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Titre :
L'Étoile du Nord
Éditeur :
  • Joliette : [s.n.],1884-1965, 1981-1982
Contenu spécifique :
samedi 2 janvier 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Joliette journal ,
  • Joliette journal, l'étoile du Nord
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Références

L'Étoile du Nord, 1886-01-02, Collections de BAnQ.

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$3 L’ETOILE DO NORD D’un éclat vif et doux Mais ses bienfaits publics Mon œil la voit briller Qui les peut calculer ?Journal Hebdomadaire,-Agriculture, Colonisation, Commerce et Industrie.Rédigé par un Comité de Collaborateurs.ALBERT SERVAIS, Proprietaire et Administrateur- 2e Année.No 30 JOLIETTE, 2 JANVIER 1886 50 Cts.Par Année — Souhaits du Nouvel An.JOUR DE L'AN 1886.Aux Messieurs du Clergé, aux Communautés religieuses et au public en général.A 1 aurore d’une nouvelle année * laissez-moi vous oftrir mes remerciements les plus respectueux et les plus cordials pour l’encouragement bienveillant dont vous avez bien voulu m honorer ; et j’es père qu’à l’aveuir, vous voudrez bien donner le même encourage ment.En retour je vous souhaite que l’année 18 *6 soit pour vous tous, remplie de joies les plus douces, de plaisirs les plus purs, de bonheur les plus parfaits, et autant vous puissiez en désirer.Puisse le ciel répandre sa rosée céleste sur tous ceux qui contribuent à ma prospérité.* CCCCCCK JS me Vous prie d'agréer, avec ses Hommages, l'expression de ses meilleurs Souhaits de bonne année.que Albert Gervais.ont été détruits.Deux cent vingt-cinq églises ont été incendiées.Passe-temps du dimanche.te testament de Vanderbilt.Voici les différents lègues que contient le testament du millionnaire.Il lègue $10,01)0,000 à chacun de huit enfants dont $500,000 dans chaque cas en fidei commis, et $2,000,000 de plus à Cornelius W.Variderbilt.Les quatre fils de Vanderbilt sont exécuteurs testamentaires conjoints.Il lègue en pleine propriété à ses filles les maisons dans lesquelles elles demeurent.Il lègue à son r petit fil s, l’enfant de Cornellius, $!,-000,000.A sa veuve, il lègue la maison de la 51e rue et celle de la 5e avenue, ses peintures, bibliothèque, étables, chevaux, etc, et une annuité de $20U,OO0 et $500 000 en argent léguées en pleine propriété.A la mort de sa veuve, sa galerie de peintures, ses étables retourneront à son plus jeune.fils, George Vanderbilt, sa vie durant et à sa mort à celui de ses fils qu'il désignera.S’il sans enfant mâle, ces biens retourneront à l'ainé des fils de Cornellius Vanderbilt.Divers legs s’élevant à près de $1,000,-00U sont faits à des institutions de charité.Des annuités variant de $2,000 à $2,-500 sont légués à des parents éloignés.Le reste de la fortune du défunt est également partagé entre Cornellius et iWilUam K.Vandei bilL Les administrateurs sont MM.Chaun-cey, M.Duperu et Henri Anderson.Les réponses aux charades, devinettes, etc., devront être adressées comme suit : “L’Etoile du Nord,” Joliette.#* Le clergé eu France.Le ministre des cultes a expliqué, dans la Chambre des députés, qu’il,avait privé 39 prêtres de leurs traitements, parce qu’ils étaient intervenus dans les élections.Il a déclaré qu il soutiendra11 l’église, mais qu’il exigerait du clergé la même obéissance que de* autres fonctionnaires publics.Sa conduite a été soutenue par 337 députés* 107 l’ont désap prouvée.Il a été résolu d imprimer le discou s de M.Goblet et de ie placarder dans tout le pays.Ont deviné à la charade No.20 : — Belle Amanda Râtelle.Louis Charpen tier, J.O.Richard.—Fin Lin-Fin-Vin, - !¦ » » - LE NOUVEL AN.A l’occasion du renouvellement de l’année, nous offrons pirticu'ièrement à nos abonnés les souhaits les plus sincères que nous puissions formuler pour leur prospérité et leur bonheur Une avalao «he de grandes phrases ne présenterait pas de plus désirables ni de plus légiti mes érrennes que celle que nous leur offrons ainsi de teut cœur.Nous nous permettons d'ajouter que les sentiments de la plus pure bienveillance nous invitent à formuler des désirs analogues à l’égard de nos confrères de eette ville.ses Un nouveau jubilé.Le Pape a donné le 25 décembre à l’occasion de la tête de Noël, une récep tiou aux Cardinaux.Sa Sainteté s’est plaint de la position gênante qui est faite au Pape dans Rouie et a soutenu qu’il en serait toujours ainsi aussi longtemps que la ville éternel k ne serait pas rit océdée au Vatican.•^assessor Cochinchine, il a été massacré neuf mis- - " ~ ~ D .iEH€E£ËB5 cinq mille chrétiens.Dèux cents parois Pour dix centins, on pourra se procurer #*, di&eept orphelinat» ict dix,couvents un urdo pour les Chantres, meurt Massacres des Chrétiens. L'ETOILE DP HORD, % JANVIER 1888./.- * ' ' - ' m XV universel.Elle n est pas accueilli partout favorablement, car elle créé de m .i'.* dencc ne nous a pas épargné ses faveurs et ses dons durant cette aînée.Si elle a jugé à propos de nous éprouver d’un cote, sur un autre point elle nous a accordé une moisson riche et abondante qui pourvoira largement à la subsistance de ses sujets.Dieu éprouve ceux qu’il aime.Plu sieurs parties de notre pays ont été durement éprouvé cette année par le fléau de la vario'e ou picote.Montréal surtout a subi des pertes énormes par suite de l’épidémie: Pertes de vies et pertes d’argent.Son commerce en a souffert.Son port a été déserté et ses entrepots sont restés vides durant, toute la plus belle saison.Heureusement que le terrible fléau a enfin lack - prise, ce qui a p rmis à la grande métropole canadienne de rouvrir toute larges les portes de sou commet ce.1886 Quand les lignes qui \ont suivre parviendront au lecteur l’année mil huit cent quatre vingt-cinq ne sera déjà plus.A son tour, elle s’en sera allé rejoindre ses devancières dans le domaine du pa>sé.Dans le grand livre du Temps le supreme Dispensateur de la vie pourra inseri re une année de plus, pour quelques uns puis pour/Tautres une année de moins.Une année de plus pour l’enfant qui fuit son berceau et pour le jeune homme qui aspire à grandir afin de conn litre ce que Dieu lui réserve demain.Une année de moini pour l’homme qui parvenu à 1 age mur déoircrait stationner dans la vie en dépit de la marche du temps.Une au née de moins pour le vieillard qui a ralenti le pas dans la vie et qui voudrait retourner en arrière comme s’il craignait d’arriver trop tôt au terme fatal.llélasl il est une réflexon que tout le monde se fait à la fin d’une année : c’est les fonctions dont les titulaires vont cou' ter de l’argent au pays.L’Hon.Jugé Cimon est nommé seur sous cette nouvelle loi et révi- .j .8a nomina- tion est vue dan» le district de Joliette avec plaisir et confiance.A Québec la dernière session du Par-lemer t Provincial s’est passé dans le' calme et presque dans la retraite.Le gouvernement Ross conduit sogne au milieu de l’indifférence générale.Il n’excite ni grande thio ni grande hostilité.Aurea critas ! Heureuse médiocrité.L ' 24 Serein ie ieu lieu dans ce Com.té une élection partielle dans laquelle M McConville et M.Bazinet briguent le suffrage popui ire.M.McConville le candidat du gouvernement local i' sa petite be-quasi-sympa-medio- Daus le monde politique le Canada a traversé de mauvais jours durant l’année 1885.L'insurrection du Nord Ouest est que le temps .passe vite.Réflexion sé- venu le printemps dernier briser le cours rieuse qui provoque la tristesse et le re ue n°l,e ^ùgue pacifique.0 était ver# le grct.Dans le cours de l’année le monde 1110Mars.télégraphe nous an est lout entier à ses occupations journa Li^mce un beau matin que tout le Nord-lières.Entraîné et aveuglé par le tour Ouest, est en feu.Cette nouvelle se ré-billon des affaiies, l’on ne se rend pas Pau(I parmi le peuple comme une traînée trop compte de la marche du temp9.Mais P°udre et sitôt a 1 appel de nos chefs c’est quand le cah.ndrier expire et que ^es milliers de volontaires se présentent l’horloge du temps va tinter la dernière Pou/ a^er combattre les rebelles et sou heure de la trois cent soixante et cinquiè- ^ autorité menacée, me journée qu’il y a comme un réveil ^ 011 commit i histoire de la qui s’opère en nous.L’on sc dit : ‘Quoi?de Middleton.L on sait également Déjà l ! !.Mais c’est hier seulement que la capture de Riel y a mis fin.Riei Vau née qui va expirer s’annoncait toute un Ie belle ] il avait fait répandre b joyeuse pleine de promesses et d’espéran sano* Il était voué à l’exécration publiées!— Sitôt passée ” ! ! !.4Ud> et.aussi longtemps qu’a duré Vin —Oui ! ! !.Le jour aussi s’annonce gurrectiou, s il s était agi de lui trouver le matin tout riant des promesses de Vau uu bourreau il s’en serait présenté des rore.Mais attendez un peu et bientôt le centaines et des milliers, peut être même sombre crépuscule viendra couvrir d’un Parmi ceux des journalistes qui déploient voile de deuil la nature tout à l’heure auj°|11‘d hui le plus de zèle en faveur du ensoleillée, avant que la nuit y prenne Part* soi-disant nation d.— son empire.Le jour est passé ; il ne re- Mais R.el tombe prisonnier.Il devient viendra plus.sacré aux yeux du peuple.Il pose eu Ainsi passent les jours les semaines victime.C est plus qu’un héros, c’est les mois les années.C’est le temps qui uu Prophète, c est un martyr.Chaque les dévore et les immole tour à tour à sa Par°ic qui sort de sa bouche est recueilli voracité, pour les précipiter ensuite dans comme un trade, et, de Regina ou il est le gouffre du passé.prisonnier Von expédie sur son compte Les païens représentaient le Tempi (Ies bulletins de santé que se dispute la sous la figure d’un rigide vieillard armé Pre9f*e universelle, d’une faulx tranchante et moissonnant Riel subit son procès.Il est condamné à être pendu et malgré les intercessions qui s’élèvent en sa faveur sur tous les points du pays, il est exécuté le 16 ?ombre.eiiipo te par une majorité de 14 seulement.Panca scd bona / Tels sont, pour ce qui nous concerne les principaux évènements de 1885.1885 n’est plu» ; vive 1886 ! ECHOS DU JOUR.M.l’abbé Al.Bouchard, premier missionnaire sur les bords du lac Aylmer, il y a trente et un ans, vient de mourir à Bastican.comté de Champlain.Cet hom me de bien a exercé le ministère dans le* Cantons, alors qu’il fallait visiter les laissions à travers la forêt,.en raquettes.Environ, 38.000 enfants c «tholiq fréquentent les écoles de New-York.Le Conseil du Nord-Ouest, siégeant à Régina.vient d’adopter à l'unanimité une résolution pour endorser l’action du gouvernement dans l’exécution de Riel.Les officier» du 65s bataillon ont décidé d’envoyer une députation à Ottawa, pour demander au ministre de la milice d’accorder une rémunération convenable au lieutenant-colonel Labrauche, pour avoir accompagné le régiment au Nord-Ouest.Nous espérons que le gouvernement saura reconnaître d’une manière digne les services rendus en cette circonstance par le lieutenant-colonel Labranche, vu que ce dernier n’a encore reçu aucune solde pour ses travaux et ses fatigues dans cette campagne.On nous apprend que Sa Grandeur Mgr Lorrain aurait écrit à Mgr Moreau et au Révd P.Dowd, pour, les féliciter de l’action qu'ils ont prise au sujet de l’agitation Riel.^ campagne corn- ues tout sur sou passage.Le Temps ne pouvait être mieux dépeint.Moissonneur impitoyable il n’épargne rien dans sa marche.Et sa faulx terrible qui sème partout la mort ne se repose jamais.Voyez plutôt ses victimes.Mil huit cent quatre vingt cinq est sa plus récente victime.Qu’est-ce que mil huit cent quatre vingt cinq ?Qu’est-ce qu’a été cette année dans le temps.Quelle rôle a-t-elle joué.Comment figurera-1 elle dans l’histoire.no- Biel mort, un cri de réprobation générale se fait entendre d’un bout du pays à l’autre.On crie haro contre le gouvernement.Sir John et ses ministres sont brûlés en effigie.L’indignation publique est à son comble.Elle se révèle et se manifeste partout terrible et imposante dans son unité.Mais attendez uu peu “ Sur Ica ailes du temps la tristesse s'envole ’» a dit le poëte.Uu mois s’est écou lé depuis la mort de Riel et déjà tout est rentré dans le calme ordinaire.C’est v , .que le temps adoucit bien des aspérités.< r*t0"r ie* de t"™» * ^ née que nous avoue présentée plus haut Dans le cours de lté année, le gou- à DOe lbonDé8’ n0M kur demanderons vemement fédéral a passé sa fameuse loi du cena électoral que noue alloue' voir en —J c laisse à l’historien le yin de recueillir et de relater tout ce que cette année a fourni d’évènements dans les les de l’huiuanité.Je veux seulement signaler ei passant les évènements principaux qui feront de mil huit cent qua-.tre vingt-cinq une année remarquable.D’abord disons que la divine Provi» AVIS.anua- de ne pas oublier le faible abonnement d’un écu que noua sollicitons sous formes d’étrennes.Wk ' 1 L'ETOITÆ DU NORD, V* ' — - ¦ — — — -*- - - - ~~ - —¦-¦* __ _ ^ 2 JANVIER 1886.• ' ' ' .« rr- •*! • V .I ETABLI EN 1801.Antims À.Laporte, Horloger, Bijoutier et Opticien, Place du Marché, Juliette, P.Q.MARCHE DE JOLIETTE Samedi, 26 Décembre 1885.FARINE.wmm y, , ., $ C merveilleux All^Z fairp VOS achats a CC .effets sont reconnus par tou* ceux qui grand magasin, c’est lui qui;en ont déjà fait usage, tient le plus grand assortiment -de marchandises de Joliet te, 1 ou 0 10 .0 12 .0 35 .0 40 0 00 ;.0 08 0 05 G OU 0 (JG 1 oU 0 08 0 0G 0 05 .0 06 N’oubliez pas de vous procurer à la librairie de Albert Gcrvais, une image de St-Roch, afin d’etre préservé de la ! picote.Ce Saint a toujours manifesté sa puissance en secourant promptement et efficacement, ceux qui l’ont invoqué, contre les épidémics.-r—Prix : ôc et 10c.Sur réception de ce montant une imaire sera envoyée franc de Port.Dites-le à vos amis.________]___________;_____________________ Une bonne machine à coudre"Singer’’, garantie sous tous rapports, est eu Vetfté chez M.Albert Gervais.A des conditions faciles.0 80 0 00 Ses frix sont Très Modérés, B.ROBERT.Clerc du Marché Et plusieurs commis sont attachés à cette maison, et vous serez servis avec promptitude et politesse.Ne manquez pas l’occasion d’aller lui faire une visite et vous serez satisfaits.¦ : 3 Beau Souvenir.—Mr Albert Ger-vaiti, libraire de cette ville vient d’acheter la dernière édition du portrait de l’Hon.Barth.Jolictte.Il est en mesure de vendre, ce .portrait pour JU.modique somme de 10 cents.Envoyez 10 centp par la malle et voua recevrez ce beau souvenir./ TV-ir.* - V.* - • ' - - • » L’ETOILE DU NORD, 2 JANVIER 1886.longtemps négligé, ç» va bien, TVeet moi qui tous le die.Tous les matin» nous »0 )Ous ça, nous deux grand’maman u Comment a-t elle passé la nuit ?sim sommeil a-t il été tranquille ?Lui avez, vous bien tenu compagnie hier ?Estelle triste ?Souhaite-t-elle quelque chose ?” Et quand nous avons pu surprendre un de vos désirs, il est si content.ndras cela.Je n’ai point bonté ourquoi cacher les bienfaits de uion ami ?— Mais, notre demoiselle — Ne tuisje pas une pauvre fille abandonnée ?continuait Aurore en rêvant.Sans lui, sans ses bienfaits — Pour le coup, s’écria Berrichon, si maître Louis, comme il faut l’appeler, entendait cela, il se mettrait dans une belle colère bienfaits ! GRAND ROHAN DE CAPE ET D’EPEE R LE BOSSU Ou le Petit Parisien Lagardère Par PAUL FEVAL.• • • si heureux !.An I dame 1 pour tous aimer ça y est ! ’ — Oui, fit Aurore en se parlant à elle-même, il est bon, il m’aime fille.TROISIÈME PARTIE des ! De la charité 1 ht donc, notre demoiselle 1 — Plût à Dieu qu’on ne prononçât pas d’autres paroles en parlant de lui et de moi ! murmura la jeune fille, dont le beau front pâle prit des nuances rosées.Berrichon se rapprocha vivement.— Vous savez donc I balbutia t-il.— Quoi ?demanda Aurore tremblan- LES MEMOIRES D’AURORE.* e # comme sa — Et encore autrement, glissa Berrichon d’un air malin.Aurore secoua la tête.Aborder ce sujet était un si grand besoin de soi qu’elle ne réfléchissait ui à condition de son interlocuteur.Jean Marie Berrichon, en train de mettre son couvert, passait à l’état de confident.— Je suis seule, dit-elle, seule et triste toujours — Bah 1 riposta l’enfant, notre demoiselle, dès qu’il sera rentré, vous retrouverez votre sourire.— La nuit est venue, poursuivait Aurore, et je l’attends toujours.Et cela est ainsi chaque soir, depuis que sommes dans ce Paris — AU ! dame 1 fit Berrichon, c’est, l’effet de la capitale.Là !.voilà mon couvert mis, et un peu bien.Le souper est il prêt, la mère ?— Depuis une heure au moins, répondit le vieil organe de Françoise au fend de la cuisine.Berrichon se gratta l’oreille.— Il y a pourtant gros à parier qu,il est là-haut fit-il, avec son diable de bossu.Et ça m’ennuie de voir que notre demoiselle se fait comme ça de la peine.rt* • s Si j osais.Il avait traversé la salie basse.Son pied toucha la première marche de l’escalier qui conduisait à l’appartement de maître Louis.—C’est défendu, pensa t-il; je u’aimerais pas à voir monsieur le chev (lier en colère comme l’autre fois.Dieu de Dieu ! Ali ça / notre demoiselle, reprit il en so rapprochant, pourquoi donc qu i' se ca che tom de même Y Ça fait jase?.Moi d’abord je sais que je jaserais si j’étais à la place des voisins, et pourtant cartes je ne suis pas bavard.je d rais co «mu les autres : C’est un conspirateur.u bien: C’est un sorcier.—Ils disent donc cela ?demanda Au- VI En mettant le couvert.—C’est ce qui vous trompe, notre demoiselle ; n’y a pas comme moi pour savoir garder son quant à soi.Mais faut les entendre.les femmes surtout Dieu de Dieu ! les femmes !.N'y a pas à dire, je ne peux pas mettre tant seulement les pieds dans la rue sans avoir les oreille» toutes chaudes.“ Holà ! Berrichon 1 chérubin du bon Dieu ! me crie la regvattière d’en face, viens ça que je te fasse goûter de mon moût.” Elle en a du bon, notre demoiselle.u Tiens! tiens ! fait la grosse gargotière, il humerait bien un bouillon, cet ange-là 1.,” Et, la beurrière ! et la qui raccommode les vieilles fourrures I et jusqu’à la femme du procureur, quoi !.Moi, je passe, fier comme un valet d’apothicaire.La Guichard et la Moyneret, la Balahault.la regrattière d’en face, la beurrière, la qui rafistole les fourrures et les autres y perdent leurs peines.Ça ne les corrige pas.Ecoutez voir comme elles font, notre demoiselle, s’interrompit-il ; ça va vous amuser.Voilà la Balahault, une maigre et noire avec des lunettes sur le mez.u Elle est tout de même mignonnette et bien tournée, cette enfant là ! ” c’est de vous qu’elle parle ; u ça a vingt ans, pas vrai, V amour ?— Je ne sais pas ! ” ré Berrichon se repentait amèrement déjà pondait Berrichon prenant sa grosse voix.c® qu’il **iL II regardait Puis en fausset : ‘ — Pour mignonnette, cfLoi la poitrine d’Aurore soulevée pai el.c est mignonnette.(voilà la Moyne- b* sanglots, et il pensait : ret qui dégoise) et Von ne dirait pas que S ii allait entrer en ce moment ! c’est la nièce d’un simple forgeron.Au Aurore avait la tête baissée.Ses beaux fait, est-elle sa nièce, mon poulet ?— cheveux tombait par mas«es sur ses Non ! ” fit Berrichon basse-taille.Burri- travers desquelles les larmes ohon téner poursuivait : “ — Sa fille, coulaient.alors, bien sûr ?Pas vrai, minet ?—« Quand elle se redressa, ses yeux étaient Non ! ” Et j’essaye de passer, notre de- baignés, mais le rouge était revenu à ses moiselle.Mais je t’en souhait ! Elles se joues.mettent en cercle autour de moi.La — Quand on n’est ni le père, ni le Guichard, la Durand, la Morin, la B r frère, ni Je mari d’une pauvre enfant trand.“ — Mais si ce n’est pas sa fille, abandonnée, prononça-t-elle lentement, et qu elles font, c’est donc sa femme, alors?qu’on s’appelle Henri de Lagardère, on — Non.— Sa petite sœur ?— Non.— von ami, on est son sauveur et sou Comment, comment 1 ce n’est ni sa fem bienfaiteur.Oh ! s’écria-t-elle en joignant me, ni sa sœur, ni sa fille, ni sa nièce 1 uuûns qu’elle leva vers le ciel, leurs C’est donc une erpheline qu’il a recueil- calomnies mêmes me montrent combien lie.une enfant élevée par charité ?— il est audessus des autres hommes.Puis-Non l non 1 non ! non ! ” cria Berrichon quon soupçonne, c’est que les autres à tue-tête.f°ut ce qu’il n’a pas fait.Je l’aime hiss, Aurore mit sa belle main blanche sur seront cause que je l’adorerai ion bras.un Dieu.— Tu es eu toit, Berrichon, dit-elle .— C’est çs, notre demoiselle, fit Ber-d’une voix douce et triste ; tu as menti.richon, aderex-le, rien que pour les faire Je suis une enfant qu’il a recueillie.je enrager.suis ne orpheline élevée par charité.— Henri, murmurait la jeune fille, le — Par exemple ! voulut se récrier Mu^ ^tre au monde qui m’ait protégée et Jean-Marie.qui m’ait aimée ?— La prochaine fois qu’elles tinter- — Oh % pour vous aimer, l’écna Ber., logeront, poursuivit Aurore, tu kor ré»1 richon, qui retenait à son couvert trop4 coeur l’âge ni à la Ah! te.— Dame !.notre demoiselle — Parle, Berrichon, je le veux 1 Et comme l’enfant hésitait, elle se dressa impérieuse, et dit : — Je t’ai ordonné de parler.j’attends ! Berrichon baissa les yeux, tortillant avec embarras la serviette qu’il tenait à la main.— Quoi donc ! fit-il, c’est des cancans .rien que des cancans ! Elles disent comme ça : Nous savons bieu ! il es trop jeune pour être son père.Puisqu’il prend tant de précautions, il n’est pas son mari ” • • • • • • nous — Achève, dit Aurore, dont le front livide était mouillé de sueur.— Dame 1 notre demoiselle, quand on n’est ni le père, ni le frère, ni 1 Amrore se couvrit le visage de ses mains.u mari VII Maître Louis.avec rore.Au lieu de répondre, Berrichon ae mit à rire.—Ah 1 Seigneur Dieu 1 Véoria-t-il, s’ils savaient comme moi ce qu’il y a là-haut : un lit, un bahut, deux chaises, use épée pendue au mur, voilà tout le mobilier.Par exemple, s’interrompit il, dans la pièce fermée, je ne sais pas.je n’ai vu qu’une chose —Quoi donc ?interrompit Aurore vivement.—Oh/ fit Berrichon, boire.C’était un soir qu’ comme eee pas la mer à ü avait oublié (A continuât #*#T***sfV*) .v*"- •''Î-1*1 L'ETOILE DU NORD, 2 JANVIER 1886 de mettre le petite plaque qui bouche la serrure par derrière.voua savez?.Je aai».Mail osas-tu bien regarder per le trou 1 —Mon Dieu 1 notre demoiselle, je n’y mis point de malice, allez.J’étais monté pour l'appeler de votre part.le trou brillait.J'y mis mon œil.—Et que via tu ?—Je vous dis, pas le Pérou 1 Le bossu n’était pas là.Il n’y avait que maître Louis, assis devant une table.Sur la ta blc était une cassette, la petite cassette qui ne le quitte jamais en voyage.J’avais toujours eu envie de savoir ce qu’elle renfermait.Ma foi ! il y tiendrait encore pas mal de quadruples pistoles ; mais ce ne sont pas des pistoles que maître Louis met dans sa cassette, c’est un paquet de paperasses, comme qui dirait une grande lettre carrée, avec trois cachet» de cire rouge qui pendent, larges chacun comme un écu de six livres.Aurore reconnaissait cette description.Elle garda le silence.— Voilà, reprit Berrichon, et ce pa-quetrlà faillit me coûter gros.Il paraît que j’avais fait du bruit, quoique je sois adroit de mes pieds.Il vint ouvrir la porte.Je n’eus que le temps de me jeter en bas de l’escalier, et je tombai sur mes reins.que ça me faitencire mal quand j’y touche.Ou ne ui y reprendra plus.Mais vous, notre demoiselle,s'interrompit-il, vous à qui tout eft permis, vous qui ne pouvez rien craindre, je vas vous dire, j’aimerais bien qu’on soupe uu peu de bonne heure pour aller voir entrer le mon de au bal du Palais Royal.Si vous mon tiez, si vous alliez 1 appeler un petit peu avec votre voix si douce ?Aurore ne répondit point — Avez-vous vu, continua Berrichon, qui n’était pas bavard, avez vous vu passer, louala joui née les voit ires di flous et de feuillages, les fourgons de lampions, les pâtisseries et Us liqueurs ?Il passa le bout de sa langue gourmande su i ses lèvres.—Ça sera beau 1 s’écria t-il.Ah ! si j'étais seulement là-dedans, comme je m’en donnerais ! —Va aider ta grand’mère, Berrichon, dit Aurore.—Pauvre petite demoiselle, pensa-t-il en se retirant, elle meurt d’envie d'aller danser 1 La tête pensive d’Aurore s’inclinait sur sa main.Elle ne songeait guère au bal, ni à la danse.Elle se disait en elle même : —L’appeler?à quoi bon l’appeler ?I: a’y est pas, j’en suis sûre.Chaque jour ses absences se prolongent davantage.J’ai peur, s’interrompit elle en frissonnant ; oui.j’ai peur quand je réfléchis a tout cela l Ce mystère in épouvante.Il me défend de sortir, de voir, de recevoir per.onne.il cache son nom, il dissimule ses démarches.Tout eels, je le comprend» bien, c’est le danger d’s-t efois qui est revenu.c’est l’éternelle menace autour de nous.la guerre sourds de» assassin» .Qui fcontrile, Iss assassins ?flt-elle api ès un ailenqp ; ils sont puissant, ils lom prou?/:.,, ce sont ses ennemis implacables .ou plutôt les miens.C'est parce qu’il me défend qu’ils en veulent à sa vie 1 Et .n® me dit rien, s’écria-t-elle, jamais nen ! comme si mon cœur ne devait pas tout deviser, comme s’il était possiblerde fer er des yeux qui aiment 1 II entre, il reçoit mon baiser, il s’assied, il fait ce qu’il peut pour sourire.Il ne voit pas que son âme est devant moi toute nue que d’un regard je sais lire dans ses yeux son triomphe ou sa défaite 1 II se défie de «oi; il ne veut pas que je sache l’effort qu il tait, le combat qu’il livre.Il ne comprend donc pas, mou Dieu ! qu’il me faut mille fois plus de courage pour dévorer mes pleurs qu’il ne m’en faudrait pour partager sa tâche et combattre à ses côtés 1 Un bruit se fit dans la salle basse, bruit bien connu sans doute, car elle leva tout à coup radieuse.Ses lèvres s’entrouvriront pour laisser passer uu petit eri de joie.Le bruit, c’était une porte qui s’ouvrit au haut de l’escalier intérieur.Ok 1 que Berrichon avait bien raison 1 Sur ce délicieux visage de vierge, vous n’eussiez retrouvé en ce moment aucune trace de larmes, aucun reflet de tristesse.Tout était sourire.Lesein battait, mais de plaisir.Le corps affaissé se relevait gracieux et souple.C’était cette chèvre fleur de nos parterres que la nuit froide penche demi flétrie sur sa tigs, et qui s’épanouit plus fraîche et plus parfumée au premier baiser du soleil.Aurore se leva et s’élança vers son miroir.En ce moment, elle avait peur de ne pas être assez belle.Elle maudissait Lé larmes qui battent les yeux et qui éteignent, le feu diamanté des prunelles.Deux fois par jour ainsi elle était coquette.Mais son miroir lui dit que son inquiétude était vaine.Se n miroir lui renvoya un sourire si jeune, si tendre, si charmant qu’elle remercia Dieu dans son cœur.Or, U volonté de maître Louis était de fer.Elle était assez forte pour donner une 8tïque à eeooeur tendre, passion-ns, brûlant comme un oceur de femme.—Tous m'avez attendu, Aurore ?dit-il en descendant les marches.Françoise Berrichon vint montrer son visage haitemant coloré à la porte de la cuisine Elle dit de sa voix retentissante, .et qui eût fait honneur à mandant l’exeroiee : —Si ça a du bon sens, maître Louis, de faire pleurer ainsi une pauvre enfantl —Vous avez pleuré, Aurore ?dit vivement le nouvel arrivant.Il était au bas dos marches.La j fille lui jeta ses bras autour du cou.—Henri, mon ami, fit-elle en loi tendant son front à baiser, vous savez bien que les jeunes filles sont folles.La bonne Françoise a mal vu, je n’ai point pleuré.regardez mes yeux, Henri; s’il y a des larmes.Elle souriait si heureuse, si pleinement heureuse, que maître Louis resta un instant à la contempler malgré lui.—Que m’as-tu donc dit, petiot?fit dame Françoise en regardant sévèrement Jean-Marie, que notre demoiselle n’avait fait que pleurer ?—Ah, dame ! fit Berrichon, écoutez donc, grand’maman.moi, je ne suis pas vous avez peut-être mal entendu.ou à moins que notre demoiselle n’ait pas envie qu on nache qu’elle a pleuré.Ce Berrichon était une graine de bas Normand.un sergent com- eune un se voyez bien moi j’ai mal vu Françoise traversa la chambre,portant le principal plat du souper.— N’empêche, dit-elle, que notre de inoiselle est toujours toute seule, et que ça n est pas une existence.— Vous ai-je priée de faire mes plaintes, Françoise ?murmura Aurore rouge de dépit.Maître Louis lui offrit la main pour passer dans la chambre à coucher, où la table était servie.Iis s’assirent l’un en face de l’autre.Berrichon, comme c’était sa coutume, se plaça derrière Aurore pour la servir.Au bout de quelques minutes employées à faire semblant de manger, maî- Maître Louis descendit Vescalier.Eu bas des degrés, Berrichon tenait une lampe et l’éclairait.Maître Louis, quel que fût son âge était un jeune h#mme.Ses cheveux blonds, légers et bouclés, tre Louis dit : jouaient autour d’un front pur comme ce- — Laissez nous, mon enfaat, nous lui d'un adolescent.Ses tempes larges et n’avons plus besoin de vous, pleines n’avaient point subi l’injure du —Faudra-t-il apporter les autres plats?ciel espagnol c’était un Gaulois, un demanda Berrichon, homme d’ivoire, et il fallait le mâle des sin de ses traits pour corriger ce que cette carnation avait d’un peu efféminé.Il avait la tête nue et ne poitait point d’épée.Il était encore au haut de l’efealier que son regard cherchait déjà Aurore.Quand il la vit.il réprima un mouve-mmt.Ses jeux se baissèrent de force, et son pas, qui voulait sa presser, s’attarda.Un de ces observateurs qui voient tout pour V>ut analyser eût découvert peut être du premier coup d’œil le secret de cet homme.T.Sa fie se passait à se contraindra.Il était près du bonheur et ne le feulait peint toucher.(à continuer.) Propriété à vendre.Il sera vendu par le Shérif le 12 janvier prochain la propriété que possédait M.Darnase Léveillée, rue Manseau, et ou demeure maintenant M.L.A.Lavallée épicier.Cette propriété offre par son site un grand avantage à celui qui eu deviendra l’acquéreur.Les personnes qui achèteront, pourront avoir un long délai, st à de bonnes conditions.S'adresser à M.J.B.Laurion.r.j.¦J ' . 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