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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 24 décembre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1903-12-24, Collections de BAnQ.

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Septième Année — No 52.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 24 Décembre 1903 ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de TERREBONNE.U CHENIER.la mar oi vavenir est oaks le peuple mInie NOUS VtRHOKJ PROSPÈRES! LIA FILS PO S?UUJRLMT — _____ QS.5UL3TC4 I S /VbopT>eiriept8 i ' Un an.$1.00 .;«4 Six mois.0.50 iiÙ Jules-Edouard Prévost, Directeur \ DM IN ISTR ATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) /Lirpopcoia i Lo pouce : Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 Jt i-.vBfci-i.icrT» NOTES DE LA SEMAINE A L’ETRANGER Une accalmie s’est faite dans la campagne politique en Angleterre.Le déliât s’apaise et les orateurs quittent le liusting pour la table du festin, où la lutte consistera surtout à larder la fameuse dinde de .Noël et à déguster le non moins renommé plum pudding anglais.Mais la gastronomie n’empêche pas Chamberlain de continuer son travail et do former une commission d’experts représentant les différentes variétés du commerce et de l’industrie pour s’enquérir de l'état économique du pays et former un projet de tarif en manière de conclusion pratique.Les arguments fournis par les colonies aux adversaires de Chamberlain l’ont frappé rudement, puisqu ’il demande avec emphase d’être envoyé comme ambassadeur dans l’empire et qu’il applauirait toutes les difficultés.Notons, en passant, que l’ex-ministre des colonies trouve notre tarif de faveur d’un grand avantage à l’Angleterre.Il disait tout le contraire, il n’j’ a pas deux ans.Evidemment, cet homme curieux a, comme beaucoup d’autres de son espèce, son dit et son de'dit.Tandis que d’un côté de la Manche, on s’occupe d’affaires commerciales, de l’autre côté, on s’emballe avec des questions religieuses.Ceci est bien propre a faire saisir la différante de caractère chez les deux peuples.L’Anglais parle de chiffres et de tarif ; le Français parle en théoriciens sur le péril du cléricalisme.Et si nous examinions la forme du débat, que de curieuses comparaisons ne pourrions-nous pas établir ! Mais bornons-nous à rapporter en substance que la commission parlementaire chargée d’étu die.r les relations de l’Eglise et de l’Etat et des meilleurs moyens à prendre pour en venir à une séparation de pouvoirs, a fait connaître le résultat de ses recherches.Va sans dire, tout est conforme au désir du gouvernement, c’est-à-dire la suppression du budget des cultes et l’abrogation de la loi par laquelle les églises et autres édifices religieux sont exempts d’impôt Quelque politicien énergumène pourrait bien maintenant proposer la démolition des vieilles cathédrales et abbayes, comme étant des monuments élevés à l’ignorance et à la tyrannie.Cela contraste quelque peu avec la conduite du gouvernement des Etats-Unis aux Fhilippi-n.Ts.On rapport* que le général Tatt a conclu un arrangement avec certaines communautés religieuses de l’île que les Etats-Unis ne veulent plus tolérer.Le gouvernement américain se rend acquéreur de la propriété do ces religieux pour la somme do $7,210,000 en or.Le Pape approuve ce règlement et la sanction de Washington est attendue.Pour les Américains, la propriété est inviolable, même lorsqu’elle appartient à des corporations qui ne sont pas agréables au gouvernement de la République.Les discours des socialistes, au Reichstag, contre la discipline de certains officiers allemands, ont eu un bon effet.Un officier prussien nommé Franski est chassé de l’armée et condamné à cinq ans de réclusion pour s'ètre rendu coupable de plus de 1520 actes de brutalité envers ses subalternes.Un autre officier est devant la cour nmrtiulo sous une accusation presque aussi grave.La critique socialist* produit quelquefois d’excellents résultats.Le roi de Serbio a ses heures de tribulations.Non seulement il vit parmi d’anciens conspirateurs et meurtriers, ce qui n’est pas une compagnie très agréable quand on songe à la versatilité des sentiments humains, mais il ne peut même pas retenir auprès do lui certains ambassadeurs qui ajoutent au prestige de sa cour.L’empereur François-Joseph a rappelé son représentant à Eelgrade.L’Autricho ne doit pas parader auprès des assassins du feu roi Ces courtisans sont encore dans les bonnes grâces de Pierre 1er, et la maison des Haps-bourg entend faire cesser un scandale aux yeux du monde entier.L’empereur d’Abyssinie vient de connaître la nation américaine, en la personne de M.Ellis.Ce délégué auprès du pays nègre est enchanté do son séjour chez les Abyssins et a beaucoup admiré l’esprit de progrès de l’em pereuAlénélik et l’aspect original de sa cour, qui ne révèle aucun vestige de barbarie.L histoire de l’émancipation îles nègres aux Etats Unis a surtout intéressé l’empereur, lequel dé clare poursuivre le même but dans con pays.Le délégué américain croit pouvoir conclure un traité de commerce avec Ménélick, qui se montre très bien disposé envers les Etats-Unis.La politique américaine vis-à-vis la Colombie, continue toujours d’être la moine.Los vaisseaux de guerre deviennent tie plus en plus nombreux et font la patrouille le long des côtes de Panama, tandis que des escouades de marins'débarquent dans l’isthme, sous le pretext* de se reposer.Roosevelt est encore assailli au Sénat pour ce mouvement militaire do l’escadre et la déclaration du général Royès, représentant de la Colombie, est impatiemment attendue.o o o Iji question d’Extrème Orient est encoro dans la phase aiguë.Les parties intéressées no s’entendent guère.IvO .lapon n’a pas accepté ta réponse de la Russie et les diplomates semblent im puis quits à éviter un conflit, lo-kio a invité St-Petersburg à considérer de nou- veau sa réponse et l'on dit qu’un temps défini est fixé à cet effet.Il n’est donc pas impossible que nous soyons témoins d’une guerre russe japonaise, quoique la France et l’Angleterre essaient de tout pacifier.Le,s élections générales ont eu lieu en Australie.J* résultat est défavorable aux visées de Chamberlain, car le parti ayant des tendances au libre-échange est en majorité à la Chambre.Comme le travail des races étrangères et orientales surtout est un facteur important de la politique australienne, le parti ouvrier est très puissant et, n’étant lié à aucune doctrine fiscale, il tient les plateaux de la balance, o o o Tout change ici bas, même les idées de l’Association des Industriels.Il n’y a pas long temps que le digne président de cette associa tion réclamait la protection à outrance et un tarif semblable à celui des Etats-Unis.Paraît-il que tel n’est pas le but de messieurs les industriels : ils ne veulent pas d’impôts prohibitifs comme ceux de nos voisins, et n’entendent s’attacher à aucun parti politique.Cette déclaration est plus sensée que la première.Ce n’est pas toujours en faisant le eroquemitaine que l’on obtient tout ce qu’on veut.o o o Le Transcontinental est en voie de réalisation.Les cinq millions de dollars exigés comme garantie par le gouvernement ont été déposés par le Grand Trunk, à Londres.Il est vrai que le dépôt s’est fait en valeurs ou obligations de chemins de fer, mais ceci est satisfaisant, vu que ces valeurs financières sont cotées plus haut que leur montant nominal.L’Opposition cherche à faire de cette traas action du capital politique ; si elle pouvait seulement s’en faire du capital.monétaire ! C.Lautke Le dépôt du Grand-Tronc Nous lisons dans Temps, d’Ottawa : Après une séance du cabinet qui a été tenue la semaine dernière, la déclaration officielle suivante, concernant le dépôt du Grand Tronc, a été faite aux journalistes : " Er compagnie du Grand Tronc a déposé un million de louis en actions garanties comme garantie de l’exécution du contrat, le tout sujet à la ratification des actionnaires réunis en assemblée generale.** Vu que le contrat exige que le dépôt de garantie soit fait en espèces ou en obligations du gouvernement, il faudra une nouvelle législation pour autoriser l’acceptation des actions déposées, bien que l’on ne puisse douter que ces actions valent aujourd’hui plus que le pair." Telle est la déclaration du gouvernement.Elle dit bien qu’il faudra une législation et conséquemment une session pour régulariser l’acceptation des garanties offertes, mais elle ne dit pas quand cette session aura lieu, ni si elle aura lieu avant ou après les élections générales.Les deux choses sont possibles bien quo les probabilités sont que nous aurons une session avant les élections.Une autre raison qui empêchera peut-être de faire des élections au mois de janvier ou février est que l’appel tie l’Ue du Prince-Edouard devant le Conseil Privé au sujet de la représenta tion de cette de n’a pas encore été plaidé ut pourrait bien subir des retards.Il y aurait ensuite les retards possiblos dans la confection de» listes électorales dans la province de Québec ou ailleurs, qui pourraient bien empêcher de faire les élections avant le mois do mars, à moins de se servir des listes de l’année précédente.Mais toutes ces raisons ne sont pas des empêchements de force majeure ; et si le gouvernement croyait qu’il vaut mieux soumettre au peuple les questions politiques qui sont sur le tapis et obtenir un nouveau mandat, rien dans la constitution ne l’en empêcherait.Les Elections Les électeurs du quartier St.Jean-Baptiste auront sous peu à se choisir deux représentants au conseil de ville.Que nos concitoyens nous permettent do leur rappeler combien est important et gros do con séquences lo choix qu’ils vont faire.Notre conseil municipal, c'est le gouvernement de nos intérêts les plus intimes.I,'administration do nos affaires locales est celle qui nous touche de plus près, évidemment.Il est donc du devoir des contribuables de réfléchir et d'observer avant de se prononcer.Qno nos concitoyens du quartier St.Jean Baptiste se choisissent comme candidats des hommes intelligents, lo plus instruits possible, consciencieux, indépendants.Surtout qu’ils veillent à ce que leurs candidats soient sans préjugés et sans fanatisme.Un bon échevin doit être capable de s’élever au-dessus de ses haines personnelles et de considérer l’intérêt général de la ville avant tout le reste.Los hommes importent peu dans les circonstances.Ce sont les programmes, les actions, qu 'il faut bien considérer.On compte actuellement en France fl,753 journaux et revues dont 2,865 à Paris et 3,888 dans les départements et les colonies.X CERCLE AGRICOLE SA 1 NT-J FROM E.L'assemblée annuelle des membres a été remise au samedi 20 décembre courant pour l’é lection des directeurs, au bureau du notaire Purent, le secrétaire-trésorier, à 1 heure après midi.Les membres sont priés d y assister en aussi grand nombre que possible.Une assemblée libérale à Saint-Eustacl]e Les orateurs sont MIME.H.Bourassa, J.-A.-C- E-tliier et H.Champagne Saint Eustacbe, 20 déc.la température maussade que nous avons eue hier n'a pas empêché l’assemblée libéralo d’avoir lieu.Ne craignez pas de dire que cette réunion a été une desjplus enthousiastes et des plus nombreuses qui se soient tenus ici.Ce qui ne devait être qu’une assemblée de paroisse, a été une assemblée do comté, car il est venu des électeurs de Saint-Hernias, de Sainte-Scholastique, de Saint - Placide, de Saint - Benoît, de Saint-Augustin, d’Oka.MM.Henri Bourassa, J.-A.-C.Etliier et Hector Champagne furent les orateurs du jour.M.Champagne, député, prit le premier la parole.Il remercia éloquemment les nombreux auditeurs qui avaient bravé le mauvais temps pour se rendre à l’assemblée.Al Bourassa fut ensuite présenté Un tonnerre d’applaudissements lo salua quand il avança sur l'estrade.De l’aveu de tous, AL Bourassa a prononcé aujourd’hui un du ses plus beaux discours, à tous les points de vue.Plus d’une heure durant, il a tenu l’auditoire sous lo charme de sa parole si éloquente.Al.Bourassa a fait l’étude détaillée de la situation politique, et c’est en maître qu’il l’a fait.Il est heureux d’être venu causer politique avant l’é poque de la tourmeDte électorale ; on peut mieux apprécier et faire apprécier l’œuvre du gouvernement Laurier.Dans un préambule très heureux M Bourassa montre l’état du pays tel que l’a fait la politique bienfaisante de sir Wilfrid Laurier.Puis il attaque ensuite la question économique proprement dite.M.Bourassa a étudié cette grave question sur toutes ses faces, d’abord en autant que notre pays est concerné directement par l’adoption de la politique do AI.Tarte, puis en autant que nous serons concernés comme colonie anglaise par l’adoption do la politique de M.Chamberlain.AL J.-A.-C.Ethier a été le dernier orateur.Tl s’est appliqué à rendre compte do sa conduite parlementaire spécialement en ce qui concerne son vote sur le projet d’incorporation du chemin de fer de la Vallée d’Ottawa, auquel fut substituée la création de ia compagnie du chemin de fer de la rivière Ottawa.ETUDES SOG/ALES LES OUVRIERS 31 -o MELI-MELO — mmmmtmtmtmmmH/m • Le timbre postal universel.Lo maître général des postes américaines vient de rédiger un rapport fortement motivé sur une réforme qui intéresse non seulement les Etats-Unis mais le monde entier.Tl s’agit de créer un timbre universel identique et valable partout, destiné à faciliter les correspondances entre les différents pays du monde ; on y joindrait une convention également universelle pour l’échange des colis internationaux, semblable à celle qui existe déjà entre les Etats-Unis et 1 Allemagne et qui s’étendrait à tous les autres pays qui consentiraient à entrer dans cotte union postale cosmopolite.Pour le moment et pour engager le principe de cette important* réforme qui, nous le craignons, se heurtera à la routine des différentes administrations locales, l’auteur de ce projet grandiose et d’ordre essentiellement pratique suggérerait d’entrer immédiatement en pourparlers avec la Franco, la Grande-Bretagne et l’Allemagne en vue d’étudier en commun la modification complète des tarifs postaux actuels On ne peut que faire des vœux pour qu’une proposition de cette nature destinée à faciliter les relations journalières qui existent déjà entre tous les habitants du globe, tout en les rendant moins coûteuses, soit prise en considération par les gouvernements auxquels s’adresse cotte invitation et dont l’adhésion finirait assez vite par entraîner celle des autres Etats.Si lo cabinet de Washington, qui a en ce moment pour chef un homme d’initiative, qui ne redoute pas les nouveautés, rencontre l'adhésion qu'on a lieu d’espérer, la question n’en sera pas pour cela résolue à bref délai, car elle exigera de longues négociations, mais il y aurait des chances sérieuses pour qu’une idée si conforme à la direction du mouvement moderne arrive à passer prochainement dans le domaine des faits.Nouvelles diverses.Au Canada, pendant l’année 1903, les exportations de grains se sont élevées à 28 millions de dollars.x 1.* gouvernement du Canada a encaissé $5,431,18.8 de recettes en novembre dernier, contre $4,959,841 en novembre 1902.X La Russie vient de permettre la nomination de femmes comme agents île gares sur les chemins de fer de l'Etat.I* travail d’essai a été très satisfaisant.v Au Canada, les exportations de produits domestiques pour le mois do novembre 1902 ko sont chiffrées par $22,104,322 contre $20,390149 pour le même mois de 1902.IL FAUT EN PRENDRE Pour vous préserver des atteintes de la grippe, au premier symptôme de refioissement, prenez du Baume Rhumal et vous serez indemne.(Le Journal, de Paris) Les grèves do ces derniers jours ont’attiré de nouveau l’attention sur les ouvriers.Ces producteurs de la richesse nationale, sympathiques comme tous les faibles, sont aujourd'hui la première des préoccupations sociales.Tout ce qui leur rapporte un supplément de sécurité et lie bien être augmente forcément leur travail et du même coup accroît la fortune publique.En dehors d’un sentiment naturel de philanthropie, la société a donc le plus grand intérêt à résoudre équitablement cos douloureux problè mes.Sans pénétrer dans les conflits nctue's, qui ne sont d’ailleurs que les symptômes d’un mal permanent, je voudrais essayer do dégager ici les facteurs de la misère des ouvriers.Us sont mécontents et ils se plaignent vivement ; mais leur état malheureux n’est pas une question simplement économique, qu’une augmentation de salaire — si justifiée pourtant—serait à elle seule capable de pleinement résoudre.Et c’est cela même que j’ai le dessein d’indiquer aujourd’hui.La vie de l’ouvrier — et j'excepte ici les travailleurs de quelques métiers privilégiés — est réellement misérable.A peine sorti de la fatigue de la veille, il est dans un atelier où bien rarement la propreté et l'agrément du décor l’engagent au travail.IA, parmi des objets d’un aspect et d’un contact souvent rebutants, dans la poussière ou dans la fumée, au mi'ieu des grincoments des machines et des eriailleries des hommes, il peine, durement, longuement.Les heures do ce travail monotone, — accompli à l’écart de la vie extérieure, — s’écoulent lentement, accumulant, à mesure que ia besogne se poursuit, les effets de la fatigue la plus brutale, la fatigue physique.Et quand le travailleur quitte l’atelier, les membres lourds, la pensée vide, il se laisse aisément entraîner aux distractions du cabaret chaud et uraineux.Le repos lui est trop souvent donné par le chômage qui ajoute une angoisse à la mélanco-ie de sa vie.Voilà à grands traits les facteurs extérieurs de son mal, ceux qui tiennent à son travail même.Mais — comme il arrive d’ir dmaire chez les hommes — il devient ensuite le propre artisan de sa misère.L’ouvrier n’a pas le goût de son foyer qu’il façonne à l’image de l’atelier triste et laid où il besogne.Un certain désordre et le défaut de soins du ménage fout de son home — souvent mal choisi —— un milieu peu attirant et pour lequel il consent de rares sacrifices pécuniaires.Au contraire, sa vie au dehors lui prend toutes ses ressources.A Paris, il dépense au restaurant, pour son déjeuner sans trop restreindre.Ijü dimanche, le diner en famille, en banlieue, et la voiture qui ramène à la maison tout le monde, ont souvent vite épuisé le petit budget hebdomadaire.Ln toilette est restée, comme le mobilier, ds médiocre intérêt pour l’ouvrier.Habitué aux grossières cottes de travail, il se trouve suffisamment enjolivé lorsqu’il revêt un veston et un chapeau.Mais lo caractère principal de Cf travailleur, c’est l’imprévoyance.Sa paye une fois touchée est aussitôt largement entamée.Le souci du lendemain existe peu pour lui ; aussi les fournisseurs à crédit le considèrent-ils comme un de leurs meilleurs clients que les dettes n’effraient pas.Et c’est ainsi qu’il est obligé do faire appel à la collectivité dans les heures difficiles, où le chômage et la maladie imposent un supplément de dépenses.Par la nature de son activité et par suite de ses habitudes, l'ouvrier mène donc une réelle vie de misère, où l’insécurité du lendemain, les dettes du ménage, l’assistance collective — toujours un peu vexntoire — viennent ajouter leurs peines à la souffrance quotidienne du travail dans un milieu pénible.Pour rendre l’ouvrier plus heureux, l'augmentation de salaire aura des effets certains.Alais, à elle seule, cette amélioration, dans la mesure où elle est susceptible d’être réalisée, ne changera pas tout à fait cette situation, si d’autres réformes ne viennent lui donner sa vraie valeur.11 faut en effet remarquer que l’élévation des salaires a suivi une progression constante dans le cours du dernier siècle.D'après des statistiques qui paraissent sérieusement établies et que AI.Levasseur reproduisait récemment, on voit que le salaire a aug monté (50% environ) beaucoup plus vite que la cherté de la vie (à peu près 25%).Or les ouvriers de notre temps, qui out un salaire réel plus élevé, ne mènent pas une vie sensiblement plus agréable dans son ensemble qu’il y a cent ans.C’est donc que les causes intérieures, celles qui tiennent aux habitudes d'esprit et à la conduite propre de l'homme, sont ici les causes prepondéran tes.Pour nous en assurer, nous n’avons qu’à établir uno comparaison entre l'ouvrier et l’employé.Choisisons, pour cet examen, un de cos grands établissements commerciaux qui, à Paris, occupent à la fois ces deux catégories de travailleurs.On peut évaluer lo gain mensuel moyen d’un ouvrier à 180 francs, et celui d’un employé à un taux plus inférieur, à 170 francs.Voilà donc nos travailleurs qui peuvent comp ter dans une année moyenne sur le même revenu ; et, s’il y a une différence, elle est certainement en faveur de l’ouvrier.Comment expliquer alors que l’ouvrier ait un intérieur moins confortable, une mise moins soignée et généralement plus de dettes courantes que l’employé t Ce dernier, même dans la plus modeste situation, est toujours très convenablement tenu ; il a un foyer plus riant, et cerUiuement il ne se contenterait pas du logement et du mobilier qu'accepte son voisin de travail.Une explication qui vio.nt tout de suit* à la do ^’employé ost la cause ,1e sa vie plus ordonnée.Jo ne repousse pas cette raison, mais je la trouve insuffisante.Car, avec la diflusion actuelle île l’instruction, lieaucoup d’ouvriers se rapprochent sensiblement des employés sur ce point.J’en ai connu un grand nombre, qui avaient gardé, do leur passage à l’école primai re, des notions scolaires suffisamment précises pour se renseigner sur bien des choses et organiser une vie plus intelligente ; et pourtant leui existence n'en était ni plus sage ni plus agréable.D ailleurs, les ouvriers de nos jours sont certainement lieaucoup plus instruits que les ouvriers qui vivaient il y a cinquante ans ; ot cette différence dans leur instruction, qui est plus grande que l’écart qui les sépare aujourd’hui des employés, n’a pas proportionnellement modifié leur vie.Je sais aussi que le travail pénible de l’ou vrier paralyse davantage son ressort d'initiative personnelle.Quand tous les muscles sont endoloris d'un effort continu, lo cerveau est peu apte à goûter la distraction que donne l’ox orciee utile do la pensée.Mais l’employé de commerce à Paris tombe aussi à la fin do sa journée dans un état do fatigue qui semblerait l’éloigner tout à fait des plaisirs intellectuels, poui lesquels il présente cependant encore un certain goût.La véritable cause de la situation pitoyable de l’ouvrior est à la fois plus profondément située en lui et à la fois plus liée aux conditions mêmes do sa vio laliorieuso.Chez lui, lo sentiment de la tenue extérieure, que les Anglais appellent la respectabilité, ce ressort qui dirige toute lu conduite sociale de l'homme, est insuffisamment développé.Il ne sent pas, autant que l’employé, lo besoin de la considération, d'un intérieur convenable et d’une mise correcte.Ce défaut interne, c’est le genre et les conditions de son travail qui l’ont déterminé.Plus près de la matière qu ’il met on valeur, il conserve de sa tâche des habitudes un pou rudimentaires, Ceux qui l’emploient, n'ayant pas intérêt à exiger do lui uno cortuino tenue, le laissent vivre dans cette condition mineure.L’employé agit au contraire dans des milieux plus propres et soignés.L’ordre du bureau, le luxe do la boutiquo réagissent insensiblement sur l’esprit du travail qui y demeure.En outre, il fait à tout moment un acte social, par son contact permanent avec lo public.Il faut qu’il soit propre et soigne dans sa mise, correct dans son langage, qu’il développe toutes sos qualités extérieures pour plaire à la clientèle.Les nécessités professionnelles façonnent sa mentalité qui devient et reste éprise d’ordre et de correction dans la conduite de la vie.Voici donc ce qui me paraît être la.cause cardinale de la vie malheureuse de l’ouvrior.est trop près de la matière, il est trop loin des hommes pour s’élever à une vio mentale supérieure.Dans les milieux où il peine, ce qui lui manque le plus, c’est le contrôle d’autrui ; il vit à l’atelier trop en famille — et comme dans une famillo bon enfant et assez mal éduquée, où une mise débraillée, des gestes et des paroles un peu frustes, même certaines faiblesses d'ivrognerie, sont acceptées avoc indulgence et sympathie.Pour donner à l’ouvrier une mentalité plus haute, pour lui inspirer le désir d’uuo conduite plus sage et plus ordonnée, pour lui inculquer un grand sentiment de respectabilité, qui en traînera lo goût d’une vie familiale et extérieure plus affinée, il faut agir sur lui par le de hors.Que l’atelier devienne propre et môme un peu luxueux—ce qui le renfila plus sain— qu ’une.discipline plus éclairée force les travailleurs à accomplir leur tâche dans une tenue plus correcte — et plus saine encore — que les ouvriers ontro eux soient épurés par un changement progressif des mœurs ; ot surtout que les ateliers s’ouvrent davantage sur l’extérieur afin que le travail s’y poursuive plus encore sous lo contrôle social ; et peu à peu, l’ouvrier sera modifié dans sa vie privée C’est aux patrons des grandes industries à faire cette éducation nouvelle de leurs travailleurs Il leur appartient de réaliser cette réforme par l’ingéniosité des moyens.Jo vou drais que les ouvriers fussent tenus aux mêmes obligations de correction extérieure que les employés.L’ouvrier, travaillant en mauches de lustrine et sortant de son travail en jaquette, serait — j’en suis persuadé — naturellement entraîné à transporter dans son intérieur le caractère de son activité professionnelle.Je voudrais aussi qu’on cessât de le payer le samedi, qui est un mauvais jour pour l’économie, et que — pour développer sa faculté de prévoyance — on retarde jusqu’à la fin du mois ou tout au moins jusqu’à la fin de la quinzaine lo règlement du salaire.Le repos hebdomadaire assuré lui permettrait de se ressaisir apres chaque période de travail.Enfin, je no crois pas qu’il serait tout à fait inutile que l'ouvrier perde son nom actuel, qui le relie trop à un passé défec tueux, et devienne par l’appellation l’oinployé en serrurerie ou en menuiserie qu’il est en réalité.C’est souvent par ces détails que le ca ractère général des personnes se transforme insensiblement.Par ces moyens, en apparence tout externes et appuyés sur un salaire plus équitable, on pourra progressivement modifier et mûrir l’âme de l’ouvrier, si jeune et dont lo principal défaut est d’être encore trop fermée au sentiment de la vie extérieure, — qui est le ressort le plus puissant de l’activité ordonnée, seule féconde en joies sociales.Docteur Toulouse.pendant, plus de six ans, a rempli avec tant de zèle la charge du président des syndics ; Que lo corps des Syndics profit* do -la première occasion qui lui ost offerte pour présenter à la famillo éplorée ses condoléances les plus sincères ; Que copie des présentes résolutions soit envoyée a la famille.Signé: S.-J.-B.Rolland, Président; S.-G.Idiviolettc ; J.Leclair ; S.Huot- J.-A.AI AO ma N, Ptre, Sec.-Trés.Causerie théâtrale L’Aiglon Condoléances A une assemblée des francs-tenanciers de la paroisse de Saint-Jéiômo convoquée par AI Al.les Svr.dics db ladite paroisse, le 20 décembre 1903'; AL J.-R.Rolland, président-, propose, appuyé par Al.S.Lavioletto, et il est unanimement résolu : Qu’un tribut d'hommages Roit payé à pensée, c’est que l’instruction un peu supérieure I la mémoire du Dr Jules-Edouard Prévost qui, (Pièce en G nctos, en vers, d'E.Rostand) h C’est, nous dit Rostand, l’histoire d’un pauvre enfant, h Oui, tuais cotte histoire renferme le souvonir do toute uno période glorieuse ; ce pauvre enfant, il a dans les veines le sang de Napoléon, le sang qui batti.it les rois ot repoussait les armées ; ce pauvre enfant, c’est le roi do Rome, lit do quels merveilleux vers n'est-ello pas écrite, cette histoire 1 Il y en a qui sont doux et légers comme des parfums, il y en a qui voltigent avec la grâco de l’oiseau, il y en a qui ont des frémissements do volupté et de tondresse.Et il y en a aussi qui sont gais, d’une gaîté délicate et rare ; et il y en a qui sont tristes, de cetto bonne tristesse qui mouille les yeux et remue tous les cœurs.Il y en a surtout — et qu’ai-je besoin de les rappeler coux-là, iln sont présents à toutes les mémoires — qui sont glorieux ot ardents parce qu’ils chantent la victoire do tout un peuple, parce qu’ils expriment l'admiration passionuée de tout* une nation.Ab ! chaque fois que lo nom do Napolon vient aux lèvres du poète, atec quel éclat, avec juel grandeur ne lo salue-t-il pas ! Et n’est-co pas toute la France qui vibre avec Rostand quand il regarde au ciel de l'histoire briller le soleil d’Austerlitz, quand il rappelle les jours le lutte et d’héioïsme par la bouche d’un vieux grenadier ou que, réveillant les morts glorieux de Wagram, il entend la plaine lui répondre en murmurant : u Vive l’Empereur ! n “ L’Aii/ton ost une histoire poétique et enflammée, puisqu’elle possède à la fois toutes les délicatesses du sentiment et toutes les ardeurs de la victoire ; puisqu’elle fait couler les larmes et bondir les cœurs ; puisqu'elle a su éveiller chez tous le double sentiment de pitié et d’ud-mirution.4- Alais L’Aiylon est aussi un drame et a toutes les qualités dramatiques.Rostand est avant tout un homme de théâtre ; il a l’instinct- de la situation à présenter et do la scène à faire.11 excelle à mettre en présence deux forces contraires et à tirer do leur choc des étincelles de génie ; il possède à un haut degré ia (qualité suprême au théâtre : l’uction.Voyez la puissanco dramatique de L’Aiylon.Toute la pièce ost faite pour mottro en lumière la lutte intime qui so livre dans l’âme du duc : l’aspiration à régner ot à continuer la gloire de son père, d’une part ; et do l’autre, l'influence autrichienne qui l'asservit et l’en-cliaîne.Relisez L’Aiylon : oubliez un moment — si c’est possible — ia beauté poétiquo de l’œuvre: et vous verrez que tout revient à cotte lutte intérieure, très propre à former un drame.C’est une nouvelle façon do l’envisager et elle réserve des surprises éclatantes.Voyez avec quel art chaque personnage prend part à l’action ; soit qu’il exalte chez le duc le culte de son père, soit qu'il l’en éloigne en offrant à son esprit d’autres visions.Le duc nous apparaît sans cesse en proie à ce combat, qui compose le drame et qui est toute son âme; le perpétuel combat du u lieutenant do Corso n et des rois d’Autriche.Son âme est toute entière contenue dans ces vers qui la résument : Oui.Meltcrnich, ce fat Croit avoir sur ma rie, écrit : "Duc de tteiehslatU” Mais hausse: au soleil ta paye diaphane, Le mol Napoléon est dans le.filigrane.La lutte Jo deux sentiments : voilà un sujet dramatique, «t Rostand l’a traité rveo l’habileté et l’adresso d’un homme de théâtre.Pendant six actes, le duc no songera qu’à une chose principale : régner et continuer ia gloire de son père ; pendant six actes, on le verra aux [irises avec les influences funestes ou favorables à son rêve.Donc, double série de personnages et pour parler avec plus de symétrie, deux catégories : le pour et le contre.Je sais bien que cette division n’est qu’arbitraire et qu’elle n’a pas eu lieu dans l’esprit de l'auteur, tout à son inspiration ot à son génie.•Mais il appartient au critique d’expliquer l’œuvre du poète dramatique et de la diviser.Et si j’opère ce travail sur L'Aiylon, c’est que je voudrais montrer que ce beau drame a une double physionomie qu’il tire sa fordeme admirable et de sa composition habile et expérimentée.Comme l’intérêt du drame doit porter tout entier sur le duc de Reicbstadt, il importait do diriger vers lui l’action do tous les personnages Hi nous les prenons l’un après l’autre, nous trouvons qu’en effet, il n’en est pas un seul qui lui soit indifférent.Alais ce qui est plus frappant, ce qui même paraît étrange tout d’abord, c'est qu’ils sont tous contre lui, les uns volontairement et par le libre cflbrt de leur pensée, les autres iudirectemont et parco qu’ils comprennent mal leur tâche.Et c’est uno autre trouvaille de théâtre d’avoir opposé à uno réunion d’influences fortes et nombreuses, la faiblesse et l’isolement d’un enfant.Flambeau est dévoué au duc : il se forait ) L'AVENIR DU NORD.24 DECEMBRE 1903 mettre en pièces pour lui et il lui semble que servir le fils de Napoléon, c'est encore faire partie de la grande armée et combattre pour le père.Flambeau est donc tout à la cause du duc et veut à tout prix la faire triompher, mais il pèche par excès de zèle, il commet des impru deuces „ luxueuses il 1** dit lui-même.Où il faudrait se taire, il lance des mots éclatants et dangereux ; où il faudrait agir promptement et en silence, il agite tout de sa démarche bruyante et imperturbable.Il n'est pas jus qu'à sa mort qui ne soit maladroite, quoique grande et héroïque ; et la fameuse scène des miroirs où tout l’essor de l’aiglon est définitivement arrêté, où son vol est à jamais alourdi c’est lui qui l’a étourdiment provoquée.Flam beau est une figure de bataille, faite pour combattre au grand soleil et si le duc ressent toute la bonté do son dévouement, il est cependant victime de ses imprudences.L'archiduchesse, la comtesse Camerata, Thé rèso de Lorget sont trois figures sympathiques, mais elles atténuent chez Franz ! 'urdeur de sou rêve et l'enthousiasme de son désir.Les femmes m'ont aimé comme on aime un enfant .l'enfant qu'on plaint, qu'on gâte et (/u'vn défend Il la comprendra lui-même sur son lit de mort l'influence de ces trois amours et toute la place que chacun a tenue dans sa vie.Si le complot est retardé, c'est d’abord parce que Franz a promis à l'archiduchesse do s'adresser à l’empereur ; c’est encore parce qu’il a donné rendezvous à Thérèse au pavillon déchusse ; c’est enfin — et cette fois, cela fait tout manquer — parce qu'il vout sauver la comtesse qu'on peut assassiner sous son déguisement.Marie-Louise, o ce pauvre cœur d’oiseau u, est une autre influence néfaste.Elle oublie toute la gloire du passé et pourtant c’est la mère de l’aiglon.Quel obstacle à son aspiration ! Et voyez comme ce caructère est dramatique.Pas une minute, il ne so dément Marie-Louise commence par pleurer Neip-perg ; puis dans une situation qui est essentiellement théâtrale, ollo chorche sa perruche, alors qu’elle devrait songer à l’Aiglon.Marie-Louise no se rappelle que Charles-Quint et les Hap8bourgs ; elle le crie à la fuce do son fils.Elle oublie qu’elle a tenu dans ses bras celui qui gouvernait le monde et que de ce baiser, il lui est resté un fils : pour elle, le roi do Rome n’est que le duc de Reiclistodt.Elle va jusqu’à céder honteusement à l’amour do Bombel-li, qui efface de son cœur les derniers souvenirs de Napoléon.Qu’elle doit être forte l'impression produite, puisque Franz évoque l’image de Joséphine auprès de l’oubh déshonorant de sa mère : ml Bovril dans la Cuisine Le but de l’art culinaire est de préparer des mets, qui soient nutritifs, savoureux et digestifs.BOVRIL ren ferme toutes ces qualités et est par conséquent d’une importance capitale dans la cuisine.Employé dans les soupes, les sauces—et les consommés, il ajoute un goût délicieux aux mets les plus indifférents.Je vous baise en pleurant, ô mains de Joséphine Et puis il y a les influences directes : Metter-nich, la cour d Autriche, les précepteurs, que je no fais que mentionner parce qu’elles sont plus évidentes et que chacun les a déjà comprises.Le duc a donc à lutter contre l’opDression de ses maîtres, l’oubli de sa mère, l’aiaour de-i femmes et l’imprudence de ses amis ; mais il a un allié superbe, le souvenir de son père.Et c’est de lui qu’il attend tout secours.Soit qu’il se rappelle les batailles glorieuses ; soit qu’avec une fierté tendte et filiale, il revoie en rêve le petit trône et l’N u qui dit : non ! au temps u ; soit que sa main fiévreuse remue les petits soldats peints comme ceux de l'empire ou que devant son grand’père il évoque le triomphe de Wagram, toujours ce souvenir le poursuit et le soutient, et c’eBt à lui qu’il doit de combattre si longtemps et avec un tel courage- X Non seulement il y a lutte constante et acti ve chez le duc, mais cette lutte est présentée avec une gradation et une puissance qui dénotent encore l’homme théâtre.Nous entrous de suite au 1er acte en pleine situation.A peine une ou deux scènes d’exposé pour nous faire voir le milieu hostile et froid où le drame va se jouer et Franz parait; son esprit inquiet et mélancolique, sa tristesse faite de souvenir et de regret, nous frappent d'abord et l’on devine que cette jeune âme est tourmentée.Et plus on avance, plus on saisit ce travail intérieur de sa pensée, ce glorieux désir d’être digne do son pète et de nobleraeut porter la responsabilité u d'être son fils à Lui ».Voyez-le s’enflammer à la leçon d’histoire ou encore à la superbe scèno qui termine le 1er acte : Si j’ai du sang des rois, il faut qu’on mêle tire.C'est donc continuer l’œuvre de son père qu'il veut, l’eu lui importe d’être duc et descen dant de puissants rois : car il est avant, tout le petit Bonaparte.Voyez ce désir grandir aux actes suivants et comme tout cela est bien du théâtre.La ba taille simulée, où l’on \oit déjà briller dans l’enfant l’âme du général ; le mépris dont il éclabousse Marmont et la généreuse émotion avec laquelle il décore Flambeau, deux autres scènes où l’homme de bataille se dessine.Puis l’inoubliable entrevue avec l’empereur où l’Aiglon est au plus haut degré de sa puissance : voyez avec quelle flamme, avec quelle intensité dramatique il parle à son grand’père.Tu vois, vieil aigle noir, n osant y croire eneor Sur un de les aiglons pousser ries plumes d’or.Fr.'.nz n’ira jamais plus loin et désormais, il re tombera de toute la hauteur de son rêve jusqu’à ce qu’il en meure.Metternich le frappe de son ironie cruelle en lui rappelant ses ancêtres et lui inflige une blessure décisive.» Regarde-toi donc dans ce miroir ! Penses-tu pouvoir jamais régner.» C’est le point culminant de l’action.L’Aiglon, blessé à mort, ceusera de planer dans les airs et malgré tous ses efforts, il reviendra tomber sur le sol vaincu et privé de vie.Rostand a peint cette chiite avec la même force que l’ascension qui l’a précédée II nous montre d’aliord le duc ébranlé par l’oubli de sa mère ; mais il résiste et se dit : Raison de plus pour être fidèle à mon père.Puis c’est l’amour qui le retient et agit sur lui ; et les force qui l’abandonnent et le courage qui lui manque et enfin la grande ombre de la mort qui l’enveloppe et le dérobe au mort.x L’Aiglon est donc a la fois une œuvre poétique et une œuvre de théâtre : il renferme une action brillamment conduite et l’embellit de vers éclatants.Et c’est pour ceia qu’il plait à tous, à ceux qui apprécient la forme délicate, le charme exqnis des vers, et à ceux qui recherchent les sensations fortes et les violents enthousiasmes.Paul Destrée.LA THERAPEUTIQUE Lorsque tous les remèdes ont été essayés inutilement contre le rhume, la toux ou la bronchite, le Baume Rliumal a procuré un soulagement immédiat.Le Baume Rliumal détruit les germes du mal : la guérison est donc radicale.—: UNE Contemporaine d’élite En 1897, une humble religieuse de la con grégatiou de Notre-Dame ie la maison de Ca-vaillon, (France), frappéo do certaines lacunes duns l’enseignement des couvents, écrivait, sous l’approbation do plusieurs évêques de son pays, doux livres qui furent le signal d’uno bruyante polémique dans le monde régulier et séculier : Les religieuses enseignantes et les nécessités de TApotolat, La formation Gatholi que de.la Femme contemporaine Madame Marie du Sacré-Cœur, forte do ses idées, de l'appui de hautes autorités, et de sa foi libérale et éclairée, se mit tout do suite à l’œuvre pour mettre en pratique les théories émises dans ses livres.Ai-je besoin do dire ce qu’a dû souffrir ce cœur de femme et de religieuse, quand, pour obéir à ses convictions, elle quitta, avec l’ap probation secrète mais véritable de ses supérieures, son couvent, pour aller établir dans une rue, près do Saint-Bulpice, la maison qui devait réaliser son plan d’éducation adapté aux générations des femmes actuelles.Les uns la taxèrent d'orgueilleuse, les autres d’exaltée, malgré 1’assistance d’hommes éclairés du cler gé, tels que le Chanoine Frémont, l’Abbé Nau- det, etc.Il n'y a qu 'à lire attentivement ses livres et avoir eu l’avantage de la connaître, de lui causer, et do visiter, sous son égide, son université, pour apprécier cette femme supérieure, qui, sous son costume religieux, réunissait si parfaitement doux types : la philosophie sous la garde de la foi.C'est en 1900 que je counus Madame Marie du Sacré-Cœur et que je passai chez elle cette journée que je n’oublirai jamais.Elle était déjà malade,—la lutte, fut-elle juste et raisonnable, n’est pas faite pour la faiblesse féminine.Qu’était-ce donc que ce couvent idéal commencé par Madame Marie du Sacré-Cœur?Un pensionnat ordinaire, mais dont les professeurs étaient choisis non-seulement parmi les institu trices munies de tous les diplômes, mais parmi les maîtres de la Sorbonne et de l’Institut ; de plus la vie des élèves ayant, autant qu’il se peut, dans une maison de ce genre, les douceurs de la vie familiale.Ainsi, malgré une surveillance nécessaire, une discipline régulière poui les repas, les heures de classe, de loisir, l’élève avait sa petite chambre à elle qu’elle pouvait orner à sa fantaisie ; elle recevait elle-même ses couturières, sa buanderie, ses notes, tenait aussi les dépenses de son entretien et devait équilibrer son budget sur ses revenus dont elle rendait compte chaque mois à la vaillante éducatrice.Lu bibliothèque rappelait un salon do famille, et sur les vitrines, on li sait : n Pour les élèves de 10 à 13 ans, de 13 à 15 ans, de 15 et au-dessus »; pour celles-ci, à côté des oeuvres les plus choisies on y voyait les grandes revues de nos jours, Le Correspondant, La Revue des deux Mondes, Les études des Pères, etc Et Madame Mario du Sacré-Cœur de nous dire en souriant : » Je vous dé- fie de trouver dans un seul couvent, un arrangement semblable de bibliothèque ; ici l’élève n’a pas de velléité do sc cr.cher pour lire ceci ou cela ; elle entre librement, voit le titre des volumes elle-même et instinctivement se choisit le livre qui convient à son âge et à son degré d’avancement » Aussi pour les exercices religieux, il y a la messe tous les matins, confession et communion tous les mois, mais tout cela est laissé au bon vouloir des élèves.Il n’y a d’obligation que pour l’observance des commandements de l’Eglise, et pourtant-, ajoutait Madame Marie du Sacré Cœur : n Sur quarante ou cinquante élèves, on peut compter celles qui ne profitent pas des exercices de piété avec une aideur d’autant plus véritable qu’elle est volontaire.Outre les élèves destinées à être plus tard simples mères de famille dans lo momie, Madame Marie du Sacré Cœur, réservait une aile de son université à un juvénat de n’importe quelles religieuses enseignantes qui pouvaient, en toute sécurité pour leur vocation, venir suivre pendant deux ans les cours des plus grands professeurs, et passer les examens obligatoires à leur fonction d’éducatrice.Car Madame Marie du Sacré-Cœur avait compris que l’instruction laïque prime aujourd’hui l’instruction donnée par des religieuses dans les couvents, et connue elle l’écrivait si bien dans un do ses livres : "C'est: "nous élever nu niveau.” et non " rester au niveau, ” que nous devrions écrire, car nous n’y sommes plus.N’est-ce pas au moins singulier ?L’enseignement, c’est la lumière ; la lumière en retard, cela se conçoit-il ?“ Bien des maisons, nous l’avons constaté, comptent parmi leurs membres des femmes d’n-ne remarquable distinction intellectuelle ; mais ce sont des exceptions, et notre ambition est d’en faire la généralité de demain.Ces exceptions comprendront mieux que la généralité d'aujourd’hui ce que nous écrivons, car, forte- ment affectées de leur insuffisance, elles en gé- missent et, de toute leur énergie, tentent d'y re l'iédier.D'autres, ne se doutent même pas du chemin à parcourir pour être &.la hauteur de l’enseignement du XIXe siècle.11 n’est pourtant que trop facile de faire le relevé de cette distance." Combien de religieuses, par exemple, pourraient suivre et comprendre les conversations tenues par les intellectuels, dans le milieu social auquel s'adresse leur apostolat?" Dès lors, comment faire pénétrer dans ce milieu les lumières intellectuelles de leur foi et de leur raison ?Des religieuses, dites-vous, ne sont appelées ni à présider un salon, ni à guider les conversations.Soit : cependant nos élèves vivent dans ces salon», entendent ces conversations.Qui redressera leur jugement faussé par toutes les sottises débitées autour d’elles ?Le faire est cependant notre devoir.•• Main, qu'entendons-nous par développement intellectuel ?Est-ce composer proprement un sonnet, tourner gentiment un compliment eu vers alexandrins, savoir par coeur l’origine des Pharaons, la généalogie des Césars?Ces archaïsmes, ne sont que trop (le mode au couvent.Est-ce suivre la chronique théâtrale et lire le dernier discours prononcé au Parle ment ?Non ; se développer, c'est apprendre à pen ser plus qu’à retenir ; c’est comprendre plus que savoir; c’est avoir des idées autant que de l’é-nulition : c’est donner à son intelligence de la largeur, de la clarté; c'est voir loin, voir de haut ; c’est s’intéresser à ce qui intéresse son époque, plus qu’aux vieilles querelles des empires disparus depuis deux mille ans.•• Il faudrait cependant savoir un peu où en est le monde, connaître les ouvrages qui, en littérature, en philosophie, sont appelés à exercer une influence.Il faudrait, sur les grandes idées qui révolutionnent un peuple, avoir îles lumières, les lumières que donne l’Eglise, afin d’éclairer, au lieu de se borner à nu pas comprendre." Une femme du monde, chrétienne fervente, intelligente aussi, ce qui ne gâte rien, misa en rapport avec la supérieure d’un couvent cloîtré, confiait ses impressions à une amie au soi tir de sa visite.—"Je viens de passer une heure au moyen âge ; j’ai vu deux ehâtelaiues qui depuis deux ou trois cents ans habitent leur donjon, ne regardant que le ciel, n'entendant que le chant des oiseaux.Des saintes, sans doute, mais qui ne feront pas l'éducation de ma fille.*• Allons donc ! et pourquoi ?“ Ma fille est appelée â rester dans le monde, et du monde que lui apprendraient-elles ?De quels préservatifs faudrait-il, plus tard, entourer cette enfant ?L’éducation serait à refaire ; ces daines ne savent rien de la vie.” “ Exagération sans doute, mais cette femme pensait absolument comme deux siècles auparavant.pensait Fénelon : et personne ne songe à dire que Fénelon se soit trompé, ” La persécution contre les religieuses qui sé vit en ce moment en France, prouve combien les idées de Madame Marie du Sacré-Cœur étaient pratiques et prudentes.Elle ne voulait pas pour les collaboratrices de son œuvre, le port du costume religieux, leurs vœux devaient rester le secret de Dieu et no devaient pas s’afficher par des signes extérieurs, non parce que Madame Marie du Sacré Coeur mé prisait les saintes livrées qu’elle porta elle-même jusqu’à la mort, mais parce qu’elle voulait extérieurement adapter ses éducatrices à la marche du temps : “ Cela m* s’est jamais vu?écrivait-elle.Que de choses lie s’étaient jamais vues qui, un jour, ont fait leur apparition sur notre terre, s'y sont implantées et qui, à cette heure, constituent nos mœurs, notre civilisation.“ Soyons donc des autorités intellectuelles, soyons le progrès, soyons la lumière ; alors le monde nous suivra et par nous, merveilleusement, dans ce monde, progressera aussi le règne du Christ.” Je voudrais vous entretenir plus longuement de cette femme admirable qui m’a elle même confié sou ardent désir de venir connaître notre pay*, qui brûlait do fouler cette terre d'Amérique qui paraît être aux yeux des Européens, 'idéal de la vraie liberté.Madame Marie du Sacré-Cœur est morte il y a deux ans, victime l’un accident de voiture, laissant son oeuvre ébauchée, sa maison sans gouvernail, mais son idée vivante ; celle là ne meurt pas.Les he soins des temps difficiles que nous traversons la fout cultiver par des âmes soucieuses de con server eu France la véritable éducation chrétienne, et je regrette, à mon dernier voyage, dr ne pas avoir fait un pèlerinage à la maison claire de la rue de l’Abbaye, pour y revoir peut-être dans celles qui l’habitent, le même zèle, le même dévouement éclairé de la grande fondatrice.Cependant, je sais do source certaine que l'oeuvre est entre les mains de personnes compétentes, et que l’avenir rendra justice à la mémoire de celle qui a tant souffert et qui a trouvé sa fin dans une mort obscure et banale.Marie Globesski Prévost.Conte de jtael BELLE GUERISON DE MME PELLETIER GOMMENT LE BIEN-ETRE ET LA JOIE RENAISSENT DANS UNE BRAVE FAMILLE.L'ESPERflffCE ET LU SBRTITÜBE FOUT PLACE 00 OEGOifMT.Comme toujours, ce sont les Pilules Rouges qui guérissent les femmes atteintes de maladies que les Médecins disent inguérissables.At >5* f Igyp^, Hat tàf* Monsieur et Madame Pelletier et leur petite famille.72.\ Avenue I-abelle, Montréal.l u réputation des Pilules Ronges est depuis longtemps établie.Aussi, est-ce le grand remède de toutes les femmes malades, et dans tous les cas les plus difficiles des phases accidentées de leur existence, les l’ilul es Ronges sont partout réputées souveraines.C’est par légion que se recueillent, en tous lieux, les plus flatteuses attestations en faveur des distingués spécialistes de la Compagnie Chimique Franoo-Amorieainu.Voici un éloquent témoignage qui fut donné tout dernièrement à un représentant de “ Lu Presse.” Madame 1).Pelletier demeure à Montréal, ail n° 72 a Avenue I.ulielle.C’est la mère de cette gracieuse petite famille dont nous avons la bonne fortune de reproduire ici la photographie.Madame Pelletier fut atteinte du la grippe, et elle resta longtemps dans un état de faiblesse extrême.Klle a de plus souffert d’un érysipèle et de troubles sérieux dans l’estomac.Klle marchait péniblement, souffrait d’engourdissements qui l’affectaient sérieusement et elle était de plus sujette à de violents maux de tête.Son mal s’aggravait de jour en jour.Son médecin de famille lui conseilla finalement les Pilules llouges.1-e résultat ne fut pas lent à se faire sentir.1 )ès la troisième botte elle remarqua déjà un mieux sensible, niais elle trouva bon d’en prendre douze boites sans interruption.Madame Pelletier déclare que les Pilules Rouges l’ont parfaitement rétablie.11 y a deux ans qu’elle a ainsi obtenu sa guérison et depuis sa sauté ne laisse rien à désirer sous aucun rapport.Elle a repris sou embonpoint d’autrefois, ses forces sont meilleures que jamais, enfin c’est une tout autre personne en quelque sorte rajeunie et florissante de santé.Madame Pelletier ne regarde pas l’ouvrage et le travail n’altère aucunement son excellente constitution.Son mari se réjouit de son changement extraordinaire.Le bonheur est donc parfait dans cette noble famille qui bénira toujours ce bienfaiteur réel sauvant sa mère affectionnée et tendre.Madame Pelletier est tellement reconnaissante envers les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine qu’elle cherche, par tous les moyens possibles, à propager les Pilules Rouges.Elle recommande à toutes les femmes d’on faire l’essai dès le premier vestige de maladie quelconque.Elle voudrait en causer librement avec toutes les personnes de son sexe, car elle est persuadée que les Pilules Rouges surpassent en excellence tous les remèdes connus.Madame Pelletier en a constamment chez elle et, si elle se sont quelque peu fatiguée, ou mal en train, vite elle a recours à son remède toujours infaillible.Et c’est pour payer un juste tribut de reconnaissance qu’elle s’empresse de nous autoriser à nous servir de son nom pour faire ressortir l’évidence de ces faits que tout le monde est à même de constater.LFS PILULES ROUGES NE SONT QUE POUR LES FEMMES.Les Pilules Rouges portant le nom de la CIE CHIMIQUE l’R A N CO-A à IE R1 CA IN E, se vendent 50 cts la botte ou six boîtes pour $2.50.Si votre marchand ne les tient pas, nous vous les enverrons, •sur réception du prix, soit au Canada ou aux Etats-Unis.Les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine donnent des consultations gratuites à toutes les femmes malades qui viennent les voir, chaque jour de la semaine,excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au n° 274 rue St-Denis, Montréal.Les daines qui se sentent souffrantes et qui demeurent trop loin ]>our profiter de cet avantage, sont invitées à donner par écrit une description complète de leurs maux.Les Médecins Socialistes les liront attentivement et s’occuperont d’une manière consciencieuse à leur indiquer le traitement qui leur est nécessaire.Adressez vos lettres .Cie Cùinrune Franco-Américaine, 274, RUE ST-DENIS, MONTREAL C’était la veille do Noèl.La chaîne de montagnes qui passe près île Lac.était toute blanche de neige ; à peine distinguait-on le vert sombre des sapins.Il semblait que ce fût un pyramidal névé que le vent se serait amusé à façonner en toutes sor tes d'attitudes fantastiques qui rappelaient les vagues pétrifiées d’un océan en fureur.A deux milles de Lac .un pic d’une hauteur de six cents pieds se dresse grandiose, ef frayant.Ce soir-là, en rentrant souper, le petit Henri, charmant garçonnet d’une douzaine d’années, dit à son pere malade : — J’aimerais bien à recevoir un cadeau du petit Jésus ; veux-tu, je vais mettre mes sabots lans la cheminée ?— Mon cher Henri, répondit le père, cela me forait bien plaisir ; mais tu sais, nous n’avons qu 'une cheminée, et si nous ne voulons pas grelotter, il nous y faut entretenir un feu continuel.Et alors à quoi cela te servira-t il ?Ix) petit Jésus ne descendra pas dans le fou.La vraie raison, c’est qu’il n’avait rien acheté à cause de sa trop grande pauvreté.Consterné, Henri se relira, méditant sans doute quelque pian pour avoir sa part d’étren-nes.Tout à coup : « J ’ai mon affaire,» dit-il Et il courut chercher une vieille paire de galo ches.Ensuite, il écrivit quelques mots sur un carton qu’il cacha dans sa blouse.Buis il par lit à toutes jambes.Souvent, durant l’été, il menait paître son troupeau de chèvres sur les flancs de la montagne et comme parfois il lui fallait passer la nuit à veiller, son père lui avait élevé, une cabane C’est vers cette guérite qu’il se dirigeait.Il arriva bientôt à un sentier détourné où il enfila d’un bond.Quelques instants après, il était rendu au terme de son excursion.Alors, ou vrant sa blouse, il en sortit le carton écrit qu’il déposa par terre.Il alluma une lanterne sus pendue à la cloison et après avoir placé ses deux sabots devant la cheminée, il disparut.La veille il était arrivé à Lvc.un millionnaire américain, excentrique entre les excentriques.En compagnie d’un Anglais dont il venait do faire la connaissance, il visita la ville et ses environs.Quand ils virent le pic de Noncapra, ils commencèrent à discuter sur la possibilité d’en atteindre le sommet.— Je crois que je puis y grimper, fait l’Américain.— C’est impossible, dit l’autre.Vous ne pouvez pas.Voyons, un peu de raisonnement, mon cher.— Je parie mille piastres, dit l’Uncle Sain.— Moi, deux mille que vous ne pourrez pas, riposte John Bull.— Cinq mille ! — Huit mille ! — Dix mille!.Allons chez le notaire, conclut le Yankee.— All right ! Et tous deux tournent sur leurs talons et reprennent le chemin de la ville.— Il est fou, vraiment, songe l’Anglais, vouloir atteindre le sommet de ce pic en hiver.Tant mieux, ce sera dix mille piastres de plus dans ma poche, c'est toujours ça.— Il croit que je ne pourrai pas monter là, pense l’Américain, il n’est pas bien fin.Il ne sait pas ce qu’est Jonathan Franklin, je vais le lui montrer.» Monsieur, dit-il en s’adressant à son com pagnon, en allant chez le notaire, nous pouvons bien régler nos conditions.— All right ! — Eh bien 1 voici : Je parie dix mille dollars que j ’atteindrai le sommet de ce pic.— Très bien, mais qui me dira que vous y êtes allé ?— C’est vrai.mais il n’y a pas d’arbres i on the top.» J’allumerai un feu.— Si c’est dans le jour, je ne pourrai pas le voir.— Alors j’irai la nuit, c’est bien simple.— Ah ! vous vous rendrez là durant la nuit ! Voyons, mon ami, soyez raisonnable ; envoyons la gageure au diable.— Vous craignez de perdre, hein ! — Ah ! non, par exemple, fait l’Anglais piqué au vif.Allons chez le notaire.— Us arrivent enfin, et en quelques ms tanta, le tabellion les eut contentés.Après la lecture de l’acte, deux » ail right » manifesté rent la satisfaction des parties.— A quand la tentative, demanda l’Américain.— Quand vous voudrez, dit l’Anglais.Eh bien, ce sera.on Christinas night.— All right ! Et les deux amis se sépaièrent.Alors l’Oncle Sam ne chercha plus qu'à gagner son pari.A dix heures du soir, dans la veillée de Noid, il partit, une boîte d’allumettes dans sa poche d’habit.Ne connaissant aucun sentierlqui pùt le mener plus facilement, il grimpait hardiment et en droite ligne, s’ai dant de crocs vissés a ses talons exprès pour cette rude ascension.Au Ixrut d'une heure, il était presque rendu quand un faux pas lui fit perdre l’équilibre et il commença à dégringoler.Par chance, il put bientôt s’arrêter dans sa chute et se trouva tout à coup près d’une cabane éclairée.Surpris, il cherche autour de lui les habitants de cette masure aérienne, mais il n’y voit personne.Puis, mettant la main a sa poche : » Morbleu ! fait-il, j’ai perdu mes allumettes, et conséquemment mon pari, car je ne pourrai pas allumer de feu maintenant.» 11 pénétra dans la cabane et aperçut, près de la cheminée, deux sabots et une carte où il lut : “ Cher petit Jésus, “ Cela me fait bien de la peine de te faire venir ici seulement pour moi ; mais tu sais, chez nous, il n'y a qu’une seule cheminée et il faut y entretenir du feu si nous ne vouions pas avoir trop froid.Papa est malade et je suis obligé de gagner sa vie.et la mienne.Poixqu a Nœl, tu as i habitude de faire des cadeaux, fais-m’en donc un ce soir, j’en ai grand besoin.Ne mets que des choses utiles.“ Ton petit Henri qui t’aime bien.” L’Américain s’émut à cette peine d’un enfant pauvre.Mais quelle ne fut pas sa joie d’apercevoir deux licites d’allumettes ! Aussi-I têt il eri garnit ses poches.» C'est cet enfant j 9uî me donne la chance de gagner mon pari ; j mettons lui, pour le moment, ce billet de mille dollar's dans son saliot.Jo vais essayer (l’atteindre le sommet et, au retour, ie repasserai par ici.» U recommença son ascension.En moins d'une demi-heure, il avait atteint son but; alors il alluma un grand feu.Soudain, il entendit deux coups de revolver : c’était lo signal convenu annonçant qu’on avait vu son feu et que, par conséquent, il avait gagné son pari.Il se mit donc en frais de descendre et en cinq minutes, il était dans la cabane.— J’ai gagné dix mille dollars, se dit il, je puis ajouter quelque chose à ce billet, car sans cet enfant je perdais une bonne somme.Il déposa quatre autres billets de mille dollars et même plaça sa montre avec un papier sur lequel il écrivit : » Lr montre pour toi, l’argent pour ton papa.» Le petit Jésus.» Il se rendit ensuite à son hôtel où déjà John Bull l’attendait pour le payer.Ixj lendemain, dès qu’il fit jour, Henri se leva sans faire do bruit, s’habilla promptement et courut sur la montagne pour voir ce que le petit Jésus lui avait npporté.Il fut tout émerveillé quand ii aperçut le magnifique cadeau de l’Américain.Il no pouvait en croire ses yeux.— Je rêve, dit-il.Et il se pinça bien fort : Aie ! aie ! ça me fait mal.Voyons, je ne dors pas, je suis éveillé.Puis il laissa éclater sa joie : » Ab ! ah ! ah ! je pensais que c’était cinq mille piastres, c’est seulement cinq p.Mais non, c’est bien cinq billets do mille !.Oh ! la belle montre !.C’est bien réel?Mais oui, cinq mille piastres pour papa et la montre Vézina BLOC VANIKll + VOISIN DU PRESBYTÈRE SAINT-JEROME, P.Q.MM.Monette et Vfzinn achètent toutes sortes de bois de sciage.S'adresser au magasin.Lectures utiles et amusantes •Sous co titre, vient de paraître un petit livre contenant une clef des songes ou explication des rêves, avec des recettes et conseils do grande utilité et nombre d’illustrations comiques et de mots 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bis.rue du Bouloi.Paris.France.COMICES AGRICOLES — JANVIER FEVRIER 1901.Nous publions ci-après une liste de.» Comices (Conventions) agricoles qui doivent être tenues dans la Province de Québec i partir du 1 1 janvier jusqu'au G février prochain.Comme on le verra par cette liste, la province a été partagée en trois divisions françaises : Nord, Est et Ouest.Chacune de ces divisions sera desservie par une délégation composée de trois conférenciers.Il y aura deux réunions à chaque endroit, à 2 hrs.p.in.et à 7 lirs.p.ni., mais dans certains centres, comme à Saint-Hyacinthe, Rivière du I-oup, Iberville, etc., ces réunions ont été fixées à 10 hrs.a.m, et à 2 hrs.p.m.pour la commodité des cultivateurs, Les 2G et 27 janvier, tous les conférenciers se rassembleront à la Convention do la Société d'industrie lditièro à Sherbrooke, pour reprendre ensuite le cours de leurs travaux.Organisées sur un pied systématique dans les provinces voisines, ces réunions présidées par des conférenciers habiles, ont exercé une influence énorme sur le développement de l’Agriculture, notamment dans la province d’Ontario, et cette influence grandit d’année en année.Il n'y a aucun doute que ces réunions seront couronnées du même succès dans la province do Quélxtc où nos cultivateurs ont tant de fois manifesté le désir de so tenir au courant des choses agricoles.Le développement, de l’agriculture et surtout do l’industrie laitière, a été très remarquable en ces dernières années dans notre province, mais il 11e faudrait pas pour cela s’imaginer qu’il no nous reste plus rien à faire et nous endormir dans une fausse sécurité Ne pas avancer en agriculture, c’est reculer, et le moindre recul nous ferait infailliblement perdre la place que nous avons acquise au prix de tant d'efforts sur le marché anglais.N’oublions pas que nous avons de nombreux concurrents prêts à profiter do notre moindre signe de faib'esse.N’oublions pas non plus que certaines industries très avantageuses, comme la production du porc à bacon, l’engraisseineiit de la volaille, sont encore à l’état d’enfance dans notre province, tandis que ces mêmes industries ont atteint un haut degré ne développement dans 1, s provinces voisines et rapportent d’abondants revenus aux cultivateurs.Ne négligeons pas plus longtemps de profiter de ces occasions pour augmenter nos bénéfices.Les conférenciers choisis pour adresser la parole à ces réunions sont tous des hommes pratiques et d'un mérite incontestable.Les sujets traités seront tous d’un haut intérêt pour la classe agricole.Il est fortement à désirer, dans l’intérêt de notre agriculture que tous les cultivateurs qui pourront le faire se rendent à ces réunions, prêts, non seulement à écouter, mais à prendre part à la discussion.Conférenciers : J.TI.Grisdale, C -E.Mortureux, J.Coté.1.St Philippe, jan.1 1, 2 p.m.et 7 p.m.2.Ste-Scliolastique, “12 “ “ 3.Ste-Thérèse, “ 13“ “ 4.St Eustache, “ 14 “ “ 5.Ste-Rose “ 15 “ “ G St-Laurent, JacC.“ 1C 10 a ni.et2p.ni.7.L’Assomption, “ 18, 2 p.in.et 7 p ni.8.St-Jacques, “19 “ “ 9.St Félix, “ 20 “ “ 10.St-Cuthbert, “ 21 “ “ 11.St-Barnabé, “ 22 •• “ 12.Louise ville, “ 23 “ “ 13.Ste-Croix, Loth.“ 29 10 a m.et 2.p.m.1 4.S.Anne de Beaup.“ 30 2 p.m.et 7 p.m.15.St Laurent, Mon.fev.1 10 a.m.et 2.p.m, 16.St-RaymonJ, “ 2 “ “ 17.Ancienne Lorette, “ 3 2 p.m.et 7 p.ni 18.St-Casimir, “ 4 “ “ 19.Ste-Generiève, “ 5 “ “ 20.St-Grégoire, “ 6 “ “ SUJETS.J.TI.Grisdale, agronome à la Ferme Expérimentale d'Ottawa.Culture du sol.Le pire à bacon.Production de la viande do boeuf.Choix, soin et alimentation des vaches laitières.Les aliments et leur valeur.Exploitation de la ferme.Rotation des récoltes.C.-E.Mortureux, du département d’Agriculture d’Ottawa.Maintien do la fertilité du sol.Culture du trèfle Diminution du prix de revient du lait.Soins du lait pour la fabrication du beurre et du fromage.Amélioration du troupeau.Production du bacon Sélection des semences.Silos et ensilage.Ce que fait le département d'Agriculture pour la ferme expérimentale J.Coté.Commerce actuel des graines de semences et comment l'améliorer.Production et sélection de graines de semences.(Association Macdonald Robertson) Avantage de suivre une bonne rotation sur une ferme.jos.leclairTa BaRûue des Marchands Carrossier — SAINT-JEROME, P.Q.— Tient toujours un bon assortiment de Voilures d’hiver et d’été.Toutes commandes exécutées sans délai, ainsi que toutes réparations.Prix très modérés.La Caisse d’Economie des Cantons du Nord Saint-J” érome Fait toutes aortes de transactions d’argent Escompte les billets de commerce et les Billets d’encan Fait toutes espèces de collections Traites émises sur toutes les parties de l’Amérique Traites des pays étrangers encaissées au taux le plus bas.Intérêts alloués sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, Gérant DU CANADA CAPITAL.VERSE $6,000,000 (Six millions de piastres) PONDS de RESERVE $2.900.000 Deux millions neuf cent mille piastres.Bureau principal, Montreal Bureau de Direction II.MONTAGU ALLAN, Président (de IL II A.Allan) JONATHAN HOGDSON, Vice-président (de Ilogdson Summer A Co.) BRICE-J.ALLAN, (de II.A A.Allan) J.P.DAWES, (de Dawes A Co.) Hon.Robt.MACKAY, fde Mackay Bros.) Thos.LONG, de Collingwood, Ont.C.R.HOSMER, (Directeur du C.P.R.) C.F.SMITH, (de Jas.McCready A Co.) HUGH A.ALLAN, (de H A A.Allan) Cbs.M.HAYS (Gérant du G.’1’.R.) T H Old.FYSHE .Gérant général.E.F.HEBÜEN, Su/rinL des succursales.LA BANQUE DES MARCHANDS alloue un intérêt au meilleur taux courant sur les dépôts d’épargne et reçus de dépôts Augmende l’intérêt deux fois par année.Transige les afiaire» de banque en généial.R.-H.ARKELL.Gérant.J.“B.GOUGEON EPICERIE DE PREMIER ORDRE GROS ET DETAIL Stock très complet et de premier choix de Articles d’épicerie, Grains, Foin, Ferronnerie-Poêles, Chaudrons, Fite*, Etc.Huiles à machines.Peinture, Vaisselle, Bois de chauffage.C5P Prix défiant toute compétition.36 et 41, rue Saint-Georges, Tel.64.SAINT-J EROME A VENDRE Un des plus beaux -sites do St.Jérôme sur la Rivière du Nord, éloigné du bruit et, cependant, près du marché.Terre à jardinage, bon bois, importante sucrerie.S’adresser au bureau de L’Avenir du Nord.Le Petit Livre d’or du Cultivateur et du Colon Traitant- les maladies du Cheval, de la Vache, du Mouton, du Porc, des Volailles et du Chien.Prix, 50 cts.Nous n’acceptons pas d’estampilles.La Pharmacie Vétérinaire du Dr.Grignon, à Sainte-Adèle, Co.Terrebonne.REGIS GUENETTE MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures Bois de charpente, Bois préparé.Tournage, etc.Toutes commandes exécutées promptement et avec le plus grand soin.Prix modérés.REGIS GUENETTE ancien moulin de M.Forget, SAINT-JEROME CANADIAN PACIFIC Des billets d’aller ot retour seiont vendus entre toutes les gares, Port Arthur, Ont, Sault Sainte-Marie, Midi , et Detroit, Midi., et l’est pour les excursions des fêtes de Noel ET DU Nouvel An au prix d’un voyage simple de 1ère classe, du 24 et du 25 décembre 1903, bons pour revenir jusqu’au 28 décembre 1903 ; et du 31 décem bre 1903 et 1er janvier 1904, bons pour revenir jusqu'au 4 janvier 1904.Aussi uu prix d’un passage simple de 1ère classe plus un tiers, des 23, 24, 25 et 30, 31 Déc.1903 et 1er janvier 1904, pour revenir jusqu’au 5 janvier 1904 Taux spéciaux pour les stations dans les provinces maritimes.Pour billets et informations, s’adresser aux agents de la compagnie.I ' ‘ Saint-Jerome Geo.Lepage PROPRIETAIRE Tout ouvrage fait à la main.Aucune machine ni ingrédients chimiques ne sont employés.RIDEAUX EN DENTELLE, une spécialité.PRIX MODERES Geo.Lepage En face du marché, SAINT J EROME, P.Q.flagasin de Heubles On peut se procurer des Meubles de tous les genres au magasin de JÊrnmm.__J.B.Brazeau Ameublements de Chambres, de Salons.Bibliothèques, Tables, 'Chaises, etc.Avis à ceux qui veulent se procurer de bons et jolis meubles.Pompes Funèbres .SULTANA AUTREFOIS pour nettoyer us potle il fallait de la mine *èche avec sa poussière et «-« ftulcté.Aujourd’hui avtc la miue Sultana, prenez un linge »rc et frottez avec un p* u de mine, vou» aurez un lustre argenté magnifique et vou* ne vuuh salirez pis les mains.Demandez notre prospectus “ Une manière et une autre.*’ SULTANA flANTG CO.Montré**.ENGRAIS Noucuvohh tJe la moulé© pour l'engrais des lUcn n’est meilleur pour « agratnaa-r IlfHir» FCEP.ES i fIF., 01 Fl Pnimi-I.ÎOT, l.ilrôL RORCS l'e«Mti.n*>us ferons de* prix miisfalMinU.M.Brazeau se charge de la décoration des chambres mortuaires.Deux corbillards.Cercueils de toutes sortes.J.-B BRAZEAU, 49 et 51, rue Label le, Saint-Jérôme, P.(J, A vendre Orgue Eolien Monette & Yezina jvia-pufactuj-i«rs » Eptyeprepeurs Gopstfucteurs Bois de charpente de toutes dimensions.Bois préparé, Jalousies, Portes, Chassis, Moulures, etc.Grand assortiment de Meubles de toutes les qualités et de tous les prix.Toutes commandes envoyées au magasin ou à la manufacture seront exécutées immédiatement à des prix très bas Magagin : Coin des rues Saint-Georges et Sainte-Julie.LE JOURNAL, Journal quotidien La rédaction littéraire du Journal est la plus brillante îles journaux -le Paris.Supplément hebdomadaire gratuit pour les abonnés: Lk journal pour tous.Abonnement: Six mois, $».00; un an, $7.00.IU0, rue de Richelieu, Paris (France).Jos.Gofbcil Agent d'assurances —o SAINT-JEROME, P.Q.o— FEU : AVOINES, SONS, POIS, VENTES KUR CONSIGN A T1 ON S RMni**» promptes ^ ! 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