L'Étoile du Nord, 16 janvier 1965, samedi 16 janvier 1965
* y &[i r# PANORA MONDE MAGAZINE HEBDOMADAIRE % SUPPLEMENT 58 nord.Place Bourget Joliette - 753-7577 letoiledu nord VOL.1 NO.49 Fondé en 1884 SEMAINE du 16 au 77 /envier 1964 ! g 1 W'fF f < tfé*»" n k m.# % ii k ' 9P> - iv: V y -4 A I k.I F m m .v.' .fl S3 if k a riüfl V ¦ a - r ea ?• t m .i SB ¦ y m m % > mer- ¦i Si - it r ft — ' M ms 1 L i m r M 'W ¦ Î ¦Hr & ¦i m, -«a m .* I ¦ mi - te * ma .' m 1 SL 'Æl.: r * J 3 V ¦%.-e H.u ¦ « :« : B V yfr i % n *> ¦ m V A* i.- i I W:' B 3wins # i Èkï; i * J .V : X L a 1 ; v; fc.I - J y: $ S* va « N." ¦ s m m a* s - m 0% E Bfr £S ->1 v a- v- m v> P|k B9 - rfp ifej ¦ -•> ¦i ?> ¦ V' m ms ' fs% mm IM m V & .s: i % b im "SK 8S: U t?r v,.s & '¦i-r- » • ' .liiraUfQff y; : WW iiisJ .JF- : H8S^.‘à*BÜL; - ^ ' f' - " " y fWIÎW ' • ü MONDE ; PHOTOS > ps5 ^1 % .V m s' m ¦ & m • V.S' m I ' s # a .m M fip&BI ; I" v> fü .^IpF" IPI H .1 A •: •V H ü liât tea IË1 ) Ml .I \ 'f *"¦ k m 6m A If ; k '¦•¦111:':' ! & la XV ?til j&W «SS ïï v.s.a il r < Lv 5^ m m i.' if .yi Æ5 r • > W n .:an«" d r : ".s '4m jIlM.iffif.-.a ?pÆ'j i ;•> æ # ' a [**;l Z>*'( i -'•We* \ m • xa $ -, 'r l mm I r ' Vi N WBm .a mt* m-m ?;\'t 1 a«.: m- ; ¦ •"¦'¦>¦¦ a" «**v a*.— v.j’?.; k' m rwîï.H ¦ .r.69$ B* CONNAISSE Z-VOUS une réplique plus fidèle de la Tour Eiffel.Celle-ci fut construite par un ex-détenu de St-Vincent-de-Paul et témoigne de l'habileté et de la patience de son auteur.m >• r-./ iBr^ aU I; / H^He bateau, c’est nul autre que ¦flM le fameux Bluenose 11, dont Hgg les récents exploits dans les mers des Caraïbes ont fait le tour du monde.Il est possible que le voilier organise quelques excursions chez nous, lors de l’Expo ‘67.ft m ¥ I :¦ V.w sap 3- Ai .à- ¦ .,.-y ' .m - Y, J L'a r r \> D r>- oici le panel Expo '67 à l’oeuvre: dans l’ordre, MM.John Pratt,Robert Shaw, Yves Jasmin, William Budden et Pierre de Be I lefeuiI le.Ces hommes veulent faire venir dans nos parages en '67, les opéras de Vienne, de Paris, de Londres (Covent Garden), de Bayreuth et de Milan (La Scala).>v V - ’ >v I il }>.« Jjfi 6wpvv_ T ' ’¦ ¦ v.LV v y DIX GRANDS PRIX POUR CORDON DIEU m te ».M fe- ll Hi i r ¦ M I k.n.ftS?m m m in r | - '' ifcs'i N reconnaît, sur cette photo, le premier ministre du Québec Jean Lesage, M J.René Ouimet, président de Cordon Bleu Ltée, et l’Ambassadeur belge au Canada Son Excellence Guy Daufresne de la Chevalerie après la présentation des 10 médailles Grand Prix qui ont été gagnées par Cordon Bleu lors des Olympiades mondiales de la Conserverie tenues récemment à Paris.C'est l'Ambassadeur de la Belgique qui a fait la présentation officielle du plus grand nombre de mérites jamais gagné par un manufacturier dans l'histoire de cet événement international, devant une réunion de 900 invités à l'Hôtel Windsor, à Montréal.Présents à la cérémonie du 7 décembre trouvaient les représentants des gouvernements fédéral, provincial, municipal et étranger, y compris le Maire de Montréal M.Jean Drapeau et l'hon.C.M.Drury, ministre fédéral de l'industrie.1.# ».JH m I -hi , ¦; v.‘ •s * y- 2 PANORAMONOE, du 16 au 22 janvier 1%5 fek - • « k k à NOTRE PAGE COUVERTURE SOMMAIRE * • là !¦ Iris Robyn.Photos Monde Edito Les grandes vedettes: Michel Simon.Panora Mode.Nos personnalités: M.Gérard Delage.Jeunesse Atout.Québec et ses villages Giffard de Montmorency Mots Croisés, Sylvie.Panora Sport Raymond Berthiaume.12 1 2 6^ 3 ### ¦ m ' .4 '# 5 - 6 * 8 T .9 V *%• LL£ esZ fort jolie, sexée aussi, ce qui ne nuit aucunement a sa popularitéo Iris Robyn, est-il besoin de le souligner, a taté des ses débuts sur les tréteaux, la chanson senti-mentaleQ 10 * y / Sr.¦ 11 It! LA SEMAINE PROCHAINE *«tV - * Qui n'a pas un jour ou l’autre entendu parler de l’ineffable Gaby Morlay.Un sourire qui a laissé à Phil une marque indélébile.Il nous parlera longuement de la vedette, mais aussi et surtout de la femme qu’elle fut et qu’elle est toujours.Rodrigue vous amènera dans deux paroisses typiques de l’Ile d’Orléans soit St-Jean et St-Fran-çois.Les amateurs de la petite histoire y trouveront certes leur compte.Enfin, le chef Robert Pauly illustrera ses conseils judicieux sur la cuisine avec des vignettes représentatives d’une nourriture saine et à point.Les fins gourmets y trouveront leur compte./ æ < Elle a donné par la suite dans la chanson suggestive et osée, et a connu certains succès sur le palmares » Elle devait de plus connaître l'amour au cours de la saison puisqu'elle se fiança, et se porta de plus partenaire et co-propriétaire d9un Buffet-Restaurant0 « ï, »'»'¦ %:• s rMM iü # maSiütf Ëm&.- • i* ;*b*U h 4: JM ' '3 if 1! S' -a L.-Z't M; La voici maintenant qui nous présente un nouveau microsillon, lequel ne devrait pas manquer d'intéresser tous ses admirateurs, et ils sont nombreux « Iris fait partie de la maison RCA Victor depuis plusieurs a n n é e s 0 Elle a carrément renoncé il y a deux ans d'aller faire carrière aux Etats - Unis, meme si elle manie fort bien et sans accent, excepté un accent voulu, la langue de Shahespeare0 » aï : m rf k nB PANORA MONDE « r 18 ^ : 4 ¦ ST m IV rédigf avec la collaboration des meilleurs hebdomadaires \ L Æ: JACQUES CRAIG directeur uVj MARCEL BROUILLARD rédacleur en chet ut.- .M Imprimé par Montréal offset 148.ouest, rue Port-Royal Montréal, Qué.90090 LA COURSE A LA MORT E PUBLIC a passé les Fêtes à sec, à la suite de la grève de la Régie des Liqueurs.Evidemment, la consommation de la bière est montée en flèche, mais il n’en demeure pas moins que bien des gens qui avaient l’habitude de prendre un p’tit coup durant cette période se sont complètement abstenus et ont été, malgré eux des tenants de l’abstinence totale, (ce qui ne devrait quand même pas déplaire à M.Lafrance.) Nous n’avons pas l’intention de faire le procès delà prohibition (temporaire) non plus que de relater les pour et les contre d’une grève qui nous garde le gosier sec.L Notre première constatation est toutefois effarante: le taux des accidents mortels de la route n’a pas fléchi.Le congé de Noel a fait au Québec une bonne soixantaine de victimes, celui du Jour de l’An n’a guère affiché d’amélioration.On en a conclu que l’alcool et la route, s’ils ne faisaient pas bon ménage, n’étaient quand même pas une des causes premières des accidents.Une rapide investigation du côté des forces policières entérine ce sont on se doutait déjà: la première des accidents, distraction, un mauvais doublage, une fausse manoeuvre.Pour une fois, ce n’est plus la boisson.Il y a souvent aussi négligence quasi criminelle des conducteurs et chauffeurs.Dans 30% mais oui, pas moins de 30% des cas c’est l’éclatement subit d’un pneu qui occasionne un triste dégât.Et ces crevaisons sont dues, nous assure-t-on la plupart du temps à un pneu usé à la corde.Il est donc facile de présumer qu’un examen, même sommaire, des automobiles qui empruntent les routes du Québec, diminuerait de beaucoup le nombre de tragédies.Cela diminuerait en même temps le coût exorbitant de l’assurance-automobile, qui cette année, connaît une hausse soudaine de 16% ce qui fait de nous les automobilistes les plus taxés du pays.cause c'est l’homme.Une 1 L O O i AM 1 QLC D A kl An A II Alirsp* /*% J J r t % % » * h isl ¦h F.yW t&ïrl'A m ¦ tCHIL SIMON a campé tout lot rblot au thébtre ot particulièrement au cinéma.Dont la film "Monsieur Pipelet" il était facteur.A ses côtés, sur cette photo (an bat) tirée du film: Louit de fûmes et Maurice Bacquet.un colosse peu banal.Un être a part.Tu sais, Phil, les monstres sacrés ne sont jamais comme les autres et pour cause.Et toi, mais tu ne l’as pas connu, au fait?>1 ¦V -MICHEL SIMON! Oui, mon vieux, Michel Simon: débrouille-toi, mais il me faut les deux photos d’ici une heure, juste le temps de "taper” mon papier, quoi! Ben, apporte-moi ce aue tu uourras: tu dois bien avoir un gros plan en filières, non! L autre?Mais un deux colones ira sûrement.breux personnages - et il en a créé environ 200 en 44 ans de carrière - demeure dans l’esprit du public.C’est cela avoir du talent! % ft Ett".Michel Simon vit le jour en Suisse, à Genève, pour être prêle 9 avril de l’année 1895.Son père était charcutier.Mais c’est de sa mère qu’il hérita de ses dons de comédiens.Dans l’arrière-boutique de la charcuterie familiale, elle aimait imiter les tètes typiques de la clientèle avec un cocasserie telle, qu’elle pliait et son fils.—Non, je ne l'ai vu l’écran et sur scène, une Ç’était à Paris, en 1955, au Theatre des Variétés dans, attends un peu que je me rappelle, dans, dans "Charmante Soirée”, voilà.qu’à fois./ cis, J’ai à peine posé le récepteur du téléphone que Fernand Pa-risel, directeur de notre service de photographie, be dans ta F r surgit en Rédaction de — Et les photos?— Chic alors! c’est justement ce qu’il me fallait.trom PA N 0 RAM ONDE, documents photographiques en mains: en deux son mari — Tu tais quelque chose Michel Simon?— Oui, la page des "grandes vedettes ” Michel a grandi dans la Grand-Rue, en face de la maison où naquit Rousseau, près de celle où habitèrent C lavin et Balzac.Non loin de la maison de son enfance.Chateaubriand vécut aussi dans un hôtel et Voltaire eut son imprimerie.sur Michel Simon, physiquement, c’est un ours.Mais un ours bien léché.Il suffit de l’apprivoiser.Quand a l’on vu une fois sur l’écran, on ne peut l’oublier.On ne peut oublier cette tète, cette carrure, cette moue et cette expression vocale tout en gorge.Son stvle a lui, c’est de grogner.Mais chacun des éléments qui le composent est bien à lui.-Ah! — Pourquoi?— Parce que ça me rappelle de drôles de souvenirs! — Tiens, lesquels?- Dis, tu as vu le film ’’Non Coupable”?-Oui, à deux reprises, ic crois.Michel Simon entra à l’Ecole Evangéliste de la rue Calvin dès qu’il eut atteint l’âge de douze ans, il fit une fugue de trois jours dans la montagne our avoir dit le mot de Cam-ronne à la maîtresse.Ce bon dernier de classe délaissa finalement livres et cahiers afin de se consacrer au négoce paternel.Mais là encore, les desseins de son avenir refusaient de se dessiner.Enfin, à l'âge de seize ans, une troublante inspiration l’assaille plus que de raison: l’aviation.en plus, me payaient, .l’avais trouvé ma voie.C’était en 1920.Sa vraie carrière avait commencé en jouant ’’Androclcs et le Lion”.11 s’enhardit jsuqu’à ajouter une réplique à son rôle, imposant par ce fait, sa forte personnalité en public.L’effet ne resta pas sans lendemain.prenait qu'il venait seulement d’en toucher le fond.Un seul disparaîtrait et il y n’aurait plus ae Michel Simon.Son cas ressemble physiquement à celui de Fernande!.Chez les deux, c’est d'abord la tête qui est commerciale.Le reste s’impose ensuite.Et parce que le reste a du talent, la durabilité s’explique.D'ailleurs, Maurice Chevalier, dans une rengaine qui fut bien à la mode il y a plusieurs années les a chantés tous les deux.Souvenez-vous de passage consacré a Michel Simon dans "On est comme est "On est beau, on est laid .Calé dans ses oreillers, cou templant sa chambre dont personne n’avait osé supprimer le désordre, il se sentait pour la première fois engagé dans celte ta mere qui avait toujours été .son merveilleux refuge contre les vaniteux ayifiées et le faux luxe du monde du cinéma.Plus tard, il l’avouera: § — Eh! bien, j'en étais.Je me souviens, nous avions tourné les extérieurs près de Chartres.J’étais alors cameraman sur l’équipe de Henri Decoin, le producteur.Je me souviens aussi de la troublante Jany Holt.Au Boulevard, il allait bientôt s'imposer dans les de .Iules Romains, de Bernard Zimmer, de Steve Passeur, de Marcel Aehard, jusqu'à l'apothéose de 'Mean de la l.une", a partir de laquelle, pour tout Paris, il fut "CLO-CM)".Ht du théâtre, il passa au cinéma pour y atteindre la gloire des Harry Baur, lîaimu, .Iules Berry, Victor Boucher, Andre Lcffaur et quelques autres delà même école, du même acabit, et de cette époque si transcendante.Nul n’est besoin de rappeler ici les titres de nombreux films.1, espace nous manquerait et, de plus, qu’est-ce que cela pourrait-il bien ajouter au talent de Michel Simon?Ce Michel Simon qui, en 1957, faillit payer de sa vie, sa servitude a son métier.oeuvres — I n soir, j’ai voulu me tuer, Disant adieu a mes bêtes, tableaux préférés ( I n Veronese et up Diguimont) a rares vrèis amis, j’ai charge mon revolver .Mais avant de me supprimer j’a i regarde une dernière fois la photo qui ne me quitte jamais celle de Maya, ma petite-fille, qui vit a Genève avec mon fils , et en la voyant, je n’ai pas eu le courage de me tuer .De cette petite fille nul ne sait rien.Personne n’est plus discret que Michel Simon sa vie privée, surtout sentimentale: — Je serai aviateur .Et je voulais venir à Paris .Ma mere tenta de me retenir.Rien n’v fit.Je serai aviateur! Mais à Paris, ie ne connus aue les métiers qui font crever de faim: vendeur de briquets non estampillés, à la sauvette, vendeur de billets de loterie, clown dans un cirque, danseur acrobatique dans un music-hall de troisième ordre, professeur de gymnastique et de boxe,photographe.mes — Parle-moi alors de Michel Simon, ça pourra toujours servir.Quel est son comportement en studio?me mes Et c’est ici qu’entre la réplique de Michel Simon: "Vaut mieux avoir une salle g .que pas de g .du tout” — Sale g .- oui! Préférons-lui le mot tète.— Oh! tu sais, comme cabot, on ne fait pas mieux.Ca, pour être cabot, il l’est.Je me souviens qu’il fallait le traiter en grande vedette.En studio, il fallait avancer la chaise de Monsieur, il fallait le prier de faire profil, de .tous ses Une tète tout en caractère, tout en expression, tout en sentiments, tout en bouffies, toute grouillante de vie.Avec petits yeux noirs, arrogants et scutateurs.Avec chevelure en broussailles qu’on appelle aussi crinière, dans certains lieux.Et pourquoi le cacher, tout l’incitait alors à devenir mauvais garçon.Comme il vivait alors sur la rue Saint-Denis, les relations immédiates n’étaient pas de tout repos et se soldaient souvent à coups de couteau, coups dont il portera plus tard quelques marque.-Dis-moi, Parisel, as-tu subit les foudres de son mauvais caractère?ses sur une — Mauvais caractère?Je ne sais pas.Durant ce film on l’acceptait comme il était, mais jamais il ne s’est montré méchant ou désagréable.Un cabotin est celui qui joue tout le temps contrairement à celui qui ne joue que sur le plateau.Guitry était fa délicatesse et le charme en personne, ce qui n’a pas empêché son cabotinage perpétuel de passer à la légende, hein?Je garde un très bon souvenir de Michel Simon.C’est — Mes affaires du coeur me concernent, moi et mes partenaires; pas les autres, disait-il récemment.Pour les besoins d’un film, il avait dû faire faire teindre sa barbe en noir.Quelque temps plus tard, se déclarait un très grave empoisonnement.Et ça vous fait une image inoubliable.Une image d’assassin, desale type, de bon bougre, de crapule ou de mécano.Autant de personnages qui conviennent à ce mastodonte de 1 écran.Chacun de Mais, dans tout cela, l’acteur, la vedette?C’est qu’on n’improvisait pas en ces années-là, Ce furent tout d’abord quelques rôles qu’il meublait a sa façon en ajoutant des trouvailles de son crû.Et il sut plaire au public d’emblée.Ses grimaces, sa mimique boursoufflée, sa façon de trainer les pieds, ses entrées de boite à surprises et ses sorties d’abruti lui apportaient chaque soir un succès foudroyant; — On n’avait jamais cessé, jusqu’alors de me répéter: ,"'S,vez P38 fmi de faire 1 imbecile?” évoqué Michel Simon.Je trouvais enfin des gens qui m’encouragaicnt à continuer - poursuit-il - et qui, 11 n’y a qu’un sentiment que Michel Simon ne dissimule pas, à part son mépris pour la bêtise des hommes, c’est son amour pour les bêtes.C’est auprès d’elles seulement qu’il a pu trouver une consolation à sa souffrance, à son malheur, h son physique.Ce sont elles, assurément, guenons, paons, chiens, gabelles, perroquets qui resteront scs amis les plus vrais et les plus fidèles jusqu’au bout, puisque ce sont elles qui ont jalonne toutes les étapes du son existence depuis le temps où il était tueur a l’abattoir du Genève jusqu’au jour où il est devenu le grand comédien qu’il est encore actuellement et qu’il ne cessera jamais d’être.Il s’était formé un oedème cerveau.Terré dans sa maison de Xoisy-le Grand, au milieu d’un extraordinaire et inquiétant bric-à-brac d’objets hétéroclites, et des gémissements plaintifs des guenons prostrées, sensibles à l’odeur du la maladie et aux approches de la mort, Michel Simon n’était plus qu’une masse de chair souffrant horriblement, ayant perdu la vue, la parole, la mémoire et presque la raison.Les médecins n’osaient lui guérison.On ne ment pas à un homme de cet accabit, Lui qui dans sa vie avait cru tout connaître du désespoir, il coin- au ses nom- .r»->* eux-mèmes promettre la Bi  m C:< .- 99?üilÜE ~ '*¦¦¦' } I ¦h «Fa l 9 MICHEL SIMON ¦ %* .m# as k 1 m m Æ; 4/ PANORAMONDE, du 16 au 22 janvier 1965 L_ «ÉpiMïff Sip I’d OKA , m ( 3% .st .MODE : A # .F >y -*• vST ¦W • >¦' -, kV !| se I -, % sj.’i m 2^ isg J @3 m ITT >< SR mMm EtiBHe '^3 183 ?IÇM §& ¦ », x*.« .¦ v: ~ * a l y ¦ ' : - «8 STI a » \ i Si-,?[ j ! 6d Æ'gfp, 4&~ *P* ISA Sïe* ¦ ' [ g C : : #TXJ \ ' - '“a B; i ,* • jj?X I «s .' ' e iZPANORÀMbNfiË/ du 16 au 22 janvier 1965 piffSpSIP-' âS$WP,l|iil *^ v>> .-•îfr S:! B’S: 3§g*5$ Ml L. Mmm EDMOND DUGAS ASSURANCES GÉNÉRALES: FEU - VŒ • ACCIDENTS, Etc.Représentante des Caisses Populaires : S.P.MF VENTE et SERVICE Réparation le pies rapide à Jeliefte Jouets et instruments de musique Royaume du Cadeau Enrg.Miette J.-A.BOISVERT Courtier d’Assurance Agréé ASSURANCS9 GKNÉRALCS Miette SOI, NrtreDame, JeltoM» J.Alfred & Luc Tessier, C.d’À.À.698, St-Viateur, Joliette, Qué.Tél.B«ueau: PI 6-4434 mes.PI 6-4227 COURTIERS D'ASSURANCES GENERALES 753-5595 448, St-Vioteur St-Qeorges 4 £ al oh de OPTOMETRISTE comptables publics Service complet de décoration intérieure par des spécialistes Dr MAURICE CHARETTE, O.D.Examen de la vue comptable agrée B.St-Georges comptable public enrg.LL Lalonde Bureau fermé à midi le samedi 46 Place Bourget Sud, Verres de contact JOUTITE Tél.: PL 3-9755 OPTOMÉTRISTE Tél.PL 3-5822 JOLY, O JD.SPÉCIALISTE DE LA VUE MESSIER, JACQUES & MARTIN Miette ISA St-Pwt S’adresser à 240 St-Charles-Boirorwfce, Nord, Tél.756-1 544 apres 6 heures.753-3102.Comptables agréés dXAMUNI m (la Wü MAISON D’ESCOMPTE JOLIETTE INC.240, St-Charles, Nord, Joliette 556, Boni.Manseau Joliette Jacques Martin, C.A.résident Dr G.HJ.AFONTAINE o.d.optométriste SUCCESSEUR DU DR.ÉMILE PRÉVOST, o.d.Gaston Lambert Orner Frenette PL 6-4050 Joliette LAMBERT & FRENETTE ENRG.XX), me St-Paul PRÊTS HYPOTHÉCAIRES ASSURANCES GENERALES ET ASSURANCES VIE Tél.PL 3-7427 Ter* eu îe HYPOTHEQUE OUSQU'A 80% DE LA VALEUR) PLateau 3-9392 PLateau 6-8727 159 ST CHARLES BORROMEE SUD Joliette, Que.674, St-Loui$, Joliette POUR # REFINANCEMENT D'UNE HYPOTHEQUE • AMELIORATIONS DOMICILIAIRES » CONSOLIDATION DES COMPTES Orner Landreville DIRECTEUR DE FUNÉRAHLES Morgue Provinciale M3 m* >:• REMBOURSEMENT JUSQU'A U ANNEES LES PRETS SONT PAYABLES EN AUCUN TEMPS AVANT L ECHE-ANCE Louis Philippe Hétu, C.A.4300 Ave De Carignan, MU.5 Tél.255-3541 Fernand Hétu, C.A.2420 Bout.Pie IX, MU.4 Tél.254 0396 'f • PAS DE FRAIS DISSIMULES HÉTU, HÉTU & CIE .¦Tablas agrées P.H.L.SERVICE D AMBULANCE y PRÊTS HYPOTHECAIRES % * CHOISIT BIEN QUI CHOISIT LAURENTIEN R U S C O Bur.4055 Boul.StJoseph E.Montréal 36, Tél.725-9506 Sainte-Mélanie 753-7711 Tél.889-2336 432.Manseau ]Xj IA.lild Joliette Nous avons découvert que rien ne peut remplacer ATTENTION CHAUFFAGE V % II Fournaises â l'h u , I e de toutes les grandeurs a partir de Mt “o.v-fi % Rp te te /w $49.00 ’A •IJ V / RUSCO .y BOULES DE FEU I Re-gul ier $59 00 LES PORTES et FENÊTRES POUR L’EXPÉRIENCE POUR LA QUALITÉ POUR LA POPULARITÉ POUR LA VALEUR LA DIFFÉRENCE RÉSIDE DANS L'AGIR! 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Je souris, il le fallait bien, mais je dus convenir avec moi-même que mon fils avait bien d’autres héros: en l’occurence Bobby Hull et Henri Richard.RESNICK, président d’une compagnie qui vient de lancer sur le marché une cigarette à base de'salade, a fait appel à sa jolie femme pour sa publicité.Parions que ça prendra tout le charme de l'ex-Miss Oklahoma pour convaincre les fumeurs invétérés que la salade pourra leur donner les mêmes satisfactions qu'une cigarette au .tabac.M.PERRY A (UPI) JEAN-PAUL LES 3 LONDONIENS EXIGENT 050 DE PLUS POUR UNE COUPE DE CHEVEUX A j LA BEATLE .QUI DEMANDE ] DIX MINUTES DE PLUS VC*à TERMES FACILES * Z y • • • / / / // / / / / y /- %z vmB »« i-v- «I ::, .Z) / .5 0* ¦ ) .f / // ### % i .// // / p.F il y sr V W f j-r ; • / K; N* / i • .m - - yr v / V ïA - ' g# '¦N iM 5y; % fZ / - r5 0A â w % 1 ê.n r A S U LU y:" #1 w fi.\ t- ,/y II / X % m Hr a / î y F 0 ¦ _ ___________ , rya 1 i1 Z/ / m x 'y:':' Z m -y-.; % A i y/*.V A: %.P IgpF y \ ">>>, m t m 5ml w m \jk y 1 A mÊËm r \ I ! r 1 L?.» : « AAA m.•k » | ; wm I ¦111?! wasp wm&zt % æ I ^ 1 y 88 Wà / # -y / m a.m w : f - \ \ ¦y.\ V: A @6 KH % \ Z %r f Xx / \ % / Z " X.m ÿ; \ / 7s ?: x.X .N a X VL ’XyV.Z •v X fi.\ m v X FIGARO; "J'aurais jamais cru que mon expérience de la brousse africaine me serait utile en pleine ville! 8/ PANORAMONDE, du 16 au 22 janvier 1965 i i » , i ¦),* -?t i » K fl ' i / WE2# X \ cRf r / .>: Il ' & V1 .ij^HVLTT «v •V‘- A ¦ if / y r ; < i .V V< h V ; A \ i ' * V .r ft 11.UlS k* V t QUEBEC xrv*-.i ' 'MM r *; A ù ¦ tiiu J** IT- tt TF H Ai 'LL, V m ¦ ¦ l ' r * :y4* 1 BJhu-V r* 7 fi • 21 et •S’ «J A" 'Y m * » % Wi V " '* X vp rp ¦ » •A % ' iiL ¦ %¦, ‘ M t r -M : '' CW IT".- t .% \ % w ses ; >> c :|v >v* r m M.M ¦% * J p- .V.e;| i; $ h ; ¦ m VILLAGES A is 5k A 1 ¦.
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