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Titre :
Relations
Revue mensuelle catholique d'intérêt général préoccupée par la justice sociale qui contribue fortement à l'analyse de la société, au Québec et ailleurs. [...]

Les jésuites canadiens rêvaient, depuis longtemps, de publier une revue catholique d'intérêt général analogue à celles de leurs confrères d'Europe ou des États-Unis : Études, Civilta cattolica, Month, America, etc. L'oeuvre sociale créée avec l'École sociale populaire du père Joseph-Papin Archambault en sera le tremplin.

L'idée prend corps peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale avec la parution de la revue L'Ordre nouveau (1936-1940) à laquelle participent les pères Jacques Cousineau, Joseph-Papin Archambault, Omer Genest, Joseph Ledit et Jean d'Auteuil Richard. Ce dernier est chargé de fonder et de diriger une nouvelle revue qui visera un lectorat élargi; il conservera son poste jusqu'en 1948.

Parmi tous les titres suggérés, c'est Relations qui est retenu. Il fait, bien sûr, référence aux Relations des jésuites, par l'entremise desquelles ceux-ci avaient fait connaître leurs actions en Nouvelle-France. Ce titre convient, en outre, au domaine que la revue se propose d'explorer, celui des relations humaines sur tous les plans : familial, religieux, social, économique, politique, national et international.

Dès le début, Relations prend une physionomie à peu près définitive avec ses rubriques fixes : éditoriaux, grands articles, commentaires, chroniques diverses, comptes rendus de livres. Le succès dépasse les espoirs : dès le second numéro, 4000 exemplaires s'envolent, plus de 7000 en décembre 1943, 15 000 en 1946.

Plusieurs raisons expliquent ce succès : le caractère engagé de la revue, l'appétit des lecteurs privés des revues européennes durant la guerre, la collaboration des laïcs. La revue mène des luttes décisives contre les cartels, en particulier contre le trust de l'électricité. Elle prépare ainsi l'opinion à la nationalisation qui viendra 20 ans plus tard.

En 1950, les évêques, dans leur Lettre sur le problème ouvrier, reconnaissent la vocation industrielle et urbaine du Québec. Dans ce vaste mouvement, Relations est plus qu'un simple témoin; elle y participe intensément, à certaines heures, jusqu'à risquer son existence. C'est pour ces raisons que la revue Relations peut être décrite comme une tribune du catholicisme de gauche québécois.

En octobre 1956, Relations publie le numéro du 15e anniversaire. Quelles causes sert la revue? Celles de l'Église et des âmes, celles de la personne humaine et de la justice sociale, celles de la communauté canadienne-française et de la patrie canadienne et, enfin, les causes d'ordre international.

À partir de 1966, Relations s'efforce de suivre davantage l'actualité, surtout dans le domaine social. L'effort de la revue s'ajuste aux événements mais demeure généralement dispersé. Relations se positionne comme un outil d'analyse et commente l'actualité dans des dossiers qui lui permettent de prendre un certain recul et d'attirer la collaboration d'intellectuels spécialisés et réputés. La revue demeure attentive aux défis que posent les mutations du temps présent à la foi religieuse et à la volonté d'engagement, au Québec et dans le monde.

Ce mensuel existe depuis 1941. Une telle longévité, dans le domaine du magazine engagé qui s'oppose à la logique marchande, est une rareté. Parmi ses collaborateurs, mentionnons les pères Émile Bouvier, L.-C. de Léry et P.-É. Racicot, Jean Vallerand, Ernest Robitaille, Paul Gérin-Lajoie, Victor Barbeau et Fernand Dumont, Gregory Baum, ainsi que plusieurs auteurs littéraires, dont Wajdi Mouawad, Élise Turcotte et Hélène Monette.

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 208-212.

CORNELLIER, Louis, « Revue - 70 ans de Relations », Le Devoir, 12 mars 2011, p. F5.

ST-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, n° 2, 1978, p. 203-228.

Éditeurs :
  • Montréal, Canada :École sociale populaire,1941-2024,
  • Montréal, Canada :un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus,
  • Montréal :Éditions Bellarmin,
  • Montréal :Centre justice et foi
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ordre nouveau (Montréal, Québec : 1936)
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Références

Relations, 1991-10, Collections de BAnQ.

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[" relation octobre 1991 3,00$ no 574 INTÉGRER LES IMMIGRANTS 9 770034 378000 977003437800010 Tous nos e«otts en educcentre[ «de véconom.e.p°us un secret pour Pe^m:nent pas >^e d'études ^\\>heure eout cent\tpollues de la rente-cinq P° ftorts en edu^ ° r sur les eme^ ° réconomie.sss^ïï&sss ISŒfcüi ?kf»sS, - \u2014S 3 'level etlort de toute «g*** Ste sans doute ^^£ns'V V.v.\u2018 < .¦ O 0 1\t- x |\t6.In Lesage, M.et Tardif, F, Trente ans de j\tRévolution tranquille au Québec, Mon- tréal, Éd.Bellarmin, 1989.¦à 7.Michel Wieviorka, L\u2019Espace du racisme, £\tParis, Seuil, 1991, p.202.244 relations octobre 1991 L\u2019INTEGRATION PASTORALE DES IMMIGRANTS par Thérèse Benguerel1 Le tiers des fidèles de l\u2019Église de Montréal sont de langue et de culture autres que celles de la majorité francophone.Mais les paroisses ethniques, qui répondent aux besoins des nouveaux arrivants, ne devraient-elles pas devenir des paroisses de transition?Si l\u2019intégration des immigrants dans une société harmonieuse est affaire politique et économique, elle comprend aussi une dimension quotidienne de relations de bon voisinage, de convivance et même de fraternité.Car c\u2019est cette dimension apparemment modeste, individuelle et familiale, de l\u2019intégration qui crée le climat social, détermine sa qualité et nos chances de réussir un avenir commun.La présence des immigrants et des réfugiés n\u2019est pas nouvelle au Québec ; ils sont de 25 000 à 40 000 à y arriver chaque année, depuis longtemps.Ce qui 1.\tThérèse Benguerel est responsable du secteur des communautés culturelles au Centre justice et foi.2.\tFaut-il rappeler que les enquêtes des dix dernières années montrent qu\u2019environ 15 % de la population d\u2019accueil ont une attitude positive face aux immigrants, 35 % y sont plutôt indifférents et 50 % y sont plutôt réticents ?est nouveau, c\u2019est que la majorité d\u2019entre eux s\u2019intégrent à la société d\u2019accueil francophone et que des décisions politiques claires reconnaissent au gouvernement du Québec la responsabilité de la sélection et de l\u2019intégration des immigrants.Ajoutons que les immigrants et les réfugiés (ils forment 8 % des 6,8 millions de Québécois) sont, comme toujours, concentrés presque totalement dans la région de Montréal, où ils atteignent 25 % de la population.Et ils sont plus visibles que par le passé, vu la grande variété des origines,\" des religions et des cultures.Le contrat moral Le ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles du Québec nous a récemment (décembre 1990) proposé pour la première fois un Énoncé de relations octobre 1991 politique en matière d\u2019immigration et d\u2019intégration.Un de ses principes fondamentaux est que de part et d\u2019autre, société d\u2019accueil et arrivants, nous devons accepter un contrat moral qui invite les arrivants à la solidarité active avec un Québec francophone, démocratique et pluraliste, et qui requiert que la société d\u2019accueil participe, à travers ses diverses instances et à tous les niveaux, au processus d\u2019intégration.Un tel contrat établit clairement, s\u2019il est accepté, les attentes des groupes en présence : solidarité, coresponsabilité dans le projet de société du Québec.Ce type de contrat inquiète certains, davantage inspirés par le libéralisme et le multiculturalisme canadien.Et il reste à en négocier le contenu tant avec les communautés culturelles qu\u2019avec la population d\u2019accueil.Mais quoi qu\u2019il en résulte, il reste que c\u2019est la société francophone tout entière qui est appelée à devenir communauté d\u2019accueil dans toutes les sphères d\u2019activité : scolaire, syndicale, économique, politique, culturelle et religieuse2.245 L\u2019INTÉGRATION AU QUOTIDIEN Au-delà des diverses conceptions politiques qui s\u2019affrontent, l\u2019intégration est aussi (et avant tout ?) une réalité quotidienne, où chacun et chacune a son rôle à jouer.Car ce qui est en jeu ici, c\u2019est notre rapport à « l\u2019autre ».Voici quelques questions, que chacun (et les immigrants et les gens d\u2019ici) devrait se poser individuellement ou en groupe ; ces questions peuvent aider à faire le point et à mesurer le chemin qui reste à parcourir : \u2022\tEst-ce que je connais des immigrants ou des immigrantes ?Des familles immigrantes ?(ou pour les immigrants : des Québécois d\u2019origine ?) Suis-je déjà allé chez eux ?Les ai-je déjà invités chez moi ?Certains sont-ils des amis ?\u2022\tAu travail ou à l\u2019école, est-ce que je fréquente autant les collègues d\u2019autres nationalités que ceux et celles qui partagent mon origine ?Est-ce que je connais bien, concrètement, les problèmes quotidiens que vivent les nouveaux arrivants que je rencontre ?Ai-je déjà discuté, avec « l\u2019autre », de ce que j\u2019attendais de lui ou d\u2019elle et de ce que cet « autre » attendait de moi (comme individu et comme collectivité) en termes d\u2019intégration ou d\u2019insertion commune dans la société québécoise ?Est-ce que je m\u2019intéresse à sa langue, à sa nourriture, à ses coutumes, à sa religion ?Est-ce que je connais les organisations et les groupes dont « l\u2019autre » fait partie ?Ai-je déjà participé à des rencontres, des réunions ou des fêtes avec eux ?Ai-je déjà tenté d\u2019intéresser ma famille, mon groupe, mon milieu de travail, ma communauté chrétienne à la réalité de « l\u2019autre » ?Avons-nous déjà essayé de lui faire une place réelle dans ces groupes ?La mission des Églises Comment situer l\u2019action des Églises chrétiennes dans ce contexte ?Au-delà de leurs diversités, les Églises ont mission de bâtir la fraternité humaine.Jésus a voulu clairement dépasser toutes les frontières, en les respectant, mais en enlevant ce que saint Paul a appelé « le mur de séparation de la haine » (Eph.2,14).C\u2019est ce qui fait des Églises des instruments privilégiés, si elles le veulent, de l\u2019intégration des « étrangers ».Les défis d\u2019une pastorale de l\u2019immigration sont multiples, tant auprès de la communauté d\u2019accueil que des nouveaux arrivants ; il faut à la fois leur proposer ces défis et les soutenir, les uns et les autres, dans les difficiles apprentissages que cela suppose.Ces défis touchent d\u2019ailleurs aussi bien les dimensions sociale et politique que la dimension proprement religieuse.Parmi ceux-ci, mentionnons : \u2022\tintervenir, au nom de l\u2019Évangile et des droits de la personne, dans le domaine de l\u2019immigration et du refuge ; \u2022\tlutter contre toutes formes de racisme, de préjugés et d\u2019intolérance et dénoncer les abus ; \u2022\tsensibiliser les chrétiens à la responsabilité internationale face'à des situations politiques qui créent l\u2019exode de millions de personnes à travers le monde ; \u2022\tinstaurer un dialogue avec les croyants des autres religions (Judaïsme, Islam, Bouddhisme) ; \u2022\tdévelopper une participation oecuménique pour tout ce que nous pouvons faire ensemble (la situation des demandeurs de refuge par exemple) ; \u2022\taccueillir les richesses d\u2019expressions de foi religieuse différentes et mieux connaître les divers rites catholiques implantés dans notre milieu ; \u2022\tassurer les services religieux dans la langue des nouveaux arrivants et les aider à conserver leurs racines tout en privilégiant l\u2019insertion dans l\u2019Église locale ; \u2022\tpartager les responsabilités à tous les niveaux de l\u2019Église diocésaine, depuis le centre diocésain jusqu\u2019aux conseils de pastorale paroissiale et de marguilliers, avec des intervenants des communautés ethniques ; \u2022\tfavoriser la contribution de prêtres, agents et agentes de pastorale issus des communautés culturelles dans la formation des intervenants pastoraux du pays d\u2019accueil ; \u2022\tpromouvoir la formation interculturelle des intervenants pastoraux et favoriser leur apprentissage de langues étrangères, les échanges et stages dans les pays d\u2019où viennent les nouveaux arrivants.Les orientations prises devraient d\u2019ailleurs être révisées régulièrement avec la collaboration des responsables provenant des communautés ethniques, de missionnaires de retour au pays, lors des évaluations annuelles et de l\u2019élaboration des projets diocésains et paroissiaux.Il faut souligner ici que la pastorale de l\u2019intégration des immigrants n\u2019est pas le fait des seuls « spécialistes », que tous et toutes peuvent y contribuer3.Et que nous ne partons pas de zéro4 5 : plusieurs paroisses et communautés chrétiennes partagent horaires et locaux avec des groupes récents, célèbrent des Semaines d\u2019amitié interculturelle, poursuivent le parrainage de réfugiés ; des ressources multiples existent déjà : comme l\u2019Office des communautés ethniques et le Catéchuménat diocésain de Montréal, le Centre d\u2019information sur les nouvelles re- 3.\tDans cette perspective, un bulletin de liaison au service des groupes et des personnes impliqués dans cette pastorale sera bientôt lancé par le Centre justice et foi.4.\tIl faut noter ici que l\u2019Église s\u2019intéresse depuis longtemps, dans une approche caritative, aux multiples besoins des immigrants et des réfugiés.Ce qui est plus récent, c\u2019est une approche plus collective, plus structurelle, plus politique en somme de la question.5.\tL\u2019Église de Montréal, 7 février 1991, p.136ss.246 relations octobre 1991 ligions, le Comité interreligieux de Montréal, TRAME (la table de pastorale sociale des communautés culturelles).De leur côté, l\u2019Université de Montréal offre un certificat d\u2019« Intervention en milieux ethniques » et l\u2019UQAM, un certificat en « Éducation interculturelle » ; le Centre Saint-Pierre offre des sessions de sensibilisation à l\u2019immigration et au service pastoral de la nouvelle chrétienté d\u2019ici, et le Groupe socio-éthique du diocèse de Québec vient de publier une réflexion sur l\u2019accueil de « l\u2019autre.parmi nous ».Les paroisses ethniques Il y a 40 ans, la Constitution apostolique « Exsul familia » rappelait aux Églises d\u2019origine de fournir des prêtres pour accompagner leurs compatriotes en terre étrangère.L\u2019Église d\u2019ici a ainsi accueilli plusieurs de ces prêtres et de ces agents de pastorale, religieux et religieuses surtout.Par la suite, surtout depuis Paul VI, on recommanda plutôt aux Églises des pays d\u2019accueil de prendre la responsabilité d\u2019assurer aux communautés immigrées les services dont elles ont besoin.La situation actuelle, surtout à Montréal, est marquée par ces deux phases : à Montréal, « on compte 37 paroisses, missions et aumôneries dites ethniques, ainsi que cinq communautés linguistiques.Si on ajoute à ce nombre les quelques 40 paroisses anglophones, on constate que le tiers des fidèles de l\u2019Église de Montréal sont de langue et de culture différentes de la majorité francophone5 ».Les missions ethniques répondent certainement à un besoin de lieux de prière et de rencontre, surtout dans les premières années de l\u2019arrivée au Québec.Mais on peut se demander dans quelle mesure il faut encourager le maintien de paroisses où les générations se succèdent, sans se soucier assez de 6.\tLa tendance, dans plusieurs paroisses ethniques, est d\u2019avoir « ses » oeuvres : certaines, par exemple, après plusieurs années d\u2019implantation, ne participent toujours pas au Carême de partage organisé par Développement et Paix, pourtant au service des pays les plus démunis d\u2019où proviennent souvent ces paroissiens.7.\tComme on l\u2019a fait en France pour les nombreuses paroisses d\u2019immigrés portugais récents, pour qui des religieuses et des prêtres français ont appris le portugais ! s\u2019intégrer dans la population chrétienne d\u2019accueil, ni de participer aux projets collectifs communs6.Les paroisses ethniques ne doivent-elles pas devenir des paroisses de transition ?Ne doivent-elles pas être, autant que possible, desservies à la fois par des agents de pastorale provenant de la communauté chrétienne d\u2019accueil7 et par des nationaux ?C\u2019est sans doute à cette condition que les paroisses ou missions ethniques contribueront à l\u2019adaptation et à l\u2019intégration de leurs fidèles à la vie ecclésiale et sociale du Québec, et qu\u2019elles rendront visible la dimension universelle de la catholicité pour la chrétienté de souche.En mars 1987, la Conférence épiscopale française précisait ainsi le rôle des missions ethniques : « Il ne s\u2019agit pas de faire coexister différentes Églises parallèles sur un même territoire.Mais, dans une même Église, il s\u2019agit d\u2019assurer l\u2019originalité de chaque communauté et d\u2019accompagner les itinéraires de foi de ses membres, afin de surmonter les particularismes ethniques et d\u2019accueillir leur dynamisme dans la vie et la mission de l\u2019Église locale.Ainsi, les missions ethniques ont à promouvoir la participation de ceux qu\u2019elles atteignent à la vie de l\u2019ensemble de l\u2019Église locale.En retour, ces Églises s\u2019efforcent d\u2019ouvrir leurs communautés (paroisses, services diocésains, mouvements apostoliques) à la compréhension des traditions culturelles et religieuses, aux formes d\u2019expression de la foi des immigrés et réfugiés, membres de la même Église.» La pastorale de l\u2019immigration La paroisse n\u2019est plus le lieu de rassemblement de la majorité.Mais elle demeure néanmoins un lieu privilégié d\u2019accueil et d\u2019intégration réciproque.C\u2019est cependant dans tous les domaines (mouvements chrétiens, écoles, hôpitaux, groupes communautaires, services divers à la collectivité), que l\u2019Église doit favoriser les contacts entre communauté d\u2019accueil et nouveaux arrivants, l\u2019ouverture mutuelle et la volonté d\u2019apprendre les uns des autres.À cette heure décisive pour l\u2019avenir de notre collectivité, les leaders des communautés ethniques et des institutions chrétiennes du pays d\u2019accueil ont un rôle important à jouer : à partir d\u2019une réflexion sur l\u2019Église et sur la société québécoises, il leur faut contribuer à l\u2019élaboration d\u2019un projet de société dont une des composantes incontournables devra être la laïcité, dans une forme qu\u2019il nous reste encore à élaborer.Un chantier fondamental, qui s\u2019ouvre à peine.¦ La pastorale de l\u2019immigration comporte bien des volets: entre autres, favoriser un dialogue avec les croyants des autres religions et développer avec tous une action oecuménique.Le Festival de 1 Inde fV-A_/ v.relations octobre 1991 247 André Rival/MCCI wJLJL mJL Cl La rencontre de « l\u2019autre » est toujours exigeante, qu\u2019il soit immigrant, autochtone, handicapé, pauvre, etc.Car il faut sortir de soi pour s\u2019ouvrir à une réalité qui nous est étrangère.Le Groupe socio-éthique du diocèse de Québec vient de proposer une réflexion sur « L\u2019autre.parmi nous » (septembre 91).Les Belles Soirées de l\u2019Université de Montréal proposent des séries de trois rencontres sur Haïti, la Russie, l\u2019Amérindien contemporain et le monde musulman (entre octobre et décembre ; tél.: 343-6868).Et l\u2019Institut interculturel de Montréal (ex-Centre Moncha-nin) propose une soirée sur la culture Mohawk (9 octobre ; tél.: 288-7229).Dans la difficile construction d\u2019une société civile démocratique, Haïti peut compter sur la vigilance constante et sans complaisance du Centre haïtien des droits et libertés (CHADEL).Animé par Jean-Jacques Honorât, qui vient de recevoir le Prix international des droits humains pour 1991, décerné par l\u2019Association des Barreaux des États-Unis, le CHADEL publie chaque mois un bulletin, Situation des droits de l\u2019homme en Haïti, qui fait le point sur l\u2019état des droits dans ce pays (adresse : Boîte postale 2408, Port-au-Prince, Haïti).On a peu de bonnes nouvelles d\u2019Afrique.Une récente étude de l\u2019Institut Nord-Sud, Après la décennie perdue, la nouvelle vigueur de la Banque africaine de développement, semble indiquer qu\u2019il y a là un exemple intéressant de prise en charge.Ce document, dernier d\u2019une série de trois sur les banques régionales de développement, analyse les forces et les faiblesses de cet instrument, y compris le rôle que le Canada y joue (s\u2019adresser au 200-55 Murray, Ottawa Kl N 5M3 ; tél.: (613) 236-3535).^ Dans le contexte néo-libéral du désengagement de l\u2019État, le rôle des organismes sans but lucratif (OSBL) devient encore plus crucial pour notre société : à l\u2019heure des coupures de subventions, quel est l\u2019avenir du milieu communautaire ?L\u2019autonomie sans l\u2019État, dans le Québec de l\u2019an 2000.Est-ce possible ?À quelles conditions ?Tel est le thème de l\u2019important Congrès des OSBL du Québec qui se tiendra du 6 au 8 novembre 1991 et qui touchera tous les secteurs : logement, consommation, santé, immigration, loisirs, politique, etc.(pour informations : Le Lien, 950 est, boul.Saint-Joseph, Montréal H2J 1K8 ; tél.: 522-3008).Le 24 octobre prochain, aura lieu, à Montréal, la cinquième prière interreligieuse pour la paix (voir Relations, déc.90, p.311-312).Mais pourquoi les chefs spirituels amérindiens, bouddhistes, hindous, juifs, musulmans, sikhs et chrétiens de toutes dénominations acceptent-ils de prier ensemble ?L\u2019Institut interculturel de Montréal (IIM) propose d\u2019approfondir la question avec les principaux intéressés lors d\u2019une rencontre, le 21 novembre 91 (tél.: 288-7229).Mentionnons aussi que dans le but de favoriser la rencontre et la connaissance des multiples cultures qui se côtoient maintenant au Québec, l\u2019HM publie, quatre fois par année, le magazine Horizons interculturels : le dossier du numéro de juin 91 porte sur « vieillissement et multiethnicité ».La réforme de l\u2019aide sociale continue de faire des victimes et une nouvelle campagne nationale d\u2019opposition s\u2019amorce, cet automne : pour mieux cerner le vécu des « bénéficiaires », le Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec (ROSE du Nord) a réalisé une enquête auprès de 140 femmes assistées sociales au Québec.Le rapport, Les femmes et l\u2019aide sociale, a le grand mérite de donner la parole aux femmes et de nous faire partager un peu ce qui fait leur difficile quotidien (s\u2019adresser au 133, 80e rue est, Charlesbourg G1H 1A1 ; tél.: (418) 622-2620).Soulignons que la revue Communauté chrétienne (octobre) présente aussi un dossier sur la réforme de l\u2019aide sociale.R y a encore des gestes prophétiques dans l\u2019Église.L\u2019évêque de Saginaw au Michigan, Kenneth Untener, a demandé que toutes les rencontres qui se tiendraient dans son diocèse, entre le 26 mars et le 1er juillet 91, commencent par la question : « Comment ce que nous allons faire ici va-t-il toucher ou impliquer les pauvres ?» Au terme de ces 97 jours, il vient de proposer huit réflexions, extrêmement stimulantes, issues de cette expérience : 1- on oublie généralement les pauvres ; 2- ceux-ci sont souvent invisibles ; 3- le plus gros problème, ce sont les « pauvres qui ne méritent pas notre aide » ; 4- si vous aidez les pauvres, vous allez parfois vous « faire avoir » ; 5- aider les pauvres n\u2019est pas toujours une expérience plaisante ; 6- les paniers de provisions rendent service, mais ne vont pas très loin ; 7- parfois les pauvres sont submergés au point d\u2019en perdre tous leurs moyens ; 8- les pauvres aussi s\u2019aident entre eux.(texte complet dans Origins, 1er août 91) 248 relations octobre 1991 CENTESIMUS ANNUS, LA NOUVELLE ENCYCLIQUE SOCIALE par Gregory Baum La libération des pays de l\u2019Est comporte une leçon pour le monde tout entier.Mais le message direct de la nouvelle encyclique s\u2019adresse avant tout aux nations de l\u2019Europe de l\u2019Est.Cette année marque le centième anniversaire de Rerum Novarum, l\u2019encyclique de Léon XIII qui fut le premier texte papal à traiter de la question sociale.Au Québec, un congrès particulièrement réussi, tenu à l\u2019université Laval, soulignait en mai dernier ce premier siècle d\u2019enseignement social catholique.Le même mois, Jean-Paul II publiait l\u2019encyclique Centesimus Annus1 : afin d\u2019illustrer la vitalité et la croissance de l\u2019enseignement social catholique, ce nouveau document l\u2019applique au contexte contemporain.Pour bien saisir le message de Centesimus Annus, on se rappellera qu\u2019il s\u2019agit de la première encyclique de Jean-Paul II depuis 1989, année qui a vu s\u2019effondrer les régimes communistes de Pologne et d\u2019autres pays d\u2019Europe orientale.Un chapitre de l\u2019encyclique porte d\u2019ailleurs comme titre « L\u2019année 1989 ».Comment cette libération s\u2019est-elle produite ?Quelle leçon tirer de cette lutte ?Quelle orientation prendre ?Voilà les questions qu\u2019aborde l\u2019encyclique.Le pape croit fermement que le monde tout entier, l\u2019Est et l\u2019Ouest, le Nord et le Sud, reçoit une leçon importante de cet événement extraordinaire, mais le message direct de l\u2019encyclique s\u2019adresse avant tout aux nations de l\u2019Europe de l\u2019Est qui s\u2019efforcent actuellement de définir leur propre avenir.1.On trouvera l\u2019édition française dans Jean-Paul II, Le centenaire de Rerum Novarum.Lettre encyclique Centesimus Annus., Montréal, Fides, 1991 ; 123 pages.Économie de marché et démocratie Qu\u2019est-ce que l\u2019encyclique leur propose ?En un mot, la démocratie et une économie de marché dirigée.Examinons de plus près ces recommandations.L\u2019encyclique commence par décrire quelques facteurs historiques qui ont contribué à l\u2019extraordinaire soulèvement de 1989.Le gouvernement communiste polonais a été renversé par le mouvement pour les droits humains, organisé par les syndicats et soutenu par l\u2019Église.Cette lutte, souligne le texte, a été menée sous le signe de la foi, de l\u2019unité et de la modération (N.23).Par ailleurs, le régime en place était miné par l\u2019inefficacité d\u2019une économie centralisée et bureaucratisée, qui ne laissait aucune place à l\u2019initiative individuelle (N.24).Plus profondément, ce sont les principes erronés du communisme athée et matérialiste qui expliquent son effondrement (N.25).Nous verrons que le pape tire des leçons importantes de ces trois facteurs historiques.Mais de quel côté devraient s\u2019orienter les nations libérées ?L\u2019expérience de 1989 enseigne que l\u2019économie de marché est tout simplement indispensable.La vie économique ne peut s\u2019épanouir sans la propriété privée et un entrepreneurship intelligent (NN.19, 32, 34).Dans ce contexte, l\u2019encyclique fait un éloge de l\u2019économie de marché sans précédent dans les déclarations papales.relations octobre 1991 249 Aux États-Unis, des commentateurs néo-libéraux ont sauté sur ces passages pour faire bénir par le pape les orientations actuelles de l\u2019économie capitaliste2.S\u2019ils avaient lu l\u2019encyclique jusqu\u2019au bout, ils auraient appris que, si indispensable que puisse être le marché, il ne doit jamais être le seul régulateur de l\u2019économie (NN.19, 33).L\u2019éthique sociale catholique exige, insiste le pape, que le libre marché fonctionne dans un cadre contrôlé par le gouvernement, les syndicats et une culture de solidarité de manière à servir le bien commun de la société.« On ne peut accepter, écrit le pape, l\u2019affirmation selon laquelle la défaite du socialisme réel, comme on l\u2019appelle, fait place au seul modèle capitaliste d\u2019organisation économique.» (N.35) Fidèle à la tradition de l\u2019enseignement social catholique, l\u2019encyclique rejette le laisser-faire, le capitalisme libéral sans frein, et défend à la fois le droit à la propriété privée et le droit de tous aux biens et services nécessaires à la dignité de la vie (N.3).En Europe, ce plaidoyer en faveur d\u2019un capitalisme contrôlé et responsable évoquera la Démocratie chrétienne : pas nécessairement la pratique des partis chrétiens-démocrates, mais les principes politiques qui leur ont donné naissance.En Allemagne, par exemple, Helmut Kohl parle constamment d\u2019économie sociale du marché (soziale Marktwirtschaft) pour définir les objectifs de son parti.Mais on pourrait aussi interpréter les recommandations papales dans le sens d\u2019un appui à la social-démocratie européenne.Autre leçon de l\u2019an 1989, nous dit-on, une société sécularisée sera incapable de résoudre son problème social (N.13).Le matérialisme et l\u2019esprit séculier que véhiculent les sociétés modernes, qu\u2019elles soient communistes ou capitalistes, menacent le bien-être de la communauté (NN.24, 25).Centesi-mus Annus souligne, beaucoup plus que les précédentes encycliques sociales, que la société a besoin de revenir à Dieu et à Jésus Christ.Les documents antérieurs distinguaient plus clairement entre l\u2019ordre naturel et l\u2019ordre surnaturel, et adoptaient un langage plus universel.Dans le contexte européen, l\u2019accent que met Jean-Paul II sur l\u2019Évangile renforce l\u2019impression qu\u2019il entend appuyer la Démo- cratie chrétienne et promouvoir la restauration d\u2019une Europe de chrétienté.S\u2019adressant toujours à l\u2019Europe de l\u2019Est, le pape fait l\u2019éloge du système démocratique - appui à la démocratie rarement formulé avec tant d\u2019énergie dans un document papal (NN.46, 47).L\u2019encyclique critique la démocratie purement formelle, « sans valeurs », qu\u2019on rencontre dans le monde anglo-américain et qui se limite à définir les règles du jeu politique.Il propose plutôt une démocratie de contenu, fondée sur des valeurs clairement définies telles que la dignité de la personne et la dimension sociale de son existence.Cette démocratie « authentique » défend et promeut des valeurs humaines, y inclus - selon Jean-Paul Il - l\u2019interdiction de l\u2019avortement.Même si ces passages de l\u2019encyclique ne manquent pas de profondeur, ils ne semblent pas tenir assez compte de la réalité du pluralisme contemporain.Il n\u2019est pas évident qu\u2019une société moderne, même sur le continent européen, puisse se mettre d\u2019accord sur un contenu susceptible d\u2019orienter sa vie démocratique.Pas étonnant dès lors que des commentateurs européens en soient venus à conclure que le pape cultive le rêve impossible du rétablissement de la Chrétienté sur le vieux continent.Quel message pour nous ?Qu\u2019offre l\u2019encyclique aux peuples non européens ?Nombre de conseils utiles, sans doute.Mais, il faut le regretter, malgré plusieurs observations critiques sur le capitalisme libéral, on n\u2019y trouve pas d\u2019analyse des tendances actuelles de l\u2019économie mondiale.L\u2019encyclique déplore qu\u2019il y ait des sociétés où le marché reste le seul mécanisme de régulation de la production et 2.Cf.Catholic New Times, 23 juin 1991, p.11.S\u2019adressant toujours à l\u2019Europe de l\u2019Est, le pape fait l\u2019éloge du système démocratique: plus que dans tout autre document papal.250 relations octobre 1991 - \u2014\u2022\t\u201e ¦¦¦¦!¦* Bien que les analystes néo-libéraux américains aient tenté de faire bénir par le pape les orientations de l\u2019économie capitaliste, l\u2019encyclique affirme clairement que le marché ne doit jamais être le seul régulateur de l\u2019économie: il doit être contrôlé par le gouvernement et les syndicats, et balisé par une culture de solidarité qui le mette au service du bien commun.de la consommation.Ces sociétés, nous dit le pape, ne reconnaissent pas qu\u2019il y a des besoins humains qui échappent à la logique du marché (NN.34, 37).Elles traitent leurs travailleurs comme une marchandise, aliènent et humilient la personne humaine (NN.39, 41) ; elles engendrent une culture de consommation qui étouffe l\u2019esprit et mine la solidarité sociale (N.36) et elles risquent de faire du marché une idole à laquelle sont sacrifiés les êtres humains (N.40).Ce qui manque ici, c\u2019est une analyse de la globalisation actuelle de l\u2019économie et des « programmes d\u2019ajustement structurel3 » mis en place dans les pays développés et imposés aux pays pauvres du Sud.L\u2019ajustement structurel à la concurrence du marché global exige que les gouvernements privatisent les sociétés d\u2019Etat, déréglementent les accords de coopération, cherchent à attirer les investisseurs en muselant les syndicats, en coupant les programmes sociaux, en réduisant les salaires dans le secteur public, etc.Partout où on les applique, ces politiques d\u2019ajustement structurel finissent par marginaliser des secteurs de plus en plus importants de la population.Quoique l\u2019encyclique emploie souvent le mot « marginalisation », elle n\u2019offre pas d\u2019analyse de la globalisation de l\u2019économie.On trouve cependant quelques passages qui défendent le combat organisé pour la justice, une idée que Jean-Paul II a déjà développée dans Laborem Exercens, en 1981, en parlant de « solidarité des travailleurs et avec les travailleurs » (L.E., 8).Parmi les leçons de l\u2019année 1989, le pape mentionne le pouvoir de transformation des mouvements de solidarité.Il signale « l\u2019action non violente d\u2019hommes qui, alors qu\u2019ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la 3.Cf.Christian Deblock et al., Conjoncture et tendances économiques en 1991, UQAM, 1991 ; p.14-25, 38-42.vérité », avant de conclure : « puissent les hommes apprendre à lutter sans violence pour la justice » (N.23).Le pape fait remarquer que cette expérience a eu des retombées importantes pour l\u2019Église.Alors que dans le passé le Mouvement ouvrier jugeait l\u2019Église distante, aujourd\u2019hui les travailleurs et les autres groupes qui luttent pour la justice sociale auront plutôt tendance à voir en elle une alliée.« Le Mouvement ouvrier, écrit le pape, devient un mouvement plus général des travailleurs et des hommes de bonne volonté pour la libération de la personne humaine et pour l\u2019affirmation de ses droits ; il est répandu aujourd\u2019hui dans de nombreux pays et, loin de s\u2019opposer à l\u2019Église catholique, il se tourne vers elle avec intérêt.(.) À ceux qui, aujourd\u2019hui, sont à la recherche d\u2019une théorie et d\u2019une pratique nouvelles et authentiques de libération, l\u2019Église offre non seulement sa doctrine sociale.mais aussi son engagement et sa contribution pour combattre la marginalisation et la souffrance.» (N.26) Cet appel à la solidarité correspond à l\u2019interprétation de l\u2019enseignement social catholique proposée par les évêques du Québec et du Canada au cours des vingt dernières années.Nos évêques ont bien vu l\u2019urgence d\u2019un vaste mouvement de solidarité regroupant les syndicats, les organisations populaires et tous les groupes marginaux, pour résister aux politiques économiques actuelles et exiger la transformation des structures au nom de la justice.Mais telle n\u2019est pas la note dominante de Centesimus Annus, qui s\u2019adresse avant tout aux peuples d\u2019Europe récemment libérés du communisme.Dans ce contexte, cependant, on aurait aimé trouver une réflexion éthique sur le phénomène du nationalisme.Il est curieux que depuis un siècle, l\u2019enseignement social des papes n\u2019ait jamais tenté de formuler un ensemble de critères éthiques pour éclairer les nations soumises ou dépendantes dans leur combat vers l\u2019autodétermination politique.Soit dit en passant, l\u2019encyclique est rédigée comme si les femmes n\u2019existaient pas.¦ relations octobre 1991 251 RECENSIONS D\u2019OCTOBRE lectures Stanley L Jaki: Pierre Duhem, homme de science et de foi; Jacques Vauthier: Gildas Beauchesne, La physiologie végétale f~l Anne Dandurand: Un coeur qui craoue.Journal imaginaire f~l Bluma Finkelstein L\u2019écrivain juif et les Évangiles Scientifiques et croyants réputée par l\u2019ampleur et la rigueur des travaux qu\u2019elle édite, la maison d\u2019édition Beauchesne a mis sur pied, il y a quelques années, une collection intitulée « Politiques et chrétiens » dont nous avons déjà dit les mérites.Dans la même veine, Beauchesne a lancé une seconde collection du même type, « Scientifiques et croyants ».Chaque livre comprend un récit de la vie du scientifique en question, normalement ainsi que des extraits typiques de son oeuvre.Les trois premiers volumes de la collection abordaient la vie et l\u2019oeuvre de Jacques Arsac, un informaticien, de Dominique Laplante, un neurologue, et d'Abdus Saiam, un physicien.Viennent de paraître le tome 4 de la collection Pierre Duhem, homme de science et de foi et le tome 5 Gildas Beauchesne - La physiologie végétale.Peu connu en France, où il semble avoir fait l\u2019objet d\u2019une mise à l\u2019écart systématique, Pierre Duhem apparaît maintenant comme une figure de proue de 252 son époque.Né en 1861, il meurt d\u2019une crise cardiaque en 1916, après une carrière impressionnante comme scientifique et comme historien et philosophe des sciences.Son caractère ouvertement catholique et son appartenance claire à ce qu\u2019on peut appeler la droite, même s\u2019il n\u2019a pas milité politiquement, de même que probablement certains traits de caractère qui l\u2019ont fait attaquer, dès sa thèse de doctorat, les théories de Poincaré, le maître à penser tout puissant de l\u2019époque, ont finalement éloigné Duhem de Paris où il aurait dû normalement faire carrière.L\u2019auteur de la biographie, Stanley L.Jaki, bénédictin hongrois vivant aux USA et écrivant en anglais, insiste longuement sur la mise à l\u2019écart de Duhem par le milieu intellectuel pour cause d\u2019appartenance catholique.Selon lui, Duhem a véritablement fait l\u2019objet, sa vie durant, d\u2019un complot de l\u2019intelligentsia intellectuelle et scientifique française.Le livre devient ainsi une manière d\u2019apologie pour un homme qui a souffert et qui, pourtant, avait raison au plan scientifique.relations octobre 1991 L\u2019oeuvre de Duhem est immense, tant au plan de la physique théorique qu\u2019à celui de l\u2019histoire et de la philosophie des sciences.Il a entre autres démontré la contribution capitale du Moyen-Âge chrétien dans le développement de la science.Beaucoup de gens l\u2019auraient plagié.D\u2019autres l\u2019ont dénigré injustement à partir d\u2019a priori anticléricaux.White-head lui devrait énormément, tout en ayant tronqué le sens de ses affirmations.Rappelons que les cinq derniers tomes de son oeuvre monumentale, « le système du monde », ne sont parus qu\u2019à partir de 1954 (près de quarante ans après sa mort), suite à une menace de poursuite judiciaire formulée par Louis de Broglie à l\u2019égard de l\u2019éditeur.L\u2019auteur signale que la revue Études n\u2019a jamais consacré un seul article à Duhem.Le livre est complété de 27 extraits d\u2019oeuvres de Duhem, extraits qui révèlent sans conteste un écrivain clair et rigoureux.Malheureusement, en voulant faire l\u2019apologie de son héros, l\u2019auteur en rajoute un peu et tire sur tout ce qui bouge, sur Teilhard (par mode d\u2019allusion), sur Vatican II, sur les théologiens actuels, sur le complot des scientifiques incroyants, etc.Ce ton revanchard finit par nuire à la crédibilité d\u2019un ouvrage certainement compétent.Peut-être aura-t-il le mérite de stimuler la recherche sur l\u2019oeuvre et la pensée de Duhem, dont la réconciliation pratique et théorique entre science et foi est impressionnante.Le volume cinq de la même collection, Gildas Beauchesne - La physiologie végétale, est en réalité une longue interview de Gildas Beauchesne réalisée par Jacques Vauthier, directeur de la collection.Gildas Beauchesne a travaillé en biologie végétale, réalisant in vitro la reproduction du palmier dattier.Par exemple, au Maroc, au début du siècle, il y avait quinze millions de palmiers dattiers ; il en reste quatre millions et demi.Or le palmier dattier joue un rôle capital dans l\u2019alimentation, mais il se reproduit très lentement.Gildas Beauchesne a travaillé pendant vingt ans pour finalement aboutir au succès.L\u2019entrevue fait apparaître un homme humble et respectueux, soucieux de service.Il fait aussi voir les coups fourrés du milieu scientifique français et les intrigues des entreprises pour faire de l\u2019argent avec une découverte qui devrait d\u2019abord servir à nourrir l\u2019humanité.« Actuellement, il n\u2019y a qu\u2019une chose qui compte, c\u2019est le fric.Vous faites du fric, vous serez béni, vous n\u2019en faites pas, vous êtes un imbécile » (p.30).« L\u2019exploitation du pauvre par la recherche, c\u2019est terrible » (p.42).Dans sa vie personnelle, Gildas Beauchesne est croyant et jésuite.Un Jésuite pas du tout intellectuel, qui fait du ministère pastoral, qui est obéissant, que l\u2019activité scientifique ne trouble de nulle façon.D\u2019ailleurs, il n\u2019arrive pratiquement pas à articuler le problème du rapport entre la foi et la science.Il témoigne d\u2019une foi de charbonnier.ou de paysan.Sa préoccupation est davantage éthique, centrée sur la justice.Il ne voit pas de problème à la manipulation génétique, tant qu\u2019on ne touche pas à l\u2019être humain.Il est en faveur de l\u2019énergie nucléaire douce.Il insiste sur l\u2019amour du prochain comme vertu primordiale.Bref, en dehors de la recherche in vitro, l\u2019entrevue demeure assez superficielle et, somme toute, décevante.On ne peut probablement pas juger de la collection par ces deux seuls livres.L\u2019intuition d\u2019ensemble me semble très heureuse.Les deux livres étudiés ont de graves défauts.Le livre sur Duhem est trop belliqueux, celui sur Gildas Beauchesne presque simpliste.Espérons que le reste de la collection soit de meilleure tenue, car le dialogue de la foi et de la science demeure un enjeu considérable.¦ André Beauchamp Un coeur qui craque jj\tcrire.un espace où tout \\\\\tl\u2019amour du monde est im- possible ».Un coeur qui craque ne devrait pas s\u2019éclairer de phrases extérieures à l\u2019oeuvre, par surcroît tirées d\u2019une interview, mais il se trouve que celle mise en épigraphe m\u2019a semblé traduire à merveille le contenu jamais révélé d\u2019une oeuvre tendre, dure, à forte tonalité poétique.La langue est ici en effet tout ce qui importe.J\u2019aime par exemple qu\u2019un chérubin ait les « yeux gris pâle de l\u2019univers une heure avant l\u2019aurore », ou que l\u2019héroïne soit « habillée de bleu et de noir, ciel d\u2019hiver et nuit d\u2019été » ; j\u2019aime moins « le masque moqueur d\u2019un printemps hâtif » ou que « de sa voix de mohair, il lui.(dévide) l\u2019écheveau de son passé » ; et j\u2019ai haï à en hennir (répétez après moi, pour voir) ces adjectifs hyper-précieux, l\u2019automne « hiémal », l\u2019érection « immarces-cible » et les cuisses « spumeuses », où on dirait que la Québécoise (après Ha-melin sans doute.) veut paraître « cultivée » en exposant son vocabulaire - réflexe de pauvre, exposant ses toiles de chez Woolco.Flash : est-ce la fatigue, le soleil qui cuit les mouches dans l\u2019air, ou la planète qui rapetisse, tant il fait chaud, mais je demande : de l\u2019air ! Voilà un genre de littérature parfaite, car avec rien, littéralement R-l-E-N ! (une fille, rêvassante, dotée de Bien-Être et d\u2019un coeur qui ne demande qu\u2019à flancher, s\u2019ennuie à Montréal, par 33 degrés, entre son chat, ses amants, ses souvenirs et un paquet de feuilles blanches), on a fait quelque chose de crédible, qui sonne presque toujours juste, quelque chose de poignant ; on a mis au monde une voix, et c\u2019est beaucoup, oui, mademoiselle Anne : votre voix parfois me chamboule (« une écrivaine se chauffe à la phrase »), vous frôlez l\u2019absolu comme si c\u2019était gratis, comme s\u2019il n\u2019y avait pas un prix terrible à payer pour fréquenter les âmes-limites, le bonheur qui bascule, le corps liquéfié, ou l\u2019heure blanche du zéro absolu - pour cette voix-là, mademoiselle Anne, il faut dire merci, et je vais dire à tous les mecs et mèches qui m\u2019entourent : Dandurand, lisez Anne Dandu-rand, qui hoquète dans l\u2019ombre.Lisez pour le hoquet, parfois - et oubliez le reste.De toute façon, tout le monde est seul, tout le monde écrit, tout le monde a un chat et des fins de mois angoissantes, tout le monde meurt lentement d\u2019un souvenir insoutenable nourri avec amour -viol, meurtre, ou nuit trépidante aux confins (é)perdus de l\u2019autre.Avec Dandurand, on touche une limite.La limite d\u2019un genre littéraire, ou d\u2019une vision du monde, celle du JE-JE-JE, du JE-M\u2019ENNUIE, de LA VIE EST PAS VIVABLE MAIS JE M\u2019ENVOIE EN L\u2019AIR REGARDEZ-MOI BIEN, du JE-M E-MOI-M E-AND-l-ET-PERSON N E-D\u2019AUTRE, je me fais comprendre ?Je recommence : littérature de l\u2019ego absolu, de l\u2019individu vissé à soi, sans foi (pardon : il reste l\u2019absolu), sans loi, sans cause, sans perspective, sans point d\u2019appui.Signe des temps ?Même plus de « roman », mais un « journal » qu\u2019on s\u2019empresse d\u2019appeler « imaginaire » (pour les indiscrets), mais qui ne l\u2019est sûrement pas tant que ça : il s\u2019agit en effet d\u2019éviter le gros et terrible reproche de raconter sa vie, ce qui, on en conviendra, fait plutôt ma-tante qu\u2019écrivaine.Nous en sommes apparemment là au Québec, en matière de littérature intime-intimiste-intimant-de-la-trouver-intéres-sante.Que Dandurand sache écrire et qu\u2019elle nous émeuve est bien, qu\u2019elle soit un pétant antidote à tous les radoteurs docteurs ès-eux-mêmes du genre Claude Jasmin est aussi une excellente chose, mais on ne sort pas pour autant du « genre littéraire » en question : autobiographie et journal intime.Impudeur et impudence.Comme livre, le coeur qui craque est bâclé, et comme disait le copain Mallarmé : « beaucoup de beaux passages, jamais une oeuvre ».Une ou deux scènes érotiques particulièrement senties, de toute évidence écrites d\u2019une seule main (et j\u2019ai pensé ici à la Femme de papier de Françoise Rey) n\u2019empêchent pas que l\u2019on ait l\u2019impression que tout cela est très brouillon.Que n\u2019importe quoi pourrait aller n\u2019importe où, ici, là, plus loin, à la fin : un rêve, une colère, une rencontre, un ennui, la pluie, toutes choses évidemment permises par le « genre » journal intime.C\u2019est trop facile à la fin.Le Québec qui se fait, ou se défait, on ne sait trop, aura bientôt besoin de plus substantielles nourritures.D\u2019un autre Mistral, tiens, ou mieux, d\u2019un Jean Laro-se qui se déciderait enfin à devenir romancier ! ¦ Richard Dubois relations octobre 1991 253 L\u2019écrivain juif et les Évangiles né et élevé dans ce qui fut jadis le quartier juif de Montréal, je suis officiellement engagé dans le dialogue judéo-chrétien depuis au-delà de cinquante ans.J\u2019ai donc pu suivre l\u2019évolution des rapports entre chrétiens et juifs, ici et ailleurs, durant ce demi-siècle.Aussi je n\u2019hésite pas à déclarer vindicatif et déphasé cet écrit de Mme Bluma Fin-kelstein, L\u2019écrivain juif et les Évangiles.L\u2019auteure base son analyse sur cinq écrits juifs qui s\u2019échelonnent de 1930 à 1968.Elle justifie son choix qui « s\u2019arrête bien avant les années 1980 » parce que, ajoute-t-elle, « il faut répéter et dire qu\u2019il nous paraît impossible qu\u2019un changement dramatique dans la position officielle du Vatican ait un jour lieu » (24).Elle ajoute : « Le différend judéo-chrétien commence avec Jésus.En outre, ce qui a été dit jusqu\u2019à aujourd\u2019hui épuise tout ce qu\u2019on peut dire et tout ce qu\u2019on pourra dire à l\u2019avenir » (33).Voilà une manière plutôt prétentieuse de se dispenser du travail laborieux et honnête de suivre les continuels changements qui sont survenus dans les dernières décades, entre judaïsme et christianisme.Je renvoie ceux qui aimeraient un regard plus objectif sur la question à la recherche de Marie-Hélène Fournier, « L\u2019évolution des relations entre chrétiens et juifs de 1973 à 1983 », qui a paru dans la revue Pro Mundi Vita, nos 95-96, 1983-1984.Cette recherche nous apprend qu\u2019en date de 1983, on comptait 29 ouvrages juifs sur Jésus.Je renvoie également aux écrits de Pinchas Lapide, juif orthodoxe, The Resurrection of Jesus, Jesus in Two Perpectives et The Sermon on the Mount.J\u2019ai parlé d\u2019un écrit déphasé.En effet, en s\u2019inspirant d\u2019ouvrages qui datent, l\u2019au-teure nous présente une image caricaturale du christianisme, qu\u2019elle balance avec une grande agilité.Pour elle, le messianisme est un mythe, donc la mort et la résurrection de Jésus aussi.La religion chrétienne se résume à un grand déterminisme, dans lequel un Dieu tout-puissant et cruel tire toutes les ficelles.Ce sont bien des juifs qui ont condamné Jésus à mort comme imposteur et surtout parce qu\u2019il rejetait l\u2019unicité de Dieu et de la Loi (114).Tous ces propos sont aujourd\u2019hui irrecevables dans l\u2019actuel dialogue judéo-chrétien.Si je voulais être méchant, j\u2019ajouterais que les notions de l\u2019auteure sur sa propre religion juive m\u2019apparaissent aussi parfois déphasées.Affirmer que le judaïsme est sans dogmes fixes me laisse songeur (80).Dire que le juif est allergique à l\u2019idée du salut par le sang versé, c\u2019est rayer d\u2019un trait de plume tous les sacrifices sanglants de l\u2019Ancien Testament.Ne lit-on pas dans l\u2019Exode 24 : « Moïse prit le sang, en aspergea le peuple et dit : « Voici le sang de l\u2019Alliance, que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous ».Prétendre que l\u2019être humain doit faire son salut par ses propres forces (113), c\u2019est oublier la fragilité de l\u2019humanité dont l\u2019Ancien Testament nous relate de nombreux exemples, tout en exaltant l\u2019amour de Dieu pour ses créatures dont il est toujours prêt à accueillir les signes de repentir.Il ne faut pas avoir lu attentivement les Psaumes pour écrire : « le judaïsme ne connaît pas le péché héréditairement transmissible » (118).Il va sans dire que cet écrit vindicatif monte en épingle le traditionnel antisémitisme du christianisme, surtout celui de l\u2019Église catholique romaine, en passant par l\u2019Inquisition, les Croisades, les silences et l\u2019inaction des baptisés durant l\u2019Holocauste nazi.Pas un mot pour dire par exemple que, durant l\u2019Holocauste, nombre de chrétiens et de chrétiennes avaient, au risque de leur propre vie, protégé, caché, nourri des familles juives.Einstein fut plus nuancé quand il écrivait dans The Tablet, de Londres, du 30 décembre 1944 : « Seule entre toutes, l\u2019Église se plaça carrément en travers de la campagne hitlérienne de suppression de la vérité.Jusque là, je n\u2019avais pas ressenti d\u2019intérêt particulier à l\u2019égard de l\u2019Église ; mais, dès ce moment, je commençai à connaître affection et admiration pour son courage » (ma traduction).¦ Stéphane Valiquette Livres reçus Parmi les livres reçus ces derniers mois, Relations vous signale les ouvrages suivants : -\tDenis Carrier, Le travail insignifiant, Montréal, Guérin Littérature, 1991 ; 184 p.-\tLuc Nefontaine, La franc-maçonnerie, 126 p.; Massimo Introvi-gne, Les Témoins de Jéhovah, 127 p.; Paris, Cerf/Fides, 1991.-\tJean-Yves Leloup, L\u2019absurde et la grâce.Fragments d\u2019une itinérance, Paris, Albin Michel, 1991 ; 340 p.-\tMichel Lessard-Hébert, Recherche Action en milieu éducatif, Montréal, Éd.Agence D\u2019Arc, 1991 ; 123 p.-\tNicole Lebrun et Serge Berthelot, Design de systèmes d\u2019enseignement, Montréal, Éd.Agence D\u2019Arc, 1991 ; 327 p.-\tSous la direction de José A.Prades, de Jean-Guy Vaillancourt et de Robert Tessier, Environnement et développement.Questions éthiques et problèmes socio-politiques, St-Laurent, Éd.Fides, 1991 ; 374 p.-\tJacques Charron, Passionnément.avec les jeunes ! Réflexions pastorales, St-Laurent, Éd.Fides, 1991 ; 174 p.-\tColl., sous la direction de Guy Durand et Catherine Perrotin, Contribution à la réflexion bioéthique.Dialogue France-Québec, St-Laurent, Éd.Fides, 1991 ; 315 p.-\tLuc Dauphinais pour la Société historique de Saint-Boniface, Histoire de Saint-Boniface (Tome I).À l\u2019ombre des cathédrales.Des origines de la colonie jusqu\u2019en 1870, St-Boniface, Éd.du Blé, 1991 ; 335 p.-\tColl., La poésie québécoise contemporaine.Anthologie présentée par Jean Royer (nouvelle édition), Montréal/ Paris, L\u2019Hexagone/La Découverte, 1987 ; 255 p.-\tColl, sous la direction d\u2019Anita Caron, Femmes et pouvoir dans l\u2019Église, Montréal, VLB Éditeur, 1991 ; 256 p.-\tJean-Pierre Bélanger, Le tigre bleu, Montréal, Éd.Québec/Amérique, 1991 ; 342 p.¦ références Jacques Vauthier, Gil-das Beauchesne, La physiologie végétale (entretien), 1991, 118 pages ; Stanley L.Jaki, Pierre Duhem, homme de science et de foi, 1990, 279 pages ; chez Beauchesne Éditeur, Paris.Anne Dandurand, Un coeur qui craque.Journal imaginaire, Montréal, VLB/Messidor, 1990, 131 pages.Bluma Finkelstein, L\u2019écrivain juif et les Évangiles, Paris, Beauchesne, 1991 ; 148 pages.254 relations octobre 1991 LES NOUVEAUTES FIDES éthique \u2022 environnement \u2022 bioéthique \u2022 écologie Sous la direction de José A.Prades, de Jean-Cu} Vaillantourt et de Robert Tessier ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT Questions éthiques et problèmes socio-politiques ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT Questions éthiques et problèmes sociaux Sous la direction de José A.Prades, Jean-Guy Vaillancourt et Robert Tessier Chaque jour les médias nous inondent d'informations sur les problèmes environnementaux et les solutions sont souvent absentes.Cet ouvrage est une contribution à la réflexion éthique et politique sur les rapports de l'être humain à son environnement.Il adopte des perspectives variées, de la philosophie à l'écologie, de la théologie aux sciences sociales, de l'administration publique à l'analyse des médias.Vol.de 376 pages, 27,95$ CONTRIBUTION A LA REFLEXION BIOETHIQUE Sous la direction de Guy Durand et de Catherine Perrotin Peut-on expérimenter de nouveaux médicaments sur des enfants ou sur des handicapés mentaux?Peut-on choisir de mourir en santé plutôt que de dépérir lentement?Pour affronter ces questions et bien d'autres, des spécialistes, dans un dialogue interdisciplinaire et interculturel, font avancer la réflexion en bioéthique et permettent à la sagesse de marquer des points.Collection «Vie, santé et valeurs» - 5, vol.de 318 pages, 27,95$ L\u2019avenir *\"lbi d\u2019un monde fini Jalons pour une éthique du développement durable Cahiers de Recherche Éthique 15 CONTRIBUTION A LA RÉFLEXION BIOÉTHIQUE Dialogue France-Québec L'AVENIR D'UN MONDE FINI Jalons pour une éthique du développement durable avec un dialogue entre Albert Jacquard et Hubert Reeves L'humanité a-t-elle des chances de survivre dans un monde menacé par la pollution et le nucléaire?Loin de se résigner au suicide collectif, les auteurs de ce livre proposent, avec courage et lucidité, des solutions d'avenir à mettre en œuvre aujourd'hui pour un développement durable.Cahiers de Recherche Éthique -15, vol.de 206 pages, 14,95$ En vente dans les librairies relations octobre 1991 255 relations octobre 1991 3,00$ no 574 SOMMAIRE face à l\u2019actualité Quel beau défi pour nous, les Alphonse (M.A.) - The Economist et le Québec (J.H.) - Le droit de survivre (J.-L.D.) - Le cinéma et la loi (Y.L.) - Le mouvement pacifiste israélien: échec et espoir (R.R.R.) - Fin d\u2019une dynastie en Inde (W.F.) \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t en bref 227 233 2 articles\t249 Gregory Baum\tCentesimus Annus, la nouvelle encyclique sociale\t249 lectures\t252 Photographie de la page couverture : André Rival/Ministère des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration UNE SOIRÉE RELATIONS TOUTE SPÉCIALE Jeux et enjeux de la démocratie au Québec Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la revue, une soirée à la Bibliothèque nationale! Le lundi 7 octobre 1991, de 19h30 à 22h00, au 1700 Saint-Denis (métro Berri).L\u2019entrée est gratuite.Pour informations, téléphoner au 387-2541.octobre 1991 Courrier de deuxième classe ; enregistrement no 0143 Port payé à Montréal 25, rue Jarry ouest, Montréal H2P 1S6 "]
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