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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 8 octobre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1903-10-08, Collections de BAnQ.

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Septième Année — No 41.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, S Octobre 1903 ORGANE LIBERAL du DISTRICT de BONNE.L£ MOT 01 L'AVENIR EST DANS LE PEOPLE MÊMB t*CV& VERRONS PROSFtRER Lï^ FILS Du S* LRURLMT n- ¦¦¦._____ CR.3ultO à Ç.KEKIER., Aboppepiepts i Cn an.$1.00 Six mois.0.50 4 Jules-Edouard Prévost, Directeur A.DJi T X 1ST R ATI O N : SATNT-J KRO.MK (TEH RKBONN E) hi) H- ht /^jvpopioes l Iy pouce: Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 LE Trascontiijental Natior|al Accroissement de nos revenus sans augmentation de la dette.être quatre ligues transcontinentales au Cattail i.La Nation canadierjne-francaise Xik lecteurs nous permettront île leur donner en premier Saint Jérôme, cette semaine, un excellent- article paru dans le Canada du J octobre.CVst un exposé clair et vrai de ce que vaudra au pays le nouveau transcontinental.Nous avons souvent et longuement parlé déjà de ce vaste projet, mais il est bon que les Canadiens étudient et se renseignent parfaitement sur Futilité de ce nouveau chemin de fer qui va accroître nos lie liesses, notre population et nuire prospérité nationale.En vertu du contrat passé avec le Grand-Tronc-Pacifique, le Transcontinental sera loué à cette compagnie pour cinquante ans.Quand ce chemin de fer reviendra au gouvernement dans cinquante ans, est-ce trop s’avancer que de dire que sa valeur en sera au moins doublée ?Non n’est-ce pas?Il y a quelque chose de positivement merveilleux dans le développement des chemins de fer.Prenons, par exemple, le New-York Central.Ce chemin de fer tomba entre les mains do Cornelius Vanderbilt vers 1800 L*s actions furent surélevées, et surélevées encore, à tel point que chaque dollar do ces actions représente aujourd’hui une dépense de 25 cents ; et et ' ces actions continuent à rapporter un dividende de G par année, dû au simple jeu automatique de ' augmentation du volume des affaires.Les mêmes conditions s’ " rit à tous les principaux chemins de fer, et s’appliqueront sans doute à cette nouvelle route.Ce nouveau chemin de fer devra inévitablement augmenter de valeur.Il n’est que juste de prévoir que quand ce chemin de fer reviendra au gouvernement, la valeur en sera dou blée.1 a- contrat stipule, en outre, que si, à l’expiration de 50 ans, le gouvernement ne décide pas d’exploiter lui-même le chemin, la compagnie «lu Grand-Tronc aura le droit de le prendre de nouveau à bail si elle peut offrir des conditions aussi favorables que celles que le gouvernement pourrait obtenir ailleurs Peut on supposer qu’un chemin de fer, qui vaudra alors le double de ce qu'il vaut actuellement, pourra être loué une seconde fois à de ce qu’il en aura coûté pour le construire, ifst-il déraisonnable de supposer «jue ce chemin deviendra alors une grande source de revenus pour le gouvernement ?Ceux qui critiquent avec tant d’acharnement le pr«»jet du Transcontinental oublient ceci : Vargent déjeuné sur au chemin qui doit être tour à nue compagnie solvable a un prix rouvrant /’intérêt sur te prix de construction, m'ajoute réellement pus à nos obligations ; Ifi garantie des titres sur ta section des montagne* de la division d* l Ouest >t le coût d>- la division de II'innipetf à Moncton, n'ajoutent jtas en réalité à notre dette.Car nous avons, tout d’abord la garantie d’une compagnie solvable de payer l'intérêt, et nous aurons à l’expiration (le cinquante ans, lorsque le chemin nous reviendra, une propriété dont la valeur représentera une somme infiniment plus grande que le coût du chemin ou les obligations s’y rapportant.Je demanderai à ces messieurs de sa rappeler en second lieu, que les intérêts, les richesses, la bit ion, les ressources, les revenus de notre pays sont appelés à augmenter dans un avenir prochain.Nous bâtissons, non pour le présen», mais pour l’avenir.Nous contractons des obligations qui aboutiront dans cinquante ans, lorsque le chemin établi au moyen de ces obligations, sera grandement re quis, sera, de fait, absolument indispensable.Kt lorsque cette période de cinquante ans se sera écoulée, < * e devra être, d’après un cal- cul raisonnable, la population du Canada ?Si elle augmente au taux do ‘J0 par période décennale, «die sera en 1951, de 15,000,000.Si elle augmente au taux de J5 par période dé cennalc, elle sera de 1 S,000,000.Nous aurons l’augmentation naturelle d’une population vi gouieuse, et de plus l’appoint d’une énorme immigration des îles Britanniques, do la Scandinavie et des autres parties de l’Europe, et d’une immigration encore plus grande du centre et dtî '’ouest des Etats-Unis.I>o sorte que nous bâtissons pour l’avenir, et nous voyons venir le temps où les ressources et la population de notre pays seront trois ou quatre fois ce qu’elles sont aujourd hui.Quelle pouira bien être l’augmentation de nos produits agricoles 1 Cette année, la superficie en blé est de J,500,000 acres dans le Manitoba et de 750,000 acres dans les Territoires, et nous nous attendons a obtenir de cetto étendue uni* r«'*colt«* do plus de G0,000,000 do lx>is-seaux.Combien nous reste-t-il de terres à blé incultes] Au plus bas chilVte, nous avons 250,000,000 d’acres de terres à blé à l’ouest de lac Supérieur.Si nous produisons 00,000,000 de boisseaux, cette minée, sur 3,Jo0,000 acres, combien de millions de boisseaux pouvons-nous nous attendre à produire lorsque ce pays so sera peuple*, lorsque la plus grande partie du sol aura été mise en culture, et lorsque la superficie cultivable aura atteint soixante ou soixante et M.x, ou peut-être cent millions d acres ] ' D’ailleurs, cela est incontestable, le ( anoda n’a pas d’autres moyens de communication «jutî les chemins de fer ; il n’a pas do voie d’écoulement naturelle vers l’océan.Pour toutes les productions de cette vaste régi on de Jo0,00Û,-000 d’acres de terres à blé, il nous faut établir des moyens de transport par voie ferrée, et si nous ne voulons pas être distancés, il nous faut les établir assez promptement.M.Blair ne se trompait pas quand, a \ an-couver, il disait qu’il y avait des gens qui vivraient assez longtemps pour voir trois ou peut- Dans un article écrit dans la Petite Jiépnbh.qne, de Paris, M.Alfred Naquet répond à la Libre Parole où M.Drumond a prétendu récemment, en s'appuyant sur une parole de Ber! nard Lazare, que les Juifs constituaient une nation et étaient insociables.M.Alfred Naquet prétend le contraire ; il affirme que les Juifs ne constituent plus une nationalité distincte et qu’il est faux de dire qu’ils sont insociables.Nous n’avons pas a nous prononcer sur cette j question.Nous voulons seulement relever un passage de l’article où M.Naquet cite le Canada comme preuve à l’appui de son argumentation.L’écrivain de la Petite République dit qu’on ne peut constituer un peuple sans certaines conditions qui n’existent pas pour les Juifs, non plus que pour Jersey, Guerne&ey et le Canada.M.Naquet pn ! ici au point de vue de la nationalité française.Or, l’idée qu 'il se fait des Canadiens-français n’est pas exacte.D’après lui, il faut, pour constituer un peuple, un territoire, sur lequel ce peuple évolue, et une langue commune.Or, ces deux conditions existent dans la Nouvelle-France, et M.Naquet a tort de coin parer les Canadiens-français aux Juifs.Que ces derniers ne soient plus une nation, nous l’admettons avec lui ; mais que les Français du Canada n’aient plus une nationalité distincte, les faits le contredisent.Le territoire sur lequel nous évoluons, nous j invitons M.Naquet à venir l’admirer.Les G0,000 Français de 1760 sont devenus deux millions, sans parler du million qui vit dans la grande République américaine.Ces deux millions de Français habitent un territoire que nos • pères ont conquis et arrosé de leur sang.J^a I malheureuse session qu’en a faite à l'Angleterre un roi efféminé, n’a rien changé à la nationalité des Français «lu Canada.Le territoire où !e peuple canadien français évolue depuis près de deux siècles, est plus grand «jue l'Europe.La province de Québec, qui est la vraie patrie «les Canadiens-fiançais, «jui a été le tlu'âtie des exploits de leurs ancêtres it plusieurs ouvrages légaux.Il fut toujours un libéral ardent.En 1890 il fut vaincu à Argenteuil.En 1897 il fut élu avec une majorité de 127 voix, et fut réélu par acclamation en 1900.Inutile île dire combien nous sommes fiers do voir le district de Terrebonne représenté «ians le cabinet qui gouverne notre ptovince.De plus nous sommes heureux que les tuéri- EN ANGLETERRE Four distinguer les nuances qui existent entre [les théories «’-mises par Ihilfour et celles de Chamberlain, il faut être un scholastique passé maître en » distinguo," Le premier ministre anglais débite tout un long discours à Sheffield, où il ne fait que ressasser ce qu 'il a écrit dans son fameux pamphlet.11 prend pour idéal lo protectionnisme et il gravite vers cet idéal d’après le principe de la vis d’Archimède : il monte en descendant.S'il fait un pas vers la protection, immédiatement il fait un autre pas dans la diiection opposée, afin de ménager les susceptibilités de ses partisans libre échangistes.Son but est de tenir en un corps cohérent les différents membres épars de son parti.Ralfour ne cesse de répéter que les divisions ne sont qu'apparentes et qu’en réalité, tous ses lieutenants sont unis sous le même étendard — qui est le sien, va sans dire.Ce " leader " a tellement conscience en la grande force de Chamberlain qu ’il ne cesse «le le flatter, lui et Militer, qui, Hoit dit entre parenthèses, a refusé le ministère des colonies.L’exministre serait un des plus glands hommes d’Etat que l’Angleterre ait produits, au dire de Balfour.Et celui-ci s’empresse d’ajouter que les idées de son ancien collègue et lt» siennes ne diffèrent pas d'un cheveu.I^e premier ministre a jieur de son Joe ; mais il a peur aussi de perdre le pouvoir.Il accepte les idée de son rival et laisse à celui ci l’embarras de faire accepter ces mêmes tdéos par lo peuple.Mai- Ralfour n’a pas assez louvoyé dans son discours de Sheffield et ce que nous présumions est arrivé : le duc do Devonshire su présente, lo cinquième à la queue-lca-leu avec sa démission.Il s’attendait à ce que l’orateur de Sheffield se fasse le champion du libre-échange, hase du système fiscal anglais, et répudie la protection.Au lieu do cette affirmation de principes, le président du conseil entend le premier ministre railler Colslen et la polémique de 18-46; proclamer le bouleverse meut dos traditions fiscales qui ont été celles de lieux générations et adopter la protection, non pas uux fins du revenu, mais comme une arme de défense et de «xmibat C’en est trop pour le due, qui donne sa ’démission tout simplement et sans préambule.Ceci embarrasse fort Ralfour qui perd son meilleur appui en la personne do Devonshire, président du conseil et " leader " du parti à la chambre des lords.L: cabinet reste amorphe, les Unionistes vont se débander et le gouvernement ne peut résister longtemps encore.Ça n’est pas un joueur de cricket comme lord Littleton qui remplacera l’ancien ministre des colonies.Arnold Forster, ministre «le la guerre, Austen Chamberlain, chancelier de l’Echiquier, et Gia-ham Murray, secrétaire d’Ecosse, no sont pas très forts non plus.Dans toute F histoire constitutionnelle anglaise, c’est la plus curieuse des crises ministérielles que nous connaissions.Elle n duré trois semaines et des jeunes inexpérimentés remplacent- des hommes éminents.C'tMt un cabinet " pro tempore." Balfour est un entêté ; peut-être tiendra t il lion jusqu’à ce que Chamberlain revienne au bercail.Déjà celui ci a commencé sa campagne Dar un manifeste politique.Il propose d’abaisser les impôts actuels sur lo thé, le sucre et lo cacao et de les reporter en partie sur les céréales, 91 3833 5247 84 L'AVENIR DU NORD, 8 OCTOBRE 1903 viandes, beurres, fromages qui ne proviennent pas des colonies, uinsi que sur les produits étrangers qui sont manufacturés.Ce système est plus compliqué ; il est une concession très habile, un compromis captieux.L'hameçon est bien appâté pour ceux qui, comme Balfour, aimeraient à y mordre.Toutefois, Chumbcrluiu est drôle lorsqu’il dit qu ’il ne faut pas négliger les propositions coloniales do peur do voir dépérir le commerce an glais.Il n’y a pas très longtemps quo co mémo homme répondait aux avances do Laurier, quant aux tarifs do faveur, quo 'e commerco des colonies était trop ininimo pour être considéré.Joo fait inconsciemment apologie à Sir Wil frid.Dont acte.EN ALLEMAGNE Le mouvement socialiste devient do plus en plus menaçant en Allemagne.II se manifeste mémo dans l’armée.L’autro jour, des grenadiers du 2e régiment do Baden ont lapidé leurs officiers.Cette agression est le résultat d'un jugement de la cour martiale, laquelle a condamné des soldats à dix ans de prison pour avoir commis uri assaut sur un sergent.Le Voruxierts, organe socialiste, compare cette sentence à celle qui condamna l’enseigne Heuss ner à doux ans de réclusion dans une forteresse pour avoir tué un artilleur qui no l'avait pas salué.Tout n'est pas rose dans la patrie de Karl - Max.On attribue beaucoup le succès é'ectoral du socialisme au mécontentement qui sévit dans l’armée.Lorsque Guillaumo lit ces choses-là, il fait une horrible grimace et sa moustache furibondo lui entre tout entière dans le nez.X DANS LES BALKANS L’Autriche et la Russie ont envoyé une note conjointe à leurs ambassadeurs, à Constantinople.François-Joseph et Nicolas sont résolus île faire mottre en forco les réformes que 1a Turquie s’était engagée à faire.Le Sultan est blâmé pour ses atrocités et les Macédoniens pour leur révolte.Cette décision empêchera probablement la guerre avec la Bulgarie, quoique dernièrement un poste bulgare ait été attaqué par des troupes turques.Mais cette intervention russe-autrichienne ne sera effective que comme force morale.Jamais les Albaniens ne permettront à l’Empereur ni au Czar d’occuper les vilayets macédoniens pour y rétablir l’ordre.Co serait le corn mencemont de la chute de l'empire ottomau, et la guerre sainte serait déclarée par le grand prêtre de l’Islam.D’ailleurs, le Moscovite et la maison de Hapslxmrg, dont la politique est diamétralement opposée, ne s'accorderaient pas longtemps.Au premier coup de canon, l’entente serait rompue.Et encore faut il compter avec la puissance militaire turque.Déjà, on dit qu’elle commence à maîtriser l’insurrection — ce que nous déplorons, sans doute.L’armée turque est composée de .'100,000 hommes ; depuis plusieurs années, les trois-quirts du budget du pays sont consacrés à l’achat d’armements les plus modernes, ot depuis plus de vingt ans, deu olliciers allemands enseignent dans cette armée.A part cette instruction prussienne, le soldat turc est très brave.Il no faut pas oublier que c’est lui qui a défendu les passes de Sliepka et les tranchées do Plevna.Mais si lo sentiment de pan slavisme est si fort que lo grand Czar blanc do toutes les Hussies soit forcé do faire, lui aussi, une guerre sainte, alors Stamboul tombera et, avec elle, l’empire de Mahomet et toute sa barbarie.X A ROME Mais, grâce, mes amis, ne faites pas souffrir vos semblables.Ayez pitié de ces pauvres millionnaires.C.Lauthk Faiblesse et qervosité Des milliers de personnes souffrent de maux qui pourraient être facilement cruéris.Des milliers do personnes par tout lo pays souffrent constamment de nervosité—leur sang est pauvue et aqueux, leurs nerfs faibles et agités.Elles sont pâles, fuibles, souvent en proie, aux maux do tête et au vertige, elles sont épuisées nu moindre exercice et souvent elles se prennent à envisager la vio comme un fardeau.Il n’y a qu’un seul moyen absolument sûr d’acquérir une santé et une forco nouvelles, c’est par l’usage des Pilules Roses du Dr Williams, pour les Personnes Pâles.Ces pilules font un sang nouveau, riche, rouge, renforcent les nerfs ; elles apportent la santé, la force le bonheur à ceux qui en font usage.M.D.AV.Daley, Crystal City, Manitoba, dé montre la véracité de cette assertion.Il 'lit : e J’ai employé les Pilules Roses du Dr Williams avec de merveilleux résultats.Avant d’en prendre j’étais faible et nerveux; mon sang était pauvre ; j’étais pâle et j’avais des douleurs dan» la région du cœur.Présentement, après avoir pris huit boîtes de pilules, mes nerfs sont forts ; mon sang est pur et riche ; l’ai un lxiau teint et l’action du cœur est régulière.Je crois qu’il n’y a aucun remède capable d’égaler les Pilules Roses du Dr Williams contre ces maux, u C’est lo verdict do tous ceux qui ont essayé judicieusement ces pilules, et ceux qui sont malades peuvent obtenir une santé et une force nouvelles par l’usage de ce remède, Ne gaspillez pas votre argent et ne courez plus risque d’altérer votre santé en prenant une substitution quelconque.Assurez-vous que lo nom au long Dr Williams’ Pink Pills for Palo People soit imprimé sur l’enveloppe qui entoure chaque boîte.Si vous ne pouvez obtenir les pilules chez votre marchand elles vous seront en voyées par la porse à 50 cents la boîte ou six boîtes pour 82.50, en écrivant a The Dr Wil bains’ Medicine Co., Brock ville.Ont.Fin de saison Pie X a lancé sa première encyclique.On dit qu’elle est d’un caractère essentiellement religieux, ce qui confirme ce que nous connaissions déjà du Saint-Père, qui est un homme très pieux.Cependant l’encyclique termine en revendiquant une liberté entière pour le Souve rain Pontife.Ce qui démontre que Pie X sera aussi ferme sur ce point quo Léon XIII.En droit international strict, lo Pape n’est pas indépendant, puisqu’il ne possède pas de territoire, mais en pratique, il est traité en souverain.Le Saint-Siège il des ambassadeurs et des nonces, il reçoit même des troupes italiennes le salut royal moins le drapeau qui ne s’abaisse que devant le chef de l’Etat.Ix; Pape doit avoir un libre champ d’action Son pouvoir spirituel «’étend sur les deux-cinquièmes de l’univers et ce pouvoir se trouve quelquefois nécessairement entremêlé aux cho ses matérielles des nations.Celles-ci ont au tant d’intérêt que Pie X lui-même à ce que le roi d’Italie ne gouverne pas en sous-main.D’ailleurs, ce dernier ndmet pratiquement la liberté du Pape.Il est à souhaiter que les relations entre le Vatican et le Quirinal deviennent meilleures.Peut être est-ce la politique du nouveau succès seur de Pierre î AU CANADA Paysage d'automne [Pour L’AvF.Nin du Noitn] Southward, 18 septembre.lies assemblées politiques se multiplient avec rage dans notre pays.C’est un sport national, lies orateurs do l'Opposition font de longues élucubrations pour nous prouver qu’il faut une muraille de Chine tout autour du Canada, en guise de tarif.Et pour nous convaincre, ils nous citent les paroles protectionnistes de Chamberlain.Cet heureux mortel reçoit des cable-grammes do félicitations de la part de l’Association des Industriels et même — ce qui est beaucoup plus gravo — de M Tarte lui-même, qui se sert de sa plume comme d’un encensoir.Il est curieux de constater que ce sont les adeptes do la protection qui favorisent le plus lo libre échange ici.Car vouloir le triomphe, de Chamberlain, c’est vouloir abaisser nos impôts en faveur de la Grande-Bretagne.Tous cis écrivailleurs ou hâbleurs sont in .-ouséquents ou hypocrites.Et c'est dégoûtant.x Nos compatriotes dans les Adirondack* ne sont pas doux pour les millionnaires américains.Ceux-ci sont cordialement détestés pour leur égoïsme sans bornes Ils ne peuvent acquérir lo moindre chantier canadien -français, même à coups de millions Voilà bien encore un trait caractéristique de la fierté de notre race.Un Vanderbilt ne peut nous faire plier l'échine.Et pourtant, eu d’autres occasions, nous la plions si bas, et si souvent.Nous sommes quelquefois de grands enfants.Nos copains dans les Adirondacks ont sans doute pour philosophie que le bonheur et le malheur ici-bas sont distribués également à tous ; que toutes choses se compensent et qu’on ne jouit qu’en proportion de ce que l’on smTe tjje le richissime américain n’a pas plus de bjnheur que le moindre d’entre nous, et qu’il est bon de lui fane sentir cela La vaste lande s’embrunit, les fougères ont perdu leurs couleurs, ce n’est plus une étendue de feuilles dentelées aux tons n’émeraude, plantes et buissons n’ont plus leur printanière fraîcheur et sont maintenant dorés ou cuivrés, infinie variété de tons chauds dont la palette du peintre le plus habile répioduirait avec difficulté la gamme multicolore.La bruyère, naguère si altièro en sa robe de pourore impériale est aujourd'hui pâle et languissante, ce n’est plus qu’un unifonne mélange de rose incolore, les joncs d’automne ont refleuri et tournent vers les rares riyons du soleil leurs spirales dorées ot lumineuses.Dans la haie les roses sauvages sont flétries et sont remplacées par les baies rouges qui cet hiver seront le pain quotidien des pauvres petits oiseaux enneigés.L’hiver sera rigoureux, nous affirme un paysan halé, en hochant gravement la tête, car la nature prévoyante a amplement fourni tous les buissons de baies et de fruits, afin qu’en la saison rigoureuse nos petits chantres emplumés ne soient pas en peine do trouaer leur pâture.Les mûres s’empourprent et les enfants du village aux pieds et aux jambes nus, à la chevelure embroussaillée, picorent le fruit juteux comme autant d’abeilles butinent lo miel auprès du thym odorant.En quittant la lande nous traversons les terrains marécageux qui bordent la mer, et là nous trouvons en profusion les pâles asters étoilés et la lavande de mer, dont les fleurs d’un mauve argenté poussent sur des tiges tlex-ibles.La plage s’étend devant nous, oh, combien différente des premières semaines de notre séjour ici.I.¦» pêcheurs, en leur jerry bleu et aux lourdes Ixitt-n imperméables, sont dispersés par groupes et causent d'un air inor no et découragé ; la saison des bains, grâce à l’inclémence de l’été, a été mauvaise, et qui sait si la saison do la pèche sera pour eux plus bienveillante.Alors cela sera dans les chaumières la misère ; les enfants, petits êtres inconscients des bonnes ou des mauvaises maisons, demanderont du pain comme leur droit, et le père triste et soucieux se détournera d’eux pour aller voguer en sa barque ntin do prendre le hareng aux écailles d’argent.hélas, peut- être est-ce la mer cruelle et avide qui le prendra, lui, l'arrachera à tous les siens pour l’engouffrer en ses Ilots attirants.La veuve et l’orphelin pleureront le disparu, mais sitôt que l’aîné des garçons lo pourra il deviendra pêcheur aussi et s’en ira au loin, confiant à Dieu et sa vie et son âme.Nous suivons la grève nous promenant len tetnent au bord des vagues qui mugissent douloureusement, les tons de l’eau ne sont plus d’émeraude et de saphir, mais il’un gris terne et uniforme, les mouettes aux blanches ailes, volent presque à la surface des Hots, so confondant avec l’écume neigeuse, et jetant leurs cris aigus et discordants, présages néfastes do vilain temps.Nous marchons toujours, allant vers la lointaine falaise verdoyante.Arrivés là nous gravissons le sentier à pic tout ensablé et nous arrivons devant les ruines de la vieille église de Dunwich, la seule des huit églises de ci tte antique villo historique, qui subsisto encore, les autres sont enfouies au fond do l’océan.Dunwich fut une ville opulo ite et riche, siège d un évêché et p >t t de mer important, elle avait uno telle influence qu’au moment de l’ir-vasion e pagnole ave*?l’invincible Armada, Dunwich fournit à la rt-ine Elisabeth onze navires pour combattre l’ennemi.Mais la mer, peu à peu a engouffré la ville entière, et il n ’en reste aucune trace maintenant sauf cette vieille ruine qui se détache grise et sombre contre le ciel.Elle a l’aspect morne et désolé avec ses fenêtres en ogive, brèches béantes par où le vent souffle en bruyantes rafales, agitant d’un bruissement sinistre le lierre s’enguirlandant autour des vieux murs et de la tour ébréchée.Au hasard de notre promenade nous arrivons en face d’une toute petite église de village et nous entrons, ns nous doutant guère de la merveille d’art moyenâgeux que nous devons y Saint-Sauveur.— IAi samedi soir, 10 courant, Sa Grandeur Mgr Bruchési, airivera ici, pour la bénédiction de la pierre angulaire de notre nouveau temple, qui aura lieu le lendemain.Après une grand’inesse solennelle, aura lieu la bénédiction, qui sera suivie d’un sermon de circonstance par M.l’abbé Do la Durantaye, curé de Saint Jérôme.Ceux qui ont déjà entendu l’éloquent pasteur de la ville de Saint-Jérôme, savent quo personne mieux que lui ne peut interpréter les leçons tirées des cérémonies du jour.— Depuis quelques jours nous jouissons d’une véritable température d’été.— On dit que M.Work le fameux millionnaire de Saint-Adolphe, n’est plu» chez lui, que tout est saisi, que les travaux sont arrêtés.Si cet état do chose persiste, plusieurs travaillants vont être bien désabusés.— M.Boisvert, forgeron de MM.Boileau, entrepreneurs, est tombé d’une hauteur de 20 pieds sur les roches brisées par la dynamite, à la carrière.Ce monsieur souffre de contusions par tout le corps, mais quelques jours de repos suffiront pour lo remettre en état de re prendre son ouvrage.— La récolte des patates est très bonne cotte année, tant sous le rapport de la grosseur que de |a quantité.— M.Napoléon Allaire a fait mettre quelques couches do peinture sur sa maison.Jolie coup d’œil.L'Annonciation.— Nous croyons intéressant pour no» iccteuis d • publier la lettre suivante : L’Annonciation 1er net.100.'!.Monsieur le Directeur de I, Aikvik nr Xoui* Bien cher mondeur, De» circonstances incontrôlables font retarder la bénédiction do nos cloches au 11 courant.Nous vous remercions de i’entrefilet qui nous concernait, et j’espère que vous voudrez bien en parler encore.La lit;ne de Lnbelle à L’Annonciation est complètement terminée, on pose les derniers poteaux du télégraphe.Le trajet entre La belle et notre village se fait en 18 minutes, par les trains qui servent à la construction.Nous avons hâte que ’inspection soit faite et que la ligne soit acceptée par les autorités compétentes, car depuis que nous entendons le sifflet des locomotives et lo grondement des trains, nous trouvons beaucoup plus pénible l’obligation d’aller chercher nos marchandises à La belle en voiture.L’inspection de la ligne et son acceptation est la seule cause du retard apporté à notre démonstration religieuse et patriotique pour notre région.Veuillez me croire, Votre dévoué, Dom André Moxhkt C.R.I.C., curé.HOMMES JEUNES ET VIEUX NE VOUS LAISSEZ PAS ABATTRE PAR LA MALADIE, VOUS ETES LES FJRTS, REPRENEZ VOTRE VIGUEUR NATURELLE.' LES PILULES MORO tm les CONSTITUENT ROUR VOUS LE REMEDE RAR EXCELLENCE.Lo «uérison complète de M.Georue Grinselt, Arbor Vitoe, Wis., l otlcste une fois de plus.L’histoire de tous les hommes est identique; la constitution est généralement robuste, mais vient un moment, tôt ou tard, où la santé s’altère, dépérit et devient même quelquefois un danger pour la vie du malheureux qui négligerait troji longtemps de se soigner à propos.C’est surtout le cas pour les gens adonnés à un travail dur et pénible et qui occasionne une dépense considérable d’énergie et de forces.Ceux-là n’auraient que faire de dépenser inutilement leur argent pour se faire soigner à peu près.Il est.un remède spécial, unique et naturel pour les hommes.Déjà, il a fait ses preuves partout.Ce n’est certes pas une prescription de charlatans, car ce remède à produit des résultats merveilleux partout où il a été essayé.En effet, lequel d’entre vous, messieurs, n’a pas entendu parler avec avantage des “ l’ilules Moro,” le grand remède populaire qui no faillit jamais î Les l’ilules Moro ont gagné d’emblée la confiance du ’ "a, niais pour vous convaincre encore mieux, nous nous plaisons ù vous donner des preuves évidentes qui attestent de l’efficacité de ce remède.Le 25 février 1902, M.George } GEORGE GRINSELL, Arbor Vitae “ J’étais Griusell, nous écrivait de Arbor Vitae, Wise., pour nous dire qu’il souffrait de l’estomae.11 éprouvait des chauffements très douloureux et un malaise terrible surtout après les repas.11 nous faisait part également de certains dérangements qui lui rendaient l’existence misérable.Nous n us empressâmes alors, comme toujours d’ailleurs, de répondre à sa lettre en lui donnant les meilleurs conseils possibles.Nous lui indiquions un traitement à suivre en lui recommandant de prendre les l’ilnies M ropour les hommes.Le 15 juillet suivant, c’est-à-dire cinq mois après s’être mis sous nos soins, il nous remercie sincèrement de nos bons avis.11 se fait un plaisir de nous déclarer que les l’iltiles Moro l’ont complètement guéri et nous annonce même qu’il a repris depuis quelque temps, sou travail comme par le passé.M.George Griusell ne nous cache pas qu’il est le plus étonné d’n ne guérison aussi rapide; aussi il veut que tous ses amis soient persuadés qu’il doit seulement son complet rétablissement aux l’ilules Moro et aux sages conseils des Médecins de la Cie Médicale Moro avec lesquels il a été en correspondance, sans qu’il lui en coûte un seul sou.Ite notre côté, nous avons infiniment de plaisir à présenter aujourd'hui concernant les modes de l’automne.Par- i le portrait de M.George Griusell aux nombreux amis et adeptes des mi les collaborateurs do ce numéro, men- Pilules Moro.M.Griusell est un jeune lu mine à qui l’avenir apparaît maintenant plus souriant que jamais.Il est florissant de santé,d’un esprit vif et d'une activité extraordinaire; c'est plus qu’il n’en faut pour arriver au succès.Sans le secours des Pilules Moro, toutes les richesses de ce beau caractère auraient été perdues.Et qui sait, peut-être M.Griusell aurait-il vu ses rêves anéantis, puis la fin fatale et prématurée d’une aussi belle existence.LE NUMERO D’OCTOBRE “ DELINEATOR ” DU Le numéro d’octobre du “ Delineator” est particulièrement intéressant parce qu’il contient des articles et illustrations tionnons les suivants : Agnes Surbridge, J.C.Reniaient, Lymiu Roby Meekins, Virginia Frazer Boyle, Clara E.Lauglilin, N.Hudson M oore, Miles Bradford, Livingston B.Morse, Jean M.Thompson, et Lucy Bertram.Voici d’ailleurs le témoign.ve que M.Griusell s’empresse de nous fournir : “Arbor Vitae, Wise.2$ août 1902.“ Messieurs, “ Vous connaissez ma maladie' “ puisque c’est vous qui m’eu avez “ guéri.Ce n’est donc pas pour “ vous que je veux en reparler, “mais plutôt pour que ma propre “histoire aide à convaincre ceux “qui pourraient encore douter des.“effets merveilleux des Pilules “ Moroque vous, Spécialistes, savez “si bien administrer avec un traite-“ment si simple et Si facile.“Oui, je suis réellement glorieux “ d’ajouter mon témoignage à la “liste innombrable de ceux que “ vous possédez déjà.De plus, je “vous envoie mon portrait: faites-“cn ce que vous voudrez ainsi que “cette lettre.“ C’est donc vers la fin de février “que je me décidai une première "fois à vous écrire.Combien j’a-“ vais alors l’estomac tout délabré,' mes repas me fatiguaient énormément et de plus, de sérieuses •‘incommodités me tourmentaient •‘terriblement à certaines heures.•‘ La vie m’était réellement à charge.“Je vous ordonnai tout d’abord “six boites de Pilules Moro, car ‘•j’en avais entendu faire partout, “dans mes environs, les plus beaux Wise.“éloges.loin de m’attendre que cet envoi serait gracieusement né des précieux conseils que vous m’avez gratuitement " nccornpag “ fournis, en m’indiquant le meilleur traitement à suivre dans mon cas." Inutile d’ajouter que ces avis furent suivis à la lettre.Et voyez “ comme j’en fus moi-même bientôt récompensé ! Voilà que je me “sens parfaitement rétabli; depuis plus de deux mois, toutes ces “ incmninudités, ces douleurs cuisantes, ces troubles d’estomac, etc., “qui m’ont si longtemps accablé, tout cela a disparu.“J’atteste ici que je dois uniquement cette guérison aux Pilules “ Moro, telles que prescrites dans les sages avis des savants docteurs “de la Cie Médicale Moro.“Si je suis un homme nouveau, si je puis contempler la vie sous “ un côté pins encourageant, si je puis encore compter sur mes forces “etma volonté pour travailler et prospérer, c’est grâce à l’heureuse “inspiration que j’ai eue de me confier à vous.“ Veuillez agréer, encore une fois, chers docteurs, l’expression de nia “ pins vive gratitude et rappelez-vous bien que je serais même flatté “de lire un jour mon certificat dans mes journaux favoris qui me “viennent du Canada.Votre reconnaissant et très obligé.GEORGE GRINSELL, Arbor Vitae Wise." Les consultations gratuites, pour les hommes, sont données tous le3 jours de la semaine, excepté le dimanche, jusqu’à huit heures du soir, au n0 17-'4, rue Ste-Cutheriuc, Montréal.Les l’ilules Moro se vendent chez tous les marchands de remèdes et sont aussi envoyées dans toutes les parties du Canada et des Etats-( nis, sur réception du prix, 50c la botte ou six boites pour $2.50, Adressez vos lettres: COMPAGNIE MÉDICALE Mo KO, 1721, rue Ste-Catheiinc, Montréal.trouver.Il y a quelques années on se mit en devoir de réparer cette église, on retira do la voûte un vaste panneau en bois recouvert d’une épaisse couche de peinture blanche, on le jeta dans le cimetière en attendant le moment où on le mettrait en vente avec d’autres bois de démolition.Pendant la nuit une forte ai erse tomba et le panneau fut trempé.le lendemain matin on s'aperçut qu’il y avait une peinture sur le panneau.Soigneusement gratté et débarrassé de son épaisse couche de peinture blanche, on découvrit une magnifique fresque représentant le e Jugement dernir n et exécuté en 1480.Peinture extraordinaire comme naïveté de conception, mais admirable comme dessin et comme exécution.En haut se trouve Notre - Seigneur Jésus-Christ jugeant les lions et les mauvais, et portant en son côté droit les stigmates de ses souffrances, et en le flot de sang qui s’échappe de la blessure, nous voyons le symbole de notre rédemption.A droite, sous le soleil, est placée l’entrée du Paradis dont saint Pierre, en manteau de pourpre et en mitre épiscopale, défend l'entrée, armé d’une immence clé.Il reçoit et -s’apprête à laisser entrer quatre élus : un roi, une reine, un cardinal et un évêque ; ils sont tous les quatre grotesques et naïfs en leur nu-d té et on ne reconnaît ce qu’ils sont qu’aux couronnes, tiare et chapeau de cardinal dont ils sont coiffés.Sous le pâle croissant de la lune se tient le diable, noir, hideux, avec ses ailes de chauve souris ; sa queue, ses cornes et ses dents blanches et grimaçantes.Derrière lui les portes de l’enfer symbolisées par la gueule béante d’un énorme poisson en lequel s’engouffrent pêle-mê le avec des gestes d’effroi les damnés, enfournés par un démon cornu qui les tasse avec un trident et les enserre d’une chaîne enflammée.Ce tableau s'harmonise avec nos pens :es tristes et rêveuses, fin de saison, fin d'été sur la grève et sur la lande, ici la fin do toutes choses terrestres ; pour c< ux qui ont suivi la loi du divin Maître une béatitude sans fin au pied du trône de l’Eternel ; pour ceux qui ont offensé et no se sont point repenti»' les souffian ces do l’enfer avec lf société des démons et les ténèbres atroces, éternelles ! Mai» pour le chrétien l’approche do l’hiver n’est qu’un mystique symbole de la résurrection, la nature va sommeiller en les profondeurs de la terre, ainsi que Jésus resta trois jours dans ta tomlje.Mais au Printemps bourgeons et fleurs renaîtront, tel le Rédempteur sortit de la tombe pour moruci nu ciel et racheter les hommes.Lit.y Buti.kr.FANATIQUES — if.le curé Deladurantnye sera à Saint-Sauveur dimanche prochain où il assistera à la Ih5-népiction de la pierre angulaire de la nouvel'c église.C’est lui qui pronnncein le sermon de circonstance.Mgr Bruchési sont présent.Tels sont les conseillers et le maire qui par esprit de parti ont voté la ruine d’une de no» meilleures industries.La manufacture de cigares qui a coûté $7,000 à la ville est là, abandonnée, alors que le conseil a reçu des assurances §3,315.Nous perdons 20 chefs de familles, §15,000 à §20,000 de salaire par année, §900 à §1,000 de loyers ; §100 de taxes ; au moins 100 personnes qui quittent notre villo ; nous nous exposons à un nouveau procès en ne reconstruisant pas immédiatement la manufacture.Et tout cela pourquoi 7 Parce que les cigariers étaient presque tous de» libéraux.MM.N’antel, Bélanger, Latlamme et M s t te ne peuvent donner d'autre raison à leur conduite.Quant à M.Filion il s’est uni à ces fanatiques par inimitié personnelle pour M.F'schel, qui est un juif.C’est là uii argument qui sent l’intolérance du Moyen-Age.Tl esc malheureux que M.Filion n’ait pas su.dans l’intérêt de la ville, surmonter sa haine pour M.Fischel.la Xatio», l’organe des fanatiques qui viennent de ruiner une de nos industries, ne trouve pas d’autre réponse à nos justes critiques, que celle-ci: u Vos propres amis, l’éclievin Prévost en tête, ont déjà voulu chassé M.Fischel.u Mais c’est précisément ce qui prouve l’impartialité de nos amis.L’échevin Prévost lui-même a déjà proposé le renvoi de M.Fischel, mais cela alors que ce dernier s'obstinait à n ’employer que de3 apprentis.Toute industrie sérieuse, qui a exigé des Ik>-nus de la corporation, doit employer des chefs do familles qui, comme locataires ou proprié taire», mettent- de l’argent daus la ville.C’est un principe admis.Or, il fut un temps où M.Fishel, sans éclairer suffisamment le conseil sur sa position, réemployait quo do jeunes apprentis.Ce fut alors que, dans l'intérêt de la ville, l'éebevin Prévost et ses amis sommèrent M.Fischel d’avoir à déguerpir sous le plus bref délai.M.Fischel n’en fit rien, mais quelque temps après il reprenait à son service 20 chefs de familles.I.a raison qui avait poussé nos amis à sévir contre M.Fischel n’existant plus, ils cessèrent do le traiter sévèrement.Tandis que par fanatisme les conseillers que nous avons nommés tout à l’heure, persistèrent, au grand détriment de la ville, à combattre M.Fischel.Quand la manufacture de cigares a été endommagés: par le feu, quelle était la situation f M.Fischel employait 20 chefs de familles et 30 autres employés, payait ait moins §15,000 de salaire par année La ville ne déboursait en argent que le montant des assurances.Etait-ce une si mauvaise situation pour que la ville ne puisse attendre le résultat du procès concernant le bonus de AI.Fischel / N était-ce pas, en attendant, donner un œuf pour avoir un bœuf ?La ville ne versait en argent que le montant des assurances, soit §100.00 tandis que AI.Fischel employait 50 ouvriers dont 20 chefs de familles et payait au moins §15,000 de salaire par année.Nous prétendons que la ville avait tous les avantages de ce modus vivendi, en attendant la décision de la Cour sur le point en litige.Pourquoi donc alors ne pas reconstruire immédiatement î Nous avons §3,315 pour cela.Pourquoi nous exposer à un second procès, car t.i Al.Fischel gagne celui qu’il a intenté il demandera certainement- des dommages à la la corporation pour ne pas avoir reconstrit la manufacture tel qu’il est stipulé dans le Règlement cie son Ixinus.Pourquoi laisser en ruine une manufacture où travaillaient 50 employés qui jetaient chaque année dans notre ville §15,000 à §20,000 de salaires 1 Tournez la question sur toutes les faces, vous no trouverez pas d’autre réponse que col le ci : le fanatisme aveugle a inspiré les conseil lers et le maire.Le Fin so.Le crime du suicide L’actualité ^ s impose aux chroniqueurs: il faut qu’à mon[toui je dise un mot des multiples suicides qui se sont succédés depuis un an dans notre pava.La semaine dernière, c’est une jeune fille dé-1 donné laissée par son amant, qui prend une dose de vert de Paris afin d'échapper au déshonneur On la retrouve expirante, sur un lit t I-e conseil no s’engage à accepter ni la plu basse ni aucune des soumissions.Par ordre, J.-E.Prévost, Secrétaire-Trésorier.To Cure a Cold in One Day Take Laxative Bromo Quinine Tablets, jq tvtjfy Seven Million boxes sold In past 12 months.This Signature, ^ Scf'jCsyje Cures Grip In Two Days, on every box.25c. J L'AVENIR DD NORD, , i V .L' Louis ESQUISSE DESCRIPTIVE DD PALAIS DES TRANSPORTS Bureau général «le la presse.Lo splendide édifice s trois éléments essentiels que je viens de mentionner s«.nt d'une apparence frappante par tout l’édifice.Sur les devants ouest et est sont les trois ma ques arches qui embrassent plus de la moitié de l’édifice ; ces arclies mesurent ij 1 pieds «h-largeur par 52 pieds de hauteur.-Sur leurs parcours, on a installé 14 voies de chemin «le for.A coté des trois grandes portes, les pro jectures angulaires sont surmontées de tours ou pylônes s’élevant à 150 pieds.Le toit est d’une apparence des plus réjouissantes ; au-dessus do chacune des portes se trouvent des courbes gracieuses qui permettent d’admirer en entier lu parfaite harmonie des saillies.La statuaire est placée en avant, à la base et audessus des pilliers qui servent de supports des grande ouvertures de coté.Seize groupes de statues représentent les différents moyens de transport, et les progrès faits jusqu’à aujourd’hui dans la traction.Quatre groupes «le statues sont aussi_placés nutour des quatre tours attenant aux frontons ouest et est.L’architecte a cru devoir so dispenser «le toute sculpture à l’intérieur de l’édifice ; il so lie entièrement à l’architecture pour tenir lieu de toute décoration.La largeur entière de le bâtisse est traversée par «Jinq arches eu bonne «le demi cercles et de dessin uniforme.Une attention spéciale a été donnée à l'introduction de la lumière dans l’édifice et aucun chassis n’est visible au plafond.J’ai la certitude «jue ce Palais des Transports fera l’année prochaine les délices de tous les visiteurs de l’exposition.Louis Larivk.‘Bébés lienreux et joyeux n’y a pas, sur terre, plus grand tr«:sor qu’un lxibé «-ri santé, joyeux, heureux.En conséquênce, tont ce qui est de nature à maintenir l’enfant on cet état est un bienfait inappréciable pour les mères.Mme W m.Dull, Maplo Creek, T.N.., raconte comment elle est parvenue à c«>tte fin.Je suis heureuse do dire que les Tablettes «« Baby’s Own «« ont fait un monde de bien à ma fillette.Elle souffrait gravement de constipation, elle était trè« malcommode, mais depuis qu'elle prend des Tablettes elle est très bien.Je las lui fait prendre une fois ou deux par semaine et elle est maiurenant si joyeuse, si heureuse, qu'il n’y a pas de doute que les Tablettes Baby's Own sont exactement ce cju’il faut aux bébés.«« C’est une leçon pour les autres mères qui ont besoin d'un remède sûr et efficace contre les maux dout soullient les jeunes enfants, de temps à autre.Ces Tablettes sont vendues avec la garantie qu’elles ne contiennent ni opiat ni drogue dangereuse et elles sont lionnes pour tous les eu fan « s depuis le bébé naissant jusqu’aux enfants les plus développés.Vendues à 25 cents la boite ou envoyées par la poste en écrivant directement à la l>r Williams’ Medicine Co„ I«rockville, Ont.Rendons à César.Les journaux nous ont appris les différentes phases du drame do Hainto-Adèle.Le public était naturellement impatient de connaître les détails de cotte tragédie qui coûtera peut-être lu vie à un pauvre colporteur syrien et qui enverra sûrement les auteurs «lir forfait au pém tencier pour la vie, si elle rie les envoie pas à l'échafaud.On a peu parlé cependant, au cours de tous les détails donnés, «lo .a part importante jout*e dans cette malheureuse affaire par un humble, un brave conséquemment : ie veux parler de l’huissier Martial Ixmgprt1, de Sainte-Adèle.M.Longpré n’a fias à son service les batteries de la grosse caisse, il n’a pas les grands journaux «iu pays pour vanter sa coiuluite, pourtant l'acte qu’il vient d’accomplir mérite ar an.Prix d’abonnement pour le Canada $4.40 par année.S’adresser, 5.rue Réaumur, à Paris (Francelou au bureau de VAvenir du Nord.- LA PATRIE.Grand journal quotidien illustré Emile Hussard.Directeur.Lucien Millovoye, redacteur-en-chef La Patrie est absolument imiépendante au point «le vue politique et place au-dessus «le tout la défense dos interets français.Abonnement: Six mois, $4, un an, $7.20 12.rue du Croissant, Paris (France).L'Economiste Français REV UE 11 El’.DOM AD AI UE Rédacteur en chef : M.Paul I>eroy-Beaulieu, rnomble ,1e l’institut.Chaque numéro «xmtient une série d’articles et de nombreux renseignements se devisant comme suit : - Partie «:c«itiomique ; partie commerciale ; lie vue immobilière ; partie financière.Prix $8.80 par année.Bureaux : Cité Bergère, 2, à Paris (Fiance).EAUTOIIITE Journal quotidien Publie cbauuc jour un article de M.sagnac.Abonnement, Six mois $3.60; 4 bis.rue du Bouloi.Paris.Franco.l’aul «lu Cas-un an $7.00.LE SIECLE, Journal quotidien Yves Guvot, directeur politique.Parmi les collaborateurs, ou remarque des écrivains les plus illustres «1e France.Abonnement, Six mois $5 : un an, $9.12 rue Grange-Ilalefiere, Pans (France).LE MOIS Magnifique revue illustrée sur papier de luxe.Au nombre «les principaux collaborateurs se trouvent François Coppée, R«-né Bazin, Edmond Rostand, Ernest Daudet, Charles Vincent V.DelaparU, S.J.Abonnement: Un an, $2.80 8, rue François 1er, Paris.France.EAU MINERALE PURGATIVE “AGENDA” Excellent purgatif en tout temps de l’année pour Enfants, Vieillards, Adultes, Femmes enceintes.Purge sans donner d«> coliques ; n empêche pas de travailler.Choque bouteille contient 8 à 10 purgations.PRIX.25 cto.En vente cliez E.N.FOURNIER, pharmacien Saint Jérôme LA REVUE LATINE, Revue mensuelle de littérature comjMrée.Directeur.M.EMILE FAGUET.Abonnement, $1.00 par minée.59 rue Mungo, l’uris (France) Rois de charpente de toutes dimensions, Bois préparé, Jalousies, Portes, Chassis, Moulures, etc.Grand assortiment de Meubles de toutes les qualités et de tous les prix.Toutes commandes envoyées au magasin ou à la manufacture seront exécutées immédiatement à des prix très bas.Magasin : Rue Labelle, près de chez M.E.Gibault.flagasin de Meubles -—.m— On peut se procurer des Meubles do tous les genres au magasin de jBsoam.—J.B.Brazeau Ameublements de Chambres, de Salons, Bibliothèques, Tables, Chaises, etc.Avis à ceux qui veulent se procurer de bons et jolis meubles.Pompes Funèbres .M.Brazeau se charge de la décoration des chambres mortuaires.Deux corbillards.Cercueils de toutes sortes.J.-B BRAZEAU, 40 et 51, rue Labelle, Saint-Jérôme, P.Q).ROY AL, Q U E E N, WESTER N, N O R T 11 E R N, C A L K D O N I A N, [M ANCHE S T E R, PHŒNIX OF L O N D O N, C O M M E R C I A L - - - U N I 0 N, INS.CC.OF NORTH AMERICA, LONDON — AND — LANCASHIRE, LIVERPOOL and LONDON and GLOBE North British and -Mercantile Norwich Union, Phoenix of Hartford British America — Allas VIE : The Standard Life Assurance Company.Guarantee Accident Plate Glass.Meunier & Rolland.MANUFACTURIERS Portes et Chassis, J alousies, M oulures Buis de charpente, Bois préparé.Tour Huge Découpage, de.Toutes sortes do travaux faits promptement et à des prix modérés.jVl EU ft JEp?& fiOLLAN D A ncicn ne ma n a farta rr Limoges, prïstlu moulin à J urine de M.Maille, SAIST-JKHOME Les Annales Politiques et Littéraires «' Revue donnant chaque semaine 10 pages de ,ectur
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