L'Avenir du Nord, 16 janvier 1902, jeudi 16 janvier 1902
U.I Sixième Année — No 3.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, le 16 janvier 1902 ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de L£ MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME «DUS VERRONS PROSPERER UÇJ Flt$ PO SI JURENT Un an.Six mois Abo-p-pejnepts 1 $1.00 0.50 Jules-Edouard Prévost fils, Francœur Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Appopcea Le pouce : Un mois.“ Un an.\ $1.00 $3.00 é.SOMMAÏRE L’Avenir de la langue française au Canada (I) Ignotus L’histoiie d’un échevin (suite) Le Franc Feu le Dr L.A.Fortier Jep L’assemblée de Mercredi Léon ICatrouvy M.Jos.Leclair Tapdur Quéstions et Réflexions Le Franc Elections municipales, renseignements Nouvelles de St Jérôme “ de St Sauveur “ de St-Faustin “ de Ste-Adde Germaine, feuilleton Edm.About Etant obligés de consacrer, cette semaine, beaucoup d’espace aux questions municipales, nous remettons à.plus tard plusieurs articles reçus.Nous en demandons pardon à nos correspondants.Victoire Eclatante SUR 9 ELECTIONS LES EN GAGNENT LIBERAUX 6 de M.Bergf-.ron, battu à Montréal par 720 majorité pour son adversaire, M.Brunet.York-Ouest, le comté de Clarke Wallace passe aux libéraux.L’Islet, M.Caron, libéral, élu, Kingston, l’hon.Harty, libéral élu.Durham Ouest, M.Beith, libéral élu Queen’s (I.P.E.) M.Farquarhson, lib.élu.Dans laival, M.Léonard, conservateur, ne triomphe que par 15 voix de majorité, malgré la division des libéraux qui avaient deux candi dats.Hasting’s Ouest, M.Porteur, conserv.élu.Addington.M.Avery, conserv.élu.L’avertir de la larçgue française au Canada Depuis plus d’un quart de siècle je suis avec un intérêt grandissant, parfois avec angoisse, les vicissitudes de notre chère et belle langue au Canada.Avec beaucoup de patriotes, dont la sincérité n’est pas verbeuse, je me demande si elle est destinée à vivre, à se propager, à durer sur le sol de notre patrie.Car, pour moi, notre avenir national dépend essentiellement de notre langue.La langue est, au fond, le trait distinctif d’un peuple.Les mœurs, les habitudes, les institutions, les coutumes et la religion ne sont que des accessoirs, n’en déplaise à ceux qui vont répétant que pour être Français il faut être catholique.Après avoir étudié à ce point de vue l’histoire de France, j’ai acquis la conviction sincère que les protestants français aiment autant leur pays et parlent aussi bien leur langue que les catholique.Il en est absolument ainsi des protestants de langue française au Canada.Il faut être juste et cesser de répéter une erreur funeste.La langue étant le trait distinctif d’une nation, si elle progresse, s’épuise, s’enrichit et produit, on peut raisonnsblement conclure quo la nation qui la parle se développe, s’élève, s’instruit et s’y est comme établie définitivement.Ce phénomène est-il visible au Canada ?Je le crois.1.Le style des bons ouvrages publiés depuis vingt-cinq ans est fort supérieur à celui des ouvrages publiés avant.M.Fréchette a notamment enrichi notre langue de quelques centaines de beaux vers, qui resteront acquis.2.Les journaux sont mieux rédigés, beaucoup plus nombreux, et leur tirage est énorme.3.Le niveau de l’instruction s’est sensiblement relevé.Nos médecins, nos avocats, nas professeurs, nos prêtres sont plus instruits, parlent et écrivent un français plus correct, plus élégant et plus riche.Beaucoup de nos jeunes gradués vont parfaire leurs études à Paris et nous reviennent avec une langue plus pure et plus souple.4.La prédication et l’enseignement supérieur se font dans une langue parfois très châtiée.5.Un grand nombre de nos maisons d’éducation ont fait venir des professeurs et des religieuses de France.Tous s’appliquent à corriger notre style, notre accent et à chanter à nos oreilles ravies le beau parler de France.6.L’amour de la lecture et l’orgueil de la langue se sont développés d'une manière étonnante.7.Enfin, le nombre de ceux qui parlent français a presque doublé.Tels sont les principaux indices des progrès réels accomplis durant les vingt-cinq dernières annés, progrès qui me portent à croire, que la langue française s’implante chaque jour plus fortement dans le sol du Canada.Et pourtant, à côté de ces progrès réjouissants je constate des signes de décadence qui me serrent le cœur.1.D’abord le peuple parle moins bien qu'autrefois.Ecoutez les vieillards de nos campagnes.Us ont conservé le génie de la langue : Le mot propre, le proverbe, le dicton, le tour, l’allure de la phrase, tout prouve qu’ils ont conservé l’héritage de notre vieille langue, si nerveuse et si alerte.Les jeunes, par contre, ont une phrase incorrecte, indécise, incolore, émaillée d’anglicismes.Les ouvriers des villes surtout ont presque oublié le vocabulaire de leurs métiers.Les termes anglais remplacent les termes français.Les verbes sont presque tous anglais : driller, plastrer, clabor-iler, etc.2.L’anglicisme gagne du terrain partout.Voilà le véritable et le grand ennemi de notre langue.Il se glisse nonseu-lement dans la bouche de l'ouvrier, mais dans celle de l’instituteur, de l’orateur, du médecin, du juriste, et sous la plume du journaliste.Celui-ci est le graud coupable, le grand corrupteur de notre langue.Lisez, par exemple, les faits divers et les annonces de la Patrie et de la Presse.C’est à s’arracher les cheveux de désespoir.3.La langue s'est appauvrie.A l’exception de quelques hommes instruits, qui vont se retremper à Paris, ou qui ne lisent que des journaux et des livres de Fronce, les Canadiens-français ne parlent plus qu’une langue pauvre, sèche, veule et dépouillée de saveur.Eloignement de la France, contact journalier des Anglais.4.Enfin, presque tous nos hommes instruits qui écrivent bien et qui parlent encore mieux en public, se négligent honteusement en conversation.J’en connais qui ne rougissent pas de parler au peuple dans son propre charabia.Ceux-là sont bien coupables ! Notre peuple n’nst pas ignorant du français au point de ne pouvoir comprendre celui qui lui parle correctement.J’en ai fait l’expérience à maintes reprises.Evitez les termes techniques, mais parlez-lui la langue la plus riche, la plus souple, la plus imagée, la plus spirituelle, et il vous comprendra et vous admirera.Les lecteurs de 1’Avenir du Nord qui ont entendu l’admirable discours de M.Bourassa, à Saint-Jérôme, en décembre 1900, savent que je dis vrai.Admirable par le fond, par la forme et par le débit, ce discours avait frappé de stupeur le3 conservateurs et jeté dans le délire les autres.Notre peuple aime donc notre langue.Or, ce qu’on aime ne peut mourir.Ignotus.(A suivre) L'HISTOIRE D’UN ECHEIIIN Dédiée aux contribuables du quartier Saint-Joseph.(Suite) La personnalité de l’échevin Nantel est un sujet fécond pour qui veut l’approfondir.Ce numéro est le dernier avant la votation et nous aurions encore dè longues colonnes à remplir sur lo compte de co représentant du peuple, qui n’a employé son autorité, son influence et son mandat que pour le plus grand désavantage des citoyens.Nous serons donc forcés d'etre bref, mais nous tâcherons d’être complet.COMMISSAIRE D'ECOLES Rappelons aux contribuables la conduite de M.Nantel i la commission scolaire, et voyons si, comme au conseil do ville, il y a démérité, la confiance de ses concitoyens.Et d’abord, est-il une histoire plus incroya ble et plus révoltante que celle du pont projeté, décidé, commencé, sous l’inspiration malsaine de M.Bruno Nantel et dont la construction a été arrêtée par la loi 1 A-t-on jamais ouï dire que des commissaires d’écoles aient 1s droit de construire des ponts ! A-t on jamais ouï dire qu’un représentant du peuple, qui se respecte et qui a do la conscience, fasse décider, à huis clos, un acte qu'il sait être illégal, une dépense,qu’il sait être répudiée par les contribuables ! A-t-on jamais ouï dire qu’un avocat renseigné sur les droits d’une commission scolaire se serve de son influence pour fairo poser à cette commission un acte illégal, et cela à son -propre profit ! A-t-on jamais ouï dire qu’un représentant du peuple fas so fi des intérêts de ses concitoyens et pousse l’indélicatesse jusqu’à faire décider, en depit do la loi, do l’équité et du bon sens, la construction d’un poDt aboutissant à ses propriétés, et qui devait en augmenter la vuleur ! Eh bien, telle est l’histoire de M.Bruno Nantel à la commission scolaiie.Hâtons nous de répéter ce que nous avons écrit plusieurs fois : il faut un pont au quartier Saint-Joseph, à notre avis, beaucoup plus haut que celui projeté, et, dans tous les cas, à l’endroit choisi par la majorité des intéressés.L’attitude de M.Nantel dans cette question, a été méprisante pour l’opinion bubliquedontil aurait dû so faire l’écho ; de plus, elle a été illégale et nous a valu un coûteux procès dont les frais s’élèvent à $1,472.00 d'après l’organe même de M.Nantol.La conduite do ce dernier a été blâmée par le jugement de Thon, juge Taschereau en Cour Supérieure.La commission scolaire a été condamnée et les travaux de ce pont, commencés un beau matin sans que personne eu eût été prévenu, ont été suspendus.Cependant, M.Nantel no s’est pas contenté d'avoir mis au monde ce pont illégitime.Il s'est entêté dans son attitude souverainement blâmable.Depuis plusieurs années, en dépit des jugements, malgré l’opinion publique, il a travaillé à la construction de ce pont.Dans ce but, cet homme pour qui le peuple n’est rien, n’a pas reculé devant aucune dépense, devant des frais exorbitants qui sont venus alourdir le poids déjà si énorme des taxes municipales.Pas un homme sincère, même parmi les ami les plus intimes de M.Nantel, no peut excuser sa conduite dans cette histoire du pont des commissaires.A nos justes et sévères critiques, de même qu'aux reproches mérités des contribuables, M.Nantel répond en disant que la construction d'un pont est une bonne chose et qu’il cherche avant tout !o bien de son quartier ! ! Oui, la construction d’un pont est une bonne chose, de même que la construction d’un aqueduc, que la construction de canaux d’égouts, sont d’autres bonnes choses.Mais, il en est des questions publiques comme des jolies fem mes : les meilleures peuvent être perverties.Or, M.Nantel a eu le talent de compromettre par ses assiduités illégales et incorrectes toutes les causes qu’il a touchées Il y a longtemps que le quartier Saint-Joseph aurait un pont et à la bonne place, si M.Nantel n’avai' pas commis les graves erreurs que tous les bons citoyens lui reprochent au jourd'hui.J*.*¦ CITOYEN Un électeur, avant de se servir de la puis sance de son vote, doit examiner avec soin la conduite de ceux qui briguent ses suffrages.C’est son devoir de s’informer si celui pour qui i! voteia sera digne de son mandat et lui fera honneur, non seulement comme homme d’afiai-res, mais comme citoj'en.Dans le cas présent, il s’agit d’un homme qui occupe un siège à l'hôtel de ville depuis six ans.Examinons donc si commo citoyen de Saint-Jérôme, ayant à cœur le bon renom et la beauté de notre ville, M.Bruno Nantel a fait son devoir.N’est-il pas très regrettable d’avoir à faire à l’échevin Nantel les reproches du genre de ceux qu’il mérite sur ce terrain.Il est déplorable que nous ayions à rappeler qu’en 1898 l’échevin Nantel a réussi par son influence prépondérante, à empêcher le conseil de ville de, payer les frais occasionnés par la solennelle réception faite par notre ville à Sa Grandeur Mgr Bruchési, lors de sa piemière visite épiscopale à Saint Jérôme.L’étroitesse d’esprit de l’échevin Nantel, qui, le lendemain, faisait voter des bonus du $50,000 et construi re des aqueducs de $89,000, a fait qu’une dépense de $40 encourue pour l’honneur de.St Jérôme a été récusée par le conseil et payée par le Dr J E.Prévost, M.J.B.Rolland et le Dr Emmanuel Fournier.Il n’est pas moins regrettable d’avoir à reprocher à l’échevin Nantel de s’être abstenu lors de la grande célébration de la fête nationale à Saint-Jerôme rn 1899.Le jour do cette solennelle et mémorable Saint-Jean-Baptiste, alors que tout le district de Terrebonne, pour ainsi dire, était réuni dans notre ville, es-que des personnages distingués rehaussaient la fête de leur présence, M.Nantel, le roi du conseil, s’est enfui à la pêche, dans les lues du nord.Etait-ce là faire œuvre de bon citoyen ?L'éclievin Nantel n’a t il pas commis un au tre acte des plus répréhensibles lorsqu’il a pro posé au conseil de ville de vendre les instruments de notre vieux corps de musique pour en payer les dettes, au lieu de lui souscrire l’aide pécuniaire traditionnelle.Tandis qu’à .Toilette, à Saint-Hyacinthe, dans plusieurs autres petites villes les conseils municipaux souscrivent des $200 par année pour encournger leur fanfare, ici, l’éclievin Nantel refuse cavalièrement à un vieux corps do musique comptant 50 années de service et dont l’histoire se confond avec celle de Saint-Jérôme, la légère somme de $50; il va même jusqu’à proposer la vente de ces instruments qui depuis un demi-siècle font vibrer l’enthousiusme dans nos fêtes religieuses et nationales ! En cette occasion, M.Bruno Nantel a-t-il fait honneur à son titre do citoyen 1 Et que d’autres faits le manque d’espace nous oblige de passer sous silence.Feu le Dr L A.Fortier Après avoir mis sous les yeux des citoyens les faits .indéniables qu’ils viennent de lire, nous leur demandons s’ils croient être de l’in térêt de notre ville d’avoir au nombre de scs échevins un homme tel que M.Bruno Nantel.Laissant de côté tout parti pris, toute exagération, tout fanatisme, nous croyons sincèrement qu’il vaut mieux pour nos finances délabrées, poui l’accord et l’union des esprits, pour la paix qui depuis si longtemps nous a désertés, pour le repos de notre bourse, pour l’honneur de notre ville, qu’il vaut mieux, disons-nous, que M.3runo Nantel disparaisse, pour quelque temps du moins, de la scène publique.Tout comme nous il a besoin que le silence se fasse sur lui.Nous espérons quo le peuple saura comprendre son devoir.Quant à nous, ’nous avons fait le nôtre en nous efforçant d’éclairer et do renseigner nos concitoyens sur l’histoire publique d’un homme qui, nous le répétons, est depuis six ans la cause de nos ennuis, de notre malheureuse discorde et du gaspillage des deniers publics.Le Franc.Le Dr L.A.Fortier, dont nous annoncions sa mort la semaine dernière, appartenait à cotte race de vigoureùx patriotes qui a illustré le district de Terrebonne.Son zèle et son influence n’ont pu se restreindre dans la pratique de sa pfession ; lo Dr Fortier ne B’est pas contenté d’être un médecin éclaiié, généreux et charitable, il a répondu à de plus grandes aspirations, à une vocaxion plus large, en se faisant politicien patriote, journaliste remarquable, écrivain sérieux.Franc et sincère, il a toujours été droit nu but.Ceux qui se souviennent de ses articles écrits dans L'Echo des Deux-Montagnes La Liberté et L’Avenir du A’ord savent que s’il a péché de quelque façon ce n’est que par un excès de franchise.Heureux de trouver à L'Avenir du Nord ses coudées franches et le franc parler qui le caractérisait lui-même, lo Dr Fortier est devo-nu, des les débuts de notre journal et à continué d’êtro un de nos collaborateurs assidus.Celui qui vient de disparaître laisse une ré putation enviable : celle d’un écrivain renseigné, d’un homme fi lèle à ses convictions et d’un patriote sincère.Studieux et observateur le Dr Fortier avait une passion : les livres.On l’a vu souvent négliger de se donner même le nécessuire pour pouvoir se procurer dos livres.On raconte mémo qu'un jour, il partit pour Montréal avec une somme assez rondelette dans le but do s’acheter des vêtements que la vétusté des siens rendait nécessaires.Il revint avec son habit râpé, mais chargé do volumes ! Il est regrettable quo la plume si bien trempée du Dr Fortier n’ait pu nous communiquer le fruit des recherches, des études et des observations de ce cerveau toujours en éveil.Comme médecin, il aurait eu d’intéressantes expériences à nous raconter dans le inonde do la suggestion do l’hypnotisme, du spiritisme dont il était un fervent.Toutefois le Dr Fortier n’a pas laissé sa plu-mo inactive.Il a collaboré à un très grand nombre de Journaux, entr’autres, à Lu Minerve, à L'ordre, au Nationa], à L’Opinion publique, à La Tribune., au Jlicn public, à Lu Patrie, à L’Echo des Deux-Montagnes à La Liberté à L’avenir du Nord.Nous regrettons profondément la disparition de cet homme distingué et nous présentons à sa familles nos sympathies et nos condoléances les plus sincères.Le docteur Fortier naquit à Stc Scholastique, dans lo comté des Deux-Montagnes, lo 18 août 1834, issu du mariage do Léonard Fortier, cultivateur, et do Thérèse Piché.Admis à la pratique de la médecine, il alla, à l’âge de 24ans (1858), s’établir à St-Clet, comté de Soulanges, où il exerça sa profession pendant seize années qui consacrèrent sa réputation d’habile et savant praticien.• En 1874, il rovint à SteScholastique, sa pa roisse natale, pour y continuer au milieu des siens la pratique de la médecine jusqu’en 1898, époque à laquelle il fut nommé par lo gouverne ment fédéral médecin du pénitencier do St-Vincent de Paul.A Sto-Scholastique comme à St-Clet, lo docteur Fortier passa par tous les honneurs municipaux et occupa les postes do confianeo qu’offrent ordinairement nos campngnes ; il fut préfet du comté de Soulangu is et Saint Joseph, mais à condition que ce j ont aboutisse à ses propriétés.M.Nantel parle rie perception entière des taxes dues.'Mais ça n’est pas une nouveauté : c’est à quoi travaille depuis longtemps le co mité des finances.M.Nantel veut une refonte du règlement des taxes do commerce et du marché.Mais M.Nantel ignore donc que le conseil en comité a commencé ce travail en novembre dernier.Et puis toutes.ses grandes réformes, pour-quoi.M.Nantel n’y a-t-il pas travaillé depuis six ans ?Pourquoi s’est-il acharné a augmenter nos dépenses, en négligeant d’accroître nos sources de revenus ?Aqueduc.Le 17 décembre 11)00, M.Nantel et ses amis ont accepté les travaux rîe l’aqueduc et décidé de les payer sans les examiner.Au mois de îuin suivant, sur les instances «le l’é-clievin Prévost, ils font l’inspection de l’aqueduc, découvrent des défauts nombreux et retiennent $1,000 sur le prix du contrat.Est-coque le 17 décembre 1000 M.Nantel s’est montré homme sage et de progrès 1 M.Nantel se vante d’avoir travaillé à l’établissement de la Boston Rubber Co., mais il ne se vante pas d’avoir vendu à cette même compagnie, aussitôt que le bonus a été voté, un terrain de 25 pieds de superfi ne, sans bâtisse, pour le prix énorme de $500.X Ce que M.Nantel nous a coûté jusqu’à ce jour.Aperçu sommaire : Destitution injuste de M.Wilfrid Gascon comme instituteur, Procès du pont, Procès Moïse Fiché, Destitution injuste île M.Jos.Savard, Intérêts payés aux entrepreneurs de l’aqueduc par la faute de M.Nantel, Procès d’expropriation des caisses dupont; frais connus jusqu'il ce jour.Frais du bref d’injonction «lu Dr Vanier, inspiré par .M.Nantel, à peu près Accidents arrivés sur les propriétés «le M.Nantel et par sa négligence, 150.00 1,47*2.02 050.00 4*25.00 200.00 S50.00 900.00 ___28.00 Total $4,075.02 Il est temps pour les contribuables de sc venger.E ecbiurs, votez pour M.J«h.Lcclnir et M.Ilormidas Danis, lus candidats en opposition à M.Nantel el sa faction.Sœur d’un médecin Québec, 10 novembre 1899 Messieurs, Mon médecin m’ayant recommandé de prendre du Vin des Cannes, j’en ai fait usag«T7vgu-lièrement pendant deux mois.Les grands services que ce vin m'a rendus me contraignent à vous rendre spontanément ce témoignage.Le Vin des Cannes, d’un goût amer très prononcé, est cependant pour moi délicieux à prendre.Acceptez, messieurs, mes félicitations pour ce vin médicinal aussi précieux.Mlle Alphonsino Matte, S«cur du Dr Geo.Matte.Elections municipales Renseignements Lundi dernier, les candi lats à la charge d’éclievin uni été mis en nomination.•Le Dr Emmanuel Fournier a été élu par acclamation pour le quartier Jjibcllc, en remplacement de M.E.Gibault, sortant de charge.MM.Jos Leciair et B.Nantel ont été mis en nomination pour le quartier Saint-Joseph ; MM.H.Danis et Emile Matte pour le quar tier Saint-D>uis La votation aura lieu lundi prochain, à l’hôtel de ville.Le bureau-de-votation "sera ouvert do 9 heures du matin à 5 heures après-midi.Tout électeur habile à voter dans plus d’un quartier, peut voter pour l’élection d’un conseiller dans chaque quartier où il est ainsi habile.Pour avoir le droit de voter, il faut qu’un électeur municipal ait payé toutes les taxes municipales et scolaires dues par lui avant le 1er janvier 1902, et que son nom, comme propriétaire, ou locataire ou occupant soit inscrit sur la liste des élacteurs municipaux.Nous empruntons pour payer nos intérêts.C’est le chemin de la banqueroute.Résultat de l'administration de progrès de M.Nantel.J^’I VKOGNKKl E — Nous conseillons à ceux do nos lecteurs qui auraient le chagrin de voir quelque membre do leur famille, ou même un ami victime de l’intempérance do ne pas les abandonner à leur triste sort.L’ivrognerie est souvent causée par un dérangement du système nerveux qui peut se remédier.Les ivrognes boivent au commencement par habitude et par plaisir et plus tard avec remords et ciiagrain, parce que leur système nerveux les pousse et les commande.Qu’ils ne se découragent pas.Nous avons un grand nombre de cas où des ivrognes en apparence démoralisés, sont revenus à la santé, aussi indifférents à toute boisson alcoolique que s’ils n’en eussent jamais goûté de leur vie.Ils devaient le bonheur de leur guérison nu traitement du Dr J.P.Gadbois, 2082, rue Sainte Catherine, Montréal, que nous recommandons en toute confiance.Nous avons payé par la faute de M.Nantel l’énorme montant de *4,(i7.r>.ü2 _________ O No S _ MERITE SEUIEUX Pour les maux de gorge, do poitrine, le Baume Itliuiiml est le Remède le plus agréable, le plus efficace et plus économique.Nouvelles de Saint-Jerome — Horace Lumourcux, serviteur de M.Jos.Assolin, «h; la paroisse Sain te-Adèle, a él«i arrête sur simple signalement têlégruphiu par le huissier Théo.Grignon, dimanche, pour vol de $157 en argent, un capot de fourrure d'une valeur «I«î $50, un casque en fourrure d’environ $10, un habillement complet.J*o prévenu a comparu jeudi, devant M.P.F.K.Petit, juge do paix.L’accusé a plaidé coupable.On a pu retrouver tous les ciFets et $117 en argent.Lamuureux a été condamné à subir son procès aux assises.Mtres de Martigny et Marchand ropnisentaient le plaignant.— XaisHanct! : Le 12 du courant, l’épouse de M.Louis Libelle, chapelier, a donné le jour à une fille «jui a été baptisée lundi.Parrain et inarruinc, M.et Mme O.G.La-belle.— Pour«|Uoi payer $125 pour se procurer un clavigraphe alors cjue l'on peut se procurer pour $00, le clavigraphe Empire qui est l'égal de n’importe quelle machine et même leur est supérieur surplus d’un point.S’adresser à u Tins Williams Mfg.Co., Montréal.— Los élections municipales pour la paroisse de Saint Jérôme ont eu lieu lundi dernier.G.*»t été élus conseillers sans opposition, M.E*:;' ne Taillon, M.Michel Grandmaison, en remplacement de M.Lavigne ; M.Joseph Mutin, on remplacement d«i M.Victor Delorme.Tapisserie variée; stores (blinds) de toutes sortes ; porte-rideaux de 25 cts en montant, à la Librairie J.E.Prévost fils.£J^* Jolies romances et morceaux de piano à vendre à La Librairie J.E.Prévost fils.— C’est par erreur «jue nous avons annoncé que le Dr Stackhouse, dentiste, venait à tët-Jérôme deux fois par mois; il n’est à l’hôtel Beaulieu
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