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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 10 décembre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1903-12-10, Collections de BAnQ.

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Septième Année — No 50.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.m m ?» Jeudi, 10 Décembre 1903 ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de BONNE.3 crtE>yi£R.Li WOT DE l’AVENlR EST OAKS LE PEUPLE MÊME Mt*J(i VtRROKJ PROSPÉRER LES ***$ ou^ wlurakt ._______ Ç&-3L»crO Aboppefriepts ¦ Un an.$1.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) m W Apr'0!10*1* 1 Le p«>uce : Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 4-1 Mort dit Dr JUIbs-Ecî, Prévost La première génération de Sain t-Jér eux-mêmes s’improvisent orateurs et se contre .était toujoursetori-5 j; ., , .n«si«t «,.« ,,.8 < .i i .s disent les uns les autres.U est amusant et de-, qui ont assiste a scs pieimtis jouis, ceuxgfne par 1 etendue de ses connaissances otr , .qui l’ont vu grandir, s’acheminent l’i.r.ffpar les ressources de sa vaste -L00ncert,lnt tout a .a fois.Tau tr.; POLITIQUE ANGLAISE 13 Notre tarif do défense contre l’Allemagne’: La question fiscale est et sera encore long I donne 1 ien à des résultats très curieux, temps le centre où convergeront toutes les| Neichstag s instruit pou à pou et idées anglaises.Non seulement les politiciens! lu0 le chancelier You Bulow annonce que s’en donnent à cœur-joie, mais les industriels! voici le , experience.«j, , ., r , , ., , apres i autre vers la tombe.Il n’en resteSElle lui faisait porter sur toutes choses des! U,s Journilux (i(î bondres ont saisi au bond,, presque plus: et la mort vient d'emporter ^jugements dont on touchait du doigt [J l’idvo émise par certains américains d’un traité^ l’un des plus remarquables d’entre eux.B justesse et qui s’exprimaient en des^sen-l d'arbitrage entre les deux pays, semblable an A peine reçu médecin et nouvellement jgtencos ou des comparaisons pleines de bon; tra-ito franbo-anglais.Maintenant qu’il n’exis marie, il.Jules i revost vint fixer sa resi-Bsens et souvent charmantes d’originalité, deuce ici *u 184!*.Depuis lors il fut iden-1 En somme, il avait tout l’attrait titié à la ville même, de sorte que raconter sa vie serait faire la monographie de Saint-Jérôme.11 fut plus ou moins le fondateur ou le promoteur de toutes ces chose qui se sont enracinées-chez nous et aux quelles nous nous sommes attachés au point de les considérer comme à peu près essentielles à notre existence locale, il fut nu à tous les projets petits ou grands qui ont amené le développement «le notre ville dt puis sa fondation, il fut initié aux chères idées de son illustre ami, le curé Labelle, cet homme puissant, adoré par les populations du Nord et dont chaque colon cou serve l’indéracinable mémoire.Pour dire les causes de nos regrets, i faudrait remonter au début, rappeler lés premiers jours de cbnquête péniblement ne quise, lorsqu’il vint tout jeune encore, mais tenant de son père, patriote de Sainte-Anne des Plaines dont le nom figure parmi les braves de 1837, la vigueur et le couru ge.Evoquons cette vie neuve, dure, pleine de périls: s’installer dans ce Nord peine défriché, au milieu de quelques maisons; cette vie de sacrifices et de dévouement : l’humble vie du médecin «le campagne, partant à travers les bois, jour et nuit, il un vieillard heureux, qui termine sa vie en pleine maturité de talent, en pleine vi-jfgueur d’intelligence et qui se complaît a ^répandre autour de lui des trésors de cou j naissances.et do tendresse.Que d’au-j très soient plus attirés par l’importan-j ce de sa vie publique, par le rôle qu’il ap ioué dans le progrès et l'agrandissement dut Nord et particuliérement de Saint-Jérôme Pour ma part, je me sens toujours et de,} {plus en plus attiré par cette figure de bon l!i " « i'-*" contribuer il son avancement, la relier avec |le les centres de civilisation, lui donner le j premier élan dont bénéficieront ceux qui85 viendront après.Cela rappelle la part prise par le Dr Prévost au développement du Nord, a l’agrandissement de Saint-Jérôme, à cet embranchement du Pacifique qui allait rejoindre la ligne principale à Sainte* Thérèse et qui fut le point de départ de la prospérité de cette ville.Mais ce sont là des faits publies, connus de tous, qu’il est inutile de mentionner.Ici, dans ce journal, nous sommes dans l'intimité, tous amis, tous admirateurs du défunt, Ce que nous aimons à nous rappeler, ee n’est pas cette période de sa carrière qu’il a consacrée à la vie publique.Il n’y était lui-même entré que malgré lui et ce serait méconnaître les goûts et les aspirations du Dr Prévost que faire une trop] large part à ces évènements dont il s’écartait le plus possible.Ce qui nous attire plutôt, ce qui n commandé à notre respect, c’est cette admirable vie privée d homme, d’époux et de médecin.C’est cet attachement au foyer, l’intérêt particulier qu’il portait aux entreprises d'un caractère intime, comme cette te aucune question en litige, on prétend que; l’accord est plus facile.D'autant plus que si, pour en arriver à ce résultat, il fallait sacrifier] encore quelques parties du Canada, on le ferait avec plaisir à Westminster, soyez en convaincus-Toujours dans ce même esprit de conciliation: intéressée, on voudrait unir les deux Hottes?de la Méditerranée pour les manœuvres nuva-j les.Ceci serait un gage d’amitié tout eu étant gouvernement de Guillaume n’entend poschan ger son attitude vis-à-vis le Sud-Africain.I.c gouvernement du Cap a aecordé un tarif de faveur à l’Angleterre, tout comme nous l’avons| fait, mais l’Allemagne déroge au droit établi; et n 'appliquera pas au Cap, connue elle l’a fait| pour nous son tarif maximum.Le grand cm | pire allemand a reçu-une petite leçon canadien-! ue qui lui a été salutaire.un épouvantail aux yeux des nations, matelot yankee rei figure, surtout lorsque la Hotte angle Mais jh I A \ L II A UL-* IllltlUJIo.L'iiUo fuse, car il ferait trop pauvres i-sque la Hotte anglaise vient; té, d aeeuei liante cordialité; pur ce creurljd’accroître son «ffectif de deux navires do guer-ï gement ouvert et hospitalier; par cetj^re construits pour le Chili et que l'Angleterre! homme, dont la maison était celle de tout^.j achetés pour que ni la Russie ni le Japon no emparent.le monde et auquel ses bienfaits et sa clia-Sj jrité faisaient un piédestal.C’est à ce pur-lirait definitif que je préfère m’arrêter.C’est l'image impérissable qui restera dans le souvenir de tous ceux qui l’ont connu dans ces dernières années.Le jour de ses funérailles, tous ceux au milieu desquels il a vécu ; tous ceux auxquels i! a prodigué sa charité ou sa bonté ;! tous ceux qui admiraient sa vie si remplie t si digne s'étaient rassemblés pour lui rendre leurs derniers et superbes devoirs 'dans un concours unanime et spontané.C’est là,.enfaveur d’un homme, un témoi- fc fi cheval, pour aller soulager la maladie et fgnage superbe et éloquent.Il n’en est pas j la souffrance à des distances considérables : ,rette vie d’entreprise et de travail : jeter les bases d’une ville, y amener le progrès îde plus noble, ni de plus désirable.Aussi, en voyant ce vieillard disparaître buis la tombe, on sent que c’est une parcel-mêine de la vie d’ici, de la toyens et des choses de notre ville qui s arrache douloureusement de notre existence.Ce sentiment a éclaté dans la stupeur où sa mort nous a plongés, clans ce voile de: leuil qui recouvre encore la ville, dans ce] concert de sympathies dont la rumeur ne s’éteint pas, dans cet éclatant hommage] EN ALLEMAGNE L’empereur Guillaume est atteint d’une ma ladie à la gorge.Les dépêches nous annoncent!?quotidiennement des nouvelles plus ou moins! vraisemblables.Enfin, Von Bulow nous dit.que le Kaiser est en pleine convalescence.Le chancelier allemand paiu-t il d’audace en voulant rassurer le peuplé, ou parle-t il avec fran chise ?La vérité et la diplomatie ne s’accor lent pas toujours, même lorsqu’il s’agit de h vie d’un empereur.Un grarçd deuil La rqort du Dr Jules-Ed.Prévost.- Ses obsèques Le 7 du courant, à 4 h.20 du mutin, lo Dr Jules-Edouard Prévost expirait à l’Hôpital Général, à Montréal, d’une congestion pulmo nuire survenue à la suite de l’opération cliirur-jj! glcale qu’il avait été obligé de subir- JL l’abbé Troie, curé de Notre Dame a assis té lo regretté disparu à ses derniers moments.Lo Dr Henri Prévost, le Dr Paul-Emile Pré vost, M.Jules-Edouard Prévost, Jllle Eugénie Prévost ont recueilli le dernier soupir do lour père.Outre ceux que nous venons de nommer, le Dr Jules-Edouard Prévost laisse son épouse, le Dr L.-Coyteux Prévost, d'Ottawa, Valentine ^Prévost, en religion sœur Marguerite do la Mme A.Prévost, Montréal, Mlle Alexina Prévost, Montréal, Bvde Sœur Ste-Cécile, Matta- Uroix de la congrégation des Sœurs Grises l’Ottawa, M.Oscar Prévost, le Père Eugène MESSES Saint Jérôme.Mlles Juliette et Cécile Prévost, “ Berthe et Eugénie Prévost M.et Mme Tliibaudeau Kirifret, “ “ Jean Prévost, “ “ Léo Globensky, Mme Wilfrid Piovost, J.-E.Parent, M.et Mme J.-A, Théberge, Montréal.Mme Robert Archer, M.lo Dr et Jlme L.-E.Fortier, Mme G.Laviolotto Mme Alfred Garneau, Léonidos J.abide.M.et Mme Arthur Brossard, Mlle Duquet, M.et Mme Jules Globensky Eongut'uil AL David Globensky, Sainte-Scholastique M Xavier Prévost, Juliette M.et Aime Emile Prévost, Terre bonne M.et Mme Thomas Lapoinli Eachenaie M.et Aline Z.Alathieu, Lo conseil du comté de Terrobonne, 100 Hun.Gédéon Ouimet, $10.00 do M.F.Villeneuve, S-Anne des Plain , 8 Saint-Jérôme, (suite) 10 messes 20 10 50 12 16 4 12 32 32 “ 8 “ 0 “ 10 “ 4 “ 4 8 “ 2 Grand’messes • 32 messes messes E A ITALIE HNinette Prévost, de Paris.En outre, six pc Le nouveau cabinet italien présidé par signorztits-enfants pleurent la perte de leur adoré Giolitti, a été acclamé par la Chambre des dé-Bgrand père, vie des ci- pûtes qui sé montra très enthousiaste à la men cion «le la récente visite do Victor Emmanuels à Paris et à Londres.Une des premières lois proposées par le nou eau ministère fut le vote obligatoire.M.Jos.Boisseau, 8 It M.Rodrigue Deschambaull, 10 U Mme .1.-Emmanuel Fournier, 10 |.M.J.-Bte.Rolland, 20 "cr % Xa I tba,£°V(luj- ajouté A un plat, peu appétissant donnera une saveur de viande fraîche.Avec son secours, vous pouvez préparer des soupes et des sauces excellentes, cela dans une minute.et un beau jour, le hasard, u ce gendarme de Dieu h, fait que ce vibrion social se casse sur le pavé ,i ce qui tient lieu de tête n et que ce n qu’on prend pour son âme n s’envole ou s’évapore avec un faillie bruit.Sous la fantaisie apparente de cette théorie se cache une idée au fond très exacte et très vraie et c’est encore Rémonin qui l’énonce plus loin : n Ici-bas le bien triomphe toujours du mal, et l'on croit voir sur terre lo mal si sou vent victorieux, n c’est qu’un ne regarde pas assez bien ni assez longtemps.-4- Le duc de Sept Monts est un vibrion.II papillonne ici et là, semant partout inconsciemment et par son seul contact, la ruine et lo malheur.Il a marié par intérêt la fille (lu ri chissimo et roturier Morisseau ; il délaisse sa femme pour mistress Clarkson, l’étrangère dédaigneuse et froide, toute tragique du mystère de sa vie passé, comme du dégoût et de la nié lancolie do sa vie présente ; il a perdu ses biens ; il a fait des folies au jeu, à la bourse et partout; il traite sa femme en maître implaca blo et sournois, il lui arrache ses secrets et lui vole ses lettres ; il lui propose des marchés has et infâmes ; il va semer le dernier malheur dont il Roit capable quand le hasard, sous forme de l'américain Clarkson, vient terminer son mouvement inquiétant et corrupteur, et fait s’évaporer dans l’air ce qui lui reste d’âme et de vio.Toute la pièce en est là.Montrer l’influence de ce vibrion corrupteur ; en examiner les effets et les juger ; les trouver mauvais et dangereux et supprimer cet élément de ruine.Ainsi considérée, elle perd son apparente ex travaganee et la bizarrerie de son dénouement n'en est pas moins logique: car c’est précisément le hasard, comme le dit Rémonin, qui doit intervenir et supprimer le dangereux vibrion.Aussi quand on annonce la mort du duc que Clarkson vient d’embrocher u comme un petit lapin n, l'amusant chimiste n’a qu’un mot: n Les dieux sont arrivés, comtesse, u II y a dans ce dénouement, une hardiesse et une originalité que l’on peut trouver difficilement ailleurs ; et cependant voyez la cofiviction que Dumas fils a développée chez son spectateur, c'est précisément ce dénouemeut qu’il désire sans s’en douter et il le salue d’applaudissements joyeux, qui témoignent de sa satisfaction.Toute la pièce, je le repète, prépare ce dénouement qui est la conclusion et la preuve de l'idée première : la nécessité do supprimer le duc.Et ce pauvre vibrion de duc subit durant tout lo drame uno série d'attaques de plus en plus fortes dont la dernière est décisive : quand on le voit partir pour son duel avec Clarkson, on sent qu’il s'agite pour la dernière fois et que l’évaporation est proche.Rappelons les frits en quelques lignes : Christine, avant d’épouser le duc, aimait un beau garçon du nom de Gérard, mais celui-ci qui l’aimait aussi, avait renoncé à elle la sentant trop riche et trop loin de lui.Christine a été mariée au duc suivant la volonté do son père, mais le dégoût que lui inspire bientôt son mari, dont elle u ’est la femme que de nom, lui rappelle les premiers souvenirs ; elle revoit Gérard, elle l’aime encore, mais elle n'est plus libre.Il y a lui, le mari, qui se place entre l'amour mutuel de Christine et de Gérard et qui, pour satisfaire au luxe et à l’inertie de sa vie, a brise ces deux cœurs.Le duc est donc un agent malfaisant, un ouvrier de malheur, uno végétation qui attaque les parties saines pour les détruire.Il faut que la nature reprenne sa fonction et que l’amour s’épanche sans cet empêchement que la loi a légitimé ; mais qui n’est que le résultat d'une combinaison honteuse et dégradante.C’est alors qu’on attend d’en haut, le secours nécessaire ; voici soug quelle forme il vient.Celte étrangère, que nous avons nommée plus haut, aime Gérard ; ou du moins le trouvant supérieur aux autres hommes elle cherche i n lui lo rejios du spectacle que lai donnent les autres.Elle veut donc ramener le duc vers sa femme, afin d’éloigner celle-ci de Gérard : le duc essaie de rentrer dans Tint imité de la duchesse, y surpiend Gérard et lo pro voque en duel.Il sait sa femme innocente, mais supprimer ce brave garçon lui plairait : n’est il pas un instrument de malheur i Mais Clatkson, qu'il choisi pour témoin, trouve sa combinaison n malpropre n et lui déclare formellement n qu’il est un drôle n.Le duc s’emporte et Clarkson débarasse l'humanité du mal faisant vibrion.X On le voit, cette histoire tient plus à la démonstration qu’à l’incident ; et co n'est qu'un nouveau développement de l'idée-mère, qui est le triomphe du bien sur le mal.J'ai dit jilus haut que le vibrion-duc subissait une série d’attaques progressives, dont la dernière amène sa supression.C'est cette progression qui donne à chaque acte son caractère propre.Au premier acte, exposé de la pièce.L’attaque est entre les mains du père Morisseau, qui vaguement et avec le lourd lion sens qui lui est échu, donne une petite considération sur la noblesse en général et sur le duc en partieu lier.II nVst pas bien méchant ce brave Morisseau ; il se contente de nous avertir, dans cette Bcène si spirituelle qui ouvre la pièce, de la déchéance de la noblesse et de son instabili té : n Si nous ne lui infusions un peu de notre argent de temps en temps n elle n’irait pas loin cette pauvie noblesse.Au deuxième acte, plus spécialement consacré à la discussion, Rémonin expose la théorie dont nous avons parlé plus haut et y associe directement lo duc.I! nous fait prévoir le dé- nouement ; il nous lo fait désirer, nous montrant le duc sous un vrai jour, agitant inconsciemment autour de lui les filaments minuscules qui sont les membres de ce vibrion.Au troisième acte, c’est l’étrangère qui prend l’attaque en mains et son long récit, que quelques critiques ont qualifié de digression odieuse ou de mélodrame inutile, est au con traire une nouvelle forme de'a pièce, la satire violente et enflammée de toute une civilisation dégradée et injuste, pour qui ni la loi, ni la justice n’existent.Et avec quelle ardeur no s’écrie-t elle pas, cette énigmatique étrangère: u Ali! ma mère, je l’aurai bien vengée! n C'est qu'en elle se résument la plainte et la révolte des opprimées et — c'est par là qu’elle se rattache à la pièce— la réaction lente et sourde (le la matière saine et riche sur laquelle s’acharnent les vibrions destructeurs.C’est l’expansion et l'épanouissement do la thèse qui so généralise.Au quatrième acte, le duc trouve une accusatrice émouvante en sa propre femme qui lui étale toute sa conduite avec uno violence tragique et une éloquente fierté, n Reprenez votre nom que vous m’avez vendu; je l’aurai porté mieux que vous 1 n Enfin au cinquième, le juge parait et comme dit Rémonin: u La Providence intervient1 .i après une scène brillante et toute semée de mots vifs, de remarques amusantes et justes, le duel a lieu entre Clarkson et le duc ; et ce pauvre bibrion est supprimé pour le bonheur de tous.x On le voit, malgré 1 abondance des scènes et des caractères, la multiplicité des épisodes, l’Etrangère n’en est pas moins uno pièce remarquable par l’unité qui préside à sa composition, l’ingéniosité qui rattache tous les évène merits en les dirigeant vers le même but, la facture supérieure des principales scènes et l'éblouissement du dialogue, qui court toujours semant partout le rire et l’esprit, le rire discret ou l'émotion délicate qui sont la satisfaction suprême, l’idéale jouissance.Paul Destkkk.La santé du bébé erç hiver L’hiver s’avance et il faudra de toute nécessité garder le bébé à la maison.Si sa constitution n’est pas robuste cette réclusion ne tardera pas à altérer sa santé.Une dose de temps à autre de Tablette-s Baby’s Own agira comme sauvegarde durant les mois do l’hiver.En commençant avant l'arivée do l’hiver les mères seront certaines que leurs petits conserveront leur santé durant les mois do réclusion à la maison.Les Tablettes Baby’s Own guérissent l’indigestion, adoucissent l’estomac, enraient les rhumes, préviennent le croup, tègle les intestins et conservent les bébés sains et heureux.Voici ce que dit Mme Sawyer, do Cla-renceville, de ces Tablettes : “J’ai donné les Tablettes Baby’s Own à ma petite fille et je trouve que c’est le meilleur remède que je lui aie jamais fait prendre u Les Tablettes Baby’s Own sont à vendre à 25 la boîte, chez tous les marchands de remèdes ou on peut se les procurer directement en s’adressant à la Dr Williams’ Medicine Co., Brockville, Ont.Rappelez-vous qu’elles sont garanties ne pas contenir (le drogues préjucia-bles à la santé—elles ne peuvent pas faire de tort et elles font toujours du bien.Lectures utiles et amusantes Sous ce titre, vient de paiaitre un petit livre contenant une clef des songes ou explication ries rêves, avec des recettes et conseils de gran-le utilité et nombre d'illustrations comiques et do mots pour rire à travers les annonces.Ce petit livre sera expédié sans retard par la malle à toute personne qui enverra son adresse et un timbre poste à A.TOUSSAINT O.Naiiunht.lN.Y.in n tl* qu« perfectionné, dlupcn»© do «avoir Jouit du Jihno jrrt In*ininien4 «’iulapl« A tous vt plOIIDlCl «uni ronMlMMIM •UOtlIÏI» tou* polirezJouit n*lrnporte«|U«liür I ->v' P»‘ni«ndt>slecni*lotfue VILIEHF.UVE FRERES.I8I4 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