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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 2 août 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1900-08-02, Collections de BAnQ.

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— No 31.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, le 2 Août 1900 m ORGANE LIBERAL., du DISTRICT de TERREBONNE.U Lt MOT DB L'AVENIR EST DAKJ LC P50PLS MÊME Kouj VEHRONJ PRO^PtRXR U$ FILJ DO S* LfUJRLNT QB-3LH3X4 CK&tTlER./Lbopyi epis-pts s Un an.SI.OU Six mois .0.00 m m i Jules-Edouard Prévost fils, Wilfrid Gascon, Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Aor°Pc®s¦ Le pouce : Un mois.Si.00 “ Un an.$3.00 4 L•./'.-A.-.; y m WmMî% mm Pont du chemin de fer Lo Grand Nord sur le Saint-ÀIaurlce, à Grand Je ne vois rien, j’ai beau chercher ; Il m’échappe, ce mot suave, Quand je suis près de Je toucher.J’ai trop présumé de moi-meme, J’ai voulu créer dans mes vers, Et pour vous dire n Je vous aime m Des mots les plus vieux je me sers.Andkk Spike.L’ELOCyjENGE O üfl NEZ Les bleus anglais’ont fait annoncer à son de trompe (pie M.Hugli-Jolui Macdonald, premier ministre du Manitoba, accompagnera sir Charles Tupper dans sa tournée électorale.Ils ont été étonnés de voir qu’aucun rouge n’ait pâli en lisant dans leurs journaux cette nouvelle extraordinaire Ils avaient cru qu’avec le nez et le nom de fils à Johnny, ils feraient tout plier devant eux.Protégés par ce nez autant que par le nom, ils se croient tout bêtement invincibles.C’est une douce illusion qui leur est venue comme ça, en constatant l’impuissance sur l’esprit populaire du poing de sir Charles, du monocle de sir A.P.Caron, du toupet de M.Wallace, de la barbiche de M.Foster, du ventre et de la belle voix de M.Bergeron, de la ventriloquencc de tous (ventriloquencc : éloquence du ventre ou éloquence de ventriloque ! Hein, tiré par les cheveux, tout de même 1) Oui, comme tout cela n’avait guère plus d’effet marqué sur le populaire, on s’est jeté sur le nez sirjohnesque de M.Macdonald, et c’est en le brandissant au-dessus des auditoires qu’on espère les enlever.Mais c’est tout ce que M.Hugh-John Macdonald a de pareil à son père, les traits du visage.Les hommes en position de savoir disent qu’il n’est pas et qu’il ne sera jamais un homme d’Etat.Personne dans le monde politique ne le prend au sérieux, et ce qui pi' est—ou mieux est — lui-même s’estime à sa juste valeur et s’il n’a pas d’ambition, c’est parce qu’il sent qu’il manque des qualités indispensables.me espoir dans l’exhibition du masque de Macdonald 1er, porté par son fils qui ne fait seulement pas un Badinguet passable.Les libéraux n’ont aucune raison de craindre les résultats d’une exhibition do ce genre.x Les épouvantails n’ont jamais fait peur |ii’uux corbeaux, mais non aux aigles.FllANCASTOU ku Transvaal M.Chamberlain, le secrétaire anglais des colonies, a été attaqué hier à la chambre des communes, par plusieurs orateurs libéraux, à propos de la guerre du Transvaal.Il a répondu, avec son aplomb ordinaire, que cette guerre était juste et équitable, et la chambre des communes lui a donné raison, mais par une majorité moindre que d’ordinaire.On commence à se fatiguer en Angleterre de cette guerre interminable, et on est forcé de reconnaître que les Boers ne paraissent pas aussi découragés que les dépêches de lord Roberts voudraient le faire croire.Tandis que le général Dewet continue de tenir dans le nord de l’Etat d’Orange sans que ses adversaires qui l’entourent arrivent à s’emparer de lui, les environs de Prétoria demeurent très peu sûrs pour les troupes anglaises qui subissent tous les deux on trois jours des échecs plus ou moins sérieux.Il ne faut pas, évidemment, donner trop d’importauce à ces engagements : de même les ruptures de ponts, de routes ou de voies ferrées ne sauraient être considérées comme des opérations capitales ; elles peuvent retarder le succès des Anglais, mais ne sont pas de nature à l’empêcher, et c’est une idée à laquelle il faut s’habituer que celle du triomphe des armes britanniques.Pourtant, on ne saurait douter que le triomphe ne doive être acheté très chèrement et que la guerre de guérillas qui commence ne soit pour causer encovc des pertes très conquis, l’insécurité on i’un se trouve dans les villes même les mieux gardées sont pour justifier celle mesure.(Via non est pas moins pénible, et les him mbrnblcs porteurs de titres sud-africains, en Angletene et à l’étranger, doivent considérer qu'ils s’étaient réjouis un peu tôt d'une reprise des affaires.Celte guerre de guérillas, ces surprises ne sont possibles qu’avec la complicité des habitants, et l’on a eu beau les désarmer, leur prendre des fusils dont ils se servaient pour se défend) e contre les nègies, véritables bandits qui courent les campagnes, leur concours reste acquis aux Boers.Lis procédés dont usent les troupes britanniques ne sont pas d’ailleurs, semble-t-il, pour concilier le pays au nouveau régime : les fermes appartenant aux habitants reconnus pour leur patriotisme sont rasées impitoyablement, les arbres coupés, et c’est la ruine pour tant de propriétaires qui vivaient du produit de leurs terres.Cette attitude que les lois de la guerre permettent peut-être, justifie, elle aussi, les rancunes et rend plus difficile encore la pacification.Il faut que l’Angleterre en prenne son parti : si elle veut réduire le Transvaal et l’Orange à l’état de colonies, c’est pour de longues années à une véritable occupation militaire qu’elle doit se résigner; heureuse, d’ailleurs, si les Afrikanders du Cap ne lui donnent aucune inquiétude.Elle avait compté sans le patriotisme des Boers, sans "la solidarité des Hollandais de l’Afrique du sud; tout faux calcul se paie, et celui-là risque de coûter particulièrement cher à l’Angleterre.X.REGICIDE Humbert 1er assassiné à Monza CARRIERE DU ROI D’ITALIE No 91 — UNIVERSALITE.L’Amérique, l’Europe, ÏAsie, l’Afrique et l’Océanie connaissent la vertu remarquable du baume Ehumal.No 93 — TROIS QUALITES Eutre tous les remèdes poui les affections de la gorge et des poumons, le Baume Rhumal est le plus simple, le plus efficace, le plus économique.Une dépêche de Monza annonce l'assassinat du roi d’Italie, Humbert 1er, qui, atteint d’un coup de feu tiré par un Toscan nommé lîressi, est mort au bout de quelques minutes.Le roi Humbert était né à Turin le 1-1 mars 18-14 ; il avait été mitiu de bonne heure par son père à la vie militaire et politique.11 li-gura, dès 1859, aux côtés de Victor-Emmanuel, dans la guerre de l’indépendance.Il fut mêlé de plus près au mouvement de l’uniftcnlion italienne qui suivit la guerre.Il fut particulière ment associé à l’œuvre de la réorganisation de l’ancien royaume des Deux-Siciles et alla, en juillet 18G2, partager à Naples et à Palermo la popularité ae Garibaldi.A l’approche des graves événements de 1SGG, le prince lluinbert vint à Paris, pour sonder les sentiments du gouvernement français à l’égard de l’alliance conclue alors entre lTtalio et la Prusse.Quand, bientôt après, l’action succéda aux négociations, le prince royal se jeta avec ardeur dans la lutte.Tl prit part, avec son frère, le prince Amédée, à la bataille de Custozza (24 juin 1 SGG), et y lit scs preuves de valeur.Il commandait une division de l’armée de Cialdini, avec lo titre de lieutenant généra!.Placé inopinément en présence de forces supérieures, il forma ses régiments en carrés, s’enferma dans l’un d’eux, arrêta les charges des uhlans autrichiens et put attendre lo secours du général Bixio, avec lequel il protégea la retraite du général Duran-do.A eux deux, ils empêchèrent cette pre-' mière défaite de se changer en déroute.Au mois de f crier de la même année, le prince Humbert avait déclaré renoncer au traitement de sou grade de lieutenant général, pour ne pas ajouter aux charges du budget.Il fut nommé, au mois d’aoû: suivant, président honoraire de la commission italienne pour l'exposition universelle de Paris.Eli juin 1872, il se rendit à Berlin pour assister au baptême d’une ill le du prince Frédéric-Charles dont il était le parrain.L’année suivante, il reçut un chaleureux accueil à Saint-Pétersbourg.E l 1875, il parcourut in oognito l’Angleterre, puis alla assister à Vien- ne aux funérailles de l’ex-cmpereur Ferdinand, péemies.Elle déclare par la bouche de s s premiers ministres qu’elle veut vivre en paix avec les nations voisines, à la condition u d’être considérée comme une des plus grandes puissances u.Soit par jalousie ou défiance à i’éga>d de la France, soit en vue de s’ils-urer, à l’occasion, l’appui du plus fort, le roi et son gouvernement entrent et s’efforcent d’en Irai lier lo pays dans l’orbite do la ! alle- mande ou, à la suite de l’Angleterre, dans les voies aventureuses do l’expansion coloniale.Ces tendances sont particulièrement accusées, soit avant, soit pendant son ministère, par M.Crispi qui passe, dans l’opinion publique, pour être en étroite communion d'idée avec son souverain.L’alliance de l’Allemagne et do l’Autriche contre la France devient, par l’accession do l’Italie, la n triple alliance u.Sans être déclarée officiellement, elle est un fait connu de tous depuis longtemps, avant le jour où elle est ouvertement renouvelée pour six années, le 28 juin 1891.C'est auprès do M.de Bismark, au château de Fricderichsruhe, ou à la cour de Berlin que la " italienne, avec M.Cris pi, va chercher sa direction.Cette politique a pour eonséquenco forcée des dépenses militaires supérieures aux ressources de la péninsule, et les crédits successivement demandés et obtenus pour l’augmentation de l’armée et de la flotte, pour la construction de foret i (lent ions, pour l’armement et la défense des côtes, condamneront ses budgets à des déficits croissants.L’entraînement à suivre l’Angleterre dans les expéditions lointaines n’a pas des suites moins manifestes.En janvier 1S85, l’Italie, engagée à exercer avec les Anglais contre les madhistes une n action parallèle n, envoie coup sur cou]) trois corps de troupes dans la mer Rouge et reste eu possession de la ville de Massouali.Les charges do cette expédition, les sacrifices renouvelés d’hommes rt d’argent, les sanglants échecs inlligés au corps occupant par lo ras Alonla (fin janvier 18S7) et à Saga neiti par les madhistes (août 1888), provoquent une juste émotion et donnent des armes à l’opposition contre les ministres.Quels que soient les résultats (lecette tentative sur le eoi’.'inent africain, un dé vet royal en janvier 1890 organise les possessions italiennes de la nier Rouge sous le nom de Colonie érythrée.Avec la France, la mésintelligence, souvent excitée et entretenue par une presse otliciou.se, se manifeste moins par des événements politiques que par les difficultés des relations commerciales.En novembre 1881, le roi Humbert avait signé avec le gouvernement français un traité de commerce, voté le 10 mai suivant par les deux chambres; mais, à l’expiration, le gouvernement italien refuse de le renouveler et rompt à trois reprises, en janvier et fé s unie], lo séjour quo lo roi Humbert fit à Naples, pendant l’épidémie du choléra, au mois (’e septembre 1884 ; le courage dont il fit prouve en visitant les malades au foyer même de la contagion, coutribua mieux quo toute sa politique ou celles de ses ministres à entretenir sa popularité.].e roi d'Italie avait épousé, le 22 avril 1868, sa cousine, la princesse Margucrite-Marie-Thé-lèso-J eaimo de Savoie, née lo 10 novembre 1851, tille du feu duc de Gênes, Ferdinand, mort lo 1er février 1855, frère du roi Victor-Eunnanuel, et de la princesse Elisabeth, fillo de Jean, roi de Saxe, unie morganatiquement, depuis 185G, au marquis Rtipullo.Ce mariage fat célébré on Italie par de grandes fêtes publiques.Di 11 novembre 18G9, au moment où Victor-Emmanuel échappait à peine d’une dangereuse maladie, la princesse Marguerite donna le jour, à Naples, à un lils qui reçut les noms de Victor-Emmanuel-Ferdinand et lo titre du prince de Naples.LTno amnistie et de grandes démonstrations signalèrent n la fois le i établissement du roi et la naissance de Bon po-i it -fils, aujourd'hui lo fils unique du roi Humbert, et qui lui succède sous le nom do Victor-Eininanuol III.Ciianibepiam sur la sellette (Dos Debuts) Un incident significatif s’est produit, le 25 de ce mois, aux Communes anglaises, nu cours de la discussion sur lo budget colonial.Sir Wilfrid Liwson, un des membres las plus en vue de la deputation libérale, u proposé ln réduction du salaire do 1ST.Chamberlain, ministre des colonies, en protestation contre lo rôlo odieux joué par lui dans la guerre sud-africai-no.Chamberlain, a dit en substance sir Lawson, a été l’artisan d’une guerre inique, d’une guerre d’oppression eontro un peuple libre.Co*tc guerre, i! l’a voulue et faite en dépit des traditions séculaires de justice et de générosité de la nation anglaise—à cette heure, elle a déjà coûté le sang de milliers de soldats, et, chaque jour, clic amène de nouveaux désastres.Elle a inquiété profondément la conscience publique, mis le désarroi dans l’industrie, rompu l’équilibre financier, et, qui plus est, détruit pour longtemps le prestige do l’Angleterro aux yeux de l’Europe.1011e nous a aliéné de cœur toutes nos colonies africaines, et nul no peut dire les suites futures des haines imprudem- EXCURSION DU 12 AOUT AUX CHUTES SHAWINIGAN ET A GRAND’.!!ÈRE aassES"trcyr V?•"?'-Avuyjv* L':-?I v- y- .'é ¦¦¦•¦-i.‘.'.avA .V ¦ .; î.fé & iü§i v«* ¦ "., -» ’ • • .• ." ’ *••• • .S, fl - - •••¦ Vv'.l, ViîVÎT >f V-A:K>:•* ¦ ¦ ¦ ¦¦ - L’AVENIR DU NORD, 2 AOUT 1900 çais, qu’il donne uno leçon do franchise et do ODurnge.Si nos députas, à Ottawa, avaient eu la même indépendance que leurs frères de ¦Westminster, s’ils avaient dédaigné connu • eux les crinillories des roquets du jongoïsmo, croyez-vous quo la motion Bourossa, qui expri maie pourtant leur pensée intime, se serait perfluo sans soulever même un écho! Et notre vaillant compatriote eut il été réduit à s’escrimer, seul contre tous, pour la cause du droit et do la faiblesse, ‘commo un paladin héroïque et désespéré 1 Pus plus catholique que le pape, dit-on.Pas plus anglais que les Anglais : c’est bien assez, et ne trouvez-vous pas que c’est même encore trop 1 Louis Dantin.Η MELI-MELO — 1 Du Journal, de Full Hiver : L'anglo-saxon, pour exercer un monopole sur l’esprit humain, no s’en livre pas moins it des écarts malheureux.Il en est quitte pour désopiler les membres do la race inférieure et viser à de nouvelles bévues.Ainsi, il nous a été donné do lire, hier soir, un article où l’on prédit simplement J’adoption prochaine de la langue anglaise par tout le monde.Et voici comment l’écrivain s’y prend pour prouver sa thèse.Il y a, dit-il, dans le monde 90 millions de gens parlant l’anglais contre 40 millions d’autres parlant le français.Donc, c’est l’anglais qui deviendra la langue diplomatique, universelle, etc.C’est pas plus malin que ça.Mais si l’on suivait le raisonnement du savant anglo-saxon on pourrait arriver à des conclusions qui le feraient frémir lui-même.Il y a dans le monde, pourrions-nous dire, 400 millions de gens parlant le chinois, contre une intime minorité d’autres parlant 1e français ou l’anglais.Donc, avant un siècle, il n'y aura plus que du chinois dans le monde.C’est à se faire recevoir de la natte ! ' Jean Churbonncau, au cours d’un article sur le journalisme, écrit dans les Débats : C'est ainsi que la presse nous apparaît sous trois formes : la première, la presse îles âmes bien liées, su pare de la philosophie, discutant les yrands problèmes, obtempérant, prêchant la paix et la concorde, ralliant les hommes de bonne volonté, ne ressaut de recommander l’amour sacré de la patrie.Puis vient la presse de second ordre, plutôt jiersonnclle et intran-figeante tjue consciencieuse et grave.Puis en troisième lieu, la presse do bas étage, se contentant d'exciter la curiosité irréfléchie du bas peuple, cherchant l’émotion, je devrais dire la satisfaction de l'ignorance dans les menus faits que le reportage ne manque jamais d'amplifier outre mesure.Ces remarques sont très justes et méritent d’être lues bien attentivement par ceux qui lisent lus journaux de .Saint-Jérôme.Kous avons eu l’honneur de recevoir à notre bureau la visite de M.l’abbé G.Dugas, de Sainte-Anne des Plaines.Comme on le sait M.l’abbé Dugas compte ru nombre de nos écrivains qui ont le mieux écrit sur la colonisation.Dans ses moments de loisir, M.l’abbé Dugas s occupe aussi d’histoire et il vient d’écrire l’histoire de Sainte-Anne des Plaines, ouvrage dont nous avons déjà dit un mot ici et qui est véritablement intéressant.On peut se procurer ce volume à la librairie J.E.Prévost lils, à Saint-Jérôme, ou chez Granger Frères à Montréal.Prix : 50 cents.Le magnifique projet émis et étudié dans l’Avenir du Nord par M.J.Uerrcboudt.en niai 1898, est en voie de réalisation.Nos lecteurs se souviennent que ce projet consistait dans la fondation d’une ligne entre Anvers (Belgique) et la Gaspésie.La réalisation de cette idée donnerait une poussée énergique à la colonisation du cette partie du Canada.Grâce à l’initiative d'un comité dont M.C.J.Tuckels, de Bruxelles, est la tête, il vient de se former en Belgique une société qui travaille activement à la création de cette ligne si avantageuse entre notre pays et la Belgique.M.le notaire F.T.Langevin qui, durant plus de G9 ans, a exercé sa profession à Saint-Isidore, comté de Laprairie, est mort le 27 juillet dernier, dans sa 85e année.Il était le père de S.G.Mgr Langevin, archevêque de Saint-Boniface ; de M.l'abbé Hernias Langevin, aumônier de la maison mère des Sœurs de Sainte-Anne, à Lachi-ne ; de M.Arthur Langevin, ancien zouave pontifical et évaluateur de la corporation de Montréal.Le notaire Langevin était le beau-frère de Mgr Racicot dont il avait épousé la sœur aînée, Mlle Pamélia, le 18 octobre 1845.Celle-ci a précédé son mari dans la tombe, il y a quatre ans.Au Jardin d'Acclimatation : — Dis donc, maman ?— Quoi donc, mon chéri ?— Si un canard il avait du chagrin, comment qu’il ferait pour se noyer ?— M.J.E.Leduc, tailleur, autrefois chez I.A.Leduc, marchand, informe le public qu’il a transporté son atelier de tailleur à son tlomi cile situé sur les rues Labelle et Saint-Georges, près de chez M.Gibault, épicier.Habits faits dans les derniers goûts.Ouvrage durable.J.E.Leduc, tue Labelle, Saint-Jérôme.Nos Affaires municipales —o— I/aqueduc de $50,000 Personne ne doute que l’aqueduc dont ou a commencé les travaux sans consulter les contribuables, va nous coûter 350,000 et peut-être plus.Le contrat n’est que de 388,890, mais n’oublions pas lus extras, ni le coût des entrées de l’aqueduc à chaque maison, ni ce que va coûter l’installation du système qui, au moyen d’une valve mue par l’électricité, nous donnera l’eau des chûtes en cas d’incendie.Inutile de revenir sur les raisonnements très justes, admis parla majorité des contribuables et sur lesquels nous nous basons pour blâmer la construction prématurée d’un aqueduc qui n’est pas absolument nécessaire à l’heure actuelle.Nous soutenons, et on ne nous a pas démenti, que pour faire baisser nos taux l’assurances une dépense de 38,000 suffisait, d’après les exigences des compagnies d’assurances elles mêmes, qui d’habitude, on le sait, sont difficiles et sévères.Nous soutenons que pour donner de l’eau en abondance à toute la ville, il suffirait pour le moment d’améliorer le bassin de la source et de renouveler en fer les tuyaux de bois qui vont de la source à la rivière.Cette opinion qu’on a pas discutée d’une façon sérieuse, s'appuie sur la résolution suivante faite au conseil en août 1898, par M.Bruno Nantel, celui-là même qui veut aujourd’hui imposer au peuple, sans se faire autoriser, l’énorme poids d’une dépense de 350,000 pour un aqueduc qu’il dit être absolument nécessaire.Lisez : m Le conseiller Nantel, secondé par le conseiller Leclair, propose qu’il soit demandé des soumissions par la voix des journaux pour construire un aqueduc en fer à partir du bassin à venir à la rivière du Nord par des tuyaux en fer de dix pouces de diamètre, de soixante livres au pied avec réparation et agrandissement du bassin tel que mentionné au plan et devis à être fournis au bureau de la Corporation, m Nous soutenons que le peuple et les véritables hommes d’affaire, non aveuglés par l'entêtement et le parti pris, préfèrent payer encore pendant cinq, six ou huit ans 3000 et plus par année pour l’entretien de l’aqucduc en bois que de payer chaque année 32,584 pour intérêts et fonds d’amortissement d’un emprunt de 350,000.Ce n’est pas les quelques taxes en plus que pourra nous donner l’aqueduc (pie l’on veut à tuai prix construire, qui pourront combler cette énorme différence dans la dépense annuelle.Si l’état de nos affaires était florissant, si la dette des contribuables des différentes municipalités de Saint-Jérôme n’était pas de 3250,000, nous approuverions la construction d’un aqueduc très complet.On doit se souvenir que nous avons même dit ici plusieur fois que le plan d’un aqueduc complet recevait toute notre approbation, mais que pour le moment nous ne pouvons pas nous engager dans une dépense exorbitante de 350,000.Et pouquoi ?Pour la même raison qui a poussé M.Bruno Nantel à se mettre à la tête d’un groupe, qui en août 1898, s'est opposé à ce que la fabrique empruntât 331,000 pour finir l’intérieur de l’église.11 est bon de se rappeler la conduite tenue alors par M.Nantel afin de faire voir combien il se contredit aujourd’hui et combien nous avons raison de nous opposer aux dépenses extravagantes où il veut jeter notre corporation si endettée.A une assemblée des francs tenanciers tenue dans notre vieille église, le 3 août 898, sous la présidence de Mgr Bruchési, M.Bruno Nantel s’est opposé à ce que l’on autorisât la fabrique à emprunter S31,000.Voici ce que nous en disions dans notre compte-rendu de cette assemblée : h Après avoir dit que les citoyens de Saint-Jérôme sont chargés de dettes puis-pi’ila doivent à l’heure qu'il est prés de 3250,000, M.Nantel soutient que l’on ne peut être trop prudent dans l’autorisation à donner de faire un nouvei emprunt.On nous dit que les revenus réguliers de la fa-baique sont, suffisants pour effectuer sans crainte un emprunt de 331,000.Qu’en savons-nous en réalité, puisque depuis deux ans la fabrique n’a pas fait de reddition de comptes.¦¦ Qu’est-ce que M.Nantel fait donc de sa prévoyance du 1898, lui qui aujourd’hui engage la corporation dans un projet qui nécessitera un gros emprunt de 350,000 ou un énorme prélevé, et cela sans daigner demander l’approbation des contribuables ?Le 14 août, une autre assemblée des francs tenanciers eut lieu à laquelle le curé rendit ses comptes pour les années 1896 et 1897.Sur la proposition de MM.Rolland et Nantel il.est alors décidé de nommer une commission qui, avec le curé, se rendrait compte des revenus ordinaires et réels de la fabrique, afin d’être plus en état de fixer le montant à emprunter pour finir l’intérieur de l’église.Le dimanche suivant, cette commission Tait son rapport.Après plusieurs heures d’étude, les délégués prirent la moyenne des revenus réels de 1896 et 1897 et trouvèrent que l’excédant des revenus pour chacune de ces années était ’de 31347.50.Ils en arrivèrent donc à la conclusion qu« le plus que les francs-tenanciers pouvaient faire, c’était d’autoriser la fabrique à emprunter 325,000.Cette somme don- ne en intérêt et eu fonds d’amortissement 31,408.00 à payer par année et les revenus réels de la fabrique ne sont que de 31,350.La limite rigoureuse était même dépassée.M.Nantel ne s’est pas encore montré satisfait du travail de la délégation et proposa de n’emprunter que 320,000.Fina- lement la conclusion de la commission fut acceptée.Voi.:i don: ennuient M.Nantel a agi en 1898.Au nom de la prévoyance, de la sagesse et de la prudence, il s'est opposé à ce que la fabrique empruntât plus que ses revenus no le permettaient.Et cette année, (pie fait-il ?Il impose aux contribuables, SANS LES CONSULTER, un aqueduc de 350,000.Mais alors, il faut que l’excédant de nos revenus soit donc bien considérable : Ecoutez : La reddition de comptes de cette année nous en apprend do belles à ce sujet: Revenus réels et ordinaires 37696.00 Prélevé 3889.00 Total Dépenses ordinaires Intérêts et fonds d’amortissement 311,585.00 37,308.83 7,200.00 Dépenses Revenus 314,508.83 314,508.83 11,585.00 Déficit 3 2,923.83 Oui, contribuables, voilà la vérité vraie.M.Bruno Nantel (pii, en 1898, a combattu le curé et bien d'autres pour empêcher la fabrique d’emprunter 331,000 parce qu’elle n’avait qu’un excédant de revenus de 31,350, veut aujourd’hui nous imposer, et cela sans nous consulter, une dépense de S50,000, alors que nous avons des déficits annuels de 32.923.Nous dénonçons la conduite de lechevin Nantel.Nous n’avons ni le droit ni l’intention de l'attaquer personnellement, de lui lancer des injures et de basses insultes, comme le font pour nous ceux qui le veulent défendre, mais nous devons faire savoir aux citoyens qu'ils ont en lui un homme qui ne prend pas leur véritable intérêt.Pour le prouver, nous n’avons qu’à nous servir des mêmes reproches, des mêmes arguments et des mêmes paroles qui tombaient des lèvres de M.Nantel, en 1898, lors de l’emprunt de la fabrique.A ce que nous venons de dire, M.Nantel et scs amis ne pourront répondre que ceci : 1 aqueduc que nous voulons immédiatement rapportera des revenus à la ville.Nous avons répondu à cette prétention au commencement de eut article et nous y reviendrons.Ce qu’il faut retenir, c’est que pour la fabrique se présentant à nous avec un excédant (le revenus de 31350, c’était selon M.Bruno Nantel, uue imprudence et une sottise que d’emprunter 331,000; tandis que pour notre corporation chargée d’un déficit annuel variant de 32,000 à 33,000, c’est selon le même M.Bruno Nantel, une œuvre magnifique et admirable que de construire un aqueduc du 350,000, quand on pouvait attendre encore plusieurs années.Est-ce là être homme d’affaires, homme de progrès, éehevin consciencieux ?Le Franc.Mensonges sa?_ Nous n’effaçons pas ce titre quo nous donnions à un article, il y a quinze jours, pour la bonne raison qu’en voulant y répondre, des écrivains inhabiles ne l’ont que justifié.Oui, ceux qui trouvent toujours mauvaises nos opinions dans les affaires municipales sont forcés, pour se donner raison, de recourir sans cesse au mensonge.On a voulu, dans un article publié le 21 juin, tromper les contribuables en laissant entendre que l’aqueduc en fer ne serait voté qu’après que le peuple aurait été consulté.Tous les citoyens dont les promoteurs de l’aqueduc de §00,000 dédaignent et craignent l’opinion, savent combien cela est faux.On a soutenu ensuite que le conseil avait décidé do payer tous les frais dans l’affaire Cousineau.Ce qui est faux.On a eu l’audace, la semaine suivante, de parer M.Nantel du mérite d'avoir empêché la ville de payer tous ces frais, alors que c’est sur la proposition do l’échevin Prévost que le conseil a décidé de retenir une certaine somme sur le salaire du constable Cousineau pour aider à payer les frais d’un procès dont ce'der-nicr était la cause.Ces trois faussetés que nous avons puisées parmi tant d’autres et dénoncées ici, il y a quinze jours, on n’n pas tenté de les justifier.Ces gens qui no peuvent discuter qu’avec des mensonges (excellent moyen, vraiment, d’éclairer les contribuables et de leur rendre service) n’ont pas nié qu’ils avaient honteusement menti en disant que l’aqueduc de $50,000 no serait décidé et que le contrat n’en serait donné que lorsque le peuple aurait été consulté.Ces gens-là n’ont pas nié qu’ils avaient menti lorsqu’ils ont écrit que c’est dû à M.Nantel si la ville ne pnio pas tous les frais dans le procès Cousineau ajoutant que l’échevin Prévost avait été obligé d’accepter cette proposition, alors que c’est lui-même qui l’a faite et quo c’est M.Nantel qui a été forcé de la voter.Tous ceux qui assistaient à la séance du conseil, le G juillet, le savent très bien.Voulant tout de même payer d’audace, on nous accable d’invectives et, au lieu de renverser les fuite que nous avons établis, on écrit que 11 Lo Franc est habitué aux mensonges et à l’hypocrisie, etc." Est-ce quo la meilleur moyen de le prouver n’était pas de s'attaquer ù nos arguments plutôt qu’à notre personne 1 On a bien voulu faire un petit effort dans ce sens : le voici dans toute sa faiblesso : On écrit : » Lo 28 juin dernier, nous disions : " A la réunion du conseil, hier soir, à la quelle tous les échevins étaient présents et qui a été tenue sous la présidence de M.lo pro- maire Bélanger, il a été décidé à l’unanimité d i payer tous les frais dans la cause do Normand et Saint-Jean vs la Corporation de la ville et H.Cousineau, qui a été jugée en Cour do Circui*, lo 11 juin courant." Si Le Franc veut absolument nous démentir, qu’il cite donc la résolution qui a été pas séo par le conseil, lo 27 juin dernier." Certainement, avec plaisir, puisque nous trouvons dans cette résolution la preuve que nous avons dit vrai et que vous disiez faux.Qu’on lise : Extrait des délibérations do la séance du 27 juin dernier : " Le secrétaire-trésorier donno avis au conseil qu’il a été signifié au bureau de la Corporation quatre saisies-arrêts après jugement dans les causes de dis Normand et Saint-Jean vs la Corporation et al." IX! conseiller Nantel propose, secondé par le conseiller Gibault que le secrétaire-trésorier soit autorisé à régler ces causes avec les avocats Prévost éi do Martigny, pour frais devant les juges de paix pour la mémo affaire." Et c’est tout ! Où voit on une résolution par laquelle le Conseil s'engage à payer tous les puais dans le procès Cousineau, mémo ceux auxquels M.Cousineau a été condamné personnellement en Cour de Circuit?Ni vue ni connue, pareille résolution.Mais bien clairs et bien connus lo mensonge et l’au-ducieusc fourberie de ceux qui nous contredisent.Ces ardents défenseurs de l’intérêt généra] sèment les faussetés à pleines colonnes- Leur but est sans doute de troubler l’attention que les citoyens portent depuis quelque temps à leurs affaires.Nous avons réussi à remuer le public et à le convaincre que son insouciance lui était très préjudiciable ; dous avons gagné les contribuables a s’occuper de l’administration de leurs affaires, à assister en plus grand nombre aux séances du conseil ; nous avons, et par des assemblées publiques et par des articles auxquels on s’est bien gardé de répondre, mis le peuple au courant do l’état financier de la ville.Nous n’avons pas peur de la lumière, du grand jour.Ceux qui veulent défendre les mauvaises mesures d’une administration autocrate, arrogante et imprudente, sont gênés par la lumière que nous faisons sur leurs actes et leurs faits et gestes, c’est pourquoi ils essayent de se dérober dans les sentiers tortueux du mensonge.Nous les poursuivrons jusque-là.Le Franc Livres, Journaux, Revues Il sera rendu compte dans ce journal de tout ouvrage dont on nous enverra un exem pluire.LES ANNALES POLITIQUES ET LITTÉRAIRES 15, rue Saint-Georges, Paris Sommaire du numéro du 22 juillet 1900 Chronique politique.Notes de la semaine, Emmanuel Arène ; Croquis et Silhouettes, Emile Faguet ; Impressions de voyage, Mme C.Flammarion ; Les échos de Paris, Sergines ; En Chine, Baron de Vinclc ; Causerie théâtrale, Anatole France ; Pages oubliées, L’âme du marin, Pierre Loti ; Les cuirassés, Edmond Ha raucourt ; Le Vaisseau, Armand Silvestre ; Au Cimetière, Jean Richepin ; Revue des livres, Adolphe Brisson ; L’art de conquérir le bonheur, Madame Klobb ; Mouvement Scientifique, Henri de Pareille ; Nouvelle : Rose Rose, Jacques Normand ; La cuisine eqotique à l’Exposition, Lo cucido, Philéas Gilbert.Inventions Nouvelles MM.Marion ; si v mois, $2.00 ; trois mois, $1.40.10, rue Garancièro, Paris, France.Prévost & de IVjartigny Avocats, Procureurs, Solliciteurs Saint-Jerome, P.Q.Guérit le Rhume en un Jour Tablettes “Laxative Broino-QuininePrix 25 cents.Rendu si elles ne guérissent pas.Signature E.W.Grove, sur chaque boîte.SVJénasippe Forget MANUFACTURIER DE Portes, Chassis, Jalousies, Moulures, Bois préparé, Découpage, Tournage, Sculpture.Réparation aux moulins à battre, Tout ouvrage exécuté à prix très modérés.Satisfaction garantie.MEN AS T PPE FORGET, Saint Jérôme, P.Q.MODES ET LINGERIES Salon tenu par rime J.A.DE FAYETTE CHAPEAUX garnis et non garnis.LINGERIE faite sur commande.Une modiste de renom est au service du public.Une visite est sollicitée.Mme J.A.DEFAYETTE, Rue Saint-Georges Saint Jérôme.JULES DROUIN MEUNIER Peut fournir en tout temps : FLEUIÏ, MOULÉE, SON, GRU, RLÉ-D’lNDE ET GRAINS.RUE LA BELLE, SAINT-JEROME CHS.GODMER MARCHAND RUE LA B ELLE ST-JEROME.P.Q Sirop calmant du Dr Demers— pour les enfants.Ce sirop, qui est inoffensif, ne peut être trop recommandé pour rendre le sommeil aux bébés, faciliter la dentition, calmer les coliques et arrêter les diarrhées.Et ce qu’il y a de remarquable, il n’ajite pas les enfants.Sm rente partout.Dépôt, 1157, rue Saint-Laurent.Montréal.A.CARTIER HORLOGER-BIJOUTIER ; ; Dr g zzzzzi-zzz'zzzxzzz'xzzzzzzzzzzxzz-zzzzîxzzzzz-zzzxz-z-zz-zxzzz-zzzzz-zg- Oie -PHARMACIENS-^^ Remèdes purs, Médecines brevetées, Prescriptions remplies avec soin.Seuls dépositaires pour les CACHETS MERVEILLEUX, Remède infaillible ^ contre la névralgie et les maux de tête bilieux ou nerveux.Soulagement instantané.^ Par la malle, franco, 25 cts.’4 Emulsion d'Huile de foie de morue H préparée aux blancs d’œufs, à la mesure ou à la bouteille.Le meilleur remède contre la 8 § Grippe et la Bronchite.H B Messieurs les cultivateurs trouveront un stock complet et choisi de GRAINES g | DE SEMENCE.g S Les commandes reçues par la malle ou lo téléphone seront exécutées avec promp- fi titude.Lj Rue Saint-Georges, en face du, marché, SAINT-JEROME Sz-zzzzzz-zz-z-z-z-i-z-z-zzz-r-zz-z-zzzz-zzz^zzzzzz-zz-zrzzzzzzzzzzzzz-zzxz-zzzzz-za L@S®§K«f\am ALE & STOUT sa Biere et Porter .DE.r_.' 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Six mois, $3.ü0 ; Trois mois, 82.00 14 rue Saint-Georges, Paris, (France) .DE.liaüï luumumumnimiigi t'ilfti 11 l'iîiu i iTi x ZZZZZZ-Z L’tair du Nord Impressions Commerciales de toutes soldes, telles que_ Catalogues, Pamphlets, Factums Listes de prix, Cartes d’affaires.Blancs de comptes, Circulaires.Menus, Programmes, Etc.Prix msâsFes Nous donnerons une attention spéciale à toutes les commandes, qu’elles nous viennent de grandes institutions linancièi'es ou de simples particuliers Imprimerie de l’avenir du {lord BUREAUX ET ADMINISTRATION : Rue 5ainte-Julie.Ateliers : RUE SAINTE-JULIE Telephone 35 J.E.PREVOST P/LS Propriétaire
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