité du bois vendu à la compagnie s'est améliorée depuis deux ans, cette qualité ne justifie pas encore des prix supérieurs à ceux en vigueur.A l'appui de ses assertions, M.Bastan déclara que des tests sur le bois acheté prouvaient que sa compagnie encaissait une porte de 20% du bois "colé" alors que la normalité prévoit 5%.Dans son argumentation fournie, M.Bastan fit état du diamètre des billes et de l'abon- MORI 1111 Prenant la parole, M.Fccteau insista sur la qualité du bois dirigé vers les usines de la Fraser à Edmundston, qui est la même acceptée par d’autres compagnies forestières, notamment le C.I.P., la F.F.Soucy.la Consolidated Paper, la Stc-Annc Power et l’Anglo-Pulp, qui accordent néanmoins des prix supérieurs ft ceux payés par la Compagnie Fraser aux producteurs du Témiscouata.Etayant son argumentation de faits concrets, sur la coupe, le transport du bois, l'entretien des boisés, les dépenses inhérentes ft l'abattage pour un producteur d'une corde de bois, M.Fccteau jugea dérisoires les prix payés en 1962 par la Cie Fraser aux COMMIS-VOYAGEUR Mémoire de la Matapédia I Le deuxième Mémoire, celui de l'Office des producteurs de bois de Rimouski-Matapédia, signé par M.Léonard Otis, président, et M.Fccteau, au nom des 1700 producteurs de bois, fit l’objet de la même bienveillante attention du Tribunal d'arbitrage.On y exposait deux points litigieux entre la chronique de la télévision • page 5 RAYON DES NOUVEAUTES la Compagnie Fraser et les producteurs tapédiens : quantité de bois ft acheter et prix payé droits de réception du bois.ma- le Progrès féminin (page 26) aux en- suite en page 9) LE PROGRES DU GOLFE, 23 NOVEMBRE 1962 PAGE DEUX Quant au bureau du comité qui s'occupera activement de la Clinique, le président en est Jean IV T répanier, de l'Association des Voyageurs, le vice-président, Hotter Alary, le secrétaire-publiciste Laurent l\ Boucher.Un comité de transport est sous la direction de Paul E.Dumas, pendant que le responsable du recrutement est Marcel Poirier et que Mme Jean P.T répanier s'occupe des Dames auxiliaires.ngs La Croix-Rouge annonce la tenue de sa Clinique de Donneurs de Sang It PROCREA, GOLFE “AIME DIEU ET VA TON CHEMIN' année est de 700 chopincs et qu’il compte sur la tous les Rimouskois pour atteindre et même dépasser cet objectif.La Clinique sera sous le patronage d'honneur de Mgr Antoine Gagnon, supérieur du Séminaire, et le Président d'honneur en est le Maire Tessier, président de section de Rimouski, Canadienne de la Croix-Rouge.I QUEBEC r-r Tanar- [tiw collaboration de : O »N/ I SION ¦St'S I ''(pti -V 1 ¦l I : f ¦ : ; ¦ m .La Croix Rouge compte vous.PRESENTEZ-VOUS A LA CLINIQUE DES DONNEURS DE SANG, les 12 et Et décembre prochain.ET PARTICIPEZ A de la Société I L’OEUVRE HUMANITAIRE DE LA CROIX-ROUGE ! sur r i m Membre de l'Association des Hebdomadaires de langue française du Canada, de Audit Bureau of Circulation, de Canadian Weekly Newspapers Ass’n (Division do Québec) et dés Hebdomadaires Clefs du Canada Français.ai v,*2 I 0 ÏBÏ ' ABONNEMENT CANADA S3.00 ABONNEMENT ETATS-UNIS $3.50 N a MJBCOrg -S Publié par La Cie du Progrès du Golfe Bureau : Edifice de l'Imprimerie Blais, 62 ave de la Cathédrale RIMOUSKI x ¦1 r# Le porto-outils suit la e balayeuse ! m •••' Imprimé par l'Imprimerie Blais X JEAN TREPAN 1ER "It Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication" \ :y: 12 et 13 décembre 1962, I la Croix Rouge de Rimouski tiendra sa clinique annuelle des donneurs de sang.M.Laurent P.Boucher, secrétaire du comité de la Croix Rouge qui organise I informe que l'objectif de .es \ ¦ S :\ \ > \ É'.- I \ » : RENSEIGNEMENTS f / : 3 ! m UTILES s J X cette clinique, nous cette X.x © SEMAINE DU 23 AU 29 NOVEMBRE L :ï: j 563,157.44 à Carifas-Rimouski ¦ f ' :> I LUNE Lev.Coil 3.09 3.09 FETES SOLEIL Cou.¦i.22 ¦1.22 4.21 4.21 4.20 L’objectif de Caritas-Rimouski, I pour 1962.est loin d'être atteint si l'on se réfère au rapport du trésorier général de la campagne, .Richard Dubé.qui nous parvient, g aujourd’hui même.Les sommes recueillies ne s'élèvent qu’à S6S.157.-l t.Par contre.I quelques localités n'ont pas encore rendu compte de leur travail de bénévolat pour percevoir les souscriptions en faveur de Caritas-Rimouski.Néanmoins, treize des Lev.7.10 7.11 x ¦¦ g* 23.vert.St-Clément, pape et martyr 24.gain.St-Jean de la Croix, cou/., doct.25.dim.XXIV PEXTECOTE 26.km.Ste-Delphine mar.St-Maxime mer.Ste-Blanchc 29.jeu.St-Saturnin, martyr 4.10 3.33 : to.5.11 3.59 ¦t.2S 5.03 5.42 6.29 7.13 V •• 0.13 7.15 8.17 $ 7.14 7.15 m N ¦ O- X 5 7.10 ¦1.19 m ¦1.19 A' 7.17 9.10 ¦¦ V ü y NOUVELLE LUNE le 27, ù 1 h.et 30 m.du matin.Jrz .& Il d LES ALLEES ET VENUES DE LA MAREE i e 120 paroisses du diocèse ont atteint ou dépassé leur objectif.Nommons Ste-Cécile du Bie, S 1445.27 : de Matapédia, $412.55; de l’Isle-Vertc, St-Clément, $562.76 : $634.41 ; Ste-Odile, St-Eugène de Ladrière, St-Fabien, $1210.28; Al-$300.60 : Grosses-Ro- j St-Valërien, $359.-Pointc-au-Père.$300.00 ; St- 1 J St- n Laurent Sl-Jean-Baptiste $1371.95 ; St-Mathieu.$650.72 ; $230.25 ; bcrtville.t,.JOUR JOUR HEURE HAUTEUR E.S.T.01.34 06.27 13.34 18.33 02.12 07.01 14.09 19.04 02.50 07.38 14.47 19.39 HEURE HAUTEUR EST.03.42 11.03 16.11 23.32 04.31 il.48 16.52 00.17 05.13 12.24 17.29 00.57 05.51 12.58 18.02 Constellation U If pieds pieds 13.3" 27 0.3" 23 14.4" 1.0" vert.mar.0.9" 14.0" I ches.$250.00 ; 55 ; Yves.$747.72.EFFICACE .SILENCIEUSE .PRATIQUE .16.4" 1.1” 0.2" 28 24 13.7" 14.5" 0.8" mer.sam.0.9" 14.8" LA BALAYEUSE QUI FLOTTE SUR L'AIR La Hoover Constellation n'a ni roues, ni glissières qui pourraient marquer vos tapis frais balayés.Elle flotte véritablement à vos pas sur un coussin d'air — vous n'avez même pas besoin de tirer.La saleté est ramassée dans un sac en papier que vous jetez.Se change en quelques secondes.Les outils sont compris dans le prix d'achat.i 0.9" 25 0.6" 0.2" dim.14.0" 29 Chute fatale d'un pont 14.3" 0.8" jeu.1.1" 15.4" 17.0" 26 0.4” Un ancien résidant de Cau-sapscal, M.René Poulin.30 ans, natif d’Albertville, a perdu la vie, samedi, à Dorion, où il travaillait à la construction d'un pont.M.Poulin, dont les funérailles ont eu lieu, mercredi, à Dorion, est tombé d'un pont, alors qu’il était au travail.lun.14.2" 0.8" 15.9" LES ENCHÈRES CHERRIER Ltée SERVICE MEDICAL D'URGENCE 312 £4>*= I 105, St-Germain 723-7373 Rimouski 3 -7851 ( te tJ T 7 819 ALLONS A LA MESSE E DIMANCHE LIVRAISON # l GRATUIT # A LA CATHEDRALE : 6 h.7 h., 8 h.15, 9 h.30 (grand-messe) et II h.A ST-PIE X: 7 h., 8 h., 9 h.(grand-messe), 10 h.30 et II h.30.A NAZARETH : 7 h., 8 h.15, 9 h.30 (grand-messe) et 11 h.A STE-AGNES: 7 h., 8 h.15, e 9 h.30 (grand-messe) et 11 h.j • A ST-ROBERT: 7 h., 8 h.15, 2 9 h.30 (grand-messe) et 11 h.! J A STE-ODILE: 7 h., 8 h.30 et 10 h.(grand-messe).•;.g ¦h o O m RESTAURANT \ y ' ¦> : :i : h I a # # A ST-YVES : 7 h„ 8 h.15, 9 h.30 et 11 h.A POINTE-AU-PERE : 6 h., 7h., 8h., 9h., 10 h., 11 h.30 (heures d’été) O Commandez nos spécialités par téléphone : Smoked meat - Poulet Bar-B-Q Spaghetti italien - Hot chicken ~ Club sandwich, etc.# # • LES HEURES DES TRAINS : I 1.55 p.m.10.00 p.m.5.23 a.m.7.15 a.m.4.33 a.m.3.09 p.m.L’EXPRESS MARITIME (ts jrs cxc dim) 10.23 p.m.OCEAN LIMITE SCOTIAN 2e OCEAN N.B.le train 2 bis, rame supplémentaire de YOccan Limité, circule tous les vendredis du 22 juin au 31 août inclusivement.Les voitures-lits à destination de Rivière-du-Loup, Mont-Joli et Campbell ton font partie de ce train qui comporte aussi des voitures-coach.L'AUTORAIL (ts jrs exc dim) 11.46 p.m.10.10 a.m.# SERVICE RAPIDE — COURTOIS — GARANTI Restaurant au Gourmet — 723-3800 — Prop.Guy Roy • • # # LE PROGRES DU GOLFE, 23 NOVEMBRE 1962 PAGE TROIS Encore l'affaire Guérin o « Il s’agit de six professeurs de l’Ecole Normale Jacques Cartier qui ont proteste publiquement contre une situation intenable et qui ont été renvoyés de leur poste par le Conseil de l’Instruction publique, malgré les recommandations de la Commission Mont-petit.ses qui existait, à l’école.Ils l’ont fait d’abord par les voies ordinaires.Ils n’ont pas été entendus.Ils ont alors osé répandre l’affaire dans le publie.Et ce fut leur malheur.Cela veut donc fl ire que les professeurs n’ont pas droit de se faire entendre, qu’ils ne sont pas libres de signaler ce qui ne va pas, ce qui peut être amélioré dans une institution.C’est toute la liberté de l’enseignement qui est en cause.Et en 1962, il est inconcevable qu’un homme ou un groupe d’hommes se voit privé de la liberté de parole dans notre province, qu'il soit puni pour en avoir usé.pliquer qu’il ne voyait pas d’inconvénients à ce double emploi.D’ailleurs, il est un autre départ qui est difficile à expliquer.Pourquoi, par exemple, un professeur de la compétence de M.Jean-Marie Laurence, après plus de trente ans de service sous l’égide du Conseil de l’Instruction publique, quitte-t-il soudainement son poste pour aller à Radio-Canada ?Etait-il libre cîe rester et de faire son travail au meilleur de sa connaissance ?Devait-il se soumettre à la “compétence” du surintendant de l’Instruction publique ?Si le premier ministre Lesage et M.Gé-rin-Lajoic en particulier sont sérieux, qu’ils veulent la libération du Québec à tous les points de vue, je crois que pour eux le temps est venu de se pencher sur le problème de l’enseignement, surtout sur l’organe administratif qui en dirige la première phase.Il y reste trop, à mon avis, de créatures de l’ancien régime pour que la liberté et l’efficacité puissent y régner.Point n'est besoin d'attendre les recommandations de la Commission Parent ; il suffit d’examiner les résultats de l’enquête Monpetit pour s'en rendre compte.Tout ne tourne pas rond au ministère de la Jeunesse.Certes il est fort louable de fournir les moyens d'envoyer les enfants à l'école, mais il serait aussi bon de savoir sous le férule de qui ces écoles sont restées.Si l'Etat veut s’occuper d éducation, qu'il voit à mettre en place les vraies personnes compétentes et qu'il empêche qu’on les renvoie sous le moindre prétexte.Celte cause semble assez éloignée dans le temps et dans l’espace mais elle reste d’actualité puisque le mouvement laïque vient de la reprendre et elle est très près de nous puisqu'elle intéresse tous nos instituteurs, les élèves qui leur sont confiés et les parents qui répondent de l’instruction de leurs enfants.Cependant on se rend bien compte que là n'est pas le fond du problème.11 s’est exercé en tout, cela une basse vengeance.Les professeurs en fait ont protesté contre l'une des formes de patronage les plus dangereuses.L’un des directeurs de l’institution est en même temps l'un des directeurs d'une maison d’édition de manuels scolaires, comme d’ailleurs le secrétaire du Conseil de l’Instruction publique.Certains prétendent que c'est un scandale de se trouver à la fois acheteur et vendeur public.Tant qu'il s'agit de graines de semence, même d’actions dans une société, la portée des transactions offre peu de dangers.Mais dans le cas de manuels scolaires, les conséquences peuvent être plus sérieuses.La qualité peut en souffrir puisque le choix n’est pas libre.Cette situation est généralement connue ; les libraires sont tous au courant.Toutefois il n’a rien été fait pour la corriger.Et nous avons même entendu le secrétaire du Conseil de l’Instruction publique ex- La Commission Monpctit ayant admis la complétcncc et la culture très poussée de ces professeurs et ayant recommandé la clémence au Conseil de l’Instruction publique, pourquoi celui-ci les a-t-il renvoyés ?La décision repose entièrement sur le Conseil de l’Instruction publique.Or, l’on sait que cet organisme est composé de 22 évêques et d’un nombre égal de laïques, qu’il est l’objet de critiques de plus en plus violentes de la part des éducateurs et des parents qui souhaitent des améliorations dans notre enseignement primaire.Le secrétaire du Conseil lors d’une conférence de presse télévisée a défendu l’attitude du Conseil de façon assez dictatoriale.En bref, a-t-il dit, le Conseil a décidé de renvoyer les professeurs impliqués, voilà tout.Mais justement c’est la raison du renvoi que nous aurions aimé connaître.Les professeurs ont protesté contre l’état de cho- G 9 L'espace me manquant, je pas.B serai outre aux chandails qui I tombent sur l'arrière-train, aux p perruques de toutes les couleurs et aux autres caprices des mai- litres de la mode féminine, un jour une saison s'annonçait sans nouveautés dans le vête- -< ment, la femme irait jusqu’à refuser cette saison.or •- ÎSggjtMv***, Si t tr s •J.', CAPRICES DE LA MODE.*; I % % P '¦VS S v-S *te a' •t! A7 à 4 ¦ /• El&i s.ti.f .æS > > '^.3 m Chaque saison est prétexte aux couturiers ou aux tsars de la mode pour lancer de nouvelles tendances, l a femme, si désireuse de nouveauté, n’hésite jamais à s'affubler de ces créations.Songeons qu elle a sans sourciller adopté la robe-sac il n'y a pas si longtemps, .te m'attarderai, cette semaine, à vous signaler quelques trouvailles-saison ! f X ¦pW! if m iF -SV M mm 7 t % ( .ma wjgSè T O ¦ - S I m 2/ t WW * Cours du soir de céramique, le jeudi, à l'Atelier Pierre-Paul Riou .M ' i «f >*• La cape fera fureur cet hiver.J’en vois de plus en plus et de tous les modèles.La meilleure description que j'en puisse donner est encore une image.Simplifions en disant qu’il s’agit vraisemblablement d'une couverture renversée sur les épaules.Le reste tombe ici et là mais le tout semble se tenir.Le pantalon d’hiver devient plus affriolant que le maillot de bain.Nous sommes loin des “culottes à tuyau".Pour ma part, j’avoue que certains modèles m'ont donné chaud à voir même si le thermomètre marquait dix au-dessus de zéro.Ajoutons que ce pantalon est d'un collant terrible.Ce modèle représente un avantage très marqué pour l'homme : son oeil curieux n'a plus à imaginer ; il voit ce qu’il a toujours tenté de définir.Une autre innovation de la mode féminine s’en prend à la tête.De loin on croit facilement qu'il s’agit d'un bonnet de fourrure.Erreur ! Il s’agit d’un tas de laine étirée qui tombe jusqu'aux oreilles et cache quelquefois les yeux.Ca fait “dur" mais cela doit cire chaud ! La Russie influence, cette année encore, la mode occidentale.Nos femmes ont choisi de chausser la botte cet hiver.En bon ou mauvais cuir scion le prix mais toujours à fine pointe, elle atteint allègrement le mollet.Si vous avez déjà vu les Cosaques du Don ou les danseurs du Bolshoi vous avez, line image précise de ce nouveau caprice de la mode.Ne soyons donc pas surpris si nos femmes délaissent le twist pour adopter la czardas et si elles préfèrent la vodka au gin .! a ¦ >• >¦ : i* r_v- - r * Ouverture prochaine d'un ws, coiffure dans l'ancien > .à :>" - « salon de local ilu Magasin Lavoie, voisin du restaurant MON COPAIN .tm .• U' Æèèëê Samedi l'ouverture de la saison du gagnantes furent Mme Romuald Lepage en compagnie de MM.Wilson et Drolet.I y Si - m y Æür t*J - * Aline Gagné vient de changer sa Sunbeam Alpine pour tine Valiant.* Prompt rétablissement à l'ami Jean Asselin qui se remet d'une défaillance cardiaque .* Parmi les francs-tireurs de la semaine: Jean-Paul Joubert.Viatcur Michaud et Noclla Lepage, de la Pharmacie St-Ger-main.Si les chasseurs sont nombreux, le gibier ne manque pas .Dix hôtes ont été abattues au club des Baies, en fin de semaine .* Au palmarès des chasseurs, une place à part — avec notre sympathie ginald Tremblay, qui a bien “eu" son chevreuil mais du même coup un accident de voiture, en rentrant.* Gérard Boutet, maintenant rétabli, déménage avec sa famille à Québec où sa compagnie lui confie un nouveau poste .* Les ensembles musicaux formés de noirs sont à la mode dans la région .Après les duettistes qui font les frais de la musique qu'un combo vient d’être engagé par le Manoir Normandie .* Le système de réfrigération, pour la glace artificielle à Paré-na de Mont-Joli fut payé $-10, 000.00 et n'a jamais fonctionné.il fait actuellcmnct l'ob- curling au Club PB était soulignée par un 'jitney” dort les et Mme Mariette Riuux.On aperçoit !- s deux gagnantes jet d'expertises, de ia part des techniciens, qui soumettront l'estimé du coût de la mise en marche.Il est possible que ces chiffres atteignent les S20,-000.ReCOHRCVSSGRG» * L'ensemble de Paul Bossé gyndlcolG 7 fora les frais de la musique lors ' du grand banquet annuel de la ‘¦ Union Internat ionale des Ma- Quebec North Shore, à Man - ^hinistes (IAM) groupant les FFF™ H"HH ' '11 btisson.La \edettt du demande en reconnaissance syndi-spe.-taele : Muriel Millard.cale auprès de la commission des relations ouvrières du Québec.L'Union Internationale des Ma.sent de superbes demeures.chinistes affiliée au Congrès du les dernières en construction : Travail Canadien (CTC).Fédéra-evlics lies Dr Sabin Plourde et tion Américaine du Travail (FAT), Georges Gagnon .* Poussée démographique tonnante : cent naissances mos à I hôpital St-Joseph (en •no ’cnnc .) re.e;n- * Les inscriptions pour le curling (chez les Utilités Publiques) sont tellement nombreuses que le responsable, Réal Fournier, devra établir une ligue à seize équipes.?Nos médecins se constmi- au tireur Ré- * Jenn-Guy Bouchard, eu si-nier à l'Auberge du Roc (de Baie-Comcau) passe au populaire restaurant rimouskois La Lorraine .(COI) entreprendra des négociations en vue de la signature d'une convention collective de travail par dés que la CRO aura émit une certification à cet fin.C est ce que le porte-parole de l’Union.M.Raymond Boulet, nous laissait en-RENNOIS tendre aii’ourd hui é- l.cs petits seront légion devant le petit écran, samedi, de midi à 1 heure, alors que sera, télédiffusé le grand défilé montréalais du Père Noi l .?L’ETUDE LEGALE * Mais ces mêmes jeunes.île R Rimouski, pourraient bien être ¦ privés de leur défilé local clu I Père Noël puisqu'il semble exis- S 1er un désaccord entre les mar- B chands de l'ouest et ceux de | l'est.I 1 TESSIER & D'ANJOU AU RESSAC, voici 140, rue ST-GBRMAIN (Immeub'e Woo wodh et Domini in) est ouverte du lundi au vendredi, de S li 30 a m à (i h 30 p.m * Le pasteur de Stc-Agnês vâTc:?n,co'Zr,=h7,s GaHHMHBRUm y sous les auspices : DES LIGUES DU SACRE-COEUR et DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE RIMOUSKI Du 28 novembre au 2 décembre (ouverture : 8 heures p.m.) A L ECOLE SECONDAIRE LANGEVIN 1 4à Patrons d honneur : Mgr Eudore Desbiens, P.D.Me Alphonse Chassé, L.LL.s ublimotion et amour: deux mots qui, en apparence, se contredisent.Car, qui veut croire, à l'heure actuelle et dans le courant tumultueux des passions modernes que l'amour peut être tempérant?Qui veut croire que l'amour humain peut être dépassé?Le R.Père Ovila Mc-lançon, c.s.c., répond à ces interrogations.Il démontre que la chasteté est une vertu, un aspect de la tempérance qui maintient l'homme au-dessus de l'enlisement illusoire dans le sensible.Il expose pour nous les différents aspects de l'amour transformé, que ce soit dans le célibat, dans la vie religieuse ou dons le mariage.L'équilibre de deux êtres unis dons le mariage ne se réalisera que par le dépassement de leur égoïsme réciproque.L'amertume de la solitude ne s'acceptera pour le célibataire, que dans l'orientation et la sublimation d'une vie consacrée à l'amour d'autrui.Et la vie religieuse ne gardera sa signification véritable que par le don total d'un amour qui ne devient parfait que dans le Christ.Dans un monde comme le nôtre uniquement préoccupé du sensible, certaines vérités doivent être redites, si nous ne voulons pas perdre le sens même des valeurs spirituelles.Le livre du Père Melançon, très bien documenté, touche à des sujets qui troublent la conscience des hommes.Il les aborde franchement.Il appuie ses avancés sur des textes sérieux.Il convainc par une dialectique serrée.Un livre à consulter, en vente dans toutes les librairies et à Fides, 25 est, rue Saint-Jacques.182 pages $2.25 LE PROGRES DU GOLFE, 23 NOVEMBRE 1962 PAGE QUATRE Jeunesses Musicales Canadiennes On peut encore s inscrire aux cours de 9e et de île Les vingt-cinq ans.(Suite de la pape 5) qu'aux ingénieurs, aux techniciens, aux hommes de métier, ceux, conclut Vigneauit dans son monologue, qui sont allés à l’école.” Le téléthéâtre.(Suite de la page ô) table ont ennobli jusqu'il la grandeur.Jacques Godin et Benoit Girard jouaient les fils, Bill" > et Happy.Le premier, en comédien chevronné avec adultes, aux cour; l.e succès qu'a remporté l'Inscription des de la série !)e et lie années, offerts par le Ministère de la Jeunesse, autorise les responsables à prévoir de fort bons et une assiduité convenable.peut- | être ! — un physique plus usé i que le demandait le rôle, le second en parfaite petite gouape de bas étage qui essaie d’oublier ! avec les filles et dans l'alcool résultats Mardi, le 20 novembre, réunissait le comité de direction des Jeunesses Musicales Canadiennes, section Rimouski.cette circonstance.Madame Guy Leblanc, directrice dans i organisation du Festival-Concours, recevait les membres de mité.Déjà se dessinent les plans du Fertival-Concours qui lieu vers le mois de mai l'égide des J.M.C., section Rimouski.Après avoir formé comité de sollicitation, des lettres furent adressées à toutes les organisations industrielles, commerciales et professionnelles de notre ville et les paroisses environnantes.Le but de lettres est de recueillir les argents destinés à récompenser et à encourager les talents qui se seront faits valoir lors du futur Festival-Concours.Le prochain concert J.M.C.aura lieu le 10 janvier 1063.Notre jeune public aura le plaisir d'entendre le TRIO CANADIEN : piano, hautbois et flûte.Malgré sa tristesse et l’éloquente mélancolie de la plage blonde, où rêvent les yeux ouverts ces jeunes chômeurs, ce film était réconfortant par la présence même d'un poète.Regardant tout cela, de son regard perçant “d’homme de mer”, Vi-gneault transcende la misère de ces hommes par sa chaleureuse sympathie et par son exemple celui d'un garçon du se inscriptions Commission Scolaire de Rimouski annonce que 1 on Cependant, pour ajouter aux quelque soixante déjà faites, la pourra encore s'inscrire jusqu'au 30 novembre.Rappelons que les cours GRATUITS, qui mènent a l'obtention — en quatre ans ou moins — d'un certificat de 9e ou de lie année, sont offerts à tous les adultes, âgés de seize ans et plus.A Rimouski, les cours se donnent les lundi et mercredi de chaque semaine, à l'Ecole Secondaire l.angevin, à 7 heures 30.lin la bassesse de sa condition.Grande soirée de théâtre ! Une pièce forte, très dure et presque désespérée, mais riche de tout un poids : celui de la condition humaine ! De très grands artistes à qui Radio-Ca- j nada n'offre pas tous les jours j la chance du dépassement ! i ce co- aura meme : Nord qui est allé à l'école et qui “prêche” pour que les autres, tous les autres y passent ! NOUVEAUTES A LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE sous un Bravo ! 1.m.I.ni.j Mémoires de T.D.Bouchard, 3 tomes.Laurent le magnifique Les hommes en blanc Spectacle La Russie et l'Europe Stephen le héros L’Amérique au jour le jour Antigone — l invitation au château Chants et psaumes d'automne Contes du pays incertain Marcel Brion André Soubiran, I tomes Jacques Prévert Karl Marx James Joyce Simone de Beauvoir Jean Anouilh Marie Noël Jacques Perron CVS V?- T j if- % ; .a M HU T, H» K< 6-a! ' m Un Petit Salon du Cadeau à Rimouski .' 55^ :3 Lt>' g# '-i# 1 V" ?% ' i ‘.àl a i - rjr L'Association Canadienne des Bibliothèques de Longue Française tenait à Sherbrooke le 6, 7, 8, octobre dernier son 18c congrès annuel.A cette occasion une exposition de volumes avait lieu à l'Université de Sherbrooke où se tenait le congres.Les Editions Fidcs ont lance dans le public, le samedi 7 octobre "Le Bibliothccoriot" de monsieur Raymond Tonghc, conservateur adjoint de la bibliothèque nationale à Ottawa.Ce livre offre des conseils, non seulement aux étudiants intéressés à la profession de bibliothécaire mois à tous les responsables qui, de près ou de loin, ont un rôle à jouer dans le développement progressif de nos bibliothèques.On voit sur la photo l'outcur, monsieur Raymond Tonghc, outogrophiant son livre ainsi que mademoiselle Cécile Lavoie, responsable du service des bibliothèques de Fidcs et secrétaire du se il d'administration de l'A.C.B.L.F.et M.Germain Beaulieu, président sortant de charge de l'A.C.B.L.F., bibliothécaire à la faculté des sciences de l'université de Sherbrooke.:• t EMAUX D’ART BIJOUX TABLEAUX TISSAGE TRICOTS au I f'T m I m Bi a a © V: COM.% Un groupe d'artisans, avec le concours du Comptoir d'artisanat de Rimouski, annonce la tenue d'un Petit Salon du Cadeau, à l'Hôtcl-dc-ville, du jeudi 29 novembre au dimanche 2 décembre (inclusivement).L'occasion rêvée de choisir des étrennes exclusives et peu banales ! mi Vient de paraître RS ¦ < \ SUBLIMATION ET AMOUR \ ¦y l" I t ^ < Pour un cadeau original, rendez-vous à I'hô+eI-de-vilIe du 29 novembre au 2 décembre m par z ! 3= Ovila Melcinçon, c.s.c.EXPOSITION DU LIVRE LE PROGRES DU GOLFE, 23 NOVEMBRE 1962 PAGE CINQ & Les vingt-cinq ans de CJBR avec un poète du St-Laurent y.BU V I —' À 'M nr C'est par le tour de chant de Gilles Vigncault que s'achevait, vers les onze heures, le jeudi 15 novembre, la journée du vingt-einquière anniversaire de la station radiophonique locale.Un tour de chant que la radio a bien voulu prêter à la télévision pour que tous, auditeurs et téléspectateurs de la fin de soirée, puissent goûter les belles chansons et les poèmes d'un artiste de chez nous, d'un gars de Natashqu.an comme il se nomme lui-même plaisamment.Réalisé avec beaucoup de soin par les techniciens de C J B R, sobrement orné d’un filet de pèche et d’étoiles de mer, par Georges Mercier, ce tour de chant fut une franche réussite.De bonnes images, un audio qui a fait des miracles si l'on songe à la voix très spéciale du chanteur, et le meilleur accompagnement qui soit, résumé au piano, à la contre-basse et au violon.En écoutant, pour la centième fois peut-être, Jack Monoloy et Jean-du-Sud, Jos.Hébert et Caillou-la-Pierre, en se laissant bercer par les admirables chansons d'amour que sont J'ai pour toi un lac et Quand vous mourrez de nos amours, les admirateurs fidèles de Vigncault que sont les gens du lias St-Laurent.sur les deux rives, songeaient que ce garçon-là, qui les exprime si bien, n'a guère besoin de consécration guère besoin de consécration européenne pour pour nous émouvoir, qu'irait faire le droit, le simple, le fier Gilles Vigncault dans la jungle étouffante du milieu parisien du music-hall?Nous le mal intriguer, se soumettre aux inévitables pressions des imprésario, "traduire " ses fredons les plus drus pour être entendu des délicates oreilles françaises.Nous supporterions difficilement, pour tout dire, que Gilles-desgrands-vents, Gilles-de-la-haute-Gilles-des-champs-de-ncige, Gilles-dcs-cométiques, de retenir son élan, d’adoucir son eau de mer, et de tiédir son grand hiver canadien pour l’offrir à pâture à des publics blasés et revenus de tout.L’expérience de Bécaud (avec l'unique chanson qu’il a voulu “rôder" en France) et les commentaires qu’il a livrés à la presse montréalaise, la semaine dernière, confirment notre impression.Gilles Vigncault n’a rien à faire au music-hall parisien.Sa place est ici, et qu’il soit chansonnier en même temps que poète, pour la bonne mesure .mais qu’il nous donne un jour une oeuvre véritable, et écrite ! — de poète du Saint-Laurent.Cest, je crois, ce pour quoi il est fait, ce qu’il nous doit à tous! “ encore; Vigncault avec les Bacheliers de la Cim]iiième .! Après un Vigncault familier et très connu, l’ONF nous présentait lundi, à TEMPS PRESENT, un Vigncault moraliste pour qui les chansons et les monologues habituels devenaient l’instrument tout trouvé, le prétexte de l’analyse sociologique.Ce court métrage, fort bien fait, que nous devons à Bernard Devlin et à ses collaborateurs illustre la tragique situation des jeunes chômeurs de la rive sud du Saint-Laurent qui vont tenter leur chance sur la terre de Caïn.Une terre bien “bardassée".selon l’expression typique de Vi-gneault, mais une terre où n'ont que faire les “bacheliers de la cinquième” .C'est-à-dire, ceux qui ont bon bras, bon oeil et du coeur, mais qui ont “oublié” leur diplôme .Une chanson, à la fois tendre et violente, sert de thème et de trame sonore au film tout entier.Sifflotée ou criée, cette chanson de Vigncault en dit plus long, quand elle accompagne des images dramatiques dans leur simplicité, que cent discours d’ethnographes ou de sociologues.Le Nouveau Québec, avec son sous-sol prodigieux, le plus riche au monde, n'est accueillant (Suite en page 4) ¦Si r, m % •y i i 8 nous plaire et Et puis, V mi m • f.*>¥ tV •*$£ a % 11- - am *a?.1 voyons -: • *.jÉBÊbiæs m iK J g lié mer, %] soit tenu ¦Mi’ kSAÏ.i1! m K, tjSs IS Le téléthéâtre retrouve sa classe d’autrefois Mort d'un commis voyageur d’Arthur Miller, réalisé par Paul Blouin 5 rt m Pour la plupart des téléspectateurs canadiens, le théâtre new-yorkais, c’est Eugene O'Neil, Tennessee Williams, Thorton Wilder, Arthur Miller et quelques autres.Mais il faut se hâter d’ajouter que ces noms et ces réputations sont consacrés au Canada beaucoup plus par le film que par le théâtre lui-même : liés peu d'entre nous avons la chance d’applaudir les comédiens américains sur scène et nous pouvons parler beaucoup plus aisément de The Rose Tat toc avec Magnani et des Sorcières de Salem avec Montand et Signorct que de Mour-II écornas to Elcctra ou The Night of the Iguana, dans leur mise en scène du ISroad-wav.CHEZ LES JEUNESSES MUSICALES K-:." l'fj ANDREW DAWES violoniste ft- "L'évolution do l'écriture violonistique dans la sonate" .y it Titrer un programme J M C de cette façon, c'est promettre ù l’auditeur — jeune et moins des commentaires succincts, sur la V m ¦'< jeune musique de violon à travers les âges, mais en même temps un récital de violon véritable.Tout indiquait, à lire les oeuvres inscrites, que nous aurions les deux et que la visite du jeune Andrew Dawes à Rimouski ajouterait un souvenir intéressant à la liste des bonnes soirées 4 :Y,VY i»-f !.¦ */ 1 ; .:z, \ nmg ¦Vf ¦ J M C.Il n'cn fut rien, hélas ! Et le plus triste, c'est qu'il ne faut sans doute accabler ni le commentateur ni le jeune artiste.Leur tournée est seulement prématurée, et la direction des Jeunesses Musicales s'est tout simplement trompée en voulant faire figurer Andrew Dawes, accompagné de sa soeur, Mme Dawes-Kolbinson, au calendrier de la saison 1962-63.Ils seront prêts pour le concert à la saison 106-1-65, et peut-être plus tard.date n’a ici aucune importance : c'est la réputation des Jeunesses Musicales qui est en jeu et le souci qu’elles ont d’instruire sans doute les jeunes, mais en même temps de satisfaire les adultes, au cours de la tournée transcanadienne./ m Ce téléthéâtre du dimanche 18 novembre suscitait, de par notre éloignement de la métropole américaine, un intérêt qu'augmentait encore la réputation de Miller ou le succès persistant, plusieurs fois recommencé, de sa pièce fameuse : Death of a Salesman.Malgré sa réputation, j'avoue tout uniment que j'ignorais jusqu’au sujet véritable de ce drame et que cette soirée étonnante de dimanche dernier restera une double surprise.Tout d'abord, l'étonnement de considérer l'équipe dramatique de Radio-Canada en pleine forme, ensuite l'émerveillement où m’a plongée, une fois de plus, ce très grand, cet irremplaçable comédien montréalais qu'est Jean Duccppe.Dans le rôle de Willy I.oman, l'incorrigible et le lamentable rêveur qu’a créé Arthur Miller, Duccppe a été tout au long de ces deux heures de spectacle prodigieusement émouvant.Son visage torturé et son pauvre rire si près de larmes me hantent encore, deux jours après que s’est assombri le petit écran.Rarement a-t-on pu assister, â la télé montréalaise, â une performance de cette envergure.Ce triomphe personnel de Jean Duccppe, il fallait le souligner en tout premier lieu.Pour dire ensuite, il va de soi, que le spectacle tout entier était remarquable.Une mise en scène étonnante de réalisme, sans doute, avec la cuisine minable, les chambres â l'étage où les deux fils I.oman — Happy et Biff — s'entrcdéchirent mutuellement, avant de dévaler l'escalier pour y retrouver la mère douloureuse qui ne comprendra jamais rien â “ses boni- \.'V i < .JEAN DUCEPPE, un prodigieux acteur.mes”, sauf qu’ils souffrent et qu’elle les voudrait tous heureux, sans problèmes, enfin calmés ! Mais une mise en scène qui n’était pas entièrement prosaïque, un décor où, de l'arrière-cour îuguble, on pouvait, avec Willy Loman, s'affliger de ne voir qu’une étoile ù la fois, une chambre triste où, de l'étroite fenêtre, on voyait soudain, toujours avec I.oman, la lune briller d'un éclat insolite .Enfin, une mise en scène extrêmement ingénieuse, où Paul Blouin a rappelé aux téléspectateurs que notre télévision avait déjà atteint des sommets et qu’on recommençait à se surpasser, pour notre plus grand plaisir.Est-il bien nécessaire de rappeler le sujet de Mort d'un commis voyageur ?Ces quatre personnages qui "rêvent" leur vie, qui jouent à se raconter meilleure histoire", à se montrer “le visage le plus avantageux” .Et d’abord le père, dont la vie fut un échec à la manière de tant de gagne-petit, que le travail use sans les rendre meilleurs, ni plus sages, ni plus accomplis.Mais un père qui ne s’admet pas, qui s’est supporté tout le temps où il parcourait les routes, où il rencontrait clients et patrons, mais qui ne veut plus se regarder.Et les fils qui lui tendent un miroir, que Loman juge déformant parce qu’il n’y voit pas le reflet de sa “grandeur” imagi- i La % Life @ ANDREW DAWES Gilles Lefebvre ne sera pas étonné d'ap-nous le lui avons dit de vive voix, prendre au moins â trois reprises, et la dernière fois, à que la formule de ses commentaires, des explications qui accompagnent les oeuvres, reste à trouver.Quelques rares exceptions — Brest! et Lagoya, Erduran et Fallot, Mario delli Ponti, c saison dernière le Quatuor Margand — n'infirment nullement notre opinion.Il faudrait — et le plus tôt sera le mieux avant même que la saison ne débute, un rédacteur (musicologue de préférence) pour des commentaires simple, brefs et efficaces, et retenir les services d'un "lecteur" chevronné pour tous les concerts de la saison.vl auto: née.Miroir trop fidèle, hélas ! échec des deux fils, égal à celui du père, portrait de trois ratés qui reconnaissent au fond d'eux-mêmes qu’ils le sont, qui voudraient le crier à tous mais que l'aberration affichée du père empêche de parler.Un drame fort sombre, évidemment, et que l’adaptation, par ailleurs excellente de Marcel Dtibé, nous a rendu plus proche, plus reconnaissable d'etre parlé dans notre langue canadienne.La transposition du milieu ney-yorkais en milieu montréalais en devenait par trop facile, et le voyageur de commerce déchu, qui meurt pour ne plus voir scs mensonges et qui veut "assurer" l’avenir des siens, voilà qu'il nous paraissait très fraternel, tout à fait de chez nous.Mort d'un commis voyageur, c'était aussi pour Janine Sutto — peut-être la seule véritable tragédienne que nous ayons à Montréal, un rôle merveilleux, infiniment nuancé que beaucoup de retenue, une simplicité véri- (Suite en page -1) la evoir, On s'explique mal qu'ayant sous la main, au cours de la saison estivale, des professeurs tels que Perlemutcr et Dufourq, la direction des J M C n'ait pas décidé d'étudier et de mettre au point, en compagnie de ces spécialistes, la formule des commentaires .L'échec de la tournée Dawes servira sans doute de leçon.11 est regrettable, par ailleurs qu’un jeune et très prometteur violoniste soit la victime de cette erreur.Scs interprétations du samedi 17 novembre, à Rimouski, en dépit des conditions malheureuses où nous dûmes les entendre, ne manquaient pas d’intérêt, et si la Sonate en ré mineur (dite du “Printemps"), de Beethoven, donna surtout "sa chance" à Mme Marylou Dawes-Kolbinson, pianiste fort brillante, nous croyons que la seconde partie du récital racheta quelque peu le début.En effet, dans les trois caprices de Jean Papineau-Couture, oeuvre intéressante et que le concours national lui a permis de maîtriser, Andrew Dawes s’est révélé possesseur enviable technique.C’est cependant dans le Nocturne Tarentelle, de Szymanowski et dans un rappel étonnant — le 2c mouvement (romance) du Concerto en ré, de Wieniawsky, que le virtuose en puissance a donné tout ce qu'il pouvait et qu'il a justifié, jusqu'à un certain point, le choix de Gilles Lefebvre.Nous réentendrons avec plaisir Andrew Dawes et sa taie soeur aînée dans quelques années ! "la déjà ! — d’une tueuse 1.m. LE PROGRES DU GOLFE, 23 NOVEMBRE 1962 PAGE SIX lus Sports ' 1 '*0, V l.s e F* 'V ‘ V V ; % L\ V vs Il est rumeur que les frères Ben et Bob Moreau fassent un retour au jeu avec les Aigles de Mont-Joli.Ils ont pratiqué mais n'ont pas pris part à la partie hors concours à Matane, dimanche dernier, puisqu'ils n’ont pas encore accepté les offres du gérant du club mont-jolien Gilles Daignault.On sait que Bob, joueur de défense, aurait le droit d’évoluer avec le St-Ro-bert mais le pilote André Goulet n’a pu le décider à joindre ses rangs .Pull Lavoie venait à peine d’arriver de la chasse quand il est sauté sur la glace dimanche après-midi ce qui explique assez bien la longueur de sa barbe.le moment était bien choisi pour faire “la barbe" à ses adversaires et il a conduit son équipe, le Nazareth, à un triomphe de 7 à contre le Rimouski-Centrc .vU I >;V, 1 X X & i*.ef [Æ f % " ^•¦r ¦ 4 t y ¦ Y 9 Jlv irl': V : t> " ¦ vrja HMà
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