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Titre :
La Nouvelle-France : revue des intérêts religieux et nationaux du Canada français
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1902-1918
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Successeurs :
  • Parler français ,
  • Canada français
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La Nouvelle-France : revue des intérêts religieux et nationaux du Canada français, 1914-05, Collections de BAnQ.

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Mai 1914 s uébec Tome XIII—No V s 3 - Œ y LA cj ,( à "O ti w-f il! y m ‘NOUVELLE - FRANCE I s O JD es REVUE MENSUELLE 3 «y titi Pri D TJ ra Sciences - Lettres - A rts 'ü k ' 1.—En anglais on dit a school of porpoises pour un troupeau de marsouins.2—La rue Port-Dauphin part de la rue Buade et se termine à Tangle de la muraille du jardin du Séminaire où commence la Grande Batterie.Avant la disparition du «pâté» de maisons dont le site est occupé aujourd’hui par le monument Laval, cette rue comptait plusieurs numéros pairs et impairs.II n’en re.te plus qu’un seul, le numéro 2, celui des bureaux de la Nouvelle-France qui garde ainsi fidèlement le souvenir et le nom de cette rue, une des plus fréquentées de Québec, tous ceux qui entrent dans la ville par la côte de la Montagne étant forcés d’y passer.I Tv ¦ 229 DE QUEBEC A TRIESTE.ET AU DELA des officiers et du médecin du bord, en les remerciant de leur courtoisie et de leurs aimables procédés à l’endroit de leurs compagnons de route.Bien que Trieste ait appartenu depuis des siècles à l’Autriche c’est une ville plutôt italienne par le sentiment et par la langue.Toutefois, la pieuse salutation “Loué soit Jésus-Christ!’’ qu’on y entend s’échapper des lèvres de quelques femmes du peuple à la rencontre du prêtre, trahit l’origine germanique ou slave d’une assez forte proportion des Triestins.[Un des plus anciens monuments de la ville est la vieille cathédrale, dédiée à S.Juste.Elle fut formée au quatorzième siècle par la réunion de trois vieilles églises du sixième siècle.La tour basse et massive qui lui sert de campanile contient également l’antique baptistère où, comme dans le rit ambrosien encore en usage à Milan, on baptisait par immersion.Le vaisseau de l’église est dans le style roman primitif avec voûte garnie de poutres en bois.Ce vénérable sanctuaire est le lieu de sépulture de toute la famille de Don Carlos d’Espagne.Dans une chapelle latérale, on trouve les épitaphes de Charles V, roi d’Espagne, de sa femme, Marie-Françoise de Bouillon, fille de Jean VI de Portugal, de leurs trois fils, Charles VI, Jean II et Ferdinand, puis de Don Carlos lui-même (Charles VII).Comme les derniers des Stuarts, les princes de cette branche de l’illustre dynastie des Bourbons reposent en terre étrangère, loin du royaume dont ils ne ceignirent jamais la couronne.Trieste fut également le dernier refuge de l’infortunée impératrice Charlotte, veuve de Maximilien, empereur du Mexique, dont la mort tragique éteignit à la fois le bonheur et la raison de sa compagne.C’est dans le ravissant château de Miramar, qu’on voit briller sur une pointe qui s’avance dans l’Adriatique, à 2 ou 3 kilomètres de la ville, que la malheureuse princesse put pleurer la mort de son époux bien-aimé et méditer dans le deuil sur la fragilité des grandeurs humaines.Trieste, bâtie en partie sur les flancs de hautes collines, et dans les vallons qui les séparent, est une ville aux sites les plus variés et les plus pittoresques.Elle s’élève en une série d’amphithéâtres depuis les rivages de la mer jusqu’à une altitude parfois considérable.Plusieurs de ses églises occupent des hauteurs d’où la vue embrasse, S: A te! ; 230 LA NOUVELLE-FRANCE avec une partie de la ville, un coin du port et une perspective sur les eaux bleues de VAdriatique.Mais pour jouir du panorama dans toute sa beauté, il faut prendre le tramway Trieste-Opcina, qui, partant du niveau de la mer, s’élève par une série de pentes rapides et en serpentant parmi les collines de la ville, jusqu’au sommet le plus élevé, marqué par un obélisque qu’y fit dresser, il y a une cinquantaine d’années, l’empereur encore régnant, le vénérable François-Joseph.Si la vue successive de la ville et du port de Trieste, qui saisit le spectateur à chaque détour de la route montueuse, le ravit et l’enchante, que dire de l’ensemble de ce tableau incomparable contemplé du pied de l’obélisque ?.II y a des touristes (pourquoi ne pas dire des artistes?), qui le comparent et vont même jusqu’à le préférer au panorama de Naples.Si elle n’a pas le merveilleux croissant de la baie, avec le Vésuve qui la domine, Trieste a sa gerbe de hautes collines enguirlandées d’élégants édifices, à côté desquelles l’amphithéâtre si peu accentué de Naples est un pygmée.Quant à la vue sur la mer , celle de l’Adriatique qui va toujours s’élargissant à l’infini vaut bien l’immensité de la mer tyrrhénienne, qui s’étend de la baie de Naples jusqu’à la ligne médiane de la Méditerrannée.Quant à l’azur du ciel et à l’ultra-marin des eaux, ils ont dans les deux cas la même profondeur et la même richesse.II ne faut donc plus dire: «Voir Naples et mourir», mais «Voir Naples et.Trieste.» Il n’est pas étonnant que Napoléon, arrivé avec ses légions triomphantes au point culminant où ïavait conduit la belle voie militaire qui y sert encore de «chemin du roi», et voyant à ses pieds cette ville aux collines émaillées de verdure et de jolies maisons, baignée par le flot bleu de l’Adriatique, se soit écrié: «Tu es trop belle pour que je te détruise par le fer et le feu: je te gagnerai par la stratégie.» Peut-être aussi, se rappelant l’histoire, crut-il plus grand de ne pas imiter Attila qui l’avait ruinée, et de respecter l’œuvre de Charlemagne qui l’avait relevée de ses ruines.En revenant de visiter le beau cimetière qui rappelle, mais de loin, le merveilleux Campo Santo de Gènes, je ne puis résister à la tentation d’aller saluer les Pères Salésiens, dont l’Oratoire apparemment tout neuf occupe un site des plus avantageux.Les bons Pères, en apprenant que, l’été dernier, le Père Visiteur de Turin était venu I IM Ill ' I' I , ' \ 231 DE QUEBEC A TRIESTE.ET AU DELA à Québec pour y étudier le projet d’une fondation, nous reçut avec empressement et voulut nous donner l’hospitalité.II y avait là quatre jeunes Pères en partance pour les missions de Macao, en Chine.L’installation de cet Oratoire ne laisse rien à désirer et il faut cela pour attirer la jeunesse et l’élever dans tous les meilleurs sens du mot.Jolie chapelle gothique, salles de gymnase et de théâtre, classes de catéchisme et vaste cour occupant un plateau d’où la vue domine le port et d’où l’on peut voir notre fidèle Ruthenia qui se repose un peu après sa longue course de Québec à Trieste.Les Salésiens réunissent à leurs classes et à leurs patronage plus de 1200 garçons.La municipalité de Trieste, subjuguée par la maçonnerie, s’alarma en voyant l’œuvre salésienne s’installer dans son voisinage.Elle se hâta d’organiser une œuvre postscolaire similaire destinée à détourner la jeunesse de l’influence des Pères de Don Bosco.Mais elle en fut quitte pour ses frais." Si dans les commencements la nouveauté de l’œuvre rivale en attira quelques-uns, le bon sens et l’esprit de foi des jeunes gens ne tardèrent pas à leur faire comprendre où étaient leurs véritables amis et ils revinrent tous à l’Oratoire comme un seul.garçon.Mais les plus belles choses doivent avoir une fin.Le 29 d’assez bon matin il nous font dire adieu à Trieste et commencer notre course vers /’au-de/à, comme l’indique le dernier mot du titre de cette lettre de voyage.Cet au-delà ou plutôt cet en-deça, puisqu’il s’agit en réalité de rebrousser chemin, sera vite atteint, car j’avais fait un quasi vœu de ne pas décrire des choses déjà vues il y a quelque trente ans, ni de faire part à nos lecteurs d’une nouvelle édition de mes Pèlerinages d’outre-mer.Mon itinéraire, qui d’après mon premier projet, devait se borner à Ravenne et à Sienne, que je n’avais jamais vues, je le modifiai pour jouir de l’aimable société de mon compagnon de voyage, de manière à comprendre Venise, Padoue, Bologne, Florence et Sienne, vous le voulez bien, nous le parcourrons à pas de géant pour aborder plus prestement Sienne, la perle de la Toscane.(La fin prochainement) MHS m.¦ ;! sp Si L.Lindsay, ptre m #3% : A i: : 232 LA NOUVELLE-FRANCE 1 CHRONIQUE SCIENTIFIQUE Les conquêtes du spectroscope CSuite et fin) Nous avons fait connaître, dans une chronique déjà lointaine \ les principes de la spectroscopie, et les applications qu’on peut en faire pour l’étude de la constitution physique et chimique du Soleil.La même méthode, également efficace, également féconde, s’applique aussi à l’observation des autres astres qui constituent l’Univers, et il nous reste maintenant à passer en revue, en matière d’astrophysique, les résultats très importants qu’elle a permis de mettre en lumière.En premier lieu, signalons le fait que la Lune et les planètes donnent le même spectre que celui du Soleil: il faut en conclure que ces corps célestes ne sont pas lumineux par eux-mêmes, mais ne font que réfléchir la lumière de l’astre radieux.II n’en est pas de même des étoiles.Les études spectroscopiques ont fait voir que les étoiles brillent d’une lumière propre, qu’elles sont, par la quasi-similitude des spectres, des soleils analogues au nôtre, ou, si l’on aime mieux, que le Soleil n’est qu’une étoile, au même titre que celles qui parsèment le firmament.Un grand nombre de physiciens et d’astronomes se sont préoccupés de classifier les corps célestes par l’analyse de leurs spectres, et, dès 1867, le P.Secchi a dressé un tableau comprenant quatre types principaux d’étoiles qui servent encore de base aux classifications plus récentes.Les étoiles de la première classe de Secchi, blanches ou bleuesy parmi lesquelles on remarque Véga, Sirius, Altaïr et Procyon, sont caractérisées par des spectres où domine l’absorption des raies de l’hydrogène.C’est la classe la plus nombreuse.Les spectres des étoiles de la deuxième classe, presqu’aussi nom- fl l'j I 'Æ v9' y Ilk 1.—Juillet, 1913.Vu >! Il 233 CHRONIQUE SCIENTIFIQUE breuses que les précédentes, sont semblables à celui du Soleil: ce sont les étoiles jaunes.Les principales unités de cette classe sont: le Soleil, Arcturus, Aldébaran, Capella et la Polaire.Les étoiles rouges ou orangées forment la troisième classe: spectres à raies métalliques et à bandes obscures attribuées aux oxydes de manganèse et de titane.Principaux types: Antarès et Bételgeuse.Une quatrième et dernière c/asse, enfin, est constituée par des étoiles de faible éclat rouge rubis; leurs spectres contiennent des bandes que Ton attribue au carbone.Depuis les travaux du P.Secchi, les observations et les découvertes se sont multipliées.C’est ainsi que l’on a constaté, dans les étoiles de la Constellation d’Orion, des spectres à lignes nouvelles ne correspondant à aucun élément terrestre.Ces lignes, comme l’a montré Vogel, étaient dues à l’hélium, gaz qui fut découvert dans le Soleil, au moyen du spectroscope, avant que l’on eût constaté sa présence sur la Terre.Des classifications plus complètes étaient devenues nécessaires à la suite des travaux accomplis un peu partout dans les différents observatoires astrophotographiques.Celui de Harvard College (Cambridge, Etats-Unis), sous la direction de C.Pickering, s’est particulièrement distingué dans ce genre de recherches.Grâce à un observatoire auxiliaire installé au Pérou, pour l’étude des étoiles de l’hémisphère austral, il a publié quatre catalogues de spectres d’étoiles, savoir: le Draper Catalogue, en 1890, le Spectra of Bright Stars, par Miss Maury, en 1897, le Spectra of Bright Southern Stars, par Miss Cannon, en 1901, et le Revised Harvard Photometry, en 1908.Ces tableaux d’étoiles sont trop compliqués et trop étendus pour que nous songions à les analyser en détail.On peut les résumer de la manière suivante, en distribuant les principales étoiles dans l’ordre des températures décroissantes, et en indiquant les correspondances avec l’ancienne classification de Secchi.On range dans une première classe les étoiles les plus chaudes, contenant des radiations bleues et jaunes d’origine inconnue; par contre» ces étoiles, toutes situées dans la Voie Lactée ou dans les ¦ iwjSjjj: . 234 LA NOUVELLE-FRANCE Nuées de Magellan, sont riches en hydrogène et en hélium, mais ne présentent aucune raie des métaux.Une deuxième classe, dont les principaux types sont Régulus, Rigel et la plupart des autres étoiles d’Orion, la plupart des Pléiades, est constituée par les étoiles blanches à hélium; ce dernier gaz manifeste sa présence prédominante par trente-six de ses plus fortes raies.: It La troisième classe (correspondant à la classe I de Secchi) est celle des étoiles blanches à hydrogène, sans hélium ou à hélium à peine sensible.Principales étoiles de ce groupe: Fomalhaut, Sirius, Véga.Puis vient la classe intéressante des étoiles solaires (classe II de Secchi), ainsi appelées parce qu'elles présentent les mêmes raie ; de Fraunhofer, les mêmes raies métalliques que celles que l’on voit dans le spectre solaire.Le Soleil n’est donc, avec les autres principaux types, Arcturus, Capella et la Polaire, qu’une unité de ce groupe d’étoiles jaunes.Ajoutons, pour terminer cette nomenclature, la classe des étoiles à spectres cannelés (classe III de Secchi), dont la température est notablement inférieure à celle des étoiles précédentes, et dont les bandes cannelées correspondent aux lignes du manganèse et du titane ou de leurs oxydes (principaux types: Antarès, Bételgeuse), et, enfin, le groupe des étoi’es carbonées (classe IV de Secchi), dont les bandes spectrales proviennent probablement du carbone ou des hydrocarbures.Comme on le voit, les résultats obtenus sont étonnants.il Li,: mi ; Si l’on songe que les étoiles, perdues pour ainsi dire dans les profondeurs de l’espace, sont à des distances de la Terre qui se calculent par tr liions de lieues et ne subissent aucun grossissement dans les meilleurs télescopes, on ne peut trop admirer la puissance et, en même temps, la merveilleuse simplicité de la méthode spectroscopique.II est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire dans cette voie; mais l’habileté des observateurs qui se consacrent à cette œuvre de la physique stellaire, et l’outillage perfectionné des principaux obser -vatoires nous font espérer que les découvertes se multiplieront et que la science du monde des étoiles ne fera que s’enrichir de plus en plus.Éi ! ib * * * > 235 CHRONIQUE SCIENTIFIQUE Lorsqu’on examine un certain nombre d’étoiles à l’aide de puissantes lunettes, on constate qu’elles sont composées de deux ou de plusieurs astres, bien qu’elles nous apparaissent à l’œil nu comme des points uniques.On les appelle des étoiles doubles ou multiples.Souvent le rapprochement de deux étoiles n’est qu’apparent, et elles sont à de grandes distances et complètement indépendantes les unes des autres, tout en paraissant se projeter dans des régions très voisines du ciel: ce sont les groupes optiques.Pour d’autres groupes, appelés groupes physiques, les étoiles constituantes forment des systèmes analogues au système solaire et, d’après les principes de l’attraction newtonienne, tournent autour de leur centre commun de gravité.Le nombre des étoiles doubles, déjà considérable, s’est accru par la découverte des étoiles doubles dites spectroscopiques, ainsi appelées parce qu’on les a dédoublées, non pas au moyen des lunettes, même les plus puissantes, mais par l’étude des photographies de leurs spectres.Grâce à l’application du principe Doppler-Fizeau, on a pu constater que la vitesse radiale de ces étoiles, c’est-à-dire dans le sens du rayon visuel, est variable, ce qui se trahit par un dédoublement des lignes spectrales et indique un mouvement d’éloignement et de rapprochement des composantes par rapport à la Terre.L’on est donc en présence d’un mouvement de gravitation, et, pour la première étoile double de cette classe découverte en 1889 par Pickering, les deux astres qui la composent tournent rapidement autour de leur centre commun de gravité.Vogel a démontré, en outre, qu’Algol de Persée, la deuxième étoile double spectroscopique dans l’ordre des découvertes, possède un compagnon obscur qui l’occulte partiellement pendant sa révolution.On connaît actuellement plus de 140 étoiles doubles spectroscopiques, parmi lesquelles on remarque principalement la Chèvre et l’Epi de la Vierge.* * Une classe intéressante d’étoiles est celle des étoiles variables.On appelle ainsi des étoiles qui subissent des variations d’éclat et qui ne sont pas toujours de la même grandeur.Comme les changements d’éclat présentent des caractères fort différents, il a fallu I 236 LA NOUVEL E-FRANCE it' adopter une classification.Celle que nous décrivons ici très rapi-pement a été proposée par Pickering, en 1881.Classe I.—Etoiles temporaires, appelées encore Novae ou Nouvelles.Ce sont des étoiles qui apparaissent subitement dans le ciel, puis s'affaiblissent peu à peu et finissent par disparaître.Une des plus remarquables, désignée sous le nom de Pèlerine, a été observée, en 1572, par Tycho-Brahé.Son éclat, pendant P espace d’un mois, était comparable à celui de la planète Vénus, et elle disparut totalement au bout de 17 mois.Souvent ces étoiles ne s’éteignent pas complètement, mais se fixent définitivement à une grandeur inférieure.Telle fut celle qui apparut dans la Couronne, en 1866; d’abord de 2e grandeur, elle s’obscurcit graduellement pour s’arrêter à la lie grandeur.Le 22 février 1901, une étoile nouvelle apparut soudain dans la Constellation de Persée; elle était aussi brillante que Capella, et il appert, par certains clichés photographiques pris antérieurement, qu’elle a passé en 4 jours de la lie à la 2e grandeur, ce qui correspond à une lumière 25,000 fois plus intense.L’étude spectroscopique des Novae, en particulier de celle de la Couronne 1866, par la présence de raies brillantes toutes spéciales, laisse croire que l’éclat subit dont elles brillent à l’époque de leur maximum serait le résultat d’une explosion, d’un cataclysme formidable qui aurait entouré l’astre d’une couche d’hydrogène incandescent.Classe II.—Etoiles à longues périodes.Ces étoiles, dont l’éclat varie périodiquement, sont au nombre de 458, et leur période moyenne varie entre 300 et 400 jours.On n’y remarque aucune régularité, ni dans la couleur, ni dans les éclats extrêmes, ni dans la durée de la période elle-même.La variable de cette classe qui a excité le plus de curiosité chez les astronomes a été appelée Mira Ceti, la Merveilleuse de la Baleine.Son spectre, comme ceux, du reste, des autres variables à longue période, est du type III de Secchi.On y remarque deux systèmes de raies, noires et brillantes, qui permettent de constater la présence de l’hydrogène et du titane, et des bandes obscures d’origine inconnue.Ce spectre, au sujet duquel il reste encore bien des doutes v ÎM y E 237 CHRONIQUE SCIENTIFIQUE présente ce fait remarquable que le déplacement des lignes, tant brillantes que noires, prouve le mouvement radial de rastre par rapport à la Terre.De plus, on conclut de l’étude spectrale de Mira Ceti que les changements d’éclat s’expliquent par des taches analogues aux taches solaires; il en est probablement ainsi des autres variables de cette classe.Classe III.—Etoiles à fluctuations.Les 120 étoiles de ce groupe sont caractérisées par F absence de période déterminée, et les changements d’éclat, faibles d’ailleurs, ne présentent aucune régularité.Classe IV.—Etoiles à courtes périodes, ou à variation lumineuse continue.Les étoiles de cette classe ont beaucoup d’analogie avec celles de la classe suivante; elles s’en distinguent, comme l’indique leur nom, par la variation continue de la lumière.La période est de quelques jours seulement, avec un ou deux maxima et minima par période.D’après certains astronomes, les études spectroscopiques, jointes aux observations directes, feraient voir que ces étoiles constituent un système de deux étoiles légèrement aplaties, dont l’une, le compagnon un peu plus petit et relativement brillant, tournerait autour de l’astre principal plus grand et obscur.Les deux étoiles seraient très rapprochées l’une de l’autre, et les changements périodiques d’éclat ne seraient que des éclipses causées par la révolution du compagnon.La densité de la 2e de la Lyre, le type des étoiles de cette classe, n’est que les six centièmes de celle de Fair, et sa masse est évaluée à 30 fois celle du Soleil.Pour d’autres étoiles de ce groupe, comme la 3e de Céphée et la 2e de l’Aigle, les densités seraient du même ordre de raréfaction que celle de la précédente, mais les constituantes seraient beaucoup plus rapprochées.Classe V.—Etoiles à éclipses passagères ou du type d’Algol.La plupart des étoiles de cette classe sont blanchâtres ou blanches; elles subissent des extinctions plus ou moins complètes pendant un certain temps, mais conservent leur éclat entre deux ex- 238 LA NOUVELLE-FKANCE tinctions très régulières.Leurs périodes varient de 3 heures à 32 jours.'La principale étoile de ce groupe est Algol de Persée.Pendant la durée de sa période, qui est de 2 j.20 h.49 m., l’astre reste de 2e grandeur durant 2 j.12 h.; l’éclat diminue ensuite pendant 4 h.30 m.; l’étoile passe à la grandeur 3.5, puis l’éclat s’accroît et reprend sa valeur initiale.Les changements périodiques d’éclat, pour la plupart, sinon pour toutes les étoiles du type d’AIgol, sont dus, comme Vogel l’a prouvé en 1889, à un compagnon obscur qui occulte l’étoile principale pendant sa révolution.Pour Algol, en particulier, on croit que les composantes sont deux astres sphériques aussi volumineux que le Soleil, et qui tournent autour de leur centre commun de gravité situé à l’intérieur de l’astre principal, et dans des orbites dix fois plus serrées que celle de Mercure par rapport au Soleil.ill m IbCi; it: kl lv 1 É F?ï- * * * Les notions très incomplètes que nous venons de donner font comprendre toute l’importance des études spectroscopiques.Les faits nouveaux qu’elles ont mis en lumière ont forcé les astronomes de modifier sur bien des points les vues couramment admises au sujet de la constitution des étoiles; il a fallu reconnaître, en particulier, les différences profondes qu’il y a entre certaines étoiles et notre Soleil; différence de densité, puisqu’il se rencontre des astres plus légers que l’atmosphère terrestre, différence aussi dans l’éclat et dans l’amplitude relative des orbites, puisqu’au lieu d’un astre à éclat constant et relativement très éloigné des planètes qui gravitent autour de lui, nous sommes en présence, pour les étoiles à courte période, de soleils assez rapprochés pour se compénétrer mutuellement.L’astronomie stellaire est une science nouvelle et déjà très vaste; elle se développera sans doute avec rapidité et ses conquêtes feront éclater encore une fois de plus la merveilleuse ordonnance de la Création et l’infinie grandeur du Dieu qui en est l’auteur.H.Simard, ptre.! il ' 11 239 OGRAP HIE CANADIENNE m BIBLIOGRAPHIE CANADIENNE m Aux Vieux Pays (1)—Tome I.A travers VEurope et VEgypte.—M.I’abbé Henri Cimon, curé de Saint-Alphonse de Chicoutimi, publie une nouvelle édition de son Voyage aux Vieux Pays.m Nous avons lu cet ouvrage avec un vif plaisir.C’est un travail sans prétention, simplement, correctement écrit.L’auteur évidemment pense tout ce qu’il dit et dit tout ou presque tout ce qu’il pense.Sa manière est une naïveté de bon aloi qui n’exclut pas, loin de là, l’esprit, mais qui se garde soigneusement de la morgue et de la superbe.L’écueil d’un grand nombre des journaux de touristes est de voir les choses de haut, de prendre un ton tranchant, de former sur les hommes et les choses que l’on visite des jugements aussi hâtifs qu’absolus.La plupart des Américains qui visitent la vieille Europe assument un air de supériorité et de protection fort comique.Courant d’hôtels en hôtels, visitant les villes en un jour, les musées en une heure, n’ayant jamais eu l’honneur d’être admis dans l’intimité d’une famille honorable, ils dénigrent ou approuvent, aux hasards de l’humeur, avec une incompétence admirable.C’est un talent de voir et de regarder ; c’est un talent plus grand de proportionner ses conclusions à la portée réelle de sa vision.Un savant étudie vingt ans une province avant de la juger ; un ignorant juge un empire en vingt jours.Monsieur Cimon a trop de bon sens pour poser en philosophe social ou en critique d’art.II raconte joliment son joli voyage dans le style de l’honnête homme et du bon prêtre.II est assuré de plaire à ses lecteurs.mi! i E:E fr.A.BIBLIOGRAPHIE FRANÇAISE Mère Marie Poussepin, Fondatrice des Sœurs de Charité Dominicaines, Présentation de la Sainte-Vierge de Tours, par le R.P.Mainage, des Frères Prêcheurs.—Beau vol.in-12 de 366 pp., orné de 6 gravures.—3 fr.50 (P.Lethielleux, éditeur, 10, rue Cassette.Paris-6e).La Mère Marie Poussepin a eu l’honneur de laisser à l’Eglise et à l’Ordre de Saint-Dominique une grande et belle famille religieuse.Elle parut au XVI le siècle, à l’époque où les filles de la campagne de France, délaissée et rongée par la misère, étaient sans emploi et sans abri.Plus de soixante années durant, grâce à sa foi ardente, son travail manuel et son indomptable énergie, elle réussit à se faire la pourvoyeuse des malades et la protectrice des abandonnées.Sa vie, si bien écrite par le R.P.Mainage, nous révèle le secret de ce fécond apostolat fondé sur l’abnégation de soi-même, l’amour des âmes et la recherche de Dieu seul.Piété intense, humilité profonde, charité surnaturelle et désintéressée, telle fut cette excellente dominicaine.fr.Th.C., o.p.PAGES ROMAINES L’espace nous ayant manqué pour insérer dans la présente livraison les Page s romaines, nous les publierons dans celle de juin, sous forme d’article, le sujet qui y est traité étant d’un intérêt historique tout particulier.La Redaction 1 — Se vend 50 sous chez l’auteur et chez Beauchemin.- ¦ a H'7-.":- SS : 240 LA NOUVELLE-FRANCE OUVRAGES REÇUS 1 ai : 'I —(Commission de la Conservation, Canada.).)Rapides du Long-Sault du Fleuve Saint-Laurent.—Enquête sur la Constitutionalité et autres caractères du projet d'en produire de l’énergie électrique, Par Arthur V.White, Ottawa.1913.Vol.in-8o de 408 pages, illustré.—U Alberta-Centrale.Rév.J.-A.Normandeau, prêtre colonisateur.Plaquette de 30 pages, avec carte.1914.Pour distribution gratuite, chez l’auteur, 306, rue Saint-Aatoine, Montréal.—In tbe Heart oj Canada, by William Wood.Toronto, William Briggs.1913.Volume in-12, cart, toile, 310 pages.$1.50.Edition de luxe.-—Hector Bernier, Ce que disait la flamme., roman.Préface de A.-D.Decelles.Québec, Impr.de Y Evénement.1913.Vol.in-12 de 454 pages.—P.Odoric-M.Jouve, O.F.M., Le Père Gabriel de la Ribourde, récollet.Québec, 1912.Gd.in-8o de 74 pages.—Le Guide des Comités paroissiaux.(Editions de l'Action sociale catholique.) Québec.1913.Plaquette in-12, de 40 pages.—René Chopin, Le Cœur en exil.2e édition.Paris, Georges Grès et Cie, 116, boulevard Saint-Germain.1913.In-12, 180 pages.—Etude critique de notre système scolaire.A.C.J.C.Congrès des Trois-Rivières, juin-juillet 1913.Montréal, Bureaux de I’A.C.J.C., 1075, rue Rachel.200 p.in-8o.L’ex., 50 sous.—Henri d’Arles, Eaux-Fortes et Tailles-douces.336 pages in-8o, édition de luxe.Québec.1913.Typ.Laflamme & Proulx.(Librairie P.Letehilleux, 10, rue Cassette, Paris) —Mgr Touchet, évêque d’Orléans.Eloge de Louis Veuillot, prononcé dans la basilique de Montmartre, le mardi 25 novembre 1913, en la solennité de son centenaire de naissance.26 pages, in-8o.Prix, 1 franc.—Louis Veuillot, Choix de Pensées extraites de ses Œuvres.168 p.in-32, cadres rouges.Prix franco, 1 fr.10.—Sainte Thérèse, Poésies.Traduction en vers français, par Olivier Bournac.Vol.in-16, 134 pages.Prix, 2 fr.—Louis Perroy, Le Poème de la mer.In-12, 324 pages.Prix, 3 fr.50.—H.Riondel.(Pour les Chrétiennes.) Le Divin Maître et les Femmes dans l’Evangile, simples méditations.In-12 de 248 pages.1911.Prix, 2 fr.—Abbé J.Vaudon, Une Ame de Grande Dame.La Fille du Général Bertrand.In-12 de 268 pages.Prix, 2 fr.—Chanoine Alleaume, Prières du jeune catholique d’action.Vol.in-32, cadres rouges, 136 pages.Franco, 1 fr.10.—Louis Rouzic, Avant le Mariage.Vol in-32, cadres rouges, 216 p.Franco.1 fr.10.V i,< a 1 Ï J c i |( ¦ 1.AVERTISSEMENT 0 A l’avenir, les seuls ouvrages dont on nous fera parvenir DEUX exemplaires auront droit à une notice critique dans la Bibliographie de notre Revue.Ceux dont on ne nous aura envoyé qu’un seul exemplaire seront simplement mentionnés sous le titres "Ouvrages reçus.” •s it 1—Quelques-uns des ouvrages mentionnés dans cette liste seront plus tard l’objet d’une notice spéciale.Red.Le Directeur-propriétaire, Imprimé par la Cie de 1’Evénement, 30, rue de la Fabrique, Québec.L’abbé L.Lihdsày.% X Ligne Directe pour Tout Endroit *11 Au Canada : Les Rocheuses, Banff, Victoria, Vancouver, l'Ouest Canadien, Winnipeg, Calgary, Edmonton, etc.Correspondance pour toutes les grandes villes des Etats-Unis—New-York, Washington, Chicago, Philadelphie, la Californie : San Francisco, Los Angeles, etc.Panoramas magnifiques sur tout le parcours.EMPRESS OF BRITAIN et EMPRESS OF IRELAND impress MALLE ROYALE I > 1 ¦SS9 CONFORT SÉCURITÉ RAPIDITÉ VERITABLES PALAIS FLOTTANTS MOINS DE QUATRE JOURS EN PIER , Facilités spéciales pour la célébration de la messe durant la traversée.Attention délicate accordée aux Religieux et à Messieurs les Membres du Clergé.Pour Itinéraires, Suggestions, Brochures illustrées, Taux, etc., s’adresser à G*“J."P.MOORE, 30, rue Saint-Jean, angle Côte du Palais, rue Dalhousie, Quebec.EMILE-J.HEBERT, PREMIER ASSISTANT AGENT GENERAL et 46, du Trafic - Voyageurs, MONTRÉAL.ATELIERS de VITRAUX ARTISTIQUES TABAC Rose Quesnel Décoration d'églises, chapelles, maisons.Fabrication de vitraux d’art pour églises et résidences.Comme spécimens des travaux artistiques exécutés par la maison Léo jiiard, les messieurs du Clergé sont priés de voir, à Québec, les vitraux de la chapelle du Séminaire, de l’église Saint-Jean-Baptiste, de l’église Saint-Patrice, de la chapelle de N.-D.du Chemin, (Villa Manrèse), des églises de l’Ange-Gardien, de Saint-Joseph (Beauce), Saint-Isidore et Sainte-Hénédine, (Dorchester), etc.Doux et naturel à fumed Rock City Tobacco Co QUEBEC B.LEONARD 53, RUE SAINT-JEAN QUEBEC PEINTRE-DECORATEUR JOSEPH ST-HI LAI RE Entrepreneur général Construction cPégiises, couvents, collèges, chapelles, etc.Sculpture en bois, décorations i i 3T-ROMUALD, Cté Lévis.i U Compagnie de Navigation6‘Canada Steamship Lines,” Ltee SERVICE ENTRE QUEBEC ET MONTREAL Départ tous les jours à 6 heures du soir- Avec arrêts à Batiscan, Trois-Rivières et Sorel.DIVISION DU SAGUENAY Bateau pour Chicoutimi et les ports intermédiaires chaque mardi et samedi, au commencement du printemps et à la fin de l’automne.Service quotidien durant la saison d été.HEURE DU DEPART : 8 HEURES DU MATIN Pour prix de passage et autres renseignements, prière de s’adresser à ou à l’agent général, 48, r, agence quelconque de la Compagnie, une Dalhousie, Québec.rue — VIN DE MESSE SAINT-NAZAIRE AIT CUSH CERTIFICAT Archevêché de Québec, 3 août 1911 Après m’être assuré que la fabrication du vin de dit de Saint-Nazaire, vendu par la maison A.TOUSSAINT & CIE., se fait toujours sous la surveillance immédiate d’un prêtre compétent, je n'hésite pas, sur le rapport de ce dernier, à renouveler l’approbation que j’ai déjà donnée à ce vin liturgique dans ma Chapeaux romains et hauts de forme en feutre et en soie- - Imperméables noirs, qualité supérieure.Capots en mouton de Perse, castor piqué.Pardessus drap noir français doublés de vison, rat musqué lustré vison, garnis de loutre ~ ' turelledu Labrador, loutre piquée et lustrée ou mouton de Perse.messe J.-B.La liberté 145, rue St-Joseph, Québec J.-E.LIVERNOIS circulaire du 1er mars 1897.L.-N.Arch, de Quebec.Limitée, Importateurs de Vins de Messe, Produits pharmaceutiques et Remèdes brevetés français.N.B.—M.l’abbé Ph.Filion, professeur de chimie à l’Université Laval est depuis la mort de Mgr Laflamme, chargé de surveiller la fabrication de nos vins liturgiques et cela à la demande expresse de Monseigneur l’Archevêque de Québec.Rue Saint-Jean.Quebec.Canada La Compagnie Caron Limitée Vases Sacrés, Bronzes et Ornements d’Eglise; Chasublerie, Bannières, Dais ; Missels, Bréviaires, Livres de prière.AVANTAGES EXCEPTIONNELS obtenus par “ La Compagnie Caron Limitée”, à la suite de hautes recommandations : 1° Dispense d’intermédiaires à Paris ou ailleurs ; 2° Exemption de voyageurs européens au Canada pour la vente de ces marchandises ; 3° Diminution considérable dans le prix de revient ; 4° Exclusivité commerciale de certains produits.5° Garantie^ ,,s absolue de la qualité des marchandises offertes.MAISON RECOMMANDÉE au CLERGÉ et aux COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES 39, rue St-Joseph, ,h( PO! «ion QUEBEC, Canada.«o LES PRÉVOYANTS DU CANADA i ASSURANCE FONDS DE PENSION CAPITA!/ AUTORISE Actif du Fonds de Pension, le 31 mars 1914 ACHETEZ DES PARTS DES PREVOYANTS Parce que c’est un placement sans pareil; Parce que c’est, avec la plus petite prime, la plus grosse rente ; Parce que c’est la seule Compagnie à “ Fonds Social ” faisant une spécialité du Fonda de Pension ; Total de l’actif du Fonds de Pension seulement: $454,368.15.t N $500,000.00 1,5 $454368.15 L» %, *Hl k h Bureau à Montréal : Chambre 22, Edifice “ La Patrie ” Bureau Chef : 126, Rue St-Pierre, Edifice Dominion, Québec.
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