Le progrès du Golfe, 4 décembre 1964, vendredi 4 décembre 1964
Bibliothèque- de la Lé^lslatur Hôtel du Gouvernement, Québec.1-1- .6FS € rrt- encore une fois, l'hiver.m #####% g PROGRE/ ' RIMOUSKI y f t: 1964 r < ' A' - fi W* x ¦ -"j ! ' ; " 59e année (1904) ¦ du care iSfewsœ a No.36 .¦ 0&L •• -• ¦ .Le numéro : ¦ Isa .dix cents Le quartier des affaires - secteur ouest de Ri-a été enseveli À l'école PAUL-HUBERT, le ministre de I Éducation devant la régionale mouski sous la première neige de la saison.n Douze pouces de neige se sont accumulés partout dans Rimouski et dans la région.Après les Maritimes, le Québec a connu les premières rigueurs de l’hiver.Les routes, bloquées à certains endroits et pour des périodes qui ont varié de six à dix heures, sont maintenant rouvertes à la circulation automobile.Un vent violent a multiplié les dégâts dans le Rimouski métropolitain.Les bris de portes et de fenêtres sont à inscrire au bilan de cette tempête ; les Rimouskois sont encore heureux de n’avoir aucun accident grave à signaler, les méfaits de la poudrerie étant somme toute minimes.Une date à inscrire : le premier décembre et le commencement de la morte saison ! Près de 1100 pcronncs de la ré- ¦ gion baslaurentienne et du grand || Rimouski ont écouté le Minis- Rj tre de l’Education leur parler F des véritables dimensions du * problème de l’éducation, de planification et de régionalisation, | pour développer les aptitudes et \ les talents de tous les enfants du Québec, sans exception, selon les exigences de la société québécoise en évolution.C’était la dernière étape, à travers la province, du voyage de l’honorable Paul Gôrin-Lajoic et de son état-major, avant l’étude, les 7 et 8 décembre, par tous les fonctionnaires du Ministère du Rapport de la Commis- I sion Parent, et du colloque pro- I vincial, en janvier, pour lancer I l’OPERATION ENSEIGNEMENT.I La lumière se fit dans tous les I esprits.Un film-choc, sur l’a- I morce des réalisations au cha- I pitre de la construction d’Ecoles I Régionales, de la centralisation, I de rétablissement d’écoles d’ini- U tiation au travail, d’enseigne- | ment spécialisé pour garçons et filles, avec graphiques relativement au financement et à la contribution des Régionales et même des gouvernements, selon entente fédérale-provinciale, précéda l’arrivée du Ministre de l’Education.Il fut présenté au nombreux auditoire par le président des administrateurs de la Commission Régionale du Bas St-Laurent, fondée, mercredi soir dernier, le docteur Gaston Beaulieu.Edifier un Québec ¦'VlM a; À h , ' ?J MM.Albert Dionne, M.P., Maurice Tessier, maire de Rimouski, l’honorable Gérin-Lajoie, ministre de l’Education, le Dr Gaston Beaulieu, président de la Commission Scolaire Régionale, M.Lucien Dumas, conseiller en orientation scolaire, sont groupés sous l’objectif de notre caméra, après la conférence d’information donnée dans notre ville, le dim anche 27 novembre, à l’Ecole PAUL-HUBERT.(Photo Roland Morin) LE CONSEIL DE L EDUCATION : une institution prématurée nouveau Seul sur la tribune, l'honorable Gérin-Lajoie fit un exposé précis et sans fard de la besogne titanesquc à accomplir et qui nécessitera toutes les énergies et la collaboration de tous les éléments de la société.Les Comités de Planification Scolaire, déjà à pied d’oeuvre, dont les meneurs reçoivent périodiquement un entraînement intense et dynamique, feront place, dans chacune des cinquante-cinq Commissions Régionales Scolai-à la mi-juin 1965, à des Avant de naître, le Conseil de l’Education du Bas St-Laurent a subi un rude coup qui n'aidera pas a sa réapparition sur la scène baslaurentienne.Quant à la Commission des Monts, avec Matane, comme siège, aucun représentant.La future Commission Régionale de Matapédia, à fonder le 9 décembre, comptait trois repré-nales de la région baslaurcn- sentantes : une religieuse et tienne.La Régionale du Bas deux dames, qui n’exprimèrent St-Laurent était en nombre.La aucune opinion mais votèrent future Régionale du Portage, a- comme les autres, à main levée, vec Rivière-du-Loup comme pi- Le désintéressement des régions vot, était représentée par une matapédienne et matanaise à la vingtaine d'intéressés, qui ne fondation d’un Conseil de l’Edu-voyaient guère l’utilité d’un tel Conseil.Leur argumentation fut péremptoire.Pour eux, le Ministère de l’Education était une réalité.Un Conseil Supérieur de l’Education était déjà à l’oeuvre.Chacune des Régionales de la province était déjà nantie d’un Comité de Planification ou le serait incessamment, avec des spécialistes rodés aux problèmes de chaque zone.Un Comité d'Education serait attaché à chacune des Commissions Scolaires Régionales, formé de gens du milieu et de toute allégeance, dès l’an prochain.Créer un autre Conseil de l’Education pour le Bas St-Laurent consti-, Lajoie, à la conférence publique tuerait un gaspillage d’énergie d’information à l’Ecole Paul-qu’aucune Commission Régiona- Hubert, apportait un éclaira-le pouvait se permettre, actu- ge nouveau au problème, à ellement.la demande de Monsieur Fra- ser : “Je ne vois pas, disait M.Gérin-Lajoie, comment ces conseils d’éducation régionaux peuvent être autres que les Conseils de Planification formés de conseillers du Ministère de l’Education.Je ne vois pas comment concevoir l'existence d’organismes distincts de ces comités régionaux de Planification et d’Education du Ministère de l’Education.” C’était Après trois heures d’un dialogue vigoureux, entre la tribune et les participants, (pour tenter d'y voir clair) l'un des auditeurs, aussi las que les autres, posa un geste qui mit brusquement fin à l’assemblée.Il était 5 h.30, dimanche après-midi.La plupart des “cambattants” comme les appela un interlocuteur, fonctionnaire du Ministère de l’Education, avaient déjà quitté les lieux.C’est en réclamant que l’on rescinde tout bonnement les résolutions antérieures, et en suggérant au Comité Coordonnateur de poursuivre son travail de recherches, que le silence se fit.MM.Roger Fraser et Jean-Paul Lcgaré, deux des 26 membres du Comité Coordonnateur, furent les seuls sur la sellette à défendre la cause.# Les quatre Régionales Le Conseil d’Education du Bas St-Laurent voulait rallier l’assentiment des quatre Régio- catégorique.Comment poursuivre, après la formulation d’opinions qui s’appuyant sur les faits irréfutables, tant d’efforts “pour créer un petit ministère de l’Education dans le Bas St-Laurent”, en empruntant le propos d’un confrère de Rivière-du-Loup, le journaliste Beauvais Bérubé.aiidrée gauthier assez res, Comités d’Education pour chaque Régionale formés de délégués représentant tous les éléments du milieu.Ces Comités travailleront en accord avec les administrateurs de chacune des Commissions Régionales et le Conseil Supérieur d’Education, dont le rôle consultatif, auprès du public s’affirmera davantage, d’ici quelques mois, déclarait M.Gérin-Lajoie.Le ségrégation sociale, en matière d’éducation, doit disparaî-C'est la masse qui bénéficiera des bienfaits d’une formation générale en instruction, selon les aptitudes ou les déficiences de l’enfant, par l’établissement de cadres continus, souples, bien articulés, avec des options à choisir en temps op-(Sulte en page 8) cation du Bas St-Laurent ne pouvait être plus notoire.Le Comité Coordonnateur, formé en août 1952 pour organiser la Semaine de l’Education, voulait davantage.C’était son droit.Il tint même dix réunions depuis.Mais les événements allèrent si vite au Québec, et l’Education s’organisa si bien, que le Comité Coordonnateur, rêvant d’un Conseil de l’Education du Bas St-Laurent, arriva trop tard pour réaliser son but initial : “devenir un corps in- termédiaire auprès du Conseil Supérieur de l’Education.” En soirée, l’honorable Gérin- SPORTS La situation financière du Club de Golf s'améliore tre.Et PAGE SEPT LE PROGRES DU GOLFE, 4 DECEMBRE 1964 PAGE DEUX contrecarrer les projets de la population en matière d’éducation.Des précisions sur les cours d extension scolaire Ii progrè/du golfe % 11 AIME DIEU ET VA TON CHEMIN " qu’offre cette année le Bureau d’aménagement en collaboration avec le Ministère de l'Education.Au cours de l’émission, on a effectivement expliqué le programme et la nature du cours.On a de plus, par l’entremise de quelques témoignages, permis aux téléspectateurs de constater le bien-fondé d’une telle entreprise.Certains avaient des doutes quant à la possibilité pour eux de suivre les cours, du fait qu'ils n'étaient pas chômeurs.Dimanche dernier, le Ministre de l’Education, au cours d’une rencontre avec certains membres du Bureau d’Aménagcment, a déclaré que ceci ne devait pas constituer un obstacle pour personne.M.Gérin-Lajoie a été enthousiasmé par l’importance qu’on avait voulu .accorder dans la région-pilote, ;â ce programme de son ministère.Il a ajouté que des ententes pourraient être prises avec les officiers fédéraux des services nationaux de placement, afin que personne ne puisse être exclu de ce programme de cours.Dimanche dernier, la population de la Gaspésic et du Bas St-Lau-rent a pu, grâce à la télévision, prendre connaissance du programme de cours d’extension scolaire w mi 3 Wo QUEBEC in DIVISION I • SELECT • ALLOUETTE I&.'F jSB s ABONNEMENT CANADA $3.50 a Noel, Yolland Guérard.Chansons Folkloriques du Québec, Raoul Roy.Psaumes et veillées de votre temps, Chantovents et Choeur de la Cité.Noèl, les Djinns.Le Petit Prince, ABONNEMENT ETATS-UNIS $4.511 ¦ a > Publié par La Cie du Progrès du Golf-Bureau : Edifice de l'Imprimerie Blais.62.ave d, i.n Cathédrale RIMOUSKI Imprimé par l'Imprimerie Blais L* Ministère des Postes, à Otlowo, o autorité 1‘oflronchissemen1 ** • •• >• l’envoi comme ob|el de deuxième classe de la présente publication*'.: mu m ' Antoine de Saint-Exupéry.Les Fables de Lafontaine.Les Chansons de Jackie.Rallye No 1, Chant pour enfants.Psaumes de Jérusalem, Père Gélineau Chante ton Seigneur, ; t * - RENSEIGNEMENTS ivÿ UTILES m s Lucien Deiss, C.S.Sp.Le Ménestrel du Bon Dieu, Père Bernard, O.F.M.• SEMAINE DU 4 AU 10 DECEMBRE à voire magasin de musique l.UNF Lev Cou SOLED Lev Cou FETES •v Le Club Lions de Rimouski recevra la visite du Gouverneur du district A-10, lors de son souper du 7 décembre prochain.M.Gérard Venne participera à l’initiation des nouveaux membres.M.Venne sera reçu à l'Hôtel de Ville par M.le Maire Tessier pour admis que des obstacles de prosigner le Livre d’Or de la Cité.! cédurc ou de finances viennent GUITÉ&RUEST 7.52 4.47 4.17 7.24 7.25 4, vert.Stc-Barbe, vierge et martyre 5, sam.St-Sabbas, abbé 6, dim.Il Avant—Immaculée Conception 7.26 7, lun.St-Ainbroise, docteur S, mar.IMMACULEE CONCEPTION 9.mer.Ste-Léocade, vierge et martyre 7.29 10, jeu.St-Melchiadc, pape et martyr NOUVELLE LUNE, le 3.à 8 h.et 18 m.du soir.8.52 5.28 4.17 ENR.9.46 6.15 10.33 7.09 11.13 8.0S 11.13 8.08 s0.14 10.16 4.16 Le ministre de l'Education a cru bon d'ajouter que.dans l'optique de son ministère, il n’était pas 7.27 4.16 7.28 4.16 80, ST-LAURENT 723-7534 R I M O U S K I 4.16 7.30 4.16 LES ALLEES ET VENUES DE LA MAREE Diamants superbes, bijoux de goût la Bijouterie LAURENT RIOUX y à HEURE HAUTEUR EST 04.25 10.0S 16.29 23.11 05.07 10.43 17.10 23.55 05.53 11.35 17.50 JOUR HEURE HAUTEUR ES T 02.04 07.57 14.11 20.50 02.38 03 28 14.44 21.24 03.13 09.00 15.17 21.58 03.47 09.32 15.52 22.33 JOUR > pieds pieds I y îo.r Fiancés des fêles, pour le choix de vos alliances, consultez le véritable spécialiste, Laurent Riaux, horloger bijoutier, il sera heureux de mettre sa compétence et son expérience à votre service.8 11.4" 4 4.0" 7^ 3.2" mur.ven.12.6" 3.7" 9.8” 4.5” 12.0" 4.0" 2.3" 11 11.2" 9 5 VOYEZ NOTRE SCINTILLANT CHOIX DE CADEAUX Montres — Bracelets — Vases 3.3" mer.sam.13.9" X Réveils Etc.200, rue St-Germain 4.1" 9.5" 2.5" 19 10.9" 6 723-2677 4.9" jeu.3.5" dim.il 11.5" 13.6" 2.8" 10.5" 7 3.7" Inn.13.2" DEUX 3.3 % CAS & ¦tî FACILES À ÉVALUER ¦> dernier appel m* ’y' 2: m » Tous les Voyageurs de Commerce de la Section Est (Rimouski) anciens et nouveaux, n oyant pas encore payé leur contribution pour l’année 1964-65 sont priés de le faire d’ici le 12 décembre prochain., Johnston Clothes présente le cas du veston confectionné A l'envers et le cas du veston confectionne A l'endroit.Un veston "A l'envers" est confectionné de l'intérieur et retourné A l'endroit tout Juste avant d'etre terminé.Cette méthode est peut-être la plus rapide, mais elle n'est pas nécessairement la meilleure.Maintenant, lorsqu'il s'agit du veston "A l'endroit"—l'endroit du tissu sc trouve toujours A la surface pendant la confection, tout comme il apparaîtra une fois terminé.Celte méthode est la seule qui nous permette de contrôler les contours si importants et de donner un complet de coupe parfaite.Johnston Clothes ne prend pas de raccourci.La confection "A l'endroit" est la méthode que nous employons.Cette dernière a fait scs preuves depuis pris de un siècle d'expérience dans ce domaine.C'est la confection A l'endroit, la méthode de confection Johnston.Commandez votre complet aujourd'hui et choisissez dans notre assortiment magnifique de tissus importes que vous pouvez maintenant examiner.H > « LE BOTTIN 64-65 sera sous presse le 15 décembre et seuls les membres en règle ou ayant manifesté leur intention de devenir membres pourront être inscrits dans ce bottin.2 #1 PAUL SYLVESTRE, Association des Voyageurs de Commerce du Bas St-Laurent, Section Est C.P.584, Rimouski.0 ÿ y : a- • m m K Wag m I mm m H m m ;:-x: ¦Y avec ¦ mm# Pierrette ALARIE Réjeanne CARDINAL Jean-Louis PELLERIN Gaston GERMAIN Demandez une démonstration des tapis Direction : Fronçoys BERNIER Moon River” propylon — “Rising Star 501 Dupon” nylon — “Spring Magic” acrylan Seuls les tapis BARRYMORE sont classés par “CATEGORIE D’USAGE Choix plus facile, garantie d'économie Entrée : $3.00 Billets en vente : AU SEMINAIRE Tel.723-2312 PHARMACIE MOREAULT — Tel.723-2459 PHARMACIE REXALL PHARMACIE ST-PIE-X paul dionne Tel.723-3338 Tel.723-6655 102, 1ère Rue, RIMOUSKI — Tel.723-3380 à la société des concerts de rimouski L-.LIU CHOOKASIAN, contralto t-.S ¦> & S.& le samedi 5 décembre, à 8 heures 30 7 : AUDITORIUM DU SÉMINAIRE ./ LE PROGRES DU GOLFE, 4 DECEMBRE 1964 PAGE CINQ livres Errements ou erreurs d’un Canadien errant ?LE POISSON PÊCHÉ transition — et cette brutalité est douloureuse langagière de Louis-Ferdinand Céline.Mais alors que l’auteur du Voyage au bout de la nuit arrive sans effort au sublime dans le sordide, parce qu’il est un truand authentique dans la lignée de François Villon, l'écrivain malhabile du Poisson pêché vasouille dans l’argot le plus épais et le plus trivial.Que son héros, vulgaire jusqu’à la nausée, couche à Paris avec n’importe qui et, de préférence, avec d’antiques catins, c’est son affaire ou plutôt c’est l’affaire du romancier.Mais que celui-ci nous épargne au moins les explications métaphysiques.Pas un lecteur, j’en suis convaincue, ne lui en demandait autant.En définitive, un héros pitoyable, qu’un romancier génial ou simplement doué eût peut-être sauvé du ridicule en le baignant au moins d’humanité.Georges Cartier n’y est pas parvenu.Son Poisson pêché, fastueusement parrainé (le titre, emprunté à Michaux, est excellent), luxueusement gainé d’algues sous-marines (grâce au talent d’Arthur Gladu) nage en eau trouble et ne fut pour moi qu’une bête visqueuse et chro-nophage.Entendez qu’elle m’a "dévoré" deux heures d'un temps si rare : celui que j’arrive, aux prix de luttes quotidiennes, à réserver aux bons livres.A ceux d’Yves Thériault, quelquefois, qui n'est ni raffiné ni "cultivé" mais qui n’a jamais, ô jamais, verdi de jalousie devant le cousin de France ! être, qui est universelle pour les créateurs authentiques.Oh ! il y a de beaux cris dans Le Poisson pêché, des pages é-tonnantcs, presque convaincantes, que soulève à larges ondes déployées le souvenir du Canada et de sa vastitude.(Vastitu-de, à propos du Canada, est un terme cher à l’auteur.et à tout le monde.) Ce romancier, dit-on, est aussi un poète.Cela se voit.J’allais dire : cela se voit trop."La prose, disait Jean Cocteau, n’est pas une danse.Elle marche.C’est à cette marche ou démarche qu’on reconnaît sa race, cet équilibre propre à l’indigène dont la tète porte des fardeaux." Quand il lit dans Le Poisson péché à l’anarchie de Georges Cartier Elle me traita même de sauvage et de primitif, pour ne pas dire de Canadien, terme auquel elle avait certes songé et qu’elle aurait utilise si la discussion s’était poursuivie.Et j’aurais très bien saisi le sens de l’insulte”.Le lecteur du Poisson pêché a “saisi” lui aussi le fond du problème.Un romancier capable d’écrire cela, de le faire dire à l’un de ses personnages et, ce qui plus est, à un personnage qui parle à la première personne, c’est un romancier canadien, hélas ! Georges Cartier, nouvel auteur, écrivain couronné du Cercle du Livre de France, n'est ni meilleur ni plus indigne que francien scs collègues ; c’est un romancier canadien qui a la malchance d’écrire en français.Une langue si belle, le français, quand elle est sue, une langue si précise quand on la connaît, une langue si douce et si bonne quand elle fut bien apprise.J’ajoute : trois fois hélas ! Pascal Richer, donc, est Canadien et vit en France.Disons, pour plus d’exactitude, qu’il y crève de la honte de ne pas être un Français d’origine.Autrefois malheureux chez lui, dans ce pays de primitifs, il l’est deux fois plus ailleurs puisque cet ailleurs est Paris et que Paris humilie tous les jours ce garçon du Québec, frotté de culture française, prodigue d’images à la façon des adolescents qui balbutient leurs premiers vers, mais envieux jusqu’à la haine du privilège qu’ont les Français d’être nés en France.Curieux, ou plutôt sale petit bonhomme que ce Pascal Richer.Il est tout ce que l’on voudra sauf un personnage intéressant.L’auteur, assurément, me dirait qu’il l’a voulu tel et que c’est son droit.Mais qu'un romancier ait permis à une telle créature de naître et de vivre dans Le Poisson pêché dit assez que le goût du suicide est très fort chez nous.Et que — le temps ne fait rien à l'affaire patiemment et longuement sans pourtant réussir un travail qui n'est pas dans ses cordes : le travail de création littéraire.“Me rendrai-je jusqu’au bout, se demande celui qui tient la plume dans Le Poisson pêché.Suis-je capable d'un tel courage, d’une telle volonté ?Les mots m’échappent.Ou plutôt je fuis devant eux, comme apeuré.Comment les apprivoiser ?Et pourquoi d’ailleurs les domestiquer ?” Aveu d’impuissance assez tragique.On se prend à prêter cet aveu et cette impuissance au romancier plutôt qu’à son personnage.Et l’on devient triste sans être compatissant.Pourquoi ce roman est-il un échec ?Que faudrait-il au Poisson pêché pour qu’il soit un livre réussi ?Bien des choses, en somme, et d’abord d’être rapatrié.Ce livre est apatride comme le personnage qu’il met en scène.Il n’appartient à aucune patrie, même pas à celle de l’esprit qui devrait On s’étonne que, lettré et bibliothécaire, 1Y1.Cartier n’ait pas sollicité, chez Tisseyre, le privilège de revoir les épreuves de son livre.Ainsi aurait-il pu nous éviter le malheur supplémentaire de lire dans Le Poisson pêché, et à deux reprises, l’arc du Carrousel avec deux “s” ; une maison de pierres frustres, au lieu de frustes ; des gouttelettes à trois “t” au lieu de quatre “t”, et j’en passe.Je ne parle évidemment pas des constructions boiteuses, des impropriétés et des canadianismes douteux : a-gissements (au lieu d’allées et venues), de “la” proportion du Louvre au lieu de ses proportions, des trajets “par” métro, de la circulation au lieu du trafic, etc.Faut-il ajouter un quatrième “hélas” ?L’eau lourde de notre amour fait irruption dans mon enceinte Inonde mon oeil de famine Force la sèche écorce de ma paralysie .il pour noël l’oeil du lecteur, c’est plus fort que lui, “va à la ligne".Il y a donc maldonne.Ou plus simplement confusion dans les genres.De même arrive-t-il à Georges Cartier de confondre les styles.Du ton lyrique, digne des meilleurs romantiques, il passe sans un appel aux jeunes poètes du banc d’essai f.Pour célébrer Noël à l’enseigne de la poésie, la page cinq fait appel aux jeunes poètes qui, depuis quelques semaines, ont alimenté le banc d’essai.Elle leur demande d’adresser un poème — un seul — d’inspiration noëllistc, et ceci avant le 14 décembre.Tous ces poèmes seront publiés, exceptionnellement, à la page quatre de notre édition du 18 décembre.Un jury, formé de trois professeurs de lettres de Rimous-ki, sera appelé à proclamer un lauréat et le ou la gagnante recevra un prix de $25.00.De plus, son poème sera publié de nouveau, dans une présentation spéciale, à la page cinq du Progrès, le vendredi 25 décembre.Donc, ce concours s’adresse uniquement aux participants du banc d'essai, c’est-à-dire aux personnes dont les noms suivent : Monique Dumont-Frcncttc, Montréal Hélène Lapointe, Rimouski-Est Louise Paré, case postale 158, Le Bic Louison, case postale 312, Sayabec Robert Levesque, 18, Ste-Ursule, Québec Charles Jean, 1642, Richer, Québec France Oucllct, 719, Laviolette, Trois-Rivières Nous attendons le poème que leur inspirera le prochain Noël.1.m.?¦* i m A # t •h n a .• on peut travailler ¦t- : •V I -• L’abbé Jean-Yves Leblond, animateur des Cours de Cinéma (dans la session d’automne des CEU) présentait, le mercredi 2 décembre, le premier conférencier officiel de l’Alliance française à Rimouski, M.Charles Ford, écrivain et historien du cinéma.La causerie de ce spécialiste portait sur “le rayonnement du cinéma français” et fut illustrée de films, dont l’un, intitulé LES ELOQUENTS, montrait les hommes-clés et les moments-chocs de l’Ecole française.M.Charles Ford a décrit le cinéma de son pays comme un cinéma de “francs-tireurs et de tirailleurs”, analysant en dernier lieu le phé- (Photo Roland Morin) nomène bien connu sous le nom de “nouvelle vague”.banc d’essai pour les jeunes poètes Accord un Trio sans prétention Ils marchaient sans parler ; Les yeux fixés Sur un point connu d'eux seuls .Elle s’est arrêtée, a souri Mais pas un mot n’a été dit.Tu n’est pas beau Tu es même laid Mais qu’est-ce que cela fait ?Tu n’est qu’un chien .Derrière ton rire Se cache la peur : Cette peur t’emporte Mais tu ris, tu mens Pour mieux te croire Vivant.Pour te dire bonjour j'ai fait un détour ; Pour te dire adieu j'en ai fait deux .a pris sa main L’a regardée étrangement L’a enfermée dans la sienne.Ils se sont remis en marche Toujours entourés de silence ; Mais dans leurs yeux fixés Sur ce point connu d’eux seuls Un feu nouveau brûlait.ouellet - trois-rivières.fronce rimouski LE PROGRES DU GOLFE, 4 DECEMBRE 1964 PAGE SIX RIMOUSKI S'APPROCHE DU MAT ANE • du renfort pour les Loups ® Gaston Côté reprend la tête En Marge des Sports Mont-Joli 5, Materne 4 Les Aigles du pilote Dan Ja-nelle ont effectué un superbe ralliement dans les dernières minutes de la partie les opposant aux Castors de Matanc dimanche après-midi à l’aréna de Mont-Joli comptant trois buts en 2 minutes six secondes pour finalement vaincre les meneurs du circuit par 5 ù 4.Cette belle victoire des Mont-Jolicns fut remportée devant 1,200 de leurs supporteras.Les Aigles n’ont joué que vingt minutes de bon hockey mais ce fut suffisant pour l’emporter.Ils ont eu nettement l’avantage dans les dix premières minutes et dans les dix dernières mais entre-temps les Ma-tanais ont dominé la situation.C’est le cerbère Maurice Massé venu remplacer Torn Tremblay ù la deuxième période ce dernier souffrant d’une blessure il un coude qui a sauvé la situation pour les siens.Il a privé Mata ne d’au moins trois buts au début de la troisième reprise.Matanc menait 2 à 1 après le premier engagement, 3 ù 2 après le deuxième et 4 à 2 alors qu’il ne restait que six minutes à jouer.C’est alors que Roma Fournier et Gilles Talbot se mis en marche pour changer une défaite imminente en une victoire.Les compteurs du Mont-Joli furent Luc Tessier, Roma Fournier, Jean Leclerc, Régis Naud et Gilles Talbot.Dans cette rencontre Marcel Pelletier a bloqué 34 rondelles et Bernard Paradis des Loups Rimouski 9, Rivière-du-Loup 8 Un but de Guy Harrisson en période supplémentaire a permis dimanche après-midi aux Feuilles d’Erable de Rimouski de vaincre de justesse par 9 è S les Loups de Rivière-du-Loup dans une partie disputée au Sta- Marc Vaillancourt r 28.COMMENTAIRES SPORTIFS : C’est la troisième fois que Rimouski bat Rivière-du-Loup chez lui en autant de parties.Par cette victoire les Rimous-kois se sont approchés à deux points du Matanc.Le classe- Deux victoires du Rimouski combinées avec deux défaites du Matanc, jeudi et dimanche dernier, ont permis aux Feuilles d’Era-ble de Rimouski de se rapprocher à seulement deux points des Matanais an classement des équipes.Le pilote Denis Fillion a bien savouré ses deux importantes victoires contre Mont-Joli et Rivière-du-Loup, et, il vise de plus en plus la première position.Avec la lutte que se livrent actuellement Matanc et Rimouski, il en ressort que les parties qui seront jouées entre ces deux clubs d’ici la fin de la saison seront pour quatre points.A Matane, le gérant Noël Leclerc a perdu les services du rapide Raynald Tremblay, numéro 15, pour une période qui pourrait se prolonger jusqu’à deux mois.Il en est de même pour le sympathique Marcel Coulombe, qui a subi une opération à un genou.L’absence de ces deux joueurs sur l’alignement des Castors est un dur coup pour l’équipe bien que nous sommes d’avis que le club demeure toujours très puissant.La direction du Matane ne pourra compter sur les services des joueurs de Murdochville pour plusieurs parties, cet hiver, surtout lorsque les Matanais joueront à Rivière-du-Loup, sur semaine.Si Matane ne parvient pas à prendre une forte avance en première position d’ici trois ou quatre semaines, nous prédisons que les Feuilles d’Erable de Rimouski les devanceront au premier rang.Pendant ce temps, à Mont-Joli, le pilote Dan Janelle a su remanier l’alignement de son équipe, et, nous croyons que les Aigles en surprendront plusieurs au fur à mesure que la saison progressera .üSfes, r-wî 43: 'à " .4 < ki» Kg Y' ¦ ' Y i) ¦ 1; -, Kg W1 .m ¦v g?V; ¦ji ISÎr il r m ÿ 'ïà ¦ SBffiüiaBgB I /•en- ; " , aS$3 • Claude Ste-Marie, nouveau-venu chez les Ri-moüskois . LE PROGRES DU GOLFE, 4 DECEMBRE 1964 PAGE SEPT Bonne situation financière du Club de Golf Rapport du Conseil de direction ponsabilité de $25,748.11 envers la Banque Canadienne Nationale.En effet, la corporation a endossé et encaissé pour autant certains chèques donnés par des souscripteurs en paiement d’actions du club.Cette responsabilité diminuera graduellement avec les années pour se terminer en avril 1968 car, $12,862.07, $9,180.06, $3,549.98 et $156.00 écherront en 1965, I960, 1967 et 1968 respectivement.Le capital souscrit, détenu par 367 actionnaires, se totalise à $125,200.00 dont $122,750.00 ordinaires et $2,450.00 privilégiées et ce, sur un capital autorisé de 1000 actions privilégiées et de 3000 actions ordinaires de $50.00 chacune ou $200,000.00.Au cours de la période, nous avons émis 85 nouvelles actions dont 71 ordinaires et 14 privilégiées.Le produit de cette vente d’actions, ajouté à la contribution spéciale, nous a permis de procéder à certaines améliorations.Nous avons donc fait localiser plus avantageusement le "Pro-Shop”, compléter notre système de drainage, fermer les canaux transversaux, fait une certaine plantation d’arbres et enfin, améliorer considérablement notre parc de stationnement pour automobiles.L’année 1964 a été généralement bien satisfaisante quoique la température, pour nos activités, a été peu favorable.Le budget établi au début de l’année a été bien suivi et les objectifs fixés ont presque tous été atteints comme il en est fait mention dans les rapports des différents comités dont les copies sont annexées à la présente pour votre information.Les administrateurs sont confiants que l’on pourra, à l’avenir, opérer normalement, rencontrer toutes les obligations et maintenir les actifs en bonne condition.Toutefois, nous sommes d’opinion que toute dépense de capital devra nécessairement provenir de la vente de nouvelles actions et cette condition est primordiale.Pour le Conseil d’Administration.ROMEO CREVIER, m m Le Président Rimouski, décembre 1964.% JA Messieurs les actionnaires, Vos administrateurs désirent vous soumettre le bilan arrêté au 31 octobre 1964, ainsi qu’un état des opérations et du compte surplus, pour l’exercice terminé à cette date, accompagné du rapport des vérificateurs.Nos revenus ordinaires au cours de la période se sont élevés à $21,662.41 auquel est venu s’ajouter une contribution spéciale qui a rapporté une somme nette de $1,399.40 pour former un revenu total de $23,061.81 soit pratiquement le double des années 1959 et 1960 lesquels revenus s’étaient élevés à $11,-537.00 et 012,547.00 respectivement.Nos dépenses se sont élevées ù $18,455.30 laissant ainsi un excédent des revenus sur les dépenses de $4,618.01.A noter cependant que la compagnie a opéré, encore cette année, sans prendre aucune réserve pour dépréciation.Tenant compte des résultats de l’année, notre compte de surplus qui était de $41,168.87 au SE b Xi m - 111 m mm Bk / Roméo Crevier 31 octobre 1963, est passé à $45,636.88 au 31 octobre 1964.L’actif total de la compagnie est de $230,231.88 dont $227,-566.37 y est inscrit comme immobilisations.La valeur des terrains au prix coûtant $180,-120.96, est le principal avoir du club.i?iïîRS ’ Si L’Ecole des Métiers possède une équipe de hockey qui a passé à l’action, en fin de semaine, en présence du Dr Raymond Lavallée, maire, de l’abbé Wilfrid Huard, curé de Stc-Bcrnadette-Soubirous, M.Réal Larochelle, professeur-chef de l’EM, que l’on aperçoit la photographie ci-dessus avec le président de l’Association des étudiants, M.Richard Langlois, qui souhaita la bienvenue.De l’avis unanime de l’assemblée, il proclama le Dr Lavallée Monsieur Hockey 1964-65 en reconnaissance du zèle déployé dans la promotion du sport amateur.Les parties de hockey de l’Ecole des Métiers tiennent tous les mercredis et vendredis, de 4 h.15 à 5 h.45.Le public serait bien inspiré d’assister à ces joutes à titre d’encouragement aux jeunes sportifs.Le seul passif de la compagnie consiste en une première hypothèque générale de $60,-000.00 payable à la Banque d’Expansion Industrielle, au taux de 7% l’an et remboursable à compter de 1965 par versements annuels variant de $3,000.00 à $5,000.00 sur une période de 15 ans.sur se Les intérêts sont toutefois payables mensuellement.Cependant, le club a une res- déniché l’arrière-garde capable d’aider en la personne de Gérai d “Titi” Clavette d’Edmunds-ton.Clavette est bien connu comme joueur de baseball avec les Républicains.Il semble que Fernando Bernier ait tenté de se trouver quelques joueurs de bon calibre à Québec ou ailleurs.D’autres disent qu’il n’a pas la finance nécessaire pour embaucher des étrangers.En faisant un compromis entre les deux rumeurs, disons que Bernier pourrait se renforcer considérablement en réussissant trois coups dans un.Il pourrait s’assurer les services de Louis Lavoie d’Edmundston, sans conteste le meilleur joueur de cette région.Egalement, il y a un gardien de buts de calibre à Edmundston et là-dessus Ty Therriault de l’Université St-Louis pourrait donner des références aux gens de Rivièrc-du-Loup.Les trois bons coups en question sont les avantages suivants: épargne d’argent, ensuite ces joueurs sont des étrangers mais pas des importés, et troisièment l’intérêt que ces athlètes crée-part de ces reproches ne sont peut-être pas fondées, il demeure un fait que Pelletier montre raient à Edmundston, Cabano et les environs amènerait de l’assistance à Rivière-du-Loup.Bernier se doit de faire quelque chose.N’oublions pas non plus que Bob Fyfe est un bon joueur qui pourrait devenir très populaire chez nous.Bernier a tous les atouts en main ; à lui d’agir.Avec trois joueurs les Loups pourraient devenir l’équipe surprise.Le gérant du Rivière-du-Loup n’a pas le choix.S’il n’agit pas par mesure d’économie les assistances vont baisser au point où il ne pourra plus boucler son budget.très changements sur ses lignes .c’est ainsi que Gaston Lebel évolue au centre flanqué de Gaston Côté et Gilles Thibault ; Ouellet - Harrisson - Bouchard forment un autre trio tandis que Lavoie - Beaupré - Georges Côté évoluent ensemble désormais .Si Marcel Pelletier désappointe contre Matane cette semaine ne soyez pas surpris de voir Gilles Daigneault à l’oeuvre prochainement.Raymond Pearson est devenu la grande vedette de l’équipe de hockey C.P.L.de Liège en Belgique .Raymond nous faisait parvenir ces jours-ci plusieurs découpures de journaux.nous nous permettons afin que vous puissiez juger vous-mêmes de l’authenticité de nos affirmations de reproduire un extrait d’un redernières visites et même si une portage paru dans le quotidien LA MEUSE” de Liège en date du 16 novembre.“En hockey sur glace : Pour la première fois, le C.P.L.réussit à battre l’équipe de La Haye 5-2.Formidable ovation en fin de partie pour saluer la première victoire à Co-ronneuse du C.P.L.face à la redoutable formation de La Haye.La piste était envahie par des supporters (sic) enthousiastes qui portaient en triomphe les deux artisans de ce succès.L’entraîneur Réal Dulac qui a su mener son équipe avec beaucoup de doigté mais aussi le keeper (sic) Pearson qui a réalisé une grande performance méritait la plupart des éloges car il fut très souvent formidable et, disons-lc, le principal artisan de la victoire.Les SPORTS en PROGRÈS *.i " avec Claude Pearson Voici un extrait d'un autre article dans lequel on dit que Pearson a enlevé le poste au cerbère liégeois des années dernières Bachlcr.“Cette fois, il y aura Raymond Pearson.Ce grand gaillard de 29 ans a rapidement surmonté le trac du premier soir.Mardi, contre Helsinki, il a été brillant.Et mercredi, contre Arrows à Marville, il a arraché les bravos du public par la netteté de ses interventions.En plus, il a de la chance.Ce en quoi, Dulac n’est pas d’accord : -î à % Claude Pelletier.Nous croyons comprendre que l’arbitre-en-chef Roger St-Pierre commande les services de Pelletier pour éviter des dépenses de voyage à l’équipe des Loups.On sait que les arbitres touchent 10 cents du mille pour leur transport.C’est, somme toute, une petite faveur car la situation financière des nouveaux-venus n’est pas à son meilleure.Une faveur, toutefois, qui est vite devenue un désavantage marqué, voire une injustice, pour Matane, Rimouski et Mont-Joli.Nous avons beaucoup de sympathie pour le gérant Fernando Bernier du Rivière-du-Loup qui travaille dans des conditions difficiles, avec un pourcentage de recettes ridicules, mais c’est une situation fausse que le président Bouchard devrait s’empresser de corriger s’il veut continuer à mener à bien son groupement.Pelletier n’a pas donné satisfaction aux Matanais, aux Mont-Jolicns et aux Rimouskois lors de leurs des signes de partisannerie ou d’incompétence qui devraient justifier non pas son renvoi mais qu’on le fasse arbitrer à l’avenir à l’étranger.L’an dernier Pelletier n’était pas mauvais.Si on le fait travailler ailleurs que devant son propre public il pourrait rendre des services.C’est notre opinion jusqu’à preuve du contraire.UNE ANOMALIE CHEZ LES ARBITRES Au moment d’écrire ces lignes toutes les équipes de la Ligue de Hockey du Bas St-Laurent avaient joué quinze parties chacune.C’est donc presque le tiers des quarante-huit rencontres qui figurent au calendrier.Si la saison est assez avancée pour se faire une assez juste idée du calibre, on peut ajouter que les arbitres ont eu suffisamment de temps pour se mettre en forme et montrer leur savoir-faire.Nous nous empressons de dire qu’en général nous voulons protéger les officiels, c’est-à-dire ne pas trop les dénigrer.Nous croyons qu’il vaut mieux, dans la mesure permise par la vérité, être indulgent à leur égard.II faut se dire que les officiels de notre circuit valent bien les joueurs qui y évoluent.Si on pardonne plusieurs erreurs à un joueur durant une joute, il faut également donner trois ou quatre chances à l’arbitre.On peut affirmer que dans l’ensemble la besogne des hommes aux gilets rayés fut satisfaisante.Certains préconisent qu’il faudrait être plus sévère à leur endroit étant donné qu’ils sont bien rémunérés.C’est un peu notre avis mais avec une restriction qu’il faut leur donner le temps de s’acclimater et de se mettre dans la partie.Il est certain que dans l’avenir il pourrait arriver, si quelques-uns ne fournissent pas un meilleur travail, qu’il soit la cible de nos remarques acerbes dans nos chroniques tant Ici qu’à la radio et la télévision.Pour le moment voici le seul reproche que nous jugeons opportun de formuler.Le plus souvent à Rivièrc-du-Loup c’est un officiel de l’endroit qui est en ¦ charge.Nous voulons parler de il force la chance parce qu’il se place bien”.Fin de la citation.Raymond nous a fait parvenir une très mauvaise photo qui a paru dans La Meuse et que nous nous permettons quand même de reproduire sachant l’intérêt qu’elle suscitera et la fierté qu’elle provoquera principalement chez les Mont-Joliens qui ont raison d’être fiers des succès de leur concitoyen.H j* WG m m M ¦ T üeM 1 EN TROIS MOTS .Certains joueurs sur la glace lèvent les coudes et en dehors de la glace “lèvent le coude” .c’est vrai dans toutes les équipes .Luc Tessier des Aigles est un excellent joueur de base-bail qui pourrait devenir une vedette dans la Ligue Laurcntien-ne.il s’alignait pour Arvida au champ-centre dans la Ligue Saguenay.Claude Ste-Marie qui a déjà évolué contre lui nous en a dit beaucoup de bien.Denis Fllllon vient d’effectuer d’au- m B " Iff - OU RIVIERE-DU-LOUP PEUT-IL SE RENFORCER?i ; AV.mSm iSjBS I.B* Ici et là on entend dire que les Loups sont trop faibles.En effet, ils ne représentent pas, jusqu’à maintenant, une bien forte opposition mais trois joueurs de bon calibre pourraient les placer dans la lutte.Le club Rivièrc-du-Loup a besoin d’un gardien de buts, d’une défense et d’un bon centre.On a HÜ m .vif Wh- «¦ I1# 7: m î: iL W.'A.Vf LE PROGRES DU GOLFE, 4 DECEMBRE 1964 PAGE HUIT ment du potentiel du Bas St-Laurent et de la Gaspéeic.Il appartient à nous tous, qui sommes au problèmes difficiles à résoudre, et qui avons assez d’idéal, de feu (Suite en page 9) réalisation par le BAEQ avec la participation de la population.• Les gouvernements ont souscrit aux voeux de groupements intermédiaires de chez nous pour cette recherche scientifique des carences mais égale- développement se fera, on le voit par tous les éléments à l'oeuvre, sur une base rationnelle, soutenue, régionale, s’appuyant sur la recherche scientifique et méthodique préconisée par TARDA, en voie de nous faut.L’impulsion est donnée.Il faut s’épauler pour aller de l’avant.Des objectifs immédiats et de grande envergure ont déjà été atteints.Mais il en reste bien d'autres à conquérir.Dans notre région-pilote, le À I école Paul-Hubert.coeur de la région et des (Suite de la 1ère page) portun, pour éviter toute orientation prématurée, tout cloisonnement, toute ségrégation.La coordination du secondaire au collégial et à l’enseignement spécialisé et à l’université s’impose.Aucun élève ne devra quitter l'école sans être muni d’un bagage de connaissances, selon ses talents, pour s’inté- ; grer dans une société de plus en plus exigentc et y gagner j sa vie tout en participant à j l’action de la communauté qué-1 becoise.Tous devront être ap- ! tes, au terme de leurs études, 1 à assumer des responsabilités | dans les diverses sphères de l’activité humaine, éducationnelle, industrielle et sociale."J’ai la conviction, ajoutait le Ministre de l’Education, de participer, avec tous les éléments dynamiques de la provin- j ce, à l’édification d’un Québec j nouveau.” Utiliser les pouvoirs conférés par la Confédération Il est important de penser à redéfinir les pouvoirs de l’Etat du Québec et de se décider à user des pouvoirs immenses qui sont nôtres, d’après la Constitution de 1867, dont on ne s’est pas assez prévalu.L’Acte de 1867 nous a tellement donné d'autonomie que les Canadiens français se sont endormis.Au terme de sa tournée d'information à travers le Québec, M.Gérin-Lajoie donna ses impressions d'ensemble.“Il est temps au Québec qu’on se défasse de ses complexes d’infériorité, qu’on use de ses droits | conférés en 1867, qu’on besogne j fermement et tous ensemble pour que la minorité canadienne \ française, que nous sommes et que nous demeurerons dans le vaste contexte nord-américain, où 200 millions d’origine anglo-saxonne vivent, se revalorise, ! travaille à son destin, consciemment.vaillamment, en adultes, utilisant les outils de l'éducation pour s'élever et réussir.” En 1867, à la Confédération, j le Québec devient une entité politique, distincte et autonome avec de vastes pouvoirs en éducation.au domaine hospitalier - et de la sécurité sociale.Mais qu'avons-nous fait de ces pouvoirs ?Nous avons abusé des communautés religieuses et du clergé aux domaines hospitalier et éducationnels, abdiquant nos responsabilités.Combien de fois le Québec a-t-il pris l’initiative j de défendre ses droits ?C’est \ l’Ontario qui, trois fois sur qua-1 tre, au chapitre des questions débattues sur le plan judiciaire ou juridique, obtenait gain de cause en autonomie provinciale.Le réveil est collectif Nos réalisations, dans le passé, sont dues à des initiatives locales, individuelles, de petites collectivités, sans coordination, sans plan d’ensemble pour la nation canadienne française.Ce temps-là est révolu, disait l’honorable Gérin-Lajoie.On assiste à un réveil collectif.On se rend compte que l’avenir sera ce que Ton voudra bien qu’il soit, mais avec détermination, logique, coordination, travail et sacrifice.Tous devront mettre „ *Ja main à la pâte, dans tous les secteurs." On semble vraiment déterminer à participer à une action collective pour bâtir ses édifices, pour assurer le progrès du groupe canadien-français, occuper une place de choix en terre canadienne et par le mon- » i£36i ¦¦: ' \ Reifrnan 41 1#' is r Un bon tuyau CERTIFICAT CADEAU REITMAN’S $2.50 - $5.00 $10.00 ou $25.00 * ¦ : ¦ ?§§§ ¦ » L « "LE MAGASIN DES FEMMES ÉLÉGANTES* ?E I ' à .; uttf I ¦ ' ¦ % ¦ : •V - : S ' : NM IT#! 8a i : it t t ».f J ' ISÏ mm h •> r É'-ï i i * v ; i h MM V, KV ¦ 7 i i : 4P ssasœaza •*.Kff i-*> .1 I \ i m / a B 7 m 'à 7 t rv- -^y i i X, \ A ^&P
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