L'Avenir du Nord, 26 janvier 1905, jeudi 26 janvier 1905
Neuvième Année — No 4.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, .26 janvier 0 9 ORGANE LIBERAL du DIStRICT de BONNE Lt HVJT DI L’AVINin CST OAKS LE PEUPLE MÊMI »*xjS VtBROwj prospered les fiq» aoy l/luru«T -__- Ç&- f» CHENIER./LboppejneTits i Un an.$1.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-J EHOME (TERREBONNE) A 4 Appopoea• Le pouce : Un mois.SI.00 “ Un an.S3.00 «g_L.'V3£Li.v: 4 D«R IMPERIALISTE L’organisation d'une véritable marine canadienne semble porter ombrage à quelques compatriotes.Dans leur amour de la parfaite autonomie de leur pays comme dans la crainte de l’accaparement impérialiste britannique, ils redoutent les innovations aux allures martiales que l’on vêtit introduire dans le ministère de la Marine.Quoique attaché à notre liberté autant que tout autre, et quoique ennemi intransigeant de l’Impérialisme, nous ne sommes pas troublé par de telles inquiétudes et nous envisageons avec tranquillité l’important projet du ministère de l’honorable M.Préfontaiue.Un veut accroître le nombre de nos navires, rendre plus puissante notre force navale, organiser notre marine et pousser cette organisation dans toutes les ramifications qui s’y rattachent ; on veut, en un mot, créer une marine canadienne, marchande et militaire, n’est-ce pas là une œuvre nationale de nature a solidifier la base de notre autonomie et de notre indépendance ?Le Canada est une nation, a souvent dit Sir Wilfrid Laurier et, tous, nous voulons qu’iî en soit ainsi.Or, toute nation a et doit avoir l’appui d'une organisation militaire sur terre et sur mer pour résister aux courants contraires et aux tourbillonnantes ambitions qui agitent le monde.Il en a toujours été ainsi et l’avenir ne sera que l'écho du passé, sur ce point.Travailler à l’organisation de la défense de notre territoire et de notre commerce, ça n’est pas faite de l’impérialisme mais du nationalisme.D'autant plus que nous ne pouvons douter de la bonne foi du cabinet Laurier, de son but patriotique etde l’esprit sincèrement canadien qui le guide.Le moment est favorable pour rappeler ici la fière et digne attitude tenue par les ministres canadiens à la Conférence coloniale de Londres, en 1002.On n’a pas oublié dans quel esprit cette réunion des premiers ministres coloniaux de l’Empire avait été convoquée par M.Chamberlain, alors ministre des colonies.Le rusé diplomate voulait gontler les voiles de sa galère impérialiste et la lancer en pleine mer.Heureusement pour nous, Sir Wilfrid Laurier et ses collègues ont refusé net de s’aventurer sur cette galère dangereuse où aurait pu sombrer notre précieuse autonomie nationale cas de nécessité en dehors des limites de “ la colonie où ladite reserve aurait été “ créée ” Pendant que les représentants de In eo-1 nie du Cap et du Natal se montraient to it disposés à accepter cette politique proposée par M.Seddon, par le secrétaire de la Guerre et choyée par M.Chamberlain, ceux du Canada, dit le compte-rendu officiel de la Conférence, considéraient qu’il valait mieux s'efforcer de perfectionner l’instruction militaire de leurs troupes, de réorganiser le service et compléter l’équipement nécessaire à la mobilisation d’une armée de campagne, tout en conservant aux colonies le il roil dr determiner à l’occasion comment et jusqu'à quel degré elles prêteraient leur concours.C'était une habile tin de non-recevoir.Pour être mieux compris nos représentants ajoutaient que “ en organisant un corps d année particulier, destiné au service de l'empire, et pratiquement sous son contrôle, c’était, pour les colonies, se départir d'une prérogative dont elles jouissaient.” N était-ce pas là, nous le demandons, une énergique revendication de nos droits de colonie autonome ?Il y aurait ici beaucoup à dire, mais nous y reviendrons et nous passons immédiatement aux débats qui eurent lieu à propos de la défense navale.C’est ici surtout que Sir Wilfrid Laurier eut fort à faire pour ne pas pencher vers une contribution directe du Canada à la marine britannique.N’a-t-on pas vu à la Conférence de 1002 toutes les colonies anglaises, moins le Canada, accepter de contribuer aux frais de la défense navale de l’Empire.Voici la part de chacune : nation réellement indépendante.Or, que nous le voulions ou non, l'indépendance, l’autonomie, aujourd’hui commti autrefois, supposent et exigent l’appui et la sauvegarde non pas de ce que l’on nomme le militarisme, mais d’une organisation militaire sensée, sérieuse, mesurée, et une force navale qui protège notre commerce,» favorise son expansion et assure le respect géant.Administré par des hommes daf-de nos droits.fai res, versés dans tous les secrets du mé- En exécutant la vaste entreprise d’une1tier ! .ré fait son chemin à pas de entreprise marine canadienne, le gouvernement ne fait donc qu'ajouter à notre titre de nation une force de plus, tout en contribuant à protéger ici une possession britannique.Sans verser dans l'impérialisme nous nous trouvons par là, à développer notre puissance nationale sans cesser d'être loyaux à la Grande-Bretagne.Je P.La Colonie du Cap Australie Natal Terre-neuve Nouvelle Zélande Et le Canada ?— Quelle force de £ 50,000 par année 200,000 « 35.000 4,800 h 40.000 » Rien.caractère n’a-t-il pas xallu à Sir Wilfrid Laurier pour garder ses positions contre l'engouement impérialiste de toutes les colonies réunies et les sollicitations pressantes de Chamberlain et du premier Lord de l’Amirauté.Il faut voir comme ce dernier prit plaisir, pour ainsi dire, à accroître le malaise des représentants canadiens isolés dans leur digne abstention.Dans un discours plein de sous-entendus, il adressa force re- PÜSSI'E De graves évènements se déroulent en Russie, qui ont rélégué au second plan la guerre russo-japonaise.Depuis samedi, la guerre civile a apporté toutes ses horreurs dans la capitale de puisées dans 1 Avenir in Nord !) et l’empire moscovite : des Ilots de sang inondent les rues de Saint-Pétersbourg, s’il faut en croire les dépêches.Une grève, conséquence probable des revendications des Zemstvos, s’est déclarée, et les ouvriers ont demandé respectueusement à voir l’Empereur pour lui exposer leurs griefs.Leur pétition avait été présentée au Tsar par le ministre de l’Intérieur qui avait confiance de voir exaucée la requête du peuple.Mais le souverain, mal conseillé par son entourage hostile aux réformes, répondit à cette pétition en mobilisant ses troupes.50,0000 soldats campent dans la capitale.Les grévistes et les soldats sont venus en contact on plusieurs endroits de la ville ; ces rencontres ont vite dégénéré en massacres, et les victimes sont nombreuses.Il est à craindre que cette agitation s’étende à toute la Russie.Déjà Moscou est en effervescence depuis que la population a appris la nouvelle des massacres de dimanche.Un soulèvement à Moscou aurait des résultats beaucoup plus considérables qu’à Saint-Petersbuurg au point de vue industriel et politique.L’ancienne capitale a plus d’ouvriers et moins de troupes que Saint-Petersbourg, c’est le cœur du mou- II suffit, pour se convaincre de l’énergie merciements et compliments aux colonies déployée par nos ministres à cette occasion, de jeter un coup d’œil sur les documents officiels se rattachant à la Conférence coloniale de 1902.Les sujets principaux .qui devaient être et furent traités à cette réunion sont : les relations 'politiques et commerciales de l’empire et sa défense navale et militaire.Nous savons que Sir Wilfrid Laurier en ce qui regarde nos relations politiques, n’a pas voulu seulement entrevoir les changements possibles à notre situation présente.La Conférence ne fit qu’adopter la résolution bien peu compromettante, de tenir, au moins tous les quatre ans, des conférences coloniales du genre de celle de 1902.Quant ii nos relations commerciales les ministres canadiens ont, avec précaution mais aussi avec clarté, essayé de faire comprendre à l’Angleterre que le tarif de faveur a elle accordé par le Canada, méritait en retour des faveurs sur le marché anglais.En face du mauvais vouloir de Chamberlain, qui ne voulait pas admettre les Uenfaits dûs à notre réduction de droits,— combien il a changé d’opinion, depuis ! — les ministres canadiens laissèrent entendre qu’il serait peut-être possible d élever certains droits au bénéfice des marchandises anglaises, mais, déclarèrent-ils.si, après avoir lait tous scs efforts pour obtenir de V Ann! et erre une.modification du tarif, le qou reniement canadien constatait que le principe d'un tarif de préférence réciproque ne convient pas aux colonies ou à l'Angleterre, il se considérerait alors LIBRE I)’aI>OPTER LES .MESURES QU IL JOUERAIT OPPORTUNES.Ici comme tout à l’heure, Sir Wilfrid Laurier se tient sur le véritable terrain canadien et se garde bien de faire le moindre pas en avant vers cet impérialisme que Chamberlain faisait miroiter devant les veux des chefs politiques coloniaux.* Mais c’est surtout la question de défense navale et militaire qui met en lumière la courageuse attitude des ministres libéraux à la Conférence de Chamberlain.Voyons d'abord la défense militaire.On voulait faire adopter par la Conférence une résolution par laquelle chaque colonie se serait engagée à entretenir " une réscr- acccptant de contribuer directement à la défense de l’Empire.Il mit sous les yeux des membres de la Conférence un tableau de la contribution navale annuelle, par tête, dans les diverses colonies.Le Canada apparaissant toujours accompagné du mot m nil h.Ou cherchait évidemment à humilier les ministres canadiens Sir Wilfrid Laurier tint bon.Il fit face à l’orage et déclara sans broncher, que son gouvernement “ avait l'intention d’établir une force navale locale dans les eaux canadiennes, mais que ce gouvernement se vouait dans i im possibilité de faire une offre d'assistance analogue à celles îles autres colonies.” x De tout ce qui précède il ressort que le cabinet Laurier nous a donné la preuve de son énergie et île son patriotisme éclairé en refusant d’accorder les concessions tant désirées par les impérialistes de l’école de Chamberlain.11 ressort également que Sir Wilfrid Laurier, en travaillant à la création d’une marine canadienne ne fait qu'accomplir une promesse grâce à laquelle notre pays a pu éviter de tomber, commes les autres colonies, dans l'engrenage de la contribution directe à la défense navale de l’Empire.Remarquons bien, aussi, que notre défense militaire ne nous coûte, à l’heure qu'il est, que 40c par tête et que notre défense navale ne nous coûte rien.N'est-il pas temps de nous organiser autrement et mieux ?N’est-ce pas notre devoir d’agir de manière à nous rendre plus indépendants l C'est notre droit de fermer l’oreille aux désirs intéressés de l'impérialisme insatiable ; mais c’est aussi notre devoir de faire pour notre pays, pour nous-mêmes, les sacrifices nécessaires à notre progrès commercial et à la défense nationale.Au surplus, puisque nous ne voulons rien recevoir «le la Grande-Bretagne au point de vue de la protection navale, puisque nous voulons nous pincer dans une situation complètement indépendante vis-à-vis l'Angleterre sur le terrain militaire, il nous faut, à tout prix, si nous sommes lo- veinent libéral, toutes raisons renseignés, habiles à mettre en valeur le moindre évènement, jaloux de leur langpo, le Canada est devenu un organe de premier ordre, dont nous avons raison d’être tiers.Les traits distinctifs du journal sont ses Premiers-Montréal et ses nouvelles d'Europe.Ceux-là sont écrits avec verve, en français correct, sobre, clair, parfois élégant.et libres des grossièretés et des personnalités qui ont trop longtemps déparé nos journaux.Celles-ci sont traduites dans une langue Pour 3 2 50 A*.Compagnie* * medicale"* mo5o“ .*>v MONTRE AL • Ça no cl o._______;____ Fac-Sciiic exact d’une boîte de Pilule* Moro.Donnez-nous un homme brisé par les excès, la dissipation, un travail trop dur, les tracas, ou par toute autre cause qui ait sapé sa vitalité, avec les Pilules floro nous 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prudent de suivie s n traitement et de prendre les renié Vs qu'il m’ordonnait.M.idieureuv nr i.t «1 VOUS ETES AFFECTE DU CATARRHE Vous trouveriez un soulagement instantané et une guérison absolue dans le Catarrhozone qui tue le germe qui cause la maladie, guérit | la toux, empêche les écoulements do la gorge, j enlève la congestion et guérit proraptemenr'les mumhranes enflammées.Catarrozons guérit parfaitement les pires cas chroniques de (Tatar-I rhe, les bronches elle» maux de gorge, il est I délicieux, simple et d’usage certain.Catarrhozo-I ne est un traitement scientifique hautement en dossé par ies médecins et les droguistes et se vend partout pour un dollar.Petite dimension 25cts Par la malle N.C.Poison >V Cie., Kings ton, Ont.En vente à la- Pharmacie Gilbert, rue Saint-George» Saint-J érOme.]f.-, | I .-V t H i > * éxi • J • d>: j ci r is et lui • !s très e; H js.C’c n d 3 ii* sred .u a les.N .t.i •' s mon IV •i > » lu: ni’.q» *ort tit aucun s Mi- 1.¦••mc.it, bi en au cont :^ire.S r la recomma» itDtioti ci’Ut ; Soi* *.i-î me proem i d-s P Ué.-s R.»i s de ia Cie C '• .ni ;uc Frar» n.\m .i-C.111C.A lui grande sur, - Is*, c—r je dé-espéra's de 11e jamais rev— !r à la santé, après ér seul.-me t trois boîtes de c-.s Pilules, j ¦ rnî sentais déjà b.att-onp mi’ux.Unir autres boites Complétèrent définitivement ma guérison.V i là pour moi tn motif suffi-ant pour ne ]>I » vouloir d’aut-es renié les.Aussi j’ai toujours K s Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine chez rioi.C'est le grand —nié le univers 1 pour b-s femme» © est absolu-ru-it rernmmand.iblu dans te us les tas même les plus obstinés.Jedom e cette attestation tant piur achever ce convaincre celles qui pourraient encore douter de l’efficacité des Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine que pour remercier les infatigables propagateurs de cette précieuse préparation.’’ Madame Vve h".X.Lefebvre, 67 rue Laprairie, Pte St-Charles, Montréal.1905 Une belle revue canadienne Nous recommandons fortement à nos lecteurs une revue cniiHilienne-anglaise intitulée Resource* of British Forth A m erica.Cet te revue remarquablement intéressante nous fait connaître les précieuses ressources et les beauté.» incomparables du Canada Elle est illustrée à profusion et d’une façon luxueuse.I.’abonneniennt à cet album mensuel n'est qiu- de SI.(Kl par année.S'adresser au bureau de I'Avknik DU NoïtII ou à l'édifice du Board of Trade.Montréal.Fraîche et pimpante et jeune et belle Dix-neuf-cent cinq, moi je m’appelle.Chacun déjà me fait la cour Et je suis ta reine du jour.Jo viens sur les ailes légères Des vagues et roses chimères, Semer au monde, ô cher trésor, L’essaim brillant des rêves d’or.Gracieuse, aimable et coquette, Je viens, en ma blanche toilette, Kaire risette et les yeux doux, Avant de me moquer de vous.Comme une «mante ou brune ou blonde C^ui se promet â tout le monde, Je ferai bien des mécontents, Mais c’est ainsi depuis longtemps.Et moi qu'on fête en souveraine, (Ju’on accueille et salue en reine.Moi qui promets tout au matin ; Quand moi, l’esclave du destin, J’auiai dans la fange des routes Semé le deuil, semé les doutes, Sali, déchiré en haillons Mon voile et vos illusions ; Quand j’aurai de vaines promesses Changé tant d’espoirs en tristesses, Avec dix neuf cent-quatre, oui-do.Je rentrerai dans l audelà ; Et moi, si pimpante et si hello, Moi, qu'on traitera d’infidèle, Je n’emporterai de vos cœurs En partant, ni regrets, ni pleurs.Dix-nouf-cont-quatre ainsi s’efface, Dix neüf-cent-cinq, à moi la place ! Et saluez ! J ai pour trésor 1.'essaim brillant des rêves d’or.M usstc.Nous achetons ] Jrelleteries.’ *»•»»>( trè* ir*i- les.CVht !»• l«mps de chasser et «h* nous envoyer le produit do votre chusse.Nous sommes Îa plus forte maison dans ce commerce et vous donnerons Argent comptant pour vos pclletc*-ries et.au plus haut prix du marché, hh rivez pour liste de prix et informations au sujet du ' marché.FEVIL.UON FBEPES, Ltce.; l&ft.rue McGill, MONTREAL AVIS est par les présentes donné, que John William Molson, agent d’assurance des Cité et.District de Montréal, Alfred Benjamin Cru-cliet, cultivateur et gentilhomme, de la Paroisse.de Saint llippolvte, District de Terrebonne, Joseph Boisseau, Greffier de Cour, de la Ville de Saint Jérome, District de Terrebonne, s’adresseront à la prochaine session de la Législature de Québec, pour obtenir un acte les incorporant, eux et ceux qu’ils s’adjoim*rent, sous le nom de la Compagnie du Ttamway électrique du Lac Achigun, et leur permettant d’ac quérir, ériger, construire, entretenir et exploiter dans les limites du comté de Terrebonne, un système do Tramway Electrique reliant la ville de St-Jérôme au I*ac Achigan en traversant la paroisse de Saint-Jérôme et passant par l'endroit appelé Shawbridg© et la paroisse de S lint Ilippolyte, municipalité de la partie est du canton d Abercrombie, et une autre voie ••ntre lea memos points terminaux, traversant les paroisses de Saint Jérôme, Sainte Sophie et !e village de New Glasgow ; avec pouvoir d’acquérir, de développer et d’exploiter dans les li-in;tes dudit territoire, un ou plusieurs pouvoirs hydrauliques pour les fins dudit Tramway, et le droit d’utiliser le surplus d'énergie électrique produite par ces pouvoirs hydrauliques pour l’éclairage desdites municipalités, et do vendre ou louer tel surplus électrique pour des lins manufacturières ou autres, avec tous les droits, pouvoirs et privilèges nécessaires pour lesdites fins.TimiArhKAU Kinfret, Procureur des requérants.Saint-Jérôme, 21 janvier 1905.A vendre A Ilawkesbury, uno maison située vis-à-vis la manufacture do pulpo Riordan, comprenant grand magasin, 7 chambres bien aménagées.Bon poste do commerce.Prise do possession immédiate par l’acheteur.S'adresser à A.E.Guav, Hawkesburv, Ont.ÿNEEr .fumées uni ve rse 11 em e nt Nouvelles de Si la Xalion était plus sociable nous luioff.i rions notre coq pour chanter la victoire de son partie dans l'Ontario.— Quand la n Nation " n'est pas plongée dans le coma, elle reprend connaissance pour vomir.C'est co qui lui est arrivé la semaine dernière.La pauvre p’tite est bien malade ! — Une de nos plus anciennes concitoyennes est décédée la semaine dernière : .Mme.Vve Joseph Denis.Elle était âgée de 90 ans.Elle laisse trois enfants : Al, .Joseph Denis, de notre ville, A.Denis, et Sophie,.Aime Vve Libelle, do Montréal.Les funérailles ont eu lieu jeudi dernier.Nos condoléances.\ ENDUE à la Librairie J.-E.Prévost fils : Fleurettes canadiennes, par Oswald Mayrnud.Prix, 00 ets.— Le 21 du courant, avait lieu une séance spéciale de notre conseil de ville pour discuter une lettre de Al.J.J.Westgate, au sujet de la manufacture de caoutchouc.Cette lettre était adressée au conseil de ville et à la chambre de commerce.Après que le secrétaire eût donné lecture de la lettre de AI.W ostgato, le maire demanda l’opinion des ecbevin.s sur cette question.On résolut à l’unanimité d’ajourner cette séance au jeudi suivant pour étudier la question davan-tuge.AIM.P.Simard, président de la chambre do commerce, h.(!.Laviolctte, It.Castonyuay, C.¦de Alartigny, 11.Aikeîl, et quelques autres notables de notre ville présents à cette assemblée, adressèrent aussi la parole.Presque tous furent d'accord pour dire que les propositions telles que formulées dans ladite lettre ne seraient acceptées par aucun contribuable de la ville.Le président do la chambre de commerce proposa de convoquer pour jeudi soir une assemblée du conseil de ville et des contribuables afin de s'entendre sur cette question du bonus de la manufacture de caoutchouc.Al.Westgate est aussi invité à venir s'expliquer à la réunion de jeudi soir.Il n’a pu venir et son entrevue avec le conseil est forcément remise à plus tard.— Cette semaine, étaient de passage parmi nous: MAI Samuel Desjardins, notre député à Ottawa, A 15.Cruchet, de Saint Hippolyte, Dr P.-E.Prévost, de Montréal, Jos Lacas, de Sainte-Adèle, le 11.R.Lapointo et Al.Aloïse Sauriol, de Saint-Janvier.— Al Frank Savard est dans sa famille pour quelques jours.— Le vieux couvent des SS.de Sainte Anne est maintenant complètement démoli.Les anciennes élèves qui auraient quelques larmes à verser sur les ruines de leur aima mater devront se hâter, car bientôt la neige couvrira le tout de son blanc manteau.— Aille Maria Gauthier est de retour d'une promenade à Saint-Jovite, chez son frère Al.Léandre Gauthier, maicband.— AI.le Dr Henri Prévost vient d’être nommé médecin du C.P.K.pour la section do Saint Sauveur à Sainte Thérèse.Conservent la ’-paraître !?.ncr.l là gu.I ri.hippoi/ste r* ut.' gucrl en deurr mois ! r PILULES MüîtO.Lib-u clJ témoignage.M.HIPPOLYTE FULLUM “ Comme beaucoup d’hommes, dit M.Fûlhim, j'ai travaillé dur, dans des conditions défavorables à la santé, et c’est de là sûrement que m’est venue la maladie qui m’a fait souffrir pendant plus de trois ans.D'abord mes forces diminuèrent beaucoup, j'éprouvais toutes sortes de malaises, puis survinrent des douleurs aux reins si fortes que souvent je perda’s connaissance.Naturellement, je r.e pouvais presque pas travailler et j'avais peu de courage.J’ai souffert pendant longtemps, tspérar.t que tout disparaîtrait avec peu de repos, mais voyant que mon état ne changeait pas, j’allai consulter les Médecins de la Compagnie Médicale Moro.Ils m’ont prescrit les Pilulc3 Moro, m’ont donné une foule de conseils et m’ont si bien suivi qu’en deux mois j’étais tout à frit bien.Dès les premières semaines je me (mis aperçu que le remède me faisait beaucoup de bien, j’espérai alors tout de suite d’ètre guéri en peu i*: temps, et je n’ai pas été trompé.Avec la force et la santé, le courage est revenu et j’ai maintenant repris mon ouvrage avec ardeur.Je tiens aujourd’hui à Lire connaître que ce sont les Pilules Moro qui m’ontguéri, afin de répandre d ivantage ce remède et de suggérer aux hommes qui souffrent la confiance que méritent ses effets curatifs.Ceux qui douteraient n’ont qu’à venir me voir et je me charge de les persuader que les Pilules Moro doivent être prises par les h .rrmes à l’exclusion de tous les autres remèdes fir 'ajouterai qu’elles sont un reniée l .ûr et qui coûtent bien peu.” Hippolyte Fulluœ, Caraquet, N.B.Sairf-t-dérôrrçe — las lundi 23 du courant, Mme Arthur Alarie donnait naissance à un garçon.Nos félicitations.— Celte semaine, Al.Victor Tassé, employé à la manufacture de AI.Régis Guénette, était à enlever la glace piès du tube qui conduit les eaux dans un canal en arrière de la manufacture.Soudain, pris d’une attaque d’épilepsie, il tomba dans l’eau et fut emporté par le courant à une distance de plusieurs pieds.De sa manufacture, Al.Guenette jetant, par hasard, un coup d’œil au dtliors, aperçut cet homme qui s’en allait à la dérive.Aussitôt on vola à son secours.Heureusement, à un eer tain endroit du canal, l’eau montait pardessus la glace, c'est ainsi que Al.Tassé fut poussé à la suif ace par le courant.A ce moment.Al.Guenette, accouru avec quelques ouvriers, parvint à retirer le pauvre homme presque mort et tout glacé.Le médecin, mandé en toute hâte, prod’gua ses soins.AI.Tassé, après avoir vu la mort de près, se rétablira promptement de ce grave accident.— II y a quelques jours, un électricien de Montréal est venu visiter les salles du Palais do Justice dans le but d’y faire une installation uouvelle de la lumière électrique.— Depuis quelques semaines, la grippe ne cesse de faire des ravages dans nos rangs.Elle s'attaque surtout aux jeunes enfants.— Lundi dernier, tous les avocats do Saint-Jérôme avec leurs témoins se rendaient à Sainte Scholastique pour les audiences de la Cour Supérieure.Tous soupirent après le jour où ce tribunal siégera à Saint Jérôme Avocats et plaideurs n'auront plus alors à souffrir fie l’incommodité des trains du C.P.lt.pour aller à Sainte-Scholastique et en revenir.D'après les apparences, on peut affirmer en toute sûreté que tous nos juges verraient ce changement avec grande satisfaction.—— Notre conseil a fait l’acquisition d’une herse pour l’entretien de nos rues en hiver.Cette herse durcit et nivelle à merveille le milieu de nos rues, mais elle a l’inconvénient de faire des remparts de neige de chaque côté du chemin.On devrait prendre les moyens nécessaires pour faire disparaître ces tus de neige.— L’hon.Al.Damien Holland était do passage ici, mercredi dernier.— Dimanche avait lieu une très jolie soirée chez M.J.-B.Rolland.Une quarantaine de personnes y étaient présentes.la; " euchre " eut les honneurs de la soirée.Les prix pour les dames furent gagnés : le 1er par Mme P Simard, le 2e par Aime A Bigones.se, le prix de consolation revint à Aille P.Larocque.Les prix pour les hommes échurent : le 1er à AI.Jean Prévost; le 2e à Al.En.Berti, et le prix de consolation à Al.le Dr Vanier.Les invités ne tarissent pas d’éloges pour la cordiale réception qui leur fut faite.LAN DEMANDE : Un représentant 3ur place, salarié, pour .Saint -Jérôme et les environs.Affaires bien lancées dans toute la région.Une belle occasion pour un homme énergique sachant l’anglais et le français, et bien ro command^.S’adresser ù J.-B.Churchill, 10 rue Saint Jean, Québec.— Les billets pour la séance du 20 février sont mairitenant-en vente à la Librairie J.-E.Prévost fils.Avis à ceux qui désirent de bonnes places.— AL A.-AV.Kiinpton, de Sainte-Thérèse, était dans notre ville cette semaine.AL ivimp-ton vient d’acheter la beurrerie Clavel, de Saint Janvier.Le nouvel acquéreur s’est toujours occupé d’industrie laitière.Il a même fait un voyage en Europe expressément pour acquérir des connaissances plus étendues dnns cette industrie du beurre et du fromage.C’est dire que M.Kiinpton ne manquera pas d’avoir tout le succès qu ’il mérite.LA LIBRAIRIE Saint-Jérôme, près du marché, ou vend à grande réduction de la très jolie tapisserie dont on désire se débarrasser pour faire place au non veau stock.— Le samedi 2S du courant, aura lieu, au bureau du notaire Parent, une assemblée des directeurs du Cercle agricole pour l'élection des officiers et fixer le programme do l’année | courante.LA NERVI LINE DONNE SATISFACTION La Nerviline de Poison le nouveau remède sûr et certain contre la douleur est employée avec satisfection dans chaque cas.Il y a d’abondantes raison pour cela parce qu’elle sait ce qu’elle promet.La nerviline est un remède qui ne manque jamais dans les crampes, douleurs de côté ou do lios, lumpago, mal de gorge, refroidissement, mai de dent.La Nerville est un remède certain pour toutes les douleurs internes.1-es vendeurs de médicaments de partout l'ont.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint.Georges Saint-Jerome.Saint-Canut.— M.Cèles tin Bigras, des Etats-Unis, est en promenade depuis quelques semaines chez son père.— M.Adélard Caron demeurant dans la province d’Ontario, est aussi en promenade chez ses parents.— Al.Philias Desormoaux est encore dangereusement malade.UN VERITABLE TONIQUE NERVEUX N’ngit pnz tant sur les nerfs eux mêmes que sur les fonctions digestives et la formation abondante d’un sang riche et rouge.Les nerfs ne peuvent être nourris de médicaments.Us peuvent être nourris et renforcés par une nourriture digérée et assimilée.La merveilleuse action du Ferrozone provient de son pouvoir sur les fonctions digesti-et assimilatrices du corps.Vous le prenez le sang devient plus riche plus rouge.Vous sentez force et viguour, la digestion ne vous occupe plus car elle est devenue bonne.Le travail est plus facile, car vous avez plus do force pour le faire.En peu de temps dons avez la santé.Prenez Ferrozone.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.L'AVENIR DD NORD, 26 JANVIER 1905 * Pilv&les Roug'es 3 FOUR LES Femmes Pales et Faibles.f'otjp Ltt> FUMES PALES CE BEMCDE CrflCACE GUERIT TOUTES LES MAuAOt iERI .•JERVEU5 f 3 AUX ff MMf CT C0MPII0UÇCS _ .AfCONSTlTut l £ SYSTEME ETEMSEllIT If T E *mt Pour toutes tes /nformest/ons //re /
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