Relations, 1 juillet 1985, Juillet - Août
[" rJUILLEI-A0UTJ985 photo: Paul Hamel MAÎTRE ET DISCIPLE LA DIRECTION SPIRITUELLE par Yves Raguin Cet ouvrage est le reflet d\u2019une longue expérience personnelle de la direction spirituelle.Il témoigne de la liberté et de l\u2019humilité du «maître» dans la tradition spirituelle du christianisme où le seul maître véritable est le Christ.Pour avancer dans la contemplation, dans la vie spirituelle, un guide, homme ou femme, est nécessaire.Sans soumettre celui ou celle qui consulte à ses vues personnelles, le directeur est le sage qui sait que les chemins sont multiples.Son rôle est de conduire là où attend l\u2019Esprit.143 pages, 11,95$ LE PROBLÈME ECCLÉSIAL DES ACTES À LA LUMIÈRE DE DEUX PROPHÉTIES D'AMOS par Pierre-Antoine Paulo On trouve dans les Actes des Apôtres les deux seules citations du prophète Amos de tout le Nouveau Testament.De ces deux citations se dégagent des idées-forces qui éclairent une phase critique de l\u2019Église primitive: L\u2019Église doit alors se définir face au Judaïsme dont elle est issue et au paganisme qui venait à elle.La prolongation des conclusions rejoint la situation de l\u2019Église des temps actuels et de l\u2019avenir.165 pages, 12,00$ DIEU SAUVE par Jean-Noël Bezançon On ne croit plus au salut parce qu\u2019on n\u2019arrive plus à reconnaître de quoi on devrait être sauvé.Il faudrait revenir à tout ce que raconte la Bible sur le salut de l\u2019homme.Retrouver le sens du péché et le sens de Dieu.Et toute l\u2019histoire du Christ dont le sacrifice nous a rapprochés de Dieu.Comprendre notre salut, c\u2019est comprendre l\u2019action du Baptême, de la réconciliation, de l\u2019Eucharistie dans notre vie.Un livre qui instruit beaucoup et qui aide à partager la joie que le Père nous destine même ici-bas.132 pages, 11,95$ ____m_u ' ' r,:;ï ' Ait ; IIÜ Dieu sauve AKxxom /Vtcudlrie salut o,.i est en .Jésus 'Christ Goto en u Deu cm crot-en rhcnrrse An-xtrcér.\u20ac£S Ct SoifJ'Ai fis ie pi$«ut-?c CT VaNX ML \\ > /\u2022 - * LA 5o£i£-T£ ' W >A ;* j>E \u2014 tyx)\u2022 du°{ \u2022 ; : , ; fl; _ ___ \" ART ET SACRE par Michel M.Campbell D\u2019abord, on ne peut que constater la mort de l\u2019art sacré traditionnel.Ceux qui nourrissent leur foi aux splendeurs du gothique, à la naïve incarnation des primitifs italiens ou flamands, au faste du baroque, sont voués au musée; littérature ou cinéma ne produisent plus de témoins comme Greene, Mauriac ou Bergman.La culture actuelle n\u2019utilise plus la symbolique chrétienne comme référence.La fin de la chrétienté comme réalité sociologique a tari les commandes.Les chrétiens actuels n'appellent pas la production artistique.La droite et ses fortes assises institutionnelles qui se crispent dans le moralisme et le dogmatisme menacent par sa volonté de censure.Vatican II a été iconoclaste.La gauche, prise souvent dans son propre moralisme sociçpo-litique, se méfie de l\u2019esthétisme.Églises surmoïques qui ont peur de l\u2019artiste et le refoulent.Église éclatée qui ne sait plus se donner un imaginaire commun, après plus d'un millénaire de leadership dans ce domaine en Occident.Les écoles d\u2019art actuelles se sont souvent amorcées malgré l\u2019Église (ex.: le Refus Global) et répugnent aux catégories religieuses institutionnelles.Quels artistes chrétiens d\u2019aujourd\u2019hui peuvent se vanter d\u2019être parvenus à une même crédibilité chez leurs collègues et dans leur communauté chrétienne?Cette tâche apparaît impossible.Est-ce la fin de la problématique de l\u2019art et du sacré?Peut-être pas pour ceux qui acceptent de renoncer au pouvoir et à la volonté de soumettre l\u2019art au contrôle ecclésiastique.La transhumance des artistes hors de l\u2019aire sacrée les dégagent du conformisme, de l\u2019apologie et de la propagande.L\u2019art se banalise et retrouve peut-être là une de ses fonctions anthropologiques essentielles.Celle d\u2019être une production onirique où paradoxalement la culture, dans un mélange de fuite et de lucidité, exprime à la fois le mal et le désir de vivre.Dans une telle perspective, le croyant n\u2019est plus celui qui possède ou gère les canons de l\u2019esthétique; mais, dans la tradition la plus fondamentale du religieux, un herméneute qui cherche à instaurer un dialogue (plus précisément un «interdire») entre la souffrance et la joie évoquées par l\u2019artiste d\u2019aujourd\u2019hui et cette autre parole de scandale et d\u2019espérance (le kérygme) qui est venue jusqu\u2019à nous souvent par d\u2019autres artistes.À ce moment-là, on ne voit plus des oeuvres comme «Les Fées ont soif» C\u2019était au début du colloque sur la paix, à Moncton, en mai dernier.Fernand devait nous donner le mot de bienvenue.Il commença par nous parler de son fils de six ans: «Mon fils m\u2019a dit, ce matin, de nous forcer durant le congrès.Car il est sûr que nous pouvons arrêter la guerre nucléaire.Mais il a précisé que nous devons nous dépêcher!» C\u2019était rappeler avec humour à tous les participants un fait qui s\u2019impose: les enfants de cette génération perçoivent les dangers de la guerre nucléaire beaucoup plus tôt que nous le croyons.La destruction possible de notre planète fait partie de leur univers mental.Elle marque, déjà, leur sensibilité et leur perception de l\u2019avenir.Aussi plusieurs commencent-ils à s\u2019intéresser à ce phénomène.Ils notent que les enfants d\u2019aujourd\u2019hui commencent, très tôt, à douter du désir des adultes de faire quelque chose pour changer le cours de l\u2019avenir menacé.Cette perception entame alors leur confiance dans leurs parents et les autres adultes.Sur le plan de leur croissance personnelle, ils se mettent à douter de l\u2019avenir.Ils auront beaucoup de difficulté à dépasser le court terme.Le plaisir devra être instantané.Comme avec l\u2019appareil vidéo.Il ne saurait être remis à plus tard.Dans l\u2019ordre des rapports (D.Boucher) ou le «Je vous salue Marie» (J.L.Godard) comme des attaques ou des sacrilèges.On accepte que de plus en plus d\u2019artistes utilisent les symboles chrétiens comme on a utilisé les éléments de la mythologie des autres religions.C\u2019est là l\u2019héritage commun de l\u2019humanité et nous n'avons pas de droits de propriété exclusive sur ces images ou sur ces thèmes.On les verra comme des manières parfois provocantes (n\u2019est-ce pas là un des trucs de l\u2019art vivant?) de poser les problèmes humains de fond: sur les rapports hommes-femmes, sur la tendresse, sur le terrible et beau risque de vivre autonome avec les autres.Ce qui peut être un bon point de départ pour réapprendre ensemble le premier commandement de l\u2019Amour.humains, comment pourront-ils s\u2019engager envers d\u2019autres personnes et cela pour longtemps?Auront-ils seulement le goût d\u2019avoir des enfants?Heureusement, les mêmes études ouvrent des pistes encourageantes.L\u2019anecdote du début les confirme: les enfants dont les parents sont engagés dans un mouvement pour la paix ou pour la justice puisent dans cette pratique une confiance personnelle et un signe d\u2019espoir.Même s\u2019ils savent que leurs parents n\u2019ont pas toutes les solutions, ils trouvent dans l\u2019effort déployé par ces derniers de quoi nourrir leur ouverture face à l\u2019avenir.Je cite une autre anecdote, fournie, celle-là, par Susan Goldberg et Molly Barker: dans une classe de deuxième année, une professeure demande à ses élèves s\u2019ils croient que la guerre nucléaire va éclater.Une forêt de mains se dresse pour dire oui.Mais il y a une exception.Un jeune garçon.La professeure lui demande alors pourquoi il n\u2019a pas le même avis que les autres.«Il n\u2019y aura pas de guerre nucléaire», répond avec aplomb l\u2019enfant.«Je le sais, car mon père va à beaucoup de réunions pour l\u2019empêcher!» Devant la peur de la catastrophe finale, l\u2019espérance devient aussi concrète que le pain partagé.par Guy Paiement 202 RELATIONS JUILLET-AOÛT 1985 NOUS AVOWS LU LA SOLUTION LIBÉRALE Guy SORMAN, La solution libérale, Paris, Fayard, 1984, 285 p.L\u2019an dernier, il m\u2019est arrivé de recenser pour la revue (Relations, janv.-févr.1984, p.35) un livre d\u2019un très célèbre futurologiste, Les cartes du futur, de Alvin Toffler.J\u2019en faisais des éloges, mais je les accompagnais de réserves, surtout lorsque Toffler utilise de minuscules réalisations comme précurseurs de mouvements majeurs («Megatrends»).En commençant la recension du dernier livre de Sorman, un journaliste professeur d\u2019économie à l\u2019Institut d\u2019études politiques de Paris, je tiens à dire que ces réserves ne tiennent pas ici: ce qui fait l\u2019importance de ce livre, c\u2019est qu\u2019il est moins du côté de l\u2019intelligence et de l\u2019extrapolation que de la volonté et du projet.Se basant sur une centaine d\u2019interviews de spécialistes de l\u2019économie et des affaires, au cours d\u2019un voyage ultra-rapide autour du monde, Sorman nous montre comment, dans les faits, la période de social-étatisme, qui a dominé l\u2019économie occidentale depuis 1945, est à se terminer, surtout depuis 1980.Cela signifie la fin de l\u2019État-providence, de l\u2019âge des déficits gouvernementaux monstrueux, de la taxation élevée et progressive, de la démocratisation de l\u2019enseignement, du nivellement ouvrier par le syndicalisme, du haut niveau de chômage.C\u2019est que la théorie économique de Keynes, et son application de type Beveridge (ou Marsh pour le Canada), a fait son temps, à la fois parce que beaucoup trop de gens ont abusé de la redistribution sociale des biens et parce que les États n\u2019ont plus les moyens financiers requis.On est passé de l\u2019ére où la compassion était perçue comme un placement ou un investissement, à une ère où régnent de nouveau Schumpeter et Hayek, une ère où la lutte des égoïsmes, individuels et de groupes, assurera, nous dit-on, à la fois une meilleure croissance économique et un plus juste partage.En d\u2019autres termes, nous sommes revenus et allons de plus en plus revenir au libéralisme, c\u2019est-à-dire à une vénération pratiquement sans nuances du marché et de sa liberté.Cela signifie qu\u2019on dit de nouveau que le monde obéit RELATIONS JUILLET-AOÛT 1985 à des lois que nous ne connaissons pas, ou que nous faisons semblant d\u2019ignorer pour assouvir divers intérêts, et que par conséquent nos actes sont meilleurs, pour diriger ce monde, que nos idées.Hayek disait que l\u2019ordre spontané (cosmos) est toujours meilleur que les ordres imposés du dehors (taxis), si bien que le keynésianisme doit être rangé, avec le marxisme, parmi les pires manifestations de l\u2019orgueil humain.Ceci dit, Sorman nous rappelle que le libéralisme qui est à renaître est un «néo-libéralisme», c\u2019est-à-dire qu\u2019il s\u2019appuie sur trois principes de l\u2019ancien libéralisme, mais avec des corrections: supériorité de l\u2019ordre du marché libre sur toutes les réglementations, réduction au minimum de l\u2019intervention gouvernementale et légale, remplacement du devoir de redistribution par le devoir de solidarité: tout cela est classique, mais on ajoute le devoir de concertation entre le capital et le travail, et un appui social à l\u2019initiative bénévole de charité privée.On ajoute aussi que l\u2019arrivée au pouvoir de partis conservateurs (Thatcher, Reagan, Mulroney) est en réalité une manifestation du retour du libéralisme, qui ne tardera pas à dire plus clairement son nom.Ceci dit, vous aimerez parcourir l\u2019étonnant inventaire des réalisations néo-libérales: déréglementation internationale, taxation fixe de 16%, taxation des dépenses et non plus du revenu, retour aux banques privées, élimination de Les autres marxismes réels, collectif sous la direction de A.Corten, M.Sa-dria et M.-BI.Tahon, Collecton Cibles, Éd.Christian Bourgeois, 1985, 257 p.L\u2019an dernier, l\u2019anniversaire de Karl Marx est presque passé inaperçu.Trop de mauvaise conscience, presque de la honte chez beaucoup d\u2019intellectuels: ce fut le silence.Aux antipodes d\u2019une simple célébration, des intellectuels de gauche ont décidé de tenter une reiec- l\u2019universalité dans tous les services sociaux, incitation sévère au travail après expérience de travail social imposé (workfare au lieu de welfare), passage au secteur privé de presque tous les services publics (écoles, voirie, hôpitaux, assistance sociale, et même pompiers et garde des prisonniers).Vous pourrez aussi constater la nouvelle popularité des primes à l\u2019excellence (écoles) et à la productivité (industrie), le retour du bénévolat, l\u2019introduction de l\u2019emploi à vie compensé par la flexibilité du salaire et la mobilité indéfinie de l\u2019emploi à l\u2019intérieur de l\u2019entreprise, le retour à la planification personnelle de la pension de vieillesse, l\u2019abandon pratique de l\u2019assurance-chômage.Dans le néo-libéralisme tout cela est en compétition avec le système social-étatiste, mais cette compétition sera vite réduite par la supériorité du libre marché, de la compétition ouverte, du libre choix du consommateur et de l\u2019usager.Cette futurologie volontariste est écrite avec allégresse, dans un univers où il n\u2019y a plus de violence, même pas de guerre (le marché libre entre l\u2019Est et l\u2019Ouest élimine la menace, les intérêts étant toujours communs des deux côtés).Elle préfère éviter le problème posé par l\u2019exploitation du Sud par le Nord.Elle suppose surtout que vous et moi et tous les autres sommes jeunes, en santé, sans handicaps, libres de toute discrimination, bien éduqués, bien socialisés, entreprenants et souples devant le recyclage.Si vous avez tout cela, le livre de Sorman vous donnera le goût d\u2019entrer dans le mouvement et de devenir un néo-libéral pratiquant.Mais faites bien attention de ne jamais devenir vieux, malade, pauvre ou même marginal.Car alors vous regretterez la société compatissante.Julien Harvey ture de Marx pour aujourd\u2019hui.Par delà la crise du marxisme.Au delà du «socialisme réel».Y a-t-il encore un marxisme vivant?Voici la question autour de laquelle André Corten avait constitué ce séminaire de recherche.Le livre balbutie avec beaucoup d\u2019honnêteté les éléments de réponse du noyau initial de ce collectif.Le marxisme aujourd\u2019hui: projet plutôt qu\u2019utopie, substrat, pas nécessairement système ou doctrine \u2014 surtout pas d\u2019État \u2014, mais marxisme réel, parce 203 REPENSER LE MARXISME qu'opérant, chez des intellectuels ou dans les pratiques révolutionnaires de nouveaux mouvements sociaux.Les universitaires qui ont participé à ce débat, à Montréal, durant plus d\u2019un an, et des collaborateurs extérieurs qu\u2019ils se sont adjoints, publient là un livre courageux, émouvant.Mais comme m\u2019a dit l\u2019un d\u2019entre eux: «Nous ne voulions pas pleurer».Refusant l\u2019iconoclasme désinvolte des nouveaux philosophes et sa charge de culpabilisation, chacun de ces essais d\u2019une part dénonce l\u2019imposture d\u2019une idéologie quasi mondiale \u2014 dominante \u2014 qui avait souvent pris en otage la «classe ouvrière», «le parti», «l\u2019État», mais d\u2019autre part tâche aussi de reprendre à son compte l\u2019énoncé neuf, pertinent d\u2019une autre face du marxisme.Démarche plurielle, que l\u2019occasion de l\u2019ouvrage met en convergence.Le discours est inégal d\u2019un texte à l\u2019autre, mais on sent que cette différence est assumée.Le bégaiement est accepté; est proscrite la répétition.Très clairement, on sent la peur d\u2019une récupération.Ce livre est d\u2019une lucidité décapante.Il était nécessaire.Il ne clôt rien cependant, car il se veut une amorce, une relance.Les textes de S.Latouche, de J.Bonilla Saus et de André Corten sont certainement les plus éclairants pour explorer la profondeur de la crise.Sans oublier la paradoxale réflexion de Franco Piperno «Au delà de Marx: Zénon»! Le travail de démolition dans ce livre ne porte pas la marque du pessimisme, car nulle part on ne sent le compte à régler, la volonté de liquidation.Ce n\u2019est pas un nouveau dogmatisme, ni même l\u2019agnosticisme paralysant de penseurs échaudés par l\u2019Histoire, traumatisés par les Goulags et qui auraient viré à droite.Il faut le préciser, car cela s\u2019est vu si fréquemment.Dans ce sens, il est possible que, sur le terrain politique, c\u2019est-à-dire de l\u2019action, certaines de ces remises en question servent à justifier de nouvelles alliances, plus que contestables, ou tout simplement un absentéisme politique.Sur le terrain de la politique haïtienne que je connais, des exemples de ces dérives un peu scandaleuses me sont venus tout de suite en tête.Le marxisme est théorie et pratique.La crise se vit à ces deux niveaux.La sortie de crise aussi.Dans toute crise, il y a deux effets possibles: la démobilisation ou la reprise en mains créatrice.C\u2019est à la fois de la responsabilité des chercheurs et des «politiques» de rendre réel et crédible le marxisme aujourd\u2019hui.Cet ouvrage n\u2019est pas un manuel de stratégie.Et il faudra aux hommes et femmes d\u2019action autant de courage et d\u2019imagination politique qu\u2019en ont eu ces auteurs, à la fois pour accueillir la critique du marxisme comme idéologie quotidienne au service des élites dites progressistes, et pour retrouver ce qui peut véritablement animer les mouvements de lutte et de re- vendication des plus démunis, dans le tiers monde et dans les pays industrialisés où la polarisation continue de s\u2019aiguiser.Karl Lévêque COMME UN BOUQUET DE TENDRESSE Marie Gendron.Tout l\u2019amour du monde, Montréal, Libre expression, 1985, 244p.Pendant trois ans, Marie Gendron, infirmière, fut directrice des soins dans un centre d\u2019accueil pour personnes âgées.Elle relate les faits et gestes des résidents qu\u2019elle y a vus vivre et mourir.Surtout vivre! Car ce qui nous frappe d\u2019emblée, c\u2019est la vie chaleureuse qui règne dans ce foyer où chaque corridor \u2014 et Dieu sait ce que sont d\u2019habitude les corridors d\u2019institutions! \u2014 porte un nom de rue: rue Vignola, monsieur Léopold «wagonne» en fauteuil roulant une vieille dame, tandis qu\u2019au coin des rues Sirois et Labonté, cela sent bon les marinades d\u2019automne que cuisine madame Irène.En pièces détachées, parfois très brèves, nous est révélé tout un petit monde, un village de fin de vie comme celui que décrit Qohelet dans la Bible (Qo 12, 1-8).Milieu difficile, car «travailler auprès des personnes âgées, c\u2019est un peu comme vivre en temps de guerre.On ne sait jamais qui sera la prochaine victime».Des vieux s\u2019éteignent, pas toujours parce que leur vie est finie, mais parce qu\u2019elle est complète.Il s\u2019en fallait de peu pour que l\u2019imagination ne s\u2019embrase et que ce récit ne devienne un roman palpitant.Tous les éléments y sont: les personnages bien campés, les intrigues, l\u2019amour, la vie, la mort.C\u2019est sans doute par respect pour ces personnes réelles que Marie Gendron s\u2019en est tenue aux brèves anecdotes, aux allusions, au témoignage.Mais avec des bouffées de tendresse \u2014 reçue ou donnée \u2014 qui font toute la qualité de ce livre.Et quel humour chez ce vieux monsieur Jean-Paul qui a baptisé «cultivail-leurs» les fermiers qui ont délaissé leur terre; chez cet autre qui affirme n\u2019avoir connu ni la contraception ni la «contre-affection»; ou chez le vieux monsieur qui avait accepté, dans un autobus trop bondé, qu\u2019une dame s\u2019assoie sur ses genoux en assurant que ses 80 ans l\u2019immunisaient parfaitement, mais qui doit bientôt s\u2019excuser: «Je suis plus jeune que je le pensais».La recette de Marie Gendron, c\u2019est d\u2019avoir réellement aimé ces vieilles gens.D\u2019un amour patient, discret, tenace, respectueux, qui arrivait même à décaper l\u2019épaisse carapace dont s\u2019étaient entourés certains, à force d\u2019habitude ou de misère.Le bourru monsieur Bowman devient bien plus qu\u2019un simple «bénéficiaire»: par l\u2019affection que lui porte cette infirmière et par la magie de sa plume, c\u2019est quelqu\u2019un dont on entrevoit un instant toute la dignité.Un personnage que l\u2019auteur réussit à nous faire aimer, en quelques lignes.Dans notre société, où on a l\u2019impression que souvent les vieilles personnes sont mises sur la voie d\u2019évitement et oubliées, Marie Gendron nous rappelle qu\u2019elles ont beaucoup à donner.Comme le dit le proverbe allemand cité en exergue: «Les arbres les plus vieux ont les fruits les plus doux!» Fernand Jutras LES ANNÉES D'APPRENTISSAGE DE DENISE BOMBARDIER J\u2019ai dévoré le livre que madame Denise Bombardier vient de lancer à Paris.Et pourtant ce n\u2019est pas une lecture très agréable: elle nous renvoie de nous-mêmes, de notre passé récent, une image chargée d\u2019aliénation et de médiocrité, que nous préférons généralement masquer derrière le rideau de scène de la Révolution tranquille.Une Enfance à l\u2019eau bénite a néanmoins une incontestable valeur médicinale: comme antido- 204 RELATIONS JUILLET-AOUT 1985 te à la nostalgie.Dans ce «roman», il n\u2019y a qu\u2019un seul véritable personnage, le «je» de la narratrice qui règle ses comptes avec son enfance et son milieu.Un «je» tendu par le désir.Perdre le désir m\u2019apparaissait comme une sorte de mort lente.Seul ce désir de sortir de l\u2019ignorance, du statut moyen de ma famille, de mon quartier, de ma «race canadienne-française née pour un petit pain» me permettait d\u2019aimer l\u2019avenir, (p.64) La vie est ailleurs.Ailleurs que dans la famille couvée par les femmes du clan maternel et terrorisée par un père angoissé, brutal et mécréant («que dire à un père qui ne prononce jamais le prénom de sa fille, qui ne lui adresse jamais la parole sauf sous l\u2019influence du gin et pour l\u2019offenser?»).Ailleurs qu\u2019à l\u2019école où le savoir lui-même (seule voie de salut) est brimé par la religion du péché: À la fin de cette première année (à l\u2019école) je sais lire, écrire et pécher.Le scrupule, la culpabilité et le mépris des faibles m\u2019ont également été enseignés, (p.44) Ailleurs qu\u2019au Québec, où l\u2019on ne parle même pas le bon français, où l\u2019Index règle les idées, où seuls les Anglais peuvent s\u2019émanciper, où une jeune fille ne peut que se sentir «prise au piège».(p.216) Jean-Louis GROSMAIRE.L\u2019Attrape-mouche.Ottawa, Éd.du Vermillon, 1985.1 25 pages.Jacques MICHAUD.Tous bords, tous côtés.Poème narratif.Ottawa, Éd.du Vermillon, 1985.64 pages.Joseph A.L.POITRAS.Serenade: The Stories of Joseph A.L.Poitras.New York, Vantage Press, Inc., 1985.130 pages.Yves TESSIER.À l\u2019ombre du Vatican.L\u2019histoire des relations entre l\u2019Église canadienne et le Vatican de l\u2019époque amérindienne à nos jours.Sillery, Éd.Tessier, 1984.105 pages.Conseil supérieur de l\u2019éducation.La condition enseignante.Avis au ministre de l\u2019Éducation.Québec, Gou- Quel ailleurs?Celui des livres: «lire provoquait en moi un sentiment de supériorité sur mon entourage» (p.65).Celui de la révolte adolescente, celui des premières amours, celui que permet d\u2019entrevoir l\u2019exemple de quelques enseignantes plus cultivées.Mais surtout l\u2019espoir d\u2019une croissance qui marie promotion sociale et épanouissement personnel, et qui impose la rupture avec les tabous et les préjugés traditionnels.Une enfance à l\u2019eau bénite est un monument à la volonté individuelle, bâti sur une impitoyable série de «scènes de la vie canadienne-française» (entendez «montréalaise») d\u2019il y a quarante ans, racontées aujourd\u2019hui dans une langue correcte, rapide et froide.Je comprends qu\u2019il y a deux niveaux de langage, celui des cours de diction, où l\u2019on dit: «Maman m\u2019a grondée», et celui de la rue où cela devient: «Môman m\u2019a chicanée».Je passe de l\u2019une à l\u2019autre sans problème apparent, mais je développe la fâcheuse tendance à reprendre un peu tout le monde.(p.18) En refermant le livre (la narratrice vient d\u2019avoir seize ans), on ne peut que se demander quelle vie préparent ces déchirements et le triomphe des cours de diction.Albert Beaudry vernement du Québec, 1984.219 pages.Histoires de naissances.Les usagers de la maternité de Pithiviers parlent.Paris, Éd.Épi, 1985.293 pages.Relations clercs-laïcs.Analyse d\u2019une crise.Coll.Cahiers d\u2019études pastorales, Montréal, Éd.Fides, 1985.350 pages.Domenico JERVOLINO.Pierre Théve-naz e la filosofia senza assoluto.Napoli, Ed.Athena, 1984.105 pages.Analyse sociale de l\u2019éducation.Montréal, Éd.du Boréal Express, 1983.346 pages.Jean-Yves CALVEZ.La politique et Dieu.Paris, Éd.du Cerf, 1985.119 pages.André DONNEUR.L\u2019alliance fragile.Socialistes et communistes français (1922-1983).Coll.Matériaux, Montréal, Éd.Nouvelle Optique, 1984.\t321 pages.R.P.BRUCKBERGER.Lettre ouverte à ceux qui ont mal à la France.Coll.Lettre ouverte, Paris, Éd.Albin Michel, 1985.158 pages.Jacques BRILLANT.L\u2019anti-monde.Coll.Roman québécois, Montréal, Éd.Le-méac, 1985.281 pages.Viateur BOULANGER et Guy DURAND.L\u2019euthanasie: Problème de société.Coll.Vie, santé et valeurs, Montréal, Éd.Fides, 1985.140 pages.Gabriel LANGOUET.Suffit-il d\u2019innover?L\u2019exemple des collèges.Coll.Pédagogie d\u2019aujourd\u2019hui, Paris, Presses universitaires de France, 1985.280 pages.Jean CHALON.Le lumineux destin d\u2019Alexandra David-Néel.Paris, Librairie Académique Perrin, 1985.498 pages.Gordon SHEPPARD et Andrée YANA-COPOULO.Signé Hubert Aquin.Enquête sur le suicide d\u2019un écrivain.Montréal, Éd.du Boréal Express, 1985.\t357 pages.Andrée LÉVESQUE.Virage à gauche interdit.Les communistes, les socialistes et leurs ennemis au Québec 1929-1939.Montréal, Éd.du Boréal Express, 1984.187 pages.Roland CHAGNON.La Scientologie: une nouvelle religion de la puissance.Coll.Sociologie, Ville Lasalle, Éd.Hurtubise HMH, 1985.263 pages.Denise LAMARCHE.Le baptême une initiation?Coll.Pastorale et vie #3, Montréal, Éd.Paulines et Paris, Éd.du Cerf, 1984.301 pages.Chinese Literature.Fiction Poetry Art.Beijing, China, Summer 1985.242 pages.Graham FRASER.René Lévesque the Parti Québécois in Power.Toronto, Macmillan of Canada, 1984.450 pages.Marcello de CARVALHO AZEVEDO.Les religieux vocation et mission.Une perspective actuelle et exigeante.Paris, Éd.du Centurion, 1985.189 pages.Ginette PARIS.La renaissance d\u2019Aphrodite.Montréal, Éd.du Boréal Express, 1985.187 pages.Édouard LE JOLY.Mère Teresa, messagère de l\u2019amour de Dieu.Paris, Éd.du Seuil, 1983.271 pages.En collaboration.Des ministères nouveaux?Une question qui se pose.Coll.Pastorale et vie #5, Montréal, Éd.Paulines et Paris, Éd.Médiaspaul, 1985.243 pages.LIVRES REÇUS Æ RELATIONS JUILLET-AOÛT 1985 205 Le 14 mai dernier, s\u2019est tenu à Winnipeg la première conférence fédéra-le-provinciale sur le multiculturalisme.Les représentants des groupes ethniques ont déploré de n\u2019y être pas invités.Le ministre Godin a déposé à cette occasion un document présentant la politique et la pratique du gouvernement du Québec vis-à-vis les communautés culturelles.Le Québec y réaffirme son refus d\u2019un multiculturalisme qui nivellerait «le peuple québécois comme un élément parmi d\u2019autres de la mosaïque culturelle canadienne, plutôt que comme une société distincte».comme l\u2019avait pourtant reconnu M.Mulroney lui-même.Le secrétaire d\u2019État, M.Murta, ayant parlé d\u2019un «mainstream» canadien, M.Godin a rappelé l\u2019existence de deux «mainstreams» culturels au Canada: l\u2019un anglais dans les provinces anglaises, l\u2019autre français du Québec.Le mois de juin rappelle le triste anniversaire du massacre à Soweto (Afrique du Sud) en 1976 de 1000 étudiants au cours d\u2019une manifestation contre le régime d\u2019apartheid.Le Comité pour une Afrique du Sud libre organise, à Montréal, tous les jeudis, une vigile entre 16h00 et 17h30 devant le Consulat sud-africain, à la Place Ville-Marie.Pour information: 288-3412, 363-0132, 932-1107.Quand un groupe de jeunes s\u2019organise en collectif pour s\u2019informer sur les rapports Nord-Sud et pour vivre une solidarité pratique, le résultat est vite étonnant.Vous en aurez une idée en parcourant le bulletin trimestriel du groupe «Salut le monde!».Le deuxième numéro, daté de mai 1985, est consacré aux réfugiés.Il se présente ainsi: «Salut le monde! le journal, c\u2019est un outil de découverte de certaines réalités, dont on croit parfois être au courant.Parce qu\u2019il s\u2019intéresse au fond des choses, notre journal est bien différent des quotidiens ou de la plupart des autres médias.En très peu de pages, nous cherchons à traiter de l\u2019essentiel, des causes réelles des maux de notre monde, de même que des solutions concrètes que certains ont trouvées.» Bien écrit, bien documenté, le «journal» et ses auteurs méritent d\u2019être mieux connus.L\u2019abonnement annuel est de 5$ (Salut le monde! 6544 St-Denis, Montréal H2S 2R9).Est-il encore possible, est-il même souhaitable d\u2019innover à l\u2019école?Tel sera le thème de notre prochain dossier, en septembre.De l\u2019Opération 55 à la dernière Loi sur la réforme scolaire, et de grève en décrets, on a dépensé beaucoup d\u2019énergie à repenser les structures et à négocier le cadre d\u2019opération de l\u2019école québécoise.Effort indispensable, sans doute, pour démocratiser l\u2019enseignement et scolariser la génération du Baby boom.Mais aujourd\u2019hui, l\u2019enseignant moyen a passé le cap de la quarantaine.On lui fait reproche d\u2019avoir appris son métier sur des classes de cobayes tout en exigeant qu\u2019il se mette sans tarder à l\u2019heure de l\u2019informatique.Et comme aux États-Unis, comme en France, on s\u2019inquiète du nombre d\u2019étudiants de Secondaire V qui savent à peine lire et écrire.L\u2019innovation pédagogique, dès lors, est-elle un luxe ou une nécessité?À septembre.206 Du nouveau, des rumeurs circulent sur l\u2019imminence d\u2019une relocalisation des réfugiés salvadoriens de Colo-mancagua et de San Antonio au Honduras.Cette perspective est peut-être moins terrible celle d\u2019un rapatriement dont on avait parlé quelque temps, mais elle est refusée catégoriquement par les réfugiés.Le HCR vient d\u2019engager du personnel de différentes agences internationales pour une courte période afin d\u2019intensifier sa présence dans la région, ce qui confirme donc l\u2019urgence de la situation.Pour information: COTRAC.A/S Programmes internationaux, YMCA Centre-ville, 1450 Stanley, Montréal, H3A 3W6.Cette année, au rendez-vous annuel du Congrès de l\u2019Entraide Missionnaire, vous êtes conviés à une expérience de choc et de dépaysement culturels.Sous le titre: «Se prendre pour le nombril du monde?», seront organisées des rencontres interculturelles avec des autochtones du Canada, des Mayas du Guatemala, des Vietnamiens, des Haïtiens, des Africains, des Arabes, etc.Le Congrès aura lieu les 6-8 septembre 1985, à la Polyvalente St-Henri.Pour plus d\u2019information: (514) 270-6089.Les Cahiers de l\u2019actualité religieuse et sociale (14 rue d\u2019Assas, 75006 Paris) sont publiés par les jésuites du Centre de recherche et d\u2019action sociales.Ils viennent de faire paraître un livret hors série (supplément au numéro 307), intitulé «Pourquoi la théologie de la libération?».On y trouve deux articles de René Marié (fondement théologique), un texte de Mario Calderon (lien avec les communautés ecclésiales de base), une étude de Guy Petit-demange (rapports avec le marxisme) et, en annexe, la lettre du P.Pedro Arru-pe sur «l\u2019analyse marxiste».Un cahier d\u2019une soixantaine de pages, équilibré, ouvert et très accessible.Ce numéro spécial se vend 25FF; on peut régler par chèque bancaire ou CCP à l\u2019ordre de C.A.R.S.Paris 18.092.87X.RELATIONS JUILLET-AOÛT 1985 73737373 J'AI PERDU LES MOTS Le devenir de la culture m\u2019a dépossédé de mes mots.Fut-il un temps où je savais qui j\u2019étais?Il me semble.Ou du moins, en ce temps-là, j\u2019avais l\u2019impression de tenir ma culture du dedans.Bien sûr, en ce qui concerne la connaissance de soi (cet haïssable moi), je ne me saisissais qu\u2019à travers la projection imagée de mon devenir.En vieillissant, l\u2019inverse se produit.Je sais mieux qui je suis.C\u2019est au moins un avantage.Comme ma vie se conjugue de plus en plus au passé plutôt qu\u2019au futur, je tiens davantage les fils de ma propre vie.Mais au plan de la culture, c\u2019est le phénomène inverse.La culture m\u2019échappe.L\u2019esthétique change.La langue se transforme.La science et les techniques évoluent.Les valeurs, voire même les représentations symboliques, s\u2019alimentent à d\u2019autres sources que j\u2019ignore ou même que je refuse.La culture devient une industrie, un bien de consommation.Je ne suis donc plus sûr d\u2019être dans le coup, même si je défends avec opiniâtreté certains secteurs de ma vie.Je ne sais plus les mots.L\u2019enfant apprend les mots.Moi, je les oublie.Mes mots n\u2019ont plus cours.Ils m\u2019échappent, s\u2019envolent, changent.De nouveaux mots naissent que je ne connais pas, que je ne comprends pas, qui me font peur.Je deviens étranger de ma propre langue culturelle et maternelle et je n\u2019ai plus le sentir, le toucher, le boire de ma mère pour recommencer les apprentissages.J\u2019ai le goût de ne plus écouter personne, de boucher les fenêtres, d\u2019éteindre la télé, la radio pour me confiner à mes vieux livres, à mes vieux disques, à mes vieilles choses en m\u2019isolant dans la culture d\u2019hier.Je serais perdu s\u2019il n\u2019y avait l\u2019immensité au bout de mes ignorances; derrière l\u2019immensité, le silence et derrière le silence, la Parole.C\u2019est l\u2019histoire qui nous fait advenir comme êtres humains, tant les individus que les groupes, une histoire de mort et de guerre, mais également une histoire de salut, une histoire où Dieu ne cesse d\u2019être un interlocuteur.Dans la crise de mes paroles, la Parole éclaire mes nostalgies de culture ancienne.Elle me rend mon bâton de pèlerin pour que je reprenne la route des langues et des cultures nouvelles, moins naïf, plus critique, plus pauvre aussi.J\u2019ai perdu les mots.En apprendrai-je de nouveaux?Qu\u2019importe, je suis sûr de sa Parole.André Beauchamp : : : ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ prix: 25,00$ Canaan (taxe et frais d\u2019envoi inclus) Pourquoi ne pas offrir ou vous offrir un jeu biblique éducatif qui saura occuper vos heures de loisir?Des centaines de personnes de tout âge sont déjà des adeptes de CANAAN et découvrent, par ses 450 questions-réponses, Thistoire, la géographie et la littérature biblique de l\u2019Ancien Testament.N\u2019hésitez pas à vous le procurer! S0CABI 7400, boul.Saint-Laurent, #519 Montréal H2R 2Y1 (514) 274-4381 (commandes téléphoniques \t RELATIONS JUILLET-AOUT 1985 207 \t¦ ¦ ¦\t Volume 45\tnuméro 512\tjuillet-août 1985 I SOMMAIRE Le budget Wilson (M.R.) - Le pape en 1 79 Hollande (J.C.) - Décisions 85 (L.B.) -Une journée comme les autres (F.T.) -Le terrorisme d\u2019État en jugement (L.C.) - Le ministre nous consulte (R.B.) - Croyances à la carte (V.P.).SPÉCIAL CULTURE Albert BEAUDRY\tVous avez dit «culture»?\t186 Marcel RIOUX\tTurbulences dans la société québécoise\t186 Paul TREMBLAY\tQuelle culture l\u2019école véhicule-t- elle?\t188 interview\tMiroir, miroir, avons-nous une culture?\t191 Julien HARVEY\tCulture et réussite économique\t195 Richard DUBOIS\tEffeaime.\t198 Karl LÉVÊQUE\tLa culture.physique\t199 Yves LEVER\tToute une culture en clips?\t200 Raymond BERTIN\tL\u2019impro\t200 GARNOTTE\tPublic-cible\t201 Michel M.CAMPBELL Art et sacré\t202 Guy PAIEMENT\tLapeurduvide\t202 CHRONIQUES NOUS AVONS LU\t203 PÊLE-MÊLE\t206 André BEAUCHAMP\tJ\u2019ai perdu les mots\t207 -.SOIRÉES RELATIONS LES SOIRÉES RELATIONS SUR CASSETTES VIDÉO Nous avons enregistré sur cassettes vidéo les soirées suivantes: \u2014\tla qualité de l\u2019information \u2014\tquel avenir pour le Québec?\u2014\tla peine de mort \u2014\tle Livre vert sur la famille \u2014\tla concertation dans les relations de travail \u2014\tgénétique et maternité \u2014\tl\u2019immigration au Québec \u2014\tle quart-monde Vous pouvez emprunter ces cassettes (location: pour 1 semaine: 5$ plus les frais d\u2019envoi) ou même en commander une copie (25$ plus les frais).Veuillez préciser le format de la cassette désirée (Beta ou VHS) et le sujet.Adressez vos commandes à Pierre Bélanger, Centre justice et foi, 25, Jarry ouest, Montréal H2P 1S6 (514) 387-2541.9185 "]
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