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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 5 novembre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1903-11-05, Collections de BAnQ.

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Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Septième Année — No 45.ORGANE LIBERAL ou D BONNE.Lt MOT DI L’AVENIR EST OAKS U PEUPLE MÊME ftOUi VtRKOHJ PROSPÉRER LES F,LS ou S! lftUR*.*T St>cnc4 /Ltaop7ieinej-its i rl CHEJy )ER.4i Hnan:.$100 ** —.— -8ix mois.0.50 r11 V'4- Jules-Edouard Prévost, Directeur K DM TN ISTll ATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) >\-jvpopces ¦ Le pouce : Un mois.“ Un nu.Jeudi, 5 Novembre 1903 51.00 53.00 Le ROLE d’Un PARTI DECHU Jamais les Canadiens-Français n’ont injurié leu Sir Jolin MacDonald comme les Canadiens-anglais tories injurient Sir Wilfrid Laurier.Jamais non plus les libéraux français n’ont porté contre Sir John îles attaques personnelles et violentes comme celles dont les conservateurs français se rendent coupables vis-à-vis Sir Wilfrid.11 semblerait qu’un sentiment de lierté I nationale dût mettre une sourdine aux clameurs injurieuses que l'esprit de parti place sur les lèvres et sous la plume des conservateurs canadiens-français.Il n'en est rien.Notre brillant compatriote est pour eux le bouc émissaire qu'ils chargent de tous les péchés d’Israël.L’esprit fanatique dont une.politique étroite et sans envergure imprègne les actes des Canadiens, nous fait assister a ce spectacle étrange : un homme d’Etat brillant, de notre lignée et de notre race, est admiré et applaudi par l’élite intellectuelle de tous les grands pays et reçoit l’injure de ses compatriotes.Qu'on critique Laurier, qu’on discute sa politique, soit.Tout homme de valeur soulève autour de lui la contradiction.Mais que l’on s’acharne à sa personne, que l’on foule aux pieds la vérité et la justice pour pouvoir mieux l’atteindre, lui, personnellement, et détruire sa haute réputation de Canadien intègre et fidèle à sa patrie, c’est de la part des" conservateurs français un acte de bassesse qui démontre dans quelle démence peut faire tomber l’esprit de parti.Jjue de remords doivent ronger la conscience des rédacteurs du Journal- et des autres organes bleus quand ils s’arrêtent à considérer l’œuvre de vitupération qu’ils ont entreprise contre Laurier.Et que dire des journaux tories ?C’est toujours l’écume à la bouche qu’ils prononcent le nom français du premier ministre.Us assouvissent, en tapant sur lui, la haine qu’ils ont vouée à notre race., Et c’est ainsi que conservateurs français et anglais s’unissent dans une même lutte pour écraser l’infâme Laurier La question de l’Alaska, telle que réglée dernièrement, vient de redonner une nouvelle vigueur à cette guerre personnnelie (pie l’on fait à Laurier depuis 1896.Les conservateurs anglais crient à tue-tête (pie Laurier, en souhaitant que le Canada ait le droit de faire et de défaire lui-même ses traités, sans être à la remorque de la diplomatie anglaise, s’est montré le plus déloyal «les déloyaux.Haro sur le baudet I 1 ) après le traite de 1S2Ü, les Russes ; nous avaient concédé le droit de naviguer sur la Stik ino u sans entraves quelconques,11 ! ut par le traité de Washington, en 1871, Sir John Macdonald troque ce droit contre J un simple privilège de tolérance pour tins commerciales seulement accordé par les Etats Unis.Sir -Iolin Macdonald se fit alors rouler par les Américains, et c’est de lui-même, sans protestation, qu’il a sacrifié l'intérêt du Canada.Le chef et presque le fondateur du parti conservateur tel que constitué aujourd'hui, a donc privé son pays des droits de propriétaire qu'il possédait sur la rivière Stic-kine, sans compensation aucune.N'est-elle pas diamétralement opposée la conduite de Sir \\ i 1 frici Laurier qui, maigri- lui et en dépit de ses efforts, voit nos droits méconnus dans la question des frontières de l’Alaska, qui s’en plaint hautement et regrette (pie notre dépendance de la couronne britannique enchaîne notre liberté, nous fasse les dupes eL les victimes de Downing Street.Sir John Macdonald cédait nos droits de lui-même à messieurs les Américains.Sir Wilfrid Laurier no .les abandonne qu’à la force, niais déclare qu’il n’en sera plus ainsi et que le Canada devra s’armer d’une indépendance suffisante pour résister et vaincre dans l’avenir.Et ce sont les conservateurs qui ont adoré Sir John Macdonald oui combattent sans merci, à l’heure qu'il est, Sir Wilfrid Laurier! Ce sont ces gens-là qui ne cessent d’injurier le premier ministre canadien français qui honore notre race.Les conservateurs français n’ont jamais eu assez d’encens à brûler sous le nez monumental de Sir John qui se laissait jouer par les Américains et leur cédait bénévolement des droits acquis indiscutables et indiscutés.Aujourd’hui, ils n’ont pas assez d’injures et d'invectives à l’adresse de Sir Wilfrid Laurier qui revendique pour le Canada la liberté de régler comme il l’entend les questions qui concernent le maintien de ses droits.Tories et conservateurs français font ensemble une bien dégoûtante besogne.Mais jdans cette alliance les Canadiens-Français, hélas ! jouent le rôle le plus canaille.La tâche déshonorante qu’accomplit Fêlé-met français du parti conservateur, loin de le relever dans l’opinion publique ne fait que les enfoncer dans les bas-fonds du mépris des honnêtes gens qui sont encore la majorité dans ce pays.J El» Les conservateurs français disent que Laurier est seul responsable de l'échec subi dans l’affaire de l’Alaska et que, en cette occurrence, il a sacrifié à 1 impérialisme britannique les intérêts du Canada.Haro sur le baudet ! Et pourtant, ne ressort-il pas clairement de la lecture des documents officiels connus jusqu'ici, que Laurier n’a été ni déloyal envers l’Angleterre, ni déloyal envers sa patrie, le Canada, dans la question des frontières de l’Alaska t C’est la diplomatie anglaise qui nous a trahis et non Laurier.Et il faut être jingo jusqu'au tréfonds de lélre pour reprocher à Laurier d’avoir, en lace de 1 humiliant échec que nous venons d'essuyer, déchiré aux Communes que le jour était arrrivé de demander à l’Angleterre de nous laisser ncir plus librement dans les questions ou les intérêts de notre pays sont en jeu.Rappelons à ces tories (pie Sir John Macdonald lui-même, d’après son historiographe, M.J.Pope, a souvent accusé les Anglais d’avoir sacrifié les interets canadiens pour rester en bon termes avec les Américains.Ces paroles de Macdonald ne justifient-clVis pas Laurier de désirer le jour où nous ne serons plus sacrifiés aux exigences de la diplomatie britannique i Aux conservateurs français qui déshonorent leur plume en écrivant que Sir W ill rid Laurier a sacrifie les intérêts canadiens pour plaire aux Anglais, nous n avons quà faire remarquer ceci : le territoire que nous venons de perdre nous a etc enlevé par un tribunal non accepté par le gouvernement mais qui lui a été imposé.De plus, les représentants canadiens choisis par Sir W il-frid Laurier ont proteste contre la spoliation dont nous sommes victimes et ont re-\ isé de signer la décision prise par un tribunal qui faisait li île nos droits.Laurier n'est pas ici un coupable, mais, comme et plus que tous les autres Canadiens, il est victime de la diplomatie anglaise.En fut-il ainsi en 1871, quand Sir John MacDonald nous a fait perdre les droits absolus que nous avions sur la rivière Sti-kiue.qui arrose précisément ce territoire que l’Angleterre vient de céder aux Etats-Unis ?.1! est lion de rafraîchir la mémoire des conservateurs sur ce point d’histoire.La Protection ___Sans la protection nous marchons à la ruine ! crie de sa plus belle voix M.Tarte, depuis que 'c portefeuille du " plus beau ministère n lui a été arraché des mains.Et tous les conservateurs de clamer sur tous les tons, avec un ensemble touchant : Sans la protection, nous allons à la ruine.Comment ne pas être ému d’une telle sollicitude pour nos intérêts ! Vraiment on serait tenté de se laisser attendrir, niais le beau tableau bleu, aux perspectives si riantes, a des ombres bien opaques.La protection est une arme — si l’on peut ainsi parler — dont ii ne faut user qu avec une extrême circonspection.Elle est souvent injuste, inutile et même dangereuse.Serait-i! juste de hausser le tarif de manière à prohiber un article étranger afin d’encourager chez nous la fabrication de ce même article que certaines raisons nous empê lient de produire aux mêmes conditions 1 Evidemment non, car cette majoration du tarif aura pour effet immédiat d’éltver le prix des marchandises ainsi favorisées.Cette hausse de prix sera assurément un bénéfice pour ceux qui se livrent à ce genre de production, mais il est bien dilii-cile d’imaginer quel pourra être 1 avantage que les autres habitants du pays, c'est-à-dire les consommateurs, retireront de cette mesure, a moins que l’on ne regarde comme profit de payer plus cher l’article en question.Mais si le Canada produit aux même taux que l'étranger, la haute protection est inutile, car les négociants canadiens ne commettront pas la maladresse d’aller chercher chez le voisin ce qu’il peuvent trouver chez eux à aussi bon marché et à qualité éga'e.Les manufactures de lainages ont servi, ces jours derniers, au ministre déchu à faire grand tapage et à donner nomine do coups d’épée dans I eau.8i, par hasard, M.larte (lisait vrai en affirmant que la concurrence nnglai-e ruine à son profit l’industrie canadienne, il y aurait lieu d’être consterné.Mais avant de nous plonger dans la désolation, il faudra que le f'rand bavard nous démontre nue les manufacturiers anglais sont plus favorisés que les fabri cants canadiens ; il faudra qu’il nous dise pourquoi l’industrie indigène est incapable de lutter avec l’industrie étrangère, quand elle a à son avantage: lo.la matière première (les manufacturiers canadiens employent plus de 60 de laine canadienne) ; 2o.la distance (les An ¦dais étant obligés de payer le transport d Angleterre nu Canada) ; 3o.la douane (les laina- ges anglais devant acquitter un droit d’entrée dans notre pays.) Jusque-là on pourra croire que la protection outrée dont M.Tarte s’est fait le protagoniste constitue un danger pour notre industrie natio mile.Si audacieuse que semble cette affirmation, elle est cependant d’une exactitude et d’une logique rigoureuses.En effet, la liberté du commerce stimule, par l’effet de la concurrence, les méthodes et les instruments de production.Les industriels protégés, qui sont maîtres du marché intérieur, cèdent presque inévitablement à l’indifférence en matière de progrès, si l’on détruit la concurrence.et ils se reposent volontiers sur le doux oreiller du privilège.Pourquoi, diront ces heureux mortels, faire les frais de machines perfectionnées ! pourquoi améliorer nos méthu des ’ Ne sommes nous pas protégés.On ne peut que s’opposer à une protection exagérée — celle des Etats-Uàiis, par exemple — pour la bonne raison qu’eilo s’exerce aux dépens du consommateur Voici comment: En supprimant la concurrence, elle permet à une catégorie d’individus n’ayant pour loi que leur caprice et leur avidité, de hausser leurs prix à volonté ; les acheteurs de l’article protégé sont obligés de le payer plus cher, et les fabricants encaissent des profits énormes.De cette façon, le système protectionniste de maître Israël appauvrit l’un pour enrichir l’au tre.U faut avoir une conception spéciale de la justice pour trouver cela à propos.Car si le producteur est digne d’intérêt, le consommateur doit l’être tout autant, et même à un degré supérieur, étant donné que pour un producteur il y a un nombre infini de consommateurs.Il y a un autre danger dans la protection à outrance.Ainsi, si le Canada venait, au moyen de droits excessifs, à prohiber un article quelconque, cette circonstance, en diminuant la masse de cet article sur notre marché et en lo faisant hausser de prix, serait fort avantageuse dans le premier moment aux fabricants cana diens, car elle élèverait leurs prix au dessus du taux ordinaire.Mais cette faveur légalo no donnerait à ces industriels qu’une prospérité momentanée.La conséquence prochaine de la hausse du tarif serait que les personnes enga gées dans ce genre de production se mettraient à étendre leurs opérations en même temps que beaucoup d’autres qui so livraient à diverses entreprises y renonceraient pour s’appliquer à une blanche d’industrie placée dans des conditions si favorables.Les capitalistes, voyant s’ouvrir devant, eux une carrière où il y a chance de bénéfices plus considérables, s’y précipiteraient avec une ardeur mal calculée, chacun d’eux cherchant à avoir une large part du gâteau.Conséquence inéluctable : excès de production de l’article favorisé, lequel sera suivi d’une réaction qui déterminera une baisse des prix et des salaires au-dessous du niveau normal.En un mot, ce serait une crise industri elle aux effets désastreux C’est ce qui se produit de temps à autre aux Etats-Unis, cette terre promise vers laquelle se tournent les regards complaisants de maître Israël, terre où les classes laborieuses trouvent tout à souhait : travail, gros salaires (?) et.chômages fréquents.Ces crises industrielles sont bien plus à craindre que la concurrence étrangère, laquelle, avec le tarif douanier canadien et la sagesse du gouvernement Laurier, ne peut s’exercer, en somme que dans des limites très restreintes.Jacques Devrai Une Lettre de France -îxr.- Nos lecteurs connaissent déjà M.Junius Gondy qui, de Besançon (France), s’intéresse tant aux choses du Canada.Plus d’une fois, L'Avenir nu Noun a été honoré de son attention sympathique.Nous sommes heureux de publier aujourd'hui une lettre fort intéressante qu’il vient de nous ’adresser.M.Gondy nous donne des détails instructifs sur M.Alfred Naquet dont L’Avenir nu Nord a relevé un article il y a quelques semaines.• Besançon lo 21 octobre 1903 Monsieur le Directeur do L’Avenir nu Nord.Je lis toujours avec émotion les fréquents articles de L'Avenir dans lesquels vous affir niez fièrement .’os origines françaises.Celui que j’ai lu aujourd’hui et qui vise M.Naquet est fort bien tourné.Je me dépêche de le lui envoyer, tout en l’invitant à ne plus contester votre droit de faire partie de la Famille, je dirai même de la plus Grande France, celle dont les frontières sont idéales.Vous connaissez sans doute de réputation M.Alfred Naquet.Il y a quelque vingt ans, c’é tait un des homme:: les plus en vuo dans la République.Malgré des talents supérieurs, il ne parvint jamais à un ministère.D’aucuns prétendent que ce fut à cause de son infirmité : il est bossu.De dépit, il se fit le complice du Général Boulanger, ce qui lui réussit encore moins.Depuis lors, assagi par les revers de sa politique, il a fait modestement sa rentrée dans les rangs des républicains socialistes.Un détail typique : Alfred Naquet est le promoteur do la Loi du Divorce.Malgré I’hos tilité évidente du pays, il sut organiser une campagne de presse et do conférences qui dura plusieurs années, et finalement il parvint à re tourner les idées sur le divorce.La loi contre l’indissolubilité du mariage fut votée par les deux chambres.Mais aujourd’hui, ce champion si redoutable jadis n'est plus guère écouté l/e régime démo cratique use les hommes avec une rapidité déconcertante.Agréez, monsieur, la nouvelle assurance de mes sentiments affectueux.Justus Gondy Réflexions d’un grincheux C’est vraiment un grand plaisir de constater partout et en toutes choses la supériorité de i’houime sur les autres animaux.Dans le mal comme dans le bien, il est roi ; on pourrait mémo dire qu'il est empereur.Nous sommes tellement supéiieurs aux au t>es êtres vivants que nous devons fabriquer des lois pour tâcher d’entraver nos mauvais instincts ; et, à mesure que ces entraves se multiplient, nous nous apercevons que nos malices pour y échapper prennent du développement.On croirait vraiment qu'une moitié de l'numa-nité n'est préoccupés que de l’idée de tromper, de tourmenter, de tendre des pièges, de mentir, de voler, de tuer, etc., afin que l’autre moitié sache bien que la vie n’est vraiment belle qu’à la condition d’y faire régner le désordre et l’anarchie.x Un des facteurs importants de cette étonnante supériorité, c’est l'hypocrisie.Les hommes sont ambitieux.Pour uni ver à satisfaire cette soif spéciale, ils font toutes les déclarations qui doivent ouvrir la voie conduisant au but visé.Les politiciens jurent de faire le bonheur du pays ; on les nomme représentants de la nation ; les voilà arrivés ! Quelle est la besogne des trois-quarts de ces législateurs f Etre silencieux ou chercher des querelles personnelles ; travailler pour leur parti et oublier la nation.Afin rie parvenir à ces hauteurs prestigieuses, où le devoir national et social est réduit à néant, ils ont laissé croire à leur énergie, à leur tolérance et à leur impartialité ; autant en emporte le vent ! Laplupait étant intellectuellement impuis sauts, se contentent de bêler avec le troupeau.Iis n’examinent pas si telle position satisfait la conscience ; ils ne voient qu’une clioee : contrarier l’adversaire.Leur opinion, qui paraissait ferme, sinon inébranlable, est maintenant lias que, indécise et girouettante : elle tourne au doigt et à l’œil.X Cette hypocrisie s’est étendue aux autres sphères de notre activité.On la rencontre par tout, dans la vie privée aussi bien que dans la vie publique.L amoureux qui veut triompher trouve des accents qui persuadent; il fait toutes les promesses qu’on veut ; au besoin, il prête de solennels serments ; rien no lui coûte pour corrompre et rien non plus pour agir en traître.L’hypocrisie est un mensonge permanent.On s’occupe à Montréal d’établir un laboratoire toxicologique pour combattre la falsification des denrées alimentaires.C’est donc qu’il y a des hommes qui vivent de cette industrie, qui exploitent ce procédé : user de fourberie et au besoin empoisonner tout en gardant des airs honnêtes.X Il n’y a que nous, les supérieurs, qui fassions le mal pour le mal.Nos frères animaux, moins bien doués, n’ayant pas conscience du mai, n ont pas la volonté de nuire.Les fauves tuent pour manger ; quand ils s'approprient quelque chose, c’est comme s’ils n'y touchaient pas, puisqu’ils n’ont aucune idée de ce qu'est la propriété.Nous, nous obéissons à plus que rte 1 instinct, et nous pourrions vivre sans tuer, sans voler et sans tromper, ayant l’intelligence.Ah ! ouiche !.A quoi donc servirait de posséder des qualités que n’ont pas nos frères animaux si nous ne pouvions en abuser ?Non seulement nous tuons, mais nous nous massa crons en masse, et de ces crimes nous avons fait un titre de gloire.C’est cet abus même qui prouve que nous sommes supérieurs.Il n’y a que nous qui soyons capables do fausser les serments, de falsifier les aliments, de peser au moyen de faux poids, de transformer la fourberie en ingéniosité, d’exploiter les âmes naïves, de capter les testaments, de calomnier et de ruiner.On inet à la scène toutes ccs qualités morales ; le public est indigné, flétrit le vice et.montre son horreur du crime.Croyez-vous que le spectateur rentre meilleur chez lui ?Il a ri ou pleuré, il s’est bien amusé ; mais la leçon qu’il vient do recevoir fait sur sa conscience l'cffvt d’une coulée d’eau sur le granit poii.Si encore elle constituait un léger nettoiement !.x Oui, le génie humain est prodigieux ; ce qu’il a produit, depuis un siècle seulement, le place bien au dessus de la hauteur qu’il croyait al teindre un jour dans ses rêves les plus auda cieux.Il a résolu des problèmes, employé les secrets de la nature, usé des forces découvertes avec une hardiesse et un bonheur admirables.Mais il n’a perdu aucune de scs tares ; ce caméléon humain qui prend toutes les formes, se revêt de toutes les couleurs, est un affreux mélange d’éléments sains et de corruptions ; en fuit, c’est une sorte de monstre.Et cependant, en se?heures où il se sent assez heureux pour observer avec sérénité les étapes du chemin parcouru, il entrevoit one destinée moins mauvaise, et enfin une destinée meilleure.Mais que de combats à livrer ! Quel temps il faudra pour extirper les instincts pervers, pour améliorer les esprits, pour asseoir la conscience sur des convictions inébranlables ! Et dire que.Non en voilà assez pour aujourd’hui.Je suis de trop méchante humeur.Henri Rouiaaud LA PREFERENCE.La préférence necordée par les médecins au célèbre épécitlquo français le Baume Rhumal, est due à son action rapide et énergique dans les cas de rhumes, toux, grippe, bronchites graves.I/e soulagement est.immédir t, la guérison certaine Chronique judiciaire Laviolctte iv.l'révost.—Gourde Révision, 31 octobre 1903 Présents: Honorables juges Sir Melbourne Tail, Mathieu et Lavergno.On se rappelle qu’à la suite d’un article pu -blié dans notre journal, le demandeur avait poursuivi notre directeur pour 8500 de dommages.Di jugement de première instance no corda 830 et les frais de l'action telle qu’in tentée.De là, inscription en révision du défendeur sur deux points : lo.Par les offres qu’il avait faites, le défendeur avait fait son devoir et ne devait pas être condamné au mérite; 2o.En tout cas, il y avait disproportion entre lo montant des dommages et les frais accordés, et le jugement devait au moins être modifié quant aux frais.C'est co dernier point qui vient d'etre maintenu à l’unanimité par la Cour de Révision.Elle a réduit les frais do première instance eu faveur du demandeur à ceux d’une action do 830 et a accordé au défendeur ses frais du révision contre le demandeur.C’est là un beau succès pour notre directeur et pour ses avocats, et nous .sommes heureux de les en féliciter.liana n icmcnts ministériel*.Lu remaniement des départements publics doit se faire bientôt.Une loi a été passée à cet effet, et le cabinet fédéral en séance a discuté cotte question sans toutefois la régler dé-tinitivi nient.Le département de la navigation prendrait d’abord sous son contrôle les ports entre Montréal et Québec et graduellement s’assimilerait le dragage, les cales-sèches, la quarantaine et tout CO qui cimcomn la navigation, mais parti: - entièrement les canaux.C’est-à-dire que lo nouveau ministère serait tiré des départements de la Marine et des Pêcheries, des Travaux Publics, do l'Agriculture et des Chemins de fer.Cédant à la forte pression exercée par les expéditeurs, les armateurs et les commissaires lies ports, le gouvernement laisserait co département aux mains d’un ministre de Montréal, et ce serait M.Préfontaino qui serait tout trouvé pour administrer celte importante charge.On croit que M.Emmerson serait chargé du département des chemins defer qui n'aurait jilus son importance actuelle.lean II.-11.i'r-‘cost rit.Lu Conipai/nic J Imprimerie (L; Su tut .It i'ooo- et al.— Cour de Magistrat à Saint Jérôme, 3 novembre 1903.Présent : Son Honneur le juge Carrier.A la suite de la représentation donnée récemment au bénéfice des colons du Nord qui avaient souffert des dommages causés par les feux de forêts, h La Nation “ avait, publié un entrefilet à l'adresse de M.Jean Prévost, député.Ce dernier y vit uni' insinuation qu’il s’appropriait les bénéfices de cette soirée et poursuivit-pour libelle le propriétaire et l’imprimeur do n La Nation," leur réclamant le maximum do dommages qui soit sous lu juridiction des magistrats do district.La cause s’est instruite au ternie d’octobre et fut alors prise en délibéré.Jugement a été rendu le mardi 3 novembre La Cour a reconnu qu’il y avait dans l’avti cle incriminé un libelle qualifié et a dit qu’elle aurait volontiers accordé le plein .montant des dommages demandés.Mais prenant acte de la déclaration du demandeur qu’il désirait plutôt une condamnation morale que pécuniaire, elle rend jugement contre les défendeurs pour 820 de dommages et les frais de l’action telle qu’intentée.IL-toiurl vu.(oncuett’c— Cour de Révision, 31 octobre I 903.Le demandeur avait poursuivi le défendeur en dommages pour arrestation illégale et déclarations calomnieuses faites par le défendeur au cours d’un témoignage devant la Cour de Magistrat à Saint Jérôme.Le défendeur plaida que l’action du demandeur était prématurée, parce qu’il n’avait jamais été libéré par l'autorité compétente de l'accusation portée contre lui et, de plus, se réclama de la bonne foi et d’une cause probable.l/e jugement de première instance lui avait donné raison sur toute la ligne et ce jugement vient d'être unanimement confirmé par la Cour de Révision.Nous en félicitons chaleureusement notre concitoyen, M.Godefroy Guénette, défendeur en cette cause.Mol pour rive.Un bon villageois discourait l’autre jour sur les t/irimcttciiicnt.) de M.Tarte.Les contradictions et les palinodies do l’exministre le jetaient dans l’étonnement.En forme de conclusion, il fit la réflexion suivante : (¦ Si Tarte se noyé jamais dans un rapide, qu’on ne le cherche pas en bas niais eu haut do ce rapide.1! est toujours là où ç’a pas de bon MM.Prévost & llinfret représentaient MM.J.-E.Prévost fils, Jean Prévost et G.Guénette qui ont réussi dans leurs causes respectives.M.Laviolette était représenté par M.C.de Marti gny.M.Gédéon Rochon a défendu la Compagnie d’Ttnprimerie de Saint-Jérôme.Quant à M.Renaud, M.W.-B.N an toi était son avocat en première, instance, et M.S Beaudin devant la Cour de Révision.L'hygiène à l'école.Par ordre ministériel l’affiche suivante vient d’être placée dans toutes les écoles de France : n La tuberculose nu phtisie est une maladio grave que l’on peut éviter : " lo Par la salubrité de l’habitation ; (' 2o Par une bouno hygiène individuelle.' n A.Salubrité do l'habitation.— 11 est nécessaire d’aérer les salles de classe ou d'étude en ouvrant largement, et en toutes taisons, les portes et les fenêtres durant l’intervalle des heures de classe.11 est absolument interdit d'épousseter et do balayer à sec ; on doit toujours balayer avec do la sciure humide ou nettoyer avec un linge humide.Il est défendu de cracher, par terre." B.Hygiène individuelle.— La propreté personnelle est la première règle de l’hygiène." l/a toilette complète du corps doit être faite chaque jour avec le plus grand soin." Les mains doivent être lavéas avant ehn-que repas." fl est malpropre et dangereux de porter à la bouche des objets qui ont pu servir à d’autres : crayons, porte plumes, ardoises, instruments de musique, de tourner les pages des livies avec les doigts humectés de salive, do so servir du mouchoir d'un camarade."On ne doit jamais boire ni alcool, ni liqueurs.L’alcool prédispose) à la tuberculose." < )n ne doit faire qu ’un usage modéré du vin, de la bière ou du cidre.à*-’ I ne création de L hou.M.Préfonlaine La réouverture de l’Ecole do Marinne, au Monument National, à Montréal, se fera dans quelques jours, dans des circonstances exceptionnellement favorables.On sait en effet quo le ministre de la Marine a, pour la première fois dans P histoire de notre pays, placé au budget une somme de 83,000 pour la création des écoles do Marine au Canada.Les principaux ports de mer auront ainsi ! avantage de cet enseignement dont l’initiative a été prise par notre association nationale.Ils s’en vantent Lux %muuuujmmuminmuimiJ.Amuj*jium'mu«inmn« g.v » nmiWmTn nvrerm n m rrrt r tgm ft riwTt ri i nrrrm mm ifrtntn rtixrtrn “ I MELI-MELO — | •ïfiWi r»Vi V» WrrV* tr TrVrinr V4 V» trtÿii fi -n- M.Camille Piché.On annonce que M.Camille Piché, avocat, de Montréal, a été désigne par l'lion.M.Préfontaine pour être l’organisateur des forces libérales aux prochaines élections, dans le district-do Montréal.Ce choix est excellent, mais nous espérions que M.Camille Piché serait- candidat, dans la prochaine lutte électorale.M.Piché est un de ces jeunes canadien s-français que leur valeur intellectuelle et leur patriotisme sincère destinent à la députation.M.Piché serait élu haut la main à Montréal ou ailleurs et i', représenterait honorablement notre race à la chambre fédérale ou provinciale.Achetons le Groenland.En réponse à un avancé fait nu sénat par le sénateur Poirier, do Shédiac, N.B., au sujet du Groenland convoité par les Etats-Unis, lo lia lifax Chronicle propose l’achat- de cette île par le Canada.Voici ce que dit ce dernier journal : " A moins que nous n'agissions immédiate ment, il nous arrivera, quelque sombre matin, de nous réveiller en apprenant que nous sommes de nouveau menacés de l’arbitrage.Au moins, si nous ne pouvons acheter au Danemark le Groenland, faisons en sorte de connaître l’opinion de l'empire au sujet de ce pays et de la doctrine Monroe.(' La partie nord de ce continent est anglaise, par choix et par droit.J/ès Américains ont acheté l’Alaska dans lo seul but de nous causer des ennuis et d’enlever à notre territoire sa valeur stratégique.Ils sont fort capables de nous jouer à l’est le joli tour dont nous avons été victimes à l’ouest.Il faut agir maintenant si nous voulons éviter ce désagrément." La Xat ion cherche a justifier ses amis qui ont signé une requête s'opposant à la construction du Transcontinental National qui va ouvrir au progrès le nord de notre province, jusqu’ici inculte eL inhabité, et qui va donner aux vastes et fertiles régions do l’ouest un débouché noui eau et direct vers l’océan.Cotte gigi.ntes ne entreprise no coûtera au coffre public que 813,000,000.La balance du coût de ce chemin de fer n’étnnt que do l’urgent placé à bon intérêt.De plus le pays demeure propriétaire de la partie la plus importante do la nom elle ligne.Les conservateurs s’opposent à ces grands travaux nationaux, eux qui ont donné au Pa cifique 800,000,000 et 825,000,000 d’acres de de terre.La Xation peut se glorifier, après cela, do l’acte de ses amis qui, sans rien comprendre, sans doute, ou aveuglés par le fanatisme, signent des requêtes pour empêcher le pays do marcher vers le progrès.“ Le gouvernement actuel nous charge de “ 8150,000,000 pour un chemin de fer, qui, “ s’il est construit, ne nous paiera pas l’intérêt “ de ce qu’il nous coûte." Le directeur incognito do la Xation devrait empêcher ses collaborateurs d’écrire de pareilles erreurs et de pareilles sottises.à a-t il, même à la Xalion, un seul homme intelligf nt capable de croire de teilos insanité?Simple question M.Antoine Beaudry et les autres membres de sa famille qui ont signé une requête s’opposant au Transcontinental-National, ne se plaindront.pas que lo gouvernement libéral leur a gardé rancune puisque M.Adrien Beaudry, fils de M.Antoine Beaudry, vient d’être nommé sténographe et secrétaire de l’Assistant Commissaire du Recensement, M.Thomas Côté.avec un salaire de 8000 par année.Il arrive vraiment de drôles do choses ! -Vu pas confondre Nous lisons dans le Canard : “ Le vont roncier français, qui cette année L'AVENIR Dü NORD.5 NOVEMBRE 1903 fora, les conférences Hydn sour les auspices du | sont introduits pour la première fois au Vati- Cercle français de l'Université Harvard, sera Anatole Leroy-Reauliou.No pas confondre avec le Beaulieu qui pacaye dans le petit journal de Saint-Jérôme.” • ¦ - Vhyjwcrisic des tories Les journaux tories, tels que le Mail et le Star, font un crime à Sir Wilfrid Laurier d’avoir formulé le souhait de voir le Canada plus indépendant de l'Angleterre sur le te-'-rain d; plomatique.Mais, pourtant, ces mômes journaux en corn pagnie do ieurs confrères conservateurs français, ont approuvé et soutenu le chef de l’Opposition quand il a reproché au premier ministre libéral d’avoir consenti à la nomination d’un Anglais dans la composition du tribunal do l’Alaska.Comment concilier ces deux attitudes?Sur la mômo question, les tories reprochent à laurier d’ôtre, tout à la fois, et trop canadien et trop anglais.Ce que le manque de franchise et de loyauté fait dire do bêtises à ces vilains coarervateurs-tories ?La liyae nationaliste M.Olivar Asselin, de la Presse, adresse au Nêtes, de Toronto, une lettre fort bien écrite où il prend éloquemment la défenso de la Li yue nationaliste canadienne, attaqués par le journal do Toronto.M.Asselin fait ressorlir que le programmmo de la Ligue est assez largo pour rallier Canadiens-français et Canadiens-anglais.“ Que la Ligue ait vu le jour dans Québec, “ dit-il, voilà qui est plutôt à l’honneur do cet-“ te province.Qu’un certain nombre de jeu-“ nés Canadiens-français aient été les premiers “ frappés des avantages énormes qu’offriraient “ au Canada lo.le droit de faire bch traités “ de commerce et de s’abstenir de toute parti" cipation aux guerres étrangères do l'Empire ; “ 2o.l’élimination de l’arène fédérale de tou-“ tes les questions où les provinces ont des in-“ té rôts divers ; 3o.la conservation des riches " ses naturelles du Canada aux Canadiens, — 11 voilà, il me semble, dont le Canada français “ n’a pas à rougir.” Ah voleur! Le journal Le Theatre, de Montréal, copie textuellement un passage d’un do nos articles où notre collaborateur C.Lautrc a parlé de La Patti.Le confrère pillard orne sa première page de co larcin qu’il signe Lorynette.Lorgnez si vous voulez, confrère, mais ne nous volez pas ainsi notre bien.NOTES DE L\ SEMAINE A L'ETRANGER EN FRANCE Si vous aimez à démêler les intrigues diplomatiques, vous n’avez qu’à deviner ce que se sont dit le Comte Lamsdorff et M.Del cassé.Iæ ministre des affaires étrangères de Russie s’est rendu à Paris, en mission spéciale.Mais les pauvres mortels ne sont pas dans le secret des dieux, et surtout des dieux de la diploma tie.On présume que la conférence a porté sur la question d'Extrême-Orient.La France ap puierait moralement la Russie, surtout auprès do l’Angleterre, qui, à son tour, agirait sur son petit allié jaune.Le Japonais ne l’entend pas de cette oreille-là et ne veut pas de la Corée pour compenser l’occupation do 11 Mandchourie par les Cosaques.En attendant, la Russie augmente do sept millions de dollars son budget naval et donne plus de deux millions pour fortifier Port Arthur.Et maintenant, lorsque l'amiral Alescieff, vice-roi d’Onent voudra faire son jeu de massacre, il n’a qu’à lever le petit doigt.Les matelots des deux pays ont même commencé une petite escarmouche, sans en rien dire à leurs chefs.On aurait aussi parié de la Macédoine.L’influence prépondérante de la Russie et de l’Autriche serait un fait admis, moyennant que la France puisse couver de l'œil le Maroc.Lo Czar Nicolas et l’empereur Guillaume doivent se rencontrer sou?peu et l’Allemagne sera do la sorte forcée à prendre une attitude quelconque vis-à-vis le Turc et lo Japonais.Enfin l’alliance Franco-Russe serait fortifiée.La visite de Lamsdorff, s’il faut en croire les journaux parisiens, est donc plus importante que celle des rois Edouard et Victor-Emma-Due).¦x Paris s’ést payé une grève.Plus de 4,000 ou\riers ont manifesté.La troupe a chargé maintes fois et l’on s’y battait ferme, paraît il.Résultat : plusieurs morts et blessés.EN ESPAGNE IjCS Espagnols, eux aussi, n’ont pas encore perdu leur esprit combatif.L’état do siège est proclamé à Bilbao, où 40,000 mineurs détruisent, à la dynamite, le chemin de fer, l'usine pour l’électricité, le téléphone etc., st se livrent ouvertement au pillage, en criant: n Mort à la bourgeoisie ' A bas les tyrans.„ La grève est presque une insurrection et l’armée a fort à faire.Les grévistes élèvent des barricades et la cavalerie doit charger, sabre au clair.EN ANGLETERRE La politique anglaise est plus complexe qu’on ne le pense: elle est remplie de contradictions D’abord il y a Chamberlain qui abandonne le cabinet et cependant, se fait, en quelque sorte, le leader du parti qui gouverne.Le riuc de Devonshire, après avoir quitté Balfour, parce que celui-ci partageait trop les idées de Chamberlain, accepte la présidence d’une ligue qui combat les idées protectionistes de ces deux anciens amis et néanmoins, conseille, après coup, de rester fidèle au cabinet.Sir Michael Hicks-Beach a aussi abandonné son po-te de ministre parce qu’il ne sympthisait pas avec l’cxmininire des colonies, et maintenant, il se rallie à Balfour, l’ami do ce même ministre.N’empêche que Chamberlain continue tou-jour» «on petit politique, tout ou se fsti guant beaucoup — il a plus de 07 ans — mais toujours le succès l’attend.Le nouveau premier ministre de l’Australie, Alfred Deacon, s’est déclaré pon*- le tarif de faveur dans l’Em-pir«.CVil uue nouvelle adhésion, et non des moindres.AU VATICAN Lo feu ne respecte rien, pas même lo Vatican La salle des inscriptions, où le Pape donne ses audiences, a été ravagée par l’incendie, qui, au moins, no s’est pas propagé à la galerie de peintures.Songez donc à la destruction de tous ces trésors artistiques ; cela eut été un malheur universelle.Cependant l’eau a gâché une partie de ia bibliothèque où l’on travaillait aux oeuvres d« T Am XIII.Des membres du gouvernement italien se can, et l’accueil fut cordial, paraît-il.Le mal heur provoque de ces choses qui sont bonnes pour tous.AUX ETATS-UNIS Aux Etats Uni-, on s’amuse à faire des élections.Mardi dernier, les gouverneurs de l'Ohio, du Rhode Island, de l’Iowa, du Maryland, du Massachussette, du Kentucky, de la Louisian ne ,-t do Miesisipi ont été élus.Ma1?, et: qu: est plus intéressant c’est l’élection du maire de New-York, qui eut lieu le même jour.Is deux partis qui so disputaient la mairie sont les Tainmaniste et les Fusionnâtes.Ces der niers prétendent ne pas être sons l’influence ni des Démocrates, ni des Républicains, et, s'il faut les croire, ils forment le parti des honnêtes gens, ties citoyens intègres — oh ! combien — qui livrent batailles à des scélérats.L’attaqué 3’ost faite violente ; les personnalités et les injures étaient la monnaie courante.Une affiche portait l’inscription suivante : 0 Tous les voleurs votent pour Tammany.Pour qui voterez-vous ?« Les Tammanistes, eux, consistent en une organisation des plus solides.Rien no l’ébranle.C'est un parti qui triomphe par le favoritisme, l’argent et non par les arguments.Ou bien vous lui appartenez, et alors vous jouissez des nombreux avantages de Tammany, on bien vous ne lui appartenez pus et la conviction n’y fera rien.C'est une machine automatique qui n’a qu’à transporter les électeurs aux bureuux de votation ; c'est le prototype des partis américains.Que c’est donc beau, la politique américaine ! Dans la ville de New-York, les démocrates ont triomphé.Lo colonel McClellan a vaincu M.Low par 70,000 voix de majorité.Dans les autres Etats, les républicains ont le dessus, y Une armée de fous religieux, d'une espèce encore inconnue et commandée par un des leurs, nommé Dowie, s'est abattue sur New-York.Dowic so dit le prophète Elie, revenu sur la terre.II veut tout réformer et s'attaque à tout le inonde, aux gouvernants, aux juges, aux ministres du culte, aux savants, aux journalistes, aux courtiers, aux médecins, aux avocats, aux richards—et lui-même est millionnaire.Toute cette engeance serait des voleurs et des vipères.C’est un original qui a réussi à faire parler de lui dans les journaux et qui fait des assemblées monstres où la quête ne manque pas.I-a fameuse Carrie Nation a pris ombrage de son sosie et la voilà partie en guerre contre lui.Si vous voulez du nouveau, en voilà.Cnrrie et Dowie devraient aller à Paris : ils auraient un succès bœuf ! X Ceux qui suivent l’histoire de la Bourse, sur tout ceux qui en ont subi les conséquences désastreuses, commencent à s’apercevoir que c’est une histoire peu édifiante, quoique très attrayante.Si l’on pouvait en connaître tous les dessous, elle seiait peu-être dégoûtante.Un petit coin du voile a été levé, l’autre jour, sur les transactions do certains financiers finançant.M.Morgan, par l'entremise de M.Schawb, aurait acheté lo ¦¦ Bethlehem Steel Co n pour la somme de S?7.200,000, et après avoir gonflé et majoré ce capital, l’aurait vendu à l’n United States Steel Corporation n pour la somme de $30,000,000.Reste donc une balance de vingt millions et plus, contre l’intégrité de M.Schawb.Va sans dire que celui-ci nie énergiquement.Après une telle anecdote, qui se risquera ?Sans doute que l'on peut tirer les marrons du feu, mais bien souvent, le courtier les mange, j La Bourse est comine le sphinx de la faille : elle dévore quiconque ne devine pas ses énigmes.AU CANADA Le Canada vient d’offrir une préférence de 33$% au Sud Africain, à condition que ce pays veuille nous offrir les mêmes avantages, lsi Cap de P.onne Espérance, le Natal, la colonie de la Rivière Orange, le Transvaal et la Rho-désie sont liés par des tarifs de faveur, qui varient selon la différente production de ces pavs.Déjà, notre commerce a beaucoup augmenté dans cette direction-là, giâco en grande partie à la ligne directe de paquebots établie par le gouvernement libéral entre le Canada et l’Afrique du Sud.C’est dans la certitude d’un plus grand succès que nous faisons une nouvelle démarche.Peut-être sera-t-elle mieux accueillie par l’Australie, qui nous a fait déjà une mauvaise réception et qui maintenant se convertit à nos idées.Sairçie-^dèle — Le correspondant 1.Pol m do Saint-Sauveur nous a encore parlé la semaine derniore du téléphoné.Ce.téléphone lui donne une démangeaison qui lui fait faire du mauvais sang ! Je suis certain qu’il ne dort plus.La nuit il entend toujours des cloches.ding, ding, ding.il iui semble avoi.cinquante téléphones dans sa chambre et à chaque instant quelqu’un l’appel'o ; ça lui casse les oreilles le pauvre homme.D’abord, luisez-moi vous dire, mon cher Pol que co 11’est pas Tralala qui a écrit l’article du 22 octobre, c’est par erreur que cet article a été publié dans la même colonne que las notes locales de Tralala.Vous commencez par dire que j’ai fait une piètre défense de “ mon” téléphone Bell, d’abord co n’est pas “mon ” téléphone plus que le vôtre, et je ne vois pas que la (fie se soit rendue coupable d’aucune faute qui nécessite une défense.Ensuite vous nous dites que les abonnés paieront pour avoir ie plaisir d'entendre l’instrument leur casser les oreilles J’avais toujours cru, moi, que lorsque quelqu'un faisait poser un téléphone dans sa maison c’était pour s’en servir.Un abonné doit s’attendre quelquefois à être “ appelé au téléphone ”, et il me semble que si l’instrument sonne souvent c’est une preuve que l’abonné fait de bonnes affaires et que le téléphone lui est d’une grande utilité.Mais je- ne blâme pas ce pauvre Fol de n’en pas avoir un chez lui, car je 11e vois pas par quel moyen au monde il pourrait savoir si quelqu’un désire communiquer avec lui à moins d’un signe quelconque pour l’en avertir, et nous savons qu'il a cette maudite cloche en horreur.Ce cher correspondant nous dit avec un aplomb, (il se permet lui aussi d’avoir de l’aplomb quelquefois) quo lorsque la Cie a obtenu lo droit de poser ses po teaux, sur le territoire de Saint-Sauveur, elle avait promis de rendre ses fils au village, si on en faisait la demande.Voyons vous n’ètes pas aussi naïf que cela.Vous devez savoir que la compagnie a un permis du gouverueraeut de poser ses fil: dans n’importe quel chemin public ; à moins, toutefois, que ce soit encore une exception pour Saint-Sauveur, où il p raît y avoir des privilégiés.Peut-être aussi que la Cie, ne voulant p.os déplaire à quelque succeptible de Saint-Sauveur, a eu la délicatesse de demander une permission qui lui était déjà accordée.caïeu affaires comme en toutes choses il est permis d’être délicat, n’en déplaise à M.Pol.Vous dites que j’ai dû voyager un peu.En effet, et même beaucoup ; mais mal heureusement je ne pourrais pas en dire autant de vous! J’ai souvent vu, comme vous le dites dans votre dernière correspondance, plusieurs vidages rapprochés et tous munis d'un bureau central, mais aussi je me suis donné la peine de remarquer qu’il y avait plus d’un fii.Je ne dis pas qu'il est impossible d'avoir un bureau central à Saint Sauveur, seulement je vous dirai qu’il faudrait poser un autre fii de Montréal à Saint-Sauveur, et ceci, coûte cher, mon ami.Comprenez-vous maintenant?Si non, j’abandonne la partie ! S.A C.DE CLARENCE GREEK, ONT., PROCLAME LES VhKiUS UES La ligne F'ranco Canadienne, qui a reçu les subsides gouvernementaux qu’elle désirait, commencera son premier voyage le 20 mars 1904.Bordeaux et Montréal sont les terminus, ainsi que Halifax comme port d’hiver.Cette fois ci, nous l’espérons tant nu point de vue commercial que national, cette tentative sera couronnée de succès.Jfc *• Ha loyauté à la couronne devient une marchandise politique, en notre pays.Ne voilà-t-il pas que le Mail and Empire attaque violemment î-aurier parce qu’il réclame le droit au Canada, de faire ses propres traités.Cette tactique est aussi vile qu’elle est maladroite.Et elle ne mérite même pas le droit d’être repoussée.Ha politique de nos adversaires est parfois dégradante.* * De.» milliers et des milliers de personnes se sont rendues aux cimetières, dimanche dernier, pour se rappeler ceux qui se sont endormis dans l’éternité.Bientôt les neiges de l’hiver étendront leur linceul blanc pour étouffer, dans le champ des mort», jusqu'au dernier germe de vie.I! faut que les êtrt-s comme les choses disparaissent.Il semble que cette fête du souvenir soit une procession d’ombres errantes, à la recherche des ombres évanouies.Et pourtant cette idée riuus répugne.Nous ne voulons pas croire que dans notre course affolée vers la fortune, les honneurs, l’amour, vers la beauté, la vérité, l’idéal, nous ne rencontrerons, au lieu du fantôme du bonheur que le spectre de la mort Notre être sc révolte, et, avec le poète des Feuilles d'au- f/imnn^ nnno nniia I "Dieu puissant! quand la mort sera-t-elle tuée!n Mais aussi, en ce soir de l'année, un calme apaisant nous envahit.; une lumière attendrie et ouatée, une douceur blême et mélancolique comme la pénombre des tombeaux enveloppe les choses, qui semblent être belles d’une beauté immatérielle.Et nous songeons que la fin et l’inconnu, c'est la paix, que ie malheur se perd dans la joie et qu’il est bon pleurer pour ceux qui ne pleurent plus.Nous aimons souffrir : a les douleurs anciennes sont des harmonies.n C.Laltke, Inoffer.reté absolue, guérit en 48 HEURES écoulements qui rx’geaient autrefois Jes semaines de traitement par le copahu, le cubébe, les opiats et les injections.Avant de faire un seul mot de commentaire sur la lettre qui va suivre, nous recommandons à toutes les jeunes nier s de la lire attentivement.C'est mie des plus >111-plèti s que n us puisse.us publier, et l’une des plus convaincantes.Il y règne un cachet de siii'-éiilé, île j ie et de bonheur qui îvehaull’e le cieur; c’est l'iniiiin* de la jeunesse reconnaissante.Voici la lettre: Clarence Cfivi-k, 8 juin 1 902.Messieurs, JV'tais mariée depuis quatre mois quand sont tombés sous mes yeux les certificats du guérison que vous publiez dans les journaux.] L m’ont pal u si vrais et si sincères que lions avons décidé, mon mari et moi, de vous écrire pour obtenir vos e nseiis sur la maladie dont je souffrais.Depuis l’âge de dix ans j’avais enduré lu t.r-ture d’un mal terrible qui ne :11e laissait aucun repos, et je me trouvais dans une position qui me' faisait redouter les effets du terrible mal dont j’é- • tais atteinte.J’ignore quelle était son origine; je crois que c’était de nature, car tonte jeune en-funt.je ressentais ces douleurs et je n’avais fait au- wœm&sm 1/ ej~Sr .(Il II Sc.C est 1 les falliilli :s île tei is, dan s les ; e - V ¦ 1 1 il’.'livi iris (Jlle liialiïiK-l e d r:r':1 C* 1 ls.Les e 11 f; V lit-S Mil s- Il Y T Si lits île leurs Aussi quels remercie, ment», quelle joie ! Ce jeune enfant dont elle pri clame l’iiciireiisij j laissa nce est, le layon de soleil dans leur demeure, c'e.-t le lien intime qui le» ii-nnit maintenant, qui leur d.une un but dans la vie, qui leur per.met d'entrevoir l'avenir en dans cultiva, fainillcs ' am inline 1 il n e lits ili-s '•lit ah.l'iil-, ¦ id.1 ¦¦ s 111 -si.iiie de la \ i, imite* les éloignent s a-vent du forer, ou n’cii j 11 it pas comme eln-z le* travailleurs, lù lis b* 1 >ts sont la ivi 1 oa 1 ion, le 1 lai.-ir, où ils animent fi, mnisi n, .is raient le pèle des soucis du travail du joui 1 t aident a la mère dans les petits travaux du menage.C'est à la n-r-me qu’on se réjouit do voir ies enfants grandir, de les voir s'intéresser aux travaux des champs, maintenant entre le père et lu mêle celte communication constante qui leur permet, bien qti’éioignés chacun à leur besogne, de ne sc trouver jamais séparés grâce à ce joyeux trait d’union.Elle songeait à tout cela, à toutes ccs joies, cette brave petite femme sirop d’anis mm-™*?;'™: •enteric, dentition douloureuse, etc.— Procure le fcouimeil.Ku vente nartout 25c.la bouteille.MADAME IvMlI.F.DTOTTE, Clarence Creek, Ont.cnn travail ni encouru aucune fatigue autre que lis jeux d’enfants à L i squ'elle sentait les progrès incessants d’1 mal (pii la faisait souffrir 1 école.J étais sujette aux maux de tête et aux étourdissements.Je j depuis dix ans, et dont elle avait lieu de redouter les effets.Mais elie soufrais de la poitrine et je crachais le sang de temps en temps, j'avais a eu confiance dans la science de nos Médecins Spécialistes, elle s’est des douleurs dans le creux de 1 estomac et je ne digérais pas bien, [adressée bravement a eux et leur a exposé son cas.Elle a suivi fidèle-Lorsque je vous ai écrit et que je vous ai détaille les si mplômes de ment les prescriptions et les conseils qui lui étaient donnés et elle a été ma maladie, vous m’avez conseillé de prendre les Pilules Ronges.J’ai I guérie.suivi en tous points vos conseils et j’ai jais six boites de vos Pilules.| Jeunes filles qui souffrez, qui,comme Madame Di* tte, avez, dès le Dès la première boite, j’ai senti que je reprenais des forces, et mainte- jeune âge, ressenti ces douleuts cruelles dont vous ne connaissez pus nant, voilà quinze jours que j’ai donné naissaiiee, à un gros bébé de dix ; l’origine, n’attendez pas au dernier moment pour vous soigner.Ne livres,et pourtant je ne pèse que cent livres.Je sms tout à fait remise j croyez pas à une indisposition passagère quand vous sentez ces iloti-et, au bout de quinze jours, j’ai pu faire le léger travail de la maison, j leurs continuer, douleurs dans le bas-ventre, étourdissements, maux de Je 11e me sens plus aucune douleur de matrice, niais je 11e veux pas poitrine, crachements de sang.C’est le moment de vous soigner sans cesser ue prendre de vos Pilules de temps en temps pour continuer à retard, d me fortifier.J'ai donné une boîte de vos Pilules à une de mes parente?qui a du vous écrire.Je vous dois toute ma reconnaissance et aussi toute ma confiance pour vos bons et généreux conseils.Votre humble servante, Mme EMILE DIOTTE, Clarence Creek, Ont.Est-il quelque chose de plus touchant que ce témoignage ému d’une jeune mère qui proclame avec tant de fierté ie triomphe de sa maternité ?Par quelles angoisses n’a-t-elle pas dû passer, connaissant le mal qui la minait et songeant à la terrible épreuve qu’elle allait subir et iiu succès de laquelle dépendrait l’existence du petit être chéri qu’elle portait dans son sein.Avec quelle vigilance le père veillait à la santé de sa jeune épouse, dont il savait la faiblesse! Quel spectacle touchant que ce jeune couple penché sur les journaux, dévorantHes certificats, cherchant les témoignages pour trouver le remède qui devait redonner la santé et la force à la jeune femme.Quelle heureuse inspiration les a poussés à s’adresser à la Compagnie Chimique Franco-Américaine, qui devait venir à leur secours et rétablir définitivement cette petite femme qui, elle le dit clL'-mêtne, ne pesait pas plus de cent livres.e consulter les spécialistes et de prendre les Pilules Rouges qui reconstitueront votre organisme, renouvelleront votre sang et vous d niicriait la vigueur dont vous avez besoin dans la vie pour devenir des mères fécondes et heureuses.Il n’y a pas de traitement plus facile à suivre que celui des Pilules Bouges ; il 11 y en a pas non plus do plus efficace :ii de plus sûr.C’est ie salut des jeunes lilies et le trésor des mères.Nous pouvez en tout temps consulter les Médecins Spécialistes soit en les visitant, à leurs bureaux, au X° 274, rue St-Denis, Montréal, soit en vous adressant a eux par correspondance.Les consultations sont gratuites et sont absolument secrètes.Les spécialistes sont constamment a la dispi sition des personnes qui veulent les consulter et qui viennent demander leurs conseils.I.es l’iiules Bouges se vendent chez tous les marchands de remèdes, et sont aussi envoyées dans toutes les parties du Canada et des Etats-l nis, sur réception du prix, ôOe.la boite, ou six boites'pour S2.5U.Adressez vos lettres : COMPAGNIE CHIMIQUE FR A KCO-A M É R1C A1N E 274, rue St-Denis, Montréal.BAUME RHUM AL.Toutes les émulsions possibles ne valent pas une dose de Baume Khumcl prise au début d’un rhume, succès infaillible, 25 cts la bouteille.ni Un n]ot d’explication Nous devons ù M.le curé Deladurantayc et nous nous devons à nous-mêmes de donner quelques mots d’explication à propos de l'article de Le Franc, paru la semaine dernière.Les remarques faites par M.ic Curé, dimanche dernier, nous imposent le devoir de bien mettre les choses au point.Aux messes du dimanche, 25 octobre, M.le Curé commentant les chiffres du recensement de notre ville, pour l’année courante, regretta amèrement la diminution étonnante de notre population.Il en indiqua comme une des causes majeures la division et l’esprit de parti politique qui régnent dans notre ville, Ces paroles, M.le Curé les a répétées di manche dernier.Comme journaliste notre devoir est de découvrir et de blâmer les actes en tâchés de ces défauts malheureux constatés par M.le Curé et bien d'autres.C'est- ce qui nous a amené â dire que la question de la manufacture Fischcl, est, depuis un an, la principale sinon la seule question où la “ désunion et l’esprit politique ” aient contribué à la diminution de la population de notre ville.Nous n'avoii.-: p.o dit ni voulu dire que M.le Curé s’était départi de la neutralité et de l’impartialité qu il tient ù garder, en ce qui concerne nos affaires municipales.Nous n'avons que recherché, en journalistes consciencieux, les occasions où nos gouvernants municipaux ou autres citoyens sont tombés dans les défauts signalés
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