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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
mercredi 18 février 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1903-02-18, Collections de BAnQ.

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Edition spéciale Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.H ¦ Ni 4 ¥ ORGANeIiBERAL du district deYerrIbon ne.Ll MOT os L'AVENIR EST OAKS LE PfUPLI MÊME Mous VERRONS PROSPERER US FU$ DU ST SJÏURBJs?Çà-SucnO 18 Février 1903 PlJtifil AtioppentsT'is 1 CHE.rr>ER>.VJn an.Six moi» $1.00 0.50 Jean-B.-B.Prévost.Arthur Lemont, Directeur tic la Rédaction Secrétaire (le la Rétlaclion ADMINISTRATION : SAINT J EROM E (T K HH K DON N K'., API'opces ¦ f„J.Ijc pouce : Un mois.$1.00 S) “ Un an.$3.00 EDITION SPECIALE Grand succès pour 1 es candi Ldal ;s li .béra LU x ! Comptes-rendus complets des assemblée bonne et Deux-Montag] îs d aes .’liiei • P < da ns Terre- Comment M.Laurier a vaincu l’Impérialisme La mauvaisis foi des Conservateurs NOTRE CAADIDAT R BEÜX-M0IT1GHES M.J.-A.-C.ETHIER est La présente lutte électorale fie Terrebonne u mis en lumière la mauvaise foi des conservateurs sur la question de l'impérialisme.Avant le départ de M.Laurier pour la conférence coloniale de Londres, la presse tory française le dénonçait d’avance comme un adepte fervent de M.Chamberlain, comme un traitre aux intérêts canadiens.D’autre part, la presse tory anglaise le 3 Mail et hmpirc, le Ncu-s et le World, de ¦ Toronto, le Hamilton Spectator, le Citizen, d’Ottawa, le Star, de Montoéal, le Telegram, tie Winnipeg, entre autres, attaquaient M.Laurier pour avoir répondu : Non?aux offres alléchantes de M.Chamberlain.S’adressant, pendant la dernière session fédérale, à oos jingos et à ces impérialistes, il.Laurier déclarait en plein Parlement : CE SERAIT, POUR LE CANADA.UN VRAI SUICIDE DE SK LAISSER ENGLOBER DANS UN PLAN DE CE CENRE, CE SERAIT UN VÉRITABLE SUICIDE POUR LE PAYS QUE DE SE LANCER DANS LÉ GOUFFRE DES DÉPENSES OU LES NATTONS EUROPÉENNES, Y COMPRIS L’ANGLETERRE, ONT ÉTÉ ENTRAÎNÉES PAR LES BESOINS D’ARMEMENTS FORMIDABLES." CE SERAIT UN CRIME DE DÉ.TOUTIN’ ERUNE PARTIE DES DENIERS | 8 NECESSAIRES A L’ACCOMPLISSE-1 MENT DES TRAVAUX PUBLICS POUR, ACHETER DES CANONS, DES FUSILS ET DES MUNITIONS DE GUERRE.” Malgré ces belles déclarations, tandis que la presse tory anglaise insultait M.Laurier, la presse tory française cherchait à le faire passer pour un impérialiste et comme le valet de JL Chamberlain.Quelques temps après, M.Laurier partit pour l’Angleterre.Il représenta notre pays à la conférence coloniale de Londres.Et la, il eut la gloire de viincre le péril «le l'impérialisme préparé par M.Chamberlain.Encore une fois, il n’eut pas 1 heur de plaire à notre presse tory française.On continua de fulminer contre lui ; on le représenta comme un hypocrite, un traître à sa race et à son pays.Aujourd’hui même, M.Adolphe Chauvin, qui a tant malmené M.Laurier dans le temps, n’a pas la simple loyauté d’avouer que M.Laurier a bien servi son pays, qu’il a conjuré le danger de 1 impérialisme.JL G.A.Nantel joue un rôle non moins méprisable.Après avoir dit et répété qu’il approuvait l’attitude do JL Laurier, voici qu’il combat précisément le candidat de ce même M.Laurier.Voilà vraiment la bonne foi et la loyauté des conservateurs I D’une part, les attaques de la presse tory anglaise contre JL Laurier et de l’au-_ tPüÿ’les insinuations odieuses de la presse tory française montrent comme il faut se métier du parti conservateur.En regard de ce triste spectacle, nous aimons mieux placer le témoignage désintéressé du correspondant du Globe, de lo-ronto à Lonres, qui écrivait, peu après la ¦ clôture de la conférence coloniale, ces lignes , si flatteuses pour notre race : “ C’EST GRACE SURTOUT A LA , FERMETÉ DE SIR \VI LF RI D LAURIER § QUE LES PROPOSITIONS DE Jl.f CHAMBERLA1N ONT ÉTÉ R EJ ÉTÉ ES.” Les électeurs de Terrebonne et des Deux-Jlontngnes seraient des ingrats s ils refusaient d’élire les candidats de JL lénifier.Le Dr S.DESJARDINS- Candidat Libéral du comté de Terrebonne tiendra des assemblées aux endroite et aux dates ci-après désignés : Février 18, 1903, Sainte Anne des Plaines, à 1.30 p.in.Saint Janvier, à 1.30 p.m.New-Glasgow, a 1.30 p.m Sainte-Sophie, à 7.30 p.ni.Terrebonne, » 1.30 p.ni.Saint Jovite, à l’issue de la 19 20 20 21 •>o grand’mess".22 « 23 Saint-Faustin, à 7.30 p.m.Sainte Thérèse, à 1.30 p.m.un de nos jeunes politiques auquel l’avenir sourit de la façon la plus encourageante.La biographie de JL J.-C.-A.Etliier ne serait pas longue à faire et nous l’en félicitons; elle n’a eu pour incident que des succès et encore des succès Charmante monotonie 1 Il est né, a cueilli tous les Lauriers dont sa route était couverte’ écartant comme par enchantement ceux qui voulaient les lui disputer.Voiià tout.Ce fut en 1890 que JI.Etliier fit ses premières armes politiques.Il eut son talent de suite et ses premiers coups furent des coups de maître.Un fut étonné, dès le début, de voir ce jeune homme se mesurer avec les tribuns les plus redoutables et qui, tout de suite, fut digne d’eux.La campagne de 1896, marque une des phases les plus importantes de notre histoire politique.L’effervescence des esprits était à son paroxisme et une sève de vie nouvelle circulait impétueusement.JL Laurier, dans tout l’épanouissement de sa force et rayonnant de toute sa gloire, parcourait le pays et opérait une sorte de renaissance politique.La jeunesse, grisée de patriotisme, éprise d’idéal, combattait avec une bravoure et un dévouement sans pareils.Assister à ces batailles, pour la bonne cause, était le vœu le plus cher, l’ambition la plus haute de Jl.Calixte Etliier.11 fut servi à souhait.Eu effet, on lui donna ii démolir la vieille forteresse conservatrice de Deux-Montagnes.JL Etliier se mit hardiment à l'œuvre.Il lutta vaill&meut, sacrifiant tout ; son temps, sa santé, son argent.Il fut vainqueur.Ses adversaires, égoïstes, ne purent accepter le résultat d’une lutte loyale; méchants, iis résolurent de se venger.Et, depuis ce temps, tout fut mis à contribution.Nous n’entreprendrons pas, ici, de relever toutes les injures qui ont été adressées à JL Etliier.Lui-même ne nous le pardonnerait pas.Il a trop d'indépendance de caractère pour cela ! D'ailleurs, ceux qui colportent ces basses injures, sur les trétaux politiques et dans les journaux, ne sont pas les interprètes de la pensée de la saine portion du parti conservateur de Deux-Jloutagnes.Loin de là.Jl.Ethier est un avocat érudit, qui exerce sa profession avec profit pour ses clients et honneur pour lui et pour le barreau du district de Terrebonne.I C'est aussi un orateur populaire qui sait mêler la dextérité, la subtilité de sa dialectique à 1 éclat poétique de son imagination.Les traits qu’il lance à ses adversaires sont sans venin, mais ils sont toujours mortels.En Chambre, il a fait son " nid ”.C’est un orateur écouté ; il parle rarement, mais quand il parle, c’est qu’il a quelque chose à (lire.Il a une réelle autorité dans la discussion dos questions de législation et d'agriculture.M.Laurier a pour lui la plus vive estime.Les violentes attaques dont JL Ethier a été l'objet de la part du Journal, du Rappel __voir même de la Pairie, ont mis son nom en vedette dans touc le paya Il a la sympathie de tous libéraux du paya Son élection de mardi prochain sera accueillie par line immense explosion de bravos, qui le consolera des vilénies de ses adversaires.TERREBONNE Assemblée de St.Jérôme LA NOMINATION Li mise en nomination des candidats à l’élection de Terrebonne a été l’occasion d une superbe assemblée, hier après-midi, dans la grande salle du Marché.Mais, en même temps, cette manifestation a démontré la faiblesse dé -espérante du parti et du candidat conserva teurs parmi notre population.Kn tonte franchise, nous devons déclarer que les discours de M.Masson, comme ceux de JIM.Monk, Leblanc, Chauvin et Libelle, ont été la ne niables à tous les points de vue.Lies phrases creuses, des puérilités sonores, de l’étroilesse, du fanatisme, le tout Agrémenté de gestes lourds et gaudies, voilà, en somme, l’impression produite sur l’assemblée d’hier par la faconde conservatrice.Du côté libéral, au contraire, il nous a été donné d’entendre de beaux discours.On sentait visiblement que la foule était favorable au candidat libéral.Is; Dr Desjardins, en ( ff t, a reçu un accueil enthousiaste.li a été maintes fois applaudi.M.Masson, par contraste, a recueilli quelques sourires d approbation.Dès avant deux heures, la salle du marché était remplie d’une assistance distinguée.Sur l’estrade, avaient pris place des dames et des demoiselles, ainsi que des notables de Saint Jérôme et des ministres et des députes.On remarquait entre autres : l'hon.Raymond Préfontaine, ministre do la Marine et.des Pêcheries, l’hon.Lomer Gouin, ministre de la Colonisation et des Travaux Publics de Québec, M.Jean Prévost, député, M.C.S.Chômer, député de I.aprairie, JI.Jtare Sauvalle, rédacteur au Canada, Jl.le notaire Petit, Jl.P.D.Jlonk, M.P.E.Leblanc, député, Jl.Alfred Libelle, M A.Chauvin et les deux candidats, le Dr S.Desjardins et JI.Henri Masson.Le.maire Bruno Nantel fut choisi comme président.Puis la série des discours common ça.Le Dr Desjardins prit le piemier la parole.Il fut salué de longs applaudissements.Il explique à rassemblée sa candidature et déclare se tuilier complètement uu programme et à la politique de M Laurier.I.e candidat libéral fiasse en revue l’œuvre du gouvernement Laurier depuis 1900.Fidèle à ses promesses, le gouvernement actuel s’est consacré aux meilleurs intérêts du pays, aux intérêts de toutes les classes de notre population.La sagesse du gouvernement a été telle, déclare le Dr Desjardins, qu'elle a répondu à tous les besoins des manufacturiers comme à ceux des classes ouvrières.Le.gouvernement Laurier s’est employé en particulier à ouvrir des marchés à nos cultivateurs.Notre beurre, notre fromage, notre foin, nos œufs, nos bestiaux, tous les produits agri coles se sont vendus en quantités énormes, comme jamais ils ne s'étaient vendus sous le regime conservateur Notre commerce et notre industrie se sont développés dans des proportions inouïes dans notre tiistoire.Et la prospérité, le progrès, la richesse ont été générales par tout le pays.Les conservateurs, ajoute le Dr Desjardins, disent que c’est la Providence qui est cause de cette prospérité.Eh bien, la Providence exis tait du temps d- s conservateurs.Comment so fait il qu’ils en aient si peu profité ?Comment se fait-il que notre pays ait alors été dans la dèche, que nos cultivateurs aient pris la route des Etats-Unis, que nous ayons eu déficits sur déficits 1 La foule applaudit.De si victorieux arguments enlèvent tout le.monde.L; Dr Desjardins dit ensuite qu’il a été lui-même cultivateur, que tous scs intérêts sont dans le comté de Terrebonne et qu’il travaillera pour le progrès de son comté et le bien être de ses électeurs.Quand le Dr Desjardins reprend son siège, l’assistance lui fait une longue ovation.Après lui, M.Henri Masson prononce quelques mots.Il touche d’une main légère comme avec un sentiment de crainte à la question des écoles, de la protection.On voit qu’il est sur un terrain glissant.Il essaye de risquer quelques observations sur son titre si usé de cultivateur, mais ça ne prend pas I.i et là, on perçoit des bâillements exaspérés.Et JL H Jlasson, excellent garçon, produit l’effet d'un mauvais candidat voué à une défaite inévitable.Puis c’est le tour de Jl.Côme Chômer, le populaire député de Liprairie.Avec lui, l’as sistance observe une lielio humeur admirable M.Qierrier a le don de discuter avec esprit et un bon sens toujours gai.Il a été superbe hier, do verve, de riposte, de cranerie.Puisque les conservateurs persistent à vou lo>r parler de la question des Ecoles, dit il, voi- ci ce qui en est : La Semaine religieuse, de Québec a déclaré la question close et a conseillé de n'en plus parler.Le Pape Léon NUI a aussi recommandé aux fidèles du Canada d’observer la même prudence.Cola su 111 t pour nous, en t ludiques.Et nous ne devons plus traîner cette question sur les tréteaux politiques.On applaudit et tout est bien.JL Cherrier parle ensuite de la prospérité qui règne sous le régime libéral et il fait appel aux électeurs pour qu’ils envoient au Parlement, le candidat de JL Laurier, le Dr Desjardins.JL P.E.Leblatie s’essaye à dire quelques paroles.Mais la foule no veut pas l’en tondre.Le député de Laval a beau ouvrir une grande bouche, gontler sa voix épcr.lueiuent, crier à l’invasion et menacer le monde entier des foudres d’un tarif de Chine, rien n’y fait.Et le long bavar.leur est obligé de se rasseoir avec un mécontentement navrant à voir.On avait hâte d'entendre l’hon.JL Préfon taine.Dès qu'il se lève, l’assemblée applaudit, à outrance.]/; ministre de la Marine et des Pêcheries explique tout d’abord comment les tracasseries et la mauvaise foi des conservateurs l’ont empêché de représenter de droit le comté de Ter rebon ne et comment, par la suite, il a dû opter pour le comté de Maisonneuve.Cepi ridant la meilleure preuve qui! n’a jamais cessé de songer à ses électeurs de Terrebonne c'est que, malgré sa contestation d élection, il a réussi à faire exécuter des travaux, à pousser le progrès et à obtenir uu service postal pour l’avantage de ce comté.JL Préfon taine passe ensuite à la question de la protection.Il lit une dépêche que JL Andrew Gault, président de la Dominion Cot ton .Mills, et conservateur, lui n adressée en 1897, après rétablissement du tarif Fielding.Dans cette dépêche, JL Gault félicitait le gouvernement Laurier d’avoir, par ce nouveau tarif, sauvegardé les meilleurs intérêts de toutes les classes du pays.Ou applaudit cette dépêche qui constitue un aiguillent formidable contre les sottes prétentions des conservateurs eu matière de protection.D’ailleurs, déclare JL Préfontuine, le gouver nement Laurier est eu faveur d’une bonne protection, d’une protection raisonnable, d’une protection suffisante pour toutes nos industries légitimes.«Seulement, il ne veut pas élever le tarif pour plaire aux manufacturiers et Jéplai re aux classes laborieuses.Il entend répondre aux be-oins de tous, du consommateur comme du producteur.M.Préfontaine cite à ce sujet les paroles prononcées par JL Liurier en 1896, où le chef du parti libéral prédisait qu’avec l’avènement de son parti coïncideraient la prospérité géné raie du Canada et la fin de l’exode de nos coin patriotes aux Etats-Unis.J.a prédiction de JL Laurier s’est magnifiquement réalisée, nVst-ce pas ?s’écrie JL Préfontaine et la foule témoi gne son assentiment par des bravos très nourris.Le ministre soulève de nouveaux applaudissements en déclarant que l’affairo des debentures de Sainte-Sophie a été réglée à la satisfaction de la paroisse intéressée.I j confiance que les électeurs de Terrebonne Ibsmbre _____ .• ¦ Et cependant le métropolitain est un invisible ennemi qui en veut à .i nalivres omnibus : chaque nouvelle ligne ouverte à ia circulation est comme itee nouvelle atteinte meurtrière portée contre les _ omnibus.Canadien, du plus éminent homme d’Etat i j>av0ue que j’ai une affection toute particu-et chef politique de notre race, Sir W’ilfnd j i^re pour les omnibus.Quelquefois, il est vrai, Z '.^ M I je me surprends à les maudire lorsque je suis Entre .M.Henri Masson, gentilhomme j par trop cahotée dana^un omnibus franchissant rentier, et le docteur Desjardin CTc-t beau l’amour paternel, n’est ce pas.M.travailleur dévoué, un partisan du gram • .d’Etat i > condamnée deux fois par le peuple cana! dien, en 1896 et 1900, et le partisan de la i politique d’expansion, de prospérité et d an.j li-itnpérialisnie de Laurier, nous avons non plus à m’extasier sur les par une pluie battante, je trouve que l’opposition française à U Chambre ÿaurot- chÔBjr le meilleur candidat, le défies Communes est trop faible.pute u'i!s méritent : le Dr Samuel Desjur- 11 veut la renforcer.; r u Jeune présomptueux ! j ains M.Masson, ayant perdu le fil du discours ;- ¦ “ ' ‘ ~ ' qui lui a été préparé pour la campagne, veut j improviser.Et, se croyant inspiré, il prédit et souhaite la mort de Laurier.Lauditoire, impatienté, lui laisse entendre, par une manifestation peu sympathique, qu il * ferait mieux de se taire.Correspondance parisienne (Pour I.’Avkxir du Nord) Les ornpi'bus de 'pafis (Croquis en passant) (Suite) à toute vitesse le pavé d’une rue comme celui de la rue St-Jacques ! En sortant d’un pareil endroit (je crois qu’il a le monopole du plus mauvais pavé de Paris ') on se sent si moulu et meurtri qu'on se tâte afin de savoir si on a les os rompus ou les membres endommagés ! Je ne suis guère portée omnibus lorsque, fais la queue sur la chaussée boueuse, ayant eo main le numéro 199 de la série des numéros rouges, lorsque ie conducteur fait l’appel da numéro 1 de la série jaune, mais à part ces petites intempestives colères contre les quelques mécomptes et désagréments des omnibus, et ma foi il en est pour ces voitures publiques à peu près comme pour les humains, c’est à-^ ; dire qu’elles ne sont pas parfaites ; j'ai, je le répète, une très vive et très sincère amitié pour ces bons omnibus de Paris.Combien sont délicieux * : Un médecin me racontait, il y a quelque temps qne c'était décourageant d être poli ; voici ce qu'ii lui était arrivé : Il monte dans un omnibus et s'installe con fortablement dans un coin.L no dame monte a sen tour, et trouve qu il D y a plus de place a l’intérieur.Etouffant la voix de l’éguïsme et du confort personnel, qui lui souffle de garder son bon coin, le médecin se lève et, poliment, dit à la dame sur la plate forme : —Tenez, madame, prenez-donc ma place.____De ,juoi vous mêlez-vous, monsieur î Est-ce que je vous demande quelque chose, siffl • la dame du ton le plus acariâtre î 1-e médecin, interloqué, jura, mais un peu ' tard, qu’on ne l’y prendrait plus ! Il m’assura : qU‘a l’a tenir il se garderait bien de céder sa : place à une dame.i * Mais il n’est pas juste qu’en raison de la | pruderie de certaines femmes, les hommes ou 1 blient, ou du moins refusent d’accorder ce qu’ils doivent au sexe opposé.Question aux Electeurs de Terrebonne et de Heax Montagnes Le total du commerce éti anger avec le Canada a été en 1902 de 8 ctcur -Nainucl DesjardiJ09.se irecommande tiennent presquejdc prodige.“ 1 ‘ ' Ce prodige n’e=t pas le nbulrat d'un acc ident économique, mais bien celui u'uno judi • -Teuse n celui a une politique de réformes.Du temps des conservateurs, la prospérité régoait dans quelques bâtiments à hautes che minées ; aujourd’hui, elle a élu domicile à tou* les foyers.Il existe donc un juste équilibre entre le s intérêts et les besoins de* différente» classes ej .' notre population.C’est après tout l’art par excellence de !«,.polit ique : rendre la vie plus commode et I a plusieurs titres à la i outrance des saurs.C’est le type de i’hom.Tio laborieux, persévérant, honnête, qui s' est frayé s» route dan» la vie par ses propi xis forces.Le Dr Desjardins est le fils de ses couvres.Ce qu’il a acquis d .e fortune, ce qu’il possède en réputation, c popularité, il le doit à s nels, au seul mérite de son travail.Grâce à ces admirabl- n influence rit en es efforts person-ü.xn énergie et de ma ' Desjardins a conquis l'es e scandale des $52,000 de la Banque d’Ontario.
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