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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 23 août 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1900-08-23, Collections de BAnQ.

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ORGANE LIBERAL du DISTRICT de TERREBONNE U MOT de L’AVENIR KT O ANS LE PEOPLE mKmE Mtws verrons prosHrer us fus mist TAuRBjrr 0&.SUCTO Manaftg Quatrième Année — No 34.Jeudi, le 23 Août 1900 Un an., Six mois /Lt>OTvpeTM®T>tS ¦ $1.00 0.50 Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jules-Edouard Prévost fils, Wilfrid Gascon, Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) $1.00 $3.00 w Le pouco u Appopcen 1 : Un mois.Un an.SOMMAIRE La Fauvette, poésie Roger Charnaire Les deux impérialismes Prancœur Le Pamphlet No G La Latrie La Guerre du Transvaal C.La Chine de demain Le Courrier des E.-U.La Cie de Papier Rolland à ¦ l’Exposition de Paris Meli-melo Le fléau, monologue I.ily Butler Au conseil de ville Au conseil de la paroisse Nouvelles de Saint-Jérôme u Saint Lin u Sainte-Adèle Livres, journaux.La Fauvette Vous étiez pour moi la fauvette, Petit oiseau coiffé de deuil, Qui chante, d’une voix fluette, Sans ironie et sans orgueil.J’écoutai votre babillage, Le récit de votre chagrin, Et je vous proposai pour cage Mon cœur plein d’un songe enfantin.Vous voltigiez près de la cage, Petit oiseau coiffé de deuil, Et, cessant votre babillage, Vous vous posâtes sur le seuil.Je tremblais d'espoir et de crainte : Oiseau timide, point moqueur, Puisque vous cessiez votre pleinte, N’alliez-vous pas croire au bonheur 1 Un matin, votre voix fluette Reprit plus gaîment sa chanson ; Puisque vous n’étiez point coquette, Vous vous plairiez dans ma maison.Mais vous m’avez trompé, cruelle, Sautillant longtemps sur le seuil Puis, un jour, d’un brusque coup d’aile Laissant mon cœur rempli de deuil.Je vieillirai donc solitaire, N’ayant plus de songe enfantin.Ah ! pour endormir ma misère, Chantez du moins comme au matin, Au matin, petite fauvette, Oiseau timide, point moqueur, Où votre voix tendre et fluette M’avuit dit de croire au bonheur.Roger Chàrnaibe.— LES — Deux Impérialismes Le Rouge et le Bleu Si l’on s’en tient aux déclarations et aux actes des deux premiers chefs politiques du Canada sur le sujet, la ligne de démarcation entre les deux Impérialismes, le rouge et le bleu, devient relativement facile à tracer.Mais je ne vous conseillerais pas de passer les mers et les frontières pour suivre aux Etats-Unis et jusqu’en Grande-Bretagne les chefs de l’un et de l’autre partis, dans leurs périgrinations à travers les systèmes impérialistes, démocratiques, militaristes, libre-écliangistes, mutualistes et autres savanes politiques.Vous vous y perdriez corps et biens.Donc, restons en Canada et jetons un furtif coup d’œil sur la situation telle que nous la font les deux chefs politiques qui se partagent les partisans dans le Dominion, sous l’étreinte desquels râle le vieux patriotisme canadien.La répudiation que vient de faire entendre sir Charles Tupper de la brochure des conservateurs de Québec sur la participation du Canada à la guerre sud-africaine m’en fournit l’à-propos.Le “ vieux cheval de guerre de Cumberland," comme l’appelle le Journal, désavoue la tactique des bleus qui consiste à représenter M.Laurier comme un artisan de la fédération militaire par l’envoi de troupes canadiennes au Transvaal aux frais des contribuables du Canada.Sir Charles Tupper ne veut pas qu’on blâme M.Laurier pour l’envoi de ces troupes ; car cette action est conforme, dit-il, au vœu exprimé par tout le parti conservateur tory, et spécialement par les "chefs" de la section de Québec, MM.Caron, Bergeron, Casgrain et Monk.Le vieux baronnet ajoute que sur cette question, comme sur toutes les autres, il n’a qu’une politique pour tout le Canada.Or, sir Charles répudie la brochure cana- dienne française, mais il ne dit rien contre la brochure anglaise qui dénonce sir Wilfrid Laurier et M.Tarte pour avoir résisté un moment au souffle de folie sanguinaire et liberticide qui passa sur le pays, l’automne dernier.Il l’approuve ; c’est elle qui rend son sentiment.Ecrite dans les officines du Mail and Empire, comme la brochure française le fut dans celles du Journal, la brochure anglaise est l’évangile du Dr Tupper dont il impose les enseignements à tous ses partisans Hors la brochure anglaise et tory, peint de salut.La brochure française est désavouée, brûlée ; il n’y eu a plus.C’est la brochure anglaise qui exprime la bonne doctrine bleu-orange.C’est bien, voyons-la.Comment les évènements y sont-ils représentés ?Les extraits suivants nous l’indiqueront : ".Peu de temps auparavant, le colonel Hughes, député tory avait insisté pour que le Canada offrit des troupes.Sir Wilfrid n’y consentit pas et exprima l’espoir qu’il n’y aurait pas de guerre.Sir Charles Tupper exprima le même espoir, mais soutint qu’une offre de troupes de la part des colonies aurait l’effet de donner plus de force à la position de la Grande-Bretagne et de lui exempter la guerre.Le gouvernement ne fît aucune offre de troupes .Durant ce temps, le parlement du Canada était en session et prêt à appuyer toute offre de troupes qui serait faite parle gouvernement, mais le premier ministre n’en offrit point.".Nous arrivons maintenant à une date importante.Le 3 octobre, M.Chamberlain envoyait, au Canada, en même temps qu’aux colonies d’Australie qui avaient offert des troupes, une dépêche donnant des -renseignements pour aider à l’organisation d’un corps de troupes poulie Sud Africain et exposant les conditions auxquelles le gouvernement impérial accepterait des offres.M.Chamberlain ne pouvait pas accepter une offre du gouvernement du Canada, pour la bonne raison que ce gouvernement n’avait pas fait d’offre de troupes.A cette date, le sentiment en faveur d’une offre par le gouvernement d’envoyer un contingent complètement équipé et payé par le Canada s’était fortement manifesté.a Le 4 octobre, le Globe de Toronto, dans sa correspondance d’Ottawa, publia une déclaration du premier ministre destinée à arrêter cet enthousiasme, à expliquer et à défendre le refus de son gouvernement de se rendre à la demande de M.Chamberlain." Parlant trois mois après, M.Tarte exposa les sentiments qui l’animaient à cette époque.Il dit: “ Quand je lus dans ' les dépêches venant d’Angleterre que le “ secrétaire pour les colonies avait adressé “ une circulaire aux colonies les invitant à “ envoyer des troupes dans l’Afrique Sud, je vous avouerai franchement que je ne “ me sentis pas une forte inclination de me rendre à ses désirs.” " Ces paroles expriment les sentiments, les intentions du premier ministre et de celui de ses collègues qui a le plus d’influence sur lui.Mais la tentative du premier ministre pour supprimer le mouvement loyaliste qui devenait de jour en jour plus fort n’aboutit à rien.Le lendemain de la publication dans le Globe de la déclaration du premier ministre, sir Charles Tupper lui envoya un télégramme de Yarmouth et en même temps expliqua dans une assemblée publique l’attitude qu’il prenait sur cette question.Voici le télégramme : “ Yarmouth, 5 octobre “ Sir Wilfrid laurier, “ Ottawa “ J’espère que vous enverrez un contingent de volontaires canadiens pour aider l’Angleterre au Transvaal.Je sais que cela sera accepté avec reconnaissance par le gouvernement impérial, sc-ra d’un grand service pour le Canada et contribuera à l’unité de l’Empire.“ Chaules Tupper " A peu près dans le même temps, dans un banquet qui.lui était donné à Saint-Jean, M.Foster prédisait, au milieu d’applaudissements enthousiastes, que le gouvernement serait obligé d’abandonner la position prise par le premier ministre.D’autres chefs conservateurs parlaient dans d’autres parties du Canada.» Durant tout ce temps-là, M.Tarte faisait dans son journal une campagne fur euse contre ce mouvement loyaliste.Le 10 octobre, la Patrie attaquait violemment le parti conservateur, parce qu’il encourageait l’agitation en faveur d’un envoi de troupes en Afrique." Durant tout cela, les ministres essayaient en vain d’enrayer le mouvement patriotique et les autres colonies agissaient avec une grande énergie." Tout cela se passait pendant que les ministres étaient à considérer la question et que M.Tarte faisait la campagne à l’appui du refus du premier ministre d’envoyer des troupes et dénonçait les conservateurs parce qu’ils entraînaient le Canada dans les guerres de l’Angleterre." Il est impossible d’oublier ou de pardonner au premier-ministre et à quelques-uns de ses collègues leur opposition, leur résistance et leurs délais." Si les auteurs de la brochure française répudiée avait du cœur pour une épingle, ils feraient au moins comme les Anglais, et ils mettraient le Vieux Cheval en demeure de désavouer ce qu’il y a d’idiot dans ces passages qui font un grief contre M.Laurier d’avoir hésité à lancer le pays dans l'aventure du Transvaal qui tourne si mal pour la maison John Bull & Sons.S’ils n’ont pas ce courage, alors quo sir Charles Tupper ne dispose d'aucun pouvoir, les conservateurs de Québec ne seront-ils pas cent fois plus serviles quand le vieux baronnet aura en mains les rênes et le sac ?Avec l’avènement au pouvoir des torys, nous sommes donc sûrs d’avoir le pr ogramme impérialiste du Mail and Empire et de la dépêche de Yarmouth.C’est-à-dire un impérialisme emballé, sonnant le tocsin à chaque menace de guerre pour la Grande-Bretagne, sans attendre la déclaration, sans chercher à la rendre impossible.Avec l’impérialisme de la dépêche de Yarmouth, nous aurons la guerre avec tous les ennemis des Anglais, sans ciue nous ayions à en discuter au préalable les causes et les mérites, sous peine d’être classés parmi les félons pour un moment d’hésitation.Et vous allez voir le candidat de sir Charles dans Terrebonne venir avaler devant vous cette dépêche de Yarmouth avec la dextérité d’un avaleur de sabre.Mon Dieu ! que tous ces politiciens sont donc méprisables 1 [''RANCŒUR.Le pamphlet No.6 Une feule de nos amis duns les campagnes ont reçu le pamphlet No G des tory3.Cette brochure française demande aux Canadiens français de voter contre Laurier parce qu’il est en faveur de la guerre et do la fédération impériale, tandis que la brochure correspondante anglaise esuuie de soulever l’Ontario contre le premier ministre parce qu’il n'aurait pas déployé assez de zèle pour la guerre et la fédération impériale.• Jamais on a vu pareil exemple de fourberie et de duplicité.Plusieurs de nos amis d’Ontario nous ont demandé de leur envoyer le pamphlet No.6 ; ils désirent le montrer aux électeurs de leur province pour mieux lour exposer le double jeu de Sir Charles.Or, ceux de nos amis qui ont ce pamphlet No 6 ; et qui ne tiennent pas à le conserver rendraient service à la cause libéralo en nous les faisant parvenir, afin que nous puissions en envoyer aux journaux libéraux, aux députés et candidats libéraux dans la province d’Ontario- Croycz nous, cette brochure No G tuera Sir Charles et son parti dans la province voisine.La Patrie La Cie de Papier Pollard à l’Exposition de Paris C’est avec plaisir et orgueil que nous avons appris l’immense suecès remporté à l’Exposition universelle par la Compagnie de Papier Rolland.Le grand prix lui a été décerné pour la qualité et la beauté du papier à livres blancs.Il faut bien se rappeler que la Compagnie de Papier Rolland a eu à lutter contre les papiers de tout les pays et que le grand prix est la plus haute récompense accordée à l’Exposition.La maison Rolland a donc le droit d’être fière.Cet honneur rejaillit surtout sur notre manufacture dirigée par M.S.J.B.Rolland.Depuis l’arrivée de cette bonne nouvelle, les drapeaux flottent gaîment sur la fabrique, sur la demeure de M.J.B.Itollund et devant celle de M.Henri Rolland.Nous offrons aux messieurs Rolland nos chaleureuses félicitations pour le magnifique succès qui leur fait tant honneur et qui met si bien en évidence notre Canada dans ce grand concours de toutes les nations de l’univers, qui s’appelle l’Exposition do 1900.No 102 — AUX POITRINAIRES Le Baume Rhumal soulage les poitrinaires et les guérit.La Guerre du Transvaal La résistance prolongée des Boers Les dépêches anglaises sont les seules que nous recevions, ou peu s’en faut, sur la guerre sud africaine ; nous devons donc nous en reporter à leurs dires.Il en résulte quo le lecteur a souvent grand’peine à deviner, à travers les réticences et les demi aveux, ce qui so passe exactement.Les Boers sont partout en déroute, les dépêches anglaises nous l’ont dit sur tous les tons, mais, malgré ces prétendues déroutes de leurs adversaires, la vérité est que les Anglais ne sont pas aussi maîtres du Transvaal qu’ils veulent bien le dire.A lire les dépêches récentes, il semble qu’une lassitude so manifeste dans l’armée anglaise ; l’ennemi est insaisissable ; le général Dewet a échappé à lord Kitchener ; le général Botha continue à tenir la campagne avec des forces considérables.De tout cela, il résulte un certain malaise dans l'opinion publique en Angleterre, et l’on se demande, avec la Westminster Guzitte, si tout cela no finira pas par des négociations qui laisseraient au Transvaal une indépendance relative.Ce journal sc demande si le silence du récent discours du trône à l’égard du Transvaal ne donne pas raison à M.Leyds.En 189S, M.Leyds nffir-mait en ettet au président Kruger que le gouvernement anglais avait donné l’assurance à certaines puissantes étrangères qu’il n’annexerait pas le Transvaal.Nous sourons bientôt es qu’il en est.En attendant, la presse européenne continue à publier des informations favorables aux Boers.Un ollicier russe, le capitaine Ganetsky, qui a fait la campagne au Transvaal dans les rangs des Boers et qui vient d’arriver à Saint-Pétersbourg, a été questionné ces jours-ci par plusieurs journalistes sur les circonstances et le dénouement probable de cetto guerre.Il déclare qu’on a tort de se figurer que l’Angleterre est près d’en finir avec les Boors ; que les Anglais, en rendant compte de leurs succès, les ont beaucoup exagérés; qu’ils ont, en général, caché ou déguisé la vérité; que la prise de Pretoria n’est pas la conquête du Transvaal ; que les Anglais vont avoir à soutenir une terrible guerre de partisans.La capitaine Ganetsky croit à la victoiro définitive des Boers.Ceux-ci ont en effet, dit-il, une extraordinaire aptitude à la guerre de surprises, d’embuscades, de promptes retraites, ainsi qu’une endurance incomparable et un ardent patriotisme, une héroïque bravoure.M.Ganetsky fait le plus vif éloge du caractère, des connaissances', de l’énergie et des hautes capacités de lord Kitchener, mais les autres généraux anglais sont, à son avis, d’une déplorable infériorité sous tous les rapports et ne sauraient positivement pas être comparés aux admirables chefs que la guerre a improvisés parmi les Boers.Il tient également en profonde estime le président Kruger, homme à l’esprit pratique, calme, ferme et inébranlable dans ses résolutions.M.Ganetsky a, en manière de conclusion, exprimé la conviction que le Transvaal était destiné à devenir le tombeau du prestige britannique.Un autre ollicier russe, le capitaine Maxi-moff, dont on a signalé le retour du Transvaal, a eu une conversation avec un représentant du Nouveau Temps, de Saint-Pétersbourg, conversation qui a roulé sur la capitulation de Prins-loo et sur la résistance future des Boers : ii Je connais très bien Prinsloo et la situation dans In république sud-africaine, déclnre M.Maximoff.Prinsloo, depuis sa pitoyable retraite de Golesberg, avait perdu la confiance du gouvernement, et il était même question de lo déférer à un tribunal du chef de trahison.Depuis le mois do mars, il était rentré dans sa ferme à une cinquantaine de kilomètres environ au sud de BranJfort Que Prinsloo ait de nouveau été chargé d’un commandement chez les Boors, voilà qui paraît impossible.u A mon avis, il n’y a là qu’une manœuvre anglaise.On snit que, dans le district de La-dybrand, les habitants ont toujours passé pour anglophiles, et jo crois que les Anglais, ces grands jongleurs devant l’Eternel, se sont arrangés avec Prinsloo pour qu’il so prête à un simulacre de capitulation destiné à faire une grosse impression sur les véritables combattants l>oors.u Il est de toute évidence qu’on aurait tort de sc fairo des illusions à Lombes: Ici Boers no désarmeront jamais.Tant qu’il y aura un enfant transvaalicn en état d’épauler un fusil, la guerre continuera.Los résultats les plus claire de cette guerre pour l’Angleterre, ce sera d’abord l’obligation de maintenir pendant des années et des années une armée d’occupation au Transvaal et dans l’Orange ; ce sera ensuite d’avoir à jamais compromis la paix intérieure de la colonie du Cap, où l’antagonisme en- tre les Afrikanders et les Anglais s'affirmera un peu plus chaque jour jusqu'à la révolte définitive.L’oflicier russe dont nous parlons plus haut a dit que lo Sud africain serait le tombeau de la puissance britannique.Cette prophétie menaco do so réaliser, malgré lo triomphe d’un jour, car il arrivera fatalement une heure où tous les Hollandais de l’Afrique du sud, du Cap, du Natal, de l’Orange et du Transvaal se ligueront, se grouperont en une masse formidable contre l’oppression britannique.Ce joui-là, les chaînes seront brisées et l'heure do la justice sonnera pour les peuples qui défendent si vaillamment leur indépendance ; ce lour-là seulement la paix sera assurée dans l’Afrique du sud.La Ghine de derqain La Revue J Europe vient de publier un remarquable article sur la Chine, dû à lu plume d’un diplomate hongrois, lo comte Zieliy.Ce diplomate était à Pékin lors de la révolution de palais de 1S9S, qui eut pour résultat la mise en tutelle de l’empereur actuel, coupable d’avoir voulu réformer le Céleste-Empire d’après les principes européens.Le comte Zicliy fit à cette époquo une visite à Li Hung Chang qui, après l’avoir reçu très poliment, lui demanda s’il allait fairo un ouvrage sur son voyage en Chine, et qui, sur une réponse affirmative, répliqua : — Ab ! oui, on en écrit tant sur notre pauvre pays ! on dit tant d’absurdités et do mensonges et avec tant do mauvais vouloir, que cela m’est maintenant tout à fait égal, mais du moins, sur un point, soyez vrai, et dites dans votre livré que nous ne connaissons pas, mémo de nom l’anarchie ; que chez nous tout le monde a de quoi vivre honnêtement et bien ; et quo ce mouvement socialiste qui vous occupe tous là-bas eu Europe, nous est totalement inconnu.En ce qui concerne lo mouvement actuel, le soulèvement des Boxeurs, voici ce qu’écrit le comte Zichy : " Lo mouvement qui s’appelle aujourd’hui la " révolte “ date en réalité do quarante ans.Lo principe autour duquel a commencé, il y a près d’un demi-siècle, et autour duquel tourne tout le mouvement, s’appelle la lutte entre les Mandchous et les peuplades de la race chinoise.C’est aussi la discorde entre les grandes masses dont une partie veut les réformes dans lo sens européen ; l’autre partie, qui est la majorité, est hostile à toutes les réformes et voudrait mettre les Européens hors du Céleste Empire." La religion, au point de vue du culte bouddhiste, n’a pas grnnd'ehoso à fairo dans tout ce mouvement, car la religion de Confu cius est conciliante et tolère toute autre religion.Elle permet à chacun do devenir heu reux et content à sa manière.Mais les masses chinoises haïssent les réformes faites sur des principes européens ; pour parler clairement, on haït tout individu " étranger," qu’il soit Européen, Américain ou Japonais.Do même tous ceux qu’on juge être du parti des Européens.C’est pourquoi les Chinois no par donnent pas à leurs semblables qui ont eu le malheur do so convertir et do quitter les principes de la religion do Bouddha pour devenir catholiques ou du la religion américaine, comme ils appellent lo protestantisme." Maintenant, que doit on faire, conclut le comte Zichy : » Voilà la grave question.Eh bien > tout simplement et absolument la même clioso que l’on aurait dû fairo jadis.Seulement si Ton veut avoir un résultat durable, il faudra aller vito et agir honnêtement.Abattre la révolte promptement, puis sans mossucrc, sans pillage, remettre l’ordre.Il n’y a pas à penser au partago do la Chino ; il faut réconcilier les Chinois avec les idées do réforme et avec les vues et les individualités européennes.Pour cela, avant tout, il faut mettre de côté, mais bien sérieusement, toute discorde, car c’est Tuition qui fait la force et c’est la force qui en impose ! Mais, même on voulant contraindre les Chinois, il ne faut pas les blesser, et ce serait les blesser quo de donner lo grand rôle do pacificateur aux Jnponais." Les Chinois détestent et méprisent les Japonais ; ils les méprisent, car, d’après eux, le Japonais n’est rien qu’un grand singe.Sa ro Iigion, sa culture et sa civilisation ancienne, il Ta prise des Chinois ; quant à sa civilisation moderne, eh bien ! il est allé la mendier ou la voler en Europe ! Les Chinois détestent les Japonais, car ces derniers sont plus adroits dans les arts, l'industrie et dans la guerre où les Chinois curent toujours le dessous ; cola no s’oublie pas facilement, et lo marquis Ito, qui était en même temps que moi à Pékin, a pu s’en apercevoir." Maintenant, je crois que si jo me suis permis de dire pourquoi on no devait pas donner le rôle de pacificateurs aux Japonais, on me permettra aussi do dire à qui jo pense que ce rôle conviendrait le mieux.Si je dis convien- drait, jo veux diro par là que les Chinois l'accepteraient le plus facilement.Eh bien ! c’est à la Russie que je le donnerais.C'est la race que les Chinois supportent cncoro lo mieux de toutes les races européennes, et, avouons le, il n’y a que le Russo qui saoho se faire aimer par les peuplades asiatiques.L’Anglais, on lo supporte et on le craint, mais on ne l’aime jamais.Il connaît trop, comme disent les Chinois et même les Triduus, ses propres intérêts qu’il no perd jamais de vue.Lo Russe est lo plus près, on pourrait même diro qu’on l’aime en Chine.C’est à lui qu'on devrait remettre la pacification et puis créer, avec le Tsong li Yamen, un aréopage, une espèco do régence européenne pour la question des réformes." Voilà des idées qui valent qu’on les discute.Elles viennent d’un esprit clairvoyant, d’un homme parlant des pays et des personnages qu’il a vus et étudiés, et lo fuit qu’un Hongrois reconnaît Timportuncc du rôle que la Russio peut jouer dans la pacification do la Chino est assez caractéristique.Le Courrier des Etsts-Unis I— MELI-MELO — 1 M.Robert Kerr, do la compagnie du chemin do l’or Pacifique Canadien, vient de recevoir un câblogramme de Paris lui annonçant que la compagnie a obtenu une médaille en or pour son exibit général et une autre en argent pour l'exhibition de son wagon.Les articles généraux exposés par le chemin de fer Pacifique Canadien à l’Exposition de Paris sont des peintures à l’huile, r présentant des scènes prises le longdu j a> cours de leurs multiples réseaux de voies ferrées, des photographies des mêmes sujets, une mappe globe illuminée et un fac-similé de la carte du chemin de fer du Pacifique Canadien autour du inonde.La bonne nouvelle fut apprise avec beaucoup de plaisir parmi les directeurs et officiers de la compugnio à Montréal.Nos félicitations à M.J.A.C.Ethicr, député des Deux-Montagnes, qui vient d’être nommé avocat de In Couronne en remplacement de l'honorable M.F.X.Mathieu, conseiller législatif.Un Canadien entreprenant, à la vue de ce qui se passe en Chine, veut mettre à l'essai un beau et grand projet, qui ferait la fortune de la province do Québec, comme le fait aujourd’hui l’industrie laitière et la culture du tabac canadien.Il ne s’agit de rien moins que de cultiver le thé canadien, pour ne plus importer une seule livre de thé chinois.C'est un fait reconnu qu'il croît naturellement, duns cette province, un arbuste très prolixe qui, en toute chose, est le thé chinois.Sur le bord des fossés, de nos grandir chemins, cet arbuste se trouve eu abondance, comme s’il voulait dire à chaque passant: u Voyez donc comme la fortune est près du vous ! u En plantant cet arbuste dans un terrain propice, ou serait près bientôt à approvisionner la province do Québec d’un thé de première classe.Un autre de ses mérites serait d’être une production de notre province, nous pourrions dire même de notre pays, car ce thé peut croître dans tout lo Canada.Nous n’aurions plus de taxes à payer sur nos importations de thé, et nous en tirerions tout le profit, comme nous faisons maintenant pour le tabac.Le Journal, organe français de M.Graham, public lundi la noto suivante : u Qu’est-ce que la province do Québec a retiré de la présence de M.Laurier à la tète du gouvernement ?u Rien.u Jamais l'influence française n’a été aussi nulle que depuis quatre ans.u Voila le cri des torys dans la province de Québec.Mais que font les torys dans la province d’Ontario ?Que fait M.Clarke Wallace, le bras droit do Sir Charles Tupper ?Que font les principaux organes du sir Charles Tupper ?le Mail
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