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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 9 mai 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1901-05-09, Collections de BAnQ.

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Cinquième Année — No 19.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, le 9 Mai 1901 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.LC MOT DI CAVE NIA CST OAKS LE PEUPLE MÎMB /tous verrons iHto&vtaeB fER.fe yLboppepne-pts t Un an.SI.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost fils, Wilfrid Gascon, Directeur./i‘Martair politique ADMINISTRATION : SATNT-JEROME (TERREBONNE) Î+S&* .Le pouce : Appopces i TJii mois.S 1.00 Un an.SS.00 nas «VN'* SOMMAIRE Les serres et les bois, poésie, S Un empereur, s'il vous plaît ! De tout un peu Méli-Mélo Le danger augmente Le mois scientifique L’Exposition de l’Enfance La famille Notes et informations De passage à Saint Jérôme Au conseil de ville Nos affaires municipales Aux commissaires d’écoles Nouvelles de Saint-Jérôme “ Sainte-Lucie “ Sainte Anne des ully-Prudhommo G rognai d Ignotus Dr Héricourt Lily Butler Gustave Droz.Piccolinc Y van Plaines Les Serres et les Bois Dans les serres silencieuses Où l’hiver invite à s’asseoir, Sous un jour blême comme un soir Fument les plantes précieuses.L’une, raide, élançant tout droit Sa tige aux longues feuilies sèches, Darde au plafond, comme des flèches Les pointes d’un calice étroit, Une autre, géante à chair grasse, Que hérissent do durs piquants, Ne sourit que tous les cinq ans .Dans une éclosion sans grâce.Une autre, molle ?n ses efforts, Grimpe au vitrail, et la captive Regarde en pitié l’herbe active Qui tient tête au vent lu dehors.Pas un souffle ici, rien ne bouge ; Toutes versent avec lenteur, A flots lourds, la fade sentrur De leur floraison fixe et rouge.Celui qu'elles charment d’abord, Dans cet air qui bientôt lui pèse, Envahi par un grand malaise, Descend de l’ivresse à la mort.Ah ! que mille fois plus aimée La violette; fleur des bois ! Et que plus saine mille fois La chambre qu’elle a parfumée ! «Son baume, loin d’appesantir, Allège et fait l’âme nouvelle ; Mais fine, il faut .s’approche! d’elle, La baiser pour ’a bien sentir.Sully Prudiio.mme, de l’Académie française “ On empereur, s’il vous plait ” Il manquait une condition essentielle à notre bonheur, mais quelques Anglais, en bons pliilantropes qu’ils sont, viennent d’y pourvoir.Paraît-il que nous étions très malheureux de n’avoir qu’un roi, alors on va nous donner un empereur!.C’est l’idéal ! h Vous nous faites, seigneur, M En nous croquant, beaucoup d’honneur, u Hein ! mes petits agneaux, est-ce que ça vous va ?Pensez donc, un empereur.il n’y' a que ça ! Vous n’auriez jamais cru qu'un Anglais eût assez d’imagination pour nous inventer un aussi joli bibelot.Il faut pourtant se résigner à y croire, car on en est bien rendu là On trouve très légitime qu’il existe un empereur du Canada; pour l’Angleterre, c’est tout à fait dans l’ordre naturel des choses.Ceci peint bien l’état surexcité des esprits dans ce pays de paisible mémoire.Le caractère anglais est fait d’un bloc : les facettes y sont rares et tout semble bien défini.Mais souvent, des côtés .imprévus de ce caractère se révèlent qui sont du plus haut comique.Tant que l’Anglais demeure .flegmatique et reste confiné dans son spleen, tout est bien, mais s’il s’avise de se fâcher, ça ne va plus.La guerre sud-africaine l’a fait sortir de son bon naturel et nous a faits témoins d’excentricités sans nombre.C’est ainsi que l’Empire du Canada vient d’être créé dans la cervelle échauffée d’un de ces britishers à tout crin.Et pourtant, ceci est bien l’état actuel de l’esprit anglais.Il est devenu impressionnable et nerveux : il ne voit que nations à combattre, que guerres à soutenir.Sentant sa faiblesse, il veut réunir toutes ses colonies, faire des empires à la brasse, en former un gros tas compact et faire monter un empereur sur le tas.Ça serait imposant et pourrait servir dVpouvantail aux yeux des autres nations.Quand à nous, il faudra payer quelques millions de dollars pour la liste civile ; mais cela va de soi, n’cst-ce pas, puisque nous avons l’honneur.Et n’allez pas dire que notre pays ne sera pas en faveur d’un tel pi ojet.Le chauvinisme dans les colonies est dix fois plus violent qu’en Angleterre même, nous l’avons maintes fois constaté.Les ultra-loyaux seraient tous prêt à courber l’échine et tout le reste, devant un empereur pour la forme.On n’aurait jamais osé émettre une telle idée il y a quelques années : personne ne croyait alors à l’impérialisme.Mais maintenant c’est bien changé ; les Canadiens- français n’auraient qu’à s’opposer à ce projet pour que tous nos frères de langue anglaise se révoltent et baisent la terre devant une momie du pouvoir impérial.C’est donc bien convenu qu’un m roi du Royaume-Uni de la Crande-Bretagne et d’Irlande, empereur des Indes, du Canada et de l’Australie u serait une chose admirable pour nous et épouvantable pour les autres.Cependant, il ne faut pas croire que les autres colonies ne soient pas aussi loyales que les Canadiens-anglais et les Australiens.Or ces colonis sont au nombre de plus de soixante et toutes voudront être du jeu.Alors, la chanson s’allongerait et il faudrait reprendre lmleine pour dire : it empereur des Indes, du Canada, de l’Australie, du Cap, du Transvaal, du etc., etc.Allons, toutes les soixante petites sœurs, un petit effort: dressez-vous sur vos petites pattes, allongez vos petits cous, ouvrez tous grands vos petits becs et criez toutes avec ensemble et en chœur: n Un empereur, s’il vous plaît, u Que ça va donc être imposant 1.Grognard.DE TOUT UN PEU DE CHICAGO EN ANGLETERRE Le monde des affaires s’intéresse vivement au succès d’une entreprise qui ne peut manquer de réjouir nos compatriotes : La création d’une flotte marchande voyageant directement de Chicago en Angleterre et en Allemagne.Des capitalistes de Chicago ont fait construire au prix de 81,000,000 quatre grands navires, d’une vitesse de quinze nœuds, pour le transport des produits de l’ouest vers l’Europe, en passant par nos canaux et le Saint-Laurent.Déjà le premier, le Northwestern, est parti avec un chargement complet de machines agricoles et de blé pour Londres.Les trois autres suivront à intervalles réguliers.Si l’entreprise réussit, ce dont personne ne doute, avant longtemps on expédiera par la route du Saint-Laurent de préférence à celle de New-York.Ce sera toute une révolution commerciale au profit du Canada.Il est donc de la dernière importance d’améliorer nos canaux et la route du Saint-Laurent.M.Tarte n’y manquera pas, car il est à la fois patriote et homme d’affaires.LE DÉCLIN DE L’ANGLETERRE Si petit prophète que je sois, j’ai prédit, au début de la guerre sud-africaine, que le déclin de l’Angleterre commençait.Les évènements qui se sont précipités depuis m’ont donné raison, et beaucoup d’Anglais et d’Américains perspicaces pensent comme moi.Deux évènements tout récents sont de nature à confirmer cette prédiction.D’abord la création du Syndicat Morgan.Après s’être assuré toutes les aciéries et toutes les mines de charbon des Etats-Unis, le syndicat vient d’acheter les transatlantiques de la célèbre ligne Leyland.Et on assure qu’il est à négocier l’achat de la White Star Line, etc.C’est un coup terrible porté au commerce maritime de l’Angleterre.Ensuite l’impôt de un shilling par tonne de charbon anglais — à l’exportation — imposé par le gouvernement peur faire face aux frais de la guerre contre les Boers.Cet impôt a soulevé la population minière de la Grande-Bretagne qui s’est mise en grève.Que faire ?Abolir l’impôt ?Ce serait une reculade pour le gouvernement aux abois.Le maintenir ?Ce sera porter un coup très sensible à l’industrie du charbon anglais —dont les Américains vont se hâter de profiter.Donc, les embarras du cabinet anglais sont sérieux et le prestige, comme le commerce de là nation, en soutire cruellement.Qui peut prédire tous les résultats de la crise que traverse en ce moment la métropole ?L’orgueil va devant l’écrasement.Ignotus §-• MELI-MELO °- | w nnrxriTiTi ixTitiiTTixi t nui i ivxiin ïïtj*ï x i nsnnui n»«w Le secret de la confession.En 1894, l'abbé Bruneau, accusé d’avoir tué son curé, l’abbé Entramines, fut exécuté à Laval, France.L’évènement créa dans le pays une profonde impression.En montant sur l’échafaud, l’abbé Bruneau envoya une lettre cachetée au procureur de la république, le priant de l'ouvrir immédiatement.Jeannette, une des domestiques du curé, vient de mourir à Nantes et a avoué avant sa mort que c’était elle avec une autre domestique, qui avait commis le crime, mais que, pour fermer la bouche à l’abbé Bru-neau, elle s’était immédiatement confessée à lui.Cette déclaration produit une immense sensation, et l’on demande au procureur de la république, maintenant député de Mayenne, de révéler le contenu de la lettre cachetée.M.Desgardes, procureur de la république, déclare que la culpabilité de l’abbé Bruneau n’a jamais fait doute pour lui, malgré la confession de la femme Jeannette.La lettre de l’abbé Bruneau contenait l’aveu des actes d’immoralité qui lui étaient reprochés, mais niaitqu’il fût assassin et incendiaire.M.Des-gardes est allé à Laval pour avoir les derniers détails de l’affaire.La mort de l’hon.J.Ross donne une majorité de un aux libéraux au Conseil législatif.A l’approche du budget supplémentaire, l’intérêt dans l’expédition Bernier s’accentue.Les souscriptions personnelles affluent et parmi ceux qui ont contribué au fonds national sont: S.E.le comte Minto, 8500 ; l’hou.R.R.Dobell, 81000 ; W.C.Edwards, M.P., 8500.Comme l’expédition est une entreprise purement canadienne, devant être commandée par un Canadien, on espère que tous les Canadiens contribueront au fonds.A propos du recensement.Certains prétendent, et entre autres le correspondant jérômien de la Presse, que les énumérateurs sont en défaut qui n’ont pas enregistré les revenus que retirent les avocats, les médecins, les notaires, etc., de leur profession.Ce reproche porte à faux.Ni les tableaux, ni les instructions officielles n’obligeaient les énumérateurs à inscrire ces revenus.C’est peut-être là une lacune, mais on ne doit pas en faire porter la responsabilité aux énumérateurs qui n’avaient qu’à suivre leurs tableaux et à obéir à leurs instructions.Or, dans les tableaux il n’est question qu’à un seul endroit do revenus annuels provenant d’une occupation, et c’est dans les colonnes consacrées aux employés, c’est-à-dire dans les colonnes 22 à 27 du premier tableau.Et les instructions officielles imprimées disent à ce sujet sous le titre " Employés à gages 11 : “ Les entrées sous l’eu-tête d’einpkyésà “ gages seront faites dans les colonnes 22 “ à 27 inclusivement, pour chaque personne “ nommée dans la colonne 3 qui est emplo-“ yéc à quelque occupation industrielle ou “ autre et à laquelle est payée un salaire, “ des gages ou autres émoluments en espè-“ ces pour ses services, qu’elle travaille à “ la pièce, à l’heure, à la journée, à la se-“ maine ou au mois, à sou domicile, dans “ une usine ou ailleurs.” Il est évident que le gouvernement n’a eu en vue ici que les employas et non les hommes de profession.M.Edmond Rostand, après avoir passé l’hiver à Cambo (Basses-Pyrénées) est revenu à Paris complètement guéri.Il a beaucoup avancé une pièce destinée à Sarah Bernhardt.La pièce est en vers et a peur titre : 11 Le théâtre." Elle traite de de la vie de l’acteur moderne.Elle aura un rôle convenant à Co-quclin, qui le prendra, si scs engagements le lui permettent.Il est sérieusement question de fonder un club de tir à Saint-Jérôme.L’article de notre rédacteur a reveillé l’enthousiasme de plusieurs, et avant peu nous espérons posséder une société de tir fort bien organisée.Nous attendons du gouvernement des renseignements et des formules.Ceux qui désirent faire partie de ce club sont priés de venir nous en informer.Quand nous serons assurés du nombre exigé, qui est 40, nous convoquerons une assemblée où l’organisation pratique sera faite et où les règlements seront fixés.La Chambre de Commerce du district de Montréal a présenté une requête aux gouvernements d’Ottawa et de Québec, ainsi qu’au conseil de ville de Montréal, afin d’obtenir des subventions en vue de la construction d’un pont entre Montréal et Longueil.Cette grande amélioration est à la veille de s’accomplir.La grève des cigariers.Les cigariers grévistes sont toujours fermes.Samedi après-midi, à une assemblée de l’Union, à la salle de l’étiquette bleue, M.James Wood, second vice-président de l’Union Internationale, a adressé la parole aux grévistes pour les inviter à soutenir leurs principes.Il a aussi fuit allusion au travail des enfants dans les manufactures, et il a demandé d’insister pour faire abolir cette coutume barbare.M.Wood a été chaleureusement accueilli.L’idée d’ouvrir une manufacture soutenue et dirigée par les grévistes fait du chemin.On a maintenant un capital de 840,000 et les cigariers sont très enthousiastes.D’un autre côté, les manufacturiers sont toujours calmes et attendent patiemment que les cigariers se rendent.Comme on le voit, la situation n’est guère améliorée.L’hon.juge Lynch vient de prononcer un jugement qui devra intéresser tous ceux qui ont affaire avec la défunte banque Ville-Marie.Il appert des considérants de ce jugement que le défalcatuire Wm Weir avait transporté pour 820,000 de parts de la banque en sûreté collatérale d’un prêt d’argent fait par feu J, Whithall.L’exécuteur testamentaire, T.A.Peddington, prétendit que M.Whithall n’avait jamais accepté ce transport.La cour a considéré que la preuve au contraire est insuffisante et elle a condamné la succession à payer le plein montant des 820,000 qui seront répartis aux déposants au pro-rata de leurs dépôts.Le combine du papier.L’enquête, dirigée par l’hon.juge Henri Taschereau, pour s’enquérir s’il existe une entente parmi les manufacturiers dans le but de hausser les prix de vente, s’ouvrira le 28 courant, au palais de justice de Montréal.Toutes les compagnies de fabrication de papier du Canada ont été assignées à comparaître ce jour-là.On se rappelle que c’est l’Association de la Presse du Canada qui est plaignante.Elle sera représentée par un ou plusieurs avocats.La Couronne ne sera pas représentée.M.Walker, un des députés-protonotaires, a été nommé greffier du tribunal d’enquête ; M Cusson en sera le sténographe.Une délégation importante des citoyens de Québec s’est rendue à Ottawa, auprès de sir Wilfrid Laurier, pour conférer du l'achat des Plaines d’Abraham par le gouvernement.Le premier ministre a répondu que ce dernier était d’accord à ce sujet, mais qu’il convenait d’abord de s’assurer du prix réel de ces Plaines.Nous aurons une saison d’opéra français à Montréal, l’automne prochain.M.Maurice Grau est parti pour l’Europe afin d’organiser sa troupe.La saison prochaine s’ouvrira à Montréal au mois d’octobre.Quelques - uns des principaux sujets do la troupe sont engagés.Ce sont : Mmes Culvé, Gadski, Seliuman-Hcinck ; Herr Dippel, signor Scotti, Campanari et plusieurs autres.Le 7 mai couvant, il a été annoncé à la Cour Suprême que la contestation de Pro-vencher, instituée contre M.Larivièro était réglée.Cette contestation a été réglée avec celle du comté des Deux-Montagnes, prise contre M.Ethier.Glanurcs : — Ce n’est point un grand avantage d’avoir l’esprit vif, si on ne l’ajuste.La perfection d’une pendule n’est pas d’aller vite, mais d’être réglée,— Vauvenargues.On se console souvent d’être malheureux par le plaisir qu’on trouve à le paraître.Entre amis.— Tu es sans place ?— Oui.— J’ai ton affaire ! — Ah ! bon ! — Une maison où on demande de suite des employés des doux sexes.— Sapristi ! pas de veine.Je n’en ai qu’un ! Définition fantaisiste: Cécité.— Extinction du paupiérisme.Le darçger augmente — Nous no pouvons trop répéter à tous qu’il est urgent de su prémunir eontro la picot-tc qui est à nos portes.Dimanche dernier, au prône, le curé a recommandé à tous les paroissiens do so faire vacciner.La science médicale et l’expérience, a-t-il dit, prouvent auc la vaccine est le moyen le plus puissant d’éviter la petite vérole.M.le curé a aussi recoin mander la plus grande propreté dans les maisons et autour des maisons.Espérons que tous comprendront la nécessité de se mettre en garde contre une des plus affreuses épidémies.A Saint Hippolyto il a fallu demander l’aide de la police provinciale pour faire observer les règles du conseil d'hygiène.Il est malheureux que l’on lie comprenne pas mieux qu’il y va de l’intérêt de tous ot de chacun et que si la picoLte se répand dans nos villages elle y fera des ravages terribles.Nous apprenons à la dernière minute, que la vilaine épidémie a fait déjà plusieur victi-times dahs notre paroisse.Il est temps pour les autorités do sévir et d’imposer par la force les mesures de précaution auxquelles on ne veut pas se soumettre.No 52 —PRÉVENIR OU GUÉRIR Précautions nécessaire contre le rhume ; évi ter les courants d’air.Précaution essentielle pour guérir lo rhume : prendre du Biume Rhumal.Le mois scientifique Signalons sommairement doux progrès importants qui viennent d’être réalisés dans lu transmission à dh tance des signes de lu pensée, et dans lu conservation phonogmpliiquo do lu parole.Tl s’agit, d’une part, d’un appareil transmettant, non pas la parole, ce qui est déjà de l’histoire ancienne, mais l'écriture et même les des sins.C’est le U(fauioyraph*, imaginé par M.Ritchie.En quelques, mots, voici en quoi consiste cet apareil des plus ingénieux : IJn crayon écrit sur une bande de papier à la station du départ, et une plume reproduit, à la station d’arrivée, tous les mouvements du crayon.Crayon et plume sont reliés électriquement par le fil de ligne.Tls sont fixés a une sorte de pantograplie, formé de levicis soudés et articulés, aux deux stations.Il se trouve, alors, qu’en raison des changements de résistance du courant dus aux angles de déplacement des bras des leviers, le déplacement de ces leviers se transmet fidèlement du départ a l’arrivée.Le phénomène n'est pas plus compliqué sans doute que celui do la reproduction de la patolo dans le phonographe ; mais il n’est pas plus explicable non plus ; et il faut se contenter de constater le fait.Ce n’est pas tout.Par un second fil passent des courants alternatifs en rapport avec la pression du crayon sur le pa pier.Il en résulte qu’aussitôt lo crayon mis en mouvement sur le papier, la plume, à l’arrivée, appuie de même et inscrit les caractères.La plume va chercher elle même son encre dans l'encrier, quand le crayon, mû par la personne qui transmet, va appuyer sa pointe dans un encrier factice.L’opération du départ se répète ainsi totalement à l’arrivée.M.Lipp-inann, en présentant dernièrement à ses collègues de l’Institut ce curieux appareil, remarquait que son fonctionnement paraissait satisfaisant.Inutile d'insister sur les avantages que réaliserait la possibilité de recevoir chez soi des telautogram mes qu’on trouverait en rentrant, sans être forcé de courir au téléphone pour écouter des correspotidanis que les bienheureux possesseurs d’un téléphone à do micile trouvent parfois un peu importuns et fa ciles à la communication.L’autre perfectionnement est relatif à la constitution de rouleaux enregistreurs des pho-nogratnines.Ou sait combien les rouleaux en cire sont fragiles, combien rapidement ils s’usent ; et comment la conservation do la parole, si précieuse si elle pouvait être indéfinie, perd, du fait de cette fragilité, le plus grand nombre de ses avantages.Or on annonce que M.Edison vient de faire connaître une méthode permettant d’obtenir la permanence de l'enregistrement des sons par lo phonographe.C’est bien toujours sur un cylindro de cire que sont recueillies les empreintes d’origine ; mais ce cylindre est recouvert d’une mince couche d’or, dent on obtient le dépôt en faisant tourner dans le vide lo cylindre en cire entre deux électrodes d’or par lesquelles passe une décharge électrique.Cette mince couche d’or est ensuite renforcée d’une couche de cuivre déposée par éleetro-lysc, et la cire est détruite.On argente alors la surface concave du rouleau à une assez forte épaisseur; et, ceci fiât, on dissout le cuivre sur la surface convexe ; le dépôt d’argent retient la couclie d’or et Jui forme support ; et la couche d’or elle-même se trouve libérée sur sa face convexe externe, reproduisant exactement les inscriptions du cylindre île cire.Nous voici donc en possession d’un procédé permettant de conserver indéfiniment des pho-nogramines, et rien ne s’opposera plus à la constitution de musées phonographiques dont l'idée, si hcuicu.se, a été émise il y a déjà plusieurs années.Du J.11 f.RICO U HT.L’Expositiorç de l’Enfarjce (Pour I’Avenih du Noun) Un sage quelconque a dit que l'appétit vient en mangeant.La vérité do cet axiome vient encore une fois d'être démontrée, car les appétits du Parisien, rnis en goût par la grande kermesse cosmopolite do l’an passé, exigent à présent d’autres horizons.On dirait que lo Parisien ne peut se résoudre n voir tnorno et silencieux l’emplacement qui, pendant six mois, fut si gai, si animé.Tl est incontestable que l'érection de ces deux beaux monuments : le Grand et lo Petit Palais, a été commo une invitation à des projets d'expositions continuellement renouvelées.En effet, ce serait vraiment trop dommage de ne point utiliser ces superbes édifices.Ce sont donc des séries d’expositions qui se succè dent les unes aux autres.Le Grand Palais u déjà donné l’hospitalité à l’exposition des automobiles, puis au Concours Hippique, et sitôt les lxixcs des chevaux seront-ils vides, on procédera à l’installation du Salon de peinture.Le Petit Palais n’a point voulu se laisser complètement devancer par son voisin d’en fnce, et le 1er mai, il ouvrira ses liellos portes de bronze doré pour accueillir la foule, qui montera les degrés en marbre afin d'admirer l’Exposition do l’Enfance.Cette exposition est uno omvro toute philanthropique.Les instigateurs ont eu la généreuse pensée do chercher à intéresser tout le mondo le plus possible à l’cnfanee, afin do venir en nido à l’enfance malheureuse.L’enfant ! ce mot évoque en notre esprit ce qu’il y a de plus beau, de plus pur, de plus heureux.Comme l’a si justement dit le divin poète de l’enfance, Victor Hugo, le front lo plus souillé se déride lorsque l'enfant parnît.Dieu semble avoir mis sur la terre l’enfant pour nous égayer éternellement de ses rires perlés, de scs joyeux ébats, et lorsque nous voyons un enfant pleurer, souffrir, cela nous semblo injuste, cruel, monstrueux.Cependant combien de ces petits êv'.oS sont voués à la misère, à la souffrance, au contact horrible du vice ; combien Font plus à plaindre que s’ils étaient orphelins 1 enfants d’un père ivrogne ou d'une mère infâme.Eh bien, c’est pour venir en aido à ces pauvres petits que des âmes nobles et charitables ont conçu les beaux projets dont on verra l’éxécu-tion dans les salles du Petit Palais.Grâce à la bienveillance du Secrétaire général, M, Rollet, nous avons pu visiter cetto intéressante exposition quinze jours avant l'ouverture officielle.C’est un va-et- vient continuel ; fiévreusement on hâte les travaux d’installation.Ce muséo de l’enfance comporte trois sections : lo La section artistique ou historique, comprenant des peintures, des sculptures, des médailles ayant trait à l’enfance.2o La section de l’enfant au foyer qui réunira jouets et images, meubles et costumes dont l’enfant est entouré dans son " home." 3o La section d’économie sociale, où seront exposés tous les objets ayant rapport à l’hygiène, à l’éducation, à renseignement, ainsi quo la préservation morale et la correction.Toutes ces dernières sections, qui sont assez arides, seront rendues aussi attrayantes et pittoresques que possible.Au hasard do la plume, nous avons pu prendre quelques notes rapides uu milieu des chefs-d’œuvre artistiques aironcelés pêle-mêle le long des murs en attendant qu’on puisse désigner leurs places.Citons entre autres une fort curieuse petite toile représentant deux enfants revêtus de magnifi-fiques habits moyen-âge.Ce sont des petits princes de la maison de Saxe-Cubourg, par conséquent des ancêtres du roi Edouard VII d’Angleterre, peints vers lo commencement du X Vie siècle par Lucas Cranach.On sait que co peintre allemand no savait pas signer son nom et quo tous ses tableaux portent comme signature un minuscule serpent.Voici deux superbes portraits d’onfant do sir Joshua Reynolds, l’un représentant un petit garçon vêtu d’un justaucorps et d’un haut-de-chausses île couleur buffle.Lo duc de Cuzes a prêté un ravissant pastel du petit Louis XVII, point par Ducru.Dans une vitrine, nous apercevons une curieuse et naïve petite tête en bois sculpté, Henri IV enfant, exécuté par Germain Pilon.Un peu plus loin, nous nous arrêtons devant un grand portrait en pied d’Alexandre Dumas Ills, lorsqu’il était enfant, peint par Boullangé.C’est un petit garçon aux cheveux roux, épars en désordre sur ses épaules, et aux grands yeux bleus rêveurs ; il est debout dans lin parc planté de grands arbres, la main poséo sur son cerceau.Rien no pouvait faire prévoir on cel enfant plutôt chétif et malingre, l’illustre écrivain qui devait consommer le triomphe de Sarah Bernhardt en lui créant le rôle do lu Dame aux Camélia'.Un joli portrait du petit duc du Muiiic par Pierre Mignard arrête nos regards.L'impératrice Eugénie a prêté le berceau du Prince Impérial ; il est posé sur un socle et voilé do draperies vieil or.Discrètement, d’une main qui semble presque profane, nous écartons les voiles et nous apercevons un véritable chef-d’œuvre, d’art.11 est do bois des îles et de bronze ciselé.Les côtés en sont ornés de uperbes émaux représentant dos femmes et des attributs allégoriques se détachant en blanc sur un fond bleu de roi.A la tète du berceau, une femme drapée, admirablement ciselée en bronze, élève les bras et tient uno cuuronno au-dessus do l’oreiller de satin bleu pftlo, où devait reposer la tôle de l'impérial enfant.D'exquises figures de femmes, d'ainours et d’aigles sont disséminés à profusion à l’avant, à l’arrière et sur les côtés du berceau.Pauvre petit Prince impérial ! Combien triste fut sa destinée ! Petit neveu du grand Bonaparte, il ouvrit les yeux a la lumière dans ce fastueux berceau que nous voyons aujourd'hui et tout semblait prédire un avenir du tambour et de gloire au petit prince.lléhiN ! les guerres, les révolutions intestines chassèrent du trône son père et Louis-Napoléon grandit dans l'exil, sur le sol étranger.Dans l'impossibilité de combattre pour sa patrie, l'ardeur fougueuse qui laïuillounait en scs veines lui inspira la généreuse pensée d’aller se battre en Afrique pour l’Angleterre qui l’avait si hospitalièrement accueilli.Ilélas ! la lance d'un sauvage Zoulou coupa court la trame de cette jeune vie si pleine de belles espérances, et une mère éternellement endeuillée resta seulo pour pleurer le fils de son veuvage.Dans la première salle de la partie du muséu dédiée à l’enfant «a foyer, so trouve une crèche monumentale avec des roches, des arbres, des grottes, animées par cinq cents personua gos en bois sculpté, rois, nmges et bergers venant adorer l'enfant divin en son humble berceau.Dans les vitrines sont exposés quantité d’objets ayant appartenu à d’illustres enfants.Ainsi nous voyons les euhirrs de dovoirs d’Edouard Détaillé enluminés en marge do dessins et de croquis, de chevaux et do batailles, signes évélateurs du précoce génio de l’illuHtre peintre de la Reddition d'Huniugue et de la Charge des Cuirassiers.Et toutes ces belles œuvres, tous ces souvenirs d'enfants du pusse sont assemblés là pour nous émouvoir, pour attendrir nos cœurs, afin que nous ouvrions grandes nos bourses pour venir en aide aux enfants malheureux.Parmi les dames patronesses figurent les plus grands noms de France : la duchesse de Rohan, la princesse de Wogram, la duchesso d’Uzès, In comtesse de Castellane, la comtesse de Périgord.Toutes ces nobles patriciennes se font humbles poLi implorer notre charité : Donnez, donnez aux pauvres nnfunts ! Arrachez à la misère, au crime, ceux que Dieu fit naître pour In joie et le bonheur ! Lily Butler t3T A ceux qui désirent ne procurer de la tapisserie aux patrons les plus nouveaux et les plus variés, nous conseillons d’aller à la librairie J.E.Prévost fils.Un choix auptrbe de tapisserie avec bordures splendides, à | rix très bas vient d’y arriver. L’AVENIR DU NORD, 9 MAI 1901 L./* f=7*ÏV!ïliUE L'enivrement du succès, la fièvre et la lutte éloignent* l’homme do la familles ou l’y font vivre eu étranger, et bientôt il ne trouve plus de charmes aux choses «pii l’ont d’abord séduit.Mais que l’insuccès arrive, (pie le vent froid so.t fl le un peu foi fc, l’homme se replie sur lui même, il cherche tout près de lui quelqu'un qui soutienne ses défaillances, un sentiment (pii remplace sou rêve évanoui, et il penche son front vers son enfant ; il prend la main de sa femme et la serre.Il semble inviter ces deux êtres a partager son fardeau.Kn voyant des larmes dans les yeux de ceux qu’il aime, les siennes lui paraissent diminuées d’autant.Il semble que les douleurs morales aient les mêmes diets que les douleurs physiques.Le mal heureux qui se noie s’attache aux roseaux ; de même l'homme dont le cœur se brise serre sa femme et son enfant contre lui.Il demande à son tour aide, protection, chaleur, et c’est chose touchante que de voir le plus fort s’abriter dans les bras du plus faible et retrouver cou rage dans son baiser.Les enfants ont l’instinct do tout cela, et l’émotion la plus vive qu’ils puissent éprouver est celle qu’ils ressentent en voyant leur père pleurer.Rappelez-vous, cher lecteur, vos plus lointains souvenirs, cherchez dans ce passé qui vous apparaît d’autant plus net que vous êtes plus loin.Avez-vous vu une fois rentrer le père à la maison, puis s’asseoir au foyer avec line larme dans les yeux ?—Vous n’avez pas osé l’approcher d’abord, tant vous sentiez sa douleur profonde.—Connue il fallait qu’il fût malheureux pour que ses yeux fussent humides ! Alors vous avez senti qu’un lien vous attachait à ce pauvre homme, que son malheur vous frappait aussi, qu’une part vous revenait de droit, et que vous étiez atteint puisque le père l’était.Personne ne comprend mieux que l’enfant cette solidarité de la famille à laquelle il doit tout.Vous avez donc ressenti tout cela ; votre cœur s’est gonflé dans le petit coin où vous étiez resté silencieux, et les sanglots ont éclaté, tandis que, sans savoir pourquoi, vous tendiez vos bras vers le vieil ami.Il s’est retourné, il a tout compris, il n’a pu contenir sa douleur davantage, et vous êtes restés enlacés dans les bras l’un de l’autre, pè re, mère et enfant, sans vous rien dire, mais vous regardant et vous comprenant.‘?Saviez-vous, cependant, la cause du chagrin de ce pauvre homme ?En aucune fnçon Et voilà pourquoi l’on a poétisé l'amour filial et l’amour paternel, pourquoi la famille est-dite sainte ; c'est qu’on y retrouve la source même du besoin de s’aimer, de s’entr’aider, (te se soutenir, qui de temps à autre se répand sui la société tout entière, mais à l'état d’éclio allai bli.Ce n'est que de loin en loin dans l’histoire que l’on voit tout un peuple se grouper, se replier sur lui-même et frissonner du même frisson.Il faut lin bouleversement eflfroyable pour qu’un million d'hommes se tendent la main et se comprennent en se regardant ; il faut un oTort surhumain pour que la famille devienne la nation, et que les limites du foyer s’étendent jusqu’aux frontières.Il suflit d’une plainte, d’une souffrance, d’uno larme, pour qu’un homme, une femme et lin enfant confondent leurs trois cœurs en un seul, et sentent qu’ils ne font qu’un.• Raillez le mariage, la chose est aisée.Tous les contrats humains sont entachés d erreur, et l’erreur est toujours comique pour ceux qui n’en sont pas victimes.—Il est des maris trompés, la chose est certaine, et lorsqu’on voit choir un homme, se serait-il fracassé la tête, 1» premier mouvement est d’éclater de lire.Le là l'immense et éternelle gaieté qui saine Sga-narello.Mais fouillez au fond et voy< z que sous toutes ces misères, sous toute cette poussière de petites vanités déçues, ti ci rcurs ridicules et de passions comiques, se cache le pivot mémo (h la société, et constatez qu’en cela tout est pour le mieux, puisque ce sentiment de la famille, qui est la base du monde, en est aussi la cou solation et la joie.L’honneur et le respect du drapeau, l’amour do la patrie, tout ce qui pousse l’homme à se dévouer pour quelque chose ou quelqu'un qui n’est pas lui, dérivent de ce .sentiment-là, et c’est on lu:, on peut le dire, qu’est la source d’où découlent les grands fleuves où se désaltè-ic le cœur humain.Egoïsme à trois ! dites-vous.— Qu’importe, si cet égoïsme engendre le dévouement ! Reprocherez-vous au papillon d’avoir été chenille ?Ne m’accusez, pas en tout cela d’exagération ou de lyrisme.Oui, la vie de famille est bien souvent calme et prosaïque, le pot-au-feu qui figure dans ses armes n’a point été mis là sans raison ; je le reconnais.Au mari qui viendrait me diro : ii Monsieur, voici deux jours de suite que je m’endors au coin du feu,u —je répondrais: h Vous êtes trop paresseux, niais enfin je vous comprends, h Je comprends aussi que la trompette île bébé est bruyante, que les bijoux sont horriblement chers, que les volants de dentelle et les garnitures de zibeline le sont également, que le liai est fastidieux, que madame a ses vapeurs, ses niaiseries, scs exigences ; je comprends enfin qu’un homme auquel la caméra sourit considère sa femme et son enfant comme deux bâtons placés entre ses jambes.Mais je l’attends, l'homme heureux, au 1110 ment où son front se plissera, où la déception lui tombera sur la tête comme une calotte de plomb et où, ramassant les deux bâtons qu’il a maudits, il s'en fera deux béquilles.J’admets qu’Alexandre, le Grand, Napoléon 1er et tous les demi-dieux de l'humanité n’aient ressenti qu’a de rares intervalles le charme d’ê-cre père ou époux ; mais nous autres pauvres petits hommes (pii sommes moins occupés, il faut que nous soyons l’un ou l’autre.Je ne crois pas aux vieux célibataire heureux, je no crois pas au bonheur do tous les êtres qui, par folie ou calcul, sc sont soustraits à la meilleure des lois sociales.On en a dit long sur ce sujet-là, et je ne veux pas augmenter le dossier do ce volumineux procès ; mais, avouez-le franchement, vous tous qui avez entendu le cri de votre nouveau-né et qui avez senti votie cœur tinter comme un verre qui va se briser, avouez, à moins que vous no soyez idiots, avouez que vous vous êtes dit : n Je suis dans le vrai, dans le Ikïau et dans le bon.Là, et là seuleincut, est le rôle de l’homme.J’entre dans la voie battue, frayée, mais droi te ; je traverserai les landes monotones, mais chacun de mes pas me rapproche du clocher.Je ne suis point errant dans la vie, je marcho ; je soulève de mes pieds la poussière où mon père a mis les siens.Mon enfant, sur cette même route, retrouvera la trace de mes pas, et peut-être, en voyant que je n’ai point failli, dira : n Faisons comme le pauvre vieux, et ne nous perdons pas dans les terres labourées.n Si le mot suint a encore un sens, en dépit du métier qu’on lui a fait faire, je no vois pas qu'on {misse s’en mieux servir qu’en le plaçant à côté du mot famille.On parle de progrès, de justice, de bien-être général, de politique infaillible, île patriotisme et de dévouement.J’en suis, morbleu ! de toutes ces bonnes choses là1 mais tout ce brillant horizon se résume en ces trois mots: aimer son voisin, et c’est précisément, à mon avis du moins, la chose qu’on oublie d’enseigner.Aimer son voisin, c’est simple comme bonjour ; mais c’est le diable que de rencontrer ce sentiment si naturel.Il y a des gens (pii vous en montrent la graine clans le creux de la main ; mais ceux là même qui en font commerce, de cette graine précieuse, sont les derniers à vous en montrer la feuille.Eh bien ! mon bon lecteur, cette petite plante, cjui devrait pousser en France comme le coquelicot dans les blés, cette plante qu’on a jamais vue plus haute (pie le cresson do fontaine, et qui devrait dépasser les chênes, cette piuntc introuvable, je sais où elle est.Elle est au coin du foyer domestique, entre la pelle et la pincette, à côté du pot au-feu ; c’est la qu’elle sc perpétue, et si elle existe encore, c’est à la famille qu’on la doit.J’aime, à peu de chose près, tous les philanthropes et et tous les sauveurs d’humanités ; mais je n’ai foi qu’en ceux (pii ont appris à aimer les au très en embrassant leurs enfants.On ne refera pas l’homme pour satisfaire le besoin des théories humanitaires; l’homme est égoïste ; et il aime avant tout ceux (pii l’entourent.Voilà le sentiment humain et naturel : c’e«t celui-là qu’il faut élargir, étendre et cultiver En un mot, c’est dans l’amour de la famille qu'est compris l’amour de lu patrie, et, par suite, celui de riiumanité.C’est avec les pères qu’on fait des citoyens L’homme n’a pas trente six mobiles; il n’en a qu’un dans le cœur ; ne le discutez pas et profitez-en.L’uflection gagne de proche en proche.L’amour à trois, lorsqu’il est vigoureux, veut bientôt plus d’espace ; il recule les murs de la maison, et petit à petit il invite les voisins.L’important est donc de le faire naître, cet amour à trois; car c’est folie, j’cîi ai peur, que d'imposer tout d’abord au cœur do l'homme, l’espèce humaine entière.On n’avale pas du coup et sans préparation d'aussi gros morceaux.C’est pourquoi j’ai toujours pensé qu’avec les nombreux sous donnés pour le rachat des petits Chinois on aurait pu, en France, faire pétiller la flamme dans des cheminées où elle ne " plus; faire briller bien des yeux au tour d’une soupe fumante ; réchauffer des mu res transies, faire sourire des bébés amaigris, redonner à de pauvres découragés plaisir et bonheur à rentrer au logis.Que de gros baisers français vous auriez fait onner avec tons ces gros unis ! et, par suite, jue! coup d’anosoir pour la petite plante que vous savez ! n Mais alors que serait devenu le commerce des petits Chinois ?n Que voulez-vous ?nous y songerons plus tard ; il faut savoir aimer les siens avant de pouvoir aimer ceux des autres.Cela est brutal, égoïste, mais vous n’y changerez rien ; c’est avec les petits défauts que .’on construit 1rs grandes vertus.Et, après lout, gardez vous de gémir ; cet égoïsme-là est îa première pierre de ce grand monument—entouré d’échafaudages peur le moment—que l’on nomme la société.Cl IJSTAVK DllOZ.Sauvèrent leurenfaqt M.T.\Y.Doxlntcr exprime lu reconnaissance d’un l3ère Sa petite fille fut atteinte de maladie de co ur et les médecins disaient iju’el/e était ir.curable.Les Pilules Poses du Dr Williams lui ont donné la sauté.Du n Sun n de Belleville, mit.: M.T.AV.Doxtater est un Cultivateur à l’aise, qui demeure à Sydney, près de Belleville.M.Doxtater et son épouse font les plus grands éloges des Pilules Roses du Dr Williams, parce qu’elles ont sauvé la vie de leur petite fille.Un reporter du n Sun n est aller voir M.Dox tater pour obtenir des faits au sujet de la maladie et de la guérison de sa petite fille, et voici ce que ce père reconnaissant- dit : n Oui nous avons grandement raison de faire des éloges des Pilules Roses du Dr Williams.Je pense qu'elles valent dix fois leur pesant d’or.A l’âge de dix ans, notio petite Clara fut atteinte d’une maladie que les médecins désignèrent sous le nom de maladie de cœur.Jusqu’alors, elle avait toujours éié forte et en santé.Elle commença d'aoril par avoir der abaissements que arrivaient suuduinemcnt Naus consultâmes un médecin, sous les soins duquel elle fut pendant quelque temps, mais idle n’en reçut aucun bien.Son état même empirait.Alors, nous fîmes venir un autre médecin, et il nous dit qu’il avait peu d’espoir de la guérir.Elle gardait alors le lit et elle fut pendant trois mois aussi faible qu’un enfant.Dans quelques-uns de ses affaissements idle avait des convulsions.Son appétit semblait être entièrement disparu et elle devint semblable à un squelette vivant.A cette époque, je lus les détails d’une guérison opérée par l’usage des Pilules Roses du Dr Williams, ce qui me donna de l’espoir, et je résolus de les faire essayer à notre petité fille.le m’en procurai d’abord une boîte, et après les avoir prises, ça santé sembla s’être améliorée.J'en achetai cinq autres Ixjî tes, ot qu’en elle eût fini de les prendre, elle était en aussi bonne santé (pie n’inporte quel enfant du voisinage ; aussi «gilc qu’un grillon.Elle n’a pas manqué l’école depuis dix huit mois, et n’a jamais ressenti les symptômes de son ancienne maladie.J’attribues sa guérison entièrement à l’usngo des Pilules lloses du Dr Williams ; et si quelqu'un doute de la vérité do cette déclaration, dites leur de venir nous voir ma femme et moi.n Les Pilules Roses du Dr Williams sont tout aussi précieuses pour les enfants que pour les adultes, et les enfants chétifs profiteront et engraisseront, s’ils prennent ce remède, qui est sans égal pour purifier le sang et renforcer le cerveau, le corps et les nerfs.En vente chez tous les marchuds, ou envoyées franco par la poste, à 50c la boite, ou six l>oîtcs pour §2.50, en s’adressant à la Dr Williams Medicine Co., Brockville, Ont.Ne vous laissez pas persuader d'essayer quelque chose que l’on dit être tout aussi bon.Notes et observations Je viens du lire une n Causerie n de M.J.I).Chartrund parue déjà depuis assez longtemps dans la n Presse n sur le n Collège Mili taire Royal n de Kingston.L’auteur, qui est canadien avant tout, veut créer un mouvement parmi la jeunesse canadienne vers cette institution ; son icuvre est à la fois nationale et et philanthropique.-Mais j’y relèverai cependant un point ou deux qui ont soulevé en moi mes susceptibilités de Canadien français.L’auteur de la >i Causerie m prône la nécessité d’un fusionnement intellectuel entre messieurs les Anglais et nous Canadiens.„ Il faut dit l’auteur, que nous apprenions à les connaître.Par conséquent d faut vivre de leur vie et se mêler à eux.n Mais je.vous le demande : Kst ce toujours à nous Canadiens français de poussci de l'avant?faut-il donc parce que nous voulons la paix et la concorde que nous nous inclinions sans cesse devant nos vainqueurs de 1700.Nous avons déjà donné notre part de concessions.Nous avons fait plus que notre devoir et pour avoir l’équilibre dans la balance que vous nous présentez, faut-il donc que nous y laissions encore une fois couler notre sang.Nous voulons bien faire des concessions aux Anglais, mais nous voulons en recevoir.Qu’ils apprennent notre langue comme nous apprenons la leur, qu’on respecte nos droits et nos institutions comme nous le faisons vis-à vis les leurs.Nous ne sommes pas de ceux qui font sans cesse la courbette pour faire plaisir au vainqueur.Nous voulons vivre côte-à-côte avec les fils d’Abion mais nous 11e voulons pas être esclaves.Notre devoir nous l'avons fait et nous demandons une part égale avec des droit égaux.Quand au fusionnement intellectuel, i! n’est ni possible ni désirable.Car les peuples sont comme les individus et ils ne peuvent grandir et se développer qu’en autant qu’ils restent fidèles à eux-mêmes, à leur tempérament et à leurs qualités natives.Or la race française n'a jamais été constituée pour se fusionner avec l’Anglais.Et nous Canadiens français, qui sommes ce qu’étaient nos ancêtres, nous n’en voudrons jamais.Et avant que le Canadien laisse échapper de son cœur ces paroles d adieu que les gladiateurs romains lançaient en passant devant la loge de César, le Saint-Laurent aura cessé de transporter ses eaux pures vers l'océan.Plt'.'COLINO Montréal fl mai 11)01.Au GoqseiS de Ville Lunch dernier, le conseil a siégé.Son Hou mm r le maire Godiller a lu au conseil une lettre du ministre de l’agiiculturc au sujet du concasseur que le conseil municipal avair.demandé au gouvernement.D’après cette lettre, le conseil de ville doit s’adresser au conseil de comté qui fera lui même la demande au gouvernement pour obtenir une subvention égale à la moitié du coût d’un concasseur.X Le conseiller Prévost, appuyé par le conseiller Villeneuve, propose : Que le maire fasse il es démarches auprès de la compagnie du Pacifique canadien pour obtenir un billtt spécial a prix réduit, une fois par semaine, entre Label le et Saint-Jérôme, ou, si c'est impossible entre ces deux localités, de l’obtenir entre Sainte-Agathe et Saint Jérôme, et aussi d’obtenir que le train spécial du samedi arrête â Saint-Jérôme, parce que les citoyens de cette dernière ville ont souvent afluire â Sainte Agathe, sut tout le samedi.X Ordre est donné au secrétaire-trésorier de donner avis public, alliché et lu â la porte de l’église, dimanche prochain, (pie le lundi, 13 courant, il vendra au plus bas enchérisseur les travaux d’arrosage dans les parties de la ville qui sont mentionnées dans le Règlement No 14.Ce sont les rues : Saint-Georges et Lubelle, de puis chez M.Gihault, jusqu’à la rue Sainte-Virginie ; rue Sain te-Virginie jusqu’au terrain de la fabrique ; les rues Sainte-Julie et Sainte Anne jusqu’au chemin de fer; rue Sainte Marie ; rue Sainte-Thérèse, de chez M.Simeon Mouette jusqu’au collège.Affaires municipales La beauté et la sûreté de notre ville Une question importante regardant la beauté des rues de notre ville est venue sur le tapis à la dernière séance du conseil.A ce propos il y a deux règlements municipaux trop peu connus.Le plus vieux date du 3 octobre IS87.Nous en donnons ici les points principaux.n Toute rue nouvelle ne pourra avoir moins que cinquante pieds de largeur y compris les trottoirs de chaque côté lesquels devront être au moins de -I pieds de largeur.(D’après une loi statutaire passée depuis au gouvernement de Québec, toute rue nouvelle doit mesurer (J(ï pieds y coin-pris les trottoirs.) n Aucune construction nouvelle ne sera faite sur les rues actuelles sans que le propriétaire ne demande au conseil de fixer l’alignement de la rue et tout propropriétaire qui aura construit une bâtisse sans se conformer à cet article du présent règlement sera poursuivi devant toute cour de justice si cette bâtisse est trouvée projetant en dedans de l’alignement de la rue adopté par le conseil, n 11 est bon que les propriétaires connaissent ce Règlement et s’y soumettent.11 en existe un autre depuis le 7 juin 1897 qui est aussi d’une grande importance, dont dépend la beauté de nos principales rues et qui est de nature à nous prémunir contre les incendies.Nous le donnons en entier: REGLEMENT No 24 A HT.I.Aucune bâtisse ne sera construite à l’avenir dnns les limites de la ville de Saint-Jérôme, sans être couverte en tôle, ou ardoise, ou zinc, ou fer blanc, ou gravier, ou toute autre composition à l’épreuve du feu ; et les dalles et coupe-feu devront aussi être recouverts de l’un desdits matériaux.a ht.II.L’usage du bardeau en bois pour couverture est strictement défendu et prohibé â l’avenir pour les constructions pii seront érigées dans les limites do la ville de Saint-Jérôme.A HT.111.Toutes constructions, maisons, étables, hangars et autres bâtisses sur les rues Libelle et Saint-Georges de la ville de Saint-Jérôme, a partir de la rue et vis-à-vis la rue Conception jusqu'à la ruo cl vis-à-vis la rue Sainte-Virginie, devront, à l’avenir, être construites en pierres, briques ou lambrissées en briques ou recouvertes en tôle ou en fer blanc.A ht.IV.La construction en bois des maisons ou autres bâtisses sur les parties des rues mentionnées en l'article 111 est strictement défendue et prohibée à l'avenir.A HT.V.Toutes personnes qui enfreindront aucun des articles du présent règlement seront passibles d’une amende dopas moins de 82 ni de plus de s20 pour chaque inli action ou d Un emprisonnement de pas moins de 8 jours ni de plus de 30 jours à la discrétion du tribunal ; et seront tenues, en pius, de démolir l’ouvrage fait, la corporation, dans tous les cas, ayant le droit de faire défaire les ti avaux des propriétaires qui ne sc seront pas conformés au présent règlement.C'est du Mal d'Estsaae et de Rognons Dort je souffrais, t’it fl Joseph Lambert, lorsque j'ai commencé à prendre les PILULES flORO.G ___________ L’homme doit avant tout Lien digérer les vivres qu’il prend trois fois par jour, pour soutenir et ai;g inenter ses forces.Un repas mal digcié cause des malaises et des fatigues au lieu d’apporter cette nouvelle force, cette vigueur et ce bien-être que l’homme éprouve après un bon repas, pris avec appétit et avec la conviction qu’il sera bien digéré.L’homme qui souffre de dyspepsie se lève le matin la langue chargée et la bouche mauvaise, il a mal au cœur, quelquefois il vomit, ses repas goûtent mauvais et digèrent très mal.Il travaille avec peine toute la journée, il est morose et malheureux, tous les dyspeptiques ont des idées noires.Tout homme qui a à gagner sa vie au bout de ses bras, a besoin d'un bon estomac, ou bien il r.c pourra résister longtemps et sera vite obligé de laisser sou travail.Le remède par excellence pour guérir ces troubles et donner de la force aux hommes faibles sont les Pilules Moro.Lisez plutôt le témoignage de M.Lambert : M.JOSEPH LAMBERT.“ Lorsque je commençai à prendre “ les Pilules Moro, j’étais arrête de Ira-44 vaillerdepuis troismois.J'étais cm-44 ployé dans un moulin et l’ouvrage que “ je faisais était assez dur.“ Je souffrais de cette maladie ilcpui 11 deux ans ; c’était mou estomac ctuu .“ rognons qui me faisaient souffrir.J.“ continuai cependant à travailler ans-“ longtemps que je pus, mais à la fin, j “ fus obligé de laisser mon ouv.agc “ m’étant impossible de travailler un.“ minute de plus.“ C’est là qn'après avoir consulté v ” grand nombre de médecins, je i 14 décidai de prendre les Pilules Mo; “ Elles me firent dès le commencemc;.“ un grand bien et eu aidantmou app “ tit et ma digestion nie guérirent d 44 mes autres troubles.Elles sont le sei 44 remède qui m’ait donné du soulngi 41 meut.Pour la dyspepsie et pour do: 44 nerdes forces à un homme faible, elle 44 sont certainement la meilleure médi 44 cine possible à prendre.” JOSEPH LAMBERT, Boite 174.Augusta, Maine.Les Pilules Moro guérissent aussi, à part la dyspepsie et le mal de rognons, toutes les autres mala clics dont les hommes ont si suivent à souffrir, comme le rhum tisme, l'es douleurs de névralgn les maux de tête, les humeur: l’impureté du sang, et dès qu’un homme commence à se sentir faible, il devrait les prendre, afin de ne pas être obligé de laisser son ouvrage, comme l'a fait Monsieur Lambert.Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro peuvent être vus à leur bureau, au No.1724 rue Ste-Catlierine, tous les jours de la semaine excepté le dimanche, jusqu’à huit heures du soir.Aux hommes qui demeurent à la campagne et qui 11e peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu’un petit livret •rempli de conseils et d’avis.Les consultations par lettres sont aussi gratuites et absolument confidentielles.Les Pilules Moro se vendent 50c.la boîte, ou six boites pour $2.50.Si votre marchand ne les tient pas, elles,vous seront envoyées sur réception du prix.Adressez vos lettres comme suit : COMPAGNIE MEDICALE MORO.1724 rut SU-Cithtrine, Montréal.Ce règlement est bien clair et les devoirs des propriétaires aussi.Malheureusement par ignorance et négligence de la part di.conseil, ce règlement a été peu suivi jus qu’à présent.Il est de l’intérêt de toute la ville qu il soit remis en vigueur.Nouvelles de Ste - Aune des Plaixxes — C’est avec peine que nous avons appris lo départ de la Rvde.Sœur Marie-Elisabeth pour la maison mère de sa communauté, à Laehine.Il y a trois semaines, elle était forcée par la maladie d'abandonner l’enseignement, ot comme sa santé ne s’améliorait pas, elle dut quitter le couvent de Sainte-Aime.Elle emporte la sympathie de tous ceux qui la connaissent et pi incipalcment de celles pour qui ses forces se sont épuisées en leur donnant le pain de l’intelligence et l’exemple d’un dévouement sans bornes.— La pieuse coutume de faire le mois de Marie est régulièrement conservée par nos braves citoyens.C'est un spectacle édifiant de voir tous les soirs une foule nombreuse se rendre à notre chapelle.Lo ltév.G.Dugas qui donne les instructions pour la circonstance, intéiesse vivement son lombreux auditoire autant par ses p iroles con-rainiantes que par l’étendue du savoir que nous lui connaissons déjà.— Mardi dernier, M.Pierre I.ajzon conduisait à l’autel Mlle Lodia Forget, tous deux de cette paroisse.— M.Théophile Miller, de Saint Placide, était en promenade chez son fils M.Jos.Miller, instituteur de notre école modèle.___Notre village vient d’être doté d’une nouvelle couturière, paraît il.Celles qui désirent une toilette u fin de siècle n pourront s’adresser à Mme Vve.Massi.Son domicile est chez M.Horace Pat-ry.Hhlimii.o.— Comme le public le sait déjà, M.J.P.Durand a acheté la pharmacie du Dr C.D.Longpré.M.Durand a été seize ans au service de MM.Laviolette ifc Nelson pharmaciens bien connus de Montréal.Prix modérés; attention délicate pour les clients, drogues, remèdes brevetés, parfumerie do première qualité, c’est ce que l’on trouvera toujours à la pharmacie Durand.En face du marché.Téléphone No 48.No 54 — RIEN DE TEL Rien de tel que le Baume Rhumal contre les affections dt la gorge et des poumons.La vallée de la Saskatchewan Manitoba ET LE Kotivel O n t a.t* i o Pour toutes informations, cartes, pamphlets, etc., s’adresser à L.O.ARMSTRONG.Agent de Colonisation, Can.Pac.liy., MONTRÉAL Le Vin des Carmes Le seul vin médicinal dont la composition est réellement connue des Médecins.DOSE :— Un demi-verre à vin avant chaque repas.Le meilleur Tonique Dans la convalescence de toutes les maladies Anémie, Pâles couleurs, Eu iblessc générale Les irrégularités de certaines fonctions particulières au sexe, Manque d'appétit, Digestions lentes Douleurs à l’estomac après le repas.Migraines, Brûlements d’estomac, Faiblesse musculaire, Constipation.Dans tous les cas de maladies qui causent l’épuisement ou la faiblesse généralisée, etc.Souverain pour les personnes âgées de même que pour les jeunes gens ou les jeunes personnes qui souffrent de croissance exagérée.¥ liées HOTEL-DIEU, Québec, 24 sept.1900 Messieurs.— Quelques-unes de nos jeunes sœurs souffrant d’Anémie, d’autres de Dyspepsie et d’autres de Débilité gé-gnérale, ont fait usage de votre VTN des CARMES, et jo suis heureuse de vous dire que chacune d’elles, après en avoir pris une seule bouteille, éprouve déjà une amélioration extraordinaire dans son état.Votre tiès humble servante, Sœuii Stu-Bauue, Supérieure Hôtel-Dieu du Précieux Sang, Québec ANALYSE OFFICIELLE Bureau de l’analyste, district de Québec Québec, H0 tiov.181)1) J’ai fait l’analyse du VIN DES CARMES et constaté que les principes actifs de la préparation sont conformes à la formule.Connue cette formule n’a d’intérêt que pour les médecins, ceux-ci pourront l’obtenir de votre bureau.Au point de vue médicinal, c’est un excellent vin que le VIN DES CARMES, appelé à rendre de grands services aux personnes faibles, aux convalescents anémiques, dyspepsiques, etc.C’est un bon tonique plus recommandable qu’un grand nombre de ces vins médicinaux qui sont sur le marché.Dr M.FISET, Analyste public.LE SEUL VIN MEDICINAL RECOMMANDE Québec, 13 février 11)00 Il y a déjà plusieurs années, j’ai prescrit diverses espèces de vin, généralement les plus recommandables dans le temps.Après avoir connu la formule du VIN DES CARMES, je l’ai (adonné dans un grand nombre de cas.Les résultats obtenus m’ont tellement satisfait que le seul vin médicinal que je recommande maintenant est le VIN DES CARMES.Dr J.A.GAUNEAU OU L’ON PEUT SE PROCURER LE VIN DES CARMES Ottawa, Dr F X Valade & Cie, S J Major, Ottawa Wine Vaults Co ; Chicoutimi, Côté, Boivin it Cie ; Nieolet, Dr W.Smith ; Trois-Rivières Dr L.P.Normand fi Cie ; Peterborough, Ont.James Lynch, Sharniaeieu ; Kingston, Ont., Pharmacie aines B.McLeod ; Sl-Charles de Belle-cliassse, John Lavallée; Montréal, Evans it Sons, Lyman, Knox and Co., Kerry, AVatson nnd Co., Liman Sons and Co., F.X.Saint-Charles ; Sherbrooke, C.A.French ; Lévis, A, Carrier et Fils ; W.Brunet et Cie.Québec, Dr Ed Morin et Cie, Nazaire Turcotte, J.E.Livemois.Agents généraux pour le Canada : /*.TOUSS^Tl^T &
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