Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1 avril 1899, Avril
T d J L Publication mensuelle à l'usage des jeunes fdles.14ème année, -Ko 8 — Avril 1899.A no x nom i; n t : 25 contins par an.Los abonnements datent du 1er septembre.—s'adresser i F.-A.I3am.laiiigé, prêtre, curé, Saint-Hubert, (Chambly), P.Q.Soyez de bonne humeur Une jeune fille rie mauvaise humeur, c’est ce qu’il y a de particulièrement désagréable dans une famille.Le rôle de la jeune fille, partout, est celui du rayon de soleil qui fait rayonner autour de lui la lumière et la vie.Loin de nous la jeunesse toujours silencieuse, la jeunesse toujours grave, la jeunesse toujours triste, la jeunesse, en un mot, qui ne sait pas s’épanouir, qui ne sait point voltiger, qui ne sait point rire.Le vent de la tempête souffle quelque fois dans vos familles où il détruit la joie et la concorde. — iso — Qui ranimera la gaieté sur les fronts attristés ?La jeune fi.le de bonne humeur.N’est-ce pas le père Faber qui a dit : “ Rien ne remet toutes choses dans l’ordre et la paix, comme la bonne humeur ”, Toujours de bonne humeur ; elle doit être une des principales règles de notre vie.Le cliant c3.es oiseaux.Que chantez-vous, petits oiseaux ?Je vous regarde et vous écoute.C’est Dieu qui vous a faits si beaux ; Vous le chantez sans doute.Son nom vous anime en ces bois ; Vous n’en célébrez jamais d’autre.Faut-il que mon ingrate voix N'imite pas la vôtre ?Vos airs si tendres et si doux Lui rendent tous les jours hommage.Je le bénis bien moins que vous Et lui dois davantage ! Le Père de Latour.Mon Dieu, donnez-moi l'humilité, et je vous donnerai mes doux yeux.(Le Fr.Massé). —151 — PAGE DES INSTITUTRICES ENSEIGNEMENT DU CATECHISME Un moyen rapide et excellent de faire prendre le catéchisme, c’est de poser des questions de vue d’ensemble.Un bon jour, de temps, en temps, vous donnez, comme leçon, pour le lendemain, une question comme celle ci : Vous donnerez demain les mystères dont parle le catéchisme.Vous avez soin d’expliquer immédiatement que le mystère est vérité incompréhensible pour l’homme.Le lendemain, la majorité des enfants citera : 10 le mystère de la Sainte Trinité 2o le mystère de la Rédemption 3o le mystère de l’Incarnation.Est-ce tout ?Non.Interrogez.11 y en a un, peut-être, qui vous citera la création ; quelque chose de rien ! Poursuivez vos interrogations : Quelqu’un finira par vous parler de la trams-substantition, page 43 du catéchisme.Donnez-lui un point doré ! com- uue vous - ¦—1 1^2 —— Vous serez obligée d’indiquer en passant Yimmaculée conception, le mystère de Marie échappant seule à la contagion du péché origi- nel.Vous indiquez encore la production mystérieuse de la grâce par les sacrements, signes sensibles qui produisent la grâce d’une façon qui leur est propre, dès que la matière et la forme sont posées par le ministre compétent.SOLÉCISMES On les trouve même dans de bons auteurs.On dit : c’est deux francs chaque, pour chacun1 chacune.On dit : Entre chaque acte, pour après chaque, ou entre les actes On dit : A raison de sa conduite, pour en raison Ou dit : Avant qu’il ne vienne, pour avant qu’il vienne On dit : Son air de grandeur m'en impose, pour m’impose On dit : Empêchez qu’il vienne, pour qu’il ne vienne On dit : Je ne nie pas que cela soit, pour que cela ne soit — >53 — On dit : Je crains qu’il tombe, pour qu’il w tombe On dit : C’en est fait de mon bonheur, pour c’est fait de.On dit : Je suis passé par Paris, pour J’ai passé On dit : Tout grand que soit le prince, pour tout grand qu’est Ou dit : Au cas où il viendrait, pour en cas qu’il PÉDAGOGUE.LE MONDE DES NOUVELLES es-y La DEVOLUTION FOMENTE en RUSSIE.Les sauvages et les nègres catholiques, sous la charge des missions catholiques, aux Etats-Unis, sont au nombre de 218,884.Les Américains et les Anglais d'une part, et les Allemands de l’autre, sont aux prises à Samoa ( cap Alia ).L’affaire Dreyfus passionne toujours l’opinion publique, en France.Les Philippins perdent du terrain, lout en donnant beaucoup d’exercice aux Américains.Les Carlistes d'Espagne sont étroitement surveillés.Les Italiens, à leur tour, mettent pied à terre en Chine.L,ga ! — !54 — Lu santé de Sa Sainteté Léon XIII s’améliore.gume 'Ul tlUie 6t la Bu,garie font tles préparatifs de Décès de Mgr Clori, nonce papal à Paris.H HazellfélenCe P0U1 la paix univei‘'sel|e se réunira à ghis/am'ne lègtlG Cn Arméllic et dans l’Afriq La peste fait de nombreuses victimes à Bourbnz.Grandes inondations en Cliine.ne an- Savez vous où en un .sur lec»”mSSiï;?„rt,iC,oire Le Klondyke a donné un lingot d’or de $1,400 00 .win* L ™ Montréal et Berthier seront.pai un chemin de ter électrique.Il y a 100,093 sauvages au Canada.avant longtemps reliés — i55 — Feu M.Adolphe Roy a laissé $100,000.00 pour fins d’éducation.VARIÉTÉS (Pour le Couvent).NAÏVETÉS, BONS MOTS, CALEMBOUEGS, Etc.Quels sont les gens les plus tourmentés ?Les imprimeurs et les photographes, car ils ne manquent pas d’épreuves.Dans un quartier excentrique de Paris où l'apparition d’un bourgeois est un phénomène, des gavroches voient émerger à l’horizon un chapeau à haute forme : “ Viens, s’écrient-ils, les fumistes sont en grève ; voilà les tuyaux de poêles qui se promènent ! ” Comment peut-on se procurer, sans bourse délier, des boucles d’oreilles en corail ?On prend deux gousses d’ail que l’on se pend aux oreilles.Le lendemain, elles sont encore ail.Une personne entend un italien tenir un langage grossier : “ Mon ami, lui dit-elle, changez de coutume, car vous êtes bien mal embouché ( en boucher ).Pourquoi, demandait-on à un célibataire endurci, ne prenez-vous pas une compagne pour voyager sur l’Océan de la vie ?— “ J’aurais peur, répondit-il, de n’avoir pas un 1 Océan pacifique — 1 i)G — ÜTEL^IKr ZB^ZRT De tout temps, la France a compté d’illustres rins ; de tout temps les Courbet et les Bergasse du Petii-Thouars ont eu des prédécesseurs dignes d’eux.C’est la vie d’un des plus célèbres et des plus justement populaires que nous venons rappeler aujourd’hui.Jean Ban naquit à Dunkerque le 21 octobre 1650 ; il était d’une famille nombreuse, père 11’eut pas moins de 8 enfants, 5 garçons et 3 filles.On raconte que, tout petit encore, Jean Ban, en attendant les récits faits par scs parents, serrait le poing et s’écriait : “ Oli ! les Anglais, les Anglais, je les verrai de près, s’il plaît à Dieu ! ” Notre jeune héros devait tenir amplement parole ; il n’avait pas encore 12 ans lorsque pour la première fois il s’embarqua sur un bîjgantin.L’apprentissage fut rude ; car le capitaine, un certain Valboué, était d’un caractère des plus violents ; aussi est-ce pour ee motif et à la suite d’un acte de cruauté commis sur un de ses camarades qu'au bout de 4 ans Jean Dart se retira.Il servit quelque temps sous les ordres de Ru y ter.“Je n'ai encore vu, disait-il “ naïvement et avec admiration à l'illustre amiral “ hollandais, ni Dieu ni le roi de France ; permet-“ tez-moi donc de rester à votre service.” En 1672, lorsque la guerre éclata avec la Hollande, Jean Dart revint à Dunkerque avec son compatriote et ami Charles Keyset', malgré les efforts qu’on fit pour les retenir tous les deux.Il commença alors sa longue et brillante carrière de corsaire.A peine arrivé, il croise avec son camarade Keyset- dans la Manche et la mer du Nord, et se fait si avantageusement connaître que deux ans plus tard, au mois de mars 1674, les armateurs de Dunkerque le mettent a la tête d’un bâtiment armé eu course, por- ma- car son — iS7 — tant 2 canons et 36 hommes d’équipage.Le voilà donc, à son tour, capitaine du Roi-David alors que Keyser commande XAlexandre Ils appareillent de concert et pour leur coup d’essai s’emparent d’un bateau de charbon hollandais ; la semaine suivante c’est un bâtiment avec ses dix canons et ses vins d’Espagne qui tombent entre leurs mains ; puis un autre rempli de vin de Bordeaux ; ensuite dogre contenant des noisettes, des écrevisses et 400 paires de bas.En moins de trois mois, Jean Bart compte six prises.On lui confie alors le commandement d’une frégate de dix canons la Royale, et rien que pour l’année 1674 le nombre des bâtiments capturés par lui s’élève à neuf.Ce n’était là qu’un début.En janvier 1675 nous relevons trois nouvelles prises.A cette époque il se marie et prend quelques instants de repos.Son compatriote Faulconnier nous à laissé de lui le portrait suivant : “ Il avaii la taille au-dessous de la médiocre, le “ corps bien fait, robuste et capable de résister à “ toutes les fatigues de la mer ; il avait les traits du “ visage bien formés, les yeux bleus, le teint beau, “ les cheveux blonds, la physionomie très heureuse “ et tout à fait revenante.” Et ailleurs : “ Jean “ Bart avait beaucoup de bon sens, l’esprit net et “ solide, une veleur ferme et toujours égale.Il “ était sobre, vigilant et intrépide, aussi prompt à “ prendre un parti que de sang froid à donner des “ ordres dans le combat.” Mais le repos pèse bientôt à Jean Bart ; la nostalgie des combats sur mer et du métier de corsaire s’empare de lui.Le 31 juillet 1675, aidé de deux autres capitaines, il capture un vaisseau d’une grande valeur, les /Innés de Hambourg, dont le chargement se composait “de 12 sacs de poudre d or
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