Relations, 1 mars 1986, Mars
[" ft3/1 FEMME | 2,50$ no 518 mars 1986 HAITI - KADHAFI - SALVADOR STE-MARTHE-SUR-LE-LAC .kIÉÉI ¦ '.-w ©uxiem© sex© nouvelle générotiçn -lesses, c\u2019étaient J- -\tT^é^dïnTanche d.ernt'à\\\u2019au°e\\%n symbole très années À la\t° ari eUa'emme qui comme 'eJarta^%f\\es communautés des couples, e ma semb|e a«er de so\tissiate» anm r^^à^^^r®n^g^eseann'ue''®*eawaw\t?¦ wfcsrjf*-*5 relations mars 1986 j\u2019aime mieux travailler toute ma vie à quelque chose qui rapporte moins mais que j\u2019aime faire, que de faire de l\u2019informatique à gros salaire sans que ça m\u2019intéresse vraiment.» Devenir femme Côté coeur, on est à l\u2019âge où les premières expériences vont de soi: tout devrait être si simple avec la pilule et les cours d\u2019éducation sexuelle, l\u2019absence de tabous quoi.En fait, on en est surtout à l\u2019étape des premières déceptions.«Je l\u2019aimais bien mieux avant de sortir avec lui», confiera-t-on parfois à ses grandes amies.Difficile, évidemment, de bâtir une relation un peu comblante avec un amoureux adolescent.Un garçon de quinze ans fait encore bien «jeune» pour une fille du même âge.Passer de la camaraderie à l\u2019amour, ça change tout, «radicalement», mais pas dans le sens qu\u2019on espérait: le jeune Roméo n\u2019a pas le goût de devenir le confident de sa partenaire.«Il recherchait l\u2019intimité physique, les conversations devenaient plus difficiles.» Au fond, l\u2019initiation amoureuse se résume à quelques aventures, alors que chacune continue d\u2019aspirer, pour plus tard, à une liaison «stable».L\u2019essentiel, c\u2019est que les «premières fois» ne se passent pas trop mal, qu\u2019on n\u2019en sorte pas insécurisée ou écoeurée.En tout cas, cette maturité précoce ne pousse guère au romantisme: «Maintenant que j\u2019ai fait l\u2019amour, ce n\u2019est pas pour ça que je vais être femme.» Comment alors?«Devenir femme, c\u2019est devenir indépendante, ne plus avoir à dépendre de quelqu\u2019un d\u2019autre, accéder à la liberté et à la sécurité économique que garantit le travail.L\u2019image du père qui travaille et de la mère qui reste à la maison pour élever les enfants, ça m\u2019horripile.Quand j\u2019aurai un enfant, je ne vais pas arrêter de travailler.D\u2019abord, j\u2019ai besoin de faire quelque chose: passer la journée à attendre trois heures et demie, que le petit rentre de l\u2019école, pour lui faire son souper, ça me déprime.D\u2019ailleurs, j\u2019ai trop vu les déprimes des mères de mes amies, au moment où leurs enfants de treize ou quatorze ans ne sont plus souvent à la maison.» Mais devenir femme, c\u2019est aussi apprendre à habiter son corps.«C\u2019est agréable de se sentir belle, de s\u2019habiller à la mode, de se mettre bien.On n\u2019est pas nounoune parce qu\u2019on sait s\u2019arranger!» Tout cela s\u2019apprend, se discute et se précise avec les amies.Heureusement qu\u2019elles sont là! Tout au long de notre entretien, les amies ont été citées, comme support moral et comme élément de preuve.Se marier?Les adolescentes d\u2019aujourd\u2019hui, ne l\u2019oublions pas, sont des enfants du divorce.«Quand je regarde autour de moi, il y a peut-être une ou deux de mes amies seulement, dont les parents ne soient pas séparés.» Alors on ne vas pas rêver en couleur.«Le mariage, ça ne représente plus rien aujourd\u2019hui.Pourquoi se marier?Pour la cérémonie?Pour la sécurité?Pour un bout de papier?Il peut partir quand il veut, toi aussi d\u2019ailleurs, mais de toute les façons tu te retrou- ves avec les enfants».La dureté de ce verdict cache mal un profond désir de stabilité.«De toute façon, il se peut que je change d\u2019idée et, si j\u2019en ai le goût à 25 ans, je me marierai.» Car, toutes sont d\u2019accord sur un point: «si j\u2019ai des enfants, je veux pouvoir les élever dans une atmosphère stable», c\u2019est-à-dire avec leur père.Et on estime même qu\u2019en cas de conflit entre conjoints, «c\u2019est à la mère de voir à ce que son enfant continue d\u2019avoir des liens avec son père».Voilà qui demande passablement de maturité; une autre bonne raison de prendre son temps.Rêve d\u2019adolescente ou leçon de l\u2019expérience la plus personnelle?«Moi, mes parents se sont séparés; par conséquent, je veux donner à mes enfants des parents ensemble.» «J\u2019aurais aimé ça que mes parents restent ensemble.Évidemment, c\u2019est mieux le divorce que d\u2019avoir des parents qui passent leur temps à se chicaner.Mais quand tu as dix, douze ans, aller d\u2019une maison à l\u2019autre, ça pose énormément de problèmes: j\u2019avais l\u2019impression d\u2019être un ballon de plage.» «Avant d\u2019avoir un enfant, je veux vraiment y penser, parce que l\u2019homme avec qui je choisirai d\u2019avoir mon enfant, ce sera pour rester avec lui à long terme.» «Et puis, cet enfant-là, je n\u2019ai pas envie de l\u2019élever toute seule.Ce n\u2019est pas naturel.Est-ce que c\u2019est possible?Oui, parce que je vois des couples qui ne se sont pas séparés, qui ont un enfant, et qui vivent très bien \u2022ensemble.» «Ce qui va se passer, je pense, c\u2019est que j\u2019aurai un enfant avec un garçon dont les parents se sont séparés et qui aura les mêmes idées que moi là-dessus.» ¦ Propos recueillis par Francine Tardif et Albert Beaudry.57 Le 10 décembre dernier, 40 Canadiens, dont 20 Québécois, se joignaient à la Marche pour la paix à Panama, et entreprenaient les deux mille kilomètres les séparant de Mexico, le terme de cette manifestation d\u2019envergure internationale.Après maintes difficultés diplomatiques, coincée à la frontière nica-hondurienne, la marche s\u2019est vue forcée de brûler les étapes pour aller directement à Mexico.Malgré ce «court circuit», elle aura été un franc succès.On en a beaucoup parlé dans toute l\u2019Amérique centrale.Pour les Centro-Américains qui travaillent à une amélioration sociale, cette initiative apportait un immense espoir: ils se sentaient moins isolés.Au Canada et ailleurs, elle fut l\u2019occasion de sensibiliser les gens à la situation répressive de cette région du monde.Les participants ont appris à connaître la situation réelle de ces pays.Ils ont vu de quelle façon les Américains, par l\u2019entremise de la CIA, manipulent l\u2019opinion publique en montant toute leur propagande dans les médias.Ils ont expérimenté, à des degrés divers, ce que signifie concrètement la répression.(Salut le monde).Que se passe-t-il donc au Burundi, petit pays d\u2019Afrique centrale, peuplé de 4 500 000 habitants, dont 65°/o sont chrétiens?La question mérite certes d\u2019être posée, alors que des rapports dignes de confiance font état d\u2019un nombre croissant d\u2019arrestations, d\u2019une véritable persécution des chrétiens, au moment où les communautés de base sont interdites par le gouvernement, qui cherche visiblement à affaiblir l\u2019influence de l\u2019Église perçue comme «contestataire».Les autorités de l\u2019Église qui, jusqu\u2019à présent, avaient préféré entretenir un climat de bonne entente avec le gouvernement, grâce au silence «diplomatique» que nombre de chrétiens leur reprochaient, élèvent lentement le ton.Les événements actuels ramènent à la mémoire des Burundais le souvenir, à peine cicatrisé, des massacres de 1972.(Bulletin d\u2019information africaine) Paroles de femmes, paroles d\u2019évêques.Beau titre sous lequel les Éditions Paulines viennent de publier un court recueil, illustré de nombreuses photographies, où se trouvent rassemblées quelques «paroles de femmes» et «paroles d\u2019évêques» sur la participation des femmes à la vie de l\u2019Église.Cette publication veut témoigner que, comme on le lit sur la jaquette, «l\u2019inspiration du concile Vatican II commence à donner une voix à l\u2019espérance».C\u2019est à Winnipeg que le Conseil oecuménique des chrétiennes du Canada (COCC) tiendra sa prochaine rencontre nationale sur le thème «Moving Mountains».Du 1er au 4 mai, «les chrétiennes des années 80» tenteront de mieux comprendre les problèmes des Canadiennes dans leur lutte pour l\u2019égalité et la justice, à l\u2019intérieur des structures d\u2019Église comme dans le reste de la société.On réfléchira sur l\u2019héritage biblique et son rapport aux questions de justice.Enfin, on visera l\u2019élaboration de stratégies personnelles et collectives menant au développement d\u2019un réseau oecuménique fort.Pour plus de renseignements, on peut s\u2019adresser au COCC, 77, rue Charles ouest, Toronto, M5S 1K5.La visite de Jean Paul II en Inde aura permis à l\u2019Église catholique indienne de se poser et de poser autant à l\u2019Église universelle qu\u2019aux membres des autres religions de l\u2019Inde, toute une série de graves questions dont les réponses restent encore à trouver: le catholicisme est-il une religion «occidentale»?l\u2019évangélisation des plus pauvres peut-elle être associée à des pratiques de prosélytisme?le respect des cultures nationales est-il toujours conciliable avec la promotion des «droits humains», concept teinté d\u2019impérialisme occidental aux yeux de certains?Ces questions, qui prennent une signification toute particulière en Inde, ne sont pas les seules difficultés que rencontrent les catholiques.En Inde, comme dans de nombreux autres pays, l\u2019engagement de certains prêtres auprès des plus pauvres, les rapports entre foi et politique, foi et justice soulèvent des controverses importantes.Sans compter la délicate tâche de la recherche de l\u2019équilibre entre hommes et femmes dans l\u2019Église ou entre les différentes «castes» de catholiques.À Rouyn-Noranda, des femmes (et quelques hommes) veulent «CHANGER LES RÈGLES DU JEU»! Pour ce faire, elles se réuniront, les 4, 5 et 6 mai prochain, à l\u2019invitation du «Point d\u2019appui» (Centre d\u2019aide et de prévention des agressions à caractère sexuel).Ce sera l\u2019occasion de s\u2019initier aux interventions féministes et d\u2019en découvrir les avantages.Travailleuses sociales, sexologues, psychologues, intervenants et intervenantes sociales de la région et de tout le Québec, sont chaleureusement invités.Pour plus d\u2019information, on peut s\u2019adresser à Louise Lambert au 762-8700 ou à Lucie Beaupré au 764-3236.Amnistie internationale organise ce mois-ci une vaste campagne anti-apartheid.Ces efforts s\u2019ajouteront à ceux de la Conférence des évêques catholiques du Canada, de la Conférence religieuse du Québec et de nombreux autres groupes qui jugent primordial d\u2019accorder un appui clair, actif et sans équivoque à ceux et celles qui luttent contre le régime raciste en place en Afrique du Sud.58 relations mars 1986 RECENSIONS DE MARS lectures H.Miner, Saint-Denis: un village québécois ?T.R.Berger, Liberté fragile ?L.Ferry et A.Renault, La pensée 68 ?B.Moore, Black Robe ?G.Bessière, et al., Les volets du presbytère sont ouverts ?Revue Autrement, «La scène catholique» ?B.P.de la Mairieu, Ultra-évolution et développement.l\u2019observateur; Américain, anglophone et protestant, il a su comprendre du dehors de façon exceptionnelle.À plus de 45 ans de distance, il serait facile de signaler des limites de cet excellent ouvrage: isolement trop complet du village par rapport au chef-lieu, quasi-absence de la dimension économique, trop peu d\u2019attention portée aux origines urbaines des premiers québécois.Mais je ne veux ici que vous donner le goût de lire Miner et l\u2019excellente Présentation de Falardeau.¦ Julien Harvey Liberté fragile Sur le plan international, le Canada projette incontestablement une image de liberté et de respect des droits de la personne.Qu\u2019en est-il vraiment?Sommes-nous à ce point imprégnés du respect des autres, comme se plaisent à le clamer nos représentants?Dans Liberté fragile, Thomas R.Berger ébranle fortement nos convictions relatives aux garanties qui protègent nos droits et libertés, tant individuelles que collectives.L\u2019ancien juge Berger récrit l\u2019histoire du Canada en ayant pour trame de fond le sort que nous avons réservé, soit à des individus, soit à des collectivités minoritaires.Qu\u2019il s\u2019agisse des Acadiens, de Louis Riel et ses compatriotes, des écoles françaises au Manitoba et ailleurs, des Canadiens d\u2019origine japonaise, des com- 59 Un village québécois ¦ Jean-Charles Falardeau, de l\u2019Université Laval, appartient à ce groupe de savants dont la ténacité correspond à leurs convictions.En 1944, il traduisait une première grande étude anthropologique sur le Québec, celle de Everett C.Hugues (Rencontre de deux mondes); en 1968, il réévaluait, avec Philippe Garigue, la recherche classique de Léon Gérin (Léon Gérin et l\u2019habitant de Saint-Justin); et voilà qu\u2019il nous offre la traduction d\u2019un autre classique, publié à Chicago en 1939 (Saint-Denis, A French Canadian Parish), par Horace Miner.Tous ceux qu\u2019intéresse la culture québécoise lui en seront reconnaissants.Avec les ouvrages de Léon Gérin, de Guy Frégault, de Philippe Garigue, nous avons ici un des classiques de l\u2019étude anthropologique de notre culture.L\u2019ouvrage dépend de ce qu\u2019on a appelé l\u2019école de Chicago, sous l\u2019inspiration de Robert Redfield et dans le courant d\u2019influence de Durkheim; à ce titre, il complète déjà très heureusement les recherches de Gérin, dépendantes de Demolins sous l\u2019influence de Frédéric Le Play.Gérin avait choisi un village du comté de Maskinongé comme lieu privilégié d\u2019étude de la culture québécoise, Miner opta pour Saint-Denis de Kamou-raska; Hugues avait préféré une «Can-tonville» pseudonyme.Tous trois indenti-fient la société québécoise traditionnelle comme une société rurale en contact pro- gressif avec la société urbaine.Tous trois sont d\u2019abord des descriptifs, très consciencieux.Mais chacun d\u2019eux observe avec passion la viabilité d\u2019une culture rurale au contact croissant de la cité séculière, industrielle et anglo-saxonne.La réponse de l\u2019école de Chicago, pour discrète qu\u2019elle soit, est négative: elle estime que la culture québécoise traditionnelle est vouée à la disparition lorsqu\u2019elle vient en contact intense avec la vie urbaine moderne.Ce diagnostic redoutable avait suscité une sérieuse réplique de Philippe Garigue, il y a près de 30 ans (Études sur le Canada français, Montréal, 1958); réplique qu\u2019avait nuancée Hubert Guin-don en 1960.Le débat est encore très actuel; combien de gens nient l\u2019existence d\u2019une culture québécoise, tout en valorisant les cultures amérindiennes et en souhaitant voir vivre un multiculturalisme né de l\u2019immigration.Le livre de Miner mérite à ce titre toute notre attention, avec son étude du lien essentiel de la famille québécoise à la terre, sa description soignée des structures sociales, de la parenté, de la fonction essentielle de la religion, de la maîtrise de la nature, du cycle annuel, du grand cycle formé de l\u2019enfance, du mariage, de la vieillesse et de la mort.En 1949, il a pu revisiter Saint-Denis et vérifier le bien-fondé de ses analyses, ce qui constitue le dernier chapitre du texte français.Tout au long du travail on appréciera la sympathie, le respect, l\u2019objectivité de relations mars 1986 munistes ou des Témoins de Jéhovah, de la crise d\u2019octobre 1970 ou des Indiens nishgas, il y a lieu d\u2019avoir honte de notre comportement comme Canadiens, et encore plus des décisions de nos représentants.Il serait trop long de rendre compte de chacun des sujets traités; par conséquent, je me limiterai au cas des Canadiens d\u2019origine japonaise, qui illustre jusqu\u2019à quel point les préjugés raciaux peuvent être ancrés au plus profond de l\u2019être humain.En vertu de la Loi sur les mesures de guerre, peu après l\u2019attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, «les Canadiens japonais sont rassemblés au parc de l\u2019Exposition nationale de Vancouver où ils sont logés dans des enclos à bétail transformés en abri.\u201d Ensuite, ils seront expulsés de Colombie Britannique vers l\u2019est, dans des camps d\u2019internement.Leurs terres, leurs maisons et leurs biens seront confisqués et remis au Séquestre des biens ennemis, qui en disposera.Après la fin de la guerre, le gouvernement de Mackenzie King adoptera la loi sur \u201cles pouvoirs transitoires résultant de circonstances critiques nationales\u201d, laquelle lui accordera les pouvoirs que confère la Loi sur les mesures de guerre, et lui permettra d\u2019adopter les décrets prévoyant la déportation et la perte de citoyenneté canadienne pour plusieurs milliers de Canadiens d\u2019origine japonaise.Dans les faits, ce sont 10 347 Canadiens d\u2019origine japonaise, dont les trois quarts étaient des citoyens canadiens, qui seront déportés au mépris de toute justice.Par la suite, la Cour Suprême du Canada et le Conseil privé de Grande-Bretagne devaient donner raison au gouvernement; ainsi, «les juges reconnurent au gouvernement le droit d\u2019expulser des ressortissants japonais qui n\u2019avaient violé ni les lois de l\u2019immigration ni le code criminel, et de priver en fait du droit fondamental à la citoyenneté des milliers de Canadiens qui n\u2019avaient commis aucun crime et n\u2019étaient en rien coupables de déloyauté.» Pour Thomas Berger, ces jugements «montrent bien à quel point les juges étaient portés à s\u2019incliner devant le cabinet».Heureusement, les choses ont changé passablement depuis l\u2019adoption de la Charte canadienne des droits et libertés.Il est évident que l\u2019attitude du gouvernement et des populations qui l\u2019approuvaient était raciste.D\u2019ailleurs, les victimes des politiques du gouvernement de l\u2019époque attendent toujours d\u2019être indemnisées.La solidarité gouvernementale est-elle si forte que tous les gouvernements successifs doivent endosser les crimes commis par leurs collègues?Nous osons espérer que non.Cet exemple parmi plusieurs nous force à admettre que la société canadienne n\u2019est pas supérieure aux autres en ce qui a trait au respect des droits de la personne, et qu\u2019il y a tout lieu d\u2019être vigilants afin de résister à la tentation de l\u2019intolérance.¦ Jean Claude Bernheim De l\u2019iconoclastie.Ces temps-ci, la vie est dure pour les icônes: l\u2019une suinte l\u2019autre pas, mais toutes sont passées au crible \u2014 et il reste la gêne.La plus récente impudence est le fait de Luc Ferry et Alain Renaut, tous deux agrégés de philosophie, qui entreprennent, dans La pensée 68, essai sur l\u2019antihumanisme contemporain, et avec le plus joyeux irrespect, de déboulonner les grandes idées constitutives des années soixante, toutes culminantes dans les événements de Mai 68.Ils installent d\u2019abord les cibles (grises, ou rouges éminences.): Foucault-Nietzsche, Derrida-Heidegger, Lacan-Freud, Bourdieu-Marx; repèrent ensuite un commun point faible: l\u2019anti-humanisme systématique (fin de la philosophie, mort du sujet), et.attendent.Dernières paroles des condamnés: les citations de Ferry-Renault sont incontournables (Foucault: «où «ça» parle, l\u2019homme n\u2019existe plus»; Derrida: pratique d\u2019une pensée qui «ne veut rien dire»; Lacan: «cette fiction qu\u2019on appelle un auteur»; Althusser: «mon discours ne sera pas philosophique»), et le verdict sans appel: Foucault fait du «délire interprétatif», Derrida commet l\u2019«une des plus étonnantes entreprises de répétition que l\u2019histoire intellectuelle aura connue; Bourdieu est passé maître en «bricolage intellectuel», «réductionnisme» et «sophistique», et Lacan est «au coeur de l\u2019anti-humanisme français» («l\u2019autre.ne sait pas ce qu\u2019il dit»).En amont, une source commune devenue ce qu\u2019il faut bien appeler «l\u2019heideggerianisme français», en aval, le Moi éclaté des années 80, «hédoniste», «pulvérisé en tendances», machine à vide, «conscience \u201ccool\u201d et désinvolte» livrée à l\u2019égale valeur des intérêts \u2014 à la loi du plus fort.C\u2019est ici le coeur de la thèse de Renaut-Ferry, et son extrême intérêt: autant la démobilisation idéologique que l\u2019absolu «je-m\u2019en-foutisme» ou le «chacun-pour-soi» des années 80 sont directement branchés sur un système de pensée qui a tout fait pour discréditer, au cours des années 60, la Subjectivité, la métaphysique, la pensée bourgeoise et l\u2019humanisme (bien sûr) confondus.Que reste-t-il, alors?Des individus, sustentés en même temps et paradoxalement par un discours de «révolte» contre le Système (familial, sociétal, carcéral, asilaire).Et la boucle est bouclée, qui va de la Mort du Sujet au jogging et à l\u2019acupuncture, de la Mort de l\u2019Homme au body building et à Rambo: «LE SUJET MEURT DANS L\u2019AVÈNEMENT DE L\u2019INDIVIDU» (p.100).Décapant.Oeuvre «philosophique, et non idéologique», précisent les auteurs, qui terminent en exigeant le «pluralisme interprétatif», et une histoire des «représentations modernes de la subjectivité».L\u2019étude est fouillée.L\u2019exégèse systématique.Et la performance étourdissante.On ferme le livre, et on se dit: Ouf.Bravo! Ou «Enfin.c\u2019était le temps qu\u2019on dise/révèle ces choses-là.» LA PENSÉE 68 est un livre-clef: un portrait de famille, un panorama intellectuel, une synthèse sérieuse, un aiguillon, un essentiel périple en Germanie, terre de tous les philosophes, et un admirable champ de tir.Un re-centrage nécessaire des perspectives et outils critiques (les auteurs ne craignent ni l\u2019utilisation du «type idéal» parsonien, ni le recours à Daniel Bell, ni la vision aronienne des événements de Mai \u2014 où Aron ressurgit comme une figure étrangement actuelle dans son prophétisme d\u2019alors: «les soixante-huitards.sortiront de cette situation d\u2019effondrement des normes.par la démission, l\u2019indifférence, la fuite vers la résidence secondaire» (97) \u2014 ni Karl Popper, ni la méthodologie wébérienne.Livre pour initiés?Certes! Livre passionnant.Ressourçant \u2014 une chatouille agréable et un stimulant certain.Seuls les purs et les autres, les «ex» et les actuels granolas de la Cause se retourneront dans leur «char».Pour mieux «lire» les années 80.¦ Richard Dubois Black Robe en novembre dernier, on apprenait que le producteur Denis Héroux se préparait à tourner un film présentant l\u2019épopée du voyage en canot d\u2019un Jésuite de la Nouvelle-France, de Québec en Huronie.D\u2019où vient l\u2019idée de ce film?Du dernier roman de Brian Moore, intitulé Black Robe.Dans des images rudes et sans pitié, avec des mots forts et même obscènes, au long d\u2019un récit à la fois héroïque et horrible, cet auteur canadien, irlandais 60 relations mars 1986 d\u2019origine et catholique assez traditionna-liste, décrit un monde dur, un monde où la rencontre interculturelle entre Indiens et Blancs s\u2019avère quasi impossible.À l\u2019automne 1635, le supérieur de la mission jésuite de Québec obtient de Champlain la permission d\u2019envoyer immédiatement le Père Laforgue en Huronie, pour remplacer un jésuite malade.De tels voyages ne s\u2019entreprenaient habituellement qu\u2019au printemps ou à l'été; pourtant, l\u2019urgence de la situation l\u2019emporte et Paul Laforgue, accompagné d\u2019un jeune français, Daniel Davost, et guidé par une famille indienne, se lance à l\u2019assaut du St-Laurent et de l\u2019Outaouais vers la Baie Géorgienne.Le Jésuite «passe à travers» ce dur voyage: il vainc la maladie, le froid d\u2019un hiver qui vient trop vite, les humiliations, l\u2019isolement psychologique et l\u2019horreur que lui inspirent les moeurs barbares de ses guides.Ce qui le tient en vie, c\u2019est sa spiritualité, bien caractéristique du XVIIe siècle en France.C\u2019est une ferveur pour «sauver les âmes» et baptiser ces «pauvres païens», un espoir, parfois manifeste, de subir le martyre.Daniel, lui, a un motif bien plus terre-à-terre pour entreprendre ce voyage impossible: le sexe! Il ne pense qu\u2019à Annuka, la fille du chef Chomina, qui sera du voyage avec toute sa famille.Au grand désespoir du Père Laforgue, Daniel glisse peu à peu dans le style de vie des Amérindiens et il s\u2019accomode de leurs moeurs.L\u2019intérêt de Black Robe c\u2019est le choc culturel entre deux civilisations et deux systèmes de valeurs.C\u2019est une rencontre brutale entre le monde spirituel des Amérindiens, en harmonie avec la nature mais aussi rempli de peurs et de superstitions, et la théologie du «hors de l\u2019Eglise, point de salut», telle qu\u2019interprétée au sens étroit pendant des siècles.Moore ose présenter les Amérindiens comme des rustres, les Jésuites comme des missionnaires sans sensibilité culturelle.Aussi les historiens, tant les spécialistes de l\u2019histoire des peuples amérindiens que ceux de l\u2019histoire des Jésuites de la Nouvelle-France, auront-ils beaucoup à redire contre ce roman et le caractère incomplet de ses descriptions.Il faut pourtant se rappeler que Black Robe n\u2019est qu\u2019un roman.L\u2019auteur a choisi de souligner et d\u2019amplifier des traits, des vertus, des tares, des idéaux, des vilenies, des contrastes culturels, auxquels les lecteurs contemporains peuvent être particulièrement sensibles.Pas surprenant qu\u2019un producteur de cinéma ait pensé en faire le canevas d\u2019un long-métrage.Reste à savoir si le script de ce film et si les acteurs mettront en valeur les éléments humains et spirituels authentiques qui, malgré tout, marquent les personnages de Brian Moore.Le Père Laforgue, au terme de son voyage en canot, a des doutes: peut-être est-ce là qu\u2019on se sent le plus proche de lui et que son expérience spirituelle peut rejoindre la nôtre.! Pierre Bélanger Les volets sont ouverts Chut! Les volets du presbytère sont ouverts! Belle occasion d\u2019entendre ce que se disent des prêtres lorsqu\u2019ils sont entre eux.D\u2019autant que, pour une fois, ils parlent d\u2019eux-mêmes.Ils sont près de 2000 à répondre à un questionnaire préparé par l\u2019hebdomadaire français La Vie.Sous le couvert de l\u2019anonymat, ils parlent à coeur ouvert.On y rencontre de tous les genres, mais en général des êtres heureux, libres, passionnés, souvent un peu surpris de leur propre évolution.Témoin, celui-ci: «Il y a trente ans, nous étions des personnages d\u2019Église, avec uniformes, préséances et tout le tralala.Je dois essayer de devenir maintenant un annonceur d\u2019Évangile.Je commence ainsi à devenir prêtre.Au bout de tant d\u2019années, c\u2019est dommage, que de temps perdu!» Les témoignages savoureux abondent.Par exemple sur la formation: «J\u2019ai vécu le séminaire comme on prend un médicament».«On m\u2019a préparé à éviter le monde, et je découvre qu\u2019il faut être du monde, présent aux hommes de mon temps, solidaire.De moine, je suis devenu prêtre».«Mon ordination en 1948 m\u2019avait situé au-dessus, elle m\u2019avait donné des pouvoirs, m\u2019avait conféré un certain savoir, comme une grosse plaquette de beurre que j\u2019avais à mettre en tartines et à distribuer.Depuis, je me suis retrouvé dedans.» Le lien avec la hiérarchie est parfois problématique: «Entre l\u2019évêque et nous, il y a tout un nuage de secrétaires, de directeurs.» «Je serai content quand je verrai l\u2019évêque arriver chez moi et me dire: Je suis libre cet après-midi, je viens le passer avec vous.Si on allait aux champignons!» Cet aumônier se montre plus philosophe: «Je me suis fait une règle de penser que dans l\u2019Église, comme sur les bateaux, les meilleures places sont loin des machines.La hiérarchie, je l\u2019aime discrète.\u201d Un grand nombre d\u2019entre eux parlent du célibat, «cadeau bonus» qui accompagnait leur engagement dans le sacerdoce.Retenons la confidence de celui-ci: «Au moment de mon ordination, il y a vingt-cinq ans, j\u2019envisageais surtout le célibat comme une disponibilité plus grande, et non comme une consécration.Aujourd\u2019hui, cela ne me semble ni idiot, ni évident: il y a une réelle disponibilité pour le Royaume.mais il y a aussi des laïcs mariés plus disponibles que certains prêtres pantouflards!» Plusieurs «en ont marre» des continuelles réformes en catéchèse ou dans l\u2019initiation aux sacrements: «Par pitié, qu\u2019on arrête de changer tous les matins de parcours ou de méthode».D\u2019autres soulignent comment il devient difficile de prêcher: «Les sermons du dimanche?Au rythme où vont les choses, bientôt seules les araignées les écouteront!» Mais tous ont la passion d\u2019évangéliser, comprenant mieux, toutefois, ce que ce mot veut dire: «Évangéliser: pour moi, il y a vingt ans, c\u2019était parler de Jésus Christ, dire la foi, enseigner.Maintenant, je parle moins ex cathedra, mais j\u2019essaie de découvrir dans la vie de mes gens et du monde ce qui est en conformité avec l\u2019Évangile, et de le dire.» En général, on restera agréablement surpris de la santé de ces prêtres, de leur humour et surtout de leur sens de l\u2019espérance: «Notre vocation de prêtre, ce n\u2019est pas d\u2019envoyer des gens au ciel, mais de construire la véritable Église qui rendra présent le Christ dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui».! Fernand Jutras La scène catholique ne mémoire égarée», «Les aventuriers de la paroisse perdue», «Orbi et Urbi», «Des paradoxes retrouvés».Sous ces quatre thèmes, la revue Autrement a regroupé 31 articles de son numéro de décembre dernier, consacré à «La scène catholique».Vaste scène que cette scène catholique! Hantée par l\u2019histoire où elle est tout aussi indépassablement enracinée que contestée.Traversée par un souffle nouveau de modernité, aussi dangereux qu\u2019essentiel.Visitée, grâce à la couverture médiatique des voyages du pape, par une large partie de ceux et celles qui ont abandonné les paroisses.Habitée par des chrétiens engagés et des charismatiques, frères tellement étrangers par moment qu\u2019on doute parfois qu\u2019ils réfèrent au même Père.Désertée par certains alors même que le retour du religieux et le renouveau des hypothèses métaphysiques, en contrepoint aux trop rapides développements technologiques, la rendent pour plusieurs pertinente, sinon attirante.Définie, comme jamais aupara- relations mars 1986 61 vant, non pas par la théologie, mais par la culture qui interroge ses symboles, ses rites, sa tradition, ses enseignements.Vaste scène donc, scène vivante de paradoxes aussi.Ce numéro d\u2019Autrement veut saisir comment le «génie catholique» cherche, avec les lumières et les coins d\u2019ombre qui lui sont propres, SES réponses aux grandes questions de notre temps: celle du sens, de la place des femmes, du rapport à la tradition, des exigences de la promotion de la justice ou celle de la spécificité humaine.Et ce, pendant que de plus en plus de non-catholiques cherchent à percer le mystère chrétien.À mesure que les idéologies s\u2019effritent, les exigences envers les catholiques semblent grandir.On attend anxieusement de ceux et celles qui croient des témoignages qui aident à faire face à l\u2019angoisse contemporaine.Redécouvrant la richesse et les valeurs du passé catholique, sur lequel repose une large partie de nos cultures occidentales, on semble aussi découvrir un nouvel avenir à l\u2019aventure catholique.Interrogée avec sincérité et justesse par une nouvelle génération, l\u2019Église pourra-t-elle, vingt ans après Vatican II, découvrir comment être à la fois véritablement moderne et profondément catholique?Cette question, Michel Crépu et Bruno Tillette, qui ont dirigé la réalisation du numéro, l\u2019ont posée à Marcel Gauchet, France Quéré, René Girard, Mgr Lusti-ger, Claude Mauriac, Odile Marcel, Michel Clevenot.Les opinions, témoignages, analyses, réflexions recueillis ouvrent de multiples pistes de convergence \u2014 et de divergences \u2014 entre les catholiques et «le monde».On peut reprocher à Autrement la vision occidentale, française même, qu\u2019il présente du catholicisme, mais déjà la moisson est abondante.¦ Francine Tardif Ultra-évolution et développement Voici un livre intelligent et concret sur le développement que devrait suivre l\u2019Humanité durant les cinquante prochaines années.L\u2019auteur a travaillé plus de vingt ans dans les pays africains en voie de développement, particulièrement au Rwanda: il sait donc ce dont il parle.Autre atout non moins précieux: M.de la Mairieu se situe dans la ligne de pensée de Pierre Teilhard de Chardin, qu\u2019il essaie justement de prolonger, selon les désirs mêmes de Teilhard, en tenant compte toutefois des prodigieux développements survenus depuis la disparition du Jésuite français en 1955.Ce qu\u2019il y a de plus neuf et de plus intéressant dans cet essai, est assurément l\u2019esquisse, au ch.VII, de ce que devrait être l\u2019évolution future de l\u2019humanité.La vaste expérience de l\u2019auteur lui permet d\u2019offrir des suggestions pertinentes et réalisables, aussi bien aux responsables des pays industrialisés qu\u2019à ceux des régions en voie de développement, et encore plus aux dirigeants de l\u2019Organisation des Nations Unies et des divers organismes internationaux qui en dépendent.Indéniablement, comme l\u2019avait entrevu Teilhard, et comme il le souhaitait d\u2019ailleurs ardemment, c\u2019est dans le sens d\u2019un seul gouvernement mondial que doit aller \u2014 et que s\u2019en va de fait peu à peu \u2014 l\u2019humanité.Dès 1931, Teilhard déclarait: «L\u2019âge des Nations est passé».(«L\u2019esprit de la Terre» \u2014 1931 \u2014 Oeuvres, t.VI, p.46).M.de la Mairieu met en évidence les apports positifs de l\u2019O.N.U.(73-76).Mais les problèmes à résoudre sont encore gigantesques: richesse des uns, pauvreté des autres: environnement; chômage; énergie; surpopulation; violences raciales.Avec quelle ardeur Teilhard a-t-il souhaité la constitution d\u2019un Front Humain, une sorte de «Brain Trust» international, rassemblant les plus grandes compétences de tous les pays, pour organiser et diriger le développement international dans la paix et l\u2019harmonie! «(Sauvons l\u2019humanité» \u2014 1936 \u2014 Oeuvres, t.IX pp.178-187).Les propositions de notre auteur vont dans ce sens: problèmes matériels d\u2019abord, problèmes spirituels ensuite: le droit international, la collaboration entre les États en ce qui a trait à l\u2019environnement, à la protection des terres arables, à l\u2019utilisation de l\u2019énergie, au respect des droits de la personne humaine et des minorités culturelles.Une toute petite remarque du cardinal Gantin, dissimulée, presque cachée, dans une note au bas d\u2019une page (p.101, n.3), constitue, à mon sens, l\u2019épilogue indispensable au tableau-programme tracé par M.de la Mairieu: «Vouloir changer le monde, ses structures injustes, sans changer le coeur de l\u2019Homme est une illusion».Telle est bien la note juste qu\u2019il ne faut jamais perdre de vue, en lisant ce séduisant volume.Elle met cruellement le doigt sur les limites du projet généreux présenté dans ces pages.Il n\u2019en est pas moins excellent que ces pages aient été écrites.Nous souhaitons qu\u2019elles soient lues par tous ceux et celles qui ont à coeur notre avenir commun.Une très bonne bibliographie complète cette recherche.J\u2019ai été surpris cependant, pour ma part, de n\u2019y voir aucune référence aux travaux du «Club de Rome», par exemple son deuxième rapport, de 1974, intitulé Stratégie pour demain (Seuil, 1974), ni non plus la mention de l\u2019ouvrage de base édité sous la direction de Jib FOWLES, Handbook of Futures Research (Greenwood Press, London, et Wesport, Conn., U.S.A., 1978).Ce ne sont là toutefois que des vétilles, dans un ensemble de première valeur.¦ Jean Langlois références Horace Miner, Saint-Denis: un village québécois, tr.de l\u2019anglais par E.Barsamian et J.-C.Falardeau, Montréal, Hurtubise HMH, 1985; 392 pages.Thomas R.Berger, Liberté fragile.Droits de la personne et dissidence au Canada, tr.de l\u2019anglais par Marie-Cécile Brasseur, \u201cCahiers du Québec\u201d, Hurtubise HMH, La Salle, 1985; 314 pages.Luc Ferry et Alain Re-naut, La pensée 68, essai sur l\u2019anti-humanisme contemporain, Paris, Gallimard, 1985; 289 pages.Brian Moore, Black Robe, McClelland and Stewart, Toronto, 1985; 246 pages.G.Bessière, et al., Les volets du presbytère sont ouverts, 2 000 prêtres racontent, Desclée de Brouwer, Paris, 1985; 311 pages.Revue Autrement, déc.1985, \u201cLa scène catholique\u201d, (diffusée par les éditions du Seuil): 226 pages.Beaudoin Paternostre de la Mairieu, Ultra-évolution et développement, Regards sur un monde à construire, Ca-bay, Louvain-la-neuve, 1985; 115 pages.62 relations mars 1986 LA RELIGION DE MON PERE par Benoît Lacroix BENOÎT LACROIX \u2022 «\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022 ! 306 pages, $15,00 Qui mieux que le Père Benoît Lacroix pouvait tracer les grandes lignes de la tradition qui n\u2019a cessé de caractériser la religion du peuple canadien français?La religion traditionnelle, pratiquée uniformément de 1534 à 1960, a informé toute la vie québécoise: vie politique, vie sociale, vie scolaire, vie familiale.L'ouvrage de Benoît Lacroix permet de revivre tous les instants de cette vie religieuse, que l\u2019on a pu, après coup, critiquer, mais qui a donné son élan à notre peuple.Éditions Bellarmin 8100, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) Canada H2P2L9 - Tél.: (514) 387-2541 relations mars 1986 relations SOMMAIRE face à l\u2019actualité\t35 .WÊÊÊÊ ggMpps Bilüüll fl» HliS ipiïlilillil ¦ ' ¦ ¦> : h s dossier De mere en fill Le mouvement di ies Cendrillon et Mr.Byte En appoint Debout devant l\u2019hôtel Lettre à mes filles depeches entrevue lectures Photographies de la page couverture: Anne Cherix Courrier de la deuxième classe; enregistrement no 0143.Port payé à Montréal 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal H2P 2L9 "]
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