L'Avenir du Nord, 19 novembre 1903, jeudi 19 novembre 1903
Septième Année — No 47, Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 19 Novembre 1903 si ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de BONNE.H MOT DI L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME KOUS VERROKJ PROSPÉRER US FILJ du^ IAURS.KT ¦»- QB.5l>lotc4 CHENIER.Aboppernepts • Un an.$1.00 Six mois.0.50 A Jules-Edouard Prévost, Direct eu r ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE'/ & Tl Al'popcos 1 Le pouce : Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 Les flrnJniBnts de l'Opoosition n Le parti conservateur et M.Tarte, le politicien parasite du grrrand parti, ont en ce moulent deux principaux chevaux de bataille.Ils ont bien aussi des mules et des poneys cpi ils essayent de dompter et (pi’ils montent avec des airs féroces Mais ce cinpie n’amuse que les badauds.Qui prendra jamais au sérieux ces bouffons politiques qui poussent sur les puissants batailons du parti libéral de piètres montures telles que l’affaire Treadgold, le recensement de 1001, la question de l'Alaska t Ce sont la critiques enfantines, indignes d’une opposition sérieuse.Nous le répétons, le parti conservateur n’a que deux grands arguments dans la lutte qu’il lait avec si peu de succès au parti libéral : le Transcontinental national et le tarif.Les citoyens intelligents et patriotes ont déjà fait justice des critiques insensées de l Opposition concernant le vaste projet du transcontinental national proposé et décidé par le cabinet Laurier.Passons.La question du tarif est plus compliquée et plus aisément embrouillée par des argu-mentateurs patelins et papelards tels que M.Israel Tarte.Los cabrioles morales de cet économiste instable produisent l’éblouissement chez ceux qui ne voient pas très clair.11 est bon d'arrêter les conservateurs et leur triboulet dans leurs soubresauts et leurs chassés-croisés.Voyons, M.Tarte ; voyons.M.Monk : voyons, M.Borden : voyons tous les autres, halte-là 1 Bien.Arrêtons-nous un peu à cet entrechat que vous appelez un argument et qui, à la vérité, sert de base à toute votre critique fiscale: nous importons trop de l’étranger, donc notre tarif est mauvais: nous laissons inonder notre marché par les produits des autres pays, notre tarif est trop bas : nos ministres sont sans conscience, sans soucis des intérêts de notre pays, puisqu’ils permettent à nos importations de toujours augmenter ; nous importons pour $241,214,!)61 pur année, horreur! nous nous en allons à la ruine ! Pourquoi ne pas manufacturer ici ce que nous achetons ailleurs ?etc., etc.Telles sont les clameurs et les doléances que font entendre M.Tarte dans la Patrie et les orateurs conservateurs sur les liust-ings.La question est bien nettement posée : le parti conservateur conclut à la méchanceté du tarif actuel, parce que nos importations sont trop considérables.Elevons la barrière, s’écrient-ils tous en chœur, afin d’être mieux protéger contre cette importation abondante qu’ils considèrent comme un malheur.Puni' renverser cet argument, il nous subirait de citer La Nation qui disait, la semaine dernière, que l'augmentation des importations est un signe de prospérité.Mais ce que «lit La Nation- pèse peu dans la balance.Il est tout de même désopilant de voir ce journal conservateur dire a ses amis : Vous ne savez pas ce que vous dites.L’augmentation des importations indiquer une mauvaise politique fiscale ! Mais allons donc ! “ Ce sophisme, virtue comme, les siècle.s, est dans la boiuhe de, tous les ignorants (pauvre M.Monk !) flotte constamment sur l'encrier île certaines tables de rédaction d'on il est facilement pcché chaque fois que l'on n’a pas d'arguments à poser.» ( Pauvre M.Tarte !) Ceux qui lisent La Patrie savent que le plus sanglant dus reproches dont M.i arte abreuve h: parti libéral, c'est de ne pas endiguer par un tarit plus eîeve nos importations qu’ils trouvent exorbitantes.Et les pioupious conserv ateurs d emboîter le pas derrière ce général a panache multicolore.I.es Sanchos se font légion à la suite de ce nouveau Don Quichotte.Mais les conservateurs ne sont ni convaincus ni sincères en combattant notre tarif.S’ils l'étaient, ils nous expliqueraient pourquoi les Etats-1 nia, le grand pays de la protection à outrance qu’ils veulent implanter ici, ont vu leurs importations augmenter de S159,000,000 en dix ans.En 1893, les Etats-Unis importaient k pour $800,000,000 ; .-n 1003, ils importent pour $1,025,000,000 Que devient dès lors l’argument des conservateurs ?Tous les pays prospères voient s accroître leurs importations et il est contraire aux saines notions d’économie politique et aux faits de prétendre quo 1 accroissement des importations canadiennes est un malheur et un malheur du à notre tarit peu élevé.11 y a toujours eu, il y a et il y aura C’est ce qui explique pourquoi les Etats-Unis, si barricadés par leur haut tarif, achètent cependant des autres nations pour $1,025,000,000; lisez bien: un hii.lton, viNiît-cinq MILLIONS de dollars par année.C’est ce qui explique pourquoi l'Allemagne, un autre pays à protection outrée, a vu ses importations américaines seules, augmenter de $110,000,000 depuis dix ans seulement.Est-ce étonnant, après cela, qu’un pays aussi prospère que le Canada ait vu ses importations totales monter de $1 18,01 1,508 en 1800, à $241,214.001 en 1003 ?Ce qui est une preuve de prospérité aux Etats-Unis, en Allemagne et ailleurs peut-il être une preuve de déchéance fiscale au Canada ( Les conservateurs vont peut-être nous répondre, après M.Tarte, que dans ces divers pays que nous citons I accroissement des exportations a dépassé l’accroissement des importations, et que c’est ce qui les rend prospères.Attention aux statistiques, s’il vous plaît, messieurs.Quel est le pourcentage de l'augmentation des exportations aux Etats-Unis ?07.53 : en Allemagne < 58.35 et au Canada i 103.-25.Les chiffres officiels démontrent que depuis dix ans, le Canada est le pays où les exportations ont le plus augmenté.En 1902 les exportations de produits canadiens se sont élevés à $37 par tête de la population tandis que, ces exportations aux Etats-Unis n’ont été que de $18 par tête.Il est donc prouvé que, à l’unisson de tons les pays prospères, adeptes de la protection ou du libre-échange, le Canada a vu augmenter ses importations ; que ce fait n indique pas que notre politique iiscale est mauvaise puisqu’il se retrouve dans tous les pays les plus prospères de l’univers.Deuxièmement, non seulement nous sommes assez riches pour acheter beaucoup mais nous sommes administres de telle sorte que l’augmentation de nos ventes dépasse celle de tous les pays.Grâce aux nouveaux marchés que nous avons ouverts et à nos relations fiscales nous vendons en 1903 pour $225,849,724 alors qu'en 1896 nous ne vendions que pour $121,013,352.Après l'étude de pareilles statistiques le grand argument dont se servent les conservateurs pour combattre le gouvernement Laurier et critiquer notre tarif actuel no tient pas debout.Que notre tarif soit susceptible de perfectionnements.Soit.Mais que l’on ne vienne pas faire accroire au peuple canadien que sa prospérité n'est que factice, que s’il achète beaucoup c’est qu’il est pauvre, que s'il s’isolait du reste du monde par une barrière presque infranchissable il serait plus riche et p>lus heureux.Rappelons-nous que les Etats-Unis, en 1850, avec une population de 23,000,000 d habitants n’avaient un commerce étranger que de $320,000,000, tandis que le Canada, en 1903, avec une population de moins de 6,000,000 a un commerce dont le total s’élève à environ $470,000,000.Une politique fiscale qui donne de tels résultats est une excellente politique.M.Tarte et son reparti conservateur fournissent des arguments favorables à notre cause i ’ ils nous comparent à leurs grands pays protecteurs.Que le rédacteur de la Patrie et ses amis les bleus se rappellent que le peuple est doué d’un bon sens qu'ils ne pourront faire dévier.Ceux qui raisonnent bien fort épatent un moment les badauds, mais ceux qui raisonnent fort bien finissent toujours par triompher.J K p.rentrant chez lui, se trouva en présence d'un cadavre 11 Depuis, Lyons, pour satisfaire à sa funeste passion, petit à petit, vendit ou engagea chez des prêteurs sur gagas tout le mobilier et les quelques objets de valeur qui se trouvaient dans son appartement, et tout dernièrement, n’ayant plus rien à vendre ou à engager, il dit à ses enfants : u Kst ce que votre mère, avant de mourir, ne vous a pas acheté du linge ou des vêtements ?»—“ Oui papa, répondirent les pauvres petits, et l’ignoble brute les obligea alors à se dévêtir et alla vendre leur linge et leurs vêtements.Après avoir bu les quelques cents qu’il en avait retirés, il ne reparut plus chez lui, abandonnant ses enfants que des voisins ont trouvés couchés sur des chiffons, à demi morts de faim et qui depuis ont été recueillis par la Childien Society et envoyés an Saint-Agnès Asylum." lié bien ! Société, si tu n’es pas la stupide et l’ignorante d’autrefois, avoue que tu es une grande pharisienne.Stupide et ignorante, si tu no sais pas que l’alcool qui so prend tout d'abord bêtement, est un poison accumulateur nui fait qu ’une fois l’accumulation opérée dans le système, ou n’est plus en présence d’une passion funeste, mais d'un état pathologique permanent où la responsabilité morale reste indéfiniment suspendue.Stupide et ignorante, si tu no sais pas que le premier elfct île l’alcoolisme constitutionnel est de paralyser 1 énergie volontaire pour y substi tuer 1 impulsion criminelle incoercible, et que la soif du sang est un des plus communs facteurs de ce tte impulsion.Mais pharisienne, oh ! combien ! si tu le sais.Car alors, tu sais de même que, pendant que tu flétris le sérail où, sans l’alcool, le crime serait au moins paisible, tu honores, tu ouvres toutes battantes les cent mille portes de la maudite officine du poison alcoolique ! Pharisienne, qui te voiles la face et qui sais que, où l’alcool ne règne pas, tes jurés criminels I restent a leurs travaux de ferme.(Percé, Gus, posie, onze ans sans terme criminel).Pharisienne qui sais tout cela et qui n’as pas une fête oil lu n’invites l'alcoolique à retour! tier à l’infernal enchantement.Pharisienne, sépulcre blanchi, qui pleures ces calamités dans les journaux et qui, au cabinet de travail, as toujours avisé aux expédients les plus prompts et les plus sûrs de faire rendre davantage au revenu du poison national ! N ATUUK ÿ Correspondance parisienne mm?3***31' [Pour L’Avenir nu Nord] L’entente cordiale anglo-française Oh ! la Société pharisienne ! C’est bien la Société, n’est ce pas, qui se voile la face en présence du fait qu’on va lire, et s’écrie par son organe, la presse, qui nuus communique la nouvelle : ./usqu où peut conduire la Junrstepassion de V ivroqnerie ! u New York, 11.— Un débardeur nommé Michael Lyons, a comparu hier devant la cour q,,s sessions spéciales et a etc condamne à une année de prison pour avoir abandonné ses trois enfants âgés respectivement de 12, 9 et 7 an-\ n Une brute, ce Lyons, qui, au cours des douze dernières années, en a bien passe onze sans rien faire, mais en revanche s’est enivré presque tous les jours, rouant de coups sa fom me pour la remercier de le faire vivre ainsi que sa famille.Tl y a de cela quelques mois, ayant trouvé mauvaises les saucisses que sa femme lui avait préparées pour son déjeuner, l’ivrogne les lui lança au vbago et sortit de chez lui en jurant qu’il lui •' ferait son affaire u à son retour.La malheureuse qui »e tuait au travail pour subvenir aux besoins de la famille, effrayée par toujours des articles’sans nombre qu’il est j ces menaces, dans la «ûrré de ce jour, succom plus profitable d’acheter à l’etranger.| bait à une rupture d anévrisme et 1 -rogne, en L’Angleterre et la France resserrent de jour en jour les liens do l'amitié que notre auguste souverain a été le premier à renouer entre ces deux grandes nations voisines qui devraient être soeurs et que de mesquines rivalités, des j malentendus aigris par une presse belliqueuse et anglophobe, ont trop longtemps désunies, j Edouard VU aime la France; il souffrait de j cette sourde inimitié des deux pays, et c’est lui I qui fit le premier pas vers cette œuvre grandiose do la réconciliation.Bravant les avis contraires de certains de ses conseillers qui trouvaient bien hardi de se rendre dans ce Paris, hier encore si plein de fiel et de rancune contre l’Anglais, Edouard VIT vint en Franco et sa venue flatta le peuple de Paris, au fond très bon enfant, et le peuple—son avis n’est pias j sans importance — déclara qu'après tout Edou ard était un u bon type." Ce fut au tour dé M.Loubet d’aller à Londres où il reçut du roi, de la municipalité et de la population londonienne le plus enthousiaste des accueils.Jamais souverain ne fut acclamé plus chaleureusement que ne le fut le Président de la République.Le peuple anglais lui aussi émit son verdict sur M.Loubet: "lie is a jolly good fellow," it sa bonhomie gagna tous les cœurs.11 n ’y a point de politique à faire intervenir là-dedans ; M.Loubet représentait la France et comme tel il fut reçu d’une façon grandiose.La Franco trouverait bon de se laisser gouverner par un roi ou un empereur, l’Angleterre l'accueillerait comme elle recevait M.Loubet il y a quelques mois.Les royalistes et les impérialistes devraient bien se mettre en tête que c’est la France en la personne de son président qu’on acclama à Londres en juillet dernier.Hier, nous assistions à une autre splendide manifestation de la bonne entente qui existe actuellement entre les deux peuples.Deux cents membres de l'Association Internationale et Commerciale do la Cité du Londres étaient reçus en grande pompe par la municipalité de la ville de Paris, à l’Hôtel de Ville.On ne nous fit point ici l'affront que nous avons essu-vé il y a une quinzaine de jours, à la revue de Vincennes : nous étions au premier i.ing pour tout voir, tout entendre.A quatre heures, dans le Salon des Arcades, somptueusement décoré de tentures et do plantes, M.Deville, président du conseil municipal, et M.de Selves, préfet de la Seine, recevaient Iis délégués de la cité de Ijondres.L'accueil fut cordial, chaleureux ; les discous se succédèrent où les Français faisaient l’éloge des Anglais et les Anglais surenchérissaient sur les vertus gauloises.Ce fut d’abord M.Deville qui parla : ii C'est avec plaisir, messieurs, que nons vous souhaitons la bienvenue à lTIôtel de Ville, à vous, les membres d’une association créée dans un double but : celui de rendre plus fastueuse la réception du Président de la République à Londres, et celui de faciliter le développement d s r lations sociales et commerciales entre nos deux pays.Votre premier but fut superbe- ment rempli, et nous souliaitons que la dernière partie de votre programme ait un succès aussi complet, car vos intérêts et les nôtres ne peuvent qu’y gagner.En nous unissant pour la défense des intérêts de nos deux pays, nous tru vaillons à la plus noble des tâches, la paix universelle, si nécessaire au développement du commerce et à la prospérité de tous les boni mes.Je no veux point, messieurs, faire ici la nomenclature de vos noms, vous n êtes point pour nous de simples noms, mais des représentants des institutions commerciales et des municipalités de l’Angleterre.Vous venez à nous les cœurs ouverts et les mains tendues et nous vous souhaitons à tous la plus cordiale des bienvenues." Des applaudissements frénétiques accueil.i rent ce discours, puis ce fut au tour du Préfet de la Seine, M.de Selves : " Je me joins à M.le Président du Conseil pour vous exprimer combien nous sommes heureux de vous recevoir ici, où il y a quelques mois nous offrions nos hommages à votre respecté souverain.Alors comme, aujourd'hui, je ino suis réjoui devant ces manifestations de sympathie internationale, propices à renouer entre nos de.ux pays des relations amicales et affectueuses." Ensuite, Sir George AVyatt Truseott prit la parole pour remercier la France de l’accueil qu’on lui avait fait, à lui et à tous les délégués Sir George parla d’abord en anglais et hasarda même des jeux de mots : " Lorsque Périclàs demanda jadis à une ville de la Grèce de donner son nom a un des bâti ments publies, il lui fut répondu que la chose n’était point admissible.Mais vous, M.Deville, vous êtes plus : 1 Hotel de Ville poite votre nom." 11 fut longuement applaudi, surtout quand il acheva sa péroraison en un fort bon français : ii La Providence, dit-il, en no séparant la France de l’Angleterre que par une goutte d’eau, les créa pour être amies.Restons donc toujours unis par les liens de l’amitié, resserrés encore par nos intérêts communs.Nous venons en France, nous Anglais, pour vous expi i mer nos vœux pour la prospérité de votre pays et de.cette si belle ville de Paris." 8ir Albert Itollii lut ensuite un message de toutes les Corporations de l’Angleterre présentant à la France leurs vœux les plus sincères pour que la paix et une amitié permanente subsistent toujours entre le roi et le peuple do la Grande-Bretagne, le Président de la République et la nation française.» lorsqu'on voit, poursuivit Sir Albert Rol-! Ut, un roi et un président s’unissant aux municipalités de deux grandes nations pour maintenir la paix et le bon accord, on peut espérer ! vraiment que nul malentendu ne troublera plus jamais cette paix " Ce tut ensuite la visite des somptueux salons de l'Hôtel de Ville éclairés à giorno, tandis que la musique de la Garde Républicaine faisait entendre à tour de rôle le God save the King et la Marseillaise.On revint au buffet du Salon des Arcades vider les coupes de chain pagne et boire à ia santé d’Edouard VII et de M.Loubet.Rien ne saurait rendre l’énergie et l’enthousiasme avec lequel les gosiers anglais portèrent le toast — avec de vigoureux " Hip, hip, Dip, hurrah — do " Vive la France ! " Lily Butler Radotage d’un oisif C’est un peu la manie des hommes d'âge mûr et des vieillards de critiquer les faits, paroles, écrits et gestes de la jeunesse.L’expérience semble avoir un droit : elle l’exerce ; elle, n’a pas toujours tort, loin de là.Mais de l’usage à l’abus, chacun sait que le pas est vite franchi.On prêche, on sermonne, on prophétise ; mais on parle le plus souvent à des sourds.Pourquoi 1 II y a un axiôme qui le dit : " II faut que jeunesse se passe " Les hommes qui s’appuient sur leur expérien ce oublient généralement qu’ils ont été jeunes, qu’ils ont eu le sang chaud et que leur cervelle était alors en ébullition, tandis que muscles et nerfs se trémoussaient sous la peau comme sous l’action d'un amas d’électricité.Pour juger la jeunesse, il faudrait, si c’était possible, tout en conservant l’appui de l'expé rience, redevenir jeune soi-même — c’eat-ù dire mettre une sourdine à ses critiques et se montrer tolérant.Je sais fort bien qu’il existe un vieux proverbe auquel on donne encore aujourd’hui une certaine importance." Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait." Et cela veut dire, n’est-ce pas : » 8i ia jeunesse était sage, et si la vieillesse était virile." Qu’arriverait-il 1 qu’il n’y aurait plus de jeunesse et que la vieille expérience se liansformera.it en folie.Le vieux proverbe n’est pas philosophique du tout.; NS Pour chaque tenement ou logement, occupé par une seule famille, et évalué à une somme n’excédant fias les montants ci-dessous, il sera payé, par année, les prix marqués en regard d’iceux.Pour les magasins, les boutiques, les bureaux, les études ou autres places d’affaires attenant ou contigus au- logement privé, la taxe sera perçue sur l’évaluation totale île l’habitation et d’après le tableau ci-dessous.Pour les magasins, boutiques, bureaux, études, ou autres place d’affaires complètement séparés du lieu d’habitation, il sera payé, chaque année, les prix marqués en regard d’iceux.TA lit.K A U rouit LE TAUX DE I.EAU F/ De al nation Nouveau Tarif Luit Différence actuel.81.00 Dimin.à 8 500 86.00 87.00 81.00 600 6.50 7.20 70 700 7.00 7.40 40 800 7.50 7.60 10 \ugm.S 900 8.00 7.80 20 1,000 8.p0 8.00 50 1.100 9.00 S.20 80 1,200 9.50 8.40 1.10 1,300 10.00 8.60 1 40 1,400 10.50 8.80 1.70 1,500.' 11.00 9.00 2.00 1,600 11.50 9.20 2.30 1,700 12.00 9.40 2.60 1,800 12.50 9.60 2.90 1.900 13.00 9.80 3.20 2,000 13.50 10.00 3.50 iiirtir de St 000, S 1.00 par 8500.2,500 14.50 11.00 3,000 15.50 12.00 3,500 16.50 13.00 4,000 17,50 14.00 4,500 18,50 15.00 5,000 19,50 16.00 5,500 20.50 17.00 6,000 21.50 18.00 6,500 22.50 19.00 7,000 23.50 20.00 7,500 24 50 21.00 8,000 25.50 22.00 8,500 26.50 23.00 9,000 27.50 24.00 9,500 28.50 25.00 10,000 29.50 26.00 10,500 30.50 27.00 11,000 31.50 28.00 11.500 32.50 29.00 12,000 33.50 30.00 3.50 12,500 34.50 31.00 13,000 35.50 32.00 13,500- 36.50 33.00 14,000 37.50 34.00 14,500 38.50 35.00 15,000 39.50 36.00 15,500 40.50 37.00 1 6,000 41.50 38.00 16,500 42.50 39.00 1 7,000 43.50 40.00 17,500 44.50 41.00 18,000 45.50 42.00 18,500 46.50 4 3.00 19,000 4 7.50 44.00 „ 19,500 4 8.50 45.00 M K it à ÎRTOUT ET TOUJOURS es Moro POUR hES HOMMES” NT INFAILLIBLEMENT ET GAGNENT D'EMBLEE LA RECONNAISSANCE DE TOUS LES HOMMES MALADES.UN CITOYEN DE MONTREAL fil.E.PAPILLON, 595, rue îY|ar!c-Anne, Quartier St-dean-BaptLte, demande a fair publier son témoignage.CE QU’IL RACONTE : Kt ainsi do suite en continuant d’après la même échelle, c’est-à-dire en ajoutant une soin me additionnnelle de doux piastres par chaque mille piastres d’estimation en sus.Nous prions nos lecteurs, encore une fois, do remarquer que la légère augmentation dans la taxe, causée par le nouveau modo do perception proposé, est amplement compensée par le fait que les contribuables no paieront lien en sus do cette taxe pour les cabinets d’aisance et les bains.iNcus félicitons l’éclievin Fournier de son travail qui a dû lui demander beaucoup d'étu-de.Sa proposition nous semble très profitable pour tous les contribuables et surtout pour la classe moins fortunée.N.B.- Les bétels, les distilleries, les brasseries, les tanneries, les boulangeries, etc., auront, un tarif spécial fait sur une autre base.Questions et réflexions e 21 septembre 1903 les conseillers l'élan-Filion, Uthunme et Matte ainsi que le le Nam cl, adoptaient une résolution par mile ils décidaient do “ kkfaiiik lf.3,mm :aok de lu manufacture lie cù/arcs, drténo-s jHir le /en et 'île mettre mie couverture CMPOJIAIHK.” m 2 novembre les mêmes conseillers et le ne maire décident par une autre résolution “ fair faire In couverture sur la bâtisse lechel TELLE QU'ELLE EXISTAIT AVANT EMUE EN CONSERVANT LE 30.1110 ÉTAGE.a Xut ion et autres de mauvaise foi pretent que ç i n’est pas là changer il idée 1 lui, les conseillers susmentionnés en coin nie do notre maire si sage ont ravalé en Dire tout ce que les Pilules Moro ont déjà fuit de bien aux hommes, serait chose réellement impossible, car tous les jours nous en entendons faire les plus beaux éloges.Les témoignages les jdus désintéressés abondent à nos bureaux ; de toutes les parties de l’Amérique nous¦ arrivent des lettres île reconnaissance, signées par de braves pères de famille et des jeunes gens qui ne tarissent pas de gratitude envers les Pilules Moro.Ah! c’est que les Pilules Moro apportent dans tous les foyers où elles sont en honneur, la sain et, par là, le bonheur et la joie.D’ailleurs, comment pourrait-il eu être autrement?Les Pilules Moro sont faites d’après les procédés scientifiques et suivant la formule d’un médecin éminent, généreux philanthrope, et savant praticien, qui a consacré sa vie à la recherche et à l’étude d’une prescription qui devait contenir, dans son essence, tous les principles vitaux et le germe de toute force virile.Les Pilules Moro sont bien véritablement l'idéal, car elles n’ont jamais failli à leur lin.C’est une préparation spéciale, pour les hommes, le remède unique dans tous les cas de maladie qui les allée-lent particulièrement.A voir l'effet subit que les Pilules Moro produisent chez les hommes malades, l’on s’étonne qu’il y en ait encore, mais très pieu, il est vrai, qui souffrent inutilement de la tête, de l'estomac, du cœur, des reins et des nerfs.Voici encore un fait palpable et liés convaincant qui s’est passé en pleine ville de Montréal.Nous préférons laisser la parole au héros même de cette guérison'.Il s’agit de M.F.Papillon, domicilié au n° 595 de la rue Marie-Anne, quartier St-Jean-Baptiste, Montréal, et universellement connu en cette ville.Voici donc la conversation qu’il a tenue à un j urnaliste chargé spécialement de nous représenter pour recueillir de sa bouche même l'important témoignage qui suit: “ Enchanté, monsieur, d'avoir enfin l'opportunité de dire publiquement tout ce que j’ai petite de bon par l’usage des Pilules Moro.“Tout d’abord, pour bien établit les faits, il me faut remonter dix années en arrière, alors que je changeai subitement de régime de vie.Je fus alors soudainement atteint d'un vi lent mal de tête et devins peu à pieu dyspeptique très avancé.Ceci occasionna chez moi une dépression générale, la perte de toute énergie et même un dégoût prononcé pour le travail.Jusqu’alors, j’avais toujours été bleu portant, souple et très actif; c’est du n.uns un témoignage que je puis nie M.PAPILLON, 595 Pue Marie-Anne, Montréal.“Et c’est le 24 octobre 1902 que je commençai à prendre les Pilules Moro.11 m’a fallu en user six boîtes avant de pouvoir éprouver le moindre soulagement.Mais, depuis lors, mon état s’est toujours amélioré, à tel point qn’anjonrd’hui, je suis parfaitement rétabli.C’est à peine si j’éprouve un petit mul de, tête, une fois par mois, et rien ne me trouble dans ma digestion.Je suis maintenant devenu plus courageux que jamais et je poursuis chaque jour ma petite besogne avec enthousiasme.“ Aussi ai-je cru qu’il était de mon devoir de porter ce fait à la connaissance (lu public.C’est pourquoi j’ai écrit moi-même à la Compagnie Médicale Moro pour fournir de plein gré, sans sollicitation aucune, comme aussi sans espoir de récompense, le certificat que je leur ai adressé.“ Bien que je ne doute pas île la popularité des Pilules Moro, je n’hésite pas à dire qu’elles ne sont pns sufli-saminent connues.Tous les hommes, sans exception, devraient en faire usage dès le premier vestige de la maladie.Non seulement les Pilules Moro guérissent le mal, mais, de plus, elles constituent un puissant tonique pour le sang et le meilleur régénérateur pour les forces et les neifs.” M.F.Papillon, 595, rue Marie-Aune, Montréal.Voilà donc un témoignage tout à fait désintéressé, et qui sera lu avec, profit par la multitude innombrable d’hommes qui souffrent de dyspepsie et de tous les malaises inhérents à cette cruelle maladie.L'exemple do M.I’apilhîn peut convaincre les plus sceptiques.Il ne s’agit pas ici d’un personnage imaginaire demeurant dans tics lieux éloignés, c’est un citoyen parfaitement, connu et qui occupe une position responsable.Vous avez son adresse exacte, et chacun peut aller, tous les soirs, l’interroger chez lui, ou encore lui écrire en aucun temps.11 est certain que M.Papillon finira par vous convaincre.Li dyspepsie chez les hommes est aujourd’hui un mal qui fait partout de grands ravages et progresse désespérément.Aucun remède n’a pu l’enrayer jusqu'à présent.Seules les Pilules Mcro pour les hommes réussissent à terrasser ce redoutable ennemi de notre génération.Et c’est certainement le remède le moins coûteux et le plus facile à prendre.Cher lecteur, si ce n’est pas vous qui souffrez, c’est peut-être un pilant, un ami, un voisin ou une connaissance quelconque, c’est une charité à lui faire que de lui indiquer bientôt ce remède souverain : les Pilules Moro.L’essai ne coûte pus grand’chose d’ailleurs, et.les résultats ne tardent pas à prouver infailliblement l’excellence et la supériorité absolue des Pilules Moro.rendre sans orgueil.Les choses allèrent donc de mal en pis durant plusieurs années.11 y a trois ans surtout, la position devint intoléru- j Les consultations gratuites pour les homines se donnent tousles iiédocins et pris force remèdes et drogues j jours de la semaine, excepté le dimanche, jusqu’à sept heures du soir, ble.Je consultai plusieurs nié de toutes sortes, puis fus astreint à des régimes très sévères, mais tout cela n’eut pas le moindre résultat.“ J’ai toujours été un fervent des journaux, c’est ainsi que j’ai pu lire très souvent les diverses attestations en faveur des Pilules Moro.De même que la foi vient en priant, la confiance m’est venue en lisant les faits, dont je n’osais plus douter.au 11“ 1724, rue Ste-Catlierine, Montréal.Vous pouvez acheter les Pilules Moro chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la malle, sur réception du prix, 50c la boîte, mi six boîtes pour $2.50.Adressez: COMPAGNIE MÉDICALE MORO, 1724, rue Ste-Cutherino.Montréal.partie leur mauvaise action du 21 septembre.Ils ont bien su attendre pour cela que notre .lie ait perdu une industrie qui employait 50 ouvriers et versait $ln,000 a £20,000 de salaires par année.St nous voyons notre population diminuer, notre commerce baisser, le rendement de nos impôts s’amoindrir ; Si nous voyons nos loge monts déserts, notre ville privée île la somme annuelle de SI 5,000 de salaiies ; si nous voyons une partie de notre jeunesse sans emploi, si nous avons vu vingt chefs ee familles nous quitter, tout cela est dû à Son Honneur le Maire Nantel qui, par son vote prépondérant, a chassé l’industrie des cigares de Saint .Jérôme.Et pourtant c'est ce même M.Bruno Nantel qui a chargé les épaules du contribuable des lourdes dépenses d’un aqueduc de SS0.000 ; qui a été cause do plusieurs procès dont les frais sont venus augmenter nos impôts, etc.Qràce à M.Nantel, notre population diminue et nos charges municipales s’accroissent.La Nation se moque du •• Dr Henri h parce qu’il a découvert qu ’en vertu de notre charte nous pouvons faire saisir les contribuables, après avis du secrétaire, sur un simple mandat du maire.Comme dans l’opéra comique l’innocent ecrt vnin du confrère de la ruelle Saint Adolphe j s'écrie : ___ i, Je le savais
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