L'Avenir du Nord, 25 février 1904, jeudi 25 février 1904
¦ Huitième Année — No S.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 25 Février 1904 ORGANE LIBERAL du DISTRICT DtTERREBONNE.$ ÇHE.IV > ER., fe LX MOT DI L'AVENIR EST OAKS LE PEUPLE Mt«I XDM» VTS ROHJ PBOJPà RLB Hi IILJ Ou SI L^UAEJfT ___ *irx4 AbopTieroepts i Un an.Six mois $1.00 0.50 M Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SATNT-J K ROM K ( T K H R K BON N E) § Annopoes 1 Le pouce : Un mois.$1.00 " Un an.$3.00 Trop de protection Pas assez de logique Voyons un peu quelle est la logique des protectionnistes a outrance.La Patrie et ses adeptes nous crient dans les oreilles: Ali ! quelle horreur! d’octobre 15102 à octobre 15)00 le gouvernement a prélevé S3!),000,000 par les droits de douane ! Et aussitôt après cette plainte ils clament que ces droits ne sont pas suffisamment élevés, qu’il faut les augmenter sous peine de voir notre pays tomber dans la ruine et dans la désolation.Voyons, citoyens canadiens, à quelque parti que vous apparteniez, dites-nous si cette attitude est raisonnable.Et pourtant c’est bien celle de M.Tarte et du parti conservateur à l’heure qu’il est.D’un côté ils font un crime au gouvernement de prélever de si fortes sommes par les droits douaniers : d’un autre côté ils font encore un crime au gouvernement de ne pas hausser davantage ces droits qu’ils viennent de trouver exorbitants.Comprenez cela.C’est tout comme les protectionnistes qui à la manière de Tarte demandent que le Canada s’entoure d’une muraille de Chine et qui, en même temps, favorisent les plans de Chamberlain.Us semblent oublier, tout d’un coup, que le zolverein rê'’é par le monocle impérialiste ouvrira toute grandes nos portes à la concurrence britannique.Eu ce qui regarde nos droits douaniers, les protectionnistes à outrance, désireux (te sortir de la position fausse où les place leur raisonnement, nous disent : ii En élevant le tarif, comme nous le demandons, nous cesserons d’acheter de l’étranger et par conséquent loin de s’accroître, la somme prélevée par les douanes, ÜIuiIlluvi u ulo*aa vnt.¦- Quel mirage trompeur! Ne perdons pas de vue, s’il vous plaît, que notre politique fiscale actuelle contient une forte dose de protection.Le raisonnement des protectionnistes exagérés ne vaut absolument rien, en face de notre situation présente.Il aurait un peu plus de valeur si notre tarif ne protégeait nullement nos industries nationales.Mais tel n’est pas le cas puisque notre tarif est basé sur un principe de protection mitigé mais bien défini ; notre tarif protecteur est de 24 .Pour que les partisans de la protection à outrance eussent raison, il faudrait admettre que les droits douaniers très élevés auraient pour résultat de mettre notre pays dans la possibilité de tout produire, de tout manufacturer à des prix aussi bas et d’une manière aussi parfaite que partout ailleurs.Cette prétention est insensée.Chaque pays a ses spécialités dans l’industrie et dans la production naturelle.Chaque nation est obligée de s’approvisionner de certains produits à l’étranger.Le Créateur a répandu abondamment mais différemment par le inonde les ressources merveilleuse du sol, les beautés comme les fécondités et les richesses Tous les peuples sont solidaires les uns des autres, non seulement au point de vue commercial mais aussi au point de vue des échanges nécessaires au bien-être et au bonheur de tous.J>es méthodes protectionnistes ne détruiront jamais ces principes d’éternelle vérité.Entourons-nous, si nous le voulons, d’un fossé profond que les produits étrangers ne pourront franchir.C’est nous, le peuple, qui en souffrirons.C’est évident.Même les manufacturiers l’admettent, Nous sommes heureux de pouvoir citer ici leur organe, The Manufacturer, publié à Toronto.Dans sa livraison du 5 février nous lisons : “ Nous pouvons dire aussi que l’elen-“ duc énorme des besoins du Canada est " telle qu’il est virtuellement impossible " pour les manufacturiers canadiens de.“ pourvoir à tous et que ee qui nous rnan-“ que doit nous cire fourni par les autres “ pays.“ Ce n'est pas diminuer le Canada que “ de dire que ses manufacturiers sont in-“ capables de répondre à tous scs besoins, “ et c’est pourquoi ce dont le pays a besoin “ et ce que nos manufacturiers ne peu" vent pas produire doit de toute necessi-“ té être, acheté à l'étranger.” C’est bien ce que nous disions tout à l’heure.Cette vérité est tellement évidente que même les manufacturiers, qui auraient intérêt à ce qu’elle n existe pas, sont forcés de l’admettre.Que les partisans de la protection à outrance viennent, après cela, réclamer à grands cris le relèvement du tarif etseplain-dre, en même temps, de la somme atteinte par nos droits douaniers actuels, c est absurde._ Us ne voient donc pas que ce qu ils de- mandent ne ferait qu’agraver ce qu’ils critiquent.Ils s’imaginent donc que le peuple canadien, heureux de la prospérité générale dont jouit notre pays, depuis quelques années, est désireux de tomber dans les ennuis et les misères, dans tous ces maux, qui dans le moment actuel, comme dit AI.Monk, “ portent les Américains eux-mêmes “ vers la révision de leur tarif, parce qu’ils “ veulent mettre tin au régime de certains “ trusts et monopoles menaçant sérieuse-“ ment le bien-être de la République.” Jei\ Un parti déprimé Tel est le parti conservateur depuis qu’il est tombé entre les mains d’hommes sans convictions, depuis qu'il a confié ses destinés à un transfuge polique, depuis, disons-'e enfin, qu’il a reçu de nouveau dans son sein M.Israel Tarte L’abandon que M.Monk vient (1e faire de la direction du parti conservateur dans notre province est un fait très significatif.Conservateurs et libéraux ont le devoir de rechercher les causes de cette importante décision prise par AI.Monk.Nous les trouvons dans la lettre suivante adressée à M.Borden par le chef démissson-uaire : Alontréal, 17 janvier, 15)04.“ AI.L.It.Borden, C.U„ M.P., Hôtel Windsor, Montréal.“ Mon chei AI.Borden, “ La nouvelle qu’une autre session du Bar- I lenient doit avoir lieu et que les élections gé- | nérales sont remises indéfiniment, me permet j de mettre à exécution une résolution à laquelle je me suis arrêté, il y a déjà qelque temps, mais dont j’ai différé la réalisation, parce que je croyais, comme beaucoup d’autres, que la campagne électorale allait commencer tout de suite.“ Depuis 1900, je me suis efforcé, dans la mesure du possible, de remplir mes devoirs comme chef de notre parti, dans cette province, et je n ai qu a me louer vie il, courtoisie et de la considération dont j’ai été l’objet de la part du peuple de la piovince de Québec, mais il // a, dans noire parti ici, des éléments Iî< ) pour les .ir- iez pas s, n’attendez pas qu’il soit trop grand remède pour les hommes tavd.commoner/ LES IM LULHlfcj Les Pilules .Moro ont à leur actif un grand nombre de guérisons et leurs sucres deviennent de plus en plus importants.Ci-après encore un spécimen des nombreuses lettres que nous recevons: l’.ATiscAN, G Juillet 1903.Messieurs, Pans le mois de janvier 1903, j’ai commencé à prendre les Pilules Moro et je suis simplement stupéfait, des résultats obtenus eu si peu de temps.Je lue Ironie gueli et je puis dire que les I dales Mi.ro sont tout à fuit merveilleuses.Je ne suis J fuit î»ion, les d- prendre lus Pilules Moro j’ai souffert i prendre les Je me trouve .lus constipé, j’ai rec livré me jnt forces, ma digestion briili-inuuts d'estomac, les maux de tète m'ont laisse et je me porto on u • Moi-o j’ai sou licit pendant trois ans.Je vous autorise à pub les journaux et à croire à ma reconnaissance.jicut mi lier cette :u.\.Avant lettre dans RICHARD LACOUIïSIËIîF, Batiscan, Que.if RfMSDt O'IESIT IIS MAUCeES rs.IGCUfl.ec S lUMÜsT HOMMES >t six boîtes cliand ne enverrons Adressez MEDITA I Cat hei’inc, ['LES MORO vendent ÜOc ia >onr SlLüii.Si n es tient pas lions sur réception < lettres MORO.Montréal v< )S u >oiir les boîte ou Ire inur-vous les il prix.COMPAGNIE 1721.rue Ste- elte le doit au manque de grandeur et de trudi tien de ses représentants ; et à la perte de ses deux aunes principales : le talent, la richesse, qui tous deux s’acquièrent et se conservent par le travail.Voilà où en est arrivé M.Lavedan, où l’a conduit sa minutieuse et habile réflexion.Et après avoir constaté un tel état de choses, il lui sembla logique de mettre dans la bouche du prince d’Aurec, cette boutade qui peut conclu re : n Les descendants ! on nous a bien nommés.Pendant que les autres montent, nous dégringolons ! .Paul Dkstukk.Bave et Venin la mère a l’assurance ne contient ni opuits, toinac et des intestins et certaine que la médecine ni drogues dangereuses.Mme Louis Keville, Gaiva», Ont., dit: .Mon bébé souffrait de coliques, pleurait beaucoup et était tout à fait sans sommeil.Apiès lui avoir donné des Tablettes Baby’s Own, le trouble disparut et en lui donnant ainsi une tablette de temps en temps, il a toujours été bien portant et il est maintenant un enfant fo"t et vigoureux.Aucune mère de famille ne devrait rester sans tablettes dans sa maison.Vous pouvez obtenir des Tablettes Baby's Own chez tout marchand de remèdes ou en écrivant à Dr Williams Medicine Co, Brock -ville, Ont.Vous recevrez les Tablettes par la poste, à 25 et.s.la boîte.I .n .Yat ion a bavé la semaine dernière.Depuis quelques semaines elle avait pourtant fait des effoits pour éviter les trivialités et les sottes injures qui ont déshonoré sa réputation dans les milieux respectables.II parait que M.Henri Rolland n'a pas le droit d’être libéral parce qu’un jour ii a différé tiotis municipales ! Est-ce assez bête ! La Nation injurie M.Henri Rolland et es saie de le tourner en ridicule parce qu’il a pris une part active dans l’organisation du banquet offert par les libéraux à M.Jean Prévost.Ce dernier, dit la petite feuille, “ a déjà tenté de “ discréditer et iThumitier M.S./.1Î.Rolland.“ Si M.Henri Rolland, l'a oublié c'est qu'il “ n'est pas rancunier.” Pas plus rancunier que M Holland lui-même qui a dit que si le banquet en question n’avait pas eu un cachet politique il aurait été un des premiers à s’y rendre.M.J.B.Rolland est conservateur, c'est son droit ; Al.Henri Rolland est libéral, c’est aussi son droit.Que la Damnation'no se laisse donc pas aveugler par le fanatisme au point de dire des sottises qui, comme aujourd’hui, lui retombent sur le nez.Mais la bave de la iYation est abondante.Elle a tenté d’en souiller bien d’autres que M.Henri Rolland.Ainsi, que MM.Eusèbe Gibault, Edouard Gibault, Alphonse Gibault, Charles Godiller, Jos.Boisseau, McGoun, Tricbel, Maddem, .Michaud, Desros f rs, Wm.Scott et J.-B Desca ries, se le tiennent pour dit: dorénavant, avant d’assister à un.banquet, its devront aller en demander la permission au Dr Vanier, ou à M.Bruno Nantel, ou à M.Gédéou Rochon, ou à M.Théodore Grignon.Avez-vous déjà vu une inconvenance pareille 1 Comment ! tous le:; citoyens que nous venons de nommer ont pris l’effroyable liberté d’assister au banquet de M.Jeau Prévost sans 'autorisation du staff de la Nation .' Mais où allons-nous, grands dieux ! peu bien.Et iî a épuisé aussi la richesse de son sang: il a négligé de lui infuser île temps en temps un élément de vie et de santé.Il a tiré «a vie successive de germes identiques, fie plus en plus appauvris : poui ne pas foi faire à un honneur factice, il a mêlé son sang épuisé à un sang aussi faible, aussi mort que le sien.Et il s'est détruit lui-même pour avoir trop voulu ne conserver.Aujourd’hui d’autres cerveaux mieux doués que lui régnent sur le monde moral: d’autres fortunes, faites des débris de la sienne, agitent et conduisent le monde matériel.En vérité il est déplorable de constater coin me l'on est incorrigible à la -Yation.les coups de fouet de la justice n’ont pas réussi à dompter les instincts grossiers do ses rédacteurs.C'est à désespérer.Dans l’article injurieux fie la semaine dernière il n’y a pas que de la bave il y a du venin, j C’est-à dire que non seulement les rédacteurs de la .Yation sont des maroufles mais aussi de» sournois.Ils dégorgent la lutine en même temps que l’injure.Quand donc comprendront-ils que le journal ne doit pas être mis au service du fanatisme, des rancunes personnelles, des jalousies étroites et des écrivains sans retenue.Que la .Yation discute, qu’elle défende sans trop «Mrnisonner la politique de son parti municipal ou autre ; mais, de giâoe, que ses rédacteurs nettoient une bonne fois leur plume et la gardent propre.Fürkteüb.Voici jusqu’où nous conduit la pièce de M.Lavedan, si nous allons au fond de ses plaisanteries et si nous cherchons le sons caché de ses lions mots.On ie voit, ces considérations sont absolument sérieuses malgré le ton léger sous lequel elles sont présentées Il va sans diie que je no prends ici qu’un côté do la pièce et qu’on pourrait prolongea cette étude.Je n’ai pas cherché à justifier les curieuses observations fie l'auteur : je n’ai fait que démêler, sous le fouillis du style, quelques traits essentiels que j’énoncerai sententieu.se-nient : Si la noblesse déchoit graduellement, Elles erçdorment le bébé Si le bébé est agité ou n’a pas sommeil, ne lui donnez pas de remèdes calmants pour rendormir.Ces médecines contiennent toujours des opints et vous ne faites que droguer le petit dans une insensibilité temporaire, — de fait vous exposez sa vie.L’agitation et l'insomnie sont ordinairement le résultat de quelque dérangement de l’estomac ou fies intestins et s'il est enlevé l'enfant dormira naturellement et se réveillera frais et bien portant.Les Tablettes Baby’s Own guérissent tous les troubles de l’es- AFFAIRES MUNICIPALES FAUSSE ECOXOMIE Al.Bruno Nantel est un maire autocrate qui jette au souverain absolu.J ugez-en, A Saint-Jérôme, 'coinnie partout ailleurs dans notre province, il existe des cas de picotte.Il est dans l’intérêt général de bien les surveiller afin d’empêcher ces cas isolés de devenir une épidémie.Rappelons-nous Tattreu.se année 1885 où la petite vérole a t’ait tant de victimes au Canada.D’ailleurs la loi est claire et sévère sous ce rapport.Notre bureau d'hygiène Ta toujours suivie d’après les ordres formels du conseil.Grâce à cette soumission à la loi, nous avons réussi à enrayer le fléau et nous nous sommes mis a l’abri des fortes amendes encourues par les municipalités qui enfreignent leur devoir sur ce point.Or, depuis quelques semaines, notre maire M.Nantel, sans eii parler au conseil, de son propre chef, en autocrate potentat, a empêché le Dr Eugène Fournier, médecin de notre bureau d’hygiène, de remplir ses devoirs.Jusqu’à présent, le bon sens, la loi et les ordres du conseil voulaient (pic Ton placardât les maison où se trouve un cas de picotte et (pie Ton interceptât toute communication avec le dehors.On surveillait la maison et on procurait à la famille les vivres nécessaires.Le conseil se faisait ensuite rembourser par ladite famille les frais encourus.M.Nantel, lui, sautant pardessus la loi, le bon sens et les volontés du conseil, ordonna au médecin du bureau de santé, de placarder seulement et de laisser faire.C’était donner libre cours à l’épidémie et se moquer dy la loi.Car placarder n’est d'aucune utilité si Ton ne fait pas cesser toute relation entre la famille contaminée et le reste de la population.Le Dr Eugène Fournier, comme c'était son devoir, a fait un rapport en conséquence au bureau d’hygiène provincial.M le Dr Bonnier, inspecteur, est venu se renseigner sur place.M.de Martigny fut chargé d’interpréter la loi (attendons-nous à payer la note).Cependant M.Nantel a dû céder Mais voici.Dorénavant, grâce à M.| Nantel, les malades atteints de la petite vérole seront transportés dans une maison que Ton va louer à cet effet.Quel système économique M.Nantel a1 trouvé là ! Combien nous coûteront le loyer, l'ameublement, le eliuuttage, l’entretien de cette maison, le personnel, le gardien, etc., etc.?De plus, comme il sera consolant pour une famille de voir un de ses membres enlevé du foyer et transporté dans cet liôpi-tal de picottés ! En vérité, M Nantel, après toutes scs mesures d’autocrate, ses empiètements sur un terrain qui n'est pas le sien, en est arrivé à adopter un système plus coûteux et moins satisfaisant, à tous les points de vue, que celui suivi dans le passé.le maire Nantel, n’ont fait la plus petite proposition concernant cette affaire.Tan dernier.Ils viennent d’essayer, mais l’insuccès est complet.Ne trouvant pas, sans doute, dans sa brillante majorité d'hommes assez compétents pour régler Tafl’aire, M.Nantel tit désigner MM.J.-B.Rolland et S.-G.Lavio-lette pour se rendre auprès (les actionnaires de la Boston Rubber Co., à Montréal.Ces deux personnages, investis de cette grande mission par mossieu le maire, n’ont pas été reçus par les directeurs de la Boston Rubber Co., faute de les avoir prévenus.Ce qu’il est heureux et habile dans ses démarches diplomatiques, notre conseil ! M.Robert Mackiiv et les autres actionnaires de la compagnie ont dû trouver étrange, sans doute, que la ville leur dépêchât deux citoyens ne faisant pas partie de son conseil pour régler un différend qui existe entre la compagnie et le conseil.Le maire omnipotent et ses obéissants BfrvhrUT^ mmilctM' l’orïtr-rrriv*.™ d., xOi.U.n.i.des pourparlers commencés à la fin de Tannée dernière par l’ancien conseil.Une délégation composée de trois éche-vins avait été formée pour se ménager une entrevue avec les directeurs de la Boston Rubber Co.C’était une méthode plus rationnelle et plus dans Tordre.-—o— La contestation de l’élection de M.Samuel Eilion ébranle fortement la puissance éphémère de la faction Nantel.Aussi se hâte-t-ello d’exécuter tous ses mauvais plans.On parle de destitutions, etc.11 faut bien que le dossier de M.Nantel s’augmente de quelques injustices.C’est inévitable.Le Franc De bons résultats de Découlent toujours Pilules du I)r \\ dliams u- sau’c des Roses Elles nechoucnt jamais quand an s'en scrt contre les tnulmlies du sain] > t des nerfs —o— UN ECHEC M.Bruno Nantel et ses partisans ont amèrement reproché à nos amis de ne pas avoir réglé la difficulté de la manufacture de caoutchouc.Cependant les échevins Bélanger, Lattamme et Matte, pas plus que La réputation dont jouissent les Pilules Roses du Dr Williams, non seulement au Canada, mais dans tout l'univers, ne saurait être égalée par aucun autre remède.11 n’y a pas au monde de remède aussi répandu que les Pilules Roses du Dr Williams et cet usage universel n’est dû qu’à la valeur du remède.Ces Pilules ne sont pas un purgatif ordinaire, c'est un reconstituant scientifique et un restaurateur dos nerfs.Chaque dose contribue à la création d’un sang nouveau, riche, rouge, et ce sang atteint la source de la maladie et la chasse de l’organisme.C'est là tout le secret de ce remarquable remède.Des milliers et des milliers certifient de la valeur de ces Pilules, entre autres Mme Robert Gibbs, Petit Lameque, N.B., qui dit: — Je désire vous remercier (les bons résultats que j’ai obtenus par l’usage des Pilules Roses du Dr Williams.Je souffrais du mal de reins et les douleurs dorsales étaient parfois difficiles à supporter.Je pris en tout six boîtes de d’ilu-Ies et le mal a complètement disparu Je conseille fortement aux autres malades de prendre vos pilules sans retard.D’s Pilules Roses du Dr ilüams guérissent toutes les maladies du sang et des nerfs, telles que rhumatisme, névralgie, anémie .paralysie partielle, indigestion, palpitations du cœur et nombre d’autres En vente chez tous les marchands do remèdes, ou par la Dr Williams Medicine Co, Brockville, Ont., à 50 cts la boîte, ou six boîtes pour $2 ôO LA TOUX.La plus tenace est, apaisée rapidement avec quelques doses de Baume Rhumal.L’action do ses principes sédatifs et balsami que» modifie les sé rétions irritantes des bronches ; le calme qu’il procure est réellement réparateur. L’AVENIR DD NORD, 23 FEVRIER 1904 ¦ & / ^)CA U S E RI E ^ Le Purisme C’est Albalat, je, crois, un professeur de style tout à fait éclairé et calé en son métier, qui s'est écrié : » Une incorrection vaut mieux qu’une répétition ! >¦ tant ce défaut lui parait choquant.Et en effet, il l’est au suprême, parfois.Cependant, malgré l'autorité d’Albalat et de ses idoles Flaubert et Chateaubriand, il est visible que maints bons auteurs se rient de ces minuties littéraire*.Je ne sais si le défaut choque en grec et en latin — je nu possède pas assez bteti le génie de ces langues pour vous le dire — mais je vous assure qu’elies en abondent.Ouvre/.Cicéron, par exemple ; et constatez ! Peut-être sont-ce toutes des répétitions à effet ; alors n'eu parlons point.Mais, voyez donc, en français, cette page de Bossuet.C’est un fragment de son chef-d’œuvre, l’Oraison du Prince de Confit1' : ,i Ces dons sont admirables : qui ne le voit j as ?Mais pour confondre l’esprit humain, qui s’enorgueillit de tels dons.Dieu ne craint point d’en faire ( 1 ) par à ses ennemis.Saint Augustin considère parmi les patens tant de sages, tant de conquéiants, tant de graves législateurs, tant d’excellents citoyens, un Socrate, un Marc Auiile, un Scipiott, un César, un Alexandre, tous privés de la connaissance de Dieu, et ex dus de son royaume éternel.N’est ce donc pas Dieu qui les a fuite (2) ?Mais quel autre les pouvait faire (3), si ce n’est Celui qui a fait (4) tout, dans le ciel et dans la terre?Mais pourquoi les a t-ils faite (5) ?et quels étaient les desseins particuliers de cette sagesse profonde, qui jamais ne fait (ti) rien en vain ?Ecoutez la réponse de saint Augustin : u II les a faite (7), nous dit il, pour orner le siècle présent : al or-dinem stfculi jtrtreontie urtiaret.Il a Jait (S) dans les grands hommes ces rares qualités, comme il a fait (9) le soleil.Qui n’admire ce bel astre?qui n’est ravi de l’éclat de son midi, et de la superbe parure de son lever et do son coucher?Mais puisque Dieu le fait (10) luire sur les bons et sur les mauvais, ce n’est pas un si bel objet qui nous rend heureux : Dieu l’a fait (11 ) pour embellir et pour éclairer ce grand théâtre du monde.De même, quand il a fait (1 2) dans ses ennemis aussi bien que dans ses serviteurs, ces belles lumières d’esprit, ces rayons de son intelligence, ces images île sa bonté: ce n’est pas pour les rendre heureux qu’il leur a fa it (13) ces riches présents ; c’est une décoration de l’univers, c'est un ornement du siècle présent.Et voyez la malheureuse destinée de ces hommes et qu'il a choisis pou: être les ornements do leur siècle.Qu’ont-il» voulu, ces hommes rares, sinon des louanges et la gloire que les hommes donnent ?Peut-être que, pour les confondre.Dieu refusera cette gloire à leurs vains désirs ?Non il les -confond mieux en la leur donnant, et même •au-delà do leur attente.Cet Alexandre qui ne voulait que faire (14) du bruit dans le monde, v en a fait (15) plus qu’il n’aurait osé espé- rer .M ( 'a crève les yeux.Ci* n’est pas à effet et ça choque.Comment expliquer cette faute de goût chez un génie comme Bossuet ?Je crois qu en littérature comme en toutes choses, du reste, il faut éviter l'extrême.Jn medio état virtue De même que le scrupule religieux est un qUH.NI lllnl, Ici pm l.'lllri l'vn-lt «•Ui .ll • Il lîtl/rr.**.*-* au même titre ; et on pourrait, alors, l’appeler le scrupule littéraire, ia- procédé du purisme choque lui aussi, cl’n ne autre manière, il est vrai.Mais il choque car cela ee.nl l'Imite.Et, bonne ou non, cette huile déplaît.Voyez donc plutôt comme Victor Hugo, par exemple, pour n’avoir pas gravi péniblement au sommet de la gloire à la manié re du bieuf qui tire avec lenteur un lourd cha riot, pour n’iivoir pas pué l’huile le long «le sa carrière, est bien plus magnifique dans ses en volées d’aigle ! Qu’importe que le vol de ces génies soit lé gèrement tortué de répétitions, si c’est un vol d’aigle, si cela ne ressemble point au vil rampe ment ! Henri Ghicnon.Sainte-Agathe des (Monts, 14 février 1901.C’EST PROUVÉ Ea santé pour les malades désespérés atteints de rhumes persistonts est obtenue par l’emploi du Baume R h u ma! dont l'efficacité est prouvée par des milliers de guérisons radicales.En vente chez tous les pharmaciens.Instruisons - pus ! Un petit point d'orgueil national et un gros point d’intérêt personnel Oui, instruisons-nous, surtout et à plus forte raison quand cela ne coûte rien ; quand, loin de pa3*er, de débourser de l’argent, on nous paie pour nous instruire.Quel est celui d’entre vous, chers compatrio tes, qui refuserait de donner un dollar si, en retour de cette minime somme, on lui en remettait deux, cinq ou dix ?Combien parmi vous ignorent qu’il existe dans notre province une Société Pomologique et Fruitière ?Le nombre en est incalculable.Quand on songe que les quatre-cinquièmes des membres de cette société se recrutent j ar-mi les Anglais de cette province, n ai je pas raison de déplorer l’apathie des nôtres ?Kst-ce que nos canadiennes françaises cèdent le pas a leurs congénères d’origine* anglo-saxonne sous le rapport des connaissances et du goût dans la culture ties Heurs et.des petits fruits 1 Nos appartements d’hiver embaumés par le parfum des fleurs, nos jardins couverts de petits fruits, et nos parterres nui excitent l’envie des passants, répondent éloquemment à cette question.Nos cultivateurs ne prennent-ils pas intérêt à la culture des arbres fruitiers ?Mais il suffit d’ouvrir les yeux pour se convaincre du contraire.Ei plantation des arbres fruitiers dans notre province, qui a centuplé depuis ;> ans, enlève tout doute sous ce rapport.Alors comment expliquer qu il si®p«*u de membres canadiens français*dan^cette belle société 1 Est-ce parce qu’il faut payer une contribution annuelle d’un dollar1?Je suis loin de le croire puisque l’on compte (15,000 de nos cultivateurs qui souscrivent une ou deux piastres par année jKiur faire paitie de nos Cercles ou Sociétés agricoles.I) ailleurs, un dollar ne pèse pas aux doigts de nos compatriotes.Alors ou trouver l’explication de l’absence de» nôtres dans cette société ?Dans le st-ul fait que cette Société ne fait pas de tapage et.joue son lôle avec trop de retenue, trop de modestie.Savez-vous, lecteurs, quelle a été ma première impression quand, pour la première fois, je parcourus la liste des membres de cette société et q .ie je n’v vis que 5 nains canadiens français à côté de 100 noms anglais »— Mais, nom d’un tonnerre, me dis-je, voilà une affaire inagniti que, qui est inconnue do t«»ut le monde, à l’exception des Anglais qui s en sont emparés et qui veulent tenir la lumière sous le boisseau î Je me trompais grandement dans mes prévisions, car, à ma giande surprise, je reçus en français un excellent rapport des discussions et conférences faites à la convention annuelle de celle société.Depuis six ans, j’envoie régulièrement ma contribution annuelle et je reçois régulièrement les primes promises ainsi que le rapport annuel J’ai des arbres fruitiers, des rosiers, etc., dont je ne voudrais pas me défaire pour £20 et que j’ai eus pour rien Aurais-je alors raison de regret ter ma piastre ?Je considère comme les volumes les plus précieux de ma bibliothèque agricole les rapports de cette Société, pour la bonne raison que j’y trouve les renseignements les plus précieux concernant la culture des petits fruits des pommes, des poires, des Heurs, etc.Il n’y a pas de piix pour m’ôter ces volumes.Grâce à ces rapports annuels, nous avons constamment sous les yeux tout ce qui a été ilit et>discuté par les premiers horticulteurs de la province de Québec et même d’Ontario, vu que parfois des conférenciers étrangers y sont entendus.Si je mets tant d’ardeur à prôner les avantages de cette société, ce n’est pas par intérêt personnel, car cela ne me donne par un sou, je ne connais même pas le secrétaire actuel, M.H.W.Wood.Il n’y a que deux motifs qui me font agir ainsi : lo.L’orgueil national, car on a bien le droit de se sentir humilié quand on voit, dans une province française comme la nôtre, si peu de nos compatriotes faire paitie d’une russi Unie société que la Société Pomologique et Fruitière de la Province de Québec.2o.Votre intérêt personnel, car, il est.une chose certaine, c’est qu’un n’a qu’à y gagner eu acquérant le plus possible de connaissances.C’est hit*n beau décrier: Vive notre langue ! Vive notre religion ! Vivent nos mœurs ! Vivent nos lois et nos coutumes ! Mais cela ne suffit pas, il faut crier : " Vivent les connaissances agricoles ! •• et prendre le moyen de les acquérir.Notre province a fait* des progrès énormes dans la grande culture et l’industrie laitière, et sous ce rapport, nous n’avons rien à envier aux provinces sœurs ; mais sous le rap port de l’horticulture fruitière, nous sommes diablement en arrière d’Ontario.Si la Société d’industrie Laitière a été le grand levier qui a poussé noire Province, avec tant de succès dans la fabrication du beurre et «lu fromage, il en sera de même de la Société Pomologique dans la culture des fruits et ]’embellissement de nos résidences.Alors pourquoi hésiteriez-vous un instant à faire partie de cette société destinée à nous faire tant de bien ! Voici une circulaire que je viens d»* recevoir de M.II.-W.Wood, secrétai te, Saint-Jean, P.«««•*- «iii'un ' I* v.foc nd*wz/y\ ÜO\Jt FRANCO AMERICAINE.WW4WAV.o.T.PNmS r.rv-.cc BOSTON.u S LCS PILULLES ROUGES NE SONT QUE POUR LES FEMMES.Prière do voua rappolor quo lo nom entier do la (*ik Chimiquk Franco-Américaine est imprimé sur chaque boite de Pilules Bouges, et «fin «l’éprouver leurs bien faisants cfl'ots, il est nécessaire «l’acheter les véritables.Si votre marchand ne l«*s tient pas, nous vous les enverrons, toit au Canada ou aux Flats Unis, but réception du prix, 5U cls la boîte ou six hoitoe pour $2.50.Ci i; CI 11MI QU E FR A NCO- A M fi RI CAI N K 27*1, rue St-Denis.Montréal.Public Notice Notice i.s hereby given that application will be mail** to the Législature nf the Province of Quebec, at il« next session, to incorporate a joint-stock company, to he known as t he ’* Laval Fleetrie Company ” to carry on the business of producing light.heat and power, and selling tIk* same in ami about the Counties «»f L’Assomption, Terrolmnm* and Lival, with power to acquire and hold stock, bonds ami s« -ciirities of other companies, having like objects, to lease or purchase the property «»f such other companies, to issue stock, common or preferred, and mortgage bonds, to such extent as may In?necessary for t In* purposes of the undertaking, and generally for authority to do and perforin all acts necessary tor the foregoing purposes.Hugh Mackay, Solliciter for Applicants.Charlemagne.15th Feb.1901.Avis Public Avis est par les présentes donné qu’unt» demande sera faite à la Legislatiue «h* la Province «h* Qiiéh«*c, à sa prochaine session, pour incorporer une Compagnie à fonds social «pii aura nom “ Lt Compagnie Fleetrique«1
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