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Titre :
Le pays laurentien
Éditeur :
  • Montréal :G. Malchelosse,1916-1918
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Petit canadien ,
  • Revue acadienne ,
  • Revue nationale
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Le pays laurentien, 1918-06, Collections de BAnQ.

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3ème ANNÉE.—No.6 JUIN 1918 LE PAYS LAURENTIEN PATRIE.France, reine des nations, Si près de nous bien que lointaine, Qu’on voit avec émotion, Et que le mo'ncle appelle Athènes: Suspends ton vol vers l’Orient, Et dans ton ciel vois reparaître Le peuple fidèle et riant.Que ta gloire fit naître.Aux vieux accents tout remplis d’aise?N’entends-tu pas chanter nos bois, N’entends-tu pas vibrer la voix De l’éternelle âme française?Vois donc ce fils, ce fils vainqueur,-Qui, maître des forêts géantes, Rattache un monde sur ton coeur, En étoiles vivantes.Regarde ces enfants pâlis Sur Bossuet et sur Molière, Et dont les fronts, comme des lis, Restent pénétrés de lumière: Tu les retrouveras puissants.Car ils poursuivent l’espérance Et les rêves éblouissants Qui te font vivre, France.Regarde-le ce peuple enfant, Ce petit fils de votre Europe, Et, pour qu’il vive triomphant, Laisse la haine qui t’enveloppe, Tous ces désirs qui te font dieu, Et vois, dans le cours diaphane Des astres, nations des cieux, “L’enfant perdu” qui plane.-Tl. — 98 — > LES DIESKAU.D’après une lettre de son petit-fils, le colonel en retraite Otto von Dieskau, datée de Vienne, Autriche, en mai 1907, Frédéric-Guillaume von Dieskau fut officier dans l’armée anglaise en Canada.(1) Il vécut à Dresde, dit-il, portant le titre de capitaine dans l’armée anglaise, de 1778 à 1782.Il y épousa Caroline-Barbarina Erdmuthe von Fpscher, fille d’un officier de l’Electorat de Saxe.Ils eurent deux enfants, une fille et un fils.Celui-ci fut baptisé sous les prénoms de Frédéric-Abaujabalt-Edouard, le 10 octobre 1781 en l’église de Neustadt-Dresden.Frédéric-Guillaume, d’abord officier dans l’armée de l’Electeur, fut ensuite attaché à la légation de Saxe à.(2).Là, s’étant lié d’amitié avec les membres de la légation britannique, il fut induit à entrer dans l’armée anglaise, et on l’envoya en Amérique.(3) Il partit, continue la lettre, emmenant sa femme mais laissant ses deux enfants à Dresde, avec instructions de les lui envoyer lorsque son fils aurait atteint l’âge de quatorze ans.Vers 1795 le père aurait demandé qu’on envoya les enfants à Philadelphie, où une gouvernante devait les rencontrer; mais la belle-mère de l’auteur de la lettre (4) refusa de se conformer au désir des parents prétextant les dangers de la navigation océanique qui se faisait alors à la voile.Depuis on n’entendit plus parler des parents.Frédéric-Abaujabalt-Edouard suivit les cours de l’école d’artillerie à Dresde et demanda son admission dans l’armée de Saxe, mais il ne put obtenir une commission d’officier, probablement à cause de la défection du père.Il s’adressa alors à M.Wimpeen, ambassadeur du Wurtemberg à la cour de Saxe et le (1) On sait qu’en Europe, même de nos jours, le Canada et l’Amérique, c’est tout un.(2) La lettre ne donne pas le nom de l’endroit.(3) On sait que craignant de nombreuses désertions parmi ses troupes, l’Angleterre avait eu recours à des troupes auxiliaires allemandes pour combattre la Révolution américaine.(4) La lettre du colonel Otto est écrite en anglais et n’est pas toujours très claire.Il a sans doute voulu dire la mère adoptive de son père et de sa tante. I — 99 — pria de lui faire obtenir une commission dans l’armée du Wurtemberg.Sa demande fut agréée, et il obtint le grade de premier lieutenant d’artillerie.Il fit quatre campagnes, dont celle de Russie en 1812.Etant tombé malade, il quitta le service et mourut, jeune encore, sans avoir eu de nouvelles de ses parents.Otto, son fils, ayant terminé ses études militaires en Wurtemberg, devint officier.Il fit la campagne de 1848-1849 dans le grand-duché de Bade, puis entra ensuite dans un régiment de fusiliers de l’armée austro-hongroise, et fit les campagnes de 1859 'et de 1866.Ayant été grièvement blessé, il dut se retirer du service.Il était parvenu au grade de colonel d’infanterie.Voici maintenant un extrait de “The German Allied Troops in ithe North American War of Indépendance, 1776-1783”, par Max von Eelking, capitaine dans l’armée de Saxe-Meiningen, membre correspondant de la “Historical Society of New York”; traduit de l’allemand et abrégé par J.G.Rosengarten, Albany, N.Y., 1893.“On October 12th (1778), 400 men of the Ansbach-Bayreuth regiment, including 100 light infantry, arrived, as well as Major v.Dieskau, of the Royal Guards.They had left Ansbach on the 29th of April, were at sea twenty-two weeks and many of the men had to -be sent to hospital on their arrival in New York.Major v.Dieskau returned to Europe, with Lieutenants v .Wagner and v.Molitor, on the 17th of November, having received their discharge.” Ce major von Dieskau et Frédéric-Guillaume, grand-père du colonel Otto sont-ils un même et seul personnage?C’est possible, et même probable ; car il n’a pas dû venir deux capitaines Dieskau en Amérique durant cette guerre.Mais comment concilier le fait qu’il emmena sa femme avec lui, laissant deux enfants en Europe, avec la date de son voyage, 1778?Voici l’hypothèse, plausible, ce nous semble, à laquelle il nous faut recourir pour sortir d’embarras : c’est que Dieskau a dû venir deux fois en Amérique, et que la deuxième fois, il y est resté.Les dates s’accordent d’ailleurs.Le major s’étant rembarqué à New-York le 17 novembre 1778, il a dû atteindre Dresde avant la fin de cette année.Il s’y maria peu après son arrivée et y vécut jusque vers 1782, alors qu’il vint (probablement après la conclusion de la paix en 1783) s’établir permanemment en Amérique avec sa femme, laissant les — 100 deux jeunes enfants à Dresde, où ils étaient plus à même de faire leurs études et de recevoir une éducation en rapport avec le rang qu’occupait leur famille en Europe, qu’ils ne l’auraient été dans un pays nouveau.Pour la raison mentionnée ci-haut les enfants ne quittèrent pas la Saxe, et les parents semblent s’en être détachés, puisque on n’entendit plus parler d’eux en Europe.Peut-être moururent-ils tous deux, ou encore eurent-ils d’autres enfants qui leur firent oublier l’absence des aînés.Nous n’en savons rien, car nous n’avons pu les suivre dans leur nouvelle patrie.Ici se place une question intéressante.Cette famille est-elle celle à laquelle appartenait le maréchal-de-camp, commandant les forces françaises en Canada en 1755?Cela nous paraît certain.Mais quel lien les rattache?Notre baron, (Jean-Armand, suivant certains auteurs ; Louis-Auguste, suivant “le Grand Dictionnaire Larousse” et le “Century Dictionary and Cyclopedia”) naquit en Saxe en 1701, et il mourut à Suresnes, près de Paris, le 8 septembre 1767, des blessures reçues dans l’attaque contre la redoute de William Johnson, au lac St-Sacrement, le 8 septembre 1755.Il ne s’agit point ici de raconter son odyssée en Canada.Nous renvoyons le lecteur à Garneau et autres historiens qui l’ont racontée par Le menu, et plus particulièrement à la lettre de Vaudreuil à M.de Machault, datée à Montréal, le 25 septembre 1755; qui contient un rapport détaillé de la bataille du 8 septembre (i).Contentons-nous donc de dire qu’entré au service de la France, il devint aide-de-camp du maréchal de Saxe, dans l’intérêt duquel il visita Saint-Pétersbourg en 1741.Il accompagna le maréchal dans ses campagnes contre les Pays-Bas et dut prendre part, entre autres combats, à la glorieuse bataille de Fontenoy.Il f,ut nommé, en 1748, maréchal-de-camp d’infanterie et gouverneur de Brest.Ce n’était donc pas un nouveau venu dans l’armée française que Louis XV nomma commandant des forces en Canada, le 1er mars 1755.Il avait fait ses preuves.J.-Edmond Roy (Archives de France, p.380) dit qu’il avait été colonel commandant d’un régiment de cavalerie de Saxe.Il ne nous paraît pas du tout probable que Frédéric-Guillaume fut son fils.Il devait plutôt être neveu ou un petit-cousin ; (1) New York documents, vol.X, pp.318-327, — 101 — car il est à peine concevable que le fils de ce distingué soldat de France put servir dans une autre armée que l’armée française.Cependant, tout arrive, en Allemagne surtout, où l’on a vu Maurice de Saxe combattre brillamment pour la France sous Louis XV, et Frédéric-Auguste III, électeur, puis roi de Saxe, seul parmi tous les alliés de l’Empire, demeurer fidèle à Napoléon jusqu’à la fin.Aujourd’hui, hélas, que tout est changé ! La Saxe, comme tous les autres pays d’Allemagne, du reste, est dans les serres du vautour qui s’est abattu sur l’humanité et sert les diaboliques desseins de celui qu’on a nommé le vicaire de Satan.Francis-J.AUDET.Au Conférencier Sois précis, bref et clair ; pose le personnage ; Aux âmes tiens respect, parle bien doux aux coeurs ; A l’esprit anxieux adresse sans rigueurs Tout un art beau, savant, solide en assemblage.Vrai, revis le sujet au repeint paysage; Redis ses cris, ses chants, ses pensers les meilleurs ; Maître suprême ici ! retrace-no us ses pleurs D’être.d’un Créateur la pâle et triste image.Mais, toi, modeste chantre, à quand ton juste tour?Non, pas encor ! par le monde, beau troubadour, Va, rappelle un génie, ou mieux, toute une époque; Et de ton souffle chaud chargé d’humanité Maintiens le feu sacré : haut, sublime, univoque, Pour le rendre au bon Dieu, libre d’éternité ! J.-Albert S AVI GN AC. * — 102 — M.Rémi Tremblay M.Rémi Tremblay naquit à St-Barnabé, comté -St-Hya-cinthe, le 2 avril 1847.Après avoir fréquenté l’école du village Ste-Victofire, comté Richelieu, jusqu’à l’âge de douze ans, il suivit ses parents à Woonsocket, R.-L, où il demeura jusqu’à l’automne de 1861.En 1863, le jeune Tremblay était commis à Contrecoeur lorsqu’il s’enrôla dans l’armée américaine pour servir avec les troupes régulières jusqu’à la fin de la guerre de la Sécession.Il fit toute la campagne de l'armée du Potomac, en 1864, et prit part à plusieurs batailles ; prisonnier de guerre, il subit durant six mois la faim et les horreurs de la prison de Eibby.De retour au Canada, il entra immédiatement à l’école militaire de Montréal, où il obtint un bitevêt en février 1866; au printemps de la même année 'il s’engagea dans les Chasseurs canadiens et fit la campagne contre les Féniens en qualité de sergent.Six ans plus tard il fut nommé capitaine de la compagnie canadienne du 53e bataillon qu’il a commandé durant deux années.(1) En 1868, M.Tremblay épousait à Woonsocket Mlle Julie Eé-mery, fille d’Augustin Eémery, dont il eut trois garçons : Emile, né à Stoke en 1873 et décédé à Ottawa en 1901 ; Eugène, ténor d’opéra, mieux connu sous le nom de Valère Rémy, né à Sherbrooke en 1876 et mort 'il y a quelques années, et Jules, né à Montréal en 1879, ancien journaliste, actuellement traducteur à la Chambre des Communes et auteur de plusieurs ouvrages poétiques et littéraires qui eurent un grand succès chez les gens de lettres.Après avoir occupé différentes positions dans divers magasins de Woonsocket, M.Tremblay alla s’établir dans les cantons de l’est où il se livra tour à tour à la culture, au commerce et à l’enseignement.Ce fut en 1877 qu’il quitta Sherbrooke pour venir 4 Montréal où il s’occupa exclusivement de journalisme.Dès 1868, il avait commencé à écrire en qualité de correspondant régulier pour le Protecteur canadien, alors publié à St-Albans, Vt., par Antoine Moussette et rédigé par l’abbé Druon (2) ; puis, il collabora au Pionnier de Sherbrooke et, plus tard, fut temporairement employé à la rédaction du Progrès de l’Est.(1) Canadian Album, Men of Canada.(2) Alex.Bélisle, Histoire (le la presse franco-américaine. — io3 — Autodidacte infatigable et doué d’un rare talent, mais n’ayant reçu comme base d’instruction qu’un simple cours d’études élémentaires, il a constamment travaillé pour accroître ses connaissances et l’on peut dire qu’il emploie encore à s’instruire tous les loisirs que lui laissent ses fonctions d’employé civil.En plus de l’anglais qu’il parle correctement, M.Tremblay a étudié le latin et le grec avec le curé de Stoke, et il a appris sans professeur et suffisamment pour les traduire, le portugais, l’espagnol, l’italien et l’allemand.Il y a quelques années, il étudiait l’hébreu ; il est aussi un fervent disciple de l’esperanto.(i) Après quelques mois passé à la rédaction de la Minerve, où il avait temporairement remplacé Hector Berthelot, il se rendit à St-Ein pour ressusciter Les Laurentides qu’Israël Tarte avait laissé tomber pour entrer au Canadien de Québec.Quelques mois après, M.Tremblay acceptait la rédaction de la Gazette de Joliette, puis, au printemps de 1878, il revint à la Minerve.Un an après, il devenait rédacteur en chef du Courrier de Montréal, journal indépendant fondé par Denis Duvernay (2) ,mais à l’automne de 1880, il abandonna subitement cette feuille à cause d’un différend survenu entre lui et des collaborateurs qui s’étaient permis, durant son absence, de modifier un article politique de façon à lui faire dire le contraire de ce qui était convenu (3).L’hiver suivant, M.Tremblay allait à Ottawa travailler pour M.A.Audet, alors chef de traduction des débats parlementaires.A la session de 1881, on retrouve notre collaborateur à la tribune des journalistes de l’Assemblée législative de Québec, où 'il fait les rapports pour la Minerve et le N ouveau-M onde, tout en rédigeant en même temps le Canard dans lequel il publia chaque semaine, durant dix-huit mois, une chanson d’actualité de sa propre composition, chansons qui furent ensuite publées dans Caprices poétiques et Coups d’aile et Coups de plume.Georges Duhamel, plus tard ministre dans le gouvernement de Québec, lui avait succédé à la rédaction du Courrier de Montréal, mais M.Tremblay remplaça ce dernier un an après.Dans l’intervalle, il avait été nommé traducteur surnuméraire à Ottawa et durant chaque session il remplissait cette charge avec celle de rédac-
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