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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 15 mai 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1902-05-15, Collections de BAnQ.

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.me Année No 20 Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, le 15 mai 1902 # ORGANE LIBERAL do DISTRICT de TERREBONNE.Lt MOT 01 L'AVENIR EST OAKS LE PEUPLE MÊME Moms verrons prospérer us eil$ ou si lauremt QEV.3ocrO £ CrtE.rOER.Aboppefnepts s Un an.SI.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost fils, Directeur, ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) % w Appopces¦ Le pouco : Un mois.Si.00 “ Un an.§3.00 SOMMAIRE Ues Mille Isles, poésie La Société historique franco-américaine J Ça viendra Méli Mélo Miville Décliène De la Gazette oflicielle Promenade autour du monde Chénier (suite) Coffret de fer A l’Académie du Sacré-Cœur Echos de Deux-Montagnes Nouvellts de Saint-Jérôme et Germaine, feuilleton Octave Crémazie ,-L.K.Laflammo Grognard Jacques Levrai J.-A.-C.Ethier Ginevra Le Franc d’ailleurs Edm.About LES MILLE ILES Quand Eve à l’arbre de la vio De sa main eut cueilli la mort Sur la terre à jamais flétrie On vit paraître le remords.Puis Adam s’en fut sur la terre, Qui déjà pleurait avec lui, S’abreuver à la source amère Où nous allons boire aujourd’hui.Et les archanges sur leurs ailes.Prenant l’Eden silencieux, Au haut des sphères éternelles, Le déportèrent dans les cieux.Mais en s’élançant dans l’espace.Ils laissèrent sur leur chemin, Tomber, pour indiquer leur trace, Quelques fleurs du jardin divin.Et ces fleurs aux couleurs mobiles, Tombant dans le fleuve géant, Firent éclore les Mille-Iles, Ce paradis du Saint-Laurent.Octave Ciîémazie.La Société Historique Frarçco-Américaine Il faut bénir l’idée qui a présidé à la fondation de la Société Historique Franco-Ainéricaire, une institution qui compte déjà, malgré son jeune âge, parmi les meilleures du même genre aux Etats-Unis.Fondée le 4 septembre 1899 et constituée conformément aux lois ‘de l’Etat de Massachusetts, le 30 septembre de la même année, elle a inscrit le programme suivant en tête de ses règlements : a La Société a hour but d’encourager l’étude approfondie de l’histoire des Etats-Unis, et, tout particulièrement, la mise en lumière, en dehors de tout parti pris et de tout préjugé, de la part exacte qui revient à la race française dans l’évolution et la formation du peuple américain.» Elle s’occupe, à cet effet, de recueillir tous les documents et toutes les statistiques ayant une certaine s-aleur historique et se rapportant, soit à l’imm’gration française aux Etats-Unis, soit à des événements où de gens d’origine française ont joué un rôle important ; et elle s’applique à rechercher les traces de l’influence française eu Amérique sur la littérature et les mœurs, et dans toutes les sphères de l’activité humaine.>1 Elle publie ses recherches historiques, et distibue ses publications dans les bibliothèque publiques, et partout où elles peuvent être utiles.a Elle donne son concours à des conférences ayant pour but de faire connaître l’histoire de la race française en Amérique.it Elle correspond avec les sociétés savantes, françaises et étrangères, h Ce programme est au-dessus de tous les éloges que nous pourrions adresser à ceux qui l’ont tracé.Mais il n’est pas indigne de ceux qui sont l’âme de cette société savante, de cette belle institution qui a fourni le président au Congrès de Springfield et qui recrute ses membres dans tous les Etats de la Nouvelle Angleterre, qui en compte même à Washington et dans l’Etat ¦du Colorado.C’est lin moyen intellectuel français d’où partiront d’incessantes traînées lumineuses à la suite de faits historiques découverts après quelques années d’oubli, à la suite de noms français perdus par les historiens dans l’immense bouleversement qui a suivi la guerre de l’Indépendance, la guerre civile, et conduit le peuple américain vers sa grandeur et sa puissance actuelles.L’histoire a souvent de ces oublis, ou plutôt de ces omissions, confiante dans la fidélité de ses adeptes, de ses glaneurs infatigables qui passeront après elle dans le champ des gloires nationales des peuples et recueilleront des épis échappés à l’œil des moissonneurs.Et que de jolies gerbes ne connaissons-nous pas qji ont été.ainsi faites de tous les épis, lourds et fé-couds, qui n’auraient pas été mis en gerbes sans le dévouement, sans l’amour des glaneurs.Les grands traits de l’histoire de notre \ continent ont été fixés sur des mouvements impérissables par Carneau, Ferland, l’abbé Casgrain, etc., au Canada, par Bancropt et toute une pléiade d’historiens de mérites divers pour les Etats-Unis.Mais à part les historiens du pays natal, où sont les écrivains qui ont rappelé les faits et gestes de la France dans l’Amérique du Nord ?Leur nombre n’est pas considérable et il nous faut, en général, rechercher les traces du génie français aux Etats-Unis à la seule lumière d’ouvrages (pii avaient pour but de mettre de l’avant une influence qui, pour être considérable, n’éclipse pas l’autre, celle qui nous touche de plus près et qui remonte plus loiu qu'au n Mayflower n.Epis superbes et riches que nous retrouvons épars sur tout le continent et que nos historiens glanent à pleines mains partout où le courage et la civilisation ont laissé une empreinte dans le Nouveau-Monde ! La Société Historique Fianco-Atnéricili-ne ne glanera pas, elle moissonnera.Car, rechercher les traces de l’influence française en Amérique, c’est entreprendre une tâche résumant des siècles de travaux et de sacrifices, c’est mettre en pleine lumière une œuvre colossale que le chauvinisme anglo-saxon a quelque peu réussi à tenir sous le boisseau.Mais on travaillera avec plus d’ardeur et les résultats seront plus beaux.Sans compter que les recherches de la Société Historique seront recueillies avec une joie sincère par les Américains de naissance, par ceux qui ont combattu par leurs ancêtres pour l’indépendance du pays, qui savent le rôle décisif joué par les armes françaises depuis le massacre de Boston jusqu’au triomphe de Yorktown, qui ont applaudi le monument élevé à la glorieuse mémoire do Lafayette et qui, le 24 mai prochain, salueront à Washington, avec un enthousiasme non moins profond, la statue de Rochambeau, un autre héros français de l’Indépendance américaine.C’est un rôle dont la Société a raison d’être fière et qui lui fait des envieux.Nous l’en félicitons.La prochaine réunion de la Société Historique Franco - Américaine aura lieu à Boston, le premier lundi de septembre prochain.Un de ses membres fondateurs, le major Edmond Mallet de Washington, D.C., y lira un travail intitulé : n Washington et Coulon de Villiers ou les Français et les Anglais dans la Vallée de l’Ohio, n Avons-nous besoin d’ajouter que les membres de la Société Historique se flattent déjà d’assister à une fête littéraire d’un éclat inusité.Le nom du major Mallet est de droit sur la liste des organisateurs de tout mouvement sérieux entrepris en faveur de l’élément français aux Etats-Unis.Il était aux côtés de Ferdinand Gagnon, de l’abbé Cliagnon à l’ouverture des premiers Congrès Franco-Américains ; il était aussi A la bataille de Cold Harbor, les 1, 2 et 3 juin 1804,1e Slième était au premier rang.La première journée, M.Mallet eut son cheval tué sous lui et le troisième il commandait une charge à la baïonnette lorsqu’une balle l’atteignit à l’abdomen.Son régiment fut anéanti dans cette charge ; il n’en revint que 3 officiers et 28 soldats.On sait en outre que cette bataille de Cold Harbor coûta près de 20,000 hommes au Général Grant.Le major Mallet fut transporté à l’hôpital militaire de Washington où il eut le bonheur de guérir pendant que sa mort était annoncée par les journaux d’Oswégo.Aujourd’hui, il est fonctionnaire public à Washington, il est employé au département des Terres.Historien par nature, il a consulté avec un soin minutieux les archives précieuses conservées dans la bibliothèque du Capitole.Travailleur infatigable nous lui devons déjà d’innombrables informations sur l’histoire des nôtres en ce pays.M.Tassé lui dédie son livre n Le Canadien de l’Ouest n et lui en attribue même tout le mérite.C’est donc dire que la Société Historique Franco - Américaine ne pouvait choisir de meilleur conférencier pour sa réunion du mois de septembre.Nous le répétons, c’est un véritable régal littéraire qui lui sera servi alors par notre distingué compatriote, le major Mallet.Elle répond bien à sa mission; après l'étude des choses de France, avec M.Hugues Le ltoux parlant aux Français du dehors et- à leurs amis, il était juste qu’un des nôtres parlât un peu de cette France du dehors négligée pendant si longtemps de ce côté - ci de l’Atlantique.Pour .cette causerie sur un passé de gloire et de triomphes, le major Mallet était bien l’orateur nommé d’avance et ses auditeurs devaient bien être d'abord les membres de la Société Historique.J.-L.-K.La FL A MME Woonsocket, R.-L, 81 mai 1902.doivent être le petit nombre, le moderne produit des citoyens utiles qui, eux, doivent être le grand nombre.L’immense pays qui nous avoisine ne cesse de nous le prouver journellement, et nous écarquillons les yeux sans rien voir.Mais nous le verrons un jour; nous verrons qu’il nous faut moins de cours classique et plus d’instruction moderne.Déjà beaucoup d’esprits s'agitent en ce sens.Ça viendra, il faut que ça vienne.Grognard.eswsfSï i 3Ï 31 MELO — I — MELI Ça viendra ! Ceux qui ont eu l’avantage d’assister à l’examen public des élèves de notre collège ont eu un petit avant-goût de ce que peut être l’instruction moderne.Ces jeunes gens se sont tous distingués et ont surtout démontré une grande habilité dans les ma- _ , .thématiques et les matières commerciales, au Congres de Springfield admirant les Cependant, je suis convaincu que leurs -» -, n /I 1 lllTllA ¦« I ai a1 1 A il n i * i 1* ai, .i, ._k_._ .progrès de l’œuvre à laquelle il avait généreusement collaboré, et rappelant avec emotion le souvenir des anciens compagnons de lutte qu’il avait vus un à un disparaître, et qui n’étaient plus là, disait-il, n pour assister à la réalisation des rêves patriotiques caressés en commun, n C’est un des nôtres chez qui la fierté de la race n’exclut pas la plus ardente loyauté au drapeau des Etats-Unis.Le Canadien, en 1S80, a publié de lui une exquisse biographique dont voici le résumé : Le major Mallet descend de Pierre Mallet, de Saint-Coulon, diocèse de Dol, en Bretagne.Son père fut un des premiers colons français qui se fixèrent à Montréal ; il se fixa ensuite à Détroit mais ses descendants revinrent se fixer à Montréal une centaine d’années plus tard Quelques membres de la famille ne retournèrent pas au Canada et de Détroit pénétrèrent plus avant dans l’Ouest, à Péoria, Vincennes etc.La famille Mallet qui revint au Canada cultiva une ferme magnifique entre Montréal et Lachinc, mais les parents du major Mallet s’établirent à Grand Saint-Esprit, dans le comte de Montcalm, puis vinrent se fixer à Montréal.C'est à ce dernier endroit que le major Mallet naquit le 17 novembre 1S42.Son père, Narcisse Mallet, originaire de Grand Saint-Esprit, et sa mère, née Angèle Cluu-gnon, était originaire de l'Assomption.Le jeune Mallet fréquentait l’école des Frères à Montréal, en 1849, lorsque sa famille alla se fixer à Oswégo dans l’Etat de New-York.Il termina son éducation dans les écoles publiques américaines — la seule école catholique d’Oswégo ayant été formée quelques mois après son arrivée — et il faisait son droit (1861) quand éclata la guerre de Sécession.Dès son enfance, Edmond Mallet faisait partie d’une compagnie de carabiniers dont il était le sergent.Quand la guerre éclata entre le nord et le sud ses goûts militaires le dirigeaient vers l’armée.Il devint officier de recrutement et enrôla plusieurs de ses camarades.On lui avait promis une commission de sous-lieutenant dont il fut privé par une intrigue.Mais, plutôt que d’abandonner les amis qu’il avait enrôlés, il s’engaga lui-même comme simple soldatj Son régiment était le 81ième des volontaires de New-York recrutés à Oswégo.Pendant ses trois aunées et demie de service, il assista à vingt-deux batailles et escarmouches.A la fin de la guerre, son régiment faisait partie de l’armée du Potomac sous le commandement du général Grant.S’il avait été plus âgé de cinq ans et plus grand de cinq pouces il aurait fini ses campagnes avec le grade de général ou de celui de major, d’après le témoignage même de son colonel.professeurs ont limité le programme ne l'examen : le champ des études étant beaucoup plus vaste.Queserait-ce si ces mêmes jeunes gens continuaient d’étudier les sciences et les lettres ?Eh ! ce rie serait que compléter leur enseignement secondaire; moderne.Le mot n’est pas encore très bien compris, et la chose encore moins, mais ils le seront un jour, n’en doutez pas.La question de l’enseignement passionne bien des esprits.Beaucoup commencent à s’apercevoir qu’on peut s’instruire sans se barbouiller de grec et de latin, qu’on peut étudier le commerce sans se déshonorer, qu’on peut fouiller les sciences sans se faire brûler connue sorcier et qu’on peut être lettré sans remonter au déluge.Certes, l’antiquité est bien belle, mais aussi le présent est bien nécessaire.Le classique c’est bien utile pour quelques-uns, mais le moderne c’est bien plus urgent pour le plus grand nombre.Et pourtant cette vérité de tous les jours, pourquoi ne peut-on pas en faire notre profit ?La raison en est bien simple ; c’est qu’on s’obstine à distinguer sans même comprendre ses distinctions.Pour un grand nombre, il n’y a que deux systèmes d’enseignement : le classique et le commercial.Ce dernier système serait pour les roturiers, les gens pauvres d ecus et d’esprit ; le premier, poulies fils de noblesse, pour la bourse et le génie.Et allez donc lutter contre ce snobisme, surtout lorsqu’il est étayé par des sentiments religieux.Vaut mieux se battre la tête contre le mur.Pourtant un grand nombre de ces snobs intellectuels commencent à s’inquiéter ; ils trouvent de très mauvais goût qu’on puisse s’instruire en dehors d’un cours classique, ils voient d’un très mauvais œil que certains jeunes gens ont pris avec succès une autre route.Mais que leur œil soit bon ou mauvais, l'important c’est qu’ils voient.D’autres raisonnent.Ils se disent avec raison, qu’on prend son bien où on le trouve, et que ce bien, en matière d’instruction, ne peut être le monopole d’une institution quelconque.De là ce malaise qui s’est emparé des professions libérales et qui gagne la masse du peuple.La coercition est hors de mise dans l’instruction.Il est souverainement injuste de vouloir imposer un cour d’études, qu’il soit latin, grec ou chinois.Si je veux remplacer une chinoiserie par une autre, que vous importe si toutes deux sont également utiles.Vous voulez étudier des langues mortes, moi je désire apprendre les’ langues vivantes ; le grand crime ! L’objection que l’un des systèmes est préférable à l’autre est futile.Si le classique produit surtout des dilettantes, qui CONDOLEANCES.Nous prions notre collaboratrice France, Mlle Lily Butler, d’accepter sentiments de sincères condoléances à casion de la mort de sa mère, Mme Walter Butler.de nos l’oc- Vve CONFERENCE PAR M.JEAN PREVOST.Dimanche prochain, M.Jean Prévost, avocat, député, fera une conférence à Sainte-Scholastique ; sujet : Ville morte.Cette conférence sera donnée à une soirée organisée par la section littéraire du Club Sainte-Scholastique.Un joli programme musical y sera exécuté.MONUMENT CREMAZIE.Une magnifique soirée do gala a été donnée, lundi dernier, au théâtre des Nouveautés, à Montréal, au profit de l’œuvre patriotique du monument Crémazie.Le succès a été complet à tous les points de vue.Bravo, les » Vive la France 1 pre pays, personnifié par SIM.Chamberlain, Balfour, Brodrick et leurs collègues, s'est élevé à 2,360,852.La majorité n’a donc pas été aussi grande que cette théorie le laisse supposer; elle n’a été que de 305,240 voix sur plus de quatre millions et demi d'électeurs.EN FRANCE.’ Le résultat du ballottage de dimanche dernier augmente encore la majorité du cabinet Waldeck-Rousseau.Sur 174 ballottages, 129 ministériels ont été élus.OENEROSPTE DES ETATS-UNIS.Le président Roosevelt vient de donner la France et au gouvernement français, a l’occasion de la catastrophe de Saint-Pierre, de chaleureux témoignages do sympathie.Il a fait envoyer à -M.Loubet une dépêche de sympathie, et, en outre, i! a adressé un message par lequel il demandait le vote d’un crédit de 8500,000 pour venir en aide aux victimes de la catastrophe des Antilles, ce nui a été accordé par le Congrès et le Sénat.De plus une souscription générale a été organisée par tous les Etats-Unis.Cette généreuse intervention prouve à France la sincérité de l’amitié de la grande république américaine.Le gouvernement canadien a aussi voté 850,000 pour les infortunés qui ont échappé à la mort, mais qui sont dans un état de dénuement complet aux îles de la Martinique et de Saint-Vincent.LES RENFORTS CANADIENS.Nous lisons dans VAutorité de Paris : 11 On mande d’Ottawa qu’on a pu enrôler, en cinq jours, les mille hommes requis pour les 3e et 4e régiments d’infanterie montée.a Le 4e régiment aura pour chef le colonel Boulanger, un Canadien français.Cinq autres officiers canadiens français feront partie du même régiment." Nous regrettons de voir des Canadiens français parmi ces engagés.Leur place n’était pas là, parmi ceux qui envahissent le Transvall et l’Orange, contre le droit, l'équité et la justice.11 Le journal parisien a malheureusement bien raison.LE JOURNAL LOCAL.Détaché d’un article de VEcho des Bois Francs." Il faut bien se convaincre que le journal local est de beaucoup préférable nu journal des villes.Le journal local est comme un registre où sont conservés tous les faits do notre localité.Vous y voyez ce qui se passe au milieu des vôtres.Si le malheur s’abat sur votre famille, si des fêtes joyeuses viennent vous réjouir le cœur, le journal local raconte votre deuil, vos réjouissances.Bien plus, comme matière de devoir réciproque, il y a une espèce d’obligation morale à encourager le journal local de préférence à un journal étranger, car les services que nous pouvons attendre viennent plutôt de nos voisins que de personnes résidant à cent lieues de nous." LES TRO-HOERS.D’après le dire de M.Chamberlain, ratifié depuis par M.Balfour, 2,055,606 électeurs anglais ont, aux dernières élections générales, voté 11 pour les Boers." Le nombre do ceux qui, d’après cette simple et magnifique théorie, ont voté pour leur pro- MIVILLE DÉCRÈTE La province de Québec vient de perdre un de ses ministres les plus distingués dans la personne de M.Miville Décliène, décédé presque subitement à Québec, samedi dernier.M.Décliène, comme ministre de l’Agriculture, a été un travailleur infatigable, de même que dans l’opposition, et dès le début de sa carrière politique qui remonte à vingt ans dans le passé, il a été lin soldat vaillant, vigoureux et victorieux.Ses adversaires connaissent mieux que qui (pie ce soit les qualités qui le distinguaient et Tout mis à la tête de son parti.La province de Québec regrette avec raison la disparition d’un tel citoyen (pii a employé ses talents et épuisé ses forces à travailler au progrès de son pays.François-Gilbert-Mi ville Décliène était fils de feu Alf.-M.Décliène, marchand de Saint-Roch des Altitudes et de Luce Talbot.Il naquit à Saint-Rocli des Aulimies, le 18 août 1859.A fait ses études classiques au collège à Sainte-Anne de la Pocalière et ses études légales à lTmiversité Laval de Québec.En 1883, il fut admis au barreau.Il a d’abord fait partie de la société légale Bédard & Décliène; depuis quelques mois, il pratiquait avec son beau-frère, M.Joseph Hudon, jeune avocat de talent de Québec.II épousa, en 1897, Mlle Antoinette IIndou, fille de feu M.Joseph-Théophile Ilit-don, de son vivant négociant à Québec.Il était-beau-frère de M.Arthur Delisle, député de Port neuf, du Dr Pantaléon Pelletier, député de Sherbrooke à la législature de Québec, et du R.P.Théophile lludon, Jésuite.Représentant de la province de Québec dans le bureau de direction de l’Impenal Institute de Londres, et commissaire honoraire du Canada à l’exposition internationale de Paris en 1900.Alix élections générales de 1886, il s’eni-para do la forteresse conservatrice de l'Ls-let qu’il a toujours gardée depuis.Quand M.Marchand arriva au pouvoir il conféra le portefeuille de l’Agriculture à M.Déchêne, et il l’a conservé jusqu’à sa mort.On parle de M.Robitaille, député do Québec-Comté, ou de M.(i.Tanguay, député de Chicoutimi, comme successeur de M.Décliène De la Gazette Officielle PROMENADE AUTOUR DU MONDE Un nouveau Pompé i.La ville de Saint Fierro (Martinique) a été Grâce au travail do M.Jean Prévost, député, la ville de Terrebonne aura désormais sa cour de Magistrat.Cette inovation est annoncée dans la gaze* te officielle du 10 mai.M.Séguin, notaire, est le greffier de cette nouvelle cour.Nous lisons dans le même numéro de la gazette officielle ce qui suit: Attendu que l’honorable ministre des Terres, Mines et Pêcheries de notre province (1e Québec, a fait préparer sous sa direction des plans et livre de renvoi officiels du cadastre des cantons Wolfe, Crandisson et Sulftberry [Saint-Faustin, Saint-Jovito].Et attendu (pie le lieutenant-gouverneur de notre dite province de Québec, de l’avis du Conseil Exécutif de la dite province, a fixé le dix-lieu vième jour du mois de mai courant, comme devant être le jour à partir duquel les dispositions de l'article 2168 du Code Civil du Bas-Canada, deviendront et seront en vigueur dans la dite division d'enregistrement du comté de Terrebonne, relativement aux cantons Wolfe, Grandis-son et de Salaberry, faisant partie de la dite division d’enregistrement.A ces causes, nous déclarons par notre présente proclamation, qu’à partir dudit dix-neuvième jour du mois (le mai courant, les dispositions de l’article 2168 du Code Civil du lias-Canada, deviendront et seront en vigueur dans la dite division d'enregistrement du comté de Terrebonne, relativement aux cantons Wolfe, Grandisson et de Salaberry ; Et par ces présentes, nous invitons toutes personnes ayant des hypothèques cnrégistrées dans ladite division d’enregistrement du comté de Terrebonne, de les renouveler dans les doux ans (pii suivront ledit dix-neuvième jour du mois de mai courant, à peine de perdre la priorité conférée par ledit Codé Civil.No 58 — COMPARAISON INUTILE Aucun remède no peut être comparé au Baume Rhumal pour soigner le rhume, lu bronchite, la coqueluche, la grippe.complètement détruite par la soudaine éruption du Mont Pelé, et tous ses habitants ont péri.Telle est la terrifiante nouvelle que nous apportait le télégraphe, la semaine dernière, nouvelle qui a jeté la consternation dans le monde entier.La ville de Saint-Pierre était sitnée sur la côte orientale de file de la Martinique.Bâtie au pied du Atout Pelé, c’était la capitale coin nierciale de File, et sa population était de 25,000 habitants.J-o Mont Pelé donnait depuis quelques jours des signes d’activité, mais no faisait prévoir aucun danger imminent.C’est le 8 mai, vers 8 heures du matin, que le volcan a soudain vomi des torrents de flammes ot do roches en fusion qui ont enseveli la ville sous une épaisse couche de cendres et de lave incandescente Jkii catastrophe a été si soudaino que 18 vaisseaux qui se trouvaient dans le port ont été détruits et quo c'est à grand peine que le " Hoddani " a pu, seul, échapper au désastre, encore a-t-il perdu dix-sept hommes do son équipage.On croit que 10,000 personnes ont péri dans ce désastre sans nom dont on no trouve d’exemple que dans la destruction, sous les cendres et la lave du Vésuve des deux villes d’IIercula-num et de Pompéi, en l’an 79 de l'ère chrétienne.Cependant, le Mutin de Paris rappelle que le 20 août 1883, une catastrophe peutêtro aussi terrible a eu lieu à Krakatoa, entre Java et Sumatra Après une éruption volcanique, un ras-de-niarée a complètement submergé la ville d’Anjer, et 30,000 personnes ont péri.L’Australie et les Boers.Un Anglais, M.Wood, résidant depuis onze ans à Sydney (Australie) et qui, avant la guerre du Transvaal, se croyait impérialiste fervent mais qui s’est vu amené par force à la conclusion que M.Chamberlain a fait plus de mal à l’Empire qu’aucun homme d’Etat depuis Ceor-ges III, a déclaré que 1 la politique de M.Chamberlain a encore l’appui de la majorité des Australiens, quoiqu’il y ait des signes que cette majorité diminue très rapidement." il est certain que la politique du ministre cher aux jingoes ne rencontre plus dans les colonies britanniques la même faveur qui l'a accueillie aux commencements de la guerre angle transvaalienne.N'y aurait-il pour indices de cette défaveur quo les faits suivants qui, du reste, no sont pas isolés : Sur 19 uiemlires de l'assemblée législative do la Nouvelle-Galle du Sud, 10 s'opposèrent à l’envoi du premier contingent australien.Aux étions suivantes, tous ces dix députés furent réélus.Et d'un.Au cours du meeting de la Ligue politique du travail de la Nouvelle-Galle du Sud — association comptant 100,000 membres — la résolution très mnurquuhlo qui suit fut votée, la semaine dernière, par 39 voix contre 25 : » La conférence pense que, afin de terminer la guerre dans l’Afrique du Sud, l’autonomie telle quo nous la possédons en Australie devrait êtro conférée immédiatement aux colons du Transvaal et de l’Orange ; que les fermes ruinées devraient être rétablies aux frais du l’Angleterre, et une amnistie donnée à tous les rebelles du Cap en armes.La présente résolution sera présentée au ministre fédéral et au " leader “ du parti libéral en Angleterre.» ICt do deux.Les membres de la conférence do l’Union des Travailleurs australiens, organisation représentant 21,000 travailleurs, viennent, avec une unanimité absolue, do signer une pétition do-mandant la paix sur la base do l’amnistie, do compensations accordée» aux Boors et de l'établissement d’un gouvernement autonome.Et de trois.Sans doute, M.Chamborlain, s’appuyant sur les classes riches et l'aristocratie australiennes, se croit dans lo lion chemin, mais qu'il prenno garde à l’obstacle formidable qui ko dresse sur sa route.L’opinion populaire est une force à laquelle ne résistent point les projets les mieux conçus.La France et les Etats-Unis.Voici et: quels termes lo .Tournai des Débats commente la lettre adressée par le président Roosevelt à M.Loubet pouf inviter lo gouvernement français à participer à l'inauguration du monument de Rochamlienu : La lettre que le président Roosevelt vient d’adresser à M.Loubet, pour inviter le gouvernement et lo peuple français à participer à l’inauguration du monument de Rochambeau, ne constitue pas seulement une démarche courtoise faite officiellement au nom du gouvernement et du peuple des Etats-Unis.Elle est la marque des rapports cordiaux qui unissont actuellement les Etats-Unis et la France.A ce titre elle mérite une particulière attention, d’autant plus qu’ello répond ainsi aux insinuations encore récentes d’un certaine presse étrangère.On se souvient que les journaux anglais, lo Times en tète, avaient, il y a quelque temps, entrepris une campagno tendant à faire croire que, lors do la guerre hispano-américaine, les principaux Etats d’Europe, en particulier la France, étaient disposés à une intervention hostile aux Etats-Unis.Les réponses qui ont été faites par la presse française ici-même et ailleurs, avaient suffi déjà à remettre les choses au point et à faire justice d’allégations dont le secret n’était pas difficile à deviner.La lettre du président Roosovelt, dont lo ministre des affaires étrangères a donné lecture au conseil des ministres français, vient apporter un nouveau témoignage do nos bonnos relations avec les Etats Unis.Kilo rappelle en termes heureux les souvenirs communs aux deux pays qu’évoque lo nom de Rochambeau et le rôle joué par la Franco à cette époque. > •¦•T.'• ï-r.V-:' ” .• .• .“ • • • ¦ • v T:-' V ;‘C ; - .'• i ¦ ‘y.’ v V'1'1 L’AVENIR DU NORD, 15 MAI 1902 f: Le plus Energique des Stimulants Donne La Force et La Santé aux personnes les plus Pales et les plus Faibles Le Vin St-Michel n'a jamais eu un insuccès, II Guérit infailliblement et Promptement toutes les maladies causées par l’Appauvrissement du Sans;.Il n’y a pas de cas désespérés avec le Vin St-Michel.® boivin, Wilson & cie., Montreal, can.Seuls Agents pour l'Amérique du Nord.WEEKS, POTTER CO’Y., 360 Washington, Boston, mass.Seuls Dépositaires pour les Etats-Unis.Importai* te découverte.D’après un mémoire lu le 2G mars à l’Académie de médecine de Paris, un progrès considerable aurait été fait en médecine légale : la détermination de l'origine du sang soumis aux experts.M.le Dr O/.ier, l’éminent directeur du laboratoire de toxicologie dit que le fait est exact.Les travaux de M Bordet, aujourd’hui directeur du laboratoire Pasteur à Bruxelles, ont mis sur la voie de cetto découverte, ainsi que ceux de MM.Wassermann, Schütz» et Ullen-liutli.Après une longue série d’études extrêmement délicates et d’expériences minutieuses et répétées en collaboration avec M.Jlerseher, l’erreur n’est plus possible.Aujourd’hui, la science possède le moyen certain do ne plus confondre une tache de sang humain avec celle d’un autre mammifère.La toilette d'une mariée chez Ica Zoulous.Le mariage zoulou est entouré do pratiques curieuses, de cérémonies bizarres comme, du reste, | tou tes les cérémonies de ce genre prati quées chez les peuplades du sud de l’Afrique.La fiancée revêt ses plus beaux (!) atours qui consistent généralement en bandes d'étoile de laine et de calicot de couleurs criardes.Nature lenient, après les colifichets viennent les bijoux qui sont en honneur même chez les Zou finis, et la jeune fille, pour être plus belle, étage sur sa poitrine forte des colliers do verroterie ou d’écorces tressées après lesquels pendent des amulettes.Quelquefois même, elle se recouvre le visage d’une sorte de masque aussi hideux que ceux dont s'affublent les naturels des îles Marquises.Elle porte sur la tête, soit une couronne de plumes trempées dans du sang d’oiseaux, soit des cordes qu’elle arrange dans une coiffure de forme conique.Est-il utile d’ajouter que le mariage se célèbre au milieu de danses sauvages accompagnées de musique plus sauvage encore 1 Un docteur Tant-Pis.— Vous m’aviez promis que ma femme guérirait en suivant votre traitement, monsieur le docteur, et elle est morte ! — Pendant combien de temps l’a-t-elle suivi ?— Pendant quinze jours.— C’est pas étonnant alors.On ne m’écoute jamais qu’à moitié ; je lui avais prescrit de le suivre pendant un mois.Jacques Levhai No 59 — UNE CERTITUDE Avec le Baume Rhuinal plus d’enrouement, plus d’extinction de voix.Conférence donnée à Sainlc-Scholastique, le (,!7 avril, par M.J.-A.-C.U finer, député de Deux-Montajjnés à Ottawa.(Suite) Les anglais avaient une association secrète qui répondait à celle des Fils de la Liberté m et le G novembre, vers midi, elle se rua sur les h Fils de la Liberté m, ses membres allèrent briser les vitres de la maison de M.Papineau, et saccager ensuite les presses du n Vindicator».Quelques jours après cette rencontre, les chefs «les >> Fiis de la Liberté i« sont jetés en prison sur accusation de haute trahison, et les C madiens, exaspérés, prennent les armes pour s’opposer à l’exécution des mandats d’arrestation.Le recours aux armes était alors inévitable.TjCs premiers coups de feu ont lieu sur le clic min de Chambly, le 22 novembre .'U, et sont 1 î premier triomphe des patriotes sur les bureaucrates, autrement dits m CHOU A Y ENS m.Le jour suivant a lieu la bataille de Saint-Denis où les troupes du Colonel Gore se font battre à plate couture par nos gens, dont un bjn nombre armés do faulx et de fourches ! Pendant que les patriotes de Saint Denis mettaient les anglais en déroule, ceux de St-Charles se préparaient à repousser les troupes du colonel Wetherall.J a* 25 fut un désastre pour les patriotes.En deux jours, quel clian ge m eut ! Nelson vainqueur à Saint Denis, Brown battu à Saint Charles.Glorieux dé but et triste fin d ; l’insurrection sur les bore s du Richelieu, sépales d'un jour seulement ! Cet échec n’eut pas d’écho dans le Nord ! Saint Benoit et Saiiit-Eustaehe y étaient deux foyers ardents d’insurrection, n Les habitants î?do ces deux paroisses avaient pour les stimuli 1er, dit M.David, l’exemple d'homme** dont n la position, le jugement et le patriotisme n leur inspiraient la plus grande confiance, n A Saint-Benoit, mon pays natal comme je l’ai dit en commençant, c’étaient les Girouard, les Duhamel, les Masson, et le curé de la pa roisso M.Chartier, le prêtre patriote.A Saint-Eustache c'était Chénier, appuyé par les Scott, les Féré, les Barcelo ; il recevait à liras ouverts les patriotes éminents qui lui offraient leur gé néreux concours, tels que le Chevalier de Iai rimier, Ferreol, Pelletier, Papineau, de Saint-Martin et plusieurs autres.Chénier était filme du mouvement dans le Nord, son influence y était souveraine.C’est dans ce moment, messieurs, solennel pour moi, que je mesure l’étendue de ma fai blesse pour vous parler du héros de Saint-Eustaclir, c’est dans ce moment que j’éprouve rais dubonheur s’il m’était permis de puiser à deux mains dans le trésor des expressions pour vous peindre l’admiration, le respect, et la reconnaissance que nous devons avoir pour ce patriote qui, à la fleur de l’Age ne songea jamais à reculer devant la mort pour assurer à ses compatriotes la jouissance pure, entière, de droits brutalement disputés et refusés par une oligarchie ombrageuse, jalouse et cynique.C’est à genoux, que nous, les jeunes, devrions parler du Dr Chénier.J’ai toujours entendu dire par un «le mes aïeux, décédé à la fin de 1898.que le Dr Chénier était un petit homme, carré, bien fait, pas gênant, poli, mais qui n’avait froid aux yeux.M.David dit : n Peu grand, mais robuste, les épaules larges, la tête imposante, un peu renversée en arrière, les membres musculeux, une physionomie franche, ouverte, le regard fi^r et hardi, des traits pleins de virilité, des manières vives, la parole véhémente, un esprit prompt et logitjue, une âme enthousiaste, faite pour le sacrifice et le dévouement.Une figure de Maréchal de France, une nature de solfiât, n Toi était Chenier dit et dira toujours l’historien.Ajoutons que c’était une âme sensible recevant facilement et conservant les impressions patriotiques.Rien d'étonnant que les harangues enflammées qu’il entendit au début de la tourmente aient produit un effet décisif sur cette nature d’élite.Les injustices du Bureau Colonial et- les insolences «les bureaucrates l’ex-asperèrent, il s«i jeta tète baissée, dans la mêlée.Aux assemblées «jui eurent lieu à Saint-Benoît, à Sainte-Scholastique et à Saint-Eustaclie, dans h; mois d’avril, de juin et d’octobre 1807, il fut l’un des orateurs les plus véhéments.A Sainte-Sch«dasti«iue, ici même, il prononça les paroles suivantes : n Ce «jue je dis, je le pense et je le ferai ; suivez moi, et je vous permets de me tutu* si jamais vous me voyez fuir.h Le G novembre, déjà, on avait affiché dans le comté des Deux-Montagnes, une proclamation de lord Gosford, offrant $2000 «le récoin-pcn.so pour l’arrestation «lu Dr Chénier.Mais la sincérité1, le dévouement, la délicatesse ne laissèrent dans l’âme des patriotes aucune issue à la trahison, pas un ne se laissa tenter par l’or offert, mais tous accoururent de tous côtés pour s’opposer à son ane»t»t on.Nous voilà au moment solennel ou toutes les facultés le Chénier furent soumises à l'épreuve.Il se multiplia et déploya toute l’activité dont il fût capable pendant les (juehjues jours qui précédèrent la bataille.Quelle tâche pour lui, qui jusqu’à cette époque, n’avait eu qu’à visiter «las malades, qu’à les soulager et les consoler ! Le voilà tout à coup obligé de loger, nourrir et satisfaire des centaines d’hommes réunis dans s >n vill ig ?pour marcher sous ses ordres.Il refuse le titre de commandant en chef, se contente simplement de celui de Colonel, il fut toujours insensible à l’aiguillon de l’orgueil et de l’ambition.Sur son conseil, Girod, «pii s’était dit envoyé «le Papineau pour organiser le nord et le mettre en état de défendre comme le sud, ses droits, sa liberté et ses chefs, fut nommé commandant en chef.Girod était parait-il d’une ardeur de feu, d'une élo-«juencü entraînante, et passait pour un homme île grande expérience militaire.Choix nmlheurenx ! l’avenir l’a prouvé, mais, Chénier, l'humilité même, n’avait «jue la passion profonde «le «léfendrc nos droits.Pour lui, son rôle «levait consister à fortifier la confiance de ses gens et à stimuler leur courage par l’exemple «le son dévouement et le mépris de s» vie même.Enfin Sir John Colborne «jui avait reçu ordre do prendre le commandement d«îs troupes en Canada se dirigea vers Saint Eustache avec 2000 hommes, huit pièces de cauon et une pièce a rockets, sur le côté nord de la rivière ap pelé la Grand’Côte En même temps, du côté sud de la même rivière, la compagnie du Capi taille Globensky, faisait son apparition dans le haut de Sainte-Rose, vis-à-vis le village de Saint-Eustaehe, aujourd’hui Sainte-Dorothée.(A suivre.) La mauvaise digestion Rend la vie des dyspeptiques misérable Les aliments deviennent insipides et une sensation de.jatnjue, douleur cl dépression s'en suit.Du n Si : dois, n Sorei, Que.De toutes les maladies qui afllgent ljiumani-té la dyspepsie est une des pires à endurer.Ses victimes trouvent la vie presqu’un fardeau.Les aliments deviennent insipides; elles «*ndu-rent de grandes «louleurs «l’estomac ; parfois le cœur palpite à l’excès, et il y a une sensation générale de faiblesse
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