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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 7 février 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1901-02-07, Collections de BAnQ.

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Cinquième Année — No 6.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, le 7 Février 1901 ù CHE.W,»ER.k LC MOT DI L’AVKNM) EST DANS LE PEUPLE MÊME ««JS VEBROMJ PMOSPkfllA US FILJ DU SUTURANT Qa.3uLmc^) ^ W W ORGANE LIBERAL du DISTRICT de TERREBONNE.LC MOT DI L’AVE NM) EST DANS LE PEUPLE MÊME £ Æ m ' A'bor>PeIT,ePts 1 Un an.Six mois.81.00 0.50 Jules-Edouard Prévost lils, Wilfrid Gascon, Directeur, Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) % V® Appopcea 1 1x5 pouce : Un mois.Si.00 “ Un an.S3.00 aiHHg SOMMAIRE Avis Puésio : Lei Jouets La loi sur les associations Funérailles de la reino Victoria De tout un peu Le chant du cygne Méli-Mélo L’hôpital Sunfourelio Chronique vagabonde Les Sociétés d’agriculture Marché de Saint Jérôme Nouvelles do Saint-Jérôme “ Sainte Sophie Jean Vignaud Sam Nom Ignotus Lily Butler Carlos fkv is Noies prions nos abonnés ils noos faire remise, •pendant le mois de février, du montant de Lear abonnement.Nous leur gieuses et démontrant la grandeur de leurs œuvres au point de vue de la religion, de l’humanité et du patriotisme; d’autres comine M.Ribot, critiquant la loi au nom des principes sacrés de la liberté : quelques-uns, tel que M.Viviani, prétendant que la loi est incomplète et sans valeur parce qu’elle ne va pas droit au but, qui est de renverser les congrégations religieuses sans retour et de substituer l’esprit de solidarité, humaine à l’esprit chrétien ; d’autres enfin, comme M.Brisson, combattant d’estoc et de taille pour justifier et approuver la loi du ministère Wuldeck-lîous-seau.Les plus beaux discours prononcés jusqu’à présent sont certainement ceux de M.Viviani, de M.le comte de Mun et de M.Waldeck-Roussenu.Nous en puisons le compte-rendu suivant dans les Annules : adressons en ce moment des lettres qui, nous l’espérons, recevront bon accueil.Le prix île l’abonnement est peu.élevé, et nous avons grandement besoin de tout ce qui nous est dû pour subvenir aux dépenses de notre journal.Merci à ceux de nos abonnés qui se sont empressés de répondre à notre demande.L'ADMINISTRA TI0N LES JOUETS Les jouets délaissés qu'on retrouve un matin, Dans le tiroir secret d une armoire fermée.Mènent l ame soudain rajeunie et charmée Vers te pays d'enfance et son décor lointain.Voici toute menue et calme dans son lil, La poupée endormie un soir sous la dr/d elle ; Nos mains comme autrefois sc tendent devant elle, El so/i reyard se mêle au noire qui pâlit.Voici les noirs 1rayons cl leurs portières bleues Qui pour /ions attrister¦ déraillèrent es près, Voici tes y rands vaisseaux cl leurs frêles ayris Qui franchirc/d avec /10s songes lam de lieues.Voici les chênes hauls dont le feuillage vert Chaule un conte allemand plein de la Foret-Noire Voici les bataillons reposant dans leur gloire El des lenlcs parmi les sables d'un désert.O jouets bien-aimés de papier ou de cire Vous ries les réveils de noire cœur lassé ! Vos débris sont pour nous tes morceaux du passé, El nous rêvons en pleurs devant votre sourire.JEAN VICNACJ) La loi sur les associations Maintenant que l’Angleterre cesse d’attirer l’attention ne l’univers, il reste sur le terrain de l’actualité plusieurs questions anciennes ou nouvelles vers lesquelles se portent tout naturellement nos regards.Laissant de côté les deux guerres de Cliiue et du Transvaal qui ne nous offrent rien de bien saillant, écartaut les incidents politiques de Russie, d’Italie et de différents pay's qui excitent peu notre intérêt, nous avons devant nous la France où les représentants du peuple discutent en ce moment un projet de loi des plus graves.Ceux qui s’intéressent non seulement aux choses de France mais aussi à la marche des idées, à la lutte géante de 1 Eglise et de l’Etat dans ce pays où elle ne cesse jamais et où elie est si souvent pleine de foudre et d’éclairs, ccux-lù doivent connaître ce qu’est cette loi sur les associations que le ministère Waldeck-Rousseau propose ù la Chambre des députés et qui fera certainement époque dans l’histoire de la républioue, aussi bien que dans l’histoire de l’Eglise de France.Le projet de loi que l’on discute en ce moment au Balais Bourbon vise l’organisation de toutes les associations, mais surtout l’existence des congrégations religieuses.Voici les principales dispositions de cette loi.h Toute association fondée sur une cause, ou en vue d’un objet illicite, contraire aux lois, à l’ordre public, aux bonnes mœurs, à l’unité nationale et à la forme du gouvernement de la République, est nulle et de nul effet.h A défaut de convention spéciale réglant les droits des membres de l’association sur ses biens, ils su rant réputés la propriété indivise des sociétaires, et lu part de chacun dans cette indivision sera fixée suivant la valeur de son apport en nature ou l'importance de ses services.,i No peuvent se former sans autorisation donnée par une loi qui détermine les conditions de leur fonctionnement : m lo Les associations entre Français dont le siège ou la direction suniio.it fixés à l’étranger ou confiés à des étrangers ; ,, 2o Les associations dont les membres vivent en commun.h Toute association rentrant dans les prévisions de l’article 11, formée sans autorisation, sera déclarée illicite.» Ceux qui eji auront fait partie seront punis des peines édictées à l’article 7, paragraphe 3.(500 à 5,000 fr., et six jours à un an d'em- prisonnement).i, La peine applicable aux fondateurs ou administrateurs sera portée au double.n De nombreux amendements ont été demandés ù cette loi.Des discours ont été prononcés par les meilleurs orateurs parlementaires de France.Les uns, tel que M.de Mun, défendant les congrégations reli- Le chef de la droite (M.de Mun) et le chef du gouvernement (Waldeck-Rousseau) ont fait revivre, ù l'honneur de la Chambre et ù sa plus grande fierté, les plus beaux moments de la tribune française.L’un a magnifiquement défendu lit cause religieuse, l’autre a énergiquement affirmé la suprématie de la société civile, et cotte joute, cette rencontre oratoire restera certainement comme une date dans l’histoire du Parlement.Jamais; de l’aveu même de ses adversaires, le comte Albert de Mun n’avait mis au service de ses idées une éloquence plus grave, plus forte, une plus magnifique ampleur de langage.Jamais aussi le président du conseil ne s’était montré plus retors, plus souple, plus ironique et meilleur dialecticien.En adversaires également pressés d’en venir aux mains, le député du Finistère et et le président du Conseil ont négligé la question générale pour aborder la question particulière qui la domine.Le comte de Mun s’en est immédiatement pris au discours de Toulouse et a reproché ù son adversaire d’avoir outrepassé ses droits et son rôle de chef d’Etat, en » jetant en pâture à la foule le chiffre du prétendu milliard que possèdent les congrégations et en réveillant dans le pays des convoitises et un épouvantail de servage aujourdjhui disparu.» Ce chiffre, l’orateur catholique le conteste d’ailleurs, et, fût-il exact, il l’oppose ù d’autres plus con-Isidérables; il demande ce qu’il est en regard de la mainmorte civile, de la mainmorte communale et de cette autre mainmorte qui sera la conséquence de l’association syndicale.Puis, M.de Mun a défendu les congrégations.Il les a défendues pour leurs œuvres de charité et de propagande au dehors; pour leur enseignement aussi, et il a reproché au gouvernement d’alléguer un péril économique afin de leur retirer celui-ci.» Mais, s’est-il écrié — et cette partie de son discours restera comme un de ses plus beaux mouvements oratoires — ne sentez-vous pas qu’une telle entreprise est la vanité même t Ne voyez-vous pas qu’il y a au-dessus, une autre question qui la domine ?Non pas celle de la rivalité d’enseignement, mais celle de l’éternel conllit entre la tentation pressante du libre examen et le besoin d’une autorité précise et définie devant qui s’incline, connue à dit Bossuet, la superbe raison.11 (Jroyez-vous en venir ù bout avec vos lois et vos droits ?» Regardez donc l’histoire.Vous voulez nous proscrire parce que vous accusez notre enseignement de cacher des entreprises réactionnaires.» Mais vous savez bien que ce qui renverse les gouvernements, ce sont les idées, et que les idées, ce sont presque toujours les générations que les gouvernements ont formées qui s’en emparent.M.de Salvan-dy disait: » Faut-il que notre jeune monarchie porte la République suspendue ù sa ceinture, comme ce jeune.homme que la loi de Lycurgue obligeait ù porter un renard qui lui dévorait le cœur ?» » Eh bien ! vous portez le renard qui vous dévorera.C’est la révolution sociale.Voilà l'héritier qui vous menace.Peut-être viendra-t-il un jour où vous serez heureux de trouver quelque enténébré du dogme qui vous aideront ù défendre contre vos héritiers les restes de l’héritage.Ce jour-là, beaucoup applaudiront ce qui les effraye aujourd'hui : la jeunesse chrétienne.» Depuis vingt ans, vous gouvernez, vous tenez tous les ressorts de renseignement et des lois, et, tout ù coup, pendant que vous êtes occupés ù déchristianiser le peuple, des milieux intellectuels arrive l’écho d’un mouvement de renaissance religieuse.Vous pensez arrêter ce mouvement avec vos lois et vos décrets.Vous vous trompez, il est plus fort que vous.» Comme M.ltenault-Morlière, il a rejeté sur M.Waldeck-Rousseau la responsabilité de la lutte qui s’engage et lui a prédit qu’elle pèserait lourdement sur scs épaules et sur son nom.Le président du Conseil n’a pas longtemps différé sa réponse.Le député du Finistère descendait ù peine de la tribune qu’il y montait ù son tour au milieu des applaudissements de la majorité, et se faisait plus applaudir encore en disant, qu’il ne fallait pas s’étonner do l’ampleur du débat, " une loi sur les associations étant le point de rencontre où doivent venir se heurter deux doctrines qui se disputent l’empire du monde et le gouvernement des Etats : celle de la suprématie de la société civile et de la prééminence du pouvoir religieux." Et, sans autre préambule, M.Waldcçk-Rousseau a revendiqué pour l’Etat le droit de se prémunir contre la puissance des associations religieuses.Il a alléglié que la République no faisait, en somme, qu’appliquer aux congrégations les lois de la monarchie at que les mesures projetées n’étaient rien auprès de cette clause d amortissement, revendiquée pur Suint Louis, qui conférait ù l’Etat la faculté de reprendre les biens de nmin-morte, au cas où il les jugerait dangereux pour sa propre sécurité.M.Waldeck-ltousseau s’est défendu de porter atteinte aux intérêts de l’Eglise proprement dite.11 ne nie pas que beaucoup de congrégations aient une action toute de dévouement ; mais 11 le bien que font celles-ci, a-t-il dit, n’équilibre pas le mal que font les autres.Celles-là ont une activité politique et n’ont d’autre dessein que d’asservir les esprits, d’autre but que la contre-révolution, c’est-à-dire la doctrine qui substitue à la société fondée sur la volonté de l’homme, la sociétée fondée sur la loi chrétienne et la volonté de Dieu.» Ce n’est plus la doctrine de Léon XIII, c’est la doctrine du Moyen âge, mais il faut choisir ; il faut être avec la Révolution et son esprit ou avec la contre-révolution contre l’ordre public." Le chef du gouvernement a, d'ailleurs, coupé tous les ponts derrière lui.Il se retirera si la loi est repoussée.L'affichage du discours de M.Waldeck-Rousseau sur les murs de toutes les communes de.France a été voté par 298 voix contre 22(1.Loin de nous l’idée d'applaudir une loi qui restreint la liberté à laquelle a droit tout citoyen paisible, mais nous ne pouvons faire autrement que d’avouer combien imprudente et iinpolitique est la conduite de ces puissantes associations qui combat-lent à outrance le gouvernement et travaillent à lui créer des ennuis et à le renverser.La République se souvient de l’écroulement de la monarchie ; instinctivement elle craint les ruisseaux qui menacent de devenir torrents et cherchant à s’infiltrer même dans les fondations de l’édifice.Léon XIII, en 1892, a conseillé à tous les catholiques de se rallier à la République.Que n’ont-ils tous écouté ce très sage conseil ' Sans Nom.Funérailles de la Reine Victoria Londres, 2 février.— Les funérailles de la reine Victoria ont eu lieu aujourd'hui.La foule était tellement nombreuse dans les rues de Lundi es que la société des ambulances do Saint Jean a dû donner ses soins à 1,305 personnes plus ou moins blessées flans les poussées qui se sont produites.La société avait des docteurs et des aides au nombre de 700 dans 20 différentes stations.Avant neuf heures, ce matin, à Portsmouth, le cercueil a été transféré du yacht royal "Alberta" sur le train du roi qui est parti pour Londres à 8 heures 53 inimités, au milieu des détonations des canons des forts.Le roi, accompagné de la reine Alexandra et de quel ques princesses qui avaient passé la nuit à bord (ln yacht royal " Victoria-aïul Albert," s’était rendu à bord du yacht royal 11 Alberta." Un court service eut lieu avant l’enlèvement du corps Les canons tonnaient de minute en minute, pendant le trajet vers la gare de chemin de fer ; des sous-olliciers des yachts royaux, précédés d’un clergyman, portaient le cercueil sur leurs épaules.Derrière, le cercueil on voyait lu.conronne, le globe, l’étendard royal et quelques courounes qui avaient été plus particulièrement choisies.Le roi Edouard VII, l’empereur Guillaume, le duc do Connaught et le prince héritier d’Al Icmngne suivaient immédiatement, puis venaient les princesses de la funiillc royale el les amiraux.Le silence de cette funèbre procession n’était interrompu que par la voix tonnante des canons, les accords de la marche funèbre et le bruit, au milieu des rafales du vent, d’mic pluie qui tombait a torrents.Le cercueil fut placé sous un dais, le roi Edouard, la reine Alexandra, l’empereur Guillaume et les autres membres do la famille royale prirent leurs places et le train sc mit en marcho.Dès le point du jour, la fouln commença à s’assembler tout le long de la route, les femmes paraissant être plus nombreuses que les hommes.Le palais ee Buekinghnm, les grands hôtels autour de la gare do Victoria, les demeures princières de Bark Line, et chaque magasin, chaque maison jusqu’à Paddington indiquaient par leur aspect extérieur la douleur du peuple.Des festons d’étoffe blanche et pourpre, de* couronnes do lauriers étaient suspendues à tous les réverbères et le drapeau national, drapé de crêpe, flottait à mi-mât.La démonstration militaire comprenait 35,000 hommes.Les détonations des canons se succédant de minute en minute et le son des cloches minuit cèrent bientôt à la multitude que le cortège commençait sa marche à travers la capitale.A la gare de Victoria, la scèno était imposante La gare était transformée en une immense salle de réception.Tous les trains étaient arrêtés depuis neuf heures et les trottoirs étaient recouverts d’étoffe couleur pourpre.Sur le trottoir faisant face à celui où devait s'arrêter le train de la reine, la garde d’honneur se tenait.alignée ; elle se composait de marins et de grenadiers de la garde.Toutes lès têtes se découvrirent lorsque s’arrêta le wagon-salon portant le corps de la reine et l'on vit descendre le roi Edouard Vif, la reine Alexandra, l’empereur Guillaume et la suite.Le roi regarda avec tristesse le transfert du cercueil sur l’affût de canon qui devait conduire la reine Victoria à Paddington, et lorsque ce transfert fut opéré, on plaça sur le cercueil le manteau roynl et les insignes do lu couronne britannique.Le roi monta alors à cheval et le cortège s’ébranla.Trois mille marins et soldats choisis dans < des compagnies repiésentaiit toutes les bran dies du service, cavalerie, artillerie, infanterie, yeomanry, milice, volontaires et coloniaux formaient l’avant-garde.La plupart dos spectateurs s'attendaient à voir arriver un imposant catafalque, et le cercueil placé sur un simple affût de canon passait la plupart du temps sans être reconnu et avant que la foule se découvrît en signe de respect.Que de réflexions inspirait cette petite caisse de forme oblongue, cachée sous un riche manteau de satin blanc, sur les coins de laquelle on voyait briller les armes royales ! En travers du manteau, l’étendard royal drapé de crêpe, et une grande couronne d’or incrustée de pierres précieuses étaient posés à la tête du cercueil ; ce dernier était lui même à l’extrémité de l'affût, juste au-dessus du canon, Au pied du cercueil étaient deux couronnes plus petites avec un sceptre d’or orné de pierreries entre les deux couronnes.Les huit chevaux qui traînaient l'affût disparaissaient presque sous leurs magnifiques humais.Un grand nœud violet était attaché au cercueil, c’était le seul symbole de deuil.Autour du cercueil marchaient lus porteuis à la taille majestueuse, pris parmi les sous olli-ciers de la garde et de la cavalerie de la maison royale, et de chaque côtéles écuyers de la reine, ses chambellans et ses médecins.Tous les uniformes étaient recouverts de longs manteaux noirs.Le cercueil passait si vite que les spectateurs pouvaient à peine voir tous les détails du spec tacle et iis venaient à peine de se découvrir qu’ils avaient devant eux un groupe de cavaliers magnifiquement costumés, aux casques étincelants, montés sur de superbes coursiers.Après ce groupe venaient de front les trois affligés royaux.Le roi E iouard en était le centre mais il n’y avait pas dans le cortège de.personnage plus modeste.Il portait un chapeau noir orné d’une plume blanche, il avait un muntcuu noir boutonné tout lu long du corps qui retombait pendant sur son grand cheval noir.La ligure si connue du roi semblait grave et soucieuse.11 regardait droit devant lui ; ses yeux étaient tournés probablement vers l’affût de canon sur lequel était la souve raine qui lui laisse en héritage sa gloire, et ses responsabilités.Il ne voyait pas ou no semblait pas voir ni la haie do soldats tenant loin de lui la populace, ni la multitude de la foule qui se découvrait devant lui.A côté du roi Edouard chevauchait l’empereur Guillaume, son neveu, qui regardait à droite et à gauche et levait fréquemment la main au-dessus des plumes rouges et blanches qui surmontaient son chapeau, pour répondre aux saints de la folle.L’empereur portait aussi un manteau noir sur son uniforme de feld-maréchal anglais, et son blanc et splendide coursier se cabrait, obéissait et se cabrait encore donnant ainsi à sa majesté l’occasion de déployer son talent do cavalier.A la gauche du roi, le due de Connaught, son frère, passait presque inaperçu, sans être pour ainsi dire reconnu par le peuple.Au second rang, derrière le roi, s’avançaient deux autres souverains, le roi de Grèce et le roi de Portugal, tous deux chamarrés de broderies d’or étincelantes.Puis, trois par trois, en un groupe éblouissant, quarante membres de familles royales ; mais ils se tenaient si près les uns des autres et si rapide était l’allure de leurs chevaux que l’on ne pouvait pour ainsi dire pas distinguer ces personnages, futurs souverains d’empires, de royaumes ou de principautés.Dans le cortège étaient six voitures, la pre mière et la .secundo contenant la reine Alexandra, la duchesse do Fife, maintenant princesse royale, la princesse Victoria, la princesse Char les de Duncmarck, les filles de la reine Victoria et le roi des Belges.A l’urrièie-gaixle de; sous officiers et soldats représentant l’armée allemande, et ’’escorte fermaient, la marche.Le cortège funèbre u mis deux heures pour passer de la gare Victoria à la gare do Paddington, éloignées de trois ni’lles i’une de l'autre.Partout les décorations étaient imposantes, mais simples et sans recherche et ce qui dominait c’étaiunl les draperies couleur do pourpre auxquelles étaient fixées des couronnes.Sur la plupart des maisons flottait 1e drapeau national.Mais le costume de deuil porté par la population entière, voilà surtout ce qui constituait le spectacle imposant do la cérémonie, les rues, les fenêtres, les toits, regorgeaient de specta tours ne formant qu’une immense masse noire.L’arrivée à la gare do Paddington cut lieu exactement à midi vingt minutes.Le roi Edouard, la reine Alexandra et le duc do Connaught se tinrent gtoupés emsemble lorsque le cercueil fut placé dans le wagon, puis ils prirent leurs place et le train se mit en marcho pour Winsoa.Le corps arriva à Winsor à deux heures trente minutes.Au moment de quitter la gare pour se rendre à la chapelle du château, les chevaux attelés à l'affût poitant le cercueil devinrent rétifs et faillirent le ren voiser; lo roi doniiu ordre de les dételer, 130 murins prirent leur pince et traînèrent l’affût.Lo corps restera jusqu’à lundi dans la chapelle commémorative bâtie après la mort du prince Alliert.Windsor, I février.— la- corps de la reine Victoria a été transporté de la chapelle commémorative Albert, à Windsor, et déposé dans le mausolée de Frogmore, un il a été inlimé ù côté de celui du prince consult.Toutes les affaires étaient suspenucs dans la vieille cité et les rues tendues de noir.Les cloches do la tour sonnaient le glas funèbre, et une batterie d'artillerie à cheval a tiré, comme dernier salut, 81 coups de canon.Pondant la matinée le roi et la famille royale d’Angleterre, l’empereur Guillaume et les hôtes royaux ont assisté à un autre service dans la chapelle Saint-Georges ; l'évêque de Winchester et lo doyen de Windsor officiaient.DE TOUT UN PEU PROVERBES ARABES Nous invitons les écrivains du Nord à méditer les proverbes arabes qui suivent : » Celui qui est ignorant, et qui ne sait pas qu’il est ignorant, est un fou.Evitez-le." Celui qui est ignorant et qui sait qu’il est ignorant est un simple.Instruisez-lc." Celui qui sait, mais qui.ne suit pas qu’il sait, est endormi.Réveillez-lc.» Mais celui qui suit, et qui sait qu’il sait, est un sage.Suivez-le." NOS NAVIRES A APPAREILS FRIGORIFIQUES Nous sommes fiers de nos 23 navires à appareils frigorifiques oui tranrq orient de Montréal en Angleterre, nos fromages, notre beurre, notre bacon, nos pommes et nos viandes, et qui, depuis cinq ans, ont quintuple les revenus de notre classe agricole.Nous en faisons remonter ln gloire à la politique éclairée, patriotique et énergique du grand homme d’Etat qu’est Laurier ! Et nous avons bien raison.Mais que nous sommes encore loin rie l’Australie qui possède 1 17 navires du même genre, dont les deux plus grands peuvent transporter en une seule fois la cargaison de nos 23 navires ' Quant à notre cold storage, il est encore à ses débuts, à peine sorti de la période expérimentale.Espérons (pie notre gouvernement va lui donner tout l’essor nécessaire.UN PORTEFEUILLE DE MOINS Nous applaudissons des deux mains à la décision de AI.Parent ne réduire à six les portefeuilles (le son cabinet.Revenu au pouvoir avec une majorité écrasante, le cabinet Parent sait qu’il doit sa polularité à la politique d’honnêteté, d'économie et d’affaires adoptée et énergiquement suivie par feu M.Marchand.Si le cabinet actuel marche sur ses traces, il conservera la confiance de l’électorat et économisera tout l’argent nécessaire à l'encouragement des œuvres provinciales qui périclitent en ce moment.Tel que nous connaissons M.Parent, nous lui prédisons un bel avenir.Sous son administration d’homme d’affaires, la province de Québec va se développer avec une rapidité inouïe, ee qui forcera M.Alphonse Nantel à ravaler la calomnie que je lui ai entendu répéter : " M.Parent n’est pas digne d’être le premier ministre de la province de Québec, parce qu’il est trop ignorant pour écrire une phrase en bon français." Ignotus LE CHANT DU CYGNE DERNIER ECRIT ET DERNIÈRES PAROLES DE HCI ES.Parmi les manuscrits épars sur la table de travnil de feu 51.Arthur Buies, on a trouvé quelques feuillets sur lesquels notre regretté ami avait répandu sou âme dans un moment de meditation nocturne dérobé à la maladie.Cette page suprême, chant du cygne ou acte de foi, a dû être écrite deux ou trois semaines avant la mort de son auteur.Aline Buies, à qui il soumettait invariablement ses productions littéraires, ne connaissait pas l’existence de ce manuscrit.Encore tout émue de cette lecture, elle nous la communique pour publication, pour se rendre au désir visiblement exprimé do l'auteur.Tous nos lecteurs, nous en avons la certitude, seront profondément remués pur cette dernière confidence d’un mourant.Voici ce qu’en un soir de mortelle mais serei ne tristesse, écrivait M.Bines, à genoux pro lui blement devant sa table do travnil, car l’abcés nu cœur dont souffrait notre pauvre ami lui interdisait depuis longtemps la position assise." Dix heures ! pendulo fatale, cesseras-tu enfin de sonner t Quo sont les heures pour celui qui ne compte plus que les minutes, que lus instants comme 1 oiseau qui fuit à tire-d'aile devant l'ombre épaisse do la tempête î.Dix heures 1 c’était jadis le commencement du plaisir.Maintenant, c’est le commencement do la nuit.La nuit, c'est le repos, c'est le néant qui ne dure pu-, qui s’évanouit devant la première aube comme le nuage fuit devant le rayon.Oh ! que ne puis-je ressaisir quelques-unes de ccs jeunes années où je ne voyais jamais 1e soleil descendre, mais où je le voyais toujours monter, monter sans cesse, jusqu’au zénith de l’espérance ! » Y a-t-il do la nuit pour celui dont l'âme est agitée, sans cesse ballottée par lo souvenir comme l’épave qui bondit sur la mer écumunte, tantôt portée au sommet du flot avec l'écume qu’il rejette, tantôt plongeant dans l'abîme où elle semble s’engloutir pour reparaître encore, inondée do flots connue le regret l’est de 1er mes.Lo souvenir est connue lo remords, il veille toujours et no paraît s’endormir que pour reparaître encore, comme le flot qui naît vie l’alnine e‘ revient à la surface pour s’engloutir do nouveau.Mon Dieu ! si l'homme n’était pas fait à votre image, que serait-il f Une lié te furieuse, un faine affamé, préoccupé uniquement de la satisfaction de son appétit et ne cherchant dans tout ce qui existe que des proies u atteindre 11 à dévorer.Quand bien même je ne laisserais a mes enfants que le sentiment profond irrécusable, indestructible de cette vérité, ma mission serait remplie sur la terre.O Dieu éto:-nel, redoutable et miséricordieux, vous prendrez cette semence qui sera tout ce qui reste de moi et vous la sèmerez à tous les vents, afin que les naufragés de l’âme de tous les pays la recueillent et la sèment à leur tour dans tous les terrains, où elle germera et la préservera des naufrages où la conduit l’oubli de la loi fondamentale, de la loi suprême qui, seule, peut mettre à l’abri tic toutes les catastrophes.Dieu ! voilà le ternie dernier et suprême auquel tout doit aboutir.Ils me font pitié et peine surtout ceux qui veulent l’exclure d'une l'une humaine, quelle qu’elle soit.Eludiez toutes les œuvres psychologiques, vous aboutirez au néant des conclusions si ce but suprême n’est pas indiqué.Que sommes-nous, en vérité, dans le vaste ensemble de la création, et que pouvons-nous prétendre en nous éloignant de la source même dont toutes les existences-, avec leurs passions, leurs erreurs, leurs écarts, leurs déviations, leurs révoltes et leurs puériles tentatives d'affranchissement, découlent î Dieu est une vérité simple, qui existe nu fond de toutes les âmes, mais on ne l’entrevoit dans su splendeur souveraine que ioisque l’âge des passions a fait place à celui où la vision claire et providentielle des choses d’iei-bos, dégagée des aberrations et des nuages dont l'enveloppent les chimères de notre raison et les entraîne-nients de notre nature, nous la montre ù la fois comme une impérieuse nécessité et une consolation.Dans mes plus grands débordements, cette vérité claire refoulée derrière des amas de sophismes et de négations que je croyais péremptoires, réapparaissait toujours menaçante et grondante, connue ces (lies élevés et lumineux que .submerge en vain l’écume des flots et que bat la tempête de scs emportement;; furieux.Et paginé à la suite de ce qui précède, un fragment de feuillet resté inachevé, interrompu probablement par une do ees crises qui annonçaient la mort.Voici ce qu’on y lit : " Il no faut rien mépriser de 1’cfiort humain, même inconscient de la vérité primordiale, parce que tout effort mène à Dieu.C'est pourquoi la vérité scientifique, mémo encor mêlée (l’orgueil et d'affirmation hâtive, doit être honorée et reçue avec reconnaissance, parce qu’el le est un rayon de la vérité universelle." La plume était brisée.Mais la pensée est restée nette jusqu’à la fin.Tous savent comme notre ami avait le tour d’esprit original, lu répartie divei tissante.Il est resté tel jusqu’à la mort qu’il a attendue debout, allant d’une chambre à l’autre, philo-.o;.ihunl sur les ravuges de la maladie chaque fois qu'il voyait sa maigreur reproduite dans une glace, et no conseillant à s’asseoir que pour l'agonie qui fut courte et remarquablement douce.Terminons cotte page par une couple de ses joyeusetés de malade, ce qui sera du reste tout à fait dans la note antithétique de son talent.Ses plus belles pages ,l’amère pliiloso pliie sc terminaient d'ordinaire par un éclat do rire.Peu de jours avant sa mort, entre deux crises qui le coupaient en deux, gouailleur, il di sait à son médecin, le Dr Auguste Hamel : " A quoi sert il Jonc d’avoir été tant veituoux pendant toute sa vie s'il faut tant souffrir avant de mourir 1 " Un matin, pendant, qu’il dormait, le Dr Cn-tuilier observait sur sa figure des rougeurs qui faisaient craindre l'érésypèle.Le ninludc, s’éveillant à ce moment et surprenniit le monologue du docteur, lui dit: — Mon nez vous inquiète, hein ! Ali ! no m’en parlez pas ; je n’ai jamais pu compter sur lui.Une journée roege, lo lendemain bleu, il n'y a jamais eu moyen de s’y tier ! " Le Soleil L’empereur Guillaume s’est vu obligé, l’autre jour, à Berlin, de changer trois fois de costume en moins do quatre heures.D'abord vêtu de son costume ordinaire, il endossa l'uniforme de maréchal autrichien [jour rencontrer à la gare d’Anhalt l’archiduc François-Ferdinand ; puis, comme il devait recevoir à la gare de Friedrich-strnsse le grand-duc Vladimir, il se hâta de retourner au Palais pour mettre un uniforme russe.Enfin, devant recevoir le duc de Connaught à la gare du l'Ouest, il revêtit un uniforme anglais, après quoi, revenu au Palais, il se mit en civil pour s'asseoir à table.No 16 —UNE PERLE.Une des perles do la science humaine, c’est le Baume Rhumal et qui guérit los affections de la gorge et des poumons. L’AVENIR DU NORD, 7 FEVRIER 1901 1-0 MELJ - MELO o— I 31.Coquelin, «le passage û Chicago, où il donne des représentations avec Mine Simili Bernhardt, il été appelé à déposer devant la cour de circuit dans le procès ipi’un nommé Gross intente, sous prétexte ipie 31.Edmond Rostand a copié une pièce du demandeur, le ¦¦ Merchant prince ol' Corn-villon.M.Coi|Uelin a déclaré que nCyrano de Bergerac» est sorti du cerveau de 31.Edmond Rostand, bien avant que la pièce de M.Gross, de Chicago, ait été connue à Paris.Voici la déposition de M.Coque-lin : nJe connais 31.Rostand depuis six ou sept ans et il m’a parlé, pour la première fois, de .iCyrano de Bergerac,, au mois de mars 1890.Il est venu me trouver chez moi; il m’a lu la ballade du duel et m’a fait une esquisse du toute la pièce telle quelle existe aujourd’hui, mais il n’avait que le manuscrit de la ballade.La cour a demandé à 31.Coquclin de dire comment 31.Rostand lui avait fait l’exposé de la pièce.L’acteur a répondu, en haussant les épaules: » Est-ce que vous voulez que je joue la pièce ici pour vous ( 11 m’a donna un aperi;u rapide des actes de la pièce et je me suis empressé d’accepter la version de 31 Rostand que je trouvais bien préférable à deux autres que l’on m'avait proposées sur le même sujet.D’après la ballade, j’ai jugé que la pièce serait parfaite, ce (pii est la vérité.» Un a, enfin, demandé à 31.Coquelin ce qu’il répondrait si ou lui disait que 31.Rostand avait déclaré qu’il • lui avait communiqué une partie de la pièce en 1895.»Je dirais qu’il s’est trompé», a vivement répliqué 31.Coquelin.La pré tention du 31.Gross est que 31.Rostand a pris l’idée de nCyrano de Bergerac» et la plus grande partie de sa pièce dans un drame anglais le „ Mendiant prince of Corneille», écrit par 31.Gross.Cette pièce a été envoyée aux éditeurs de Londres à l’automne de 1890.3Iais 31.Gross prétend avoir terminé sa pièce en 1879 et n’en avoir réservé les droits d’auteur que le 28 octobre 1890.La déposition de 31 Coquelin, dans ces conditions, réduit donc à néant les prétentions de 31.Gross.L’hon.31.3Iulock considère sérieusement la praticabilité d'une distribution des lettres et des journaux dans les campagnes tout comme cela se fait dans les villes.Un bill serait présenté à la prochaine session dans ce lait.En été les facteurs prendraient leur envolée sur leur bicyclette dès l’arrivée du train et feraient rapidement la distribution à domicile.Nous lisons dans un journal bien posé de Paris, à propos de la mannuivre tentée par certains industriels pour empêcher la réélection du 31.Deselianel : » Ainsi que nous l’avions fait prévoir, il a suffi » d’éventer la mèche » pour faire » avorter dans 1 o“iif » l’ingénieuse combinaison imaginée par les amis trop zélés de 31.Henri Brisson.» Cola rappelle l’orateur de la Convention suppliant lis bons citoyens de ne pas » allumer la pomme » de discorde parmi les Français.D'après les journaux anglais les troupes montées dont dispose actuellement lord Kitchener dans l'Afrique du .Sud atteindraient l’ell’ectifs suivant : Cavalerie régulière, I I ,(iOO hommes; artillerie, 12,700; infanterie régulière montée, 7,000 ; yeomanry, 8,000 ; corps coloniaux, 27,000.Total : 08.000 hommes.Les troupes actuellement expédiées par la métropole et par les colonies augmenteront ce chiffre de 10,900 hommes.L’infanterie promeut dite comprend, en chiffres ronds, 100,000 homines et la milice 18,000 hommes.Nous offrons nos félicitations et nos meilleurs souhaits au Naturaliste Canadien qui vient d’entrer dans sa vingt-huitième année.On dit que 31.Edmond de Nevcrs, l’auteur de L'Ame américaine sera le successeur d’Arthur Buies dans le ministère de l’honorable 31.Turgeon.Le Journal, organe quotidien de Fall River, a suspendu sa publication.Nous le regrettons car cette feuille était fort bien rédigée.Quand avez-vous vu un sujet sérieux traité d'une manière sérieuse par les profonds penseurs du journal de la ruelle St-Adolpbe t Il faut remonter à l'époque, malheureusement bien courte, où 31.Jules Led air en était le rédacteur, pour y trouver des articles dignes d'être lus.Depuis lors, des reproductions la plupart du temps insipides et des injures à foison.Est-il étonnant, après cela, que ce brillant organe ne fasse jamais d'erreurs du doctrine ?Qui n’émut jamais d’idées personnelles, qui n’aborde jamais les importantes questions politiques et nationales, qui n’exprime jamais sa pensée sur.les sujets d’actualité n’a pas le droit de se vanter de son jugement et de sa vaste intelligence.Les brillants collaborateurs du Nord si vides d'idées, si peu renseignés sur les questions du jour qu’ils n’abordent jamais, ne peuvent mémo pas traiter les questions locales d’une manière convenable et ils ont donné toute la valeur de leur jugement et de leur intelligence en se faisant condamner cinq fois pour libelles en trois ans ! Four prouver le regret que l’on ressent de la mort (le la reine Victoria, il faut, d’après le Aronl, loyaliste jusqu'au trognon, depuis que 31 Max Liebicli en est devenu le collaborateur, écrire un article encadré de noir et se mettre en deuil pendant quinze jours.La race dus Pharisiens n’est pas encore morte ! La statistique n’est pas toujours gaie.Elle est souvent terriblement accusatrice et quelquefois macabre.3Iais elle est toujours curieuse et intéressante.Le Metlieal Record, traitant de la question îles suicides nous apprend que c’est en Saxe qu’on en voit le plus, ensuite en l)a ncumrli, après un France, ut en quatrième lieu en Russie.11 p " : les hommes se tuent plus volontiers (pie les femmes.Les suicides sont plus nombreux dans l’armée (pie chez les civils.Enfin, fait important : le mariage diminue le nombre des suicides.Répétons donc, avec la vieille chanson : Gai ’ gai ! marions-nous ! En vérité, les défis sont presque toujours des défis extravagants.Mais ils peuvent l’être plus ou moins.Un Américain, John Blackburn, vient de lancer il tout venant un défi pour une course en petit bateau voilier à travers l’Atlantique.Or, ce défi a été relevé par une jeune fille de dix-sept ans, miss Carpenter ; ses parents ont, paraît-il, donné leur assentiment.11 n’est sans doute pas sans intérêt de noter (pie Blackburn n’a ni pieds ni mains.L’enjeu n’est (pie de S100.De même (pie lord Roberts est connu dans le peuple par le petit nom affectueux de Bob, le nouveau roi, Edouard YJ1, sera populairement dénommé Teddy, (pii lui est déjà donné par ses amis intimes.L'Angleterre se trouve désormais gouvernée par un membre de la maison de Saxe-Cobourg-Gotba.Leroi Edouard VH est le premier roi de la dynastie de Saxe-Cobourg-Gotha.En effet, quoique le roi succède au trône comme l’héritier de sa mère, il conserve le nom de son père.31.3Iax Liebich veut à tout prix nous faire dire des choses désagréables pour ceux dont il défend la cause avec une bonne foi si naïve.11 nous semble inutile et déplacé, dans lus circonstances, du mettre au grand jour les faits répréhensibles qui ont contribué à la destitution de 3131 Marchand et Beaudry.On nous saura gré de ne pas profiter de l’occasion (pie nous offre 31.le professeur Liebich, de démontrer comment le gouvernement a été servi, remercié et aidé par ses anciens serviteurs.Sans doute, M.le prédicateur de la perfection évangélique aiguise sa plume et cherche en ce moment un nouveau textede la .Sainte-Ecriture pour flétrir la conduite du journal Le Nord où il déverse ses onctueux écrits.Cet organe, la sauvegarde du saint éternel.et surtout temporel, ne demande-t-il pas à grands cris la destitution du Dr J.E.Prévost comme secrétaire-trésorier dti conseil du comté de Terrebonne, dans le but de tirer vengeance de la destitution de 31.Antoine Beaudry ! Si 31.lu défenseur de la Perfection Evangélique veut continuer de planer dans les hautes sphères des principes émis par lui, il devra stigmatiser la conduite du grand journal où il prêche ou briser sa plume.Un apôtre de la colonisation vient de disparaître dans la personne de 31.l’abbé Joseph 3Iarqnis décédé le 5 courant à l’Hôtel-Dieu de Québec.Des aptitudes spéciales, des études approfondies et plusieurs années de pratique et d'experienco en agriculture le firent nommé par le gouvernement agent du Colonisation pour notre province.Il travailla avec ardeur à faire connaître les avantages qu’offrant notre pays à ceux qui désiraient su livrer à l'agriculture.La session s’est ouverte hier à Ottawa avec un cérémonial particulier et dépourvu de tout éclat à cause du décès de la reine.Lundi, 31.Hugh Guthrie, député de South Willington, proposera l’adresse en réponse au discours du Trône, et 31.Charles Mardi, député de Bonavcnture, la secondera.Nous présentons à nos lecteurs, dans la personne d’Ignotus, un nouveau et distingué collaborateur (pii fréquemment, sinon chaque semaine, ajoutera à I'Avkniu nu Xoltn une note gaie, spirituelle et sérieuse tout à la fois.• Nous annonçons aussi la bonne nouvelle qu’à partir de la semaine prochaine, Paul Falcon reprendra sa collaboration hebdomadaire.Nous ne désirons pas le moins du monde la mart du Nard, car ni il ne nous fait ombrage ni ne nous fait peur.Non, tout au contraire, nous ne demandons pas mieux qu’il vive, mais à condition qu’il sarlie vivre.Voyons, tonnerre de Brest, les conservateurs ne peuvent-ils trouver mieux que ce qu’ils ont pour rédiger leur journal t Hier, 31.L P Brodeur, député de Rou-ville, a été nommé nu poste de président de la Chambre des Communes.Nous sommes heureux du choix du gouvernement.M.L.P.Brodeur sera un président digne et impartial qui ne pourra (pic faire grand honneur à notre race.Ces bons conservateurs qui, depuis si longtemps, se cherchent un chef capable do satisfaire le goût de tout le monde, nous remettent à la mémoire la fable des grenouilles (pii demandent un roi.La gent conservatrice semble redouter l’avènement, d’un chef-soliveau ou d’un clief-gruc ! Prions Jupiter de leur en envoyer un qui puisse au moins parler français.Glanures :— Le coupable peut se mettre à l’abri de la justice ; à l'abri de la crainte, jamais.Sénèque.Dans l’Etat comme dans la famille, la meilleure source est.l’économie.Cicéron.La vie sans les maux qui la rendent grave, n’est qu’un hôtel d’enfants.Chateaubriand.Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses, mais l’opinion qu'ils s’en font.EPICTKTE — Tu es bien vu chez belle-mère ?— Elle est d’une froideur ! — La mer glaciale, alors ?— D’où vient l’expression » brider ses vaisseaux » ?— Du 1 habitude de boire de l’alcook L’Hôpital Sanfourche (Pour I’Avbxik nu Noun) Dans une petite rue bien tranquille et isolée à Asnières, une grande pancarte nous apprend que c’est ici l’Hôpital Sanfourche, maison où l’on soigne les chiens, les chats et les oiseuux.Ne souriez point, ô scep'iquc railleur, vous pour qui les butes ne sont que les souffres douleurs de riiominc.Souvenez vous que l’un des plus grands génies de l’Angleterre, Lord Byron, a dit qu’ayant vainement cherché l’amitié chez l'homme il la retrouva un jour chez le chien.Il y a moins d’un siècle la plupait des animaux malades étaient jetés à la voirie.Il y avait bien des vétérinaires pour les chevaux, non (pie l’homme so montra plus reconnaissant à ce quatrupèile qu’à un autre, niais parce que le cheval étant un animal de prix, sa mort représente pour son maître une perte monétaire, de là les seins qu’on lui prodiguait.Ceux qui s’occupent d’améliorer le sort de l'humanité s’appellent philanthropes, de deux mots grecs, » philos » et » anthropos » (ami de l’homme).Eh bien ! je ne sais pourquoi on ne nommerait point » zoophile » (ami des animaux) ceux qui cherchent à rendre plus heureuse la condition des bêtes, si souvant appelées à jouer un rôle important dans la vie journalière de l’homme.L’Hôpital Sanfourche, établi dès les débuts du siècle, en 1811, est spécialement attribué aux petites hôtes tels que le chien, le elmt et l'oiseau, animaux réputés inutiles, mais qui bien souvent sont tout un rayon de soleil dans une pauvre vie humaine, brisée et solitaire.Le chin jouit encore d’une assez bonne réputation, il passe pour être fidèle, bravo et dévoué, mais le.pauvre chat, je ne sais trop pourquoi, a été doté de tous les défauts, de tous les vices.On aflirmc qu’il est hypocrite, sournois, voleur, égoïste et gourmand.C’est à peine si le grand poète François Copper, en sa prédilection marquée pour la race féline, a pu rehausser le niveau moral et intellectuel de la réputation des chats.En vain Pierre Loti a-t-il écrit, de belles pages sur l’indépendance, la fierté, la grâce du chat, en vain de grands peintres comme Eugène Lambert et Henriette Basnet ont-ils représenté le chat sous toutes ses formes les plus attrayantes, un préjugé invincible ternit la bonne renommée de cette pauvre bête calomniée ! Cependant si l’on traite le chat en ami et en camarade, il saura se montrer aussi alf-ctueux et dévoué à son maître que no peut l’être le chien.La femme surtout snit faire ressortir les, qualités du chat, est-ce une secrète affinité de sympathie entre ces deux êtres, dont la grâce et la beauté sont les incontestables attributs.L’homme se liera plus volontiers d’amitié avec le chien, la femme avec le chat.Si vous le voulez bien, nous allons, grâce à l’obligeance du vétérinaire, parcourir l’Hôpital Sanfourche.D’abord voici la salle de bain.Une.vaste baignoire, un baquet, des éponges, des linges, des serviettes attestent que cette salle n’est point là comme ornement mais qu’elle est en usage quotidien Chaque toutou vient y prendre son » tub » matutinal, léchât en sa farouche horreur du l’eau est exempté de cette visite à la salle de bain.Voici maintenant le dortoir où reposent les chats en de petites nielles superposées bien propres, bien aérées et toutes remplies de foin frais.Un poêle s’élève au milieu de la salle et maintient une température douce et égale.Plusieurs minets sont couchés dans ces petites cases.D’un geste amical le vétérinaire passe la main sur l’échine d’un joli angora au pelage noir comme l’ébène, (pii répond à cette caresse par un ronronnement de satisfaction Nous passons ensuite dans lo chenil ; un vaste halle où sont alignées des niches.On entend des jappements, des aboiements et des hurlements, c’est un vacarme épouvantable, mais d’une voix autoritaire le maître impose silence, et tout rentre dans le calme.Puis on inc fuit les diverses présentations.Voici un superlie caniche noir dont la patte brisée vient d’être posée dans un appareil.D’un petit air piteux il tend vers son docteur le membre tout enveloppé de linges.L'opération a très bien réussi, me dit.lo vétérinaire, et dans quelques jours il pourra courir sur ses quatre pattes.Un grand barbet à poils longs et frisés se jette sur les barreaux du sa cage hurlant pour une mise en liberté immédiate.Le médecin ouvre la niche : — Allons, mon vieux père, dit il au chien, viens dans le préau, lu soupires après la liberté ! Il ouvre une grille en fer et aussitôt le barbet s’élunco dans la cour avec des gambades et des jappements de joie.Ici un roquet à l’aspect vieillot et souffreteux pousse du petits gémissements de douleur.— Pauvre eczémateux, c’e.-t un cas incurable, et la malheureuse bèto n’a point une existence à envier.Devant une niche lo vétérinaire s’arrête et me montre un petit » fox-terrier » blanc : — Cette petite bête à l’œil futé et éveillé est le bouffon de notre établissement, il met en gaieté tout le monde.Il nous a été légué par son maitro et il est maintenant notro pen sionnairo à demeure.Lorsqu'un chien est triste et s’ennuie on le lâche dans le préau avec celui-ci qui par ses folles gambades et ses caprice», amusent le malade atteint du »spleen».Dire que parmi la race canine il faut aussi un bouffon social pour dissiper les idées noires ! Nous passons maintenant dans une pièce isolée où sont aménagées trois nielles aux solides barres de.fer : — Ici, m'explique t on, nous on fermons les chiens que nous croyons atteints du la rage.On les met en observation, puis une fois que nous nous sommes assurés qu'ils sont vraiment hydrophobes, on imbibe une éponge de cyanure de potassium, et on la jette entre les barres de la cage.La bête vorace sc jette dessus, aussitôt elle tombe foudroyée.Devant ces niches, qui rappellent les cabanons matelassés des fous furieux, se dégage comme une atmosphère de tristesse, on évoque la mort terrible de ces pauvres bêtes, et le chagrin des maîtres, qui perdent ainsi un fidèle et dévoué compagnon.Enfin nous passons dans le laboratoire, où sont rangés sur les planches fioles et flacons, bocaux et alambics, ainsi que tous les instruments imaginables.Une grande table à opérations, recouverte d’une toile cirée, se dresse au milieu de la pièce, si jolie et si proprette avec ses murs peints en verre d’eau.Longuement on m’explique comment on opère le patient.Tiès rarement on chloroforme un animal, on sc contente d'insensibiliser la.partie opérée.Avec de la cocaïne on obtient une anesthésie complète.Puis on étend l’animal sur la table et.on l’opère avec mille précautions Le malade serait un être humain qu’on ne pourrait être plus soigneux.Chaque instrument.chaque linge employé est passé dans un pubsant antiseptique, et lo vétérinaire se savonne et se brosse les mains et les ongles avant de procéder à l’opération.Le dernier convalescent qu’on me moncre est un superbe perroquet vert, atteint de dyp-thérie et qu'on vient d'opérer.Il a perdu un œil, mais on espère le sauver.8ur son pei-choir, d'un air morne et grave, il semble se ic-eueillii en de profondes réflexions philosophiques.Avant de quitter l’hôpital des bêtes, .jetons un rapide coup d’œil au cabinet de consultation, orné de portraits de chiens témoignages de reconnaissance donnés par les maîtres d’animaux rappelés à la vie, grâce à une tare habileté et à des soins énergiques.Après tout pourquoi tant- de personnes raillent-elles cette bienfaisante institution un hôpital de bêtes?Neuf fois sur dix lorsque Thom me souffre c’est par sa faute, c’est l’expiation de ses coupables excès, mais les bêtes sont inconscientes, irresponsable» et le plus sou\-ent leurs maux, quels qu’ils soient, sont causés par par la main do ce grand coupable, l’homme.Lily Butleu Chronique vagabonde Saint-Augustin Connaissez-vous Saint-Augustin ?Augustin quoi, Augustin qui?31on Dieu, tout simplement Suint Augustin, comté des Deux-3Ionta-gnes.Ah oui, je connais cela comme Barubas : Eubier à Ottawa, Champagne à Québec, vous voyez, que je connais cela, hein ?Voilà la réponse que la plupart des lecteurs vont me faire, mais réponse incomplète, dénotant une connaissance insutlisan'e de ladite paroisse, une lacune que je veux combler.Voyez-vous, exilé comme je le suis dans l’immensité terrestre, niais n’ayant pas les moyens de faire mon tour d'Europe, je me contente tout simplement de faire mon tour.dans les par»is»e où un ami m’invite à m’asseoir à sa table et à dormir sous son toit sans bourse dé-I ier.C’est armé d’une lettre, invitation que je me rendis samedi dernier à ,Saint-Augustin, chez le digne représentant de la Compagnie du Pacifique, 31.W.31.Grignon, un véiitable ami, celui là.En ai-je passé des heures agréables, en ai je fait des études sur les mœurs, les us et coutumes delà population de cette paroisse que je crois bien un peu avoir découverte.En ui-je appris des choses ! D’abord qu’un club y avait été fondé au sujet des dernières élections municipales ; que monsieur le curé ne pouvant être le parrain de ce club avait bien voulu lui choisir un nom lout à fait approprié, enfin.mais quand je retournerai à Saint-Augustin, si ce chib existe encore, je vous en dirai davantage.J’ai appris aussi, dimanche, à la grand’iuessp, que pendant l’année, la dernière année du siècle, Saint-Augustin avait donné le jour à 31 enfants, mais avait conduit 32 personnes au cimetière, et 31.le curé nous engagea fortement à réfléchir sur la situation, à en tirer des conclusions.Je suis toujours fidèle à suivre les instructions de mon curé, même quand il n’est pas le mien, et pendant que l’on chantait le Te Deum pour la reine niortc et le roi vivant, je me mis à jongler avec ces chiffres.Trente-deux sépultures, le chiffre n’était pas anormal, il n’y avait pas eu d’épidémie et tout allait donc bien de ce côté-là.Il fallait chercher ailleurs et je tombai sur le chiffre 31, nombre des nais sances.Là devait être le mal, et je le cher chai dans l’assistance respectueuse et recueillie composée d’hommes forts, robustes, à la figure rouge de sang, de santé et de gaieté ; les fem mes sont très passables, on on voit même de jolies.Célibataire endurci malgré moi, peu au courant de ces petits événements qui font les délices ou le» deuils des familles, je n’ai pu tirer de » conclusion do la situation ».J’ai appris aussi que Saint-Augustin a un ph n aliène.Quelle paroisse n’en a pas ?Une bonne vieille femme demeurant près du villa ge, est enjo’ivée d’une burbre dont serait jaloux 31.Taillon.3Iuis le merveilleux c’est que cette barbe n’est visible que lorsque cette fem me est assise.Difficile à croire, n’est-ce pas î 3tais 3telle Clara qui m'apprend lo fait a un' bouche si charmante et des yeux si attachant-que je n’ai pas voulu paraître incrédule, me réservant lo droit de faire une petite enquête plus tard.De Saint-Augustin à Sainte-Scholastique il n’y a qu’un pas, et co pas je l’ai franchi, grâce à l’obligeance do mon ami Grignon qui tenait A me fairo visiter la capitale, c’est-à-dire le chef lieu du district judiciaire do Terrebonne, Là, en certains jours on y rencontre des prisonnier» et des gens libres, des criminels et des avocats, tous gens aimables — je veux parler des derniers.On y voit aussi et des grands et de» petits jurés ; chose surprenante: je n’ai pn_-constaté de différence sensible daus la taille de» deux catégories.J’ai même eu l’honneur d’ê tre choisi ce jour-là troisième assistant secré taire d’uno association qui n’a vécu qu’un jour, il est vrai, mai» qui a fait un certain.bruit, oui, bruit est bien le mot Pour nrriver à un si haut poste je n’ai eu recours'ni à l’intrigue, ni à la cabale.On a fermé les yeux sur mon origine très humble et très modeste ; on a bien voulu ne voir que mes faibles mérites.Hon neur à ma paroisse.Evidemment, Sainte-Scholastiquo est un endroit charmant et je me propose d’aller compléter sa découverte.D’ici là j’en suis à penser à Saint-Augustin que j’ai quitté si vite et où j’ai laissé une.grande partie de mon cœur.Vieux célibataire, va, toujours pareil ! - Caulos.M.ûodfroid Vaillant Vieillard de 74 ans, incapable de travailler depuis plusieurs années, prend les PILULES flORO et se guérit.IL SOUFFRAIT D’INDIGESTION ET DE E~’!LEMENTS D’ESTOMAC.1 - Quand bien même le vieillard serait affaibli par les années, il ne doit pas souffrir, et les dernières années de sa vie doivent se passer sans douleurs et sans misères-Si son estomac se refuse à digérer les aliments qu’il prend, s’il souffre de douleurs de rhumatisme, de mal de reins, ou si sa vessie est affectée, il doit, comme le jeune homme, voir à se soulager de ses maux et à se guérir.Les Pilules Moro, feront pour lui ce qu’elles font pour tous les hommes qui souffrent, qui les prennent avec patience et qui donnent à leur sauté le soin nécessaire ; elles aident à l’estoinac, donnent de la force aux membres fatigués, et assouplissent les articulations.Le témoignage de Monsieur Vaillant, qui suit, est une grande preuve de leur valeur ; ce vieillard, âgé de 74 ans, souffrait tellement de brûlements d’estomac, qu’il ne pouvait plus rien maDger, maladie bien connue chez les personnes âgées ainsi que chez les jeunes-Il était devenu faible et ne pouvait plus faire le moindre travail.Naturellement, à son âge, tout le monde désespérait de lui, on ne croyait pas qr’il pût revenir à la î santé.M.GODFROID VAIIXAHT.’ Témoignage de M.G.Vaillant: “ J’ai été très satisfait des Pilules 11 Moro et des bons conseils qui m'ont “été donnés.J’ai 74 ans et depuis “plusieurs mois j’affaiblissais tous les “ jours.Mon estomac ne digérait pas les “ vivres que je prenais et je souffrais dq lt brûlements d’estomac et de la pituite.“ Ma famille me fit prendre les Pilules “ Moro, elles me donnèrent appétit, mes “ maux disparurent, je repris mes oeçu-“ palions habituelles, je travaillai aux “ récoltes comme un homme en santé “ et c’est avec le plus grand plaisir que “j’encourage ceux qui pourraient souffrir comme moi à prendre les Pilules “ Moro, et à écrire pour des conseils et .“ des avis." M.GODFROID VAILLANT, , Masham Mills, Qué.Les Pilules Moro prises à la dose de deux après chaque repas, donneront à l’homme épuisé la force nécessaire pour remplir ses devoirs sans trop de fatigue; elles aideront sa digestion, lui permettront de manger ce qu’il veut, sans que son estomac soit fatigué, et tiendront ses intestins réguliers.Elles guérissent aussi le mal de tête, le mal de rognons, les douleurs de rhumatisme et toutes les maladies dont les hommes souffrent si souvent et qui sont causées par l’impureté du sang.Les médecins de la Compagnie Médicale Moro, peuvent être vu» à leur bureau, au No.1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, jusqu’à huit heures du soir.Aux hommes qui demeurent à la campagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sdr demande, ainsi qu'un petit livret rempli de conseils et d’avis.Les consultations par lettres sont aussi gratuites et absolument confidentielles.Les Pilules Moro se vendent 50c.la boîte ou six boîtes pour $2.50.Si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix.Adressez vos lettres comme suit ; Compagnie Medicale Moro, 1724 rue Ste-Catherine, • • Montréal.I.ES CONTE3IPORAINS Revue hebdomadaire illustrée de 16 pages tn-8 Abonnement : Un an, G francs.—Pour les alxmnés du » Pèlerin », 3 fr.G0.— Le numéro, 0 fr.10, Un numéro spécimen est envoyé sur demande.Biographies parues en janvier 1901 Raffet.—R.P.Olivaint.—Adam et Auber —Ange Pitou.Riograjhies à puraîtae on février 1901 : Armand do Quatrefages.—Général Clarapè-de.—Pro-per Mérimée.—Pierre 1er, prince du Monténégro.5 rud Bayard, Paris, Ville les sociétés d’dgpiciilîupe Département de l’Agriculture.Québec, 1er février 1901 Monsieur, Je nie permets d’attirer tout spécialement votre attention sur une résolution (lu Conseil (l’Agriculture, tendant à faciliter aux sociétés d’agriculture les moyens d'améliorer les races d'animaux dans cette proxince.et que le conseil a adoptée à ses séances des 23 et 24 janvier dernier.A l’avenir, les sociétés d’ugricultuic auront le droit, lorsqu’elles jugeront à piopos de 1:0 pas tenir d’exposition, do consacrer la subvention (jui leur est allouée par le gouvernement, soit à l’achat d'animaux reproducteurs, soit à créer des primes de conservation à des propriétaires d’animaux reproducteurs et, dans ce cas, les directeurs de la société pourront 1 embourber aux sociétaires, en graine fourragères ou en engrais chimiques, tout le montant de leur souscription.Les sociétés d’agriculture auront ainsi toute la facilité voulue de recruter des souscripteurs.Le Conseil d’AgricuIture, en élargissant ainsi la sphère d’action de nos sociétés d agriculture, 11’a fuit que répondre à des désirs qui se sont manifestés de plus en plus nombreux et à des besoins que toute la classe agricollc voudrait unanimement voir satisfaire.L’importance de l’amélioration des races d'animaux est une.chose admise par tout le monde, et s’il y a encore divergence d’opinions sur les moyens à employer pour y arriver, il n’y a plus de discussion sur le mérite du problème a résoudre.L’élevage des chevaux devrait, en particulier, être l’objet de l’attention des sociétés d’a griculture.Dans ces derniers temps, l’Angleterre a fait de nombreux achats de chevaux, mais, malheureusement-, lorsque nous lui vendions de fortes cargaisons de foin, de viande», et de fruits en boîtes, nous n’avons pu lui pro curer qu’un très petit nombre de chevaux remplissant les c< éditions voulues.Nous avons à peine fourni 3%, alors que le Canada est cependant reconnu comme un pays très propre à l'élevage de l’espèce chevaline.Nous avons donc perdu là l’occasion de réaliser de grands profits, non pas parce que nous u’avions pas de chevaux, mais uniquement parce que nos animaux éiaient jugés impropres au service.Il y a donc, dans l’élevage amélioré de bons sujets destinés à la remonte de l’armée et même au commerce, un avenir pour la classe agricole.Si j’ai cru de mon devoir d’attirer tout spécialement votre attention sur la décision du Conseil d’AgricuIture, c’est que je suis convaincu qu’elle peut, par une mise en pratique sage, rendre de grands services aux cultivateurs, et que, vous-même, vous saurez joindre vos efforts à ceux de tous vos concitoyens qui s’intéressent au développement et aux progrès de notre agriculture, la base de notre avenir national.Les nouveaux règlements du conseil, au sujet des primes de conservation et de l’achat de reproducteurs, vous seront tout procliainemei.1 transmis.J’ai l’honneur d’être, Votre dévoué serviteur, F.G.Miville Dkciikxk, Commissaire de l’Agricultuie.Marché de St.Jérôme VIANDES Veau, la livre .10 à 12 c.Lard frais, la livre .12 e.“ “ par 100 livres .$9.00 “ salé, la livre .12 c.3Ioutou, la livre, .8 c.Jambon fnmé, la livre .17 c.Saindoux, la livre .14 c.Saucisse “ .12 c.Poulets, le couple .50 c.Dindons, la livre .9 et 10 c.Oies, la livre .8 et 9 c.Bœuf bouilli, la livre .0 à 8 c.“ rôti, la livre .10 à 12 c.PRODUITS DE LA FERME CEafs frais, la douzaine .23 à 25 c.Beurre salé, la livre .18 à 20 c.“ frais “ .20 à 22 c.“ de beurrerie, la livre 23 à 25 c.Miel en gâteaux, la livre, .10 à 12 c.“ coulé, la livre .10 c.LÉGU3IES Patates, la poche .35 à 40 c.GRAINS Paille, les 100 bottes .$2.50 à 3.00 Foin, “ “ 1ère quai.0.50 à 7.00 Foin pressé le quai, la tonne 9.00 10.00 “ 2e “ “ 8.00 à 9.00 Avoine, la poche .05 à .70 Sarrazin, le minot .50 Pois, le minot .80 BOIS Bois sec, 3 pieds, la corde $3.50 à 4.00 *« 9 « « 2.50 Bois vert, 3 pieds, la corde 3.25 à 3.50 u 9 tt u 2.00 à 2.25 Conseils d’une fen^rne AUX PERSONNES QUI SOUFFRENT DU 31ALi de nerfs et DE 31 AUX DE TETE.Mme Robins, de Port Colbovne, raconte comment elle fut guérie et est d’avis que le même remède guérira d’autres personnes souffrantes.31me Daniel Robins, de Port Colborne, Ont, est une de celles qui croient qua lorsqu’on a découvert un remède pour une maladie, on doit-le faire connaître afin que d’autres personnes en profitent également.Mme Robins dit à co sujet :— Au printemps de 1897, je perdis complètement la santé et je tombai dans un état de prostration complète.Les principaux symptômes étaient le mal de nerfs, fes battements de cœur et des maux de tête intenses.31a maladie nerveuse ressemblait de près à la danse de SaintGuy.Le moindre effort me mettait lions d’haleine et me faisait battre le cœur avec violence.3Ion appétit était très capricieux et j’étais devenue maigre.J’eus recours uux remèdes ordinaires, mai» la faiblesse allait toujours en augmentant, à tel point que je ne pouvais plus m’occuper de mon ménage.J éprouvais des maux de tête comme si ma tête 1575 jL’AVENIR DU NORD 7 FEVRIER 1901 allait se fendre.Je me sentais très découragée, quand une guérison opérée par les Pilules Poses du Dr Williams dans un cas semblable au mien, vint à ma connaissante et je me dé cidai d’essayer ce remède.L'effet salutaire des deux premières botti-s me remplit de joie et d’espérance.J’avais i nlin trouve le remède qui devait me rendre la santé.Je continuni a faire usage des Pilules Poses du Dr Williams et après huit ou neuf boites, ma guérison était un fait accompli.Les battements de cœur, le mal de.nerfs et les maux de tête avaient dispa ru: l’appétit était resonu et j’avais joliment gagné en poids.Je suis très bien portante et je conseille aux femmes qui souffrent de la même maladie rte faire usage dus Pilules Poses du Dr Williams, je suis convaincue que ce remède leur fournira la même occasion d’en faire l’éloge Dans toutes les parties du pays, on trouve des femmes qui souffrent des mêmes maladies, qui sont pâles, sujettes aux maux de tête et aux étourdissements, qui traînent péniblement le.fardeau de leur existence.A toutes celles-là, nous recommandons sans hésiter d'essayer les Pilules Poses du Dr Williams.Ces pilules fout un sang rougo et riche, elles fortifient les nerfs, rendent aux joues pâles et amaigries le teint rose de la santé, donnent une nouvelie vie aux personnes abattues et découragées.Les véritables ne se vendent qu’en boîtes, l’enveloppe portant le nom complet Dr Williams Pink Pills for Pale People.Vous pouvez vous en procurer cher tous les marchands ou par la malle à raison de 50 cts la boîte ou six boîtes pour 82.00, en vous adressant à The Dr Williams Medicine Co, Broekville, Ont.Guérit le Rhume en un Jou Tablettes “ Laxative Bromo-Quinine ”, Prix 25 cents.Rendu si elles ne guérissent pas.Signature E.W.Grève, sur chaque boîte.Nouvelles de Saint-]erome — Droits perçus à notre bureau tie doane et d’accise pt ndant le mois do janvier 1901.Accise Whisky 81930.46 299.30 Whisky Tabac étranger Douane Cigares Total 513 00 731.30 83474.06 — Une retraite aura lieu dans notre ville et commencera le deuxième dim niche du carême, le 3 mars.— Au prône de dimanche dernier, M.l’abbé Labrèche a lu on mandement de Mgr Biu elles! coiicernan' le jubilé accorde au monde entier par Léon XIII.- Un nombre incalculable d’indulgences pourront être gagnées pur les fidèles d’ici au mois de juillet prochain.— Un citoyen de Saint.Jérôme, âgé de 35 à 40 ans, ayant vingt ans d’expérience dans l’épicerie, la ferronnerie, etc., parlant les deux langues, avec bon certificat, désirerait une po sition.Pour réfé-iences, s’adresser au bureau de I’Avkxib bu Nokc.Ira.— M.et Mme Ernest Gariepy étaient, dimanche dernier, les hôtes de M.Ménasippe Guénette.— Dimanche matin, un jeune élève du collège, M.Rochette, est allé se frâper sur un armport de glace en glissant dans la côte qui se trouve vis à-vis l’académie du Sacré-Cœur.Le contrecoup fut si violent que le jeune élève en peidit presque connaissance.On nian-nt immédiatement lo médecin qui ne découvrit rien île sérieux dans l’état, du jeune Ro chette qui.d’ailleurs, est maintenant parfaitement rétabli.— J.E.Parent N.P.Saint Jérôme.Argent à prêter à 5 et 6 p.e.Achat, vente et location de propriétés.M.Pare ut repiésente plusieurs co npagnies d'assurances contre le feu, et assu re à modleur marché qu ’aucun autre agent à Saint-Jérôme.— M.le magistrat Carrier est venu présider la cour do Magistrat : à Saint-Jérôme, mardi dernier.* Plusieurs causes de peu d’importance ont été entendues.h La cour es.t ajournée ! Vive le Roi ! ! Cette phrase a été prononcée pour la pre mière fois à l’ouverture et à l’ajournement de la cour ; M.Wilfrid Desjardins, greffier, y a mis tout le cérémonial voulu.Pour faire place au nouveau stock du printemps, M.R.Castonguay offre en vente au prix coûtant une foule de Marchandises d’hiver telles que Capots beaver, Manteaux Jerseys, Pelleteries, Garnituies, Couvertes grises, Chapeaux, ainsi que toutes espèces de coupons.— On chasse la grippe au n gin de Kuypern dans les ateliers du Nord._ Le quatrième payment de la répartition de l’église eit payable dès maintenant, M.l’ai bé Magnan, secrétaire-trésorier des Syndics est à la disposition des francs-tenanciers le mardi et le vendiedi de chaque semaine, de 9 tirs à midi et de 1 heure à 5 heures.Le secrétaire tient son buieau dans le soubassement de la sacristie où 1\ n se rend unr la chapelle du Sa cré-Cœjr.No 17 —LA RESSOURCE Pour couper court aux suites souvent terribles d’un refroidissement, nous n’avons que le 13 m me llhumal, mais nous l’avons — AL Raymond de Sainte-Scholastique était de pus ago dans notre ville, dimanche d.rnior.chiruigien dentiste, Saint Jérôme, mai- — Le Dr Stackhouse, sein à l’hotcl Beuulieu, â di prochain.On est ptié de se présenter à «on bureau do bo ilieut- dans la journée.— 1x3 nouveau conseil n’a pis siégé lundi faute de quorum.— Ou trouve au magasin de J.E Prévost, fils l’assortiment le plus complet d’article» île librairie ; un choix superbe de tapisserie ; des objets de fantaisie pour tous les goûts et toutes les bourses ; le plus grind stock de jouets de tout Saint-Jérôme ; un joli choix de pipes, de cigares, de tabac et.d’urtichs île fumeurs.Al.J.E.Prévost fils vient de recevoir un nouvel assortiment de rideaux (blinds), do porte-rideaux achetés à d’excellentes conditions et qu'il pourra vendre à des prix très peu élevés.Une visite est sollicitée.— N ous apprenons avec plaisir que AI.A.T, Bigonesse ouvrira son magasin samedi le 9.Toutes les marchandises se vendront à prix réduits.Qu’on se le dise et que l’on profite de cette bonne occasion.— Samedi soir, les amis de AI.Pierre Mélanger, beau-fils de M.Charles Gauthier, hôtelier, lui ont fuit une fête superbe à l’cccasion de son mariage.Un grand nombre de ses amis de Saint Lin sont venus se joindre à ceux de Saint Jéi ôme.Un superbe si rvice en argent a été off rt à AI.Uélanger.On s’amusa avec entiain toute la nuit.AI.Gauthier, chez qui a eu lieu la fête, a fort bien reçu les personnes qui y ont pris part.Lundi, AL Pierie Bélanger épousait à Saint-Lin, Aille Pelletier.Les nouveaux époux sont en voyage de noces à Boston.AI.Pierre Bélanger habitera l’ancien hôtel de AI.Chs Gauthier, à Saint-Lin.Chez J.D.Fournelle, marchund de Chaussures, on trouvera toujours : Claques, Chaussures en tous genres, Fournitures pour cordonniers et selliers,’ etc.Habillements pour hommas, jeunes gens et.enfants.Coiffures à la d-rnière mode.On échange l’or pour l’argent.Venez en foule.— AI.J.B.Dufresne a acheté le restaurant tenu par Aille Wilson, en face du pont de fer.Il se propose d’en faire un œaga-iu de bonbons très attrayunt.Il est probable qu’avarit long temps, Al.Dufresne installera un atelier de reliure en arrière do son restaurant.— Ce soir, aura lieu un parti d’huîtres donné par la Fabrique aux membres du chœur de chant.— Au conseil de lu paroisse, tenu lundi dernier, AI.Godfroy Lalande a été réélu maire.Nous lui présentons nos félicitations.No 18 —LA COQUELUCHE.Chez ces pauvres enfants, elle ne résiste pas au Baume Khumal.Nouvelles de S te-Sophie — Notre député au provincial, AL Jean B.B.Prévost, est venu lundi dernier rencontrer les membres du conseil de Sainte Sophie et de Neiv-Glasgow, ufin d'aviser aux meilleurs moyens à prendre pour faire remboursera ces deux corporations les 86,000 de debentures votées pour la construction du chemin de fer qui traverse leurs municipalités.Après les délib -rations du conseil de.Stinte-Sniihie, AI.George, B-nnetr., le populaire maire de New Glasgow, a off rt un dîner aux persoil-ii'-s présentes.Les convives étaient : AI Jean B.B.Prévost, AI.P.P.M.François Pauzé, maire de "iiin'e Sophie, AI AI.Pool, Evangélis te Nanlcl, etc.Le menu préparé sous l’œil vigilant de Mme Joseph Poulin, était des plus succulents.Soumissions demandées Dans l’affaire de • MELAS IB PE FORGET, St Jérôme, Failli.Des soumissions seront reçues par les soussignés jusqu’à VENDREDI, le QUINZE FEVRIER 1901, pour l’achat d'un droit à remé-lé existant jusqu’au 26 Octobre 1901 sur la propriété ci-après désignée.Un terrain connu sous le numéro 284-12 de la subdivision de partie du No.281 de la ville de Saint Jérôme aux plan et livre do renvoi de ladite ville, avec maison et autres bâtisses.S’adresser à GAGNON et CARON, Cessionnaires, 41 Bâtisse des Tramways, Alontréul.JOSEPH BOISSEAU, Bureau de Jean B.B.Prévost, Avocat, Saint-Jérôme.OrSTII(»M.D.S.L 0.S.CHIRURGIEN-DENTISTE Sera à l’hôtel Beaulieu, à Saint-Jérôme, le second lundi de chaque mois.Ce jour-là seulement.Dents extraites sans douleur Prière de se présenter de bonne heure.fyJOERLFIfs Pu RE HOUA®5 GENEVA Gin “CROIX D’HONNEUR” Kiderlen POUR LES CONNOISSEURS.En fait de Gins il ne s’est jamais importé au Canada aucune marque qui puisse être comparée au Gin “Croix d'Honncur." Du reste, c'est le Génièvre Extra des Connoisseurs Hollandais.Naturellement il coûte plus cher que le gin ordinaire, mais scs qualités lui ont déjà valu une vente immense dans ce pays.S.B.T0WNSEND SCIE, Af.nt.poor I.C.n.di, MONTREAL Les Pilules R de la Cie Chi ricame gue urs dans mal de rognons chez les femmes./ Nous publions aujourd’hui le témoignage, le portrait et l’adresse de trois : Dames qui souffraient beaucoup du mal de rognons et de douleurs daus le dos, qui avaient cherché à se guérir depuis longtemps, n’avaient pu trouver de soulagement .nulle part, ont pris les Pilules Rouges avec soin et persévérance et veulent faire [.connaître aux Daines qui souffrent, le bien que leur a fait ce merveilleux remède.Voici ce que dit MADAME CRFVIBR : “ J’ai pris les Pilules Rouges, pour un mal de rognons et des douleurs dan* “ le dos dont je souffrais depuis longtemps, qui étaient causés chez moi par un “dérangement.J’étais tellement nflligée qu’il m’était impossible de travailler.“ Mon estomac me faisait mal.J’avais des battements de cœur et je souffrais “ aussi du mal de tête.11 se passait à peiue de journée sans que je fusse obligée de me coucher.“ ha troisième boîte de Pilules Rouges que je pris me donna du soulagement.Après en avoir pris pendant trois mois, je suis parfaitement guérie de mes maux.Aujourd’hui, j’ai cessé de prendre les Pilules Rouges depuis longtemps et je suis encore très bien, Leur effet a été permanent.41 DAME EUGÈNE CREVIER, “ Abestos, Richmond, Québec.** Nous conseillons aux femmes qui souffrent du mal de rognons et qui sont constipées de se servir aussi des Tablettes Purgatives de la Cie Chimique Franco-Américaine, car elle nettoient les intestins, et aident beaucoup l’effet des Pilules Rouges sur les femmes constipées.Prix 25 cents.Voici ce que dit MADAME BIBEAU : “ Je souffrais depuis deux ans de douleurs occasionnées par la naissance de “ mon dernier bébé.J’avais des douleurs dans le dos, dans les jambes et j’étais “ à peine capable de marcher.Mon urine me donnait beaucoup de trouble “ et nie faisait bien souffrir.J'avais toujours les membres engourdis.Mon “ estomac me faisait mal et j’avais souvent des étourdissements.“J’ai pris les Pilules Rouges, et après en avoir pris six boîtes, j*al “ commencé il avoir du soulagement et au bout de quelques semaines, j’étais “ complètement guérie.Je suis maintenant eu parfaite santé, mais de temps “ en temps je prends une boite de Piluleb Rouges, car elles soutiennent mes forces." DAME ELZÉAR BIBEAU, ** Jenesee, Idaho.” Un emplâtre préparé par la Cie Chimique Franco-Américaine, appliqué sur les reins, pour les femmes qui souffrent du mal de rognons, soulagera toujours beaucoup les douleurs et il devrait être employ'd par toutes celles qui souffrent de ces maux.Prix 25 cents.Voici ce que dit MADAME TRUDEL : ** Je vous demande pardon si je n’ai pas répondu plus tôt à votre lettre vous Informant de nia santé, mais je voulais voir s: la guérison que j’avais obtenue par vos bons soins et les Pilules Rouges, allait être permanente.Je vois aujourd’hui avec plaisir que je suis très Dien et que je vais rester bien encore, car je viens de faire dernièrement mon ménage, j’ai travaillé fort et tout cela sans douleur et sans fatigue.“ Comme vous le savez, j’ai souffert depuis 17 ans du mal dnns le dos, dans les côtés, sans pouvoir jamais trouver de soulagement nulle part.' Les Pilules Rouges sont le seul remède qui ait pu me faire du bien et me •• guérir.La faiblesse générale était la cause de ma maladie et les •* Pilules Rouges m’ont donné des forces et ont fait disparaître mes " maux.” DAME JOS.TRUDEL, " Ste-Genevlève, Champlain, P.Q." Ce ma! de rognons et les douleurs dans les reins sont presque toujours causés parmi DERANGEMENT, et les Pilules Kouges pour les Femmes Pâles et Faibles en guérissant ce DERANGEMENT', guérissent aussi toutes les douleurs qu'il cause.Atj-cC A 1 |C m.roi; ns î»xif.s.i par- rjA |*n / *1 • i*atg**nt en t c*c*» innnu- 1 .«.tumrt.Or.mi C.*tul., uj Ck A lIJ.Rcsit-RT üoNmn'-rri a Fils, :2 .-as FcaséÜnf, For.tr6tl.M.DAMASE RICHER Evaporateur Pour le Sucre du CHAMPION Paya, Sorghum, Cidre et le* Gelées do Fruits.La casserole plissée, au-dessus du foyer doable la capacité de l'appareil ; ' petites casseroles ajuMsb’es ] le sirop (rattachées par des siphons).Facile! manier pour nettoyer et A serrer.Régulateur Autotnt* 1 tique parfait.Le_______ Champion est Catalogue d'autant supérieur gratis A l'ancienne casse* role, que celle-ci A la bouillote en fer, suspendue A un piquet* THEGRIMM MFG.CO., 84 RUE WELLINGTON.MONTREAL JOS.LECLAIR carrossier — SAINT-JEROME, P.Q.— Voiturier, — Ferreur, — Forgeron OUVRAGE GENERAL Réparation de toutes espèce» de machines.Ouvrage fait, avec soin et a des prix modérer RUE SAINT-GEORGES, Près de l’épioerie de M.Gougcon, i 35 3-98— SAINT-JEROME 5 Ranime l'appétit.i :Z Rend le «ommeil.| | RESTORE LA SANTE | | K CAMPBELL & CIE, MFRS.| if MONTREAL.S S 4-11-00 ; Tient toujours un lion assortiment de Voitures d’hiver et d’été.Toutes commandes exécutées sans délai, ainsi que toutes réparations.Prix très modérés.HOTEL VICTORIA O.O.LABELLb, Prop.Saint-Jérôme, P.Q.Liqueurs et Cigars de choix.Repas bien préparés et bien servis.L’hôtel Victoria est bien aménagé pour le» com m is-voyageurs.AU improvements for travellers.T—Un petit enfant qui se frotte le nez souvent souffre toujours des vers.Nos grand’mères connaissaient cette niarqueavantnous.Examinez votre enfant avec soin et s’il a ce symptôme, donnez-lui les TABLETTES SANTOMEL Pour les Vers et débarrassez-le de ees vers avant qu’il ait des convulsions ou qu’il soit rendu bien malade.A vendre chez tons les pharmaciens ou expédiées au Canada et nux Btnts-Unis sur réception de 25c.Adressez Compagnie Chimique Franco-Américaine, 274 rue St-Denis, Montréal, Can..'' 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