L'Avenir du Nord, 18 octobre 1900, jeudi 18 octobre 1900
¦ ' ' ' • ;-.• .¦•'.Jeudi, le 18 Octobre 1900 il Journal Hebdortiadaire —- Deux cents le numéro Quatrième Année — No 42 ORGANE LIBERAL 00 DISTRICT deTERREBONNE le mm de ravenir «t oaks le mdpu m£mr Ktoyj verrons ir05Ptrl» uÿ top utimurr - - (^.aiiiaxj Jules-Edouard Prévost fils, Wilfrid Gascon, Directeur, Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT JEROME (TERREBONNE) Appopoes 1 Le pouce : Un mois.“ Un an.Un an.Six moi» 4 CHE.»TIER.fe JL uABt-UCE-L» M.Fréfontaine accepte ! ?© Libéraux et patriotes du comté de Terrebonne, serrons les rangs, unissons-nous et luttons avec courage, et espoir.Le triomphe va enfin couronner nos efforts après trente-six ans de lutte incessante et énergique.M.Préfoutaine accepte de nous conduire au combat, de porter haut le drapeau libéral dont les plis se déploiront victorieusement sur notre beau comté de Terrebonne, le 7 novembre prochain.M.Préfontaine est un des Canadiens les plus brillants du Dominion et il est digne de succéder aux Lafontaine, aux Masson, aux Prévost et aux Labrèche-Viger que LA VICTOIRE ASSURÉE ! ! notre triomphe va faire tressaillir de joie dans leur cercueil.Le comté de Terrebonne, avec M.Préfontaine comme représentant à la Chambre des Communes, va devenir l'enfant gâté du gouvernement Laurier qui ne pourra plus rien lui refuser.Le succès de notre populaire candidat ne fait pas plus de doute que celui du gouvernement Laurier.Les bleus eux-mêmes avouent que nous serons victorieux dans le Dominion, mais, se disent-ils, comme manière de consolation, avec une majorité diminuée.Nous sommes donc certains de la victoire et par conséquent, il est du plus grand intérêt du comté de Terrebonne d’élire un ami du gouvernement libéral, de se donner comme représentant un homme d’affaires, un ami actif du progrès, un ea nadien aussi brillant, aussi influent que M.Raymond Prèfontaine.Notre candidat et futur député commence immédiatement sa campagne.Il sera ce soir à Sainte-Agathe, demain à, Sainte-Lucie et Sainte-Marguerite où M.Chauvin doit adresser la parole.La bataille est commencée.Combattons vaillamment ! Vive Laurier ! Vive Préfontaine ! ditoiie, et il no se trouva en face quo de 95 personnes.Les libéraux, comino on lo sait, sont parfois et souvent écorniileurs, c’est pourquoi 25 bons rouges s’introduisirent au conseil tenu par ces pieux adeptes bleus.M.Girounrd expliqua lo but do l’assemblée, c’était conuno nous le disions au début, on vu de choisir un démolisseur pour détruiro M.Ethicr.Il proposa M.lo Dr Siniéon Lamarche, do notre village, comme doyen de l'assem pre Les indépendants sont Les conservateurs ont cherché à incriminer les motifs des députés indépendants, patrons ou ouvriers, qui ont voté le plus souvent avec la droite durant les trois ou quatre dernières sessions.Mais les adversaires du cabinet ne peuvent expliquer comment les mêmes ont conservé, malgré cela, leur indépendance d’action et d’opinion dans cette campagne qui dure déjà depuis un mois.La raison en est toute simple, et nous allons le démontrer.Lé tarif a été réformé de telle sorte que le consommateur paye aujourd’hui environ 16 pour 100 de moins sur les marchandises importées, depuis cette revision.Et cela a permis de grossir notre commerce d’importation, de 8238,000,000 qu'il était à l’arrivée de M.Laurier au pouvoir, à l’énorme chiffre de 83S0,000,000 quatre ans plus tard.Les orateurs conservateurs, pour trom per les braves gens, ouvrent tout grands devant eux les livres officiels et, comparant la somme des droits payés en 1895 ou 1896 sur des importations de 238 millions avec la somme de droits payée sur une importation de 380 millions, ils disent que le gou vernem’eut “ a augmenté los taxes de douane 11 ; car, ajoutent-ils, le gouvernement a encaissé tant de millions de plus provenant des droits payés à la douane.Plusieurs en concluent, sans penser plus long, que le gouvernement a surélevé le tarif douanier au lieu de l’abaisser, et iis ne se deinan dent pas si l’excédent des droits perçus ne provient point en proportion directe de l’excédent des marchandises importées, c’est-à-dire de l’augmentation de notre commerce.Se contenter du raisonnement fallacieux des conservateurs, c’est prendre des vessies pour des lanternes.Les affaires publiques ont été administrées si honnêtement par les- rouges que l’Opposition, qui guette sans cesse les ministres comme une lionne rugissante, n’a pu discuter avec un semblant de raison la sagesse de l’emploi d’un seul dollar de l’argent du peuple.La loi du cens fédéral, créée par sir John Macdonald et qui fut une de ses plus mauvaises actions a été abrogée, et les provinces sont rentrées dans leur souveraineté électorale.Malgré la dépense de 81,000,000 pour organiser civilement et gouverner le territoire du Yukon ; malgré plus de deux millions dépensés pour l’expédition du Sud Africain, expédition demandée à cor et à cris par sir Chs Tupper et ses gazettes ; malgré 816,000,000 dépensés pour exécuter les engagements laissés par les conservateurs ; malgré d’autres millions encore nécessaires pour terminer les canaux et hâter l’achèvement de certains travaux publics indispensables à la prospérité générale, sans compter les dépenses ordinaires de l’administration, les taxes ont été réduites de $13,000,000 en quatre années et les surplus accumulés depuis 1896 se montent à environ 814,000,000.Si le gouvernement de M.Laurier était renversé, on retournerait à l’ancien état de choses, puioque les conservateurs ont blâmé et blâment encore la politique de ce gouvernement.Faut-il s’étonner que les députés indépendants à Ottawa aient voté presque tous les projets ministériels ?Faut-il s’étonner que les libéraux comptent aujourd’hui, plus qu’en 1896, sur tous les esprits indépendants dans le pays pour maintenir au pouvoir un gouvernement sage, honnête, prudent et heureux ?Les indépendants sont satisfaits de l’essai qu’ils ont fait d’un gouvernement libéral à Ottawa, et ils l’y maintiendront, car c’est leur intérêt.Us ont la preuve que les libéranux et les anciens conservateurs honnêtes qui se sont ralliés à nous ont fait ensemble mieux en quatre ans que les bleus en dix-huit ans.Fkancceur L’Angleterre abroge ses traités de commerce ÏJéductiorç de taxes EN FAVEUR DES CULTITATEURS Les conservateurs, dans leurs journaux et leurs affiches anglaises, essayent de faire croire aux cultivateurs que le remaniement du tarif, par les libéraux, leur a été défavorable.Que ceux qui ont lu les faussetés des bleus lisent maintenant la vérité que nous puisons dans le Rapport du Ministère du Commerce ; nous indiquons même la page où se trouvent les chiffres que nous allons citer.Nous verrons, la semaine prochaine, les réductions opérées sur les cotonnades, les lainages, les outils, les clous et une foule d'autres articles qui entrent dans la consommation journalière des gens de la campagne et des ouvriers, mais il y en a qui bénéficient exclusivement aux cultivateurs et forment pour ainsi dire une classe distincte.Le tableau suivant fait voii pour 189G et 1S99 respectivement la valeur des articles, sous le tarif de protection des conservateurs et sous le tarif de- revenu des libéraux.1896 Valeur Droits P- Instruments aratoires $470,003 $23.27% 60 Haches 31,820 35.00% 72 Pics, pelles et houes 6,043 34.4S% 72 Broche à clôture 8,854 37.30% 74 S516.720 $24.35% 1899 Valeur Droits P* Instruments aratoires $1,712,S08 $20.66% 88 Haches 41,402 25.00% 104 Pics, pelles et houes 25,553 29.72% 104 Brocho à clôture 316,286 00.00% 106 $2,095,999 $17.74% La réduction sur l’ensemble est do $6.61.En apparence, cela n’a pas l’air considérable, $6 61 par $100; mais appliquez cela au total des importations de 1899 et vous arrivez à une somme de $138,055.33.Voilà ce que le tarif de revenu du gouvernement Laurier a fait gagner aux cultivateurs en une seule année ! ' Qu’arriverait-il si les conservateurs revenaient nu pouvoir 1 Us rétabliraient de suite l’ancien tarif protecteur, les anciennes taxes—Sir Charles Tupper le proclame dans toutes les assemblées où il parle—et le gouvernement qui remplacerait celui de Sir Wilfrid Laurier arracherait encore à la classe agricole ce surplus de taxes do $138,055.33 dont le tarif de revonu des libéraux l’a débarrassé OPINION DE CHAPLEAU SUR CETTE QUESTION On sait que le tarif préférentiel n’a été accordé à l’Angleterre par le gouvernement Laurier qu’à la condition que les traités de commerce conclus avec la Belgique et l’Abcmagne fussent abrogés.Le Canada, en effet, voulait accorder un tarif préférentiel à l’Angleterre, mais non à la Belgique et à l’Allemagne qui, cependant, par des traités datant de 1863, devaient profiter de tous les privilèges accoidés à l’Angleterre.Voyez-vous ça, le gouvernement canadien qui imposait à I'Angli-t^ne l’obligation do briser ses traités si elle voulait le privilège d’un tarif préférentiel ! Eh bien 1 l’Angleterre s’est soumise et elle a, sur la demande du gouvernement Laurier, abrogé ses traités de commerce avec la Belgique et l’Allemagne.C’est là une des plus belles victoires rempor tée par la grande politique de Laurier.La valeur de cette concession de la part do l’Angleterre est au-dessus des conceptions des pygmées qui forment l’état-major politique de sir Charles Tupper, mais elle a été appréciée par les hommes politiques capables de juger ce que vaut pour un pays l’indépendance commerciale.Yoici ce qu’en a dit sir Adolphe Chapleau dans un discours prononcé à Salem, Mass.: 11 Quand l’illustre chef du parti libéral nous rapportait de l’Angleterre LA DERNIÈRE DE NOS GRANDES LIBERTES POLITIQUES, LE DROIT POUR LE CANADA DE FAIRE LUI-MÉME SES TRAITÉS DE COMMERCE, droiL qu’il avait conquis par sa diplomatie et son éloquence, j’ai été lo premier à l’acclamer, parce qu’il avait bien travaillé pour son pays, a Le Soleil de Québec offre de parier la jolie somme de S2.000 que Laurier sera maintenu au pouvoir.Si le montant est considéré trop élevé, le Soleil acceptera de moindres paris, de 825 jusqu’à $2,000.DEUX - MOHÏAGNES -O- Mardi, le 9 octobre, les conservateurs de notre comté ont décidé de so choisir un candidat, (qui sait si ce n’est pas une victime.?) qui incarnerait leurs idées.Personne ne l’ignore, Monsieur Ethier, le candidat libéral et député actuel, passe chez la gent bleue, non pour un homme, mais pour un diable ; et depuis quelque temps, il fut résolut d’exterminer ce diable, à cause des craintes incessantes qui affligeaient ces bons bleus.Depuis longtemps on organisait toute une trame contre M.Éthier.Or, un jour vint, ce jour, c’est mercredi dernier, 9 octobre, le demeurant des bleus choisit la salle du marché à Sainte-Scholastique et y tint chapitre sur la nécessité présente.On croyait, généralement, que lo convoi de Montréal, le matin, nous aurait craché quelques gros morceaux bleus, comme par exemple, le ventripotent monsieur Horace Bergeron, où le gigantesque M.Evariste Leblanc, ou M.Tail Ion à la patriarchate barbe ; mais non, on ne vit descendre du dernier wagon, que Monsieur Chauvin à la face dèébène et M.le notaire Fauteux.Comme on lo voit, la clique n’était pas forte ; jusqu’à l’heure de la réunion, les gros personnages ci-dessus, se baladèrent en cadan-ce à travers notro village, arcompagnés do M.Girouard, l’homme terrib'e, qui, pour ce jour, s’était donné des airs de Grand Mogol.Il y avait déjà quelques heures depuis le midi, qu’on attendait les partisans, mais, voyant qu’ils venaient rarement, on résolut—quoi!— .d’attendre encore.Mais il se faisait un peu tard.à bout do patience, on changea d’idée.On opina qu’il fallait enfin ouvrir la scène, et l’état major se dirigea à la salle.pour attendre encore.Enfin, il était trois heures, quand M.Girouard ee présenta sur l’estrade, il paraissait très sérieux et solennel—c’était solennellement comique—M.Girouard lnissait naître l’impulsion d’un homme désapointé, il y avait bien de quoi : il s’attendait à un fort au- blée, co fut dit et le docteur fut constitué sident.Les dignitaires étant élus, le président médo-ciu, ou le médecin président remorcia.Le docteur s’emporta et alla jusqu’à dire que les libéraux en 1896, avaient volé le comté, par le mensonge et la fraude.Le docteur avait là bel et bien menti, car tout lo mondo sait ça, si les libéraux ont remporté lo comté en 1896, c’est à cause de l’impopularité de M.Girounrd et do son programme.Ixj docteur termina son allocution et présenta M.lo notaire Fauteux à l’auditoire.M.Fauteux est connu parmi nous, car il s’est tant passé do minutes par devant lui Comme collègue, comme électeur et comme ami do Girouard, il voulut être son proposeur.M.lo notaire s’est efforcé de nous montrer M.Girouard cornrno un grand homme, mais tous n’ont vu en lui qu’un homme grand.M.Girouard fut élu tout de mô me.C’est peut-être un vote de mort, n mais qui vivra verra u.- Le docteur s'érigea derechef, proclama l’élu, le félicita et lui mit la parole en bouche.M.Girounrd, homme de belle prestance, s’avança du fond de l’estrade.Il témoigna sa latitude, il déguisait là sa pensée.Puis notre hornmè se mit en train de se blanchir et do noircir ses adversaires, c’était là les deux points de son discours programme.M.Girouard se blanchir, vous comprenez bien que ce n’était mince affaire.Pour réussir, il commença par cajoler ses auditeurs, ils sont très intelligents, ils sont tous gens d’esprit, tous de grandes âmes, diantre ! presque des dieux.C’élait tou chant de l’entendre.Mais tout cela no nous disait rien qui vaille.C’est ici que le pasteur entreprit de s’édifier un piédestal pour y grimper sa personnalité, remonta dons son passé politique, il fit voir ce qu’il avait été (sic).Il admit bien qu’on pouvait lui attribuer quelques fredaines, co n’était que peccadile, selon lui.En fin de compte, il s’imagina avoir gagné son premier point : il s'était blanchi devant ses auditeurs.Mais l’orateur réussit dans sa deuxième partie de son discours : quand il s’est agi de nous, pauvres libéraux.Quelqu’un qui eut été aussi naïf que M.Girouard l’aurait souhaité, sorait venu à la conclusion que les rouges n’étaient après tout qu’une secte dangereuse pour notro \ace, pour notro religion et voire même pour l'humanité.Mais non, l’auditoiro no voulut pas croire M.Girouard, et je ne veux d’autre preuve que la froideur qui a accueilli ses paroles.M.Girouard avant do s’éteindre, nous lit part de ses craintes, car il a des craintes, soyezen sûrs; ce qu’il craint lo plus, c’est l'argent du gouvernement.M.Girouard peut nous parler do co sujet avec connaissance de cause, il a déjà fait une élection quand il était membre du gouvernement.Mais nous tenons à dire à M.Girouard do n’avoir pas cette crainte, car vu quo nous avons déjà avant la lutte une majorité, co co n’est certainement pas les libéraux qu’on achètera avec de l’argent, n’ayrz cure, mon sieur.Puis, comme dernier mot, pour encourager ses dévots, M.Girouard visitera ses électeurs le jour et la nuit.Prenons garde, hoin 1 Car voyez-vous, le travail de nuit, c’est sérieux, allez 1 Ce fut tout pour le candidat.C’est M.Benjamin Beauchamp qui succéda.Benjamin l’ineffable, Benjnmin le mielleux.Il avoua à l’auditoire que ses amis étaient venus lui offrir la candidature, il avait cru devoir la refuser.M.Beauchamp dit, lui, que cîest parce qu’il voulait seconder M.Girouard, mais nous savons bien, nous, que co n’est pas ça, quo M.Benjamin a joué cette fois encore le rôle qui lui va bien, le rôle renard, qui, voyant de beaux raisins mûrs qu’il ne pouvait atteindre, se dit à part lui : n Us sont trop verts, n M.Beauchamp, comme toujours, a parlé sur toutes sortes de choses et sur des choses de toutes sortes.On a très peu retenu généralement ce qu’il a dit, car vous savez, Benjamin, on ne le prend plus au sérieux, dans co comté.Mais il est une chose qui nous a frappés, c’est quand M.Beauchamp dit que M.Ethier n’était qu'un député d’occasion et un transfuge, c’est à-dire qu’il avait été choisi à défaut d’au tre.—c’était drôle, ça—et Benjamin avait à ce moment un petit air fin pas trop bête ; il faisait le spirituel, voyez-vous, pour empêcher l’auditoire de lui rappeler son fameux coup de 1885.Vous souvenez-vous qu’en 1885 M Beauchamp était venu demander les suffrages des électeurs du comté des Deux-Montagnes, mais il y avait do l’opposition, c’était visible, Benjamin nllait être exterminé.Pour se sauver du massacre, savez-vous co qu’il fit 1 il vola le programme de son adversaire.C’était le fameux programme Garncau.C’est alors que le candidat adversaire se retira devant M.Beauchamp qui fut élu par acclamation.Mais ce n’est pas tout.Voyez: quelques jours après, Benjamin, allant prêter main forte à un ami dans Argentcuil, je crois, combattit justement le fnmeux candidat porteur dans Argentcuil du programme Gurneau.Dites donc, si c’est riche, des choses semblables.Voilà pouquoi on ne tient guère compte de ce que peut dire, faire et penser M.Benjamin Beauchamp.Certainement que M.Girouard est bien mal ne-compagné.Pour la quatrième fois, le docteur président ou lo président docteur toujours, bg leva ; co fut terrible, cette fois.U nous présenta M.Chauvin, « c’est, dit-il, le plus grand sabreur d’hommes, personne ne lui échappe, ni les gros, ni les petits, n C’était, ni plus ni moins, nous lo présenter tout comme l’égal de Jacques l’E vontreur, ou bien, ce qui était moins dur à penser, tout comme Don Quichotte.En justi- ce, nous devons dire qu'il n’était ni l’un, l’autre, mais qu’il était bien un Chauvin.Hait on bien ce quo c’est qu’un Chauvin 1 Un Cliau vin, c'est n une personne qui a des sentiments exagérés et ridicules do patriotisino et do guerre h Je no suclio pas hoiiuno si bien nommé que lo député do Terrebonne.U est réelle ment Chauvin.U débuta par du budinago— il sait donc badinor.Puis au moyen de je ne sais quel tour do rhétoriquo, il réussit à nous parler do tout un peu Qu’on en juge : il parlé des dépenses publiques, il a parlé des Doukobors, des scandales libéraux qu’il n’a nullement prouvés.U a purlé do l'affaire de la Banquo Ville-Marie, do l’incendie do la Pointe-Claire, du litige do M.Tarte—pas celu do M.Bergeron !—de la question des écoles, des contingents, il n’a pas parlé du fil d’enger-bage, mais il a parlé des mensonges libéraux, des taxes qui ont augmenté à cause des revenus, du tabac, do l’huile de graissage pour les locomotives, des locomotives et puis enfin, osa dire que le parti con-orvateur n’avait jamais été un parti de fanatiques.Ici, qu’il ino soit permis de relever lo démenti.Nous admettons n’avoir jamais dit quo M.Girouard ou M.Chauvin avaient vilipendé la race canadien-ne-frnnçaise, mais ce que nous avons dit et ce que nous répétons, c’est que M.Chauvin et M.Girouard sont tous los deux lc3 hommes d’un parti dont les chefs et les organes ont tout fait pour détruire notre race.Après tout co verbiage du député de Terrc-bomne, la parolo fut de nouveau donnéo à M.le notaire Fauteux.Duos son discours, il dit que lo gouvernement, en fixant des élections en novembre, (le mois des morts) semblait pressentir la venue do sa mort prochaine, mais quelqu’un do l’auditoire—co doit être un bon libéral,—se chargea do faire remarquer àM.lo notaire, que co pouvait bion être aussi lo mois des revenants.Ce fut tout pour le notaire Fauteux.Le docteur parla le dernier ; il fut the last and the least.Il réitéra ses remerciements l’auditoire et la séance fut levée.Le docteur Siinéon Lamarche avait terminé sa carrière d’homme politique, et comme son vieil homonyme, Siméon lo prophète, il pouvait chanter à M.Girouard, sou cantique: n Nunc dimittis sorvum tuum Doir.ine.ti u Maintenant, Seigneur, laissez partir votre esclave, n Co fut tout.la grrrrrrando convention conservatrice avait eu lieu ; on no songea pas pour la clore, à pousser des hourrah* pour ios chefs n tories n.Comme on le voit, ce fut simple et peu important.E Imita la comedia ! n J kan Sans Pkub.beau colonel, voyant ses charmes dédaignés, entra en une sourdu colère et apercevant son " petit " frère, ils se contèrent leurs peines.Il se fit alors un mouvement parmi les trento pioupiotis ; les chefs froncèrent lo sourcil, et chacun à leur tour, dans uno sainte indignation, attaquèrent les bandits rouges du gouvernement.On parla do scandales, mais pns un mot du pont Curran ; on parla dos Ecoles du Manitoba mais non des paroles de Mgr Falconio ;
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