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Titre :
Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles
Éditeur :
  • Joliette :[s.n.],1886-1899
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1897-09, Collections de BAnQ.

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VS «¦ ¦ ¦ 1 LE COUVENT M # -t-r ft .ISième jOLlSnSTEE.î ! I - Z ' f 1 K % K 5 i l 4 > î .y ; t %: I " ^^3 LECOUVENT Publication mensuelle à l’usage des jeunes filles.— I3ème année, No 1 — Septembre 1897-1898.Les -abonnements Raw,ton, P.Q.Canada, juillet et août.SOUVENIR DE JEUNESSE Prédiction réalisée i Le dix-sept juillet, mil huit cent soixante et homme* brun et* un jeune dix-sept, un jeune .homme blond, tous deux séminaristes, arrivaient, ea pèlerinage, à Notre-Dame de Lorette.; - Ils assistèrent à la messe et reçurent la sainte communion dans la maison de Nazareth, i Un prêtre de la basilique, d’une piété extra- ordinaire, offrait le saint sacrifice.Sa parole émue impressionna les deux jeunes gens.Lorsque la messe fut terminée les deux pèle-étaient à poursuivre leur action de graces avons parlé s’appro- rins lorsque le prêtre dont nous — 2 — dm d eux et manifesta le désir do voir le jeune hommeblond.Enluidonnantlasainte'com- mumon ce prêtre avait éprouvé une impression extraordinaire: ilavaitcomprisque ce jeune îomrne était appelé à quelque chose de grand.11 interrogea.Votre nom ?Votre patrie ?Il fut tout surpris d’apprendre qu’il était canadien-français.Il lui demanda s’il aimait beaucoup la sainte Vierge, saint Joseph; il attira attention sur la dignité du prêtre, lui 1 impression qu’il avait éprouvée donnant la sainte hostie se rendre fidèle les.C’était lui dire, préparer à son parla de en lui et l’exhorta à aux voies providentiel-délicatement de se une haute vocation.Sur ce, H 1 embrassa et s’excusa disant chose lui avait dit de parler ainsi.que quelque Le jeune homme brun, témoin et confident, peut témoigner encore, devant Dieu, que le jeune homme blond fut docile aux mystérieux ans de lange de Notre-Dame de Lorette; aussi, est-il heureux, vingt ans après ce pèlerinage et cette prédiction, de déposer ses hommages pieds du jeune homme blond, dans la personne de Monseigneur Paul Bruchési, le nouvel arche-veque de Montréal I aux D-A.Baillairgê, ptre. — 3 — I3ème ANNEE Le CoüVent entre avec ce numéro, dans sa treiziè" me année.LA PETITE FILLE — Ah ! maman, si j’étais rose, Tout l’été je fleurirais' Et j’aurais, toujours éclose, De bons parfums toujours frais.Si j’étais bergeronnette, J’irais, grands bœufs et bergers, Vous chanter ma chansonnette, Vous avertir du danger.Au ciel, si j’étais étoile, Je brillerais chaque soir, Pour guider la blanche voile Sur la mer, quand il fait noir.— Pas si haut, petite fille, Ce que Dieu veut, le voici : Sois bonne et simple et gentille Et pour qu’on t’aime, aime aussi.C.Borel- Girard, — Le Hayon du Soleil.-A/xns Envoyez les noms de quatre abonnées avec le prix de l’ubonnement, et vous recevrez le Couvent gratuitement pendant un an. — 4 — PAGE DES INSTITUTRICES MÉTHODE POUR l'enseignement de la numération I NUMERATION PARLÉE La première série d’exercises apprend à nommer, ou si l’on préfère, à dire les nombres.Il est bon de se procurer préalablement un châssis garni de dix fils ; chaque fil porte dix boules mobiles dont cinq noires et cinq blanches sur chaque fil.A défaut de cet appareil, on se sert d’objets : allumettes, épingles, etc.On peut aussi faire simplement des traits sur le tableau noir.ier ex.Commençons en notant que toutes les boules sont à droite.En disant un, la maîtresse fait passer une boule, de droite à gauche.En disant deux, la maîtresse fait passer une deuxième boule qui va rejoindre la première.En disant trois la maîtresse fait passer une troisième boule et ainsi de suite jusqu’à dix.zème ex.Nous voilà avec dix boules à gauche, sur le ier fil, en haut.Faites passer une boule de droite à gauche du second fil, et dites : Un et dix ( en montrant les dix du ier fil.) — 5 — Faites passer une seconde boule, de droite à gauche et dites : Deux et dix, et continuant, Trois et dix, Quatre et dix, Cinq et dix, Six et dix, Sept et dix, Huit et dix, Neuf 11 dix.Puis faisant passer la dixième boule de droite à gauche, vous ne direz pas dix et dix, mais vous direr deux dix.Passons au gième fil, et faisons Sème ex.passer successivement, une par une, les boules de droite à gauche.La première passe.Ne dites pas comme dans le deuxième exercise un et deux dix, mais montrant les dix boules du ier fil et les dix boules du zième fil ) dites : deux dix et un, puis fur et à mesure que les boules passent : deux dix et deux, deux dix et trois, deux dix et quatre, deux dix et cinq, deux dix et six, deux dix et sept, deux dix et huit, deux dix et neuf, trois dix.Faites de même pour Un et trois dix, etc.Un et quatre dix, etc.Un et cinq dix, etc.Un et six dix, etc.Un et sept dix, etc.au —— 6 — Un et huit dix, etc.Un et neuf dix, jusqu’à dix et neuf dix.gième Ex.Faites remarquer à l’élève, qu’au lieu de dire un et dix, on abrège en disant onze ; que ’on dit également douze, pour deux et dix, treize pour trois et dix, quatorze pour quatre et dix, et ainsi de suite.A l’élève de répéter.6ème ex.Faites remarquer à l’élève, qu’à la place de deux dix, on dit vingt ; trente pour trois dix • quarante pour quatre dix ; cinquante pour cinq dix.et finalement cent pour dix dix.A l’é lève de répéter.yième Ex.Faites remarquer à l’enfant que dix boules forment un groupe, une classe ; que chaque boule est une unité de ce groupe- Faites remarquer en second lieu, que les dix groupes de boules forment un cent et que chacun des dix groupes est à son tour une unité, et que dix unités de ce genre font un cent.Cette méthode qui use les objets matériels, et qui va tranquillement du simple au composé, est celle qui convient le mieux à l’enfance.Elle utilise chez lui la vivacité du sens, et se proportionne à la lenteur et à la faiblesse de l’intelligence.Cette méthode est suivie dans un grand nombre d’écoles.Edward Brooks, surintendant des écoles publiques de Philadelphie, l'énonce et la préfère à toute autre.F.-A.B. — 7 — LA NACELLE DE SAINTE URSULE Gracieuse revue publiée par les Dames UrsuÜnes des Trois-Rivières, à l’occasion de leur deuxième centenaire.“ Nacelle de sainte Ursule “ Vogue sur les flots du temps “ Devant toi Satan recule “ A toi se fient les enfants.” LE TRAIN DU BONHEUR Le rapide convoi s’avance, Brûlant, dévorant la distance ; Montez promptement, voyageur, Montez, c’est le train du bonheur.Que laisse-t-il sur son passage ?Un peu de fumée, un nuage.Il est bien loin déjà là-bas ; Il part, mais il ne revient pas.Le bonheur que toute âme espère S’évanouit ainsi sur terre.On s’approche pour l’embrasser.Mais hélàs I il vient de passer.La Nacelle.Prenez donc l’habitude de payer votre abonnement d’avance.L’abonnement date du 1er septembre.Il y a 200 abonnées de 1896-97 qui n’ont pas encore payé leur abonnement.Ayons donc le courage de nous exécu- ter.On peut se procurer les 12 années du Couvent moyennant $3.00 pour la collection, franc de port. — 8 — MADAME CHRISTOPHE COLOMB Comment se fait-il que nous n’entendions jamais parler de madame Christophe Colomb ?On loue beaucoup les merveilleuses découvertes de Colomb et bien des gens ne pourraient s’empêcher de sourire si leur disait que l’Amérique a été découverte grâce à une femme.C’est vrai cependant : jamais Colomb n’aurait eu assez d’ambition pour rien découvrir si femme ne l'avait poussé aux explorations.Vers 1 an 147(1, Colomb alla s’établir à Lisbonne.C’est là qu’il rencontra Dofia Felipa et qu’il s’éprit d’elle.Le père de Dofia, feu Bartolomeo Monis de Palestrello, était un navigateur italien très distingué qui avait colonisé et gouverné l'île de Porto-Santo.Bartolomeo et sa fille avaient vécu dans la plus étroite amitié ; elle avait accompagné son père dans la plupart de ses voyages.Elle avait comme lui l’amour des aventures.Avec un goût délicat et artistique, elle rédigeait le journal de son père et dessinait ses cartes de géographie.Plus tard, elle écrivit sa dictée plusieurs ouvrages de valeur sur ses voyages.A la mort de Bartolomeo, sa fille hérita de papiers, de ses cartes et d’une terre dans l’île de Porto-Santo.C’est là qu’elle vécut avec Colomb après leur mariage, c’est là aussi que naquit leur fils Diego.Felipa avait été ambitieuse pour son père.Elle l’avait encouragé dans ses explorations quand d’autres le blâmaient de ce qu’ils appelaient sa témérité.Elle reporta toute son ambition sur son mari.Il est vrai que Colomb avait toujours nourri l’espoir de devenir un explorateur ; mais comme il est arrivé à bien d’autres, ses idées seraient toujours restées à l’état do rêves s’il n’avait trouvé une femme capable de le sti on sa sous scs — 9 — muler, de l'encourager, de l'influencer par tou, les Tr,"v“ rs:i ,« ¦*«>¦ të et Colomb, qui n'avait guëre de société que celle de sa femme, chercha auprès d’elle appui et sympa thie.Elle lui représentait quelle gloire s’il réussissait comme explorateur à l’oc- étudiait avec lui, Ten- de son père et teurs, ses amis.serait son partage ., même.5ÜSE5"E5 and le désespoir était sur le point de s cmpa, Que ces temps étaient durs pour la courageuse femme 1 Elle était pleine d’anxiété pour son man, réJusqu’à la fin, elle s’oublia elle même pour ne pen- Smsm faire triompher sa cause.une vo rance qu rer de lui, scr ! : — 10 — il avait besoin.Pauvre Felipa I voirla réalisation de ses espérances.Si Christophe Colomb découvrit l’Amérique, Felipa découvrit le génie latent de Colomb, elle lui lit trouver la voie.Mme Wiieler.elle moumt sans CONVERSIONS AU CATHOLICISME A Saint-Pétersbourg, la princesse russe VoIkonsEy.riqteTSj: °' éd,M" 'd“ sati- DÉCÉDÉ lemfr Y°USSef5 patriarche d’Alcxan(Irie et de Jérusa- TIMBRES LIVRES NOUVEAUX Les Sulpiciens en Acadie, par l’abbé H.R.Casgrain.R Histoire de la Seigneurie de Lauzon, par Edouard centin. - 11 M.le Docteur J.I.Desroches vient de donner un troisième tirage de son excellent catéchisme d’Hygiène.Ce petit ouvrage est l’un de ceux qui ont eu le plus de vogue au Canada.Le Petit Médecin de Paris, reproduisait dernièrement une partie des études du Dr Desroches.STATISTIQUES Population des villes d'Europe.L’Europe renferme 6 villes, qui ont plus de 1,000,000 d’habitants.L’Europe renferme 18 villes, qui ont plus de 500,000 habitants.L’Europe renferme 60 villes, qui ont plus de 200,000 habitants.L’Europe renferme 132 villes, qui ont plus de 100,000 habitants.La Société des prêtres des Missions étrangères compte 1,324 membres, en majorité des Français.Il y a au Canada deux cents milles de chemin de fer électrique ; il n’y en avait que vingt-six en 1893.PAS DE BLAGUE, S.V.P.“ Tous les esprits sages, réfléchies, tous les vrais citoyens et les vrais patriotes s’accordent à dire que la création d’un ministère de l’Instruction Publique est une des premières réformes à faire.” La Patrie, 30 août 1897.Les prêtres, les religieux, les évêques et les archevêques de la Province de Québec, tous vrais citoyens et vrais patriotes font-ils partie de cet accord universel ?Est-ce une quantité négligablo ?N’y a-t-il pas, dans cette multitude, des esprits sages et réfléchis ? — 12 — ¦N’ost-ce pas ce clergé qui a servi jusqu'à présent de cadre providentiel aux destinées canadicnnes’fran* çaises ?iai dehors du clergé, il y a beaucoup de laïques sages et réfléchis qui sont opposés à la création d'un : ministère de l'Instruction Publique.Nous avons assez de politique ailleurs sans exposer à faire entrer ce brouillon dans 1 école.nous LE CULTE DE SAINTE ANNE EN ESPAGNE ( La Mère Anne de Saint-Augustin avait reçu avis, de sainte Anne, de lui construire une maison.La construction s’achevait, lorsque les moyens pécuniaires firent complètement défaut.Confiante en sainte Anne, la religieuse emprunte mille ducats.El'e îaeonte elle-même comment sa protectrice lui fit remettre cette somme.“ Je crus soudain entendre distinctement la voix de quelqu’un qui m’appelait à la porte du monastère.Je me rends au tour sans aucun retard pour savoir qui m y demandait.A ma question, celui qui s’v trouvait répond qu’il est étranger à la ville et de noble extraction, qu’il désire vivement entretenir seul et sans témoin la mère Anne de Saint-Augustin, et me prie en conséquence de lui passer la clef du parloir commun.Je la lui passe et me rends au parloir savoir ce qu’il me voulait.Je le trouvai sous le poids ’' ^Lon accablante.C’était un des premiers officiers du roi ; accusé faussement d’un grand crime par des ennemis perfides, il s’était dérobé par la fuite a la cour et au danger qui le menaçait.Il me raconta en détail toute sa triste histoire ; et quand je l’eus entendue, j’exigeai d’abord que, s’il était réellement coupable du foriait qu’on lui imputait, il m’en fît aveu, pour la gloire de Dieu, et sous le sceau du —~ 1.1 — secret.Il me protesta avec serment que bien loin d’avoir commis ce crime, il n’en avait pas même en la pensée.Il ajouta que pour échapper A la colère du roi et se mettre en siifété, il songeait A se rendre dans le royaume de Valence ; pue d'ailleurs, en quittant sa patrie, il n’avait d’abord pensé ni A venir ici, ni A s’adresser à moi.vu qu'il ne me connaissait nullement ; mais qu’un jour, plus accablé que jamais, il s’était entendu dire par une voix qu’il croyait être celle do quelque habitant des cieux : “ llènds-toi A Villanova ; va frapper au couvent des Carmélites déchaussées ; découvre ton affliction A la mère Anne de Saint-Augustin ; tu trouveras par son moyen la consolation que tu désires.Mais, en retour, viens A son aide par une généreuse aumône, et soulage la pauvreté de ce monastère.” “ Voilà, ajouta le gentilhomme, comment je me trouve ici J je suis persuadé nue c’est Dieu qui m’y a amené ; et je ne demande qu’une chose, c’est que vous et vos sœurs vous vouliez bien, dans vos prières et oraisons, supplier la divine miséricorde de me venir en aide dans mon affliction.En même temps il me remettait mille ducats pour les besoins du monastère et m offrait pour en disposer selon mon bon plaisir, une magnifique chaîne d’or A laquelle était suspendue une très grande médaille du même métal.Les mille pièces d’or suffisant A nos besoins présents, je lui rendis la chaîne, et lui promis mes prières et celles de mes sœurs en reconnaissance de son généreux don.Après quoi il me quitta et se hâta de poursuivre chemin.“ De mon côté, je me rendis au chœur ; et IA, prosternée devant le très saint Sacrement et la statue vénérable de la glorieuse mère Anne, je rendis grâces pour cette aumône inattendue, et suppliai ma très .douce mère avec toute la ferveur dont j’étais capable, de faire éclater sa bonté ordinaire sur cet homme de bien et de le délivrer au plus tôt de sa tribulation.Elle m’apparut uussitôt : “ Ma fille, me dit-elle, aie confiance dans le Seigneur.” Et ces simples paroles, en imprimant dans mon Ame la certitude de la son pro- — 14 —» chaîne délivrance de notre bienfaiteur, me remplirent d’une grande joie.“ Au bout de quelques jours, Dieu permit que je perdisse entièrement le souvenir de la vision que je viens de raconter, de sorte que je retombai dans l’inquiétude à la pensée du malheur du gentilhomme.C’est pourquoi, après les matines, je me mis il le recommander à la divine miséricorde et il la glorieuse mère sainte Anne avec toute l’ardeur dont j’étais capable.La sainte me répondit aussitôt du ton le plus amical : “ Cesse de te tourmenter, ma fille, et sache que ce que tu réclames avec tant d instance est déjà fait.L’innocence de cet homme a été reconnue ; dans peu tu le reverras.” L’événement ne tarda pas à prouver la vérité de ces paroles ; peu de jours après il revint auprès de moi, et non content de me témoigner sa vive reconnaissance pour les prières que nous avions faites en sa faveur, il me remit encore une aumône de mille ducats, et me supplia de continuer de le recommander à Dieu.ECHELLE DE DIGESTIBILITE Moneelet donne dans le volume : Causeries du Dessert, tableau intéressant de la durée moyenne de la digestion des aliments, un 1 heure 1 1-2 1 1-2 1 3-4 1 34 1 3-4 Riz et bouillon de riz Œufs à la coque Bouillon ordinaire ou aux herbes Poisson frais Pied de cochon Cervelle Poulet rôti, venu rôti Mouton rôti Bœuf rôti Bœuf bouilli Pommes de terres frites Œufs frits, omelette 2 2 1-2 2 3-4 '• J 3 2 1-2 2 1-2 — - 15 3 Boudin Carottes Œufs durs Fromage Beurre frais Canard rôti Porc salé ou fumé Choux Ainsi donc, le riz représente le plus léger des aliments, et le choux en est le plus lourd.3 1-4 3 1-2 3 1 2 3 4 4 1-4 4 1-2 Re .COMMENT ON ÉLEVE MAINTENANT BEAUCOUP DE JEUNES FILLES.“ Les études de littérature, d’histoire, de sciences, de langues vivant s, qu’on fit faire à Mlle X.eurent pour but, non l’ornement de son esprit, m ds l’obtention de ce brevet que la mode exige des jeunes filles depuis quelques années, et en l’honneur duquel on les soumet aux mômes procédés d’entraînement intellectuel que les futurs bacheliers.On lui apprit de tout un peu.On mit sur son ignorance une mince couche d’instruction : mauvais badigeonnage qui ne tient pas, le jour de l’examen passé.Quelques jugements puérils sur les écrivains et les oeuvres des deux derniers siècles ; des radotages niais à propos de l'histoire de France ; une mixture de dates et de formules relatives à celle des autres pays ; la pratique des procédés nécessaires pour faire machinalement quelques opérations d’arithmétique ; cinquante mots d’anglais j l’art de résoudre certaines difficultés d’orthographe ou de ponctuation ; tel fut le profit qu’elle tira des leçons de son institutrice.J’oubliais une ' jolie écriture anglaise, menue, allongée, qu’elle savait il merveille transformer en ronde ou en bâtarde, la science des pleins vigoureux et des déliés agiles ; enfin une connaissance approfondie de toutes les embûches — 16 — que la perfidie de l’auxiliaire peut tendre au participe.On lui avait fait étudier pendant six mois au moins ce dogme mystérieux de la grammaire française, la règle des compléments, dont les vieilles institutrices casuistes en orthographe connaissent seules toutes les ineptes subtilités.” George* Duruy.-a UN CHATEAU EN ESPAGNE CONSTRUIT P Ml UNE JEUNE ORPHELINE.Il serait impossible d’oublier des cœurs aussi bien faits que celui d’Hélène M., disant à la Mère infir- mière, après avoir reçu le saint viatique : “ Maintenant que je suis toute dans le bon Dieu, ma mère, embrasses-moi ; c’est tout ce que j’ai de meilleur à vous donner en ce moment.” C’est elle qui répondit encore si aimablement, un jour que ses grands yeux noirs arrêtés et fixés semblaient chercher dans le lointain un souvenir perdu, à l’aumônier qui lui disait : “ Est-il bientôt fini, Hélène, votre château en pays d'Espagne ?— Bien sûr que non ! Car je fais un véritable palais pour y loger mes bonnes mères, et si liant, que toutes les jeunes filles abandonnées comme je l’ai été puissent le voir du plus loin et venir y chercher la paix et le bonheur que je n’ai pu trouver que là, au terme dé mes pauvres vingt-trois ans.” A minuit et quelques minutes, avant son dernier soupir, arrivé plus vite qu’on ne l’attendait, il fallut encore courir chercher l’aumônier, qui venait seulement de la quitter : “ Mon Dieu, dites, Monsieur l’aumônier, dites, j’ai vraiment peur de mourir ainsi tranquillement et heureusement, sans aucune peur : la mort m’est si douce, ai douce I.dites, Monsieur l’aumônier, ne serait- ce pas de la vanité ?dites ! ” Puis sa.tête s’affaisso sur I" sa poitrine ; on crut que c’était son dernier souffle.— “ Hélène ?” lui dit le prêtre.Lentement, péniblement, elle releva sa pauvre tête, adressa, avec ses beaux yeux si doux, car ses lèvres étaient immobiles, à la Mère qui la tenait entre ses bras, son plus aimable sourire, et ' mourut en la regardant.— Echo¦
de

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