L'Avenir du Nord, 1 avril 1898, vendredi 1 avril 1898
y ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.Deuxieme (Ir^nee Saint-Jeroroe, 1er Avril 1898 LE MOT DE L’AVENIR EST OANS LE PEUPLE MEME /tous verrons prospérer us fils oust laureht ÇB-Sutrnc_) No 13 à LIBELLE-.^2> 1 -• ri ELI-MELO — 1 Ht 'S O i» ni r * oi:r justice aux catholiijues de cette pro- que -pii tu* concerue as jiartont l-*s inènucs ; que les provinces, en fin de comj-te, doivent savoir mieux que n'iinjmite -pii com ment )>rnti;ger ses int«'*iêts et.son indépmulance proj're.Et, d'ailleurs, nous avons l’exeiniile «les Etats Unis «m les membres du Congtès sont élus «l’après les lois jiat tieuliètvs à iliaque état.Dnj-rès les conservateurs, il faudtait contraindre les provinces canadiennes à se souniet-tre à un mode uniforme, à «l«*s conditions uniformes pour élire les députés fédéraux.b*s vince.un différend soit religieux, soit civil, quand j Cet acte est le seul qui ait été {rosé par sa parole doit résoudre une question -litH- l'épiscopat de la confédération “ lorsque la cile où il y a conllit entre plusieurs auto- ! “ nouvelle loi vint frajsler l’tklucation cavités légitimes, comme c'est le cas dans la tbolique dans la province du Manitoba,” question scolaire du Manitoba, le pape po-j et-à lui seul, par conséquent, s’applique se évidemment un acte délicat «le diploma- | l'ajrjrrobation du pape.tie.Leon Xlll approuve avec effusion le bouc dans la dernière Encyclique de j corps de l'épiseojrat canadien qui, en de-1 Léon Xlll il y a m’*e«*ssairement «les pin- mandant le désaveu des lois de 1890, ont lui jiro positions habilement énoncées et des c«>n- ” jn*ot esté ouvertement cvrntre l'injustice” elusions non formulées qui s’imposent.j faite aux catholiques.Nous ne l'avons ja-Nous affirmerons que si l’Encyclique est tuais nié.Dieu qdus.nul doute que Léon claire quand elle dit que les catholiques doi- Xlll demanderait lui-même ce désaveu vent accepter des réparations partielles, elle ! s’il le savait «*ncore possible, laisse cependant au 1er»gur intelligent h* j Mais ce que le " Mouvement catholique" soin «le conclure qu'ils ont eu tort ceux qui pretend «*t ce que nous nions c’est que le approuve formellement les quelqttes de réparations partielles.j évêques qui, {mur ne {«ils parler des plus Nous soutenons que si le pape est très j extrêmes, ont, comme guides spirituels, precis quand il «lit -que le but, qui est.«le | forcé en conscience les électeurs à ne don- nor leur vote, en ISSU», qu'aux candidats autrement.11 considère «jue la regulatDation _ , .«lu suffrage électoral est une question ihmiesti- ^ sï*t \ tolcmmcnt^ o{>post il 1 acce{)tution tlap j-rot inccs où 1 rendre justice aux catholiques, “ tt impose " {>as une ligne de conduite, mais en ad-“ met- ati contraire plusieurs, qu’il s'en suit I” qu’il peut y avoir sur la marche à suivre j” une certaine multiplicité d’opinions «'*ga-' " lemcnt bonnes et {«Illisibles," il y a nécessairement "entre les lignes-' une désap{«ro-Ixitiott «le ceux qui.pour atteindre 1 * but, «jui s'engageraient “ formellement et solen-" nelleinent à voter, au parlement, en fa" veut* d’une l«:gisIation rendant à la tnino-“ rite catholiijue du Manitoba ” leurs droits scolaires.Si le {«ape a]«prouvait ce “ moyen ” d’obtenir justie»*, préconisé par certains évê- ont voulu forcer l’opinion publûpn* et les ques, pourquoi ne lo demanderait-il pas lui M.J.M.Lévesque a cru que nous doutions de son intégrité parce que nous avons fait allusion à son changement d’all«:génnce {«olitique.Et il nous a aussitôt rétorqué vivement qu’il ne faisait pas -colportage de prinripes àci'tujue occasion".11 ne faut pas pousser les choses jusijin'-lti, et nous reconnaissons avec plaisir ijuc M.Iyvesque est, peut-êtte, l'homme le plus droit, le plus consciencieux et le plus serviable qui soit.Mais tout cola n’empêche pas que M.Lévcs-«juo a, un jour, tourné le dos au parti libéral auquel il avait toujours appartenu auparavant.Nous n’avons jamais exprimé aucun doute sur la moralité des motifs qui l'ont fait agir ru j celle occiu-iou.Encore bien moins avons-no«ts insinué que M.lÿvesquo “faisait colportage de pr:ncip«*.s a c/uK/ne occasion'.Par exemple, nous répétons «jue, au point de vue des principes libéraux, la distance est énorme entre libéral et bleu-castor.Mais enfin, pour «voir dit «jue M.Lévesque a déjà été libéral, qu’il a aspiré à devenir conférencier agricole, et que maintenant le voilà «xrnservateur, trois choses superlativement vraies, a-t-on bien le droit de nous appeler Ixirbouilleur et craque t Mais lo Sorti est-il donc sut tout, et avant tout, uno boutiijue d’engunulîeurs t Suave M.N an tel (G.-A-), que vos entrailles tressaillent «l'allégresse, car vos successeurs au Xorei gardent religieusematU les vieilles traditions : Fraxcoeuil CC L-AVENIR DU NORD L’AVENIR DU NORD JOURNAL HEBDOMADAIRE REDIGE • EN •*» COLLABORATION ST-JEROME (Terrebonne) P.Q.Alionnement : Un an.“ Six mois.u.aO Pour abonnements, annonces, impressions, etc s’ailresser il J.E.PREVOST fils, imprimeur, Directeur-Propriétaire Nous avertissons tous ceux qui reçoivent notre journal qu'ils sont considérés comme nos abonnés réguliers “ ainsi que la loi nous y autorise.” De plus, la loi dit encore clairement que si une personne discontinue de recevoir son journal, elle doit payer les arrérages, sans quoi L’ambassadrice de France vient d’arriver à Milan .— Est-elle jolie 1 demande languissamment Rossini.— Elle est adorable et elle raffole do votre musique.Son premier soin a été tie faire retenir une loge pour ce soir.A ces mots, Rossini dresse l’oreille : — Pour ce soir 1 dit-il.— Oui.J’étais au théâtre quand son intendant s’est présenté.Il a loué une loge nu rez-de-chaussée.— Et savez-vous le uuméro de la loge ?— Numéro 9.je crois !.L’auteur de Semiramit rougit de plaisir.Demeuré seul, il commence un savante toilette, s’inonde d’extraits capiteux, fait friser sa chevelure, choisit scs manchettes les plus tines, enfile son pantalon le plus conquérant et, lorsque sonne l’heure du spectacle, il se dirige en toute hâte vers le théâtre de la Scàla.Ses pieds effleurent le sol, son cceur est agité des plus doux pressentiments.Il demande la loge numéro 9, il y pénètre tout palpitant d'orgueil et d’espoir.O déception ! la loge est vide et ne contient que ses six fauteuils parfaitement alignés.Peut être est-il encote trop tôt, se dit notre héros, qui cherche à se rassurer.Les dames de condition n’arrivent guère nu théâtre a- ¦ vant le ballet.Le premier acte s'achève, puis le second.i vres sur les tumeurs et les abcès des malades ; puis, i force d’aspirer, ils font le vide et les sangs dos humeurs jaillissent en alxmdnnee dans leur bouché.Nous avons eu l'occasion • le voir â l'œuvre un de ces vampires, et nous n’oublierons jamais le spectacle rebutant que présentait cette face hideuse collée aux lianes d’un malheureux qu’elle semblait dévorer.1 .a cure des veux, des oreilles et des pieds est ordinairement réservée aux liarbiers qui jouissent, en outte, dans les provinces du Midi, du privilège de faire la pèche aux grenouilles.Quelle que soit la spécialité des médecins chinois, on en voit très peu qui deviennent riches en exerçant leur art; ils vivent au jour le jour, comme ils peuvent, et rivalisent ordinairement de privations et de misère avec leurs confrères les maîtres d’école.(6’n— iii 'l.tVOrient.) Le spectre d'an perni.ns L’ATTESTATION REMARQUABLE DE J AS.-DAVIS, DE.V1TTORIA le propriétaire du journal pourra en Continuer len\oi jusqu au par- - Gioacchino se promène comme un fauve dans fait paiement des arrérages qui lui h» ; il dirige vers le seuil un regard fu, , j rienw s'attendant toujours à voir iNiniitre sa Les douleurs du rhumatisme Paraient réduit a rétat de srpielette— Les médecins et le Irai-teinent clinique a Vhôpital tlrm+uraient impuissants.Fss Pilules Roses du Dr Williams lui rendent la saute.joiml hui aux travaux les plus rudes.La nouvelle de nia guérison a causé uno agréable sui-prise à mes amis qui se réjouissent do mo voir au milieu d’eux.1 no me reste pas le moindre doute sur oe point: les Pilules Hoses du l)r Williams sent le seul et dernier remède qui ait pu atteindre le germe tie ma maladie et me sauver d’une vie de misères et d’angoisses.Im me fais un devoir de recommander ce remède à tous les patients qui sont allligés de cette terrible maladie.JAMES DAVIS L’attestation ci dessus est signée eu présence do EH N EST WEBSTER M AV BEE QUE VOULEZ- VOUS Il n'y a que b- BAUME RNUMAL pour gué-rapidement et sûrement les instinctions de voix.sont dus.LA DIRECTION Les preuves surabondent pour démontrer que Jeux d5’Espx'it ENIGME Sans être égal à Dieu nia puissance est divine., ^ ^ .Car tout par moi commence et par moi se ter- : * théâtre oan-Carlo pour Jes raisons que voici [mine.toujours à voir paraître I Dulcinée.A ia fin du troisième acte la port J s'entrebâille enfin, une main inconnue tend à j les Pilules Roses du Dr Williams sont la plus Roetsini un billet dont il s empare et qu il deçà .grande découverte médicale du 19ème sièch'.chète fiévreusement.Ijo billet renfermait , ., , .; 1.histoire qu on va lire, racontée «lans les ter- ces quelques lignes : .1 .** y\OD cPer maestro nies mèmes d’un malade reconnaissant de sa 44 Madame l’ambassadrice de France a char* guérison est une preuve nouvelle de leur puL “ gé le soussigné * s«* j battr»* f — L* duel r Fortier d’accepter nos cordiales félicitations.Le Dr Fortier a vu le jour à Sainte-Scholastique le 1S août 1837 et e-t issu du mariage de Léonard Fortier, cultivateur, et de Thérèse Fiche.En 1858, il s’établit à Saint-Clet, dans le comté de Soulanges pour y exercer sa profession avec un succès continu.En 1 >74, il retourna au lieu natal pour y continuer la pratique de la médecine.A Sainte-Scholastique comme à Saint-Clet, le Dr Fortier passa par tous les honneurs municipaux et y occupa les postes de confiance qu’offrent ordinairement nos campagnes.T! fut préfet du comté de odnlangrs et président de la société d’Agriculture du même comté ; il fut tnairedu village de Sainte-Scholastique pendant plusieurs années.Le Dr Fortier aime les livres, et les quelques loisirs échappés à une pratique active et étendue furent consacrés à leur culte.ïl a répandu de sa prose dans plusieurs publications politiques, littéraires et scientinques, entre autres, dans la Minerve, FOrdre, le Xalional, VOpinion yoil.iiV,,/.g \n ae, le P, len Pultlic, la.P'Urie, CEcho de» Deiw-Monlatjnes, ta Liberté, I’Ave SIR DtJ Nord, sans compter les publications médicales, etc.Le fait de dire que M.Fortier a eollalioré à la Minerve laisse supposer qu’il a dû être conservateur, et c’est vrai ; il abandonna ses chefs et amis à propos de la question des écoles du Nouveau-Brunswick, soulevée par M.Coatigan, et demeura depuis cette date dans nos rangs ferraillant hardiment, sans relâche, avec dévouement, et même acharnement pour la défense de nos droits, de nos libertés et de notre drapeau.Il a été candidat dans le comté des Deux-Montagnes lors des élections générales de 1801 contre le défunt M.J.B.Daoust et a fait une lutte des plus vigoureuses.Il fut défait par une couple de cents voix.Le Dr Fortier est avant tout un patriote sincère et convaincu ; il est dévoué à sa race et paie toujours de sa personne dans toutes les affaires nationales.de tous ses amis politiques.Son premier dis cours fut un fiasco, sa campagne misérable et comme tous les grrrauds politiciens, fut élu.malgré lui.Quoique ton/ dans l’âme, et depuis luge le plus tendre,le torysme a toujours succontlié cli-z lui.devant l’amour du confort et du la bonne chère.Quo voulez-vous ! un homme qui avait.la vocation ! Aussi, pendant la lutte, le candidat n’a né-gligéla Visite d'aucun presbytère.Toujours fatigué, ses amis politiques le traînaient malgré lui sur les tribunes.Quoique sa voix saccadée et nasillarde élevât aux nues la vertu des McCreevy et autres, il n’en perdait pas pour cela le souvenir des potages odorants de son ermitage do Sainte-Rose.11 fut enfin élu.et le soir du triomphe, après avoir donné une poignée de mains aux amis, il s’en fut -se coucher.sur les lauriers de ceux qui lui avaient fait soruélection.Mais ces derniers ne chantaient pas le même air et il lui fallut .venir au moins les remer- ciais, me direz-vous, depuis qu’il est député, du silence de son cabinet, ont dû surgir des idées lumineuses, des conceptions gigantesques.Mânes du grand Morin, d’Edouard Masson, de Labrèche Vigor, secouez vos cendres Faits divers Sfl INT-JEROME — Les dernières pluies ont élevé le niveau île la rivière dn Nord do plusieurs pieds.Les billots de la Cio Villeneuve commencent a des cendre dans le bassin.Plus de cent mille billots arriveront par la rivière d’ici à quelques jours.C’est uno bonne nouvelle pour les journaliers à l'emploi de la Cie.Un grand nombre tie pères de familles ne chômeront plus, car les moulins se mettront eu opération jour et nuit.—M.Narcisse Bélanger, mécanicien au département du feu, est allé à Montréal cette semaine dans les intérêts de notre corps tie pompiers.M.Bélanger est un de ces rares einp'o yés publics qui ont à cteur le succès de leurs entreprises.Les améliorations no su comptent plus au poste do» pompiers et nous devons îles félicitations aux MM.Bélanger et Savard pour la propreté et le bon ordre qui y régnent.M.Bélanger est aussi aller s’informer de la meilleure manière de détruire la race cannine.I 1 s- conseil a taxé tous les chiens de la ville et Chapleau.U R.Masson, Nantel, voilez vous i ordre a été donné île tuer tout chien ne la face ! ! j tant pas la médaille requise.Le conseil M.Chauvin — Léon-Adolphe —ouvre jiério- ce droit 1 That is the question, diquement la bouche, aux Communes pot por- a-t-il faire.des interpellations '• Pardon, mais il a fait un discours ", nie direz-vous." Oui.sur les patates ".Seulement, dans son discours, ii a annoncé qu’il n’était pas prêt à se prononcer.Où se prononoe-t il donc 1 A Sainte-Thérèse, à la porte de l'église, à l’issue du service divin où, à l’instar de son illustrissime prédécesseur, Anthime Pilon et de P.Aurèle Daudet, à Sainte-Sophie, ii fait de longs, très longs discours devant un auditoire goguenard et quelques amis ébahis.Lorrkvzaccio.•TPïBü?IE I propos de HeptrateuF Monsieur le Rédacteur de I’Avexir du Nord, Monsieur, Avec votre courtoisie bien connue, vous me permettrez, sans doute, de me servir des colon nés tie votre journal pour rectifier une erreut qui a été commise au sujet (discuté, parait-il) de savoir si oui ou non, Monsieur L.de O.La-chaîne, notaire de Saint-Jérôme, qui vient, en — lie club de pêche du lac ties Grandes Baies est à faire imprimer ses règlements.Le nombre des membres est limité à (25) vingt-cinq.De nombreuses demandes pour rentrer dans le club arrivent tous les jours au s 3c fêtai re-tréso rie r.Dans le moment, le club fait construire sur une des plus belles iles du lac une magnifique ! maison et une glacière.Nos sportmen vont 1 s'en donner à cteur joie au mois de mai.—Dans la journée de mardi, un étranger se ! donnant le nom de Clary s’est présenté chez | M.U J A.Lambert pour faire l’achat d’un ! pardessus.M.Lambert, que l'expérience a ; déjà instruit, ne lui vendit pas à crédit sans avoir des craintes.1! alla aux renseignements ; et ii apprit que ie même individu, changeant î tie nom, avait acheté, à crédit toujours, de la | pomade à la pharmacie Fournier et qu’il avait ! même fuit escompter un billet de 8150 à la banque des Marchands.A la Banque en n’avait pris garde qu’au j nom de l’endosseur du billet, M.F.X.CIou-' thier, et on ne connaissait pas l’individu Clary.MM.Lambert et Fournier ont pu !e rejoindre à l’bôteî Chevrier et ont réussi à se faire payer par cet inconnu que l’on dit être un ! nommé Campbell.T *p »-»«?¦ erusv^îit a constater : date du lfi mars courant 1898, d’etre nommé le 29 mars, M.Benjamin St Aubin a pris une Régistrateur conjoint du comté de Terrebonne ' magnifique carpe dans les eaux de la rivière du avec M.-J.A.Tiiéüerge, a le droit, d’après la ; Nord, loi, tout en acceptant sa nouvelle nomination I conjointement avec M.Théberge, de continuer —Lu rue Ste-Anne bouleversée 1 automne Adolphe Chauvin, M.P.U est trop inconnu de ses électeurs, ce député que le nonl du comté de Terrebonne ne voit que dans le temps des élections.Je ine reprocherais toute ma vie de ne pas lui avoir donné tou U.l’importance qu’il mérite t Commençons comme pour tous les grands hommes.CHAUVIN (Léon-Adolphe) naquit sur les bords fleuris de la rivière Jésus.A sa naissance, les cascades entourant Terrebonne de leur ceinture argentée miroitèrent d’orgueil et les ormes gigantesques de la patrie des Masson lui tendirent leurs longs bras chevelus.Bébé, ses risettes égayèrent sa famille.Enpast, il se fit remarquer par sa piété et par sa soumission envers ses parents.Adolescent, il conquit au collège le prix de sagesse.Jeune homme, il revêtit pour quelques années la rois- noire du séminariste, mais décida bientôt de jeter le froc aux orties et de s’adonner à la profession et à h; politique.Lé parti conservateur nous en a fait cadeau le 23 juin 1896 à l’aurore de «on vuje mur.Comment nous apparut il t Brun, très brun.Les cheveux noir», la barbe noire, les yeux noirs.Le cou tendant à s’allonger mais retenu dans son élan par la chaîne de son lorgnon.Ayant gardé l’élégance dn port ecclésiastique, il en a conservé aussi une expression dédaigneuse et ironique agrémentée quelquefois cependant d'un sourire amer.Voit de la politique rouge partout : en rêve, éveillé, à table, en recreation, a Vetude, etc.Il fat bombardé candidat à l’ébahissement l’exercice tie sa profession.Certain journal a prétendu que M.Lac-haine avait le droit, en vertu du statut de Québec «6 Victoria chapitre 32.de continuer l’exercice de sa profession tout en acceptant -a nouvelle position conjointe (je dis nouvelle position, cor seen ancienne commission a etc reroquee ainsi >/ne Vindupie F oris t/u d a rer.t du Secretaire Provincial.) Je crois devoir, dans l’intérêt public, différer d’opinion avec ie qui'birn qui a fait dans la Presse de lundi le 21 mars 1898.Il est vrai que le statut de Québec 46 Victoria, chapitre 32, section 28, donne droit à M.Lachaine de pratiquer comme notaire parce qu'il a été nommé à cette position avant le 1er janvier 1874.Citons les .Statuts Refondus, vol.II, page 160, art.3632 : “ L’exercice de la profession de notaire est “ aussi interdit aux notaires nommés shérifs, “ protonotaires, députés-protonotaires, régistra-“ teurs ou députés-régistrateur» “ Cette disposition ne s’applique pas aux •* notaires nommés régistrateurs avant !e 1er “ janvier 1874, non plus qu’à ceux ci nommés “ p.lus tard régistrateurs-conjoints ”.Mais il ne faut pas ignorer que le Statut de Quél*ec de 1897, 60 Victoria, chapitre 40, dit ce qui suit : “ L’article 3632 des Status Refondus est “ amendé en ajoutant après le mot “conjoint ” “ dans ia dernière ligne les mots “ mais s’appli-“ que aux régistrateurs qui, nommés avant le “ 1er janvier 1871, ont cessé d'être régistra-“ teurs et ont été de nouveau nommés à cette “ charge depuis cette date Or, comme je l’ai dit plus haut, l’ancienne commission de M.Laehaîne, comme régistrateur de ce comté a été révoquée en lionne et due forme et il en a reçu avis ; de même une nouvelle commission a été émanée le 16 mais 1898, le nommant régistrateur conjoint avec M.Théberge ; donc il faut conclure que M.Lachaine a été pendant un espace de tern fis quelconque sans être régistrateur et, conséquemment, ne peut exercer sa profession et accepter cette position de registniteur conjoint parce qu’il est régi par le .Statut de Québec tie 1897, 60 Victoria, chapitre 40 qui amende la loi 46 Victoria, chapitre 32, section 28.Je dirai même que M.Lachaine ne peut plus accepter la position conjointe à laquelle il a été nommé par sa commission du l6 mars 1898, parce que depui» qu’il a reçu sa nomination comme te! conjoint, il a exercé sa profession dn notaire et reçu de» actes comme notaire, ayant par ce fait opté en faveur de l’exercice de sa profession Espérant que ce» quelques notes pourront être d’utilité à quelqu’un, je me souscris avec reconnaissance, Vitre serviteur, Y.Ve.Saint-Jérôme, 26 mars 1898.— QU’ON AI LLE EN FOULE à la grande et splendide exposition tie modes qui n’ouvrira le 4 avril prochain chez M.Chs.Godmer.i dernier à l'époque des gelées, par le creusemeut d’un canal, est devenue inpratieable depuis la 1 fonte des neiges.Le chemin s'effondre en plu.sieur endroits et les voitures n’y peuvent plu-, circuler sans dan: g, je suppose — i lui font la guerre parce qu i! •* a appuyé •• le ! hill de M.Fortin sur les patates, ci surtout j parce qu’il a voulu faire une plaisanterie en Chambre en disant : •* Au reste, si je me trompe en appuyant le député de Ltvui sur cette question, ainsi que les députés qui supportent le gouvernement, j’aurai toujours la consolation de pouvoir dire que dans cette ci r ton s ta no», j*» me suis trouvé dans les patates .'« vue •: député d»» Laval « t les dépoté ; qui suppôt tent h* gouvernement”.Drôle de plaisanterie, vraiment, pour un homme de la position de M.Chauvin.Notre député avait l’air d’un homme réellement dans les patates lorsqu’il a donné la raison jmmit laquelle il n’a pas parlé en Chambre d*»* la question îles écoles, cett»* année.C’est, dit-il, qu’avant la session, je suis allé, en compagnie de M.Quinn, député de Montréal, voir Mgt Bruchéxi, et la conduite que j'ai tenue est en conformité avec celle d»» mou évêque.S’il m’est permvs «le tirer quelques conclu s ion s du silence de M.Chauvin, Mgr Bruchési aurait accepté le règlement Laurier.Pour consoler les électeurs d»; la paroisse 'Je Sainte-Thérèse, M.Chauvin leur a promis que lorsqu’il commencera sa s*-rie d assemblées pour rendre compte de sa conduite parlementaire, Sainte-Thérèse sera la pi entière qui aura l’honneur d’entendre le grand orateur qui représente si dignement le comté.dans les patates ! — La compagnie Minerva, de Toronto, n'a pas encore acheté le terrain qu il lui faut pour l’érection de ses bâtisses.La chose doit su bû cler cette semai ne.Nous avons hâte de voir les ouvriers à l'œuvre.par la richesse de mi voix, l'humour «le son action, et I heureux choix de ses chansons.Parmi l’auditoire on remarquait un grand nombie de personnes distinguées.M.1’ubLé Prouîx, dont meut éprouvée cet lit ver, i santé a été rude-i»st maintenant en bonne voie do guérison.Lundi soir, h?21 courant, Sa (ïrandeur Mgr Bruchési est venu lui rendre visite.Monseigneur est reparti le lendemain matin par le train régulier.— \ end red i dernier, il y avait sur notro marché un grand nombre de voitures.Lo produit le plus olfert en vente était, le “sucre du pays** et le sirop d’érable nouveaux.La qualité du sirop do nos érables, cette année, n’est heureusement pus trop altérée par la mixtion de la cassonade.Quel bonheur si cette vilaine habitude de tromper le public pouvait disparaître tout à fait.(î.IJ K.s La u uknti DK.S.Té moins./V ^ IS PUBLIC est par le présent donné que les soussignés ont accepté sms l>énélire d’inventaire la succession de feu Wilfrid Forget de son vivant hôtelier ut cultivateur «le la paroisse de Saint-Janvier, dans le district de Terrebonne.Saint-Janvier, ce IG mars IStM.sa Joseph Xicoi.a x Fuokt, marque sa M.v.uotrEKlTK x Foi to et, marque sa Méuui.k x Fokuict, marque JoHKI'tl II AAI Kl., Di:i.! \ Foicokt, sa 1 *i kkuk x Jasmin, marque ZKl*ll ! ICI N A Folio KTt sa Maiuï ukkiti-: x Foicokt, marque Ro.sk Anna Foicokt, su Nai*oi.i;on \ Buosseai’, marque NI ThÉOIJOICK X OUKf.LKTT*K, masque Ctèi.AMit Foicokt, Signé et attesté «mi présence de Au’iionsk Latol*h, F.VlULKNKUVH, DISTRICT DK TKRMKDONNE COUR SUPERIEURE No 85 Dans l'affaire «le < LLM EN ! LAI* LKt R, Demandeur.HENRI POIRIKR.Insolvable.I ne rassemblée «les créanciers «lu dit Insolvable se I iemlra A Smnte-Schohtsliqm», dit district au Palais de justice, à dix heures de l'avant-midi.U* seize avril «le l'aimée courante (l.SSJSj aux tins «h» donner leur avis sur la iiomiuatiou d l*n curateur et d'un ou plusieurs inspecteurs a la «lit«* faillite, et généralement sur toutes matières légalement soumises.Donné a SainIc-Srholnstique ce vintrî-six mars 1st JS.de month;ny a ohignox 1 *i*ot«»u
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