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Titre :
Relations
Revue mensuelle catholique d'intérêt général préoccupée par la justice sociale qui contribue fortement à l'analyse de la société, au Québec et ailleurs. [...]

Les jésuites canadiens rêvaient, depuis longtemps, de publier une revue catholique d'intérêt général analogue à celles de leurs confrères d'Europe ou des États-Unis : Études, Civilta cattolica, Month, America, etc. L'oeuvre sociale créée avec l'École sociale populaire du père Joseph-Papin Archambault en sera le tremplin.

L'idée prend corps peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale avec la parution de la revue L'Ordre nouveau (1936-1940) à laquelle participent les pères Jacques Cousineau, Joseph-Papin Archambault, Omer Genest, Joseph Ledit et Jean d'Auteuil Richard. Ce dernier est chargé de fonder et de diriger une nouvelle revue qui visera un lectorat élargi; il conservera son poste jusqu'en 1948.

Parmi tous les titres suggérés, c'est Relations qui est retenu. Il fait, bien sûr, référence aux Relations des jésuites, par l'entremise desquelles ceux-ci avaient fait connaître leurs actions en Nouvelle-France. Ce titre convient, en outre, au domaine que la revue se propose d'explorer, celui des relations humaines sur tous les plans : familial, religieux, social, économique, politique, national et international.

Dès le début, Relations prend une physionomie à peu près définitive avec ses rubriques fixes : éditoriaux, grands articles, commentaires, chroniques diverses, comptes rendus de livres. Le succès dépasse les espoirs : dès le second numéro, 4000 exemplaires s'envolent, plus de 7000 en décembre 1943, 15 000 en 1946.

Plusieurs raisons expliquent ce succès : le caractère engagé de la revue, l'appétit des lecteurs privés des revues européennes durant la guerre, la collaboration des laïcs. La revue mène des luttes décisives contre les cartels, en particulier contre le trust de l'électricité. Elle prépare ainsi l'opinion à la nationalisation qui viendra 20 ans plus tard.

En 1950, les évêques, dans leur Lettre sur le problème ouvrier, reconnaissent la vocation industrielle et urbaine du Québec. Dans ce vaste mouvement, Relations est plus qu'un simple témoin; elle y participe intensément, à certaines heures, jusqu'à risquer son existence. C'est pour ces raisons que la revue Relations peut être décrite comme une tribune du catholicisme de gauche québécois.

En octobre 1956, Relations publie le numéro du 15e anniversaire. Quelles causes sert la revue? Celles de l'Église et des âmes, celles de la personne humaine et de la justice sociale, celles de la communauté canadienne-française et de la patrie canadienne et, enfin, les causes d'ordre international.

À partir de 1966, Relations s'efforce de suivre davantage l'actualité, surtout dans le domaine social. L'effort de la revue s'ajuste aux événements mais demeure généralement dispersé. Relations se positionne comme un outil d'analyse et commente l'actualité dans des dossiers qui lui permettent de prendre un certain recul et d'attirer la collaboration d'intellectuels spécialisés et réputés. La revue demeure attentive aux défis que posent les mutations du temps présent à la foi religieuse et à la volonté d'engagement, au Québec et dans le monde.

Ce mensuel existe depuis 1941. Une telle longévité, dans le domaine du magazine engagé qui s'oppose à la logique marchande, est une rareté. Parmi ses collaborateurs, mentionnons les pères Émile Bouvier, L.-C. de Léry et P.-É. Racicot, Jean Vallerand, Ernest Robitaille, Paul Gérin-Lajoie, Victor Barbeau et Fernand Dumont, Gregory Baum, ainsi que plusieurs auteurs littéraires, dont Wajdi Mouawad, Élise Turcotte et Hélène Monette.

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 208-212.

CORNELLIER, Louis, « Revue - 70 ans de Relations », Le Devoir, 12 mars 2011, p. F5.

ST-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, n° 2, 1978, p. 203-228.

Éditeurs :
  • Montréal, Canada :École sociale populaire,1941-2024,
  • Montréal, Canada :un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus,
  • Montréal :Éditions Bellarmin,
  • Montréal :Centre justice et foi
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ordre nouveau (Montréal, Québec : 1936)
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Références

Relations, 1962-12, Collections de BAnQ.

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[" DECEMBRE 1962 L\u2019EDUCATION.et 1\u2019économique «¦¦¦¦¦¦¦¦ Jean Lacroix et les droits de l'enfant ¦¦¦¦¦¦ Louis Lachance et les devoirs de l'adulte ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ m Joseph d\u2019Anjou LE CONCILE.et nous ¦ ¦»¦¦¦¦¦¦¦¦¦ Julien Harvey .et l'Orient chrétien ¦ ¦¦¦¦¦¦¦ Joseph Ledit L\u2019ECOLE Liberté religieuse et doctrine libérale ¦ ¦ John C.Murray Documents sur la planification ¦ ¦ ¦ ¦ Irénée Desrochers 50^ SOMMAIRE décembre 1962 Editoriaux.L\u2019èc°le catholi(lue ontarienne en danger.\u2014 Bonne chance, M.Lesage.\u2014 Spectacles intellectuels.\u2014 Réforme de là Lune romaine?Articles La liberté religieuse et la DOCTRINE LIBÉRALE .\t.Réflexions sur le temps du concile Économie et éducation Les droits de l\u2019enfant en éducation Ministère d\u2019adultes, ministère sacré Le Concile et l\u2019Orient chrétien.« Documents de base en vue de LA PLANIFICATION )).John Courtney Murray 333 .Julien Harvey 336 .Jean Lacroix 339 Louis Lachance 341 Joseph d\u2019Anjou 343 .Joseph Ledit 346 Le théâtre.Au fil du mois .Une dure leçon de choses, heit en centigrade.Irénée Desrochers 347 .Georges-Henri d\u2019Auteuil 349 .351 L\u2019espion du ciel.\u2014 De Faren- Au service du français: Répéter pour apprendre.J.d\u2019Anjou 352 Avec ou sans commentaires: Pourquoi des écoles catholiques en Ontario ?Les livres.Table des matières de Tannée 1962 Notes bibliographiques.353 354 357 III (Relations REVUE DU MOIS publiée par un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus.Directeur: Richard Arès.Rédacteurs : Luigi d\u2019Apollonia, Jacques Cousineau, Irénée Desrochers.Collaborateurs : Joseph d\u2019Anjou, Georges-Henri d\u2019Auteuil, Emile Bouvier, Joseph Ledit.Secrétaire de la rédaction : Georges Robitaille.Tirage: Clarence Dontigny.Redaction et abonnements : 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11.Publicité: Robert Dumouchel du Service de Publications Seg, Limitée, 3305, rue Masson, Montréal-36, RAymond 5-2491.Lucien Laurendeau, C.P.642, Haute-Ville, Québec.Relations est une publication des Éditions Bellarmin, 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11.Téléphone: DUpont 7-2541.Prix de l\u2019abonnement: $5 par .annee.Le numéro: $0.50.Relations est membre de 1Audit Bureau of Circulations.Ses articles sont répertoriés ^anslf Canadian Index, publication de l\u2019Association canadienne des Bibliothèques.Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et 1 envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.7', *'¦ CIGARETTES EXPORT BOUT UNI OU FILTRE ATMA INC.C.P.86 NOTRE-DAME-DE-LA-DORÉE F.VIGNERON Entrepreneur général SEPT-ILES OUVRAGES REÇUS Babelon, Jean: La Civilisation française de la Renaissance.Lumières de l\u2019histoire.\u2014 Tournai, Casterman, 1961, 269 pp.BAUDIMENT, chan.Louis: M.Dupont « le saint homme de Tours ».\u2014 Château-Richer, Editions Marie-Médiatrice, 1962, 254 pp.BERQUE, Jacques: Le Maghreb entre deux guerres.\u2014 Paris, Editions du Seuil, 1962, 436 pp.Burton, Joséphine: Le Combat d\u2019une mère.Traduit de l\u2019anglais par Simone de Trooz.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1962, 120 pp.CADIEUX, Marcel: Le Diplomate canadien.\u2014 Montréal et Paris, Editions Fides, 1962, 125 pp.Carré, A.-M., O.P.: L\u2019Homme des Béatitudes.Conférences de Notre-Dame de Paris.\u2014 Paris, Editions du Cerf, 1962, 180 pp.CHAUFFIN, Yvonne: Risquer sa chance sur Dieu.\u2014- Paris, Editions France-Empire, 68, rue Jean-Jacques-Rousseau, 1962, 187 pp.Duesberg, Hilaire: Antidote à la mort.Coll.« Bible et vie chrétienne ».\u2014 Tournai, Editions Casterman, 1962, 116 pp.Ecrits du Canada français, XIII: Eva Kushner: La Poésie de Pierre Emmanuel.Pierre Trottier: La Route d\u2019Oe-dipe, poème.Guy Désilets: Cap aux Antilles, récit.Thérèse Thiboutot, Pierre de Ligny Boudreau, Louis Riel: Journal de prison.\u2014 480 ouest, rue Lagauchetière, Montréal, 1962, 351 pp.Hunermann, G.: Je te fais chevalier.Le Sacrement de confirmation raconté aux jeunes.\u2014 Mulhouse (Haut-Rhin), Edition Salvator, 1962, 202 pp.JUNGMAN, Josef A., S.J.: La Liturgie des premiers siècles.Jusqu\u2019à l\u2019époque de Grégoire le Grand.Coll.« Lex Orandi », n° 33.\u2014 Paris, Editions du Cerf, 1962, 474 pp.Leclercq, Jacques: La Rencontre des Eglises.\u2014 Tournai, Editions Casterman, 1962, 168 pp.LEGRAND, F.: Le Concile œcuménique et l\u2019évangélisation du monde.\u2014 Mulhouse (Haut-Rhin), Editions Salvator, 1962, 142 pp.Les Ecrits des saints: Saint Léon le Grand.Textes choisis, traduits et présentés par Dom René Dolle.\u2014 Namur, Belgique, Les Editions du Soleil levant, 1962, 186 pp.POULAT, Emile: Histoire, dogme et critique dans la crise moderniste.Coll.« Religion et sociétés ».\u2014 Tournai, Editions Casterman, 1962, 696 pp.Ratzinger, Joseph: Frères dans le Christ.Traduit de l\u2019allemand par Dom H.-M.Rochais, O.S.B., et Dom J.Evrard, O.S.B., moines de Ligugé.\u2014 Paris, Les Editions du Cerf, 1962, 116 pp.RULON, H.-C., et Friot, P.: Un siècle de pédagogie dans les écoles primaires (1820-1940).\u2014 Paris, Librairie philosophique J.Vrin, 6, place de la Sorbonne, 1962, 230 pp.Salemi, J.-C.: L\u2019Introspection spirituelle.Connaissances intérieures, n° 21.\u2014 Paris, Editions du Vieux Colombier, 1962, 366 pp.SALEMI, J.-C.: La Création, les Symboles, les Sacrifices.Connaissances intérieures, n° 23.\u2014 Paris, Editions du Vieux Colombier, 1962, 322 pp.Schaller, J.-P.: Morale et Affectivité.\u2014 Mulhouse, Salvator, Casterman, Paris, Tournai, 1962, 170 pp.SENGHOR, Léopold: Pierre Teilhard de Chardin et la politique africaine.\u2014 Paris, Editions du Seuil, 1962, 103 pp.Shakespeare, William: Les Comédies.Traduction française par Pierre Messiaen.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1961,1147 pp.Shakespeare, William: Les Drames historiques.Nouvelle traduction française par Pierre Messiaen.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1962, 998 pp.Steinmann, Jean: Pascal.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1962, 378 pp.SUENENS, Mgr Léon-Joseph: Vie quotidienne, Vie chrétienne.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1951, 150 pp.Teilhard de Chardin, Pierre, S.J.: 6.L\u2019Energie humaine.\u2014 Paris, Editions du Seuil, 1962, 221 pp.Van HAAREN, J.: .Car le royaume est à eux.La place des enfants dans le royaume de Dieu.Coll.« Etudes religieuses », n° 755.\u2014 Bruxelles, La Pensée catholique, 1962, 128 pp.DÉCEMBRE 1962 Van Lier, Henri: Le Nouvel Age.\u2014 Tournai, Editions Casterman, 1962, 232 pp.VlGIL Martin, José Luis: La Puissance et l\u2019Honneur.Traduit de l\u2019espagnol par Jean Huguet.\u2014 Tournai, Editions Casterman, 1962, 205 pp.j\\oJ meilleure voeux de âucceâ au Concile LA MAISON PROVINCIALE Les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie Vâlleyfield Le grand Bréviaire Pustet BREVIARIUM ROMANUM Nouvelle édition 1961 in 12°\tx 7\") en deux volumes, avec rubriques simplifiées.Nouveau Psautier seulement.Imprimé en rouge et noir, sur le meilleur papier des Indes.Six reliures différentes.MISSALE ROMANUM Nouvelle édition 1962 in 4° (9fi\" x 12 fi\").Huit reliures différentes.To-Days Vocation Crisis édité par Godfrey Poage c.P.& Germain Lievin c.SS.R.Un livre très important sur la question urgente des Vocations, publié pour la première fois en anglais.Il contient les résultats de plusieurs années de recherche par à peu près 1500 spécialistes réunis pour le Premier Congrès International sur les Vocations, tenu en la cité du Vatican en 1961.\tPrix: $7.50.Liste de prix sur demande EDITIONS PALM 1949, 55e Avenue,\tDorval,\tMontréal, P.Q.329 \t\\ \" \t\t ° ~\t0 ¦' 1 \t,\tV (/V ^\t \tDECEMBRE\t{(\t \t'//) I est le mois des cadeaux\t1 L\u2019Union régionale\tj\tV-r:\tb 1 des Caisses Populaires\tî Vous trouverez à la I i\tO 1 Des jardins\ti LIBRAIRIE FIDES |\t M.Jean-Jacques Caron, gérant\t25 est, rue Saint-Jacques UN.1-9621 - Montréal Un choix de volumes |\ty\tj pour toutes les catégories de lecteurs\t \t! | Catalogues pratiques sur demande\t 118, rue Radisson \u2014 Trois-Rivières\t1 1 Terrain de stationnement gratuit à l\u2019arrière de l\u2019immeuble\t \t1 La librairie est ouverte le samedi de 9 heures du matin à midi.| L o .0_0_0_0 0_0_0 o o ' o o o o_o_j\t NOUVELLE MÉTHODE DE LAVAGE MURS et PLAFONDS Spécialité : INSTITUTIONS et COMMERCES Travail exécuté par des experts.Estimé gratuit et satisfaction garantie.ASSURANCES TOTALES LAVAGE MURAL, ENR.543, rue GERVAIS, Trois-Rivières \u2014 FR.5-0991 Compliment£ dt VOLCANO LIMITEE de chauffage automatique MONTRÉAL - TORONTO - QUÉBEC - ST-HYACINTHE 330 RELATIONS XXIIe année N° 264 Décembre MONTRÉAL £ mémoire collectif au gouvernement de cette province, de lancer un cri d\u2019alarme: faute de ressources financières adéquates, dit-il, l\u2019école catholique ontarienne est en danger, non tant de disparition \u2014 car, pour écarter un pareil malheur, les évêques se disent prêts aux plus grands sacrifices \u2014 que de déchéance au rang d\u2019école de deuxième et de troisième ordre, à l\u2019heure où l\u2019éducation catholique intégrale exige des écoles de première qualité, bien pourvues de maîtres et aussi bien organisées que les écoles non confessionnelles.Les évêques estiment simplement réclamer justice, car déclarent-ils: 1° l\u2019école catholique en Ontario n\u2019est pas un fait nouveau qui tente de s\u2019établir: elle existe, elle a été officiellement reconnue depuis 1841 « comme partie intégrante du système des écoles communes de l\u2019Ontario » ; 2° elle n\u2019est pas, non plus, un fait privé que le gouvernement peut considérer avec plus ou moins de condescendance en l\u2019abandonnant à son destin financier; elle est légalement une institution publique, tout comme l\u2019école non confessionnelle, et a droit, comme cette dernière, aux deniers publics; 3° elle n\u2019est pas, enfin, l\u2019institution d\u2019une insignifiante minorité qui voudrait imposer ses vues à la majorité: les catholiques en Ontario constituent le groupe religieux le plus considérable, ils forment plus de 30% de la population; s\u2019ils ne peuvent obtenir à leurs enfants des écoles qui leur conviennent, il semble oiseux de parler d\u2019un droit d\u2019option et de l\u2019égalité de chances pour tous.Aussi se demandent-ils: « Ce principe de chance égale en éducation s\u2019applique-t-il à tous les citoyens où seulement à ceux qui sont disposés à accepter une éducation non confessionnelle ?» On pourra lire plus loin (voir page 353) les raisons par lesquelles les évêques justifient leur attachement à l\u2019école confessionnelle.Tous les catholiques quelque peu instruits de la nature et des exigences de leur foi devraient comprendre ces raisons et les admettre sans difficulté.Elle valent autant, sinon plus, pour le Québec que pour l\u2019Ontario.Pour rendre justice à tous, au Québec comme en Ontario, il n\u2019est nul besoin de détruire le système d\u2019écoles confessionnelles: il suffit d\u2019offrir concrètement à tous le droit d\u2019option avec l\u2019égalité de chances.C\u2019est tout ce que réclame l\u2019épiscopat de l\u2019Ontario pour les écoles catholiques de cette province.Espérons que tous ceux qui au nom même de leur catholicisme, ont récemment fait campagne au Québec pour que soit reconnu le droit des neutres à leurs écoles,, avec une non moindre ardeur, appuieront ces demandes, aussi justifiées pour le moins, des catholiques ontariens.Bonne chance9 M.Lesage REPORTÉ AU POUVOIR avec une majorité largement accrue, le parti libéral au Québec possède maintenant un clair mandat de procéder au plus tôt à la nationalisation des compagnies privées hydroélec-triques de la province.A ce sujet, nous ne pouvons que répéter ce que nous disions dans notre éditorial DÉCEMBRE 1962 331 du mois dernier.D\u2019accord sur le principe même de la nationalisation, nous demandons au nouveau gouvernement de se montrer ferme et résolu, de se battre au besoin, ainsi que s\u2019y engageait le premier ministre à la télévision, le 11 novembre dernier, quand il faudra fixer, avec équité, les conditions concrètes d\u2019évaluation et de paiement.Une expropriation, disions-nous, n\u2019est pas une spoliation, mais elle ne doit pas être, non plus, une occasion de profit ou de cadeau en faveur de ceux qui ont déjà très largement profité de nos ressources naturelles, ni une approbation ou un encouragement à ceux qui se livrent déjà à la spéculation sur les actions des compagnies à nationaliser.L\u2019expropriation de la Montreal, Light, Heat & Power coûta aux contribuables québécois une cinquantaine de millions de trop; cette fois, la somme versée étant beaucoup plus considérable, les risques d\u2019abus sont d\u2019autant plus grands.Nous espérons aussi que la réalisation des projets de nationalisation ne fera pas obstacle au gigantesque effort qui s\u2019impose actuellement en éducation.Il nous faut en ce domaine une politique à la fois progressive et prudente où l\u2019État joue tout son rôle; il lui revient de diriger les investissements collectifs en vue de l\u2019avenir culturel et social de la société.De la sagesse de ces investissements, de leur équilibre et de leur volume dépendra, pour une large part, l\u2019accès de notre nation à la maturité.Le nouveau gouvernement Lesage a reçu de la majorité de la population québécoise un vote de confiance réconfortant; il arbore un programme sérieux, il constitue une équipe dynamique: pour notre part, nous lui souhaitons bonne chance et bon succès.Spectacles intellectuels LA FORMULE EST FORT SIMPLE.Vous choi-J sissez d\u2019abord un thème assez audacieux pour exciter l\u2019imagination: la prostitution, la drogue, le sadisme, l\u2019avortement, les liaisons dangereuses, un ménage à trois (quelquefois un mari, une femme, une maîtresse; pour varier, une femme, un mari, un amant).Le sujet trouvé, vous engagez, si vous êtes de la vieille vague, une comédienne connue \u2014 bouche gourmande, gorge ferme, taille fine \u2014 ou, si vous êtes de la nouvelle vague, une comédienne inconnue \u2014 bouche gourmande, gorge ferme, taille fine \u2014 pour pouvoir l\u2019exhiber sans faire sourire.Enfin, le film tourné, vous annoncez à grand renfort de publicité que le réalisateur, vieux routier ou jeune génie, a eu le courage de faire un film pour adultes sur le plus grand mal social de l\u2019époque, ou de traiter, en maître de l\u2019humour noir, de l\u2019ironie subtile, de l\u2019érotisme chaste, un sujet qui met les cœurs à nu et permet, comme par hasard, à une comédienne connue ou inconnue \u2014 bouche gourmande, gorge ferme, taille fine \u2014 de se déshabiller ou de se faire gifler en public : sensualité et violence.332 Ces spectacles intellectuels se multiplient dans la province.Les écoles d\u2019avant-garde passaient pour mépriser l\u2019homme du peuple.Elles encouragent, maintenant, la culture de masse.L\u2019obligation de plaire au plus grand nombre ne semble plus, en effet, gêner leur inspiration.Avertissement: à partir du 1er novembre, tous les films présentant des scènes de gangstérisme, de violence, de déshabillage sont interdits pour raison de salubrité publique.Précisons que c\u2019est au Mali, en Afrique, que cette ordonnance vient d\u2019être promulguée.Réforme de la Curie romaine ?A PAREILLE DISTANCE DE ROME et à ne se fier qu\u2019aux journalistes, il semble que la question la plus en vue là-bas soit la réforme de la Curie romaine.Pour un peu, on se croirait à la veille d\u2019un grand match dans la Ville éternelle.Sans doute, les rouages de l\u2019administration vati-cane ont quelque peu vieilli, et l\u2019esprit qu\u2019on y rencontre est parfois (et inévitablement) fonctionnariste.Est-ce assez, toutefois, pour justifier certaines critiques et revendications ?Une preuve sérieuse et impartiale de leur outrance, nous la trouvons dans une étude récente de 1 'American Institute of Management : soumise aux mêmes critères d\u2019efficacité que l\u2019administration des plus grandes entreprises humaines, l\u2019administration de l\u2019Église s\u2019en tire fort honorablement.Quoi qu\u2019il en soit, la Curie romaine est nécessaire.Elle exprime la juridiction universelle et immédiate du Saint Père sur tous les catholiques du monde entier, prêtres et évêques compris.Sur ce point, il y a, évidemment, accord.Là où l\u2019on s\u2019entend moins, c\u2019est sur la mise à jour de la Curie, maintenant que les nationalismes qui, hier, triomphaient partout en Europe sont à la baisse.La question est délicate.Bien que la Curie doive, par la force des choses, garder encore un air italien, elle pourrait revêtir des traits plus universels et rajeunir ses méthodes.Le Secrétariat pour l\u2019Unité des chrétiens, devenu une commission du Concile, se perpétuera-t-il en un nouveau dicastère, afin de maintenir le centre de la chrétienté au courant de la mentalité de ces Églises qui œuvrent dans les milieux non romains, et non chrétiens ?De plus, le Comité central, clé de voûte de la préparation du Concile, pourrait se muer en une institution permanente réunissant périodiquement à Rome des membres dispersés de l\u2019épiscopat, afin de susciter un échange plus vivant entre la tête et le corps.Ainsi la décentralisation qui correspond à des enracinements particuliers de l\u2019Église ne serait en rien un affaiblissement de son unité qui en est une note essentielle.RELATIONS LA LIBERTÉ DE RELIGION \u2014 VII LA LIBERTÉ RELIGIEUSE ET LA DOCTRINE LIBÉRALE John Courtney MURRAY, S.J.UNE RÉVOLUTION, une foi, une façon de vivre, une philosophie, tel était le libéralisme, chose énorme qui pullula en théories de toutes sortes, la plupart aujourd\u2019hui discréditées, enterrées, oubliées.Informe et multiforme à la fois, bavard et criard, le libéralisme défiait à peu près toute définition comme il défiait pratiquement tout le reste sur terre et dans le ciel.Il nous est impossible et, somme toute, peu utile d\u2019analyser l\u2019ensemble des documents où les papes traitèrent de la question.On trouvera l\u2019essentiel, pour ce qui touche du moins au problème que nous examinons, dans l\u2019encyclique Libellas praestantissimum (20 juin 1888), à laquelle philosophes et théologiens ne cessent à juste titre de se référer.Non seulement Léon XIII fait le point, avec grande clarté et souci des nuances, sur un siècle de brûlantes controverses, mais il encadre le désaveu formel de l\u2019Église dans de larges exposés positifs sur la société chrétienne et la juste conception de la liberté.1.Dogmes du libéralisme religieux Le libéralisme, envisagé et condamné dans ce document du magistère ecclésiastique, glorifiait deux principes de base: l\u2019autonomie absolue de la raison individuelle, et l\u2019omnipotence juridique de l\u2019État.A première vue, on serait porté à croire que ces deux principes sont incompatibles.Ils ont, en fait, une même racine première dans la fausse déification de l\u2019homme, dogme suprême du libéralisme.L\u2019homme, prônait le libéralisme, a le droit de « s\u2019insurger complètement contre l\u2019empire suprême de Dieu et (de) lui refuser absolument toute obéissance, soit dans la vie publique, soit dans la vie privée et domestique 1 ».Le premier de ces deux principes \u2014 l\u2019autonomie absolue de la raison \u2014 n\u2019était en réalité qu\u2019un avatar du rationalisme, comme le libéralisme n\u2019en était que son application dans l\u2019ordre moral et civil.Le principe de tout rationalisme, c\u2019est la domination souveraine de la raison humaine qui, refusant l\u2019obéissance due à la Raison divine et éternelle, et prétendant ne relever que d\u2019elle-même, ne se reconnaît qu\u2019elle seule pour principe suprême, source et juge de vérité.Transporté dans le domaine de la religion, ce principe en commandait un autre, à savoir: « qu\u2019il est loisible à chacun de professer telle religion qu\u2019il lui 1.A moins d\u2019indications contraires, toutes les citations sans référence dans cet article proviennent de l\u2019encyclique de Léon XIII, Libertas praestanlissimurn, traduction et édition de la Bonne Presse, à Paris.(N.D.L.R.) DÉCEMBRE 1962 plaît, ou même de n\u2019en professer aucune » ; « que chacun peut indifféremment, à son gré, rendre ou ne pas rendre un culte à Dieu ».Telle est l\u2019idée que le libéralisme se faisait de la liberté de conscience par rapport à l'individu.Appliqué à la société civile, ce même principe de l\u2019autonomie absolue de la raison nous donne l\u2019omnipuissance juridique de l\u2019État, neutre à l\u2019égard de la religion.Ce que la raison individuelle est pour l\u2019individu, à savoir la seule loi qui règle la vie privée, la raison collective doit l\u2019être pour la collectivité dans l\u2019ordre des affaires publiques: de là, la puissance appartenant au nombre et les majorités créant seules le droit et le devoir.Sur cette traduction concrète du libéralisme dans l\u2019ordre social, tous ceux qui, « empruntant leur nom au mot de liberté », se disaient libéraux, étaient unanimes, quelles que fussent leur couleur ou leur nuance exactes: D\u2019autres vont un peu moins loin, mais sans être plus conséquents avec eux-mêmes; selon eux, les lois divines doivent régler leur vie et la conduite des particuliers, mais non celles des Etats; il est permis dans les choses publiques de s\u2019écarter des ordres de Dieu et de légiférer sans en tenir compte.En d\u2019autres termes, la religion est une bonne, petite et douce affaire privée.Il est déraisonnable de penser que l\u2019État doive professer une religion, puisque la religion n\u2019a rien à voir ni de près ni de loin avec la société, le gouvernement des hommes, l\u2019administration de la chose publique, les structures sociales.L\u2019État est au-dessus de toute religion et, par le fait même, au-dessus de toutes associations religieuses.Celles-ci n\u2019existent, dans la société, que moyennant un droit consenti par l\u2019État qui les considère toutes, si tant est que la chose importe, comme également louables, également acceptables, également agréables à Dieu, si tant est qu\u2019un tel Etre existe.C\u2019est donc par une gracieuse faveur de l\u2019État, souverain auteur de tous droits, que la reconnaissance institutionnelle leur est accordée; et elles n\u2019en demeurent pas moins sous la domination de ce maître suprême qui se réserve le droit de circonscrire leur liberté comme celle de n\u2019importe quelle autre association sur son territoire.En conséquence et du point de vue social, la liberté de religion veut que l\u2019Etat ne rende aucun culte à Dieu, ou n\u2019autorise aucun culte public; que nulle religion ne soit préférée à l\u2019autre; que toutes soient comme ayant les mêmes droits, sans même avoir égard au peuple, lors même que ce peuple fait profession de catholicisme.De nos jours, alors qu\u2019on multiplie les efforts pour établir « la liberté de religion sur la religion elle-même », il est bon de se rappeler que le libéralisme si large 333 d\u2019esprit fondait sa théorie de l\u2019État religieusement neutre et son concept de la liberté de religion sur un principe d\u2019irréligion: le principe que l\u2019État (ou la conscience collective du plus grand nombre) est par nature athée.Si donc l\u2019État libéral octroyait des droits égaux à toutes les religions, ce n\u2019était pas par respect des consciences et souci du bien commun, mais par pure et simple indifférence à l\u2019égard de la religion et de la moralité.On comprend alors les préoccupations et la réaction de Léon XIII.Mais bien avant la condamnation portée par l\u2019encyclique Libertas praestantissimum, la doctrine libérale de la liberté de religion et des cultes avait déjà été qualifiée de « maxime fausse et absurde », voire de « délire » par Grégoire XVI, dans l\u2019encyclique Mirari vos (15 août 1832) à laquelle Pie IX, à son tour, devait faire écho dans l\u2019encyclique Quanta cura (8 décembre 1864) qu\u2019accompagnait le Syllabus, « recueil comprenant les principales erreurs modernes ».Il est difficile de se faire une idée aujourd\u2019hui de la tempête soulevée par les adversaires de l\u2019Église, rationalistes, libéraux, protestants aussi.Ce fut, suivant l\u2019expression de Mgr Dupanloup, « un abominable hallali ».Et pourtant, à la différence de leurs adversaires, ces deux papes n\u2019étaient pas sans savoir exactement ce qu\u2019ils condamnaient et, qui plus est, leurs mots pour le dire étaient fort justes.Le mot «absurde», par exemple, si dur soit-il, est rigoureux, et coiffe à la perfection la théorie libérale de la liberté de religion puisque, tout compte fait, elle est « contraire à la raison ».Il était, cependant, réservé à Léon XIII d\u2019expliquer avec une étonnante maîtrise intellectuelle en quoi le libéralisme répugnait à la raison; ce qu\u2019il fit en le confrontant à la lumière décisive du premier principe de la raison morale.Par sa nature donc et sous quelque aspect qu\u2019on la considère, soit dans les individus, soit dans les sociétés, et chez les supérieurs non moins que chez les subordonnés, la liberté humaine suppose la nécessité d\u2019obéir à une règle suprême et éternelle; et cette règle n\u2019est autre que l\u2019autorité de Dieu nous imposant ses commandements ou ses défenses; autorité souverainement juste qui, loin de détruire ou de diminuer en aucune sorte la liberté des hommes, ne fait que la protéger et l\u2019amener à sa perfection; car la vraie perfection de tout être, c\u2019est de poursuivre et d\u2019atteindre sa fin; or, la fin suprême vers laquelle doit aspirer la liberté humaine, c\u2019est Dieu.La thèse libérale de la liberté, pour autant qu\u2019elle impliquait la négation de la souveraineté divine, manquait, en effet, de justifications rationnelles.A dire vrai, elle n\u2019avait pas de sens.Mais à ce non-sens moral de la déification de l\u2019homme, l\u2019Église, forte de son magistère divin, ne riposta pas du haut de son autorité par une affirmation dogmatique.Elle opposa simplement une doctrine morale rationnelle.Elle disait, en somme, que l\u2019homme n\u2019est pas Dieu, mais une créature; que la conscience est la voix de Dieu, non la personne de Dieu; que la liberté authentique est une obéissance, non une absolue indépendance; que l\u2019État est revêtu d\u2019une véritable autorité morale, non de la majesté divine elle-même.Voilà les vérités auxquelles recourait l\u2019Église.Et si les libéraux avaient pris le temps d\u2019écouter et la peine de réfléchir, ils auraient, sans doute, vu que l\u2019Église savait raison garder, et que, bien loin d\u2019être un suprême défi au monde moderne, les enseignements de la « papauté mourante » protégeaient, beaucoup plus qu\u2019ils n\u2019étaient portés à le supposer, les « fameuses libertés ».2.Séquelles du libéralisme religieux Le libéralisme religieux comportait une absurdité politique d\u2019un genre tout à fait dangereux.Il présumait, en effet, avec une inconcevable naïveté que, si l\u2019État lui-même athée se montrait neutre, vis-à-vis de toutes les confessions religieuses, la liberté de conscience irait de soi.A quoi aboutissait, dans la pratique, cette théorie de deux mondes complètement isolés ?A l\u2019esprit d\u2019irréligion transformé en système politique.A l\u2019établissement de ce qu\u2019il convient d\u2019appeler l\u2019union de l\u2019État et du laïcisme.Abusant de son pouvoir comme d\u2019un pouvoir transcendant, l\u2019État s\u2019immisça, par voies légales et administratives, dans diverses sphères de la vie de la communauté, particulièrement dans la sphère de l\u2019éducation.De plus, l\u2019État se préparait le terrain pour édifier un ordre social où les institutions sécularisées se trouveraient, par la force même des choses, à peser de tout leur poids hostile sur la conscience des citoyens, désarmés devant l\u2019appareil laïciste de l\u2019État.Des traces de cette façon abstraite de penser l\u2019ordre social se retrouvent même chez un des Founding Fathers de la nation américaine comme Thomas Jefferson: « L\u2019erreur seule a besoin du secours du gouvernement.La vérité peut triompher toute seule » écrivait-il, aux applaudissements de tous les penseurs individualistes.Il oubliait, ce cher homme, que lorsque l\u2019erreur obtient l\u2019appui du gouvernement, la vérité a peu de chance de survivre, encore moins d\u2019influer sur l\u2019organisation et la pratique de la vie sociale.Les catastrophes totalitaires des temps modernes qui, après avoir frappé l\u2019homme au cœur, ont passé les peuples au rouleau étatique, sont des preuves accablantes de la fausseté de cette théorie.Formes ténébreuses de gouvernement, les totalitarismes constituent une preuve historique par le contraire de la validité rationnelle de la doctrine qui revendique pour le citoyen, face à l\u2019État, le droit de réclamer de celui-ci qu\u2019il reconnaisse officiellement la souveraineté de Dieu et prenne fait et cause pour la religion et la morale.La théorie libérale de la liberté de religion s\u2019attira la condamnation de l\u2019Église pour cette raison, entre autres, qu\u2019elle violait ce droit, de façon flagrante.Nous aurions tort, cependant, de rappeler la condamnation du libéralisme sans, en même temps, rappeler avec quel soin Léon XIII dégagea la part de vérité que cachait, à son insu, la scorie libérale.Sous les espèces de l\u2019erreur et par de mauvais arguments, le libéralisme proclamait droit naturel de la personne 334 RELATIONS humaine la liberté de conscience devant l\u2019État.Aussi Léon XIII qui repoussa catégoriquement le principe que « chacun peut indifféremment, à son gré, rendre ou ne pas rendre un culte à Dieu », prit soin d\u2019ajouter qu\u2019il y a une manière correcte de comprendre la liberté de conscience: On peut l\u2019entendre aussi en ce sens que l\u2019homme a dans l\u2019Etat le droit de suivre, d\u2019après la conscience de son devoir, la volonté de Dieu, et d\u2019accomplir ses préceptes sans que rien puisse l\u2019en empêcher.Cette liberté, la vraie liberté, la liberté digne des enfants de Dieu, qui protège si raisonnablement la dignité de la personne humaine, est au-dessus de toute violence et de toute oppression: elle a toujours été l\u2019objet des vœux de l\u2019Eglise et de sa particulière affection.Cette même liberté de l\u2019homme, Pie XI devait la proclamer, un demi-siècle plus tard, face au totalitarisme nazi: « Le croyant a un droit individuel à professer sa foi et à la vivre comme elle veut être vécue.Des lois qui étouffent ou rendent difficiles la profession et la pratique de cette foi sont en contradiction avec la loi naturelle.» Peu après l\u2019encyclique Mit brennender Sorge, Pie XI, dans l\u2019encyclique Divini Redemptoris, réaffirma solennellement le même droit, cette fois devant le totalitarisme communiste; il rangeait parmi les « prérogatives nombreuses et variées (de l\u2019homme).le droit de tendre à sa fin dernière dans la voie tracée par Dieu ».La source de ce droit est toujours la même, chez Pie XI comme chez Léon XIII: « la grande et très juste puissance de Dieu sur les hommes et, d\u2019autre part, le grand et suprême devoir des hommes envers Dieu ».Et nous voilà ramenés au principe éthique infrangible que la liberté dérive de l\u2019obéissance que l\u2019homme doit en conscience à la loi de Dieu.La liberté, en effet, n\u2019a pas d\u2019autre origine ni d\u2019autre mesure.Elle suppose la nécessité d\u2019obéir à une règle suprême et éternelle qui n\u2019est autre que l\u2019autorité divine.La liberté est de ce côté-là, et de ce côté-là uniquement; et il faut cesser de s\u2019imaginer Dieu comme faisant nombre avec la conscience, son action concurrençant l\u2019action de l\u2019homme.Car c\u2019est la soumission à Dieu, c\u2019est-à-dire l\u2019ordonnance de mes actes à ma fin dernière tracée par Dieu, qui me donne de naître et de m\u2019épanouir à la liberté, et de devenir ce que je dois être.Nous disons, en résumé, que l\u2019homme doit nécessairement rester tout entier dans une dépendance réelle et incessante à l\u2019égard de Dieu, et que, par conséquent, il est absolument impossible de comprendre la liberté de l\u2019homme sans la soumission à Dieu et l\u2019assujettissement à sa volonté.Du refus libéral de reconnaître l\u2019influence de la religion sur la vie sociale découlait une autre conclusion pratique qu\u2019on ne peut passer sous silence.Ce refus, en effet, donna son dynamisme au mouvement qui réclamait à cor et à cris la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État, séparation à ne pas confondre avec la distinction, formulée par le Christ lui-même, des choses qui sont à César et des choses qui sont à Dieu.Il convient de bien saisir l\u2019enjeu, sans quoi on risque de comprendre si peu que rien aux déclarations DÉCEMBRE 1962 des papes du siècle dernier sur la liberté de religion.Simple question d\u2019honnêteté intellectuelle.En élevant la voix contre la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État, telle qu\u2019entendue par les libéraux, l\u2019Église protestait, il est vrai, contre la répudiation de certaines ententes juridiques, et contre la proclamation apocryphe des droits de la conscience; mais beaucoup plus contre l\u2019apostasie des nations.Au fond, elle s\u2019insurgeait contre la séparation de la religion d\u2019avec la vie politique, sociale, économique, culturelle de la communauté.Car une division absolue, un complet isolement réciproque entre l\u2019Église (ou les Églises) et l\u2019État étant chimérique à moins de couper l\u2019homme en deux, le citoyen d\u2019une part, le croyant de l\u2019autre, il était inévitable que les relations de coopération entre l\u2019Église et l\u2019État fissent place à des relations d\u2019opposition entre l\u2019État et la religion, l\u2019État et Dieu.D\u2019où l\u2019attitude si ferme des papes et leur ton parfois abrupt.Bien comprendre ce point peut mener à une meilleure intelligence des valeurs essentielles mises en cause dans cette longue controverse.* * * On entend affirmer parfois que la conquête de la liberté religieuse, c\u2019est-à-dire l\u2019égalité civile des cultes considérée comme un droit, est une des grandes victoires de l\u2019esprit protestant sur l\u2019esprit catholique rigide, étroit, autoritaire; un défi réussi à l\u2019arrogance ecclésiastique qui tenait en tutelle la franchise de l\u2019esprit humain; un triomphe de la liberté de pensée et de recherche sur les enseignements dogmatiques et les coercitions canoniques.Et ainsi de suite.Ces félicitations et ces reproches ne sont pas dans la manière impartiale des historiens.Elles relèvent plutôt des tendances polémiques qui sont de mise chez les journalistes.Que disent, en effet, les esprits sérieux?Même un homme comme Harold Laski pouvait écrire en 1933 : Assurément que notre âge connaît une plus grande liberté de religion.Quand on analyse, toutefois, les causes de ce changement, il apparaît que la croissance de la liberté religieuse est fonction de la croissance de l\u2019indifférence religieuse.Nos frères séparés sont-ils particulièrement fiers de se voir attribuer la diffusion de cet esprit d\u2019indifférence religieuse ?Je ne le crois pas.Pour ma part, je serais plutôt prêt à penser qu\u2019ils préfèrent laisser cette gloriole au libéralisme dont le ressort intime était le rationalisme laïciste, et le principe initial, la pure indifférence de l\u2019État à l\u2019égard de la religion, parce que, croyait le libéralisme, la religion était absolument inutile à l\u2019État et au corps politique.Aussi croyons-nous possible une entente sur certaines propositions entre catholiques, protestants et tous les hommes de bonne volonté.Nous verrons sur quels points dans un huitième article qui mettra un point final \u2014 fraternel et harmonieux, je l\u2019espère \u2014 à cet essai sur la liberté de religion.335 RÉFLEXIONS SUR LE TEMPS DU CONCILE Julien HARVEY, S.J.PAR SUITE DU MOUVEMENT DE L\u2019HISTOIRE, nous sommes les contemporains du concile.Ce simple fait nous place dans une situation privilégée, dans un temps de l\u2019histoire de l\u2019Église d\u2019où il nous est donné d\u2019apercevoir des horizons auxquels nous ne sommes pas habitués, d\u2019envisager des responsabilités et des devoirs que le temps ordinaire de l\u2019Église ne nous propose pas avec autant d\u2019acuité.Notre réflexion et notre prière semblent toutefois se heurter dès le départ à trois contradictions: 1.\tPourquoi prier pour le concile alors qu\u2019il est déjà engagé, alors que l\u2019agenda et le contenu de ses travaux sont déjà bien soigneusement rangés dans les schémas dont on a remis 300 pages aux Pères dès le premier jour ?Apparemment, les jeux sont faits, et ce serait demander un miracle, et un miracle inutile que de prier pour le concile.2.\tLe concile, c\u2019est l\u2019assemblée du magistère.Et donc de nos chefs.Et donc d\u2019hommes qui savent plus et mieux que nous.Et par conséquent, l\u2019instant où nous sommes semble bien l\u2019heure de la sagesse, de la rigueur et du jugement, une heure que la prière de l\u2019Église a bien pu préparer et hâter, mais qu\u2019elle ne modifie plus.3.\tLe concile, c\u2019est l\u2019assemblée de la sainte Église, de l\u2019Église sans péchés venant à la rencontre de l\u2019Esprit, se penchant sur son âme.Que viennent faire ici nos prières, à nous, pauvres pécheurs ?Il semble cependant que de ces trois antinomies mêmes on puisse tirer de la lumière.Les jeux sont-ils faits ?D\u2019abord, les jeux sont-ils faits?En d\u2019autres termes, y a-t-il continuité ou discontinuité entre la préparation du concile et ses assises ?Mais reprenons la question de plus loin.Qui a préparé le concile?Si on s\u2019arrête au niveau des commissions préparatoires, il faut constater que ce sont surtout des spécialistes, soit directement au service du magistère, soit engagés dans la recherche incessante des instituts de haut savoir théologique.Mais si on recule un peu vers la source profonde, il faut bien finir par reconnaître que c\u2019est nous qui l\u2019avons préparé.Nous, c\u2019est-à-dire notre vie de foi dans l\u2019Église.Et cela est plus particulièrement vrai de ce concile présent.Car, paradoxalement, il faut bien dire que la plupart des conciles antérieurs ont été préparés par les hérétiques, par les difficultés qu\u2019amoncelaient leurs objections au regard des fidèles et qui ont fini par constituer l\u2019agenda des conciles de réaction.Ce deuxième concile du Vatican n\u2019est pas un concile d\u2019Église en état de siège.Et dans cette même mesure, c\u2019est sur notre œuvre qu\u2019il se penche, sur l\u2019obscur et complexe travail qu\u2019a accompli notre foi sur le donné révélé depuis le premier concile du Vatican.Quatre-vingt-dix années de vie de l\u2019Église, un vaste réservoir de temps et de prière, de souffrance et d\u2019expérience, où on a vu grandir et ensuite s\u2019apaiser le modernisme, où le marxisme a grandi jusqu\u2019à devenir une tentation et une très forte influence sur le monde chré- 336 tien, où s\u2019est construite l\u2019action catholique, où la doctrine sociale de l\u2019Église a pris forme lentement et a commencé à refaire un monde moderne socialement chrétien, où le mouvement liturgique, né tout discrètement en Europe centrale, a gagné de proche en proche tout le monde chrétien, a poussé à la redécouverte des richesses de la Bible et des Pères de l\u2019Église, pour finalement amorcer un grand mouvement œcuménique.Tout cela, c\u2019est la croissance de l\u2019Église vivante au xxe siècle; et c\u2019est au sens de la foi qu\u2019il faut d\u2019abord se référer pour le comprendre.Le sensus fidei, le sens de la foi, ce n\u2019est pas un simple phénomène d\u2019évolution historique; c\u2019est ce fait théologique que notre foi de chrétiens dépasse par sa tension toutes les formules vers la réalité de Dieu qui se révèle dans le Christ; notre foi de chrétiens engagés dans le temps devient ainsi à la fois principe de permanence et principe d\u2019approfondissement parce qu\u2019elle ne peut atteindre qu\u2019à une partie du révélé tout en adhérant à toute la réalité de Dieu.Voilà pourquoi la vie chrétienne, en suivant une logique à soi, une logique vivante, sans cesse invente et sans cesse approfondit.Presque tous ces immenses mouvements que j\u2019ai évoqués sont partis d\u2019en bas, c\u2019est-à-dire des simples pasteurs et des simples ouailles.Et c\u2019est tout cela que nos évêques ont apporté dans leurs bagages, formulé ou à demi formulé dans les schémas du concile; c\u2019est cela surtout qu\u2019ils ont apporté dans leur cœur, car ils ont vécu avec nous, et souvent plus intensément que nous, ce mouvement de la foi au xxe siècle.Donc, les jeux sont faits.Mais ils sont faits par nous.Et cela est vrai, que nous ayons été consultés ou non pendant les travaux préliminaires au concile, car c\u2019est à un niveau bien plus profond que celui des mémoires rédigés que notre rôle se situe.Et s\u2019il faut maintenant répondre au dilemme que nous nous posions: les jeux sont-ils irrémédiablement faits?Oui et non.Dans ce sens que nous avons posé, par notre propre vie de foi, la problématique du concile, oui, ils sont faits: il y a un temps des intuitions de la foi en accord avec le magistère, et en ce qui concerne le présent concile il est actuellement terminé, une étape est atteinte; il y a ensuite un temps d\u2019évaluation de l\u2019œuvre du sens de la foi, de sa confrontation au dépôt révélé, de sa formulation en termes authentiques et valables pour tous, et ce temps est venu.En un autre sens, il y a discontinuité entre la préparation du concile et ses assises: l\u2019Église continue de vivre au concile, et les purs techniciens n\u2019y sont jamais rois.Si la compétence technique de nos plus savants théologiens s\u2019y exerce, leur contribution s\u2019assimile bien plus à des forages qu\u2019à une construction.Et si l\u2019infaillibilité de nos évêques n\u2019est en rien liée à leur ferveur, leur sens de la foi l\u2019est.Et sur ce plan, par conséquent, le temps est toujours à la grâce, et donc à la prière, et donc à notre prière.Le Concile, entreprise du magistère ?Deuxièmement, le concile semble être une entreprise du magistère, qui sait mieux et plus que nous, et donc n\u2019a pas RELATIONS besoin de notre concours.Ici, il est bon de nous rappeler quelques aspects de la nature de l\u2019Église.Parce qu\u2019elle est la dernière étape de l\u2019histoire du salut dans le temps, et donc parce que Dieu s\u2019y est livré définitivement lui-même, il faut qu\u2019elle soit infaillible.Ce n\u2019est pas tant un privilège qu\u2019un devoir.Et ce privilège, il faut bien remarquer que ce n\u2019est pas seulement le magistère qui le possède, mais toute l\u2019Église.Le premier concile du Vatican avait préparé une déclaration solennelle de ce point (cf.Mansi, t.51, col.542 et 552).Faut-il donc conclure que l\u2019infaillibilité conciliaire, c\u2019est aussi la nôtre?Oui, avec des précisions! Le sens de la foi est cette capacité que nous avons tous, comme chrétiens, de pressentir et de percevoir spontanément les virtualités cachées du dépôt de la foi, les implications et les richesses de vie de la parole évangélique.En chacun de nous, individuellement, ce sens agit, sûrement; mais la vérification de cette infaillibilité est impossible.Si cependant ce sens devient consensus, c\u2019est-à-dire devient ce qu\u2019il faut bien appeler d\u2019un terme ambigu mais correct « l\u2019opinion publique dans l\u2019Église », alors il est infaillible.L\u2019infaillibilité de l\u2019Église, c\u2019est donc notre propre infaillibilité collective, en ce qui concerne notre foi appuyée sur l\u2019Écriture et contrôlée par la Tradition.Mais si ce qu\u2019apportent nos évêques au concile c\u2019est cette même infaillibilité donnée à l\u2019Église par le Christ et à laquelle nous participons tous, il est également important de voir ce qui leur est réservé en propre, c\u2019est-à-dire le charisme de la formulation et de la déclaration authentique, de la confrontation des intuitions de notre sens de la foi avec l\u2019Évangile.Et pour revenir au dilemme: le magistère sait plus et mieux que nous: oui et non.Non, en ce sens que c\u2019est sur la foi de l\u2019Église qu\u2019il se penche, sur notre foi; oui, en ce sens que lui seul peut interpréter cette foi de façon authentique et définitive.Le Concile, oeuvre de FEglise sainte ?Enfin, semble-t-il, l\u2019Église sainte, sans péchés, en confrontation avec l\u2019Écriture sous le regard et la protection de l\u2019Esprit, n\u2019a guère à attendre de nous, pécheurs.Ici, c\u2019est tout le paradoxe de l\u2019Église sainte et sans cesse en perfectionnement qui se présente à nous.Comment s\u2019accordent les deux aspects, apparemment contradictoires ?Reprenons d\u2019abord une parole de Mgr Charles Journet: « L\u2019Église n\u2019est pas sans pécheurs, mais elle est sans péchés.» D\u2019un côté, elle est la chose de Dieu, suscitée par Lui et pour Lui.Et en ce sens elle est proprement tout ce qui se construit ici-bas pour l\u2019éternité, elle est tout ce que la grâce a touché en ce monde, le reste étant de fait laissé en dehors.Et donc les objections et les reproches, dont les mémoires adressés au concile foisonnent, s\u2019adressent à la communauté des hommes et non à la communion des saints.La première a sans cesse besoin de nos prières; la seconde n\u2019a droit qu\u2019à nos louanges.Si donc l\u2019Église a besoin de réforme et d\u2019aggior-namento, pour reprendre une des premières paroles du Saint Père à propos du concile, c\u2019est en tant qu\u2019elle est Église à faire, Église en marche dans le temps et placée dans la condition obscure et pleine de misères de tout ce qui n\u2019est sauvé qu\u2019en espérance.Ici, on peut tenter de résumer en deux mots l\u2019immense littérature suscitée par le concile depuis deux ans: ce que notre sens de la foi veut voir renouveler dans l\u2019Église, c\u2019est DÉCEMBRE 1962 d\u2019une part le souci de pureté et d\u2019autre part le souci de plénitude.Sainteté et catholicité, fidélité et engagement.On sait l\u2019immense difficulté d\u2019accorder ces deux tendances: pureté trop exclusivement cultivée devient, surtout pour un corps social, égoïsme et pharisaïsme; plénitude trop exclusivement visée devient effritement des exigences de l\u2019Évangile.Le mot d'aggiornamento de Jean XXIII apparaît dans le présent contexte comme une intuition remarquablement juste: c\u2019est moins vers des péchés de l\u2019Église que vers ses misères que le sens de la foi des fidèles se tourne à l\u2019occasion du concile.Car les difficultés de l\u2019Église que nous connaissons sont plus précisément des misères: retards historiques, détours de l\u2019histoire récente, ou manqués ou pris à rebours, conservation inégalement heureuse d\u2019éléments sociologiques du passé.A ces misères, nous savons que le concile opposera moins des condamnations ou des décrets dogmatiques que des directives.Si bien que le charisme propre au Vatican II sera un don de discernement des besoins du temps présent.Et donc notre dilemme se résoud clairement; et l\u2019Église sainte a bien clairement besoin de nos prières pour tracer sa marche présente dans le maquis de l\u2019histoire.Notre réflexion et notre prière d\u2019aujourd\u2019hui doivent maintenant, il me semble, envisager un autre élément essentiel.Si, comme nous venons de le voir rapidement, nous sommes vraiment, nous-mêmes, en concile, si nos évêques qui sont partis là-bas sont, non pas nos délégués ni nos députés à une convention ou à un parlement de l\u2019Église, mais bien plus que cela, c\u2019est-à-dire une part de nous-mêmes dans le Corps du Christ, qui est « comme une personne », selon la belle expression de saint Thomas d\u2019Aquin (3a, 49, 1, c), nous devons nous préparer ici à notre tâche propre, nous de l\u2019Église, qui est de continuer ce commencement que sera le concile.Nous devons reconnaître humblement déjà que le concile, si c\u2019est notre vie de foi qui l\u2019a fait, n\u2019aura de valeur que celle qui nous y aurons apportée.Déjà, une lecture attentive des études théologiques préparatoires confirme ce fait avec une grande évidence: beaucoup de problèmes n\u2019atteindront même pas les discussions conciliaires parce qu\u2019ils n\u2019étaient pas encore assez fermement élaborés dans l\u2019âme des chrétiens.Et comme le théologien ne spécule pas in vacuo, ni même sur la seule vie passée de l\u2019Église, mais réfléchit d\u2019abord sur la foi de l\u2019Église vivante, il ne peut la dépasser miraculeusement d\u2019un seul bond pour en fabriquer l\u2019explicitation intellectuelle cohérente qui seule pourrait présenter à l\u2019examen des Pères du concile les intuitions du sens de la foi.Le Concile et nos désirs Mais ceci est déjà du passé.L\u2019avenir, c\u2019est ce que le concile fera de nos espoirs, de nos mémoires et de nos intuitions présentes.Il en fera au moins cinq choses, selon les cas.Et il faut nous préparer à les accueillir, avec l\u2019œil de la foi, et l\u2019œil de la foi c\u2019est un œil de lynx, pour reprendre une parole de saint Bernard! Certains de nos désirs les plus ardents seront formulés.Formulés authentiquement, officiellement.Dans ces cas, nous aurons alors le devoir, assez aisé souvent, d\u2019en bénir le Seigneur et de continuer avec plus d\u2019allégresse à intégrer à notre vie chrétienne ces nouvelles lumières.Lumières nouvelles d\u2019une certaine façon seulement, car nous savons bien qu\u2019un concile ne reçoit pas de nouvelle révélation et ne fait qu\u2019expliciter le trésor inépuisable de l\u2019Évangile.337 D\u2019autres désirs seront dépassés.Il faut l\u2019espérer! Cela signifiera simplement que le magistère possède, lui aussi, cet œil de lynx de la foi et que sa situation privilégiée à la vigie de l\u2019Église lui aura permis de mieux formuler les désirs du temps présent et la parole du Christ qui les comble.Notre devoir sera ici de comprendre à temps et de nous adapter sans retard.Certains de nos espoirs seront-ils déçus ?Cela est bien possible.Et cela ne doit pas nous surprendre, dans le contexte que nous venons de considérer.Le concile, il est tellement proche de nous, que nous aurions mauvaise grâce de lui en faire grief! Certains grands théologiens attentifs à la vie de l\u2019Église et au mouvement de l\u2019Esprit en elle, certains grands animateurs de la vie apostolique de l\u2019Église pourront, sans doute mieux encore que nous, constater que leurs espoirs étaient bien en avance, d\u2019une génération peut-être, sur ce qu\u2019abordera et éclairera le concile.Cela n\u2019a rien d\u2019étonnant.C\u2019est qu\u2019une certaine universalisation d\u2019un désir ou d\u2019un besoin est requise, avant qu\u2019il devienne matière conciliaire.Et le fait que certains désirs ne soient pas comblés par le concile montre précisément qu\u2019il n\u2019est qu\u2019une étape, qui sera dépassée par de futures assises; car le concile n\u2019est qu\u2019un reflet de la condition temporelle de l\u2019Église, même s\u2019il y insère de l\u2019éternel.Temporel par sa problématique, éternel par les certitudes qu\u2019il y discerne et sur lesquelles il se prononce.Certains autres désirs seront repoussés comme inopportuns.Nous retrouvons ici un vocable familier de la langue conciliaire.Et il nous importe de le bien comprendre.D\u2019abord, à travers notre sens de l\u2019Église: l\u2019Église du Canada n\u2019est qu\u2019une petite pièce vivante de l\u2019immense corps du Christ en croissance, et les Pères canadiens du concile ne représentent guère que 2% des 2,500 évêques du monde chrétien.Par conséquent, nous ne sommes pas l\u2019Église, pas plus qu\u2019aucune autre nation.Normal donc que des aspects de notre pensée chrétienne ne trouvent pas dans d\u2019autres pays la résonance qu\u2019ils ont chez nous, que des désirs d\u2019ici s\u2019avèrent périlleux ailleurs.Ensuite, nous devons aussi comprendre que l\u2019Église dans le temps doit avoir, elle aussi, le sens de l\u2019histoire: parmi des milliers d\u2019idées vraies, valides pour tous les temps, seules quelques-unes sont des idées efficaces, opportunes, valables pour notre temps.C\u2019est à les choisir, ces idées efficaces, que le charisme du magistère s\u2019exercera, appuyé de notre prière.Faut-il ajouter que certains de nos espoirs seront peut-être corrigés, redressés par le concile ?Sans aucun doute.L\u2019engagement humain de chacun de nous, l\u2019histoire personnelle qui influe plus ou moins fortement sur la pensée de chacun, font que bien du périssable et de l\u2019humain se mêle à notre pensée chrétienne de chaque moment.Dans cela le concile ne retiendra que le meilleur de nous-mêmes, la part précieuse de sens infaillible de la foi.Cela aussi, il faudra bravement l\u2019accueillir, car c\u2019est la condition même de notre fidélité à l\u2019Évangile.Cela nous sera peut-être d\u2019autant plus difficile, parfois, que beaucoup des désirs du concile nous arriveront, bien après les assises, à travers les commissions, beaucoup moins impressionnantes que le concile lui-même, qui le continueront.Voilà donc ce que nous livrera le concile, une dure tâche.C\u2019est qu\u2019il ne peut que refléter la condition de l\u2019Église militante.Et son travail ne peut que renouveler le visage évangélique de l\u2019Église, ce qui implique aussi que la croix du Christ y sera plus exactement encore plantée au centre.C\u2019est seulement ainsi que l\u2019Église en sortira plus vraie, plus ouverte à nos frères encore imparfaitement unis, plus visible aux hommes du dehors.Faut-il conclure que notre prière à l\u2019Esprit doit finalement demander pour les Pères du concile exactement la même faveur qui nous sera nécessaire pour accueillir positivement les résultats de leurs travaux ?C\u2019est-à-dire les trois dons de l\u2019Esprit qui sont à la base même du sens de la foi: le don d\u2019intelligence, qui permet de lire au-dedans, de saisir par l\u2019intérieur la parole même du Christ dans l\u2019Évangile; le don de science, qui nous fait juger intuitivement avec certitude de ce qu\u2019il faut choisir, de ce qui est à la fois le plus sûr et le plus vivant, le plus efficace et le plus urgent, le plus actuel dans le Message; le don de sagesse, par quoi nous, qui sommes entrés par adoption dans la famille de Dieu, nous sentons chez nous dans l\u2019Église et sommes des chrétiens adaptés, connaturalisés, initiés aux affaires de la famille.Si cela est donné dans une large mesure aux Pères du concile, et à nous pour accueillir le fruit de leurs travaux, le concile aura été un temps d\u2019extraordinaire plénitude, un temps de grâce.L\u2019Église et l\u2019erreur Au début du Concile œcuménique Vatican II, il est plus que jamais manifeste que la vérité du Seigneur demeure éternellement.Nous voyons en effet que, dans la suite des âges, les opinions incertaines des hommes s\u2019excluent l\u2019une l\u2019autre, et que les erreurs s\u2019évanouissent, à peine nées, comme une brume chassée par le soleil.A ces erreurs, l\u2019Eglise n\u2019a pas cessé de s\u2019opposer, souvent même elle les a condamnées, et de la manière la plus sévère.Aujourd\u2019hui cependant, l\u2019Epouse du Christ préfère user du remède de la miséricorde que de brandir les armes de la sévérité.Plutôt que de condamner elle pense qu\u2019il faut répondre aux nécessités actuelles en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine.Ce n\u2019est pas qu\u2019il n\u2019y ait des doctrines trompeuses, des opinions et des concepts dangereux dont il faille prémunir ou qu\u2019il faille dissiper.Mais tout cela est si évidemment opposé aux principes de l\u2019honnêteté, tout cela a donné des fruits si délétères que, désormais, les hommes semblent commencer à en porter condamnation et, en particulier, à réprouver les manières de vivre qui méprisent Dieu et ses lois, la confiance exagérée qu\u2019on avait placée dans les progrès techniques, une prospérité liée uniquement au confort de l\u2019existence.Ils se convainquent toujours davantage que la dignité de la personne humaine et son perfectionnement convenable sont une valeur importante et qui réclame un rude effort.Ce qui compte le plus, c\u2019est que l\u2019expérience leur a appris que la violence extérieure infligée à autrui, la puissance des armes, la domination politique ne suffiront pas le moins du monde à résoudre heureusement les très lourds problèmes qui les étreignent.C\u2019est en cette situation que l\u2019Eglise catholique élève le flambeau de la vérité religieuse grâce à ce Concile œcuménique et veut ainsi se présenter comme la mère de tous, mère pleine d\u2019amour, bonne, patiente, toute indulgence et bénignité à l\u2019égard de ses fils égarés.(S.S.Jean XXIII: Allocution lors de l\u2019ouverture du Concile, le 11 octobre 1962.) 338 RELATIONS ECONOMIE ET EDUCATION Jean LACROIX 1ES ÉCONOMISTES distinguent volontiers les activités primaires, qui concernent essentiellement l\u2019agri-culture, les activités secondaires qui se rapportent au travail artisanal et industriel, les activités tertiaires qui comprennent tout ce qui n\u2019est pas manuel, c\u2019est-à-dire l\u2019immense secteur des fonctions administratives, des services sociaux, des tâches d\u2019organisation, des fonctions enseignantes, médicales, artistiques, journalistiques.Or Fischer a montré que l\u2019histoire de la civilisation n\u2019était rien d\u2019autre que celle du passage de l\u2019humanité des formes de l\u2019activité primaire aux formes secondaires, puis tertiaires.Ainsi la population française qui était agricole à 85% en 1800 ne le sera plus qu\u2019à 15% en 1975.Toujours en France, on comptait 3% de chefs, 12% de cadres et 85% d\u2019exécutants en 1860; on compte actuellement 15% de chefs, 45% de cadres et seulement 40% d\u2019exécutants.On a pu calculer que le secteur tertiaire qui comprenait 10% de la population en 1800 en comprendrait 45% en France et 65% aux États-Unis en 1975.A quoi il faut ajouter que le secteur primaire et le secteur secondaire se transforment eux-mêmes du dedans; ils exigent une technique et une qualification toujours plus poussées.Aux usines automobiles Peugeot, à Sochaux, de 1939 à 1955, le chiffre des ouvriers a augmenté de 0.4%; celui des employés de 18%; celui des ingénieurs de 109%.Il ne faudrait surtout pas croire que ce sont des phénomènes qui n\u2019existent qu\u2019en France.Celle-ci au contraire est plutôt en retard.Pour ne faire qu\u2019une comparaison, les statistiques soviétiques font apparaître que le nombre des ingénieurs sortis chaque année des écoles supérieures est passé de 36,000 en 1950 à 124,000 en 1960, ce qui représente près de 6% de la population.En France, les 5,000 à 6,000 diplômes d\u2019ingénieurs délivrés annuellement ne représentent que 1% de la population, alors que ce pays est plus industrialisé que l\u2019U.R.S.S.Inutile, je pense, d\u2019insister et de multiplier les chiffres.Tous les pays qui se développent obéissent aujourd\u2019hui à une double loi, qui n\u2019en fait qu\u2019une en définitive: d\u2019une part le secteur primaire et le secteur secondaire se mécanisent chaque jour davantage, d\u2019autre part, il y a migration continue du primaire dans le secondaire et du secondaire dans le tertiaire, et ce double mouvement manifeste seulement la prédominance toujours accrue du secteur tertiaire.Ainsi que l\u2019écrit P.Jaccard: « Ce sont les tertiaires qui mènent dans l\u2019économie.Les tertiaires sont à la pointe du progrès; ils font véritablement la richesse du pays 2.» A travers ce développement et cette évolution du tertiaire se réalise une prédominance de la pensée, une affirmation de Y homo sapiens au cœur de Y homo faber, une intellectualisation de la vie sociale et personnelle.L\u2019homme émigre dans le tertiaire parce qu\u2019il sent confusément qu\u2019il y trou- 1.\tExtrait de la conférence prononcée, le 24 août 1962, à la Semaine sociale de Montréal, sous le titre : « Crise de civilisation, crise de l\u2019école: le point de vue chrétien ».On peut en lire le texte intégral dans le volume L'Éducation, problème social que viennent de publier les Éditions Bellarmin de Montréal.2.\tP.Jaccard, la Formation des élites, p.94.DÉCEMBRE 1962 vera sa vraie patrie et son plus haut destin.Il ne suffit donc pas de parler de révolution industrielle, mais plus profondément de révolution économique.Et cette révolution économique par elle-même, par elle seule, ne peut manquer d\u2019entraîner partout une révolution scolaire.Le type du tertiaire, c\u2019est l\u2019intellectuel.Aussi Jean Fourastié peut-il écrire en toute vérité: « Le caractère intellectuel de la future civilisation s\u2019inscrit dès maintenant dans un mouvement sans précédent dans l\u2019histoire de l\u2019humanité.» Le cercle Jean-Moulin 3 a pu calculer que, dans une société hautement industrialisée et qui poursuit sa croissance économique, 20 à 25% des adultes devraient posséder un niveau d\u2019instruction supérieur ou technique supérieur.Qu\u2019on ne s\u2019imagine surtout pas que le développement de l\u2019instruction va créer un risque de chômage.Si l\u2019on n\u2019a pas assez d\u2019ingénieurs ce sont au contraire les manœuvres qui manqueront de travail.Un exemple présage assez bien de l\u2019avenir.En 1945, près de 10 millions d\u2019Allemands dont 5 millions en âge d\u2019activité, ont été refoulés par les Slaves.On a prédit alors que ces 5 millions de réfugiés actifs s\u2019ajouteraient aux 6 millions de chômeurs d\u2019avant Hitler et que, privée d\u2019usines d\u2019armement, l\u2019Allemagne compterait bientôt 11 millions de chômeurs.Douze ans après, les 5 millions de réfugiés ont été intégrés et la Ruhr a même pensé à l\u2019immigration italienne.Le revenu national d\u2019avant-guerre par habitant a été retrouvé et même dépassé.Sauvy en donne la raison: Le motif essentiel de la reprise est que ces hommes sans capitaux sont venus avec leur savoir, leur qualification.Us ont travaillé comme des fourmis et reconstitué les capitaux qui leur manquaient, parce qu\u2019ils comprenaient une proportion suffisante d\u2019ingénieurs, de mécaniciens, de maîtres, de chimistes, de médecins, de sociologues, d\u2019ouvriers qualifiés, etc.S\u2019il était entré en Allemagne occidentale 5 millions de manœuvres illettrés, il y aurait aujourd\u2019hui 5 millions de chômeurs 4.La conclusion est évidente.La priorité que prend, dans l\u2019évolution actuelle, le secteur tertiaire et, au sein de ce secteur, la poussée vers des professions de plus en plus intellectualisées appellent une intellectualisation résolue et rapide de la jeunesse montante: dans un pays développé, l\u2019enseignement crée l\u2019emploi.On peut, on doit dire avec Jean Monnet que dans la compétition économique ouverte entre les nations, l\u2019avenir est à celles qui se donneront le système scolaire le plus complet.Mais cette transformation de l\u2019école est exigée bien davantage encore par la révolution sans précédent qu\u2019apporte la conquête de l\u2019espace, à tel point qu\u2019on a pu appeler l\u2019âge dans lequel nous entrons l\u2019âge spatial.En 1947, Louis de Broglie disait qu\u2019avec l\u2019atome une ère nouvelle venait de s\u2019ouvrir pour l\u2019humanité.En 1959, au terme d\u2019un grand traité, Space Technology, un technicien invité à se prononcer en termes généraux sur le présent et l\u2019avenir de la technologie spatiale, ne craignait pas d\u2019écrire: L\u2019espace nous offre un projet qui est, clairement, sans limites (limitless): il exige les meilleures prestations de l\u2019art de l\u2019ingénieur; 3.\tCercle Jean-Moulin, l'État et le citoyen, p.33.4.\tSauvy, l'École libératrice, 25 avril 1958.339 il possède tous les attraits de l\u2019exploration physique; il est lié à la protection de notre style d\u2019existence; il peut améliorer les conditions terrestres de la vie.Un tel projet pourrait bien susciter une seconde reconnaissance dans l'esprit de l\u2019homme et dans son activité considérée en toutes ses phases.Dans ses cours de cette année au Collège de France, l\u2019économiste François Perroux a montré que la conquête spatiale socialise et même mondialise l\u2019économie à un degré de profondeur que nous ne soupçonnons guère.Elle dévoile les perspectives d\u2019une aventure commune sans aucune mesure avec tout ce qui l\u2019a précédée.Elle commande le contrôle plurinational des plans de développement.Elle ne pourra se poursuivre longtemps et atteindre ses ultimes développements avec des économies polarisées dans de grandes coalitions, avec des sociétés particulières d\u2019hommes opposés et hostiles.Nous n\u2019imaginons pas à quel point la reconstruction et la croissance de la Maison commune vont dévaloriser demain toute querelle de voisinage.Le développement même de l\u2019économie exige une société mondiale qui devra bien se concilier avec l\u2019existence des États politiques, gardiens des libertés personnelles et des cultures nationales.De toutes façons, l\u2019école en sera transformée de fond en comble.Tout pays qui voudra participer, si peu que ce soit, à la conquête de l\u2019espace devra révolutionner son enseignement.Ce problème des rapports de l\u2019économie et de l\u2019éducation apparaît capital.Un passionnant colloque s\u2019est tenu en Italie, à Bellagio, en 1960, sur ce sujet.Universitaires et économistes de nombreux pays sont arrivés à un accord total sur les points suivants: L\u2019éducation est un investissement en capital humain: le capital humain est la principale richesse d\u2019un pays; l\u2019éducation doit être large et ouverte, et non étroitement spécialisée; elle doit être dispensée à tous, et non à une minorité; elle doit être soigneusement planifiée, et conçue avec une imagination créatrice 5.A vrai dire cette éducation sera coûteuse et en bien des endroits il faudra doubler le nombre des maîtres.D\u2019ici 10 ans les pays européens qui voudront maintenir leur rang devront dépenser de 6 à 7% de leur revenu national pour l\u2019enseignement au lieu de 3 à 4% aujourd\u2019hui (5% aux États-Unis, plus de 7% en Russie).Mais cette dépense est à la fois nécessaire et rentable, et même la plus rentable de toutes.A ceux qui disent que la société ne peut dépenser plus pour l\u2019éducation parce qu\u2019elle est pauvre, il faut répondre: la société est pauvre parce qu\u2019elle ne dépense pas plus en matière d\u2019éducation.On a pu établir en effet qu\u2019un système d\u2019enseignement inadéquat entraîne un ralentissement du taux de croissance 5.Compte rendu d\u2019un colloque tenu à la villa Serbolloni, Bellagio, juillet 1960, Bureau international des Universités, 1961.de l\u2019économique.La richesse d\u2019un pays, ce sont ses hommes.La rentabilité de l\u2019éducation sur le plan individuel comme sur le plan social est au moins aussi élevée que celle du capital physique.Et surtout l\u2019augmentation du capital matériel d\u2019un pays risque d\u2019être gaspillée dans une large mesure, s\u2019il n\u2019a pas pour le mettre en œuvre des hommes ayant reçu une formation adéquate.Ajoutons que désormais la capacité d\u2019innovation importe plus pour la croissance et le progrès économiques que la capacité d\u2019accumulation et d\u2019épargne surtout privée.Et, si l\u2019on ose ces expressions, le seul moyen d\u2019avoir demain des hommes qui innoveront est de créer un milieu favorable en procédant à des investissements intellectuels généralisés.Enseigner, c\u2019est investir.Ces considérations n\u2019ont rien de « matérialiste ».Elles ne subordonnent pas l\u2019homme au rendement.Elles ne renient pas l\u2019humanisme.Elles montrent au contraire que le véritable progrès moral ne se contente pas de régler l\u2019évolution technique de haut, ce qui est inefficace, mais doit s\u2019y insérer, y devenir immanent.En soulignant qu\u2019un niveau de culture élevé est nécessaire pour s\u2019adapter au monde moderne, que le développement social exige de la main-d\u2019œuvre qualifiée et que ceux qui risquent de ne pas trouver de travail demain, ce sont les manœuvres, les économistes ont montré qu\u2019il faut un enseignement polyvalent pour permettre aux individus de s\u2019adapter rapidement à une situation évolutive.C\u2019est le développement même de l\u2019économie qui accroît, selon une proportion presque géométrique, la demande en personnel qualifié, en experts et en individus ayant reçu une éducation générale poussée.Réciproquement, l\u2019éducation fait peser sur l\u2019économie une demande sans cesse accrue au moment même où celle-ci attend toujours davantage de l\u2019instruction.Aussi tout plan de développement économique implique-t-il désormais un système d\u2019éducation, voire de rééducation.Car l\u2019enseignement est un ensemble dont on ne peut développer isolément une seule partie; il est semblable à un système d\u2019équations où chaque modification affecte le tout.Qu\u2019elle le veuille ou non, dans l\u2019ère spatiale où nous entrons, chaque nation qui désire survivre doit se modifier radicalement en modifiant tout son système d\u2019éducation.« La pédagogie, disait Ortega y Gasset, est l\u2019art de transformer les sociétés.» Et Véronèse montre que c\u2019est la notion même d\u2019éducation qui se transforme sous nos yeux; sans que nous y prêtions suffisamment attention.Jusqu\u2019ici elle a été surtout un facteur de transmission des valeurs traditionnelles, reflétant certes l\u2019évolution de ces valeurs, l\u2019accélérant parfois, mais évoluant dans une perspective de continuité; désormais, elle devient un facteur de transformation de l\u2019homme et du monde qui l\u2019entoure, et s\u2019inscrit dans cette perspective de progrès accéléré qui la détermine et auquel elle a elle-même tant contribué.M ise à jour Faites vôtre avec générosité, faites vôtre au nom de Dieu tout ce qui, dans le cadre admirable de la conception chrétienne de l\u2019homme, peut davantage correspondre à l\u2019accomplissement de votre mission et se révèle comme le fruit de l\u2019étude, de la réflexion et de l\u2019expérience.Il est bien évident que, sur la racine des principes inébranlables, doivent fleurir des normes et des aides plus actuelles, qui répondent de près aux nécessités des époques historiques en éducation dans lesquelles on est appelé à travailler.Ces nouvelles applications, loin de les diminuer, accroissent la responsabilité des maîtres et la contribution que constitue le sacrifice personnel.Profitez de ce que, depuis des siècles, l\u2019ascétique chrétienne accepte et vous enseigne concernant l\u2019esprit de l\u2019adaptabilité (S.S.Jean XXIII: Aux enseignants catholiques, le 22 septembre 1962.) 340 RELATIONS LES DROITS DE L'ENFANT EN EDUCATION Louis LACHANCE, O.P.CMFANT est une personne mais une personne qui se trouve dans des conditions de pénurie et d\u2019incapacité radicales.11 n\u2019est ni un « pervers polymorphe » ni un vertueux polymorphe.Il est à l\u2019état de privation totale.Pourtant, la philosophie et la psychologie, en se basant sur une expérience millénaire, nous enseignent qu\u2019il y a en lui des dynamismes profonds et qu\u2019ils l\u2019orientent vers un développement humain, un développement d\u2019ordre physique et surtout d\u2019ordre spirituel.Et ce sont précisément les diverses formes de développement qui se trouvent déjà virtuellement contenues dans ses dynamismes originels qui représentent son dû, qui constituent la matière de son droit.Les lois de son être initial renferment des impératifs qui indiquent sans équivoque qu\u2019il a le droit non seulement d\u2019être, mais encore de mieux être, d\u2019être pleinement et authentiquement homme.Sans quoi, il fera avorter sa vie, il faillira à son destin, il desservira la société et portera préjudice au bien commun.L\u2019analyse des structures de ces dynamismes profonds, qui sont effectivement l\u2019expression spontanée de sa nature, décèle que ses principaux centres de gravitation résident dans le bien, la vérité et Dieu.Son intelligence et sa volonté sont de véritables tensions vers ces réalités.Toute l\u2019histoire de l\u2019homme en fournit la preuve.Ces données, qui sont des constantes ou des invariants, nous permettent d\u2019avancer que l\u2019enfant dans la mesure même où il est impérieux qu\u2019il atteigne ses fins, jouit du droit au bien moral.Et ce droit est inviolable.Quand les parents indignes et les corrupteurs de l\u2019enfance se dérobent à ses directives, même si c\u2019est au nom de la liberté individuelle, la justice publique intervient; et à raison, étant donné que le code des mœurs ne trouve pas son fondement premier dans les conventions sociales et encore moins dans le libertinage.La morale repose sur la dignité de la personne, sur sa grandeur magistrale, sur ses droits inaliénables.Pour les mêmes raisons, l\u2019enfant a droit à la vérité et sous toutes ses formes.Celle-ci, \u2014 comme du reste le bien, \u2014 n\u2019est pas seulement son aliment; elle constitue son être second; elle permet à son esprit de se réaliser dans son ordre propre qui est celui de connaître.En d\u2019autres termes, elle le pourvoit des éléments dont il a besoin pour se construire intérieurement et, pour autant, acquérir une existence nouvelle.L\u2019enfant, en accueillant en sa conscience le cosmos, le rebâtit à sa convenance, c\u2019est-à-dire sous l\u2019espèce de représentation lumineuse et fidèle.De sorte que la vérité, qui n\u2019est qu\u2019un des visages de la fidélité, remédie à son ignorance, remédie à la pauvreté et à l\u2019exiguïté de son être natif.Si l\u2019on ajoute à ce pouvoir déjà merveilleux de l\u2019intelligence humaine celui de la création et de la rénovation, on se rend encore mieux compte du rôle primordial que joue la vérité dans son évolution naturelle.Après avoir, dans la mesure où cela lui a été possible, assimilé l\u2019intelligibilité 1.Extrait du cours donné, le 25 août 1962, à la Semaine sociale de Montréal, sous le titre « Le partage des droits et responsabilités en éducation ».On peut en lire le texte intégral dans le volume L'Éducation, problème social que viennent de publier les Éditions Bellarmin de Montréal.DÉCEMBRE 1962 du monde, elle se retourne et tente de projeter sur lui les constructions que lui a inspirées la vérité acquise.Elle ne se limite pas à créer les techniques qui lui permettent de se posséder elle-même, de maîtriser les démarches de sa pensée et les initiatives de sa liberté, elle invente encore celles qui lui permettent de dominer le monde et de le transformer.Son souci le plus constant est de s\u2019édifier dans la vérité et de transformer son milieu physique et social selon les requêtes de la vérité ou de l\u2019authenticité.De sorte que le droit à la vérité se confond avec le droit à l\u2019être et au mieux-être.Aussi, la grande passion de l\u2019homme sera-t-elle toujours celle de la vérité.Affirmer que l\u2019enfant a droit à la vérité, c\u2019est affirmer qu\u2019il est ordonné au moins implicitement à Celui qui est la vérité première, étant donné que toute vérité ici-bas est une participation de cette vérité, qu\u2019elle y est reliée par une relation intérieure, une relation à la fois de similitude et de dépendance et que, par conséquent, elle y conduit spontanément, comme par essor naturel.C\u2019est toutefois d\u2019autres considérations qui nous amènent à penser que l\u2019enfant est un être naturellement religieux et qu\u2019il a par conséquent le droit à la religion.11 est quelques grands principes philosophiques de saint Thomas qui n\u2019ont jamais été mis en doute, si ce n\u2019est par les adeptes du nihilisme.Le premier s\u2019énonce comme suit: toutes les réalités crées, par suite de ce qu\u2019elles ont l\u2019être et qu\u2019elles le détiennent de l\u2019Être premier sous forme de participation, ont en qutlque sorte, par rapport à lui, raison de partie.Or, toute partie, de par sa nature même de partie, est faite pour le tout; elle trouve en lui sa principale raison d\u2019être, son axe premier; elle est, en raison même de ses structures essentielles, plus centrée sur lui que sur elle-même.Ce qui permet de déduire que le pôle définitif de tout penchant, de toute inclination, de toute tendance, de tout désir spontané, de tout amour instinctif réside en Dieu.Avant toute démarche, avant tout choix, les créatures, et à plus forte raison l\u2019enfant, sont tournées vers lui et le recherchent inconsciemment.Saint Thomas va plus loin: il affirme même qu\u2019il eût été impossible à Dieu de créer un être sans l\u2019orienter vers lui-même, étant donné que tout auteur oriente son œuvre vers la fin qu\u2019il se propose et que Dieu, lors de la création, ne pouvait se proposer d\u2019autre fin que sa propre bonté.Son mobile fut de la manifester et de la donner en partage.Aussi, toute créature en porte-t-elle comme le cachet.Et ce principe entraîne que l\u2019enfant, avant même qu\u2019il prenne conscience de son existence, subisse déjà l\u2019attrait de Dieu.En troisième lieu, saint Thomas enseigne que, entre toutes les créatures, la personne humaine est ordonnée à Dieu d\u2019une manière exceptionnelle, excellente, d\u2019une manière qui transcende toutes les autres, vu qu\u2019elle seule peut s\u2019élever à lui par sa pensée et ses sentiments.Dans une simple optique philosophique, la personne humaine nous paraît d\u2019une grandeur incommensurable.Non seulement elle clôt le cosmos et le couronne, mais elle exerce entre lui et son auteur une incessante médiation.Et c\u2019est grâce à son statut ontologique d\u2019être pensant, à son 341 statut d\u2019être doué de la lumière prestigieuse de la raison, qu\u2019elle est habilitée à jouer ce rôle.Capable d\u2019abstraction et de réflexion, apte à saisir l\u2019universel et l\u2019absolu, possédant l\u2019art de l\u2019analyse, de l\u2019induction, de la définition, de la classification des idées, nantie, grâce à la réflexion, du pouvoir de percevoir la richesse et la parenté de ses représentations, elle jouit de la faculté de les enchaîner et de s\u2019appuyer sur elles pour s\u2019élever à une certaine saisie de l\u2019Être suprême.On comprend alors que, de toutes les créatures, elle soit celle qui est la plus sujette à la nostalgie de l\u2019au-delà.Elle est encore le théâtre d\u2019aspirations qui, marquées au coin de l\u2019infini, rebondissent sans cesse.Ce qui la tient en haleine et lui rend la quiétude difficile.Capable enfin d\u2019apprécier les êtres à leur valeur, elle éprouve à leur égard des sentiments infiniment variés: entre autres ceux d\u2019admiration, de déférence, de respect, de révérence.Ce qui entraîne qu\u2019elle puisse adopter librement les attitudes que commandent leur statut et leur dignité.En faut-il davantage pour nous disposer à accepter un quatrième principe du même auteur qui veut que l\u2019enfant soit un être naturellement religieux et qu\u2019il ait en conséquence un droit naturel à la religion.Sans cette inclination originelle qui fonde son droit, et qu\u2019il n\u2019y a de plus intime en lui, ce qui constitue sa subjectivité propre et met en branle le tout de son être, à savoir sa liberté, serait par nature axée sur les réalités du monde périssable.Avant de pénétrer davantage dans cette question, je voudrais tenter de dissiper quelques confusions et quelques équivoques, confusions et équivoques qui sont responsables de certaines erreurs.J\u2019en signalerai deux.La plus fréquente se rencontre chez ceux qui ne font aucune distinction entre la religion et la foi, mettant sur le même pied deux réalités dont l\u2019une est naturelle et l\u2019autre surnaturelle.Et une fois cette parité établie dans leur esprit, ils passent indûment de l\u2019une à l\u2019autre.La foi, disent-ils, est une réalité gratuite; elle est un don de Dieu auquel personne n\u2019a droit.La conséquence est facile à tirer: la religion est une réalité d\u2019ordre transcendant à laquelle l\u2019enfant ne saurait avoir droit.D\u2019autre part, un don est agréé librement; personne ne saurait être contraint à l\u2019accepter; et à plus forte raison si l\u2019offrande en relève exclusivement de la décision et de la libéralité divines.Faut-il redire que ce genre de raisonnement repose sur une confusion manifeste.S\u2019il est incontestable que la foi ainsi que la religion chrétienne qui repose sur elle, sont libres, il n\u2019en est pas ainsi de la religion comme telle, de la religion sans plus.A son égard, on n\u2019est pas libre, étant donné qu\u2019on ne saurait être libre contre l\u2019ordre naturel et éternel, ni davantage contre des liens structuraux, contre des liens dont le point d\u2019attache se situe au cœur même de son être.Nous constatons, après bien d\u2019autres, que l\u2019irréligiosité est un fait très généralisé, encore qu\u2019elle le soit moins que la religiosité, mais une situation de fait, si générale soit-elle, ne saurait comme telle être érigée en droit.La tentative de métamorphoser les faits en droits remonte très haut dans l\u2019histoire et n\u2019a jamais réussi complètement, étant donné qu\u2019il est par trop manifeste que la règle de la conduite humaine réside dans la raison et dans la vérité l.1.Cette affirmation peut soulever quelques difficultés.Aussi, prenons-nous la liberté d\u2019ajouter quelques précisions.1° On pourrait penser que, en telle concurrence, il faudrait tenir compte de l\u2019aspect subjectif et en particulier de la conscience 342 La seconde confusion en laquelle on verse lorsqu\u2019on traite du droit naturel de l\u2019enfant à la religion, c\u2019est qu\u2019on ne fait pas de distinction entre les procédés auxquels obéissent les initiatives de la nature et ceux auxquels obéissent les initiatives libres de l\u2019industrie humaine.On confond le naturel et le délibéré.« La liberté de religion, a-t-on écrit, implique la liberté de n\u2019adhérer à aucune religion donnée.» Une telle affirmation est une simplification qui comporte du vrai et du faux.Elle a le tort de ne pas tenir compte de l\u2019universalité de l\u2019être humain et de la généralité de ses tendances naturelles.Ainsi, l\u2019enfant naît pourvu de la main, laquelle n\u2019est déterminée à aucun usage précis, laquelle ne comporte aucun art ni aucune technique, si ce n\u2019est virtuellement.La nature la lui a donnée comme un instrument indéterminé et en quelque sorte universel.Elle l\u2019a également pourvu de l\u2019aptitude à parler, mais cette aptitude n\u2019est que générale; elle ne dispose à aucune langue précise, à aucune grammaire ni à aucune syntaxe.Elle l\u2019a pareillement doté de l\u2019intelligence, laquelle ne se confond ni avec la vérité mathématique, ni avec la biologie, ni avec aucune autre forme particulière de vérité.L\u2019intelligence humaine consiste en une inclination universelle, capable des vérités de tout ordre.Et il en est de même de l\u2019inclination à la religion.La nature la livre dans toute son universalité.Elle ne transmet à l\u2019enfant aucun système déterminé de croyances, de symboles et de rites; elle ne lui prépare aucune forme particulière de culte.Elle l\u2019incline tout simplement à la religion en général, à la religion sans plus.C\u2019est une des caractéristiques essentielles du droit naturel que de participer à l\u2019universalité de la raison humaine, que de ne revêtir aucune forme déterminée ou particulière.De sorte que la religion est libre dans l\u2019ordre de spécification ou de détermination, étant donné qu\u2019on erronée.Nous répliquons que nous voulons bien que celui qui considère le cas de 1\u2019 « objecteur de conscience » tienne compte des dispositions du sujet, mais nous ne pensons pas que celui qui tente de définir les droits en matière d\u2019éducation y soit tenu.Le droit est essentiellement une réalité qui s\u2019impose du dehors, un médium objectif, un médium qui s\u2019apprécie d\u2019après les titres d\u2019autrui aussi bien que d\u2019après les exigences du milieu social et du bien commun.Comme il est admis depuis Aristote, il fait abstraction des dispositions du sujet et c\u2019est précisément ce qui le distingue de l\u2019objet des autres vertus morales.En conséquence, se trouver par rapport à un droit, dans des conditions d\u2019ignorance constitue un fait qui peut délier la conscience, mais qui ne change rien au droit, en particulier au droit de l\u2019autre qu\u2019est l\u2019enfant.2° Il faut se garder de confondre l\u2019ordre juridique avec l\u2019ordre politique.Le premier part d\u2019en haut et prend appui sur un ordre de principes inviolables, de principes fondés sur la métaphysique de l\u2019homme, de la société et de Dieu.L\u2019ordre politique, en revanche, part des données historiques, des conditions sociologiques, des situations de fait.Il tente de les conformer au droit.« La politique est l\u2019art du possible.» Elle est aussi celui des compromis et parfois des concessions pénibles et coûteuses.Quand le gouvernant se heurte, sur un point donné, à une résistance plus ou moins généralisée, l\u2019application du droit devient impossible.Il doit alors se contenter de mesures qui sont,\u2014 il faut bien les appeler par leur nom,\u2014 des « tolérances », dçs moindres maux.Saint Thomas qui est toujours accueillant, dit qu\u2019il travaille alors à instituer un bien commun qui n\u2019est bon que secundum quid, c\u2019est-à-dire un bien qui se trouve, sous certains rapports, dégradé, dévalorisé.Il estime sans doute qu\u2019un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Il demeure, toutefois, que les faits, si généralisés soient-ils, ne constituent pas des droits simpliciter, c\u2019est-à-dire des droits au sens plénier du mot.Nous trouvons parfaitement justes les observations publiées à ce propos par J.C.Murray, dans Relations (sept.1962).RELATIONS n\u2019adhère à une religion particulière qu\u2019après choix, mais on aurait tort de déduire de là qu\u2019on est libre de n\u2019en pas avoir.Le droit d\u2019opter n\u2019entraîne pas celui du refus total.Il nous semble donc impossible de soutenir, en bonne philosophie, que l\u2019enfant n\u2019a pas un droit naturel à l\u2019éducation religieuse, encore qu\u2019il soit évident que la nature ne l\u2019ordonne à aucune religion en particulier.Il ne faudrait donc pas dire que « la liberté de religion implique la liberté de n\u2019adhérer à aucune religion donnée », mais plutôt qu\u2019elle implique la liberté d\u2019opter pour la religion de son choix, pourvu qu\u2019elle n\u2019implique aucune pratique aberrante.Et puisque le droit naturel intéresse le pouvoir public, lequel est le gardien attitré des droits de la personne, droits qui sont la base même de tout régime démocratique, il faudrait penser que l\u2019État outre- passerait son droit en imposant une religion particulière, surtout s\u2019il s\u2019agit de la religion chrétienne.En revanche, il a le devoir de prendre toutes les mesures propres à favoriser la pratique religieuse, quelle qu\u2019elle soit.L\u2019impiété n\u2019est pas plus le droit de l\u2019État que celui des individus.Pour éviter toute fausse interprétation nous prenons la liberté de redire que la foi ainsi que la religion fondée sur elle, se situent dans une sphère qui est au-delà des influences du droit naturel et que l\u2019une et l\u2019autre, ne dépendant que de la grâce de Dieu, échappent à la compétence des hommes.Toutefois, l\u2019autorité civile encourt le devoir de favoriser le culte de la religion, et pas moins celle du Christ que les autres, étant donné qu\u2019elle satisfait en surabondance et comme par excès aux exigences du droit naturel.Ministère d'adultes, ministère sacré Joseph d'ANJOU, S.J.CETTE ANNÉE, du 4 au 11 mars, par tout le Canada, parents et maîtres se réunirent pour étudier « les buts de l\u2019éducation ».Ce pluriel \u2014 les buts \u2014 suggère qu\u2019éduquer, c\u2019est, pour l\u2019éducateur, viser et désirer plusieurs biens à la fois; pour l\u2019éduqué, se préparer, se laisser préparer à de multiples responsabilités; pour les institutions (famille, école, Église, État), concevoir, organiser, diriger un ensemble de moyens aussi variés qu\u2019efficaces.Or, cette manière, en quelque sorte quantitative, de considérer l\u2019œuvre de l\u2019éducation risque de fausser la perspective primordiale qui doit guider l\u2019effort des éducateurs.Le maître de l'éducation Car, si l\u2019éducation compte de nombreux aspects et se plie à de multiples conditions, elle n\u2019a cependant qu\u2019un but: former l\u2019homme.Et l\u2019homme est un.En chaque homme, il n\u2019y a qu\u2019un je, une personne, une vie humaine, une fin.Il ne peut donc y avoir plusieurs conceptions vraies ou parfaites ni de la personne humaine, ni des exigences essentielles de sa formation, de son épanouissement.Et alors, qu\u2019on s\u2019arrête à ses tendances constitutives ou qu\u2019on envisage ses aspirations les plus hautes et ses besoins permanents, l\u2019homme en quête de sa perfection, l\u2019homme à éduquer ne saurait avoir deux maîtres, deux éducateurs, deux guides.Pour instruire et équiper des cultivateurs, des menuisiers, des bouchers, des commerçants, des industriels, des avocats, des médecins, des professeurs, ou des sténographes, des modistes, des infirmières, des jardinières d\u2019enfants, des secrétaires, des actrices, nous avons besoin d\u2019autant de maîtres qu\u2019il y a de professions ou de métiers à enseigner.Mais l\u2019homme qui exercera tel métier, et dont l\u2019esprit transcende tous les métiers, souffrira-t-il deux maîtres ?Et voilà posé le problème de l\u2019éducation dans sa dimension profonde et aussi, chez nous comme ailleurs, dans son actualité la plus brûlante.Problème ancien et toujours nouveau.Inéluctable, il sollicite chaque personne, à chaque DÉCEMBRE 1962 génération.On le formule sans peine; mais le résoudre entraîne d\u2019interminables remous.Qu\u2019est-ce que l\u2019homme ?Et puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019éducation, la question à résoudre se présente ainsi: cet enfant que, par la paternité ou la maternité, soit charnelle, soit spirituelle, nous avons la charge d\u2019éduquer, qui est-il?Qui est son maître?L\u2019enfant n\u2019est pas son propre maître, bien sûr.A aucun point de vue.Il ne s\u2019est pas donné la vie.Il ne peut s'élever, grandir par ses seuls moyens jusqu\u2019à la taille parfaite de l\u2019adulte responsable et capable, à son tour, de communiquer et d\u2019épanouir d\u2019autres vies.Suis-je alors son maître ?Êtes-vous son maître ?Et dans quel sens ou dans quelle mesure ?Adultes, nous pouvons nous instituer les maîtres des enfants, de n\u2019importe quel élève ou apprenti, tant que nous considérons les buts de l\u2019éducation.Maîtres du langage, de la connaissance et de l\u2019usage des biens et instruments de production et de consommation; maîtres encore des idées, des sentiments que nous inspirons à la jeunesse au cours de sa croissance psychologique et morale.Mais de l\u2019âme même, de la personne, dans ce qui la définit par rapport à elle-même, aux autres et à Dieu, sommes-nous les maîtres ?Naïf, idiot ou impie qui prétendrait répondre par l\u2019affirmative.Aucun homme, aucune femme n\u2019a d\u2019autorité absolue sur aucun enfant, ni, moins encore, sur aucun adulte, homme ou femme.En ce qui concerne son origine, le bien qui convient totalement à son être, les moyens qui concourent à son achèvement et à son bonheur, nul n\u2019est son propre maître, ni le maître de personne.Par le fond de notre nature, indestructible parce que spirituelle, nous dépendons d\u2019un Autre pour toujours.Un Autre a pensé et continue de penser, un Autre a voulu et continue de vouloir, un Autre a orienté et continue d\u2019orienter notre nature.Cet Autre, ce n\u2019est ni vous ni moi, ni pour vous ni pour moi.Ce ne peut être aucune créature.Il faut que ce soit Dieu.Nous avons l\u2019être; nous ne sommes pas l\u2019Etre.Nous tenons notre nature de Celui qui ne tient sa Nature que de lui-même.Il est.Voilà son nom.« Je suis celui qui suis », 343 déclare-t-il à Moïse {Exode, ni, 14).Auteur majuscule de tout être minuscule, il a, mieux il est Y Autorité suprême: Maître absolu, par qui et pour qui doit se concevoir et s\u2019accomplir toute l\u2019œuvre de l\u2019éducation.Libre, l\u2019homme n\u2019est pas indépendant.Sa fin lui est imposée; elle est inscrite dans sa nature, qu\u2019il le veuille ou non.Mais il ne dépend que de lui.de consentir (au) bonheur ou de le refuser.Notre liberté ne consiste pas à choisir notre fin, mais seulement les moyens qui y mènent afin de devenir librement nous-mêmes.En face de la fin ultime, être libre, ce n'est pas choisir, mais consentir.(Marcel Clément, Traité de formation sociale, Édit, du Pélican, Québec, 1961, p.30.) La pire aberration, la pire duperie et, quand il s\u2019agit des enfants, livrés sans défense à la discrétion des grandes personnes, la pire injustice consiste à penser que les enfants appartiennent à leurs parents, que les écoliers appartiennent à leurs professeurs, que les citoyens appartiennent à l\u2019État ou à son chef.La vérité, saint Paul l\u2019exprime en termes énergiques: «Tout est à vous; mais vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.» (7 Cor., m, 22-23).Jésus avait déclaré (Mt., xxiii, 10): «Vous n\u2019avez qu\u2019un docteur, le Christ.» Ni maîtres absolus, ni propriétaires de nous-mêmes ou des autres, nous sommes les ministres du Roi des rois.Par la liberté qu\u2019il nous octroie, le Créateur nous constitue les maîtres de nos amours, en dépendance de l\u2019ordre de l\u2019amour qu\u2019il a inscrit dans notre nature et qu\u2019il sanctifie par sa grâce.Par la nécessité qui place les enfants sous la tutelle de leurs éducateurs, le Créateur constitue les parents et leurs mandataires ministres et serviteurs de la perfection à laquelle chacun doit tendre pour son bonheur et pour la gloire du Père.Par le besoin qu\u2019éprouvent les familles de s\u2019associer pour garantir leur défense et leur épanouissement, le Roi des rois a constitué les chefs d\u2019État ministres et serviteurs temporels des peuples qui forment la grande famille créée de l\u2019Éternel.Selon les fortes expressions du Père Jean Daniélou, dans un ouvrage magistral, Scandaleuse Vérité (Fayard, Paris, 1961), « nous n\u2019avons pas à inventer un type d\u2019humanité; celui-ci nous est donné, et nous avons à l\u2019accomplir » (p.166); car la « relation avec Dieu.est constitutive de l\u2019homme comme tel» (160); c\u2019est pourquoi «un homme qui n\u2019adore point n\u2019est pas un homme » (137); et l\u2019incroyant « est un homme mutilé d\u2019une part essentielle de lui-même » (88).De plus, quand on cesse de chercher l\u2019absolu là où il est, « au delà de la société économico-politique », on « le projette dans cette société où il n\u2019a que faire » (145); alors, la volonté populaire devient la norme du vrai et du bien; le despotisme aveugle du nombre étouffe la liberté.Il n'y a d'éducation que religieuse De cela, nous, chrétiens, nous avons la certitude, grâce au témoignage de Jésus-Christ.Nous touchons au nœud de la question, de toute question relative à l\u2019homme, à son éducation, à son bonheur.L\u2019athéisme radical est impossible.On adore toujours, plus ou moins explicitement, un absolu: ou le vrai, ou un faux absolu.Comme nul d\u2019entre nous ne saurait sans folie ou sans risque s\u2019ériger en absolu devant ses semblables; et comme l\u2019ensemble des hommes n\u2019a jamais pu, ni ne pourra jamais constituer pour chaque personne un absolu concret, effectivement reconnu, il reste à ceux qui refusent le vrai Dieu de se forger un absolu selon leur fantaisie, le plus souvent une abstraction: l\u2019Humanité, le Progrès, la Science, l\u2019Évolution, la Classe, l\u2019Art.Mais la variété de ces prétendus absolus dénonce leur fausseté.11 ne peut y avoir deux absolus.Et alors, l\u2019athée, en contradiction avec lui-même, ou bien se précipite dans la superstition et la magie, comme le montre l\u2019histoire duxixe siècle1, ou bien dresse son jugement en norme ultime de vérité, de vertu.« Point d\u2019athée qui ne fasse quelque violence à la sincérité de l\u2019âme », écrivait Blondel dans ses Carnets intimes (7 févr.1889, Édit, du Cerf, Paris, 1961).Et François de la Noë: Croire en l\u2019homme est une mystification quand cette croyance s\u2019applique à des idéologies dont le thème ne fait que transposer dans un mythe notre propre exigence d\u2019un absolu vivant.Dans cette quête d\u2019un réel qui se suffise à lui-même, nous ne gagnons rien et nous perdons tout à vouloir recourir à des mythes, car il ne suffit pas de prendre n\u2019importe quel mot et de l\u2019orner d\u2019une majuscule pour le diviniser.(L'Appel de l'esprit, Fayard, Paris, 1961, p.209.) A s\u2019adorer soi-même, on aboutit soit à l\u2019anarchie de la pensée et de la conduite, soit à la divinisation pratique de l\u2019État, œuvre de l\u2019homme conçue pour le gouvernement des hommes.Si l\u2019on enlève.au droit sa base constituée par la loi divine naturelle et positive, et par cela même immuable, il ne reste plus qu\u2019à le fonder sur la loi de l\u2019État comme sa norme suprême, et voilà posé le principe de l\u2019État absolu.Vice versa, cet État absolu cherchera nécessairement à soumettre toutes choses à son pouvoir arbitraire, et spécialement à faire servir le droit lui-même à ses propres fins.(Pie XII, Discours aux membres de la Rote, 13 nov.1949.) Nous ne raisonnons pas dans l\u2019abstrait.Toutes les philosophies qui font de la raison humaine la norme dernière de la vérité finissent par diviniser l\u2019État.Historiquement, le marxisme, issu de la philosophie hégélienne, établit l\u2019État prolétarien maître définitif du vrai et du bien.Or, lorsque dans une société quelconque, la raison divine cesse d\u2019être respectée comme la source suprême de la justice et du droit, cette source suprême ne peut plus être recherchée que dans la raison de l\u2019individu ou dans une pseudo-raison de la société.L\u2019idolâtrie de la raison individuelle aboutit à la libération des passions et à la désagrégation des liens sociaux.L\u2019idolâtrie de la « raison collective » aboutit à la négation des libertés personnelles et à la mécanisation de toute la vie sociale (Marcel Clément, ouvr.cité, p.141).Le monde connaît, par une expérience douloureuse, l\u2019inhumanité de ce régime.Dostoïewski l\u2019avait prévu: là où il n\u2019y a pas de Dieu, il n\u2019y a pas d\u2019homme non plus.En effet, dès que l\u2019État refuse de donner à Dieu ce qui est à Dieu, il refuse, par une conséquence nécessaire, de donner aux citoyens ce à quoi ils ont droit comme hommes; car, qu\u2019on le veuille ou non, les vrais droits de l\u2019homme naissent précisément de ses devoirs envers Dieu.D\u2019où il suit que l\u2019État, en manquant sous ce rapport le but principal de son institution, aboutit en réalité à se renier lui- 1.Qu\u2019on pense à Victor Hugo, qui, ayant renié sa foi, exalta les superstitions.Qu\u2019on lise aussi l\u2019ouvrage de Constantin Amariu: Vérité chrétienne et Erreur spirite (Édit.France-Empire, 1961).La magie, explique l\u2019auteur, est le propre des sociétés matérialistes, d\u2019une humanité qui a perdu le sens du religieux et sa foi dans le vrai mystère, et qui paye une terrible rançon à l\u2019irrationnel et au morbide,.au nom de la raison! En 1962, le R.P.Joseph Christie, S.J., signalait le goût de la magie qui se répand en Angleterre.344 RELATIONS même et à démentir ce qui est la raison de sa propre existence (Léon XIII, Au milieu clés sollicitudes, lettre au clergé de France, 16 févr.1892).Aussi impossible et non moins néfaste, la neutralité que des brouillons ou des naïfs voudraient instaurer chez nous.Que la neutralité de l\u2019esprit soit impossible, la logique et l\u2019histoire le démontrent.Refuser de prendre une position religieuse comporte une prise de position, toute proche de l\u2019athéisme.Car cela signifie qu\u2019on fait « de Dieu un objet à côté des autres, une réalité qui a sa place à côté des autres, un être digne peut-être de la première place, mais seulement dans la ligne des autres ».Or, « Dieu ne peut pas être cela, ou alors, il n\u2019existe pas » (Mgr Garrone, Foi et Pédagogie, Desclée & Cie, Tournai, 1961, p.11).Quant à la prétendue neutralité du laïcisme, « pour qui la liberté de pratiquer la religion se réduit à la liberté de s\u2019affranchir de la religion » (John Courtney Murray, Relations, juin 1962, p.152), on sait à quoi s\u2019en tenir en Europe et aux États-Unis.Voici du reste une déclaration sans équivoque d\u2019un farouche partisan de la laïcité.L\u2019école publique ne peut pas être neutre, parce que la science et la raison, qui en inspirent l\u2019enseignement, ne sont pas neutres, puisqu\u2019elles impliquent des prises de position caractérisées.Clairement orientée, la conception laïque ne peut se satisfaire de pluralisme scolaire; elle est, en effet, unitaire, non parce qu\u2019elle se propose de diffuser une Vérité (elle laisse cela à d\u2019autres), mais parce qu\u2019elle ne reconnaît comme valable qu\u2019une méthode de recherche et d\u2019étude, la méthode rationnelle, forme élargie de la méthode expérimentale.(Texte cité par Pierre-Henri Simon dans l'École entre l'Église et la République, Édit, du Seuil, Paris, 1959, p.63.) Il n\u2019y a d\u2019éducation que chrétienne La réflexion objective, libre de toute œillère, oblige à reconnaître qu\u2019il n\u2019y a pas moyen d\u2019échapper à la contradiction si on repousse la révélation chrétienne.D\u2019une part, l\u2019esprit humain ne peut se passer d\u2019affirmer l\u2019absolu; d\u2019autre part, il n\u2019a pas ce qu\u2019il faut pour justifier un absolu purement humain, purement à la mesure de l\u2019homme.On ne sort de l\u2019impasse que par Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme; Si Jésus-Christ n\u2019est pas Dieu, nous pataugeons sans espoir dans l\u2019ignorance et l\u2019absurdité de l\u2019athéisme ou du doute.Si nous croyons en lui lorsqu\u2019il se déclare le propre Fils de Dieu, égal à son Père, Verbe de Vérité, Pain de Vie, Maître de Sainteté, abaissé jusqu\u2019à nous pour nous élever jusqu\u2019à lui, alors s\u2019éclairent les questions que nous posons sans avoir la capacité de les résoudre.Car tel est le mystère foncier de notre nature: nous savons qu\u2019il y a nécessairement un Dieu, créateur et fin de toute existence.A moins de connaître sa pensée sur nous, comment arriverons-nous à nous apprécier parfaitement nous-mêmes?Et à moins qu\u2019il ne vienne au secours de notre faiblesse, comment atteindrons-nous la perfection qu\u2019il doit réclamer de nous sous peine de se renier lui-même, ce qui ne se peut pas ?Or, si Dieu ne nous parle un langage accessible à notre petitesse, nous ne le comprendrons pas.S\u2019il ne présente à notre imitation un modèle à la fois humain et sans défaut, nous ne le suivrons pas.Historiquement, un être, un seul apparaît, qui parle en homme à des hommes et qui leur parle de Dieu en Dieu; un seul qui porte sur lui les misères humaines sans que personne puisse l\u2019accuser de péché: Jésus-Christ.De l\u2019aveu de ceux mêmes qui s\u2019obstinent à nier sa divinité, Jésus surpasse en DÉCEMBRE 1962 sagesse et en vertu tout ce que l\u2019humanité a connu depuis ses origines.Or, ce sage saint dit: Je suis Dieu.Et toute sa vie confirme sa parole, n\u2019a de sens qu\u2019en fonction de cette parole.Sa vie, sa mort aussi et surtout sa résurrection.Si je ne lui concède la sagesse et la vertu qu\u2019admirent en lui les plus grands parmi les hommes, je contredis le témoignage de l\u2019histoire.Si je lui reconnais sagesse et vertu et lui refuse la divinité, je me contredis moi-même.Si je rejette sa parole et l\u2019enseignement qu\u2019elle m\u2019apporte, je demeure incapable de me justifier, de justifier la vie et la mort, l\u2019amour et la liberté, le présent et l\u2019avenir.Au centre de tout, il y a Jésus-Christ.Avant et après tout, il y a Jésus-Christ.Il est l\u2019alpha et l\u2019oméga (Apoc., i, 8; xxi, 6; xxn, 13).« Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.» (Jn, i, 3.) « C\u2019est en lui qu\u2019ont été créées toutes choses,.les visibles et les invisibles;.tout a été créé par lui et pour lui.Il est avant toutes choses, et tout subsiste en lui.» (Col., I, 15-17.) Le Père « nous a élus en lui dès avant la création du monde ».« En lui nous trouvons la rédemption.» Le Père veut « ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres ».« Il a tout mis sous ses pieds, et l\u2019a constitué au sommet de tout, Tête pour l\u2019Église, laquelle est son Corps, la plénitude de Celui qui est rempli, tout en tout.» (Éphés., i, 4, 7, 10, 22-23.) Ces textes de saint Jean et de saint Paul commentent le mot de Jésus lui-même: « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie.» (Jn, xiv, 6) Et cet autre: «Hors de moi, vous ne pouvez rien faire.» (Jn, xv, 5.) On comprend que saint Paul, conquis par Jésus-Christ, éprouve joie et gloire à proclamer: « Ce n\u2019est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi.» (Gai, il, 20.) Nos responsabilités cPéducateurs chrétiens Or, c\u2019est là que je veux et que je dois en venir: la foi de saint Paul est aussi notre foi.Ce qu\u2019il croit, nous le croyons.L\u2019ardeur qu\u2019il déploie à vivre de Jésus-Christ, à prêcher son mystère de grâce et de salut, nous avons la même raison, le même devoir de la ressentir en nous-mêmes, de la manifester aux autres.Surtout aux enfants que nous avons à éduquer.Et voici le drame.Nous enseignons les dogmes de la foi.Avec quelle conviction ?Nous croyons à la vie surnaturelle, à la vie du Christ dans nos âmes par la grâce.Avec quelle fidélité ?Si Jésus-Christ est Dieu, sa parole ne peut pas être l\u2019objet d\u2019une option entre mille autres, comme la parole d\u2019un homme ordinaire parmi celles de ses concitoyens (Daniélou, Scandaleuse Vérité, pp.92-94).Si je crois à la parole divine de Jésus-Christ, je ne peux plus jamais avoir raison de la renier, sans me renier moi-même ou sans signifier que je n\u2019ai jamais eu la foi.Le véritable acte de foi consiste en une consécration réfléchie de l\u2019intelligence créée à l\u2019Intelligence incréée, au Verbe, qui est Vérité absolue, infaillible, bienfaisante, rédemptrice.On ne reprend jamais une telle consécration sans insincérité envers soi-même et envers Dieu.Car, selon le mot de saint Augustin, Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes (Conf, 1.3, c.6, n.11).C\u2019est cela que je crois quand je professe la foi catholique.Renier cela, c\u2019est n\u2019avoir jamais eu la foi, ou bien c\u2019est perdre la raison et se ruiner intellectuellement en optant pour l\u2019ignorance, la contradiction et, éventuellement, le désespoir.345 Et alors, si je crois vraiment que Jésus-Christ est tout, comment puis-je penser, parler et vivre comme si Jésus-Christ n\u2019avait pas plus d\u2019importance que tel écrivain ou tel artiste, que tel athlète ou tel politicien, voire que l\u2019être le plus cher de ma famille ou de ma patrie ?Je mériterais, dans ce cas, l\u2019apostrophe qu\u2019on trouve dans les Carnets intimes de Blondel (3 juill.1888): Réveillez-vous, âmes endormies, qui croyez encore, mais qui agissez comme si ce n\u2019était pas.C\u2019est.Sortez vite de vos doutes volontaires, cœurs séduits et vendus qui désirez que ce ne soit pas.C\u2019est.Haïssez vos blasphèmes, pauvres fous, que votre courte science aveugle sur l\u2019immense vérité.C\u2019est.C\u2019est.C\u2019est.Notre fonction d\u2019éducateurs nous établit ministres du Maître divin auprès des enfants, ses enfants.Eux-mêmes ne peuvent recevoir que de nous la lumière de la vérité, dont Jésus-Christ est la source.Sensibles à l\u2019exemple plus qu\u2019à la parole, attentifs à imiter des modèles séduisants d\u2019humanité, ils nous observent afin de voir comment réaliser la perfection à laquelle ils aspirent avec un idéalisme neuf et des énergies inentamées.Quel idéal de vie leur enseignons-nous?Quelle perfection de vie exhibons-nous à leurs yeux ?Personnellement ?Au foyer?A l\u2019école?Dans la société?Nous n\u2019avons pas le loisir de nous taire, sans avouer incompétence ou lâcheté.Nous n\u2019avons pas le droit de fuir nos responsabilités en les confiant à d\u2019autres: l\u2019école ne peut se substituer au foyer; celui-ci n\u2019a pas les moyens de se passer de l\u2019école; l\u2019un et l\u2019autre ont besoin du secours de l\u2019État pour progresser; et c\u2019est l\u2019Église seule qui donne leur sens providentiel, leur sens chrétien, leur sens complet aux œuvres du foyer, de l\u2019école et de la société.Bref, l\u2019éducation n\u2019a qu\u2019un but: former des saints sur le modèle de Jésus-Christ.Pour les multiples variétés d\u2019hommes dont se compose la famille créée du Père; pour l\u2019exercice de tous les métiers, de toutes les professions qui concourent à l\u2019exploitation et à l\u2019organisation des biens d\u2019ici-bas.Avec la compétence que réclame le respect de la fragilité, de l\u2019impressionnabilité de l\u2019âme enfantine et juvénile.Il y a une illusion qu\u2019il faut combattre jusqu\u2019à la fin, parce qu\u2019elle renaît toujours plus subtile, c\u2019est de croire qu\u2019il y a quelque chose à faire, tandis que nous avons à nous faire quelqu\u2019un, alter Christus.Le terme de notre action n\u2019est pas dans l\u2019objet que nous visons, mais en nous et en Dieu.Et le connaître, cela n\u2019est rien encore, c\u2019est de le pratiquer qui est toujours nouveau, malaisé, salutaire.(M.Blondel, Carnets intimes, 12 mars 1894.) Communiquer cette connaissance aux jeunes, les entraîner à en vivre comme nous, mieux que nous, voilà toute l\u2019éducation: ministère d\u2019adultes, ministère sacré.LE CONCILE ET L'ORIENT CHRÉTIEN Joseph LEDIT, S.J.IL S\u2019AGIT ICI des chrétiens d\u2019Orient qui n\u2019acceptent pas l\u2019autorité du Saint-Siège, car les patriarches, métropolites et évêques de rites copte, éthiopien, malankar, syrien, maronite, byzantin, chaldéen, syro-malabare et arménien (il y en a une centaine) font partie du Concile au même titre que les évêques de rite latin.Quand parurent les premières photographies du Concile, on mit en vedette les deux délégués du patriarcat moscovite, le protoprêtre Vitali Borovoj et l\u2019archimandrite Vladimir Koltjarov.Avec eux, mais moins en lumière, le délégué de l\u2019Église syro-jacobite, le R.P.Ramban Zakka Iwas, et le représentant de l\u2019Église grégorienne d\u2019Arménie, le P.Vardoet Karekin Sarkassian.Peu à peu, en glanant de divers côtés, on se faisait un tableau notablement plus intéressant.On sait qu\u2019il y a deux juridictions dans l\u2019Église orthodoxe russe de l\u2019émigration: celle du métropolite Anastase, et celle du métropolite Léonti.La juridiction d\u2019Anastase, vigoureusement antibolchévique, délégua au Concile l\u2019évêque de Genève, Antonii, le protoprêtre Igor Troyanov et le professeur S.V.Grotov.Je fus ravi de voir sur une photographie le P.Troyanov à côté du cardinal Bea, car cette présence à Rome, après l\u2019arrivée des délégués soviétiques, est méritoire.L\u2019autre juridiction désigna Mgr Cassien, dont l\u2019humilité évita jusqu\u2019ici tous les photographes, mais dont la présence au Concile a été confirmée.Avec un petit retard, causé par le déménagement du séminaire^ de Saint-Wladimir, dont il est le vice-recteur, arriva des États-Unis le P.Alexandre Schmeman, dont tout le monde admire la science et la courtoisie.Il est connu, estimé, et aimé par quiconque s\u2019occupe d\u2019œcuménisme.Il appartient à la juridiction de Mgr Leontii comme Mgr Cassien.346 Le P.Petros Gabre Selassié et le Dr Ghebre Sadeque représentent, dit-on, 1\u2019 « Église orthodoxe d\u2019Égypte » (s\u2019agirait-il des melkites orthodoxes ou des coptes?) Mais non! A regarder leur nom, d\u2019une saveur délicieusement abyssine, disons qu\u2019ils sont venus au nom de l\u2019Église d\u2019Éthiopie.Notons encore, pour l\u2019Église copte (c\u2019est-à-dire égyptienne), la présence du P.Younna Girgis, inspecteur au ministère de l\u2019Instruction publique de la République arabe unie, et le Dr Mikhail Tadros, conseiller à la cour d\u2019appel de la même république.Il y en aura d\u2019autres et on le saura peu à peu ; concluons que les Églises d\u2019Orient, sauf celles d\u2019expression grecque, qui se tinrent à l\u2019écart du Concile, sont déjà bien représentées.On regrette l\u2019absence grecque d\u2019autant plus qu\u2019on s\u2019était attendu à autre chose.Il y avait eu échange de bons procédés entre le patriarcat de Constantinople et le Vatican.A Athènes, c\u2019était un peu plus rocailleux, mais le Concile y avait des amis, surtout parmi les laïques, et les envoyés pontificaux venus sonder l\u2019opinion avaient été bien reçus.Jusqu\u2019à la dernière minute, du côté de Moscou, le Saint-Siège avait rencontré une opposition irréductible, et cela n\u2019avait surpris personne.Tout le monde l\u2019avait compris, en lisant la dernière phrase du non possumus soviétique: Pour nous, la base de l\u2019unité chrétienne est incompatible avec le principe de la centralisation monarchique, du pouvoir ecclésiastique, de la haine pour ceux qui professent une pensée différente.En raison de cette conviction, qui élimine toute participation de notre côté à l\u2019activité du nouveau Concilium Vaticanum, le patriarcat moscovite répond au cardinal Bea: Non possumus.(Revue du patriarcat moscovite, mai 1961, pp.74-75.) RELATIONS C\u2019est clair et officiel.On trouvera dans le Tablet de Londres (20 octobre 1962) un bon résumé de la situation vue d\u2019Athènes.Il y a peut-être d\u2019autres éléments: On sait que le patriarche Athénagoras avait d\u2019abord marqué beaucoup d\u2019empressement.En juillet 1962.les douze membres du saint-synode d\u2019Athènes s\u2019étaient réunis et avaient ¦constaté qu\u2019ils étaient divisés sur l\u2019opportunité d\u2019envoyer des observateurs au Concile.Un groupe, dont l\u2019influence .grandissait, demandait de laisser au patriarche de Constantinople le soin de la décision finale.Ceci répondait à l\u2019idée ¦de cette primauté d\u2019honneur que les orthodoxes concèdent volontiers au premier de leurs patriarches.Là-dessus, Moscou fit savoir qu\u2019une invitation serait considérée avec bienveillance si elle arrivait directement, et non par l\u2019entremise de Constantinople.Après tout, les Églises orthodoxes sont autocéphales et on ne voyait pas pour quelle raison il fallait recourir à un intermédiaire.Faut-il voir, dans Je revirement moscovite, une influence laïque d\u2019ordre immédiatement politique?On sait qu\u2019à Moscou, les impulsions les plus décisives viennent facilement de celui qu\u2019on pourrait appeler, en ressuscitant un terme ancien, « l\u2019évêque du dehors ».Le Secrétariat pour l\u2019Unité dut se poser le problème dans toute sa clarté: rejeter Moscou, c\u2019était aller contre le principe du Secrétariat qui était d\u2019inviter toutes les Églises importantes qui exprimeraient ce désir; inviter Moscou, c\u2019était probablement s\u2019aliéner Contantinople, et, par là, le monde grec.Quant aux nombreux amis de l\u2019émigration russe dont la fidélité œcuménique avait été éprouvée par de longues années d\u2019amitié, quelle allait être leur réaction ?Il est impressionnant de constater que Rome n\u2019hésita pas.La principale tâche du Concile est de rendre témoignage devant Dieu et devant les hommes de ce qu\u2019est l\u2019Église; celle du Secrétariat de l\u2019Unité est de chercher et de trouver ce langage commun qui éliminera les causes non nécessaires d\u2019irritation.Les contingences immédiates, dans cette perspective, passent à l\u2019arrière-plan.Des articles pénibles ont paru dans certaines revues orthodoxes de l\u2019émigration.Les observateurs sont restés; cette fois l\u2019Église catholique pourra être connue par toute âme de bonne volonté telle qu\u2019elle existe en réalité.On a communiqué aux représentants de toutes les Églises les schémas du Concile en sollicitant leurs commentaires.Ceci est nouveau: comme marque de confiance, c\u2019est magnifique.« Documents de base en vue de la planification » Irénée DESROCHERS, S.J.« y^wOCUMENTS DE BASE en vue de la planification » 1 est une importante publication récente du Conseil d\u2019orientation économique du Québec.Au cours d\u2019une conférence de presse, le 26 octobre, le premier ministre de la province disait qu\u2019il rendait ces documents publics afin de susciter des réactions et des commentaires.Cette étude a reçu jusqu\u2019ici très peu de commentaires, la récente campagne électorale ayant absorbé en grande partie les énergies de nos éditorialistes.Il ne faudrait pas que ce document soit pour autant laissé de côté.Il est temps de s\u2019y remettre.Cette publication de 82 pages est la deuxième du C.O.E.La première, une mince brochure, présentait ce nouvel organisme au grand public 2.Sachant que la loi du 22 février 1961 prévoit à son article 12 que « le Conseil présente, au moins une fois l\u2019an, un rapport de son activité au lieutenant-gouverneur en conseil par l\u2019entremise du premier ministre » et à son article 13 que « le premier ministre dépose devant la Législature, dans les quinze jours du commencement de chaque session, un rapport de l\u2019activité du Conseil », nous nous attendions à voir paraître un rapport d\u2019ici quelques mois.Les « Documents de base en vue de la planification » font la preuve d\u2019une activité au C.O.E., mais ce n\u2019est pas strictement un rapport de ses activités.C\u2019est un document historique, non pas seulement parce que c\u2019est la première 1.\t« Documents de base en vue de la planification », reçus et adoptés en assemblée régulière du Conseil d\u2019orientation économique du Québec le 21 septembre 1962, 82 pages; miméo-graphié.2.\tElle donne le texte de la loi instituant le Conseil, explique brièvement la notion de planification, les objectifs, les moyens de réalisation et l\u2019organisation du travail du C.O.E.Intitulée Le Conseil d'orientation économique du Québec (L\u2019Imprimeur de la Reine, Roch Lefebvre, Québec, 1962, 12 pages; bilingue), elle est fort bien présentée et devrait être très largement répandue.Elle a pour auteur M.Maurice Joubert, directeur général du C.O.E.DÉCEMBRE 1962 étude du C.O.E.qui soit publiée, mais aussi et surtout à cause de son contenu.Elle est vraiment un document de base, de bien plus grande importance qu\u2019un simple rapport de l\u2019activité du Conseil.C\u2019est une première ébauche non pas du plan économique de la province, mais du plan de travail du C.O.E.lui-même.Il y perce de plus ce qu\u2019on pourrait appeler la philosophie qui inspire cet organisme.L\u2019étude est divisée en deux grandes parties.La première explique la nécessité de la planification, fixe la place du Conseil, décrit les pouvoirs et les limitations du gouvernement du Québec en une matière où le gouvernement fédéral a lui aussi des pouvoirs, et à la fin se donne comme objectif de présenter « les caractéristiques principales de l\u2019économie québécoise ».C\u2019est la « réalité » à partir de laquelle le Conseil entend chercher des solutions.La seconde partie est d\u2019une tout autre nature.Elle décrit le mécanisme d\u2019ensemble que le Conseil veut construire et mettre en branle, et la marche qu\u2019il doit suivre, pour que soit préparé ce que la loi appelle « le plan de l\u2019aménagement économique de la province ».Après avoir signalé quelques négligences de détail, nous aborderons brièvement une partie technique d\u2019où il suffira de dégager une impression générale et que le lecteur moins familier avec les concepts économiques voudra peut-être omettre.Suivront des commentaires sur le magnifique esprit qui anime cette publication du C.O.E.Quelques négligences Plusieurs petits détails révèlent un degré de négligence qu\u2019on regrette de trouver dans un document émanant d\u2019un organisme comme le C.O.E.Des coquilles indiquent que le travail a été fait trop rapidement.On ne devrait pas oublier d\u2019insérer quelque part un appendice qu\u2019on a annoncé au lecteur (p.46).Certaines phrases sont d\u2019un style douteux; parfois même, pour ce qui touche à l\u2019expression elle-même et non pas à des 347 aspects techniques qu\u2019il faut expliquer, elles sont obscures.L\u2019expression « amenable à » (p.14) dans le sens de « sujet à » semble bien être un anglicisme à proscrire.Devra-t-on, pour tous ces détails, recourir aux bons offices de quelque compétence du nouveau ministère des Affaires culturelles?Les représentants officiels de l\u2019État du Québec à l\u2019étranger, se faisant l\u2019écho de la fierté des Québécois, ont de quoi s\u2019étonner.Définition des concepts Pour faciliter le travail au public lecteur, la pédagogie doit avoir sa part.Alors qu\u2019on a pris la peine, à juste titre, de définir (p.16) la « production domestique brute » de la province de Québec, justement pour la distinguer du « produit national brut » au Québec, ne devrait-on pas définir ce qu\u2019on entend précisément par le « produit provincial brut » (p.40), surtout si à ce dernier endroit on veut parler plutôt du revenu dans le sens où plus loin (p.66) on parlera du « revenu national québécois » à distribuer ?Pour éclairer les lecteurs moins habitués, \u2014 et aussi pour épargner peut-être certain effort de mémoire à quelques membres du C.O.E.lui-même! \u2014 il faudrait expliquer avec plus de clarté et plus d\u2019exactitude pourquoi la « production domestique brute » du Québec (7 milliards de dollars en 1959) (p.18) ne correspond pas à la « valeur brute de la production » de la province (environ 10 milliards) (p.71).Il faudrait dire au lecteur que le mot « brut » n\u2019a pas le même sens dans les deux cas: dans les Comptes nationaux qu\u2019établit le Bureau fédéral de la Statistique et dont on s\u2019est servi pour tirer les chiffres du « produit domestique brut » au coût des facteurs pour le Québec, le produit domestique est dit « brut » parce qu\u2019on n\u2019en a pas soustrait les provisions pour consommation de capital, c\u2019est-à-dire l\u2019amortissement; au contraire, dans le cas de la « valeur brute de la production » dont parle Y Annuaire statistique du Québec il s\u2019agit, semble-t-il, d\u2019une valeur aux prix du marché dont on n\u2019a peut-être pas soustrait l\u2019amortissement du capital, mais surtout dont on n\u2019a certainement pas soustrait « les matières premières et l\u2019énergie utilisées par les établissements » (voir l\u2019édition pour l\u2019année 1961, p.292), éléments qui peuvent comprendre des importations en provenance d\u2019autres provinces ou de l\u2019étranger.De plus, il faudrait dire au lecteur que la définition du mot « production » dans Y Annuaire statistique du Québec (éd.1961, p.290) ne tient « aucun compte des industries tertiaires » (distribution et services, par exemple), alors que celle du Bureau fédéral dans les Comptes nationaux inclut tout le secteur tertiaire.Qu\u2019on explique un peu comment la « production domestique brute » du Québec, \u2014 qui inclut tous les secteurs, même le tertiaire, \u2014 est notablement inférieure (7 milliards) à la « valeur brute de la production » des seuls secteurs primaire et secondaire du Québec (10 mil-1 iards) ! De toute façon, quand on explique, par exemple, dans une note (p.20) que le chiffre de la seule « production manufacturière » du Québec en 1959 (près de 7 milliards; il s\u2019agit,-semble-t-il, de la valeur brute) diffère de celui qui apparaît au tableau 1 (près de 2.4 milliards) pour la même année et la même industrie manufacturière, tout simplement « parce que, dans le tableau, il n\u2019est question que du produit domestique brut au coût des facteurs », le moins qu\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019on laisse le lecteur sur son appétit.Un magnifique esprit La deuxième partie de la publication paraît beaucoup plus satisfaisante.Elle est bien faite, inspirée sans doute par 348 l\u2019étude et l\u2019observation sur place de ce qui se fait dans certains pays d\u2019Europe.De nature à donner confiance, elle peut même emballer le lecteur; il sent, à mesure qu\u2019il avance dans sa lecture, que ceux qui ont préparé cette partie savent très bien où ils vont.La structure à ériger est architecturalement prévue.Pour notre période initiale de lancement du C.O.E., c\u2019est très encourageant.Nous profitons énormément de l\u2019expérience des autres.Si notre propre expérience démontrait plus tard la nécessité d\u2019introduire certains perfectionnements, l\u2019esprit de grande souplesse et d\u2019ouverture que manifeste ce rapport rendra sans doute assez faciles les retouches.Cette deuxième partie présente les cadres administratifs de la planification, énumère les objectifs généraux, décrit les étapes à parcourir dans la préparation du plan, la répartition de la tâche dans des « groupes de travail » et des « comités consultatifs », soit « horizontaux » soit « verticaux », et prévoit enfin qui pourra prendre part à ces divers travaux.L\u2019énumération des objectifs généraux plaira probablement à tous les groupes ou grands secteurs intéressés: plein emploi par la croissance continue et régulière de l\u2019économie québécoise; un secteur public suffisamment fort et dynamique; obligation de favoriser particulièrement les innovations techniques et l\u2019esprit d\u2019entreprise; une attention vigilante à l\u2019aménagement régional du territoire, lequel inclut implicitement le secteur agricole.Qui a-t-on oublié?L\u2019importance accordée aux objectifs sociaux est le fruit d\u2019un esprit social très prononcé et de l\u2019acceptation d\u2019un principe fondamental qu\u2019il valait la peine d\u2019énoncer: « l\u2019objectif ultime de toute politique, économique ou non, est le développement harmonieux de la personne humaine » (p.7).La description de la tâche à accomplir par le « groupe des besoins sociaux », avec ses trois sous-groupes du bien-être, de l\u2019emploi et des revenus, est une indication précieuse d\u2019un esprit d\u2019avant-garde dont nous pouvons être fiers.Reste à voir aux réalisations qui conduiront efficacement à cette forme indispensable de démocratie.Certaines de ces questions sont extrêmement délicates.Quel doigté il faudra pour considérer en toute équité « tous les problèmes de distribution du revenu national québécois » ! La dernière section est consacrée au « programme d\u2019élaboration du Plan ».A la première « étape », des groupes de travail préparent des études préliminaires qui permettront au gouvernement, dans une deuxième étape, de se prononcer sur les objectifs que le plan devrait viser.Mais le texte qui nous expose le premier pas ne laisse pas voir assez clairement la protection efficace du processus le plus pleinement démocratique qu\u2019il soit possible d\u2019obtenir dès ce moment.On ne mentionne l\u2019entrée en jeu des comités consultatifs qu\u2019à la troisième étape.De sorte que l\u2019affirmation suivante paraît moins heureuse: « La troisième étape est donc celle qui.ajoutera (au plan économique) sa caractéristique démocratique.» (P.54.) Il se peut fort bien, en effet, que les comités consultatifs, ou du moins « le comité consultatif d\u2019équilibre », désirent exprimer leur avis sur les objectifs du plan, \u2014 tels que les auront préparés à la première étape les groupes de travail formés d\u2019experts qui « appartiennent en général à des services gouvernementaux de divers ministères », \u2014 avant que ces objectifs ne soient présentés au gouvernement à la deuxième étape.La petite brochure du directeur général du C.O.E., intitulée Le Conseil d\u2019orientation économique du Québec, présente assez bien cette idée omise dans la présente étude: « Au stade des travaux préparatoires à l\u2019élaboration des directives générales, le Conseil entrevoit un travail de spécialistes accompli au sein du Gouvernement par son personnel ou par celui des ministères concernés.Évidemment, lorsque nécessaire, il ne se fera pas faute de consulter les Agents de la vie économique même à ce moment.» (P.11.) RELATIONS La participation des agents de la vie économique, l\u2019esprit démocratique dans la procédure qui établira le plan, voilà la dernière note, vraiment accueillante, sur laquelle le document laisse le lecteur.On a prévu un groupe spécial chargé de rencontrer les groupements professionnels pour les aider à collaborer.Il y a surtout la garantie que « le Conseil instaurera une politique de collaboration telle que toute personne, tout groupement ou tout service gouvernemental intéressé à la planification économique puisse coopérer avec lui » (p.82).Qui ainsi pourra se plaindre?Ayant considéré la deuxième partie, nous voyons mieux les faiblesses de la première.Cette première partie n\u2019entendait point être exhaustive; néanmoins elle s\u2019ajuste moins bien à la deuxième.Nous aurions aimé plus de renseignements sur certains aspects importants de l\u2019économie québécoise: le chômage, la main-d\u2019œuvre, la productivité, les investissements, et peut-être la dimension régionale de certains problèmes.Les auteurs du travail ont sans doute dû faire vite.Ils prévoient d\u2019ailleurs eux-mêmes « une reprise en profondeur ».Quelques conclusions Les lacunes que nous avons signalées sont attribuables surtout à l\u2019insuffisance des équipes de recherche et de travail.La tâche que ces équipes sont maintenant appelées à accomplir, \u2014 les « Documents de base » nous les montrent très sérieusement engagées, \u2014 est formidable.Des budgets plus généreux sont nécessaires.En conséquence de cette expansion, s\u2019impose un plus grand développement de centres de documentation et de recherche dans les groupements LE TH Georges-Henri PIÈGE POUR UN HOMME SEUL LES INTRIGUES POLICIÈRES captivent toujours les lecteurs, dans les romans, les auditeurs, au cinéma ou * au théâtre.Le Théâtre du Nouveau-Monde a misé sur cette vogue \u2014 et gagné \u2014 quand, pour son deuxième spectacle de la saison en cours, il a présenté, à l\u2019Orpheum, la pièce récente de Robert Thomas, Piège pour un homme seul.Des milliers de spectateurs, sûrement, ont suivi avec intérêt soutenu, le déroulement de l\u2019intrigue à suspense ingénieusement imaginée par l\u2019auteur.Daniel Corban semble bien malheureux de la disparition mystérieuse de son épouse avec qui il a récemment convolé en justes noces; disparition restée inexplicable, depuis dix jours déjà, malgré les efforts de la police.Or, voilà qu\u2019un jeune curé, assez facétieux, ramène à son mari une Madame Corban, saine et toute pimpante, que toutefois Daniel ne veut absolument pas reconnaître.Cette femme n\u2019est pas la sienne, proclame-t-il.Et il parle, alors d\u2019un piège qu\u2019on lui tend; ce qui devient vraiment, chez lui, une obsession.Mais il ne peut, par contre, prouver à la police ses dénégations ni détruire le témoignage du curé.La situation se complique de plus en plus jusqu\u2019à ce que l\u2019imbroglio se dénoue abruptement à la fin par une habile ruse du commissaire de police.Le long de cette histoire, il y a comme il convient des moments de violence, mais par la grâce de Robert Thomas jamais l\u2019atmosphère ne devient étouffante au point de nous DÉCEMBRE 1962 professionnels de chez nous.Il faut aussi assurer la coordination la plus grande possible des travaux de tous nos économistes, où qu\u2019ils soient.Les méthodes démocratiques reposent sur l\u2019éducation et l\u2019information.Le plan, disent les « Documents de base », « suppose l\u2019appui populaire ».Alerté par l\u2019intermédiaire de tous les groupements professionnels et régionaux, le public doit suivre les travaux du C.O.E.M.Lesage disait, dans sa conférence de presse, que la présentation de ces documents au public témoigne de la confiance du gouvernement dans le peuple qu\u2019il associe à ses plans.Il est indispensable que le C.O.E.publie ses travaux.Ceux qui ont préparé le présent rapport méritent félicitation pour avoir eu le courage d\u2019accepter qu\u2019on publie un travail qu\u2019ils jugent eux-mêmes « fragmentaire et imparfait ».Leur travail demeure utile.Le rapport nous rassure sur les échéances qu\u2019on fixera aux différents groupes de travail.On se propose d\u2019organiser ces groupes « dans le plus bref délai possible »; on leur demandera de « soumettre un rapport qui consiste en un plan de travail d\u2019approfondissement à être entrepris dès le début de 1963.avec projet d\u2019échéancier pour les années 1963-1964 ».Avec la présente étude du C.O.E., un véritable espoir vient de naître.De grands économistes comme François Perroux soulignent souvent l\u2019importance de l\u2019information comme facteur de progrès économique.Le C.O.E.doit donc continuer à publier ses travaux.Pour l\u2019instant, les « Documents de base en vue de la planification », qu\u2019on a jugés propres à « servir de point de départ à une discussion fructueuse », méritent d\u2019être lus et d\u2019être étudiés, en toute honnêteté, avec une bienveillante attention.ÉÂTRE d'AUTEUIL, S.J.faire perdre le souffle.Au contraire, l\u2019action s\u2019allège souvent d\u2019effets comiques, qui détendent et reposent, et les divers épisodes qui acheminent l\u2019intrigue vers son terme aiguisent plutôt notre curiosité que notre crainte.Certains personnages, d\u2019ailleurs, à leur façon, aident à produire cette heureuse détente: le clochard La Merluche, par exemple, et l\u2019abbé Maximin, qui pratique le couteau automatique et le judo d\u2019une façon bien réjouissante, et le commissaire, aux allures débonnaires et pittoresques.On sort donc de ce spectacle intéressé et amusé, sans maux de tête \u2014ce qui est bien, je crois, le propre d\u2019un bon divertissement.C\u2019était, sans doute, le but cherché par Guy Hoffmann, qui a fait la mise en scène de cette pièce, et atteint par sa bonne équipe de comédiens.Tous donnaient l\u2019impression nette de jouer leurs diverses parties avec enthousiasme, dans un rythme vif et précis, comme ces sortes de choses doivent se passer dans la vie.Un jeu sans hésitation ni artifice; un naturel parfait, des mouvements, des gestes et évolutions qui impliquaient chez tous les interprètes une belle maîtrise de leurs rôles et une aisance en scène, fruit d\u2019un sûr métier.D\u2019abord, après une absence assez prolongée, tous les spectateurs se sont réjouis du retour de Ginette Letondal, dont l\u2019art s\u2019affermit de plus en plus et qui a su rendre plausible le personnage équivoque de cette femme qui se présente comme Madame Corban et que son mari ne reconnaît pas.Rôle plein d\u2019embûches qu\u2019elle a évitées avec facilité et justesse remarquables.349 On a confié à Jean-Louis Roux le rôle de l\u2019homme pris au piège et qui se croit sans cesse traqué par une bande en quête de son argent, pense-t-il, Daniel Corban, le mari.Continuellement en scène et animé d\u2019une exaltation psychologique et d\u2019une fébrilité poussées presque jusqu\u2019au pajoxisme, ce personnage est très difficile à varier et à justifier.Épuisant au surplus.Roux y a mis une fougue et une ardeur persistantes et suffisamment graduées jusqu\u2019à l\u2019éclatement final.Dure performance, mais réussie.Avec justesse de ton, Dalmain a fait le Commissaire chargé de l\u2019enquête, rendant bien la souple fermeté de son personnage.Il mène rondement les gens là où il veut qu\u2019ils soient.Hoffmann s\u2019est réservé le rôle savoureux de La Merluche, rapin ivrogne et raté, mêlé comme par hasard à cette aventure étrange qu\u2019il interprète avec sa verve, sa rondeur accoutumées.Ses deux ou trois scènes constituent un des bons moments de la pièce.Victor Désy, en train de se spécialiser dans les rôles de soutien, ce qui n\u2019est pas un mince mérite, a joué un abbé Maximin tout à fait dans la note.Son air de poker face, comme on disait au collège (avant la refrancisation, bien sûr!), énigmatique à souhait, s\u2019ajustait parfaitement à son caractère ambigu.De même, Hélène Loiselle a rendu son court rôle d\u2019infirmière impliquée dans l\u2019affaire avec naturel et assurance.Le décor, représentant une salle de repos d\u2019un chalet suisse dans les montagnes, signé Jacques Pelletier, lumineux et dégagé, convenait en tout point à ce Piège pour un homme seul, nouveau succès pour le Théâtre du Nouveau-Monde.POUR LUCRÈCE Quoi qu\u2019en pense Jean-Louis Barrault, Jean Giraudoux est un authentique représentant du style précieux, à notre époque.Cette constatation n\u2019est, d\u2019ailleurs, en rien outrageante pour un auteur.Ce mode d\u2019expression, depuis le moyen âge, a toujours eu ses fidèles à côté ou en opposition de la littérature réaliste.Même des plus grands, comme Corneille et Racine, n\u2019en sont pas complètement indemnes.Cette forme d\u2019art, que d\u2019aucuns sont trop souvent enclins à confondre avec la charge bouffonne des Précieuses ridicules de Molière, possède des qualités rares qui plaisent aux esprits raffinés, mais aussi déroute parfois assez facilement les autres de goût plus simple.Comme langue de théâtre, le genre précieux est d\u2019un usage plus délicat encore, car il faut bien comprendre les personnages et leurs sentiments, saisir à la volée, sans le loisir d\u2019y revenir et de s\u2019y attarder, l\u2019expression de leur pensée, le mobile parfois subtil de leur action.Le danger est grand alors que l\u2019intrinsèque valeur littéraire d\u2019une œuvre rebute une partie notable des auditeurs à moins qu\u2019ils puissent accrocher leur intérêt à la structure forte et logique d\u2019un sujet simple et clair.Ainsi on s\u2019explique l\u2019audace du Rideau-Vert qui a choisi de représenter sur la scène du Stella, comme second spectacle de l\u2019année, un Giraudoux, souvent précieux et alambiqué de forme, mais dont le thème tragique est chargé d\u2019une puissance dramatique tellement émouvante: Pour Lucrèce.Tous les habitués du Stella pouvaient à des degrés divers y trouver amplement leur compte.On connaît le sujet: une transposition moderne du sort tragique de la matrone romaine, Lucrèce, qui, outragée par le fils de Tarquin l\u2019Ancien, roi de Rome, se donne la mort pour échapper au déshonneur.Dans Giraudoux, l\u2019action se passe au milieu du siècle dernier, en France, sous le Second Empire, à Aix-en-Provence, où la pure et fidèle Lucille Blanchard, juge sévère, comme son mari, des mœurs légères de son entourage, se voyant déshonorée par les diaboliques machi- 350 nations de la perverse Paola, incomprise et rejetée par son mari, se donne, elle aussi, la mort, non sans avoir causé le malheur de deux hommes encore qui l\u2019aimaient.Dans trois courts actes, avec une remarquable rigueur et une densité sans bavures, l\u2019aveugle fatalité, conduite par l\u2019auteur, accomplit, sans broncher, son œuvre de destruction et de mort dans cet éternel conflit du Mal contre la Pureté.Mais le dénouement par le suicide, compréhensible aux temps où vivait Lucrèce, 500 ans avant le Christ, devient une solution de lâcheté et de démission, en l\u2019an de grâce 1868, chez une femme qu\u2019on nous montre d\u2019une fermeté de caractère et d\u2019une valeur morale hors de pair.Invraisemblance psychologique qui me paraît le fruit d\u2019une inquiétante carence du surnaturel chez des écrivains, par ailleurs prestigieux.Ils ne comprennent, sans doute, absolument rien à la vraie pureté.Cette pièce de très haute qualité dramatique a été jouée avec le plus grand souci de perfection.Les interprètes, sous la direction intelligente de Jean Faucher, ont su exprimer de façon éclatante la splendeur verbale du texte comme le violent jeu des passions et les tourments des âmes, sans fracas toutefois mais d\u2019une dignité de ton et d\u2019une mesure toutes classiques.Sans nier l\u2019importance des autres personnages, le vrai drame de Pour Lucrèce se passe entre deux femmes, Lucille et Paola, exemplaires parfaits de deux conceptions opposées de l\u2019amour, défenseurs toutes deux, Lucille, de la vertu et de ses impérieuses exigences, Paola, de la libre passion.Françoise Faucher a incarné la Pureté, Yvette Brind\u2019Amour, la Passion.Choix heureux.Françoise Faucher, sympathique, émouvante et vibrante de sincérité, a épousé tout naturellement l\u2019intransigeante fierté et l\u2019humiliation douloureuse de Lucille.Yvette Brind\u2019Amour, hautaine et facilement impérieuse, a défendu avec une ardeur farouche et une haine lucide, l\u2019orgueil blessé de Paola et ses droits à l\u2019amour.Deux splendides interprétations.Comme d\u2019habitude, Gilles Pelletier a rendu avec aplomb le cynisme de bonne compagnie du comte Marcellus, viveur impénitent non dépourvu pourtant d\u2019une certaine grandeur.Gérard Poirier qui s\u2019améliore sans cesse a joué de façon nuancée les avatars d\u2019un mari déçu et d\u2019un amoureux impuissant, Armand, malheureux époux de Paola.André Valmy, nouvellement arrivé de France et attaché à la troupe du Rideau-Vert, interpréta avec autorité le Procureur impérial un peu buté, Lionel Blanchard, pendant que Denise Saint-Pierre, toujours pimpante et frou-frou, roucoulait, pour tuer le temps, de vagues propos sur l\u2019amour, au premier acte.A Germaine Giroux était réservée la terrible tâche de tirer les conclusions de la pièce.Assez étrangement, il faut le dire, Giraudoux a confié ce rôle important à une vulgaire entremetteuse, Barbette, qui, muée tout à coup en une sorte de Pythie d\u2019alcôve, vaticine sur la dépouille de la pauvre Lucille Blanchard, vitupère contre l\u2019incompréhension et la méchanceté des hommes à l\u2019égard des femmes, lamentables victimes de la vie.Pompeux et ridicule galimatias qui fausse irrémédiablement le dénouement et détruit la sympathie qu\u2019on a pu ressentir pour l\u2019héroïne de la pièce.Barbette-Giroux aurait donc gagné à imiter le tact de Paola et d\u2019Armand et à se taire.L'AMOUR DES QUATRE COLONELS Le titre le proclame assez haut: on nous parle encore d\u2019amour dans la pièce de Peter Ustinov, représentée pendant quelques semaines, au Gesù, par Marjolaine Hébert et Louis-Georges Carrier, l'Amour des quatre Colonels.Rien de quintessence, ici, toutefois.Une fantaisie, plutôt, sur l\u2019a- RELATIONS mour, et aussi une satire, assez féroce sous des apparences loufoques, des conceptions de l\u2019amour chez beaucoup d\u2019hommes.En fait, un amour plutôt vulgaire, plus près de la peau que du cœur.Assurément aucune ressemblance avec l\u2019amour oblatif, comme on dit.Pour un esprit logique, la structure de cette comédie déplaît.Au premier acte on s\u2019attend presque à une farce militaire, genre Courteline rajeuni, entre quatre colonels des armées occupantes, en Allemagne, après la guerre.Mais les deux actes suivants nous transportent en quelque château de féerie, résidence secrète de la Belle au bois dormant, où nous assistons, en autant de sketches, aux invraisemblables et cocasses manifestations amoureuses de nos quatre colonels, établies d\u2019après un même patron mais aux couleurs différentes.Malgré tout et en dépit de la facilité de l\u2019esprit que nos militaires manifestent, au début, et la répétition monotone, dans le mode, des sketches inclus dans la pièce, on s\u2019amuse bien à ce spectacle à cause de la charge parodique dans le style et dans les sentiments qu\u2019il contient.Mais cet effet comique dépend du jeu des acteurs et de la conception de leur personnage respectif.Jouées, en effet, Une dure leçon de choses La citation suivante, tirée d\u2019un discours de Nehru, a l\u2019accent d\u2019une complainte: Nous étions amis de la Chine, mais elle s\u2019est dressée contre nous.C\u2019est une chose insensée qu\u2019il est impossible de comprendre.On me demande souvent: « Pourquoi la Chine a-t-elle attaqué l\u2019Inde et brisé ainsi des liens très chers?» Que puis-je répondre?Je reste bouche bée.Je pourrais, bien sûr, apporter plusieurs raisons qui expliqueraient cette agression; mais je ne puis comprendre pourquoi, en se jetant sur nous, la Chine a voulu détruire une amitié précieuse qui durait depuis des millénaires.A cette question Nehru, pourtant, devait lui-même donner la plus claire des réponses en s\u2019adressant aux ministres de son cabinet: Nous sommes en train de perdre contact avec les réalités du monde moderne.Nous vivons dans une atmosphère irréelle dont nous sommes nous-mêmes responsables et dont nous avons été arrachés.Nulle part, en effet, l\u2019incompréhension de réalités politiques n\u2019a été aussi profonde qu\u2019en Inde.Ni la violence barbare de la Chine communiste, ni la sujétion de l\u2019Europe de l\u2019Est, ni la guerre de Corée, ni l\u2019écrasement de la Hongrie, ni le génocide du Tibet, ni le rideau de fer, ni le mur de Berlin, ni la reprise unilatérale des essais nucléaires, ni même l\u2019invasion de l\u2019Inde qu\u2019il continue de qualifier d\u2019« aventure militaire » n\u2019ont pu découvrir à Nehru le vrai visage du communisme.Il disait, il y a à peine un an à New York, que rien ne ressemblait autant à la civilisation américaine que la civilisation soviétique, ce qui le faisait passer, dans DÉCEMBRE 1962 avec lourdeur et vulgarité, les diverses scènes d\u2019amour des colonels deviendraient intolérables.Au contraire, enlevées avec humour, légèreté, extravagance \u2014 comme le firent les interprètes dirigés par Carrier \u2014 elles deviennent fort gaies et réjouissantes.L\u2019équipe de comédiens que nous avons pu applaudir au Gesù était à la hauteur.Du côté féminin d\u2019abord: Monique Miller au jeu sûr, varié, intelligent et sensible dans La Belle; Marjolaine Hébert, mutine et rouée en Virginia.Comme colonels, américain, russe, français et anglais, Roger Garceau (au débit un peu trop rapide parfois), Jacques Godin, Léo Ilial et François Tassé (formidable dans sa scène à la Shakespeare!) ont fait ressortir les qualités et les manies particulières des races qu\u2019ils représentaient avec beaucoup de finesse.En une sorte de meneur de jeu, Jean Besré a manifesté un talent remarquable, d\u2019une souplesse, d\u2019une aisance et d\u2019une autorité étonnantes pour son âge.Dans les rôles où prime la fantaisie, il s\u2019avère un de nos meilleurs interprètes.En tout cas, dans VAmour des quatre Colonels, Ustinov et Carrier lui doivent une fière chandelle, et nous, un plaisir assuré.certains milieux, pour un homme aux vues larges; et parce que sa politique de non-violence avait réussi contre la Grande-Bretagne qui est un pays civilisé où il existe une opinion publique, il nourrissait l\u2019espoir qu\u2019elle réussirait contre le gouvernement d\u2019un pays communiste où il n\u2019existe pas d\u2019opinion publique, \u2014 ce qui suffisait pour le couronner champion de l\u2019équilibre entre deux excès et, aux yeux de plusieurs, paladin de la paix, en dépit des affaires du Cachemire, de Goa, du Nagaland.Sans doute Nehru avait-il de très graves raisons (que l\u2019Occident comprend) pour ne pas charger son pays de lourds budgets militaires: sa neuve liberté, sa croissance démographique (6 millions par an), son économie encore toute rurale, son niveau de vie très bas, et son taux d\u2019analphabétisme très élevé (335 millions sur 439 millions, soit 75%).Mais il était ingénu, une rose à la tunique, de tant exalter l\u2019esprit de Bandoeng; un rameau d\u2019olivier à la main, de répudier de si haut tous les pactes de sécurité collective, fussent-ils de caractère purement défensif.C\u2019est une dure leçon de choses que les événements infligent à un gentleman de 72 ans qui aime son pays de tout le sang de son cœur.Nehru a-t-il vraiment compris l\u2019imposture communiste ?Il s\u2019accroche toujours, malgré « les réalités du monde moderne », à ce qu\u2019il appelle les « principes de base » du neutralisme, et n\u2019entend pas les rejeter à cause des « difficultés présentes ».Chose certaine, les pays neutralistes ne volent pas à son secours: par définition, ils sont « non engagés ».19 novembre 1962.\tL.D\u2019APOLLONIA.L\u2019espion du ciel Quand un espion se fait prendre, son pays le désavoue; c\u2019est la règle.^Du moins, c\u2019était la règle, car, deux fois en deux ans, les États-Unis n\u2019ont pas désavoué leur agent.Mai 1960.M.Krouchtchev: Un pilote-espion a été descendu par une fusée.\u2014 Espionnage ?Pas du tout.C\u2019est une mission scientifique, réplique Washington.L\u2019avion a été déporté accidentellement.\u2014 C\u2019est faux rétorque M.Krouchtchev.Le pilote est vivant.Il a tout avoué.Nous avons les documents.351 Et Eisenhower décida de dire ce qui en était.Octobre 1962.M.Kennedy: L\u2019 U.R.S.S., clandestinement, aménage des rampes de lancement à Cuba.\u2014 Des armes nucléaires?Pas du tout.Seulement des armes défensives, réplique Moscou.\u2014 C\u2019est faux, rétorque Kennedy.Nous avons les documents.Nous avons pris des photos.(Nous avons espionné.) Au cœur de ces incidents de la guerre froide, il y a V U- 2 : hier, grand vilain de l\u2019affaire Powers et d\u2019une conférence au sommet ratée; aujourd\u2019hui, grand héros de la crise cubaine.Les Américains ont, d\u2019abord, vu les services que pouvait rendre à la cause de la paix cet avion, oiseau des grandes hauteurs, tout en ailes, capable de croiser un continent et de discerner, d\u2019une altitude de 13 milles, un objet de 12 pouces.Il y a plus de sept ans à Genève (et plusieurs fois depuis à l\u2019O.N.U.), les États-Unis ont proposé, contractuellement et sous le bénéfice de la réciprocité, la politique du Ciel ouvert à laquelle Gromyko devait répondre: « Le ciel soviétique est et restera fermé.» Il n\u2019existe pas de droit des cieux.Le ciel n\u2019est pas libre comme la mer.L\u2019inviolabilité des frontières célestes est définie, en fait, par l\u2019espace vertical qu\u2019une nation peut dominer par la force.En juin 1956, un U- 2 survolant Moscou ne provoqua que les plus secrets et discrets murmures.La vertueuse colère de M.Krouchtchev n\u2019éclata que 4 ans plus tard, lorsque fut abattu Powers.Contre les satellites armés de caméras, aucune nation n\u2019a protesté au nom du droit; pas même l\u2019U.R.S.S.qui ne peut les décrocher du ciel.Il semble donc que, pour sauver le monde d\u2019un Pearl Harbor nucléaire et à défaut d\u2019une entente internationale, les États-Unis doivent pousser, avec une détermination têtue, le programme Ciel ouvert, à l\u2019aide de ses satellites Samos et Midas qui sont hors de portée de toute arme antiaérienne.Si c\u2019est là, pour les cœurs tendres, espionner, c\u2019est d\u2019abord proclamer le principe des sociétés ouvertes contre les sociétés closes et la mort du mythe des frontières souveraines.L\u2019U.R.S.S., mise à découvert, a cédé à Cuba.Peut-être, n\u2019y pouvant rien, finira-t-elle par accepter, un jour, la libre investigation aérienne réciproque.« Accepter le contrôle, disait Pie XII, voilà le point crucial à franchir, sur lequel chaque nation montrera sa volonté sincère de paix.» Ce jour, s\u2019il arrive, nous l\u2019aurons dû à VU- 2, premier espion du ciel.L.d\u2019Apollonia.De Fahrenheit en centigrade Ce siècle aura tout vu: le téléphone, l\u2019automobile, l\u2019avion, la radio, la télévision, la division de l\u2019atome, la navigation spatiale, le microscope électronique, deux guerres mondiales, un concile œcuménique, les trônes renversés, les empires démembrés, le Dominus vobiscum disparu du bréviaire, Dieu sait combien de révolutions, les statues de Lesseps et de Staline déboulonnées, l\u2019élection d\u2019un catholique à la Maison Blanche, le prince Rainier tenant tête au général de Gaulle! Enfin, il aura même vu la Grande-Bretagne adopter le thermomètre centigrade.L\u2019office météréologique a déjà commencé à diffuser la température en centigrade avant de le faire en Fahrenheit.On y va doucement, et les Anglais auront deux ans pour se faire l\u2019oreille.Ainsi prend fin un siècle de résistance.Mais nous y pensons! Chez nous, les ardeurs du soleil et les fièvres du corps sont toujours enregistrées en Fahrenheit.Aucun de nos partis politiques qui, pourtant, se veulent tous progressistes n\u2019a encore inscrit le thermomètre centigrade à son programme.Ça viendra, sans doute, après le drapeau.L.d\u2019Apollonia.352 AU SERVICE DU FRANÇAIS Répéter pour apprendre EMPÉDOCLE a-t-il interrompu sa chronique linguistique parce qu\u2019il a constaté le peu d\u2019effet produit par ses observations sur les journalistes mêmes du quotidien auquel il collaborait ?Je le comprends.A quel autre moyen, pourtant, recourir si nous voulons refranciser le Québec?Je proposerais à nos couvents de contemplatifs une croisade de prières pour la conversion.linguistique de nos rédacteurs et chroniqueurs; et d\u2019abord de ceux qui se piquent de culture et de raffinement français.Mais poursuivons notre effort en relevant leurs défaillances.Et tant pis s\u2019il faut répéter les mêmes corrections! 1.\tTel que ne doit pas s\u2019employer, sans antécédent, à la manière d\u2019une pure locution conjonctive; à la place de comme, par exemple.Car tel, adjectif ou pronom, s\u2019accorde obligatoirement avec un mot exprimé qu\u2019il modifie.On n\u2019a pas d\u2019excuse en écrivant: Monsieur X remplit les fonctions présidentielles, « tel que » (comme) le prévoit la constitution.Ou : Le ministre a décidé de ne plus construire, « tel que » (comme) l\u2019on faisait auparavant, de grands hospices.On cherche le processus mental auquel rattacher pareille incongruité, qui revient constamment sous la signature de journalistes peu indulgents pour le français.des autres.2.\tUn téléphone désigne un appareil, non un appel ou une conversation.Vous ne recevez pas un « téléphone » de votre ami qui a composé votre numéro, mais n\u2019a ni fabriqué ni expédié chez vous un appareil téléphonique; vous recevez de lui un appel.Vous n\u2019avez pas eu.un long « téléphone » avec votre père ou votre sœur, mais une longue conversation téléphonique; vous avez causé longuement au téléphone.Un diplomate ne sait donc pas la teneur des « téléphones » faits par Kennedy à ses alliés, parce que M.Kennedy ne fabrique pas d\u2019appareils téléphoniques dont on puisse mesurer la teneur.3.\tLe mot alternative se rapporte exclusivement à une dualité d\u2019hypothèses, de conclusions, de choix.Il n\u2019y a plus d\u2019alternative quand demeure une seule issue.Le rédacteur en chef \u2014 non le moindre \u2014 qui écrit: A cause de cette erreur, ils (les libéraux) étaient une « alternative » dangereuse, massacre étonnamment le français.4.\tJe m\u2019étonne moins des coups portés à la langue par certaine griffonneuse, fort agitée pour la paix par-ci, la paix par-là, la paix partout, sauf dans l\u2019école du Québec.Mais pourquoi l\u2019inviter (je reproduis ses trouvailles) à entrer « de plein pieds » (pour plain-pied) dans toutes les discussions ?A cause de sa « largesse » (largeur) d\u2019esprit ?Largesse encombrante, à vrai dire, car personne, semble-t-il, ne trouve profit à la solliciter.5.\tMalgré notre Office de la Langue française, la presse continue à parler de candidats qui ont «perdu leur dépôt».La correction commande d\u2019écrire qu\u2019on a confisqué leur cautionnement.6.\tPlusieurs fois, nos grammairiens ont critiqué l\u2019usage du faux verbe pronominal « s\u2019objecter ».Hélas! en vain.Objecter signifie jeter devant ou contre quelqu\u2019un ou quelque chose (un argument, une proposition).Contre la nationalisation de l\u2019électricité, vous objectez peut-être le coût de la transaction.Vous ne vous objectez pas vous-même.C\u2019est le coût, non votre propre personne que vous jetez dans le débat.Pour rendre la même idée, on a le verbe s'opposer, qui suffit bien et qui reste dans la ligne de l\u2019image suggérée par le mot position, lorsqu\u2019il s\u2019applique à une conviction de l\u2019esprit.J.d\u2019Anjou.RELATIONS ¦@V2C ou ôanô commentaitei Pourquoi des écoles catholiques en Ontario?L\u2019épiscopat tout entier de l\u2019Ontario vient de soumettre au gouvernement provincial un mémoire dans lequel il expose la situation financière précaire des écoles catholiques en cette province.Les catholiques, disent les évêques, constituent près du tiers de la population et leurs écoles sont autant des écoles publiques que les écoles non confessionnelles; à ce titre, elles ont droit, tout comme ces dernières, aux deniers publics et à leur juste part, ce dont elles ne jouissent pas présentement.Puis, les évêques ontariens exposent le pourquoi des écoles catholiques : Il y en a qui semblent croire que la vraie et peut-être la seule raison d\u2019être des écoles publiques « séparées » est d\u2019inculquer une formation religieuse étroite et dogmatique.Aussi, a-t-on suggéré à diverses reprises qu\u2019on pourrait éliminer les écoles publiques « séparées » en accordant tout simplement aux ministres du culte le temps voulu pour enseigner les principes de la religion et peut-être même en reconnaissant le cours d\u2019instruction religieuse comme une matière du programme.Nous croyons, au contraire, que ce cours d\u2019instruction religieuse auquel on consacre quelques minutes chaque jour ne constitue pas, du moins au niveau de l\u2019école primaire, un enseignement qui s\u2019adresse surtout à l\u2019intelligence.Nous croyons fermement que l\u2019homme a été créé pour quelque chose de plus que la vie terrestre, même si l\u2019on envisage cette vie dans toute sa plénitude.Cela ne constitue pas une position négative en vertu de laquelle nous renoncerions à participer pleinement aux biens d\u2019ici-bas, mais plutôt une force qui nous permet de voir au-delà de la vie présente une destinée supérieure et transcendante.Nous cherchons donc à obtenir pour nos enfants le plus haut degré d\u2019instruction possible, mais dans une atmosphère de développement intellectuel bien compris, c\u2019est-à-dire dans le.cadre de la destinée totale de l\u2019homme.Pour nous il est évident que l\u2019éducation d\u2019un enfant, surtout au niveau primaire, comporte beaucoup plus qu\u2019un développement intellectuel.C\u2019est toute une conception de la vie, c\u2019est toute une attitude qu\u2019il s\u2019agit de développer à ce stade; sinon on risque de ne pas y parvenir plus tard.Notre religion comporte une doctrine bien précise et un code moral exigeant.Il n\u2019est pas facile de nous montrer à la hauteur des responsabilités que Dieu, dans son amour, nous a imposées en retour des bienfaits dont il nous a comblés.Nous croyons qu\u2019il est du devoir de tout être humain de connaître Dieu dans la pleine lumière de sa Révélation et de sentir son action en chacun de nous.Cela comporte toute une philosophie de la vie et de l\u2019action.Cela comporte aussi qu\u2019on accepte le plan que Dieu a DÉCEMBRE 1962 tracé pour l\u2019homme et qui se manifeste à nous par la création et par sa Providence.Cela comporte encore, puisque nous sommes chrétiens, que nous reconnaissions pleinement l\u2019ordonnance de notre salut éternel dans l\u2019Incarnation, mystère par lequel Dieu a choisi de se manifester et de travailler parmi les hommes.Cela comporte enfin que nous reconnaissions et que nous acceptions le magistère vivant de l\u2019Eglise par lequel Dieu continue à agir avec nous et parmi nous.Nous avons donc absolument besoin d\u2019un système d\u2019éducation et d\u2019une atmosphère où ces vérités se manifestent et qui surtout permettent de former et de développer l\u2019esprit des enfants de telle sorte qu\u2019ils ordonnent toute leur vie conformément à leurs croyances.Cela, nous le répétons, ne peut s\u2019accomplir pendant une période donnée ni en considérant l\u2019instruction religieuse comme une simple matière au programme.C\u2019est une chose qui, selon la volonté de Dieu lui-même, se transmet d\u2019une génération à une autre, et c\u2019est pourquoi nous demandons des maîtres catholiques et un système de conception catholique pour que ces vérités puissent s\u2019épanouir dans toute leur splendeur dans le cœur et l\u2019esprit de l\u2019enfant.« La philosophie catholique de l\u2019éducation conçoit l\u2019école comme un moyen de former l\u2019esprit de l\u2019enfant, de former ses attitudes et ses habitudes envers son prochain, envers la nature, envers lui-même et envers Dieu.Tous ces rapports sont impliqués dans presque chacune des matières enseignées au cours de la journée scolaire.Reléguer la religion à une seule période, en plus de la placer dans une fausse perspective, limiterait l\u2019efficacité de l\u2019enseignement dans tous les domaines.» (O\u2019Neill C.D\u2019Amour, America, June 30, 1962, p.443.) Les catholiques de l\u2019Ontario ont si bien compris ce principe qu\u2019ils se sont imposé des sacrifices nombreux et considérables pour assurer le maintien de leurs écoles.Il ne nous suffit pas de construire des écoles et de les outiller; nous voulons aussi y faire régner les vertus chrétiennes et catholiques qui inspirent cette éducation que nous avons tenté de décrire.L\u2019instituteur catholique Un instituteur profondément catholique est une condition essentielle dans une école catholique.« Il y en a qui semblent croire à la possibilité d\u2019une école « neutre ».Et pourtant l\u2019enseignement est donné par des instituteurs.Même en admettant, ce que je ne suis pas prêt à admettre, qu\u2019il est possible d\u2019avoir des manuels neutres, un instituteur neutre est une absurdité pédagogique et psychologique.Les instituteurs sont des êtres humains.Ils ont des convictions philosophiques et théologiques qui leur viennent du milieu dont ils sont issus et de ceux qui les ont formés.Je ne fais pas allusion ici à l\u2019emploi de simples symboles religieux tels que les gravures qui peuvent illustrer un manuel; je songe à la question beaucoup plus importante des données de base sur lesquelles un instituteur fonde son enseignement.Peut-on enseigner la biologie sans soulever la question de l\u2019origine et de la préservation de la vie ?En enseignant l\u2019histoire ou l\u2019écologie, l\u2019instituteur peut-il faire abstraction de ses notions philosophiques?» (O\u2019Neill C.D\u2019Amour, ibid.) Une question vitale Avant de quitter le sujet, nous désirons faire une affirmation catégorique.Que personne n\u2019aille croire que le principe des écoles publiques « séparées » est un vain luxe, quelque chose de désirable qu\u2019on veut obtenir ou conserver même au prix de certains sacrifices.C\u2019est beaucoup plus que cela.L\u2019éducation de notre jeunesse est pour nous une question vitale et, dans ce domaine, nous n\u2019entendons renoncer à aucune de nos responsabilités.Nous prendrons néanmoins toutes les mesures voulues et nous ne reculerons devant aucun sacrifice pour assurer le maintien de nos écoles publiques « séparées ».Il ne s\u2019agit pas pour nous d\u2019une solution qui nous semble préférable, mais d\u2019une question de première importance.GASTON BÉDARD, enr.Equipement de bureau 1025, rue SAINTE-JULIE Tro is-Ri vières Tel.: 375-9191 Distributeur exclusif de machines à écrire OfUj/mfïucu 353 Jle5 livtei fjL Bible et Terre Sainte.Revue mensuelle.\u2014 Periodica, 5090, avenue Papineau, Montréal, 34.Abonnement annuel: $4.Nos lecteurs connaissent-ils cette revue magnifiquement illustrée qui nous introduit dans le monde de la Bible ?Le numéro sur la terre de Moab que nous avons étudié (juin 1962) est remarquable tant par ses informations sur la mer Morte (très belles photos) que par ses textes sur Moab et sur Ruth, la Moabite.En supplément, l\u2019encart de quatre pages en couleur bleue témoigne de la volonté des éditeurs de rejoindre la vie concrète de leurs abonnés et de fournir à la catéchèse, à la prédication et au cercle d\u2019étude biblique des matériaux précieux.A tous ceux que passionne la fréquentation de la Bible, nous recommandons cette revue de qualité.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Jean DaniÉLOU, S.J.: Les Symboles chrétiens primitifs.\u2014 Paris, Les Editions du Seuil, 1961, 159 pp., 20.5 cm.T\u2019auteur rassemble ici des études déjà JL> parues dans diverses revues sur les symboles chrétiens les plus anciens: la palme et la couronne, la vigne et l\u2019arbre de Vie, l\u2019eau vive et le poisson, le navire, le char d\u2019Elie, la charrue et la hache, l\u2019étoile de Jacob, le Zodiaque et le signe de croix.L\u2019emploi de ces images remonte à l\u2019époque qui sépare les tout premiers commencements de l\u2019Eglise de son expansion en milieu grec et romain.L\u2019analyse du P.Daniélou vient ainsi jeter un peu de lumière sur cette période, restée pour nous très obscure.Gilles Pelland.Scolasticat de V Immaculée-Conception, Montréal.Charles Journet:\tEntretiens sur la grâce.\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1959, 215 pp., 17 cm.Ce recueil d\u2019entretiens offre aux fidèles cultivés, et même aux prêtres, l\u2019occasion de rafraîchir et de renouveler leur intelligence du monde de la Grâce.A vrai dire, tout le monde surnaturel en ses données essentielles est ici repris: nature de la grâce habituelle et de la grâce actuelle; conciliation de la grâce et de la liberté, selon la doctrine de l\u2019Ecriture telle que l\u2019ont comprise saint Augustin et saint Thomas.La causalité de l\u2019acte bon suppose la liberté et la grâce, mais la première subordonnée à la seconde; ce qui ne veut pas dire que la liberté sera entravée, mais que, par elle, s\u2019accomplit l\u2019œuvre de la grâce, chacune des deux causalités demeurant à son plan.Suit une étude de la grâce en ses états successifs: adamique; ici, des précisions qu\u2019omettent beaucoup de traités; christique, reçue par anticipation sous le voile de la loi de nature, dans l\u2019Alliance d\u2019Abraham, enfin par dérivation, par contact, à distance, par suppléance dans les mondes actuels plus ou moins éloignés de l\u2019Eglise hiérarchique: orthodoxes, protestants, islam, Inde, athées.Exposé remarquable par la richesse, la sobriété, le réalisme; nous demeurons tout près de la vie.Un sujet immense, fondamental, qu\u2019un maître nous rend accessible sans l\u2019appauvrir.Georges Robitaille.Mgr Émile-Joseph DE SMEDT: Le Sacerdoce des fidèles.-\u2014 Bruges (23, Quai au Bois), Desclée de Brouwer, 1961, 130 pp., 18.5 cm.Prix: 50 fr.b.rÉTAT présent du monde oblige chaque t fidèle à prendre conscience de sa vocation sacerdotale.Dans le Christ, nous sommes tous prêtres: le Pape, infaillible gardien de la Parole et chef des évêques, qui continuent, avec lui, le ministère eucharistique, prophétique et hiérarchique des Douze; les prêtres, coopérateurs immédiats des évêques; les religieux, voués à la louange et au service de Dieu, sous l\u2019égide des évêques et du Pape; les laïcs, peuple consacré à la sanctification des tâches terrestres.L\u2019A.expose cette doctrine avec la simplicité de ton qui convient à une lettre de pasteur; les notes révèlent son érudition de docteur.Au lieu d\u2019écouter les prédi-cants de la triple concupiscence (I Jn, il, 15-17), nos laïcs s\u2019inspireront de cet opuscule pour assumer pleinement leur triple rôle: témoins de la Vérité (sans laquelle la charité apparaît illusoire), ministres du salut par la prière et le sacrifice unis à la messe, régents temporels du Royaume dont le Christ a confié au Pape la régence spirituelle ici-bas.Joseph d\u2019Anjou.Anonyme: Dieu parle, Paraboles mystiques.Présenté par Mgr André Combes, traduit de l\u2019allemand par Pierre Jundt.\u2014 Paris, Bernard Grasset, éditeur, 1961, 285 pp., 18.5 cm.Iivre au premier abord déroutant par ses j titres multiples, empruntés à la plus banale actualité: Suicide dans une soucoupe, Un canari soucieux, Tour Eiffel et perfection, La pièce d\u2019échiquier, La poêle à frire, Crayon et taille-crayon, etc.Vous découvrez bientôt que vous avez en main le journal spirituel d\u2019un mystique demeuré anonyme, d\u2019une doctrine extrêmement vigoureuse, d\u2019une spontanéité qui engendre la confiance et qui plaira à notre siècle.Cette doctrine a la sûreté de celle des maîtres; elle connaît fort bien la nature humaine et donne à propos des conseils accordés au plus pur bon sens.Ainsi, après avoir invité à lire les maîtres en spiritualité tel saint Jean de la Croix, l\u2019A.ajoute: « ils ont écrit pour les hommes de leur temps et aujourd\u2019hui bien des choses sont dépassées ».Il ne faut donc pas nécessairement les imiter.L\u2019Eglise a toujours reçu avec grande circonspection les œuvres des mystiques, surtout quand elles s\u2019offrent sous le voile de l\u2019anonymat.La présentation du volume par Mgr André Combes doit nous rassurer.Sa compétence en la matière s\u2019est affirmée en ses nombreux ouvrages sur la spiritualité de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.L\u2019ouvrage s\u2019aborde par petites doses, comme l\u2019Imitation.Il console et réconforte.Rosaire Legault.Noviciat des Jésuites, Saint- Jérôme.Marcel Marcotte, S.J.: Cœur à cœur.3e volume.\u2014 Montréal, Les Editions Bellarmin, 1962, 160 pp., 17 cm.T\u2019auteur, qui poursuit toujours, à la radio, -L/ son bienfaisant apostolat, nous revient, en ce troisième volume, avec bien des questions qui piqueront la curiosité du lecteur.La structure fondamentale demeure la même, mais les problèmes traités sont nouveaux.Avec profondeur, à-propos et une touche littéraire qui plaira aux esprits cultivés, l\u2019A.répond à des questions qui se posent à plusieurs: problèmes de foi chez les jeunes, échecs de l\u2019amour conjugal, conflit entre les générations, questions morales, aspects de la vie chrétienne et bien d\u2019autres sujets exposés avec fermeté et sérénité.Nous souhaitons à ce troisième volume le succès qu\u2019ont eu les deux précédents.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Emile Pin: Les Classes sociales.\u2014 Paris, Spes, 1962, 253 pp., 18.5 cm.Prix: 9,60 NF.Cet ouvrage étudie avec méthode et pénétration un problème sociologique fondamental, celui des classes sociales.Trois questions sont envisagées: la nature de la stratification sociale, les causes de la stratification, l\u2019action des classes sociales.L\u2019A.montre qu\u2019il n\u2019y a pas une définition unique de la classe; mais plutôt quatre types de classes sociales: « en premier lieu, elles peuvent se ramener à de simples strates de participation ou classes logiques; en second lieu, elles peuvent assumer la forme de systèmes socio-culturels; troisièmement, ces systèmes socio-culturels peuvent se spécifier en trois classes fondamentales, établies sur les niveaux fondamentaux de puissance sociale; quatrièmement, enfin, elles peuvent être des groupement tendanciels à la recherche d\u2019une action commune ».Ce schéma d\u2019analyse permet à l\u2019A.de scruter les multiples phénomènes qui se rattachent à l\u2019existence des classes: degrés de participation des personnes aux valeurs et à la culture, degré de prestige et de puissance, strates sociales et familles, mobilité sociale, action et lutte des classes.En réponse à la question si débattue; « peut-on parler d\u2019une société sans classes ?», l\u2019A.distingue entre classes logiques et classes-groupements.Les premières, fondées sur la participation des individus aux valeurs et sur leur puissance variable, ne sauraient être abolies.Mais les classes, conçues comme groupements socioculturels, pourraient vraisemblablement être supprimées, par une action tendant à éliminer les inégalités économiques et culturelles.« Quand ce résultat sera obtenu on aura supprimé les raisons d\u2019être des classes-groupements.» L\u2019ouvrage apporte une contribution originale à l\u2019étude d\u2019un problème ancien mais toujours actuel.Le spécialiste comme le lecteur cultivé en trouveront la lecture très suggestive et enrichissante.Hervé Carrier.Université Grégorienne, Rome.354 RELATIONS Chanoine Lionel Groulx: Le Canada français missionnaire.\u2014 Montréal, Fides, 1962, 534 pp., 24 cm.IL A fallu à l\u2019A.une patience d\u2019ange pour amasser la documentation nécessaire à cette fresque monumentale.Nous admirons surtout l\u2019esprit alerte et enthousiaste avec lequel ce livre a été écrit.Le souci de la vérité ne le cède en rien à un grand amour de l\u2019œuvre missionnaire du Canada français à travers le monde.Chaque terrain de mission, chaque communauté sont étudiés avec une sûreté d\u2019analyse qui est la marque de l\u2019historien de métier.Le tableau brossé se dresse à la fois dans le temps et dans l\u2019espace: nous allons des missions du début de la colonie jusqu\u2019à celles de nos jours et nous prenons contact aussi bien avec les missions du Canada qu\u2019avec celles des cinq continents.La langue est ferme et sans bavures.Remercions le chanoine Groulx de ce vibrant hommage au Canada français missionnaire.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.José-Luis VlGIL: La Puissance et l\u2019Honneur.Roman.Traduit de l\u2019espagnol par Jean Huguet.\u2014 Paris, Casterman, 1962, 206 pp., 20 cm.Pablo Boneti, frais émoulu de l\u2019Académie militaire, se voit souffler le poste envié qui lui revenait à titre de premier de sa promotion.Premier choc, première déception! Il est affecté comme lieutenant à la surveillance d\u2019un port de mer important.Débuts enchanteurs: tout le monde lui fait fête et il vit comblé d\u2019attentions.Mais il ne tarde pas à découvrir certaines irrégularités dans le fonctionnement de son service.Chose curieuse, ses interventions diligentes sont chaque fois contrecarrées par son capitaine.Un beau jour, il possède la preuve de la mauvaise volonté de celui-ci et il décide de le dénoncer.Or sa surprise n\u2019est pas peu grande de constater que, en haut lieu, les autorités sont elles-mêmes impliquées dans ces affaires de contrebande.Il joue alors le tout pour le tout.Ayant accumulé contre ses adversaires une longue série de preuves accablantes, il donne sa démission en spécifiant qu\u2019il veut ainsi protester contre les immoralités courantes de la police du port.Scandale! Mais au signal de cet éclat se déchaîne le jeu cynique de la puissance contre le bon droit et l\u2019honneur.Et la puissance, savamment orchestrée, bafoue l\u2019honneur.Calomnié, objet de mesures arbitraires, abandonné par ceux qui pourraient le secourir mais que musèle la peur, Pablo sort de cette aventure souillé, dégradé.Cependant, dans la nuit de son désespoir, une pâle lueur d\u2019aurore force les ténèbres.Cet ouvrage, rédigé sous forme de confession, soulève l\u2019indignation et la colère impuissantes du lecteur.La conclusion, qui en est triste et amère, rappelle le mot de l\u2019Evangile: les enfants des ténèbres sont plus habiles que les enfants de la lumière.Pourtant, tout au long du récit, on ne peut s\u2019empêcher d\u2019admirer la beauté empanachée de cet esprit de justice, solitaire, obstiné, héroïque, en butte aux forces maléfiques de l\u2019hypocrisie, de la ruse, du mensonge.Ce Pablo Boneti est une réédition émouvante de Cyrano et de Don Quichotte.René Daoust, ptre.Presbytère Saint- Vincent-Fèrrier, Montréal.DÉCEMBRE 1962 Gaétan Bernoville: Les Sœurs de Saint-Joseph de Tarbes.\u2014 Paris, Bernard Grasset, éditeur, 1961, 334 pp., 19.5 cm.OUVRAGE POSTHUME de Gaétan Bernoville qui fut, par sa plume experte et ses connaissances historiques étendues, l\u2019un de nos hagiographes les plus délicieux et les mieux renseignés.Il raconte ici l\u2019histoire d\u2019une communauté religieuse française dont nous n\u2019avons pas de maison au Canada.Mgr Théas, dans sa préface, qualifie d\u2019épopée cette histoire où se sont multipliés les souffrances et les actes héroïques.Les débuts furent extrêmement pénibles.Imaginez! Six paysannes sans expérience s\u2019instituant éducatrices de la jeunesse de leur village, au lendemain de la révolution de 1840.Faute de local disponible, sans aucun scrupule, elles enseignent dans l\u2019église, un simple rideau sépare le sanctuaire de la nef où elles font la classe.Leur premier directeur, un abbé excentrique, autoritaire, « monstre d\u2019ascétisme », faillit gâter l\u2019œuvre.Heureusement, le saint évêque Laurence, de Tarbes, intervint.Sous l\u2019intelligente et surnaturelle direction de Pères de Garaison, la communauté prit un essor extraordinaire, dépassant les frontières du pays de Bigorre.Des missions furent ouvertes aux Indes et en Amérique du Sud, et vivent encore.Les Sœurs eurent beaucoup à souffrir, connurent la faim, subirent des persécutions odieuses et ridicules, particulièrement en 1903 lors des lois iniques et laïcisantes.Elles y avaient été sagement préparées.Leur mère générale leur avait un jour écrit: « Nous devons souffrir et mourir pour la Règle, sinon, c\u2019est la Règle qui souffrira et mourra par nous.Ne soyons pas les bourreaux de la Règle mais plutôt faisons-la vivre et grandir, et Dieu qui l\u2019aime passionnément se plaira parmi nous.» Cette histoire peut nous aider à mieux apprécier l\u2019œuvre admirable, en dépit de ses déficiences évidentes, de nos bonnes Sœurs.Rosaire Legault.Noviciat des Jésuites, Saint- Jérôme.Jacques Godbout: L\u2019Aquarium.Roman.\u2014 Les Editions du Seuil, 1962, 157 pp., 18.5 cm.Quelque part sur le continent noir, traîne la saison des pluies.Dans la taupinière pourrie d\u2019humidité qu\u2019est devenue leur maison commune, un groupe d\u2019Occidentaux de tout poil tentent d\u2019oublier leur désœuvrement et leur ennui en recourant à l\u2019alcool.Certains ont le vin triste et profitent de l\u2019ivresse pour régler de vieux comptes.La plupart se contentent de se laisser dissoudre l\u2019âme dans une veulerie abandonnée.Monsignore lui-même n\u2019échappe pas à l\u2019influence funeste de ce laisser-aller.Quant au héros du livre, il semble donner dans le nihilisme et ne perd pas une occasion d\u2019exprimer sa hargne contre le Monsignore ou la croyance que celui-ci représente.A la fin, au cours d\u2019une sorte de révolution politique locale, il commet un vol qui facilite sa fuite avec une fille devenue sa maîtresse.Est-ce la rançon de son originalité, l\u2019auteur donne assez souvent dans la grisaille d\u2019une poésie obscure.René daoust, ptre.Presbytère Saint- Vincenl-Ferrier, Montréal.Paul Morin: Œuvres poétiques.\u2014 Montréal, Fides, 1961, 305 pp., 21.5 cm.1E beau vers à facture classique nous j apparaît comme un bijou perdu.L\u2019automatisme fermé ou violent nous a habitués à des formes tumultueuses et chaotiques.Dans le cadre rigide du Parnasse, rutile la mer Egée, émaillée d\u2019îles écumeuses comme l\u2019éventail du paon.Les dieux de l\u2019Olympe se confondent aux paysages où la cendre de leur mémoire conserve l\u2019or de leur passage.Ce poète de chez nous a voulu refaire la route d\u2019Homère, avant d\u2019entreprendre sa carrière poétique.Ecrivain classique parmi nous, il laisse une œuvre entraînante pour les jeunes humanistes et, pour les esprits tendus, dilatante.Paul-Emile Racicot.Maison Bellarmin.Le nouveau BESCHERELLE: L\u2019Art de conjuguer.Dictionnaire des 8000 verbes usuels.\u2014 Montréal (1029, côte du Beaver Hall), Editions H.M.H., 1961, 160 pp., 19.5 cm.Prix: 81.10.Concis dans les explications grammaticales du début, clair dans les tables (4-5, 106-160) et les tableaux de conjugaison (18-104), détaillé, non seulement dans la mise en évidence des particularités de chaque « section » à l\u2019intérieur de chaque « groupe » de verbes, mais dans les remarques relatives au vocabulaire, à l\u2019orthographe et même à la prononciation (voir au bas des pp.58, 60, 61, 76, 77, 104.), ce manuel se distingue encore par la qualité de sa typographie.On n\u2019est ici ni puriste, ni trop conciliant (47, 114); mais on ne ponctue pas toujours bien (16, 65, 74); on a oublié des exceptions concernant l\u2019ortho- Geo.Thomas Maniate Directeur général de L\u2019ÉCOLE CANADIENNE D\u2019ÉLECTRICITÉ présente ses meilleurs souhaits aux lecteurs de la revue Relations à l\u2019occasion de la Noël 1 962 et pour l\u2019année 1963.Cette école fondée en 1924 se spécialise dans ]'enseignement de l\u2019Electricité, l\u2019Electronique, la Radio, la Télévision, le Radar-micro-ondes, etc.Des cours dont la possibilité d\u2019avenir est illimitée.Cours le jour, le soir ou par correspondance.Catalogue envoyé sur demande gratuitement.1231 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal - Suite 232 - VI.5-6792 355 À VOTRE SERVICE Banque Canadienne Nationale MAISON SAINT-PAUL Retraites de groupes Retraites fermées Séjour d\u2019étude, de repos et de silence Sur les bords de la rivière des Prairies Confort moderne 3641 est, boul.Gouin \u2014 DAniel 2-7980 Epargnez tout en protégeant les vôtres avec un plan de ïa i&iubeprbe COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE Siège social : Montréal graphe (16): « Les participes présents terminés par quant ou par guant s\u2019écrivent cant ou gant quand ils sont pris comme adjectifs ou comme noms.» Sauf pratiquant et trafiquant, qui n\u2019ont pas d\u2019autre forme.Cet opuscule devrait se répandre dans les écoles secondaires; il rendra service à quiconque veut écrire et parler correctement.Joseph d\u2019Anjou.Centrale Saint-Jacques: Mon agenda 1963.\u2014 Paris (19, rue Dareau), 1962, 320 pp., 10.5 cm.Prix: $1.franco, aux Editions Bellarmin.AUSSI coquet que celui de 1962 (Relations, .déc.1962, p.349), Mon agenda 1963 présente les mêmes avantages: indications liturgiques, belles photos, textes variés qui évoquent la misère du monde et invitent à l\u2019unité chrétienne, le tout très bien imprimé, solidement relié, avec fermoir, signet et crayon dans sa gaine.Au début, deux calendriers de 1963, à la fin, un de 1964 facilitent les vérifications de dates.Cadeau qui plaît douze mois durant.Joseph d\u2019Anjou.Roger Quesnoy: La Marelle.Roman.Coll.« La galerie ».\u2014 Paris (61, rue des Saints-Pères), Bernard Grasset, 1961, 243 pp., 19 cm.Prix: 8,40 NF.Triste gaspillage de talent que ce journal à deux voix (Etienne et Lucile).On voudrait louer l\u2019adresse de la composition, la finesse du style, l\u2019acuité de la psychologie; mais agacent la manie des mots anglais et quelques fautes de langue, de même qu\u2019une recherche byzantine de subtilités à la Giraudoux.Surtout, l\u2019immoralisme écœure ici à force d\u2019être obsessif.L\u2019A.y mêle un humour le plus souvent cynique, parfois profanateur et niais.A la liaison d\u2019Etienne et de Lucile pendant leurs études, succède le mariage de celle-ci avec Bernard, qui la trompe avec Elisabeth, épouse de Jean.Etienne, après voyages et débauches, revient près de Lucile, qu\u2019il reprend un jour; puis, il repart pour d\u2019autres bêtises, car Lucile vient d\u2019apercevoir la mesquinerie du personnage.Et la réclame de l\u2019éditeur présente cette misère comme « le grand jeu du bonheur et de la liberté »: seule justification d\u2019un titre inexnliqué.On a le goût de vomir.Joseph d\u2019Anjou.Xavier Tilliette, S.J.: Existence et Littérature.Collection « Présence chrétienne ».\u2014 Bruges, Desclée de Brouwer, 1961, 208 pp., 18.5 cm.La critique littéraire y gagne immen-j sèment lorsque celui qui la rédige est philosophe et théologien.Qu\u2019il s\u2019aventure dans la littérature allemande pour y rencontrer l\u2019œuvre de Rilke ou les romans de Thomas Mann, qu\u2019il pénètre au cœur du monde spirituel de Bernanos ou pèse les attitudes foncières de Malraux, Giraudoux et Mallarmé, qu\u2019enfin il nous découvre la théologie audacieuse de Jean-Claude Renard, toujours l\u2019A., d\u2019un regard attentif et clairvoyant, pose les questions les plus fondamentales de l\u2019existence.Une langue souple et riche sert une pensée qui ne craint pas de s\u2019attarder et d\u2019approfondir.Surtout, l\u2019optique chrétienne que jamais l\u2019A.n\u2019abandonne confère à ces études un cachet de vérité, d\u2019authenticité qui est bien le gage d\u2019un humanisme chrétien.Jean-Paul Labelle.Maison Bellarmin.Raymonde Vincent: La Couronne des innocents.Roman.\u2014 Paris, Les Editions du Seuil, 1962, 156 pp., 18.5 cm.Orpheline de père, élevée seule par une mère angoissée, dorlotée par une tante dont les beaux contes d\u2019amour enchantent et exaltent son imagination, Simone est une fillette de onze ans trop sensible qui attend inconsciemment, dans la grisaille de son village, quelque éblouissante aventure du cœur.Cette attente reçoit un commencement de réponse le dimanche où, pour la première fois, Simone aperçoit à l\u2019église Blanche, petite pensionnaire de l\u2019orphelinat.Elle s\u2019éprend tout de suite et passionnément de cette enfant pauvre, au point de négliger désormais son amie Rose.Ce sentiment violent a beau jeu pour croître aux cours de catéchisme qui réunissent nos deux futures communiantes.Un jour, porté à l\u2019éréthisme, il provoque chez notre héroïne une crise de larmes dont est témoin Sœur Agnès.Cette religieuse compréhensive s\u2019entretient privément avec les deux enfants et, les mettant en face de leur prochaine et fatale séparation, les amène à vouloir s\u2019aimer sans se voir, en Dieu, qu\u2019elles prieront chacune de son côté.Cette histoire très simple est racontée dans un style somptueux où vibre la sensibilité raffinée et toujours en éveil de l\u2019auteur.René Daoust, ptre.Presbytère Saint- Vincent-Ferrier, Montréal.Louis FRÉCHETTE: Mémoires intimes.Texte établi et annoté par George A.Klinck.Préface de Michel Dassouville.Coll, du « Nénuphar ».\u2014 Montréal et Paris, Editions Fides, 1961, 200 pp., 21 cm.Iivre captivant pour qui s\u2019intéresse à la vie et aux mœurs de nos anciens Canadiens.En effet, Fréchette enfant aimait s\u2019évader de la maison familiale, dévaler au bas de la falaise lévisienne, le long de la rive du grand fleuve et, assis sur quelque « espar », regarder défiler les fameuses cages d\u2019En-Haut de l\u2019Outaouais.Ses parents lui permettaient difficilement d\u2019aborder les « draftmen » peu édifiants de mœurs et de langage.Il en rencontra de pittoresques dont l\u2019un d\u2019eux, Jos Mont-f errant, laissa dans les mémoires une trace bien vivante.Fréchette écoutait et retenait; ces souvenirs, avouait-il, lui ont trotté dans la tête toute sa vie.Durant les longues veillées d\u2019hiver, il entendit l\u2019inimitable conteur Jos Violon.Le jour, il allait à l\u2019école où la trique jouait un grand rôle, tenant souvent lieu de science.En ces Mémoires d\u2019une plume alerte, revivent des personnages célèbres: Papineau, l\u2019idole du peuple, Chiniquy, le prêtre apostat qu\u2019il juge de façon très nuancée; nous retrouvons aussi évoquée de façon savoureuse les modes de vie de l\u2019époque: comment on faisait la cuisine, on s\u2019éclairait, on se chauffait, etc.Fréchette, qui batailla toute sa vie contre des ennemis acharnés, nous découvre à l\u2019endroit du petit peuple son âme aimante et généreuse.Ces pages parurent dans les journaux du temps ou dans le populaire Almanach du peuple d\u2019autrefois.Nous savons gré à M.Klinck d\u2019en avoir établi et annoté le texte; elles méritent de durer.Fides nous en présente une fort belle édition.Rosaire Legault.Noviciat des Jésuites, Saint-Jérôme, Québec.356 RELATIONS 22e année Montréal 1962 TABLES DE L\u2019ANNÉE 1962 (Numéros 253-264) I.-AUTEURS D'ARTICLES Angers, P.- Éducation et progrès économique: 62.Arès, R.- La formule du rapatriement de la constitution: 6.-\tJusqu\u2019où l\u2019État ?: 127.-\tL\u2019Église et l\u2019État: 264.Baggio, S.Exc.Mgr S.- Notre Concile: 263.Bernard, Mgr J.- Techniques modernes de diffusion et liberté: 247.Blanchet, J.- L\u2019avenir des coopératives d\u2019électricité: la fédération: 107.Bourgault.R.- La gauche et la droite; III, IV: 9, 30.Bouvier, E.- Le chômage d\u2019une économie d\u2019abondance: 94.-\tLe succès des créditâtes : 224.-\tLa planification économique française; I, II: 245, 304.Brochu, M.- Les anomalies des frontières naturelles et politiques du Nouveau-Québec: 34.-\tLes grands problèmes du Nouveau-Québec et la question esquimaude: 71.-\tTransports et télécommunications dans le Nouveau- Québec; I, II: 159, 185.-\tL\u2019économie esquimaude au Nouveau-Québec; I, II, III: 225, 252, 310.Cimon, H.- Les forêts du Québec et l\u2019avenir: 15.-\tLe tourisme nautique: 190.Cousineau, T.- Autant-Larat enfin parmi nous: 42.-\tUne synthèse de la doctrine sociale de l\u2019Église: 83.-\tPour l\u2019histoire de la « nationalisation » au Québec: 312.-\tLe cinéma: « Chronique d\u2019un été »: 316.D\u2019Anjou, J.- Tranquille, la possession de la vérité: 183.-\tDes manuels de France, pourquoi?: 219.-\tJeunesse, tragique souci: 96.-\tMinistère d\u2019adultes, ministère sacré: 343.-\tLecture du mois: 52, 174.-\tAu service du français: 46, 79, 103, 139, 158, 192, 223, 288, 322, 352.D\u2019Apollonia, L.-Le mystère de Noël: 3.-\tLes buts du Concile: 66.-\tUn don du ciel!: 93.-\tL\u2019Europe au tournant: 124.-\tPéché originel et évolution: I: 211; II: Les origines de l\u2019Homme: 239.-\tParadoxes du Concile: 267.D\u2019Auteuil, G.-H.- Renouveau au Gesù: 21.-\tLes classiques à l\u2019honneur: 78.-\tReprise d\u2019automne: 319.-\tLe théâtre: 47, 105, 162, 193, 349.De Léry, L.-C.- Le Concile et le Droit canon: 276.Desrochers, E.- Bibliothèque et enseignement: 220.Desrochers, I.- Organisation professionnelle et planification économique: 120.-\tCrise financière et programme d\u2019austérité: 213.-L\u2019austérité à long terme: il nous faut racheter le Canada: 242.-\t« Documents de base en vue de la planification »: 347.Dussault, G.- La Commission d\u2019enquête sur l\u2019Enseignement: les 42 premiers mémoires: 68.Goulet, G.- Congrès des supérieurs des séminaires latino-américains: 194.Hannah, W.- Qu\u2019attendent les anglicans du Concile œcuménique ?: 4.Harvey, J.- Le Concile et l\u2019Écriture: 278.-\tRéflexions sur le temps du concile: 336.Lachance, L.- Les droits de l\u2019enfant en éducation: 341.Lacroix, J.-Ce qu\u2019un laïc attend du Concile: 272.-\tÉconomie et éducation: 339.V.Errata, 328.Langevin, G.-La Tradition dans l\u2019Église: 21.Laurencelle, U.-G.- L\u2019École confessionnelle au Québec.Situation juridique: 44.Lecavalier, M.- La délinquance juvénile au Canada: 308.Ledit, J.- L\u2019évêque et le communisme: 12.-\tAmérique latine: vers la reconquête sociale: 74.-\tLe dialogue de l\u2019unité: 187.-\tLe Concile et l\u2019Orient chrétien: 346.-\tHorizon international: 36, 98, 130, 156, 221, 314.Mailleux, P.- Chrétiens d\u2019Orient et chrétiens d\u2019Occi- dent: la réconciliation est-elle prochaine?: 269.Marcotte, M.- La crise du milieu de la vie: 39.-\tContinence périodique et perfection chrétienne: 132.Marsan, A.- La Semaine sociale de France, 17-22 juillet 1962: 251.Mercier, Dom G.- Le Concile et la liturgie: 280.Murray, J.C.-Le droit à l\u2019incroyance: 91.-\tLa liberté de religion, I: 118.-\tII: La perspective catholique: 151.-\tIII: La liberté et la loi: 179.-\tIV: La conscience: 207.-\tV: Les devoirs de la conscience: 234.-VI: Les droits de la conscience: 301.-VII: La liberté religieuse et la doctrine libérale: 333.Paquin, J.- Le mariage et le Concile: 274.Rivard, G.- Léon Morin, prêtre : 76.Robitaille, G.- Le message du cardinal aux religieuses enseignantes: 104.-\tVeterum sapientia : Le latin dans l\u2019Église: 133.-\tLe prix de dialogue: 154.Sader, G.\u2014 Le panarabisme, un mythe?: 136.Vaillancourt, J.-G.-VIIe Conférence internationale de sociologie religieuse: 250.Vérineux, Mgr A.-J.- Miracle à Formose: 19.II.- MATIÈRES Articles, Au fil du mois, Éditoriaux (Édit.), Commentaires (Comm.), Correspondance (Corr.), Horizon international (Hor.), Citations (Cit.) ADULTES.- Ministère d\u2019\u2014, ministère sacré, J.d\u2019A.: 343.ALGÉRIE.- (Hor.): 156, 314.AMÉRIQUE LATINE.- Vers la reconquête sociale, J.L.(Hor.): 74.- Congrès des supérieurs des séminaires latino-américains, G.G.: 194.AMOUR CONJUGAL.-Au secours de 1\u2019\u2014, J.d\u2019A.; 137.ANGLICANS.\u2014 V.Concile œcuménique.ANNÉE.- Bonne, heureuse et sainte \u2014 (Édit.); 1.ANTIAMÉRICANISME.-Un \u2014 intelligent (Édit.): 2.ANTI-ANTICOMMUNISME.- (Hor.): 158.ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE.- Une femme à 1\u2019 \u2014, J.d\u2019A.: 49.-\tA propos de la motion Prévost sur l\u2019école (Édit.) : 150.AUSTÉRITÉ.- Crise financière et programme d\u2019\u2014, I.D.: 213.-\tL\u2019\u2014 à long terme: il nous faut racheter le Canada, I.D.: 242.AUTANT-LARAT.-\u2014 enfin parmi nous!, J.C.: 42.BIBLE.- La \u2014 à CBFT, J.-P.L.: 108.BIBLIOTHÈQUE.-et enseignement, E.D.: 220.BILINGUISME.-L\u2019illusion du \u2014, J.d\u2019A.; 109.Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras Confiez vos installations de chauffage-plomberie à une maison d\u2019expérience, vous ne serez pas déçu.La Maison J.-W.JETTÉ, spécialiste des hôpitaux, maisons d\u2019enseignement et industries, ne néglige pas pour cela les particuliers.Construisez-vous ?L\u2019expérience de nos techniciens et ouvriers spécialisés est à la portée de toutes les bourses.Pionniers du véritable chauffage par rayonnement au Canada OOO OOO OOO OOO CHAUFFAGE-PLOMBERIE Victor 9-4107 360 EST, RUE RACHEL, MONTRÉAL La haute fidélité stéréophonique à son meilleur Grand choix de disques stéréo CITÉ ÉLECTRONIQUE 3165, rue Hochelaga Montréal 4, LA.5-2551 TOUS- LES ACCESSOIRES ELECTRIQUES BEN BÉLAND, prés.JEAN BÉLAND, Ing.P.# secr.-frés.7152, boul.Saint-Laurent, Montréal CR.4-2465* (Strictement en Le temple de la lumière Beldnd DECMEBRE 1962 357 « BOUSILLE ».- Au delà de \u2014 et des « Insolences », J.d\u2019A.: 167.CANADA ANGLAIS.- Le \u2014 a bonne conscience, (Édit.): 89.CARDINAL (P.-É.L.).- Le Message du \u2014 aux religieuses enseignantes, G.R.: 104.CARDINAUX.- Deux nouveaux \u2014 « canadiens », L.d\u2019A.: 82.CARTES.-de circonstance, J.d'A.: 50.CBFT.- La Bible à \u2014, J.-P.L.: 108.CENSURE.-et cinéma (Mémoire de l\u2019O.C.N.T.) : 102, 103.-\tLe Mémoire du Comité sur la \u2014 du cinéma, J.C.: 108.CHANTAGE.- Le \u2014 à la peur, L.d\u2019A.: 18.CHARBONNEAU, S.Exc.Mgr.- Le reportage sur \u2014 (Édit.): 1.CHINOIS.-et Russes (Édit.): 149.CHÔMAGE.- -\u2014\u2022 d\u2019une économie d\u2019abondance, E.B.: 94.CHRÉTIENS.- \u2014 d\u2019Orient et chrétiens d\u2019Occident: La Réconciliation est-elle prochaine?, P.M.: 269.CHRONIQUE.-d\u2019un été.- V.Cinéma.CINÉMA.- Léon Morin, prêtre.G.R.: 76.-\tCensure et \u2014 (Cit.): 102.-\tLe mémoire du Comité sur la censure du \u2014, J.C.: 108.-\tChronique d\u2019un été (Congrès de l\u2019O.C.I.C., Semaines d\u2019étude, Mémoire à la Commission Parent, Festival du Film), J.C.: 316.-\tV.Spectacles.« CITÉ CATHOLIQUE ».- (Hor.): 36.COMMISSION (La).-d\u2019Enquête sur l\u2019Enseigne- ment: les 42 premiers mémoires.G.D.: 68.COMMISSION GLASSCO.-V.Preuve.COMMISSION PARENT.- Mémoire à la \u2014 (de l\u2019O.N.T.), J.C.: 317.COMMUNAUTÉ.- « \u2014 chrétienne », J.-P.L.: 51.COMMUNISME.- L\u2019évêque et le \u2014, J.L.: 12.COMPRENDRE.- Finira-t-on par \u2014 ?, J.d\u2019A.: 227.CONCILE (Vatican II).- Qu\u2019attendent les Anglicans du \u2014?, W.H.: 4.-\tLes buts du -\u2014-, L.d\u2019A.: 66.-\tUn don du ciel, L.d\u2019A.: 93.-Le Concile, J.L.(Hor.): 100.-\tLe cardinal Béa à Paris (Hor.) : 100.-\tNouvelles et témoignages: 116.Numéro spécial: -\tNotre \u2014, S.Exc.Mgr S.B.: 263.-\tL\u2019Église et l\u2019État, R.A.: 264.Une question indiscrète ÊTES-VOUS HEUREUX ?Le sondage que cette question a inspiré a eu un résultat surprenant.Jugez-en vous-même: \u2014\t10,5% des personnes interrogées se sont dites malheureuses en raison de leurs ambitions irréalisables.\u201412,8% se plaignent de leur situation sociale.\u2014\t28,4% ont fait état d\u2019une vie spirituelle perturbée.\u2014\u2022 44,8% sont mécontents parce que leurs gains sont insuffisants.\u2014\t1.5% ont refusé de répondre.\u2014\t2% ont admis être heureux.Ce bilan, peu réjouissant, n\u2019a pourtant rien de définitif, car l\u2019étude attentive des problèmes individuels a démontré que presque dans tous les cas une large amélioration pouvait être obtenue.Mais pour cela il faut évidemment commencer par se connaître soi-même objectivement, être réellement conscient de ses défauts et qualités.Un tel bilan est facile à établir puisque l\u2019Institut International de Recherches Graphologiques offre gracieusement aux lecteurs de « Relations » une analyse succincte de leur caractère.Pour cela il suffit de nous écrire en joignant $1.00 pour frais.Sous quinzaine vous recevrez discrètement cette étude que d\u2019aucuns qualifient de sensationnelle.Sur demande nous vous joindrons volontiers une documentation concernant nos Cours de Graphologie par Correspondance.Notre offre étant limitée, écrivez-nous dès aujourd\u2019hui.Ce sera le premier pas pour répondre « oui » à la question posée en tête de cet article.I.I.R.G.\u2014 (Département 36) Av.Victor-Hugo, Boulogne-sur-Seine (France) -\tParadoxes du \u2014, L.d\u2019A.: 267.-\tChrétiens d\u2019Orient et chrétiens d\u2019Occident: la Ré- conciliation est-elle prochaine ?, P.M.: 269.-\tCe qu\u2019un laïc attend du \u2014, J.L.: 272.-\tLe mariage et le \u2014, J.P.: 274.-\tLe \u2014 et le Droit canon, L.C.de L.: 276.-\tLe \u2014 et l\u2019Écriture, J.H.: 278.-\tLe \u2014 et la liturgie, Dom G.M.: 281.-\tDossier sur le \u2022\u2014\u2022: 283.-\tDogme et théologie au \u2014, L.d\u2019A.: 320.-\tRéflexions sur le temps du \u2014, J.H.: 336.-Le \u2014 et l\u2019Orient chrétien, J.L.: 346.CONFÉRENCE.- La \u2014 canadienne sur l\u2019Éducation (Édit.): 61.-\tUne \u2014 historique?(F.-A.Angers), G.R.: 81.-\tLa VII8 \u2014 internationale de Sociologie religieuse, J.-G.V.: 250.CONGO.- Massacre de Kongolo (Hor.): 99.CONGRÈS.-des supérieurs des séminaires latino- américains, G.G.: 194.-\tLe 3e \u2014 de Spiritualité, G.R.: 288.CONSCIENCE.- La \u2014, J.C.M.: 207.-\tLes devoirs de la \u2014, J.C.M.: 234.-\tLes droits de la \u2014, J.C.M.: 301.CONSTITUTION.- La formule du rapatriement de la \u2014, R.A.: 6.CONTINENCE PÉRIODIQUE.- V.Perfection chrétienne.COOPÉRATIVES D\u2019ÉLECTRICITÉ.- L\u2019avenir des \u2014: la fédération, J.B.: 107.CORDONNIERS.-\u2014, à vos semelles?, J.d\u2019A.: 196.COUR SUPRÊME.- Encore une fois la \u2014 (Édit.) : 90.CRÉDITISTES.- Le succès des \u2014, É.B.: 224.CRISE.- La \u2014 du milieu de la vie, M.M.: 39.-La \u2014 du sacerdoce (France, Italie), L.d\u2019A.: 195.-\tLa \u2014 financière et programme d\u2019austérité, I.D.: 213.CRITIQUES.- La liberté de nos \u2014, J.d\u2019A.: 82.CURIE ROMAINE.- Réforme de la \u2014¦ ?, (Édit.) : 332.DÉLINQUANCE.- La \u2014 juvénile au Canada, M.L.: 308.DIABLE.- L\u2019œcuménisme du \u2014, J.d\u2019A.: 166.DIALOGUE.- Le prix de \u2014, G.R.: 154.-Le \u2014 de l\u2019unité, J.L.: 187.DIEU.-\u2014 et l\u2019école américaine (Édit.): 205.DOGME.-et théologie au Concile, J.d\u2019A.: 320.DON.- Un \u2014 du ciel, L.d\u2019A.: 93.DROIT CANON.- V.Concile.DROITS.- Les \u2014 de la conscience, J.C.M.: 301.-\tLes \u2014 de l\u2019enfant en éducation.V.Education.ÉCOLE - L\u2019\u2014- confessionnelle au Québec.Situation juridique, U.G.L.: 44.-L\u2019\u2014 laïque: l\u2019expérience européenne (Comm.), P.Delhaye: 168.-\tLa motion Prévost sur \u2014 (Comm.) : 168.-\tDieu et 1\u2019\u2014\u2022 américaine (Édit.): 205.-\tL\u2019\u2014 catholique ontarienne en danger (Édit.): 331.-Pourquoi des \u2014 catholiques en Ontario?V.Ontario.ÉCONOMIE.-Le chômage d\u2019une \u2014 d\u2019abondance, Ë.B.: 94.-\tL\u2019\u2014 esquimaude au Nouveau-Québec, I, II, III, M.B.: 225, 252, 310.-\t-\u2014 et éducation, J.L.: 339.ÉCRITURE SAINTE.- V.Concile.ÉDUCATION.- La Conférence canadienne sur 1\u2019\u2014- (Édit.): 61.-\t-\u2014 et progrès économique, P.A.: 62.-\tL\u2019\u2014, problème social.Semaine sociale de Montréal .(programme) : 232.-\tÉconomie et \u2014-, J.L.: 339.-\tLes droits de l\u2019enfant en \u2014, L.L.: 341.-\tV.Adultes.ÉGLISE.- Des laïcs adultes dans 1\u2019\u2014, R.A.: 48.-\tL\u2019\u2014 et l\u2019État, R.A.: 264.ÉLECTIONS (FÉDÉRALES).-Des \u2014, pour quoi faire ?(Édit.) : 150.ÉLECTRICITÉ.- V.Nationalisation.EN BREF: 22, 51, 153.ENFANT.- V.Éducation.ENSEIGNEMENT - Un \u2014- efficace du français, J.d\u2019A.: 80.-supérieur et progrès économique (Comm.): 142.-\tLes problèmes fondamentaux de notre \u2014, Comm.univ.de la C.de Jésus: 216.-\tV.Commission d\u2019Enquête, Bibliothèques.ESPAGNE.- Les grèves d\u2019\u2014 (Édit.): 177.ESPION.-L\u2019\u2014 du ciel (U.2), L.d'A.: 351.ÉTAT.- Jusqu\u2019où 1\u2019\u2014?, R.A.: 127.-\tV.Église.ÉTATS-UNIS.- Pastorale des évêques (Hor.): 36.-\tJustice pour les Noirs; Anti-anticommunisme (Hor.): 157.EUROPE.- L\u2019\u2014- au tournant (Marché commun), L* d\u2019A.: 124.-\tL\u2019\u2014 de demain, L.d\u2019A.: 165.-\tL\u2019\u2014 et nous (Marché commun) (Édit.) : 300.FAIM.-La \u2014 dans le monde, L.d\u2019A.: 138.-\tMon prochain qui meurt de \u2014 (Comm.): 167.FARENHEIT.- De \u2014 en centigrade, L.d\u2019A.: 352.FIDES.- Le 25° anniversaire de \u2014, A.P.: 321.FILION.- Vous avez raison, M.Filion: assez de singeries (Édit.): 178.FILM.- Festival du \u2014, J.C.: 318.FORÊTS.- Les \u2014- du Québec et l\u2019avenir, H.C.: 15.FORMOSE.- Miracle à \u2014 S.Exc.Mgr A.-J.V.: 19.FRANÇAIS (Au service du).- Jargon sportif à Radio-Canada, J.d\u2019A.: 20.-\tTrop est trop, J.d\u2019A.: 46.-\tPrépositions, J.d\u2019A.: 79.-\tBalayer devant sa maison, J.d\u2019A.: 103.-\tLa paille et la poutre, J.d\u2019A.: 139.-\t« Charabia contemporain », J.d\u2019A.: 158.-\tPour un « le » ou un « du », J.d\u2019A.: 192.-\tNous corriger, enfin!, J.d\u2019A.: 223.-Vitesse contre rigueur, J.d\u2019A.: 260.-\tPlaire et faire plaisir, J.d\u2019A.: 288.-\tUn peu de tout, J.d\u2019A.: 322.-\tRépéter pour apprendre, J.d\u2019A.: 352.FRANCISATION.- Rentrée scolaire et \u2014, J.d\u2019A.: 255.-\tIntelligents efforts de \u2014, J.d\u2019A.: 320.GAUCHE.- La \u2014 et la droite, III, IV, R.B.: 9, 30.GESÙ.- Renouveau au \u2014, G.-H.d\u2019A.: 21.GREVES.-Les \u2014 d\u2019Espagne (Édit.): 177.HOMME.- L\u2019\u2014 à la rose (Nehrou), L.d\u2019A.: 51.-Les origines de 1\u2019\u2014, L.d\u2019A.: 239.HONG-KONG.- Les réfugiés de \u2014, L.d\u2019A.: 195.HÔPITAUX.-et malades, J.d\u2019A.: 48.INCROYANCE.- Le droit à 1\u2019\u2014, J.C.M.: 91.JEUNESSE.-, tragique souci, J.d\u2019A.: 96.JOURNALISTES.- Le Pape aux \u2014 (Cit.): 300.JUIFS.- Les \u2014 en U.R.S.S.(Hor.) : 100.KOMISSAR.- Le cardinal Wyszynski et le \u2014, L.d\u2019A.: 195.LADY CHATTERLEY\u2019S LOVER.- L'opinion du juge Robert Taschereau sur \u2014- (Comm.): 140.-\tV.Cour suprême.LAÏCS.- Des \u2014 adultes dans l\u2019Église, R.A.: 48.-\tV.Concile.LAOS.- La troïka au \u2014, L.d\u2019A.: 227.LATIN, - Veterum sapientia : Le \u2014 dans l\u2019Église, G.R.: 133.LEÇON DE CHOSES.- Une dure \u2014 (Nehrou), L.d\u2019A.351.LECTURE DU MOIS.-La tradition dans l\u2019Église, G.L.: 23.-\tProblèmes d\u2019éducation, J.d\u2019A.: 52.-\tUne synthèse de la doctrine sociale de l\u2019Église, J.C.: 83.-\t« De l\u2019actualité historique », J.-G.V.: 101.-\tMédecine et morale du mariage, J.d\u2019A.: 164.LIBÉRALISME.\u2014 V.Liberté religieuse.LIBERTÉ.- La \u2014 de nos critiques, J.d\u2019A.: 82.-\tLa \u2014 et la loi, J.C.M.: 179.Romana Associatio\tRAPTIM CANADA Ltée AGENCE INTERNATIONALE DE VOYAGES \t Pro\tApprouvée par : 1 A T A Transvehendis\tAT C Conférence Transatlantique 1 tinerantibus\tConférence Transpacifique Missionariis\tPour vous servir : M.Luc GOU, directeur général, 1652, rue Saint-Hubert, Montréal-24, P.Q.- Tél.VI.5-7223* Bureau accrédité de RAPTIM International 358 RELATIONS -\tLa \u2014 religieuse et la doctrine libérale, J.C.M.: 333.-\tV.Techniques.LIBERTÉ DE RELIGION.- V.Religion.LITURGIE - V.Concile.« MAINTENANT ».-, R.A.: 50.MALADES.- La fête des \u2014, J.-P.L.: 49.MANUELS -Des \u2014 de France, pourquoi?, J.d\u2019A.: 219.MARCHÉ COMMUN.- V.Europe.MARIAGE -V.Concile « MATER ET MAGISTRA ».- Un an après (Édit.) : 178; (Hor.): 222.MÉMOIRE.-(de l\u2019O.N.T.) à la Commission Pa- rent, J.C.: 317.MENTALITÉ MALTHUSIENNE.- Peuplement humain et -\u2014 (Édit.): 90.M.LESAGE.- Bonne chance, \u2014 (Édit.): 331.MOTION PRÉVOST.- A propos de la \u2014¦ sur l\u2019école (Edit.): 150.MOTS.- Profanation des \u2014, J.d\u2019A.: 254.MOUVEMENT LAÏQUE.- Nos protestants français et le \u2014 (Comm.): 141.-\tV.Querelles canadiennes.NATIONALISATION (de l\u2019électricité).- La \u2014 à quel prix?(Édit.): 299.-\tPour l\u2019histoire de la « \u2014- » au Québec, J.C.: 312.NATIONALISME.-arabe (Hor.): 315.-musulman (Hor.): 315.NEHROU.- V.l\u2019Homme., Non-violence.-\tV.Leçons de choses.NEW DELHI.- L\u2019Assemblée de \u2014-, L.d\u2019A.: 80.NOËL.- Le mystère de \u2014, L.d\u2019A.: 3.NON-VIOLENCE.- De la \u2014 aux mesures militaires (Nehrou), L.d\u2019A.: 81.NOTES BIBLIOGRAPHIQUES.- 59, 87, 115, 147, 176, 205, 231, 259, 296, 328.NOUVEAU-QUÉBEC.- Les anomalies des frontières naturelles et politiques du \u2014, M.B.: 34.-\tLes grands problèmes du \u2014 et la question esquimaude, M.B.: 71; (Corr.): 138.-\tTransports et télécommunications dans le \u2014, I, II, M.B.: 159, 185.-\tL\u2019économie esquimaude au -\u2014, I, II, III, M.B.: 225, 252, 310.O.C.I.C.- Congrès de 1\u2019\u2014, J.C.: 316.-\tV.Cinéma.OEUVRE.- Une \u2014, un appui nécessaires (Éditions Jeunesse), J.d\u2019A.: 321.ONTARIO.- Pourquoi des écoles catholiques en \u2014?(Mémoire des évêques) : 353.-\tV.Ecole.O.N.U.- Déclin ou crise de 1\u2019\u2014?(Édit.): 62.-\tL\u2019\u2014 et l\u2019anticolonialisme (Édit.): 233.ORGANISATION PROFESSIONNELLE.-et pla- nification économique, I.D.: 120.-\tNécessité de 1\u2019\u2014 (Cit.) : 129.ORIENT CHRÉTIEN (L\u2019).- Le Concile et 1\u2019\u2014, J.L.: 346.OUSSET.J, \u2014 V.Cité catholique, Querelles françaises.PANARABISME.- Le \u2014, un mythe?, G.S.: 136.PAPE (Le) nous parle: 28, 60, 88, 114, 148, 175, 204, 232, 260.-\tV.Journalistes.PASCAL.- Le tricentenaire de la mort de \u2014, L.d\u2019A.: 165.PÉCHÉ.-originel et évolution, L.d\u2019A.: 211.-\tV.Homme.PERFECTION CHRÉTIENNE.- Continence périodique et ¦\u2014, M.M.: 132.PEUPLEMENT.-humain et mentalité malthu- sienne (Edit.): 90.PEUR.- Qui souffre de négativisme et de \u2014?, J.d\u2019A.: 165.PHARISAÏSME.- Du \u2014 à l\u2019utopie, J.d\u2019A.: 197.PLANIFICATION.- La \u2014 économique française, I, II, E.B.: 245, 304.-\t« Documents de base en vue de la \u2014 » (au Québec), I.D: 347.PLANIFICATION ÉCONOMIQUE.- V.Organisation professionnelle.POLITIQUE.- Les bases d\u2019une \u2014 de grandeur, J.C.: 109.PREUVE.- Une dernière \u2014?, J.d\u2019A.: 288.PROCHAIN.- Mon \u2014 qui meurt de faim, L.d\u2019A.: 167.QUÉBEC.-\u2014 Les forêts du \u2014 et l\u2019avenir, H.C.: 15.-\tL\u2019école confessionnelle au \u2014- (Cit.) : 44.QUERELLES.-françaises.(Comm.): 197.-.et \u2014 canadiennes (Comm.): 198.R-7.- Le \u2014, J.d\u2019A.: 137.RELIGIEUSES ENSEIGNANTES.- V.Cardinal.RELIGION.- De la liberté de \u2014 au Québec (Édit.) : 117.-\tLa liberté de \u2014, I, J.C.M.: 118.-II, La perspective catholique, J.C.M.: 151.-III, La liberté de la loi, J.C.M.: 179.-\tIV, La conscience, J.C.M.: 207.-\tV, Les devoirs de la conscience, J.C.M.: 234.-\tVI, Les droits de la conscience, J.C.M.: 301.RENTRÉE.-scolaire et francisation, J.d\u2019A.: 255.SACERDOCE.- La crise du \u2014, L.d\u2019A.: 195.SEMAINE.-La ¦\u2014 sociale de France, 17-22 juillet 1962, A.M.: 251.SEMAINES.-d\u2019étude (cinéma), J.C.: 317.-\tV.Chronique d\u2019un été.SLIPYJ, Mgr J.- (Hor.): 99.SOCIÉTÉ.- La \u2014 générale de financement (Édit.) : 206.SOCIOLOGIE RELIGIEUSE.- La VII® conférence internationale de \u2014, J.-G.V.: 250.SPECTACLES.\tintellectuels (Édit.): 332.SYRIE.- V.Panarabisme.TECHNIQUES.-modernes de diffusion et liberté, Mgr J.B.: 247.TEILHARD.- Le Saint-Office, le P.\u2014 et ses disciples, L.d\u2019A.: 254.THALIDOMIDE.- V.Vie.TOURISME.- Le \u2014 nautique, H.C.: 190.TOUT A TOUS.-, mais comment?, J.d\u2019A.: 255.U.C.C.(L\u2019).- Le mémoire annuel de \u2014, L.L: 50.UNITÉ CHRÉTIENNE.- Comment promouvoir 1\u2019\u2014?(Cit.): 150.U.R.S.S.- Message de Khrushchev au Pape (Hor.) : 99.-\tProblèmes agricoles (Hor.): 130.-\tChinois et Russes (Édit.) : 149.-\tPersécution religieuse (Hor.): 221.-\tMater et Magislra (Hor.) : 222.-\tV.Juifs.Vie.VATICAN II.- (Édit.): 29.VERBE.- La revue \u2014.-\tV.Cité catholique.VÉRITÉ.- Tranquille, la possession de la \u2014?J.d\u2019A.: 183.« VETERUM SAPIENTIA »: Le Latin dans l\u2019Église, G.R.: 133.VIE.- La crise du milieu de la \u2014, M.M.: 39.-\tDécidément, la vie n\u2019est pas rose.en U.R.S.S., L.d\u2019A.: 226.-\tDignité de la \u2014 humaine (Mme Finkbine) (Édit.) : 233.III.-BIBLIOGRAPHIE A.\u2014 ANONYME ET EN COLLABORATION Anonyme (Auteur unique non identifié; auteurs multiples sans désignation collective.) Anonyme: Dieu parle.Paraboles mystiques (R.Le-gault) : XXXI: 354.En collaboration (Divers auteurs sous la désignation En collaboration ou sous un mot collectif.) Académie d\u2019Êducation et d\u2019Entraide sociale: Jeunesse 60 (J.d\u2019Anjou): 112.American Institute of Management: The Nineteen Centuries of the Roman Catholic Church (R.Arès) : 325.Bible et Terre Sainte, Juin 1962 (J.-P.Labelle): 354.B.I.C.E.: Dix années de travail catéchétique dans le monde (J.-P.Labelle): 143.Cahiers de l\u2019Académie canadienne-française, vol.6, L\u2019Humanisme (J.Genest): 25.Catéchèse: Revue de Pastorale liturgique, 4 (J.-P.Labelle): 24.Catéchisme biblique des enfants (J.-P.Labelle): 199.Centrale Saint-Jacques: Mon agenda 1963 (J.d\u2019Anjou) : 356.Centre de recherches de littérature canadienne-française: Archives des lettres canadiennes.Mouvement littéraire de Québec 1960.Bilan littéraire de Vannée 1960 (P.-E.Racicot) : 25.Centre de recherches lexicographiques de l\u2019Université de Montréal: Dictionnaire canadien.The Canadian Diclionnary (J.d\u2019Anjou) : 258.Conférence internationale sur la situation des Juifs en Union soviétique (P.Léoni): 111.Congrès des Affaires canadiennes: Le Canada, expérience ratée.ou réussie?\u2014The Canadian Experiment, Success or Failure?(R.Arès): 258.Commission internationale catholique pour les migrations: Intégration de Vimmigrant catholique.IVe congrès international catholique de migrations 20-25 août 1960 (L.d\u2019Apollonia) : 229.Écrits du Canada français, tome 6 (G.-H.d\u2019Au-teuil): 25.En collaboration.- Au seuil de la théologie I (J.-P.Labelle): 23.- French Canada today.Report of the Mount Allison 1961 Summer Institute (R.Arès): 113.-\tInitiation aux problèmes d'Outremer : colonisation, sous-développement (R.Arès) : 56.-\tLes Tribunaux du travail (G.Hébert): 112.-Petite Bible du peuple chrétien (J.-P.Labelle): 54.-Précis de sexologie (J.d\u2019Anjou): 171.-\tUn concile pour notre temps (J.-P.Labelle) : 84.Encyclopédie universelle, tome I (J.-P.Labelle): 2°3.Groupe lyonnais d\u2019Études médicales: I: Perspectives et Limites de Vexpérimentation sur l\u2019homme (J.d\u2019Anjou): 145.II: La Vieillesse, problème d\u2019aujourd'hui (G.Robitaille) : 200.Manuel de catéchisme biblique.Tome I, 2° partie: Dieu et notre rédemption.Tome III: La vie selon les commandements de Dieu (J.-P.Labelle): 199.Maria, Études sur la sainte Vierge, tome IV (A.Dugré) : 293.Musique de tous les temps (juillet 1961) (J.-P.Labelle) : 54.Semaine sociale de France: Socialisation et Personne humaine (J.d\u2019Anjou) : 56.B.\u2014 AUTEURS IDENTIFIÉS Adam, M.- Qu\u2019est-ce que le concile?(J.-P.Labelle): 323.Adour, P.\u2014 Marie de V Incarnation, ursuline missionnaire au Canada (R.Legault) : 324.Agadjanian, G.- Journal (R.Daoust): 174.Alarie, R.- Au service de Vautel (J.-P.Labelle) : 24.Albert-du-Sacré-Cœur.- Approche du mystère de sainte Thérèse-de-l\u2019Enfant-Jésus (R.Legault): 145.André-Delastre, L.- Sainte Monique, mère de saint Augustin (R.Legault): 201.Antoine, Frère.- Laurier, citoyen d\u2019Arlhabaska (J.Genest): 111.Aron, R.- Les Années obscures de Jésus (J.d\u2019Anjou) : 84.Arthus, Dr A.\u2014 Un monde inconnu, nos enfants (J.d\u2019Anjou) : 52.Attwater, D.- Bouche d'or, voix de V Église, saint Jean Chrysoslôme (R.Legault) : 200.Aubier, D.- Détour des choses (R.Daoust): 174.Auclair, M .-Connaissance de l\u2019amour (J.d\u2019Anjou): 58.Baas, E.- Introduction critique au marxisme (R.Arès): 145.Barnard, J.- Mémoires Chapais, I (R.Legault): 86.Bergeron, DrM.- Psychologie du premier âge (J.d\u2019Anjou) : 324.Bernoville, G.- Les Sœurs Saint-Joseph-de-Tarbes (R.Legault) : 355.Blanchet, A.- La Littérature et le Spirituel, III : Classiques d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui (J.-P.Labelle): 173.Blardone, G.-Le Circuit économique, I: Le capitalisme (R.Arès): 229.Blondel, M.-Carnets intimes (J.d\u2019Anjou): 200.Boismard, M.-E.- Quatre hymnes baptismales dans la première épître de Pierre (G.Pelland) : 323._ Bose, R.\u2014 La Société internationale et l\u2019Église (L.d\u2019Apollonia) : 229.Bourassa, L.-P.\u2014 Tactiques communistes contre VÉglise (J.d\u2019Anjou) : 166.Boussemart, P.- Pourquoi je respecte ma fiancée.Ton fiancé te parle, Pour de chics fiançailles (j.d\u2019Anjou): 171.Bruchési, J.- Témoignages d\u2019hier (R.Legault): 172.Brunel, Y.- La Mère de Louis XVI, Marie-Josèphe de Saxe, dauphine de France (R.Legault): 172.Busser, H.- Charles Gounod (J.-P.Labelle) : 203.Canal, A.- Adolescence, âge de crise?Son affrontement au monde d\u2019aujourd\u2019hui (J.d\u2019Anjou) : 200.Canals, S.- L\u2019Église et les Instituts séculiers (L.C.de L.): 323.Capéran, L.- L\u2019Appel des non-chrétiens au salut (J.-P.Labelle) : 290.Cassell.- New French Dictionary, Canadian Edition (J.d\u2019Anjou) : 258.Catta, T .-Le Père Dujarié 1767-1838 (R.Legault): 173.Chaigne, L.- Vie de Paul Claudel et genèse de son œuvre (J.-P.Labelle): 173.Chalvin, M.et Mme.- Comment on abrutit nos enfants (J.d\u2019Anjou) : 196.Charbonneau, J.- Marchés et Marchands d\u2019Afrique noire (J.Ledit): 171.Charbonneau, R.- Marchés et Marchands d\u2019Afrique noire (J.Ledit): 171.Chateauneu, R.- Les Harpes de fer (R.Daoust) : 86.ChÉNÉ, Y.- Au seuil de l\u2019enfer (J.d\u2019Anjou): 201.Chentrier, T.- Psychologie de la vie quotidienne (J.d\u2019Anjou): 230.Claude, R.- 2000 ans après.L\u2019Evangile commenté aux jeunes (J.-P.Labelle): 110.Clément, B.- Élection au terrain de jeu, et autres contes (J.d\u2019Anjou) : 326.Clément, M.- Traité de formation sociale (J.d\u2019Anjou): 230.Congar, Y.- Aspects de Voecuménisme (J.-P.Labelle) : 290.Corriveau, M.- Le Secret de Vanille (J.d\u2019Anjou) : 326.Coste, R.- Le Problème du droit de la guerre dans la pensée de Pie XII (R.Arès) : 229.Coudreau, F.- L\u2019Enfant et le Problème de la foi.(J.-P.Labelle): 86.COULOMBE, V.- Le Latin vivant par la méthode naturelle (E.Richer) : 26.Cristiani, Mgr L.- Saint Jean de la Croix, prince de la mystique (1542-1591) (L.Pouliot): 55.\u2014 60 ans de sacerdoce (L.Pouliot): 172.Cuenot, C.- Teilhard de Chardin (L.d\u2019Apollonia) : 256.Dagonet, P.-Pages d\u2019Évangile (R.Legault): 199.DECEMBRE 1962 359 Daniel-Rops.- La Vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus (J.-P.Labelle) : 228.Daniélou, J.- Scandaleuse Vérité (J.d\u2019Anjou): 143.-\tLes Symboles chrétiens primitifs (G.Pelland): 354.Daveluy, P.- Sylvette et les Adultes (J.d\u2019Anjou): 326.David, J.- La Rose et VImmortelle (R.Daoust) : 113.De Cary, M.de L.-Les Saints des quatre saisons, I (R.Legault): 324.De Chantal, R.- Chronique de français (J.d\u2019Anjou) : 326.De Clorivière, P.-Prière et Oraison (R.Legault): 110.DehON, L.- Diario del Concilio Valicano, I.A cura di Vincenzo Carbone (L.Pouliot) : 292.De la Noë, F.- L\u2019Appel de l\u2019esprit (J.d\u2019Anjou) : 170.De Lest apis, S.- La Régulation des naissances conforme à la morale naturelle (J.d\u2019Anjou): 164.Derbaix, L.- La Crapaudière (R.Daoust) : 202.Deroo, abbé A.- Encycliques, messages et discours de Pie IX, Léon XIII, Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII et Jean XXIII sur les questions civiques et politiques (R.Arès): 169.De Smedt, Mgr E.-J.- Le Sacerdoce des fidèles (J.d\u2019Anjou) : 354.De Soras, A.\u2014 Morale internationale (R.Arès): 85.-\tDocuments d\u2019Église et options politiques (R.Arès): 85.De Vaulx, B.- D\u2019une mer à l\u2019autre.Les Oblats de Marie- Immaculée au Canada (1841-1961) (R.Legault) : 256.Dimitriu, P.- Rendez-vous au jugement dernier (R.Daoust) : 86.Dupriez, B.- Fénelon et la Bible (P.Angers): 295.Edwards, E.J.- Ces deux mains (R.Daoust): 146.Estang, L.- Le Bonheur et le Salut (R.Daoust) : 58.Fabien, S .-Nous, les parents.(J.d\u2019Anjou): 53.Falardeau, J.-C.- Roots and Values in Canadian Lives (R.Arès): 85.Fernoud, R.- Croyants et Incroyants d'au jour d'hui (J.-P.Labelle): 199.Fessard, G.- « De Vactualité historique » 1, 2 (J.-G.Vaillancourt) : 101.Fichter, J.-H.- Sociologie (J.-G.Vaillancourt): 56.FlLCHNER, A.- Audite Filii (J.-P.Labelle) : 258.Fisher, H .\u2014 Histoire et signification du catéchisme biblique (J.-P.Labelle): 54.Folliet, J.(Frère Genièvre).- Tw seras journaliste (J.-P.Labelle) : 294.FOURNIER, N.- Exigences actuelles de la catéchèse (J.-P.Labelle): 24.Fréchette, L.- Mémoires intimes (R.Legault) : 356.Garonne, Mgr.- Foi et Pédagogie (G.Robitaille): 84.Gauthier, A.-Puccini (J.-P.Labelle): 174.Gasnier, M.- Mes homélies sur le « Gloria in Excelsis Deo » (G.Hébert): 292.GÉNICOT, L.- Les Lignes de faîte du Moyen Age (R.Legault) : 201.Georg, Dr I.E.- La Pratique de la continence périodique (J.d\u2019Anjou) : 164.Gibert, Dr H.- La Conduite de Vamour (J.d\u2019Anjou) : 257.Godbout, J.- L\u2019Aquarium (R.Daoust): 355.Gorce, Dr D.- Le Martyre de Newman (J.-P.Labelle) : 324.Gouin-DéCARIE, T.- Intelligence et Affectivité chez le jeune enfant (J.d\u2019Anjou): 294.Goulet, É.- La Cantilène des heures (G.Cusson): 325.Gremillion, J.-B.- The Catholic Movement of Employers and Managers (Ê.Bouvier) : 144.Groulx, chan.L.- Histoire du Canada français, 1 et 2 (R.Arès): 325.-\tLe Canada français missionnaire (J.-P.Labelle): 355.Guardini, R.- La Mère du Seigneur (G.Robitaille) : 54.-\tDante, visionnaire de l\u2019éternité (J.-P.Labelle) : 257.Gueneau, M.- Les Gangs d\u2019adolescents (J.d\u2019Anjou): 112.Guérin, A.-A.- Histoire de la pédagogie par les textes (J.Genest) : 57.Guy, J.- Sainte Louise de Marillac (R.Legault) : 55.Hans Kung.- Concile et Retour à l\u2019Unité (J.-P.Labelle) : 23.Heckel, R.- Le Chrétien et le Pouvoir (R.Arès) : 229.Heer, F.- Catholicité d\u2019hier et de demain (R.Legault) : 292.Henrot, T.- Belgique (J.d\u2019Anjou) : 203.Henry, A.-M.- Simone de Beauvoir ou l\u2019échec d'une chrétienté (J.-P.Labelle) : 86.Huant, Dr E.- Le Péché contre la chair (G.Robitaille) : 257.Huber, G.- Vers l\u2019union des chrétiens (J.-P.Labelle) : 290.Hunermann, G.- Histoire du Royaume de Dieu, tome 4.Le Rocher battu par les flots (R.Legault) : 24.-\tA la table du Seigneur (R.Legault): 228.-\tLe Rebelle obéissant, le P.F.Pfanner.(R.Legault): 230.Huyghe, G.- Équilibre et Adaptation (G.Robitaille) : 169.Haubtmann, P.- « Mater et Magislra ».L\u2019Église, mère et éducatrice (R.Arès) : 58.Holstein, H.- La Tradition dans VÉglise (G.Lange-vin) : 21.Jean XXIII.- Encyclique « Mater et Magistrat (R.Arès) : 169.JÉRÔME, saint.\u2014 Textes choisis et présentés par Dom Dumas (R.Legault): 24.Jomin, H.- Vues chrétiennes sur la Chine (J.Ledit): 111.Josselin, J.-F.-Don Juan sous la pluie (R.Daoust): 26.Joubrel, H .-Jeunesse en danger (J.d\u2019Anjou): 112.Journet, C.- Entretiens sur la grâce (G.Robitaille) : 354.Keeler, Sister Jerome.- Handbook of Catholic Adult Education (J.d\u2019Anjou): 324.Kelly, abbé G.-A.- Le Livre de la famille chrétienne (J.d\u2019Anjou): 200.Kirchgassner, E.- Tentation du bien (R.Legault): 292.Krein, D.- Les Anges aux mains sales (J.d\u2019Anjou) : 52.Kuenen, P.-H.- L\u2019Histoire de la terre des origines jusqu\u2019à l\u2019homme (J.-P.Labelle): 203.Hyde, D.- J\u2019ai été communiste (G.Robitaille): 324.Labrosse, G.-Ma religion est-elle en danger?(J.-P.Labelle) : 294.Lasserre, M.- Essai sur les poésies de Louis Veuillot (J.d\u2019Anjou): 258.Lavoie, J.-L.-Quand j\u2019étais chinois (J.d\u2019Anjou): 26.Leeming, B.- Principes de théologie sacramentaire (A.Dugré) :,228.Legault, Ë.\u2014 L\u2019Église ne fait que commencer (J.-P.Labelle) : 257.Lelong, M.-H.- Saint Jean parmi nous (R.Legault): 169.Lesage, G.- Histoire de Louiseville {1665-1690) (A.Dugré) : 201.Lescourd, H .-Croyants et Incroyants d'aujourd\u2019hui (J.-P.Labelle): 199.Lewis, J.- Le Gouvernement spirituel selon saint Ignace (J.-P.Labelle) : 55.Liégé, P.-A.- Croyants et Incroyants d\u2019aujourd'hui (J.-P.Labelle) : 199.LlPS, Dr A.C.M.- Une seule chair (J.d\u2019Anjou): 164.Luc A de Tena, T.-Age interdit (R.Daoust): 202.Maertens, Dom T.- C\u2019est la fête en l\u2019honneur de Jahvé (R.Legault) : 199.Marcotte, M.- Cœur à cœur, vol.2 et 3 (J.-P.Labelle) : 144, 354.Marie-de-Saint-Jules, Sr.- Roule de Lumière avec Mère du Bel Amour (J.-P.Labelle) : 198.Maritain, f.-La Responsabilité de l\u2019artiste (J.d\u2019Anjou) : 170.MÉDÉric, P .-Loisir et Loisirs (J.-P.Labelle): 200.Mellor, A.- Nos frères séparés.Les francs-maçons (L.C.de Léry) : 170.Mercure, Dom G.- Litanies du Précieux-Sang (J.-P.Labelle) : 228.Mersenne, J.- Un été pour Elsa (J.d\u2019Anjou) : 202.Missi (Magazine d\u2019information spirituelle et de solidarité internationale (J.-P.Labelle) : 257.Morin, P.- Œuvres poétiques (P.-E.Racicot) : 355.Most, W.G.- Le Latin vivant par la méthode naturelle (E.Richer): 26.Neubert, E.- Mon idéal : Jésus, Fils de Marie (R.Legault) : 198.Nisin, A.-Histoire de Jésus (R.Legault): 198.Noel, Marie.- Notes intimes (J.-P.Labelle) : 145.Ohn, T.- Les Principaux Faits de l\u2019histoire des missions : 145.Olgiati, F.- La Clef du trésor chrétien (R.Legault) : 54.Oliver, M.- Social Purpose for Canada (Ê.Bouvier): 85.Osler, E.B.- The Man who Had to Hang, Louis Riel (L.Pouliot): 111.Panici, P.\u2014 Aimer, Savoir aimer (J.d\u2019Anjou): 256.Paradis, S.- Il ne faut pas sauver les hommes (J.d\u2019Anjou) : 26.Parrot, P.- Les Gangs d\u2019adolescents (J.d\u2019Anjou): 112.Paul-Marie-de-la-Croix.- Méditât ions sur le Pater (R.Legault) : 84.Perroy, M.- Sous la cendre (R.Daoust) : 174.Phabrey, G.- La Cité fraternelle.Frédéric Ozanam (R.Legault): 293.Philipp art, E.- Marie, miroir de la vie chrétienne (R.Legault): 199.Pin, Ë.- Les Classes sociales (H.Carrier) : 354.Plotzke, U.- La Charte de la vie chrétienne : les Béatitudes (R.Legault): 169.Poncelet, M.- Le Mystère du Sang et de l'Eau dans l\u2019Évangile de saint Jean (G.Robitaille): 228.Pritchard, James B.- Lumières sur la Bible, Archéologie et Ancien Testament (R.Bourgault): 23.Pruche, B.- Histoire de l\u2019homme, Mystère de Dieu (J.d\u2019Anjou) : 323.Quesnoy, R.- La Marelle (J.d\u2019Anjou): 356.Quiavarino, L .-Le Joyeux Saint Jean Bosco (R.Legault): 113.Ravier, A.-L\u2019Église du Dieu vivant (J.-P.Labelle): 169.Reisner, E.- Métaphysique de la sexualité (J.d\u2019Anjou) : 58.RlCOUR, P.- Quand chante la source.Famille, espoir du monde (J.-P.Labelle) : 85.ROGUET, A.-M.- La Boîte aux questions (J.-P.Labelle) : 200.Rousselet, Dr J.- Jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui (J.d\u2019Anjou) : 112.Roy, M.-A.- Valcourt ou la Dernière Etape (P.-E.Racicot) : 356.RUSSO, F.- Technique et Conscience religieuse (R.Beau-séjour): 143.Sandre, Y.\u2014 Marchands de participes (R.Daoust): 325.SAURIOL, P.- La Nationalisation de l\u2019électricité (R.Arès) : 325.SCAILTEUR, C.- Le Contribuable et T État.Déontologie de la fiscalité (R.Arès): 144.Schafer, B.- Les Pourchassés de la grâce (R.Legault): 55.Schneider, Dr F.- L\u2019Enfant, cet inconnu (J.d\u2019Anjou) : 52.Sedar-Senghor, L.- Pierre Teilhard de Chardin et la politique africaine (L.d\u2019Apollonia) : 256.Seghers, P.- Le Livre d\u2019or de la poésie française (J.-P.Labelle) : 203.Seipolt, A.- Le Canard du cardinal (R.Legault) : 230.Sheen, Mgr F.J.- La Vie de Jésus (R.Legault) : 54.Simon, J.-M.- Le Divin et l\u2019Humain dans la Bible (G.Pelland) : 323.Simonnet, B.-La Régulation des naissances (J.d\u2019Anjou): 164.Sollers, P .-Le Parc (R.Daoust): 146.Solo, B.- Journal (R.Daoust): 174.Steinmann, J.-Ezéchiel (G.Pelland): 198.Stocker, Dr A.- De l'angoisse à la sérénité.Névrose.Perversion et santé de l\u2019âme humaine (J.d\u2019Anjou): 171.Teilhard de Chardin, P.- Genèse d\u2019une pensée (L.d\u2019Apollonia) : 256.-\tHymne à l\u2019univers (L.d\u2019Apollonia) : 256.Thériault, Y.- Le Vendeur d\u2019étoiles et autres contes (J.d\u2019Anjou) : 25.-\tCul-de-sac (R.Daoust): 202.-\tSéjour à Moscou (P.Léoni): 257.Tilliette, X.- Existence et Littérature (J.-P.Labelle) : 356.This, Dr B.- La Psychanalyse, science de l\u2019homme en devenir (J.d\u2019Anjou): 170.Trochu, Mgr F.- Le chanoine Louis Larose {1888-1956) (R.Legault): 113.-\tLe Rêve de Gérontius (R.Dionne) : 202.-\tLes Amitiés du Curé d\u2019Ars (R.Legault) : 203.Van der Loeff, Dr S.- Pour toi qui te maries (J.d\u2019Anjou): 164.Vandeur, Dom E.- Sang du Christ, sauvez-nous (J.-P.Labelle) : 228.Van de Vlerk, I.-M.- L'Histoire de la terre, des origines jusqu\u2019à l\u2019homme (J.-P.Labelle): 203.Veillet, R.- Le Concile au catéchisme (J.-P.Labelle) : 110.-\tComment aider les enfants à prier pour le Concile (J.-P.Labelle): 169.Vennes, G.- Inconscient freudien et Problèmes de liberté (J.d\u2019Anjou) : 324.Vertefeuille, P.-Y.- Histoire de la pédagogie par les textes (J.Genest) : 57.Vieujean, chan.J.- Jeunesse aux millions de visages (J.d\u2019Anjou): 112.Vigil, J.-L .-La Puissance et l\u2019honneur (R.Daoust): 355.Vincent, Dra B.et A.- La Grande Joie d\u2019aimer (J.d\u2019Anjou): 164.Vincent, R.-La Couronne des innocents (R.Daoust): 356.Violet, Mgr J.- Un drame.Initiation de la jeunesse aux problèmes de l'amour (J.d\u2019Ajijou): 171.Volken, L.- Les Révélations dans l\u2019Église (R.Legault) : 144.Waite, P.B.-The Life and Times of Confederation {.1864-1867) (R.Arès): 258.Welty, E.- A Handbook of Christian Social Ethics.Vol.1: Man in Society (R.Arès): 57.Wentlinck, C.- Histoire de la peinture européenne (J.-P.Labelle) : 203.Wiesel, E.- Le Jour (R.Daoust) : 26.IV.-THÉÂTRE Aperçus généraux -\tRenouveau au Gesù (G.-H.d\u2019A.) : 21.-\tLes classiques à l\u2019honneur (G.-H.d\u2019A.) : 78.Pièces commentées Barbier de Séville [Le) (G.-H.d\u2019A.) : 106.Bon week-end, Mr Bennett (G.-H.d\u2019A.): 105.Caligula (G.-H.d\u2019A.) : 106.Capitaine Bada (G.-H.d\u2019A.) : 136.Château en Suède (G.-H.d\u2019A.): 163.Dépit amoureux {Le) (G.-H.d\u2019A.) : 78.Double Inconstance {La) (G.-H.d\u2019A.) : 78.Faisons un rêve (G.-H.d\u2019A.) : 78.Idiote {L\u2019) (G.-H.d\u2019A.): 162.Jean de la Lune (G.-H.d\u2019A.): 105.L\u2019Amour des quatre Colonels (G.-H.d\u2019A.): 350.Les portes claquent (G.-H.d\u2019A.) : 319.Menteur {Le) (G.-H.d\u2019A.) : 135.Œuf {L\u2019) (G.-H.d\u2019A.): 47.Partage de midi (G.-H.d\u2019A.): 135.Piège pour un homme seul (G.-H.d\u2019A.) : 349.Polyeucte (G.-H.d\u2019A.) : 79.Pour Lucrèce (G.-H.d\u2019A.\u2014- 350.Puce à l\u2019oreille {La) (G.-H.d\u2019A.) : 193.Requiem pour une nonne (G.-H.d\u2019A.): 135.Richard II (G.-H.d\u2019A.) : 319.Roi cerf {Le) (G.-H.d\u2019A.) : 78.Roses rouges pour moi (G.-H.d\u2019A.): 163.Trois coups de minuit (G.-H.d\u2019A.): 21.Un p\u2019lit coup de rouge (G.-H.d\u2019A.) : 47.Vêtir ceux qui sont nus (G.-H.d\u2019A.): 193.V.-DISQUES Catta, R.-S.- Si tu savais le don de Dieu (J.-P.Labelle): 228.Lemay, J.-Roule claire (J.-P.Labelle): 202.360 RELATIONS NOTES BIBLIOGRAPHIQUES Pour les jeunes chez Desclée de Brouwer Collection « Mondes et Merveilles » Charles KerVEN: Sur mer à travers les âges.Grand album illustré, 29 cm.94 pp.Stijn STREUVELS: L'Enfant de Noël.\u2014 Anonyme: Les douze contes merveilleux de la reine Fabiola.Albums illustrés, 25 cm., 68 et 80 pp.Collection (( Albums du petit berger )) Geneviève DUHAMELET: Le Jardin de mon père.\u2014 Suzanne Roland: La Petite Donatrice.Petits albums illustrés, 18.5 cm., 60 pp.Collection « Belle humeur » Claude du Bousquet: Koniev, cheval cosaque.\u2014 Maria de Crisenoy: Pom-péi, an 79.\u2014 Hugues Varnac: Lo Guillermé, corsaire.\u2014 Marguerite SERGE: Au mépris du danger.Nos 101 à 104 de la collection « Belle humeur ».Chacun, 160 pp.(A Montréal, s\u2019adresser à M.Paul Mancel, 2715, place Darlington, app.208.) Chez Casterman Encyclopédie (( Globerama » La vie et ses merveilles.\u2014 L'aventure de la terre.\u2014 1962, chacun 192 pp.Superbes volumes magnifiquement illustrés d\u2019une nouvelle encyclopédie pour les jeunes.Éditée dans douze pays différents, cette encyclopédie permet aux jeunes de se documenter rapidement sur tous les grands problèmes dans les domaines les plus divers.Les deux premiers tomes nous parlent de l\u2019histoire de la terre et des merveilles de la vie.Collection « Farandole » Marcelle Vérité - Romain Simon: Le voyage des éléphants.\u2014 Alain Grée: Olivier construit sa maison.\u2014 G.De- LAHAYE et M.Marlier: Martine et les 4 saisons.\u2014 G.DELAHAYE et L.FUNCKEN: Le petit cow-boy.\u2014 1962, chacun 20 pp.Petits albums illustrés pour les tout jeunes.¦ Collection « Hergé » HergÉ: Les exploits de Quick et Flupke.lre, 2e, 3e et 4e série, 1962, chacun 30 pp.Réédition d\u2019albums très populaires auprès des enfants.Encyclopédie « Casterman » Histoire de l\u2019automobile.\u2014 1962, 31 cm.80 pp.Grand album illustré racontant l\u2019histoire de l\u2019automobile depuis les origines de la roue jusqu\u2019à nos jours.Les trois derniers chapitres s\u2019intitulent « Comment roule une voiture », « Comment on construit une voiture », « Comment on construit une route ».Collection « Albums de l'âge d\u2019or » GRIMM: Blanche-Neige.- Les Musiciens de Brême.-\u2014 1962, 30.5 cm., 32 pp.Deux contes magnifiquement illustrés, dont le premier est bien connu des enfants depuis le film de Walt Disney.Collection « Plaisir des contes » Marcelle Vérité: Tiline.- Louise Bel-LOCQ: Conte de mes bêtes au vent.-André DHOTEL: La plus belle main du monde.\u2014 1962, 23.5 cm., 64 pp.Trois beaux volumes de contes.Serge Vaculik: Mission en Crête.- Henry TREECE: L'Homme à la Jaguar rouge.- Georges Chaulet: Les 4 as et le secret du donjon.- Mlle Etin- celle et l\u2019usurpateur.\u2014 1962, 22 cm.Le premier, 140 pp., les autres, 150.Romans d aventures, d\u2019espionnage et d\u2019enquêtes policières dans une nouvelle collection s\u2019adressant aux garçons et filles à partir de 12 ans.Almanach moderne « Eclair », 1963.\u2014 Montréal (7383, rue de La Roche), les Distributions « Eclair », 1962, 512 pp.Cet almanach se présente comme « une encyclopédie typiquement canadienne », où l\u2019on peut trouver « tout ce qu\u2019il importe de savoir, depuis les noms des autorités religieuses et de nos gouvernants civils, jusqu\u2019aux renseignements postaux et aux poids et mesures ».S.S.JEAN XXIII: Lettre encyclique « Mater et Magistra ».Introduction, notes et index par Marcel Clément.\u2014\u2022 Montréal et Sherbrooke, Editions Paulines, 1962, 126 pp.Cette nouvelle édition canadienne de la célèbre encyclique sociale du pape Jean XXIII se recommande surtout à cause de l\u2019introduction et des notes de M.Marcel Clément.Elle constitue un excellent instrument de travail.¦ Collection « Mésopé » Lucien Jerphagnon: Qu'est-ce que la personne humaine?Enracinement, nature, destin.\u2014 Toulouse, Privât, éditeur, 1961, 128 pp.Ouvrage sérieux et profond, qu\u2019on ne lira pas sans profit.A la question: qu\u2019est-ce que la personne humaine ?l\u2019A.apporte une réponse extrêmement nuancée.Il écrit, entre autres choses: « En définitive, l\u2019essence de la personne coïnciderait, selon nous, avec cet élan subsistant vers sa perfection qu\u2019est chaque être humain, élan qui le pousse à ratifier tous les actes créateurs qui ont conspiré à le poser dans l\u2019existence consciente, et en premier l\u2019acte créateur par excellence, qui transcende tous les autres en même temps qu\u2019il les sustente.» Maurice Pepin, président de c?4blCl£ (P2pln c4utomobileâ J^lmitee est heureux de présenter aux lecteurs de Relations ses meilleurs voeux à ïoccasion de Noël 1962 et pour l'année 1963 FONDÉE EN 1929 (Mutomofileà Sûmttée Au service d\u2019une clientèle satisfaite depuis 33 ans Distributeurs autorisés de Buick \u2014 Pontiac \u2014 Vauxall \u2014 et camions G.M.C.Service et vente : 155 ouest, rue SAINT-CHARLES, Longueuil Tel.: OR.4-4924 marabout Collections de volumes flflSH plantes En dix ans, Marabout a publié plus de 50 millions de volumes et sélectionné à votre intention un millier d\u2019œuvres dans les littératures de tous les temps et de tous les pays, faisant alterner les grands romans comme \u201cQuo Vadis\u201d ou \u201cLa guerre et la paix\u201d avec les ouvrages utiles et instructifs comme \u201cLe Spock\u201d ou \u201cLes prodigieuses victoires de la psychologie moderne\u201d.Marabout a également publié des livres de conception révolutionnaire tels que Marabout Flash et Marabout Université.f PIERRE DACO LES PRODIGIEUSES VICTOIRES DE LA HEwasîHWt AXCÜSSC Q85BS0KS ««Moses 1.000 oeuvres de qualité | 4 50 Y millions f f f f f f A 7col-T lections I à la f page f f t t f COLLECTION INEDITE TANT POUR SA PRESENTATION QUE POUR SES PRIX Marabout Collection : des classiques russes et français, des romans 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