L'Avenir du Nord, 15 mars 1906, jeudi 15 mars 1906
Dixième Année — No.1 i Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 15 mars 1906 1 ®) %mm Jm w v w?ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.?” C H j Y l £ >C.r'k Lfc «OT DI L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME M&LJS VtKROMJ PROJPfcRE» LKi MQ> Ou S?L/umtMT ._ Q&.3L>i^rtL-) 11 Aboppepiepts i Un ui.Six mois $1.00 0.50 Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) b ' G) Appopoas I Le ponce: Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 ^_u*v,pfciLÜ.~ïC7~^ Attitudes historiques Dans ses .« Notes et souvenirs publiés dans la Presse du 24 février, Ignotus cherche à établir (pie LaFontaine ne fut pas un homme de compromis durant sa brillante carrière politique Connue toujours Igqotus nous met sous les yeux des faits et des documenta du plus vif intérêt.11 rappelle l’époque tourmentée qui suivit l'établissement de l’Union et les difficultés constitutionnelles qui surgirent sous le gouverneur Metcalfe.Le ministère Lafontaine-Baldwin ayant abandonné les rênes du gouvernement, le ministère Draper lui succéda.Mais il constata bientôt qu’il lui était impossible de gouverner sans l'appui des libéraux du Bus-Canada.C’est alors qu'il fit à La Fontaine des propositions que celui-ci refusa parce qu’il les considérait injustes vis-à-vis les droits de sa race.Ignotus en conclut que La Fontaine ne fut pas, comme on l’a dit récemment, un homme de compromis.Jl nous semble que la conclusion dT-gnotus a besoin d’être expliquée.Que La Fontaine n’ait jamais voulu compromettre les droits du Bas Canada dans le gouvernement du pays, nous l’admettons, certes : mais que La Fontaine ait refusé, par intransigeance, de sages et honorables compromis pour assurer l’existence nationale à sa race dans un pays oit elle était en minorité, nous le nions.Nous ferons de nouveau, ici, le parallèle qui a, croyons-nous, donné à Ignotus ridée d écrire ses dernières chroniques, et nous mettrons en regard l’attitude de La Fontaine en 1845 et celle de Laurier en 1905.Si La Fontaine avait accepté les propositions insuffisantes de Draper qui n’accordaient aux libéraux bas-canadiens qu’une position très inférieure dans son ministère, il n’aurait pas été un homme de compromis mais un citoyen compromis, un lâcheur des droits des siens, un simple politicien aux vues égoïstes et étroites.D’un autre côté, La Fontaine fut assurément un homme de compromis honorables, un adepte de la politique du juste milieu.De l’ensemble de sa carrière se dégage cette note caractéristique que fait davantage ressortir sa divergence d’attitude ét d’opinions avec Papineau.Ce dernier s’étant fait le chef des irréconciliables et des intransigeants, ennemis des compromis, La Fontaine combattit sa politique d'opposition à outrance.Son discours prononcé à la session de 1849 est là pour le prouver Laurier, comme La Fontaine, est un pur-tisan de la politique modérée et du juste milieu.C'est ainsi qu'il nous est apparu lors de la discussion sur l’Acte d’Autono-inie des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan, à la session de 1905.Si Laurier s’était rendu aux propositions des tories touchant les écoles, il n’aurait pas été un homme de compromis mais un citoyen compromis, un lâcheur des droits des siens, un politicien aux vues égoïstes et étroites.D’un autre côté, Laurier, en réglant cette brûlante question par un compromis conforme à nos droits stricts, s’est montré, comme La Fontaine, un homme de conciliation, opposé aux idées intransigeantes et irréductibles des continuateurs de la politique de Papineau, ce grand patriote intransigeant.La base de la politique canadienne est faite de compromis.Nos hommes politiques ne peuvent gouverner sans y recourir sans cesse.1-eur patriotisme, leur clairvoyance et leur habileté consistent précisément à ne pas dépasser la juste limite et à concéder des privilèges sans céder nos droits.Je p.l’uiir rester dans l’esprit de notre constitution et de nos institution démocratiques, il faut à une Chambre irresponsable comme celle du Conseil Législatif une raison majeure, une raison d'Etat ou d'intérêt national pour contrecarrer les volontés des représentants directs de l'opinion publique et pour dire non quand deux corps issus du suffrage populaire disent oui.Dans le cas piésent, nous ne voyons pas la raison majeure qui puisse justifier la Chambre Haute d’avoir fait litière des désirs et des volontés de la Chambre Basse.Nous croyons que si nos vieillards malfaisants avaient eu à rendre compte de leurs actes à l'électorat ils n’auraient pas méprisé comme ils l'ont fait l’opinion publique.La province de Québec qui seule dans la Confédération se paye le luxe d'un Conseil Législatif, devrait au moins rendre électifs les membres de cette Chambre.L’autorité vient du peuple et doit être contrôlée par le peuple.FOUR LE PEUPLE La Journal des Débats de la Chambre devrait être mis à la portée du public.Le gouvernement responsable ! Où est-il, en ce moment, le gouvernement responsable de la province de Québec f Nous avons bien un ministère et un parlement, mais les ministres et les députés issus du suffrage populaire sont flanqués à gauche et à droite de deux conseils composés de membres irresponsable au peuple et qui entravent l'action législative.Le Conseil d’instruction publique inspire à nos gouvernant* une crainte telle que ceux-ci n’osent pas s’engager dans la voie des réformes scolaires les plus impérieuses.Le Conseil Législatif, lui, foule aux pieds l’opinion de la Chambre des députés et, sans justifier un pareil acte arbitraire, refuse de sanctionner un bill adopté et par le conseil de la ville de Montréal et par la députation provinciale.L’anomalie est criante.L’attitude récente du Conseil Législatif peut être très difficilement justifiée, selon nous.A/OS PERES GONSGR/TS : Ey T RE tes tlnumtrs variées ries fions repas, tbs tlit/estimis rimicrs et somnolant''* (fous le covjortable fauteuil de Itt salir lu conseil y ib’8 s"iré>s passées rn compagnie tir femmes charmant s rt, sans doute, desintéressers, on peut dire que.nos pères conscrits menaient joyeuse vie aux dépens de /’ Etat.Vie sans éclat, certes, vie médiocre, ignorer, insipide, heureuse cependant, c'est Horace yui le dit (pas Horace Archambault, l'autre), beata medioctitas ! mais ils l’ignoraient.Jlrusf/nemcnt, Us éprouvèrent le.besoin il attirer sur eux l'attention publique.Un même coup, nous a nais a p] iris qu'ils riraient encore et que même plusieurs d entre eux jxisséilaient îles parts d»‘ la M.L.H. ' .* .° ¦ , .lous ceux qui reçoivent un journal peuvent existe au moins cinq ou six hommes désir1 .1 .reux de s'instruire et de se renseigner, à itti le service gratuit du Hansard t ernit d'une véritable utilité.Les renseignements officiels ne doivent pas être retenus dans l'enceinte parlementaire ni distribués seulement aux journaux qui les apprêtent presque toujours à leur façon, mais ils doivent être partout répandus afin que les citoyens soient sûrement éclairés et que le peuple acquière le goût et l’habitude de suivre les événements politiques avec impartialité.Nous laissons maintenant la paroleànos confrères.o o o De la l'alrie : Le Hansard populaire.I ai session fédérale vient de s’ouvrir.Rien n’annonce qu’elle sera aussi passionnante que les précédentes où des questions d'une extrême magnitude, comme celle du Transcontinental, ou u’un intérêt supérieur, comme celle des nouvelles provinces, ont si longtemps agité les esprits.Une session fédérale, cependant, est toujours grave et toujours importante.Avec l’extension que prennent les affaires du pays, les débats parlementaires touchent toujours à quelque problème vital.Tous les citoyens ont donc intéict à savoir comment ils sont gouverné», comment il» sont représentés.“ Si vous ne vous occupiez pas de poi tique, di-ait Un sage, soyez sûr que lu politique s'occupera de vous.’ Kn effet, c’est le soit de ht prospérité nationale, et par suite individuelle, qui se joue tous le» ans sur le parquet des parlements Qui dira, par exemple, tout ce qu’une mauvaise politique fiscale juut avoir de désastreuse in-iluence sur l’industrie et e bien-être de l’ou-viier, sur l’agriculture ou sur la fortune du fermier I II importe donc souverainement que l’ott-viier comine l’agriculteur et tous les électeurs sachent où on les mène, dans le sens du tarif comme dans le sens politique et dans tous les autres.Peur cola, il faut nécessairement suivre avec soin les débats parlementaires, peser les raisons qui sont données pour et contre chaque mesure, enfin surveiller do pré» ses représentants.Do cette façon, au grand jour du vote, l’électeur est prêt à choisir lui même sa voie, en toute connaissance de eau-’.et à donner sa confiance au parti politique q .juge susceptible de faire le moins de mal.C’est cette attention de tous les jour.» qu i; faudrait attendre de tous le» électeurs série ¦ L’esprit civique de la population canadien ¦ s’est malheureusement émoussé depuis p!u»ieur années et il est temps de le réveiller.Plusieurs projets à cet effet ont été proposés par de» personnes sou* Buses de secouer l’ignorance et l’apathie universelles.Ainsi, m : e tins! Ht** rv '24 ou 4 H* hmren tvvi p\ti« «VinlwvnUv» | un comdte-rendu exact, assez long pour ne négliger aucun détail important, du ce qui se dit fut se fait au parlement.!: est vrai que le» journaux d’oppo»ition ont ain»i moins d’occasions de fausser, pour le bé-' néfice de leurs lecteurs, lu physionomie d’un débat-ou la déclaration d’un oialeur adverse, j Mais ce no déviait pas être une objection inI surmontable.Dans tous les ca», nous soumettons, du premier jet et sans en avoir approfondi les détails, l'idée que l'on pourrait essayer de ce système au Canada.Qu’en pensez-vous ?o o o De la J’resse : Le •* Hansard” aux maîtres de poste Nous avons devant, nous depuis plusieurs jours un article de l A venir du Mord qui nous cause quelque perplexité, parce qu’il suggère d’env.-, - deux ou trois copies du Hansard à tous le» bureaux rie poste.L'idée est excellente ; mais qui la fera exécuter 1 II y a 12,000 bureaux do poste dans la Puissance.Lo Hansard fournit rarement moins de six gros volume» pour chaque session A nn seul exemplaire par bureau, cela fait déjà 72,000 volumes par année.Mettons 100,000 pour couvrir le» endroits où les deux langues doivent être desservies.Faut-il y ajouter les Débats du Sénat ! î.n l’absence de toute statistique officielle, nous ne pouvons guère mettre moins de 7"> cents pi.r exemplaire additionnel après le tirage réglante ataire.Nous sommes piêt à admettre qu’une dépense de $7 5,000 ou $100,000 pour l'instruction politique du peu (île est loin d’êtte un gaspillage; mari nous nous demandons qui, en chambre, osira attacher le grelot, ’fout de même, nous ne voulons pas décourager le patriotisme de notre confrère.o o o De YOpinion :— Le Hansard La Chambre d**s Communes est en session.si bon fa i i et du mauvais.Ce journal suggère de envoyer à chaque bureau de poste, deux Savoir que là-bas, partout dans les principales familles du comté, il y a là un papier dans le-|uel se trouvent soigneusement enregistrés tous leurs votes, tous leurs actes et leurs paroles, ça peut être compromettant des fois.Tout de même, le gouvernement, qui n’a aucune raison d’épouser les craintes do ces députés— s’il venu, toutefois — doit essayer ce moyen facile d'instruire lo peuple, do le renseigner sur ses actes administratifs, et, par là, ; s’nttiieia la reconnaissance do tous ceux qui ont à coeur la lam no administration do la choso publique.o o o L'Union des Cantons de l'Est, l'Union, do Saint-Hyacinthe, le Sur dois, 1 n Progrès de i Est, de Sherbrooke ont aussi reproduit notre article de la semaine dernière, donnant par là leur approbation au projet émis par I'Avkxir lit: NoRIX Il nous reste à formuler de nouveau le souhait de voir le gouvernement Laurier, le plus populaire des gouvernements canadiens depuis la Confédération, mettre à l’étude le projet que nous émettons et lui donner suite le plus tôt possible.Le Franc Elle a fait jeudi dernier la haute comédie de la lecture du di-tour» du trône.Vendredi, elle a commencé se.» travaux.Ix>s débuts, comme on sait, sont publiés verbatim s ir une fouille »péeialc appelée le Hansard.Cette feuille, qui nous coûte très cher, n’est à peu p i* jamais vue de la niasse.Les contribuai!1!- qui *'ii paient les frais n’en ont pas le bénéfice.Elle nous oiùto chaque année $125,130.57, dont $85,803 3G pour l’impression ot $39,327.21 pour le salaire dos sténographes, traducteurs, ele.Ces chiffres sont extiaits du dernier rapport de l’auditeur général, pages 0-2 et 01-4.Le Hansard, très utile pour les journaux, ne ou trois numéros du Hansard quo les citoyens pourraient consulter à tour de rôle Dans ce cas, le bureau do poste serait transformé en bibliothèque publique, ot nous ignorons si tous les muitio.s «lo \iosio se soumettraient île bonne grâce au rôle do bibliothécaire, il so pourrait de plus que les députés, qui parlent déjà n»sez, encouragés par la pensée que leurs discours vont aller faire pâmer d’admiration leurs électeurs et toute leur famille, no troutent pins de frein à leur éloquence.Ce qui, à la fin, deviendrait un mal terrible pour tout le monde Au reste, nous avons la presse qui ne se fait pas faute de mettre eu évidence les qualités et les défauts oratoires de nos représentants.Si nous avions, comme nous devrions avoir, une bibliothèque— paroissiale ou publique, peu .importe — dans chaque paroisse, nous no pourrions que trouver très naturel que chaque bibliothèque reçoive, au jour le jour, une couple d’exemplaires du Hansard comme aussi de quelques revues du pays et de l'étranger.Les bibliothèques publiques dans les paroissses seraient bien utiles.La Tribune, de Saint-Hyacinthe, reproduit notre article sur la question du Hansard et ajoute les réflexions suivantes : Ces lignes sont extraites de 1’Avenir du Nord.1,’idéo du confrère est excellente et pratique.En efiet, la mise à exécution de ce projet serait à l’avantage et du citoyen et du représentant.Le premier, qui n’a pour suivre les faits et gestes de ses députés, que les comptes-rendus — très incomplets souvent — de la presse quotidienne, aurait, en consultant l’édition du Hansard, lo rapport fidèle, complet et impartial des délibérations de nos Communes.I.o député, lui, souvent pris à partie par telle ou tello coterie jalouse, souvent en lnitte aux critiques déloyales et fourbes de feuilles partiales dont Tunique souci est de dénaturer les faits ot de fausser la vérité, serait encouragé en songeant que, pour connaître sa conduite parlementaire, juger ses actes, apprécier ses votes, ses électeurs vont aux sources véritables et ne s’en tiennent pas aux jugements (le gens habitués à no voir qu’avec le monocle de la partisannetie.L'idée de l’organe libéral du district de Tcr-retroune a beaucoup de bon.Qu’on la mette à exécution le plus tôt possible ! o o o Du Lue Sain-Jean : — Une heureuse idée gouverneur lui-même, lord Grey, suggérait d«-s‘ sert qu’à encourager la plupart de.» députés à cours de livres bleus, qui rendraient (’électoral, plus familier avec la littérature des document» officiels.Voici maintenant que 1’Avenir du Nord, dans un de sts derniers numéros, suggère ]n diffusion générale par le pays du Hansard.L’Av uni R du Nord désirerait, .si c’était possible, quelo journal ofli' ioldesclébat-fûtadi * »-té à tous les électeurs, mais il reconnaît que o’e>t tout u fait impraticable et il se range à un autre système moins compliqué et asso7r ingénieux.“ Pourquoi, dit-il, deux ou trois exemplaires du Hansard ne seraient-ils pas adressés à cha-chaque bureau de poste du pays avec instruc- prononcer d’interminables discours.Il est responsable do la longueur des sessions.On aurait tort de croire qu’il contient exactement le» paroles de nos représentant».Ceux* L’Avenir du Nord émet l’idée que le gou-\ei nemont devrait adresser a chaque bureau de poste du paya, deux ou trois exemplaires du Hansard, avec instruction de placer ce journal à la portée de ceux qui voudraient lo lire et le consulter.Nous espérons que le gouvernement so fera un devoir d'approuver cette suggedion.C’est »i facile d'exécution, qu’il n’y a aucune raison do refuser au public l’insigne faveur de le tenir au courant des faits et gestes de notre parlement.Par tous les moyens, le gouvernement doit s’efforcer d’éclairer l’opinion publique sur les questions qui lui sont soumises.Il est certain d’une chose, c’est que les que'ques exemplaires Alfred de Musset On vient enfin d’ériger une statue à Alfred de Musset, l'immortel poète des -Vitits.Grâce à la munificence do M.O.-iris — ot au ciseau du sculpteur Antonin Mercié,—car sans lui le poète eut attendu longtemps encore, sans doute.1 ,** monument s'élève à l'angle du Théâtre-Français, que tous les Canadiens qui ont visité Paris connaissent bien et se rappellent avec un plaisir mêlé do regrets.Pauvre Musset ! il semble avoir été bien injustement oublié dans ces dernières années.Je veux dire par les chroniqueurs et les critique», car j’imagine que le» jeunes le lisent toujours, et toujours avec le même émoi.Car il est et restera le poète aimé de la jeunesse, lo poète de l’amour et des douleurs, do lu débauche ot des belles aspiration», de la gaieté la plus franche et de la mélancolie la plus profonde, du doute le plus poignant et des élans sublimes de la foi.Insulté, vilipendé ot ravalé au niveau dos rimeurs infimes pur les uns, lu à la Uerobéo et jamais nommé par les autres les pharisiens,— il ,,'un „-(.d‘o* uluiutt un très grand poète, unécri-vain classique, une des p'us belles gloires do la France, qui en est si riche.Son œuvre sera immortelle, car Musset possédait tout ce qu'il faut pour être un grand poète : une âme tendio et sensible, l'inspiration, le génie, et ce je ne sais quoi qui émeut, qui fait vibrer, penser, soupirer et dire : c’est cela ! ¦Son théâtre est aussi classique, puisque plusieurs de ses pièces font partie du répertoire do la Comédie Française, et attirent lo foule chaque fois qu’on les met à l’affiche.Je n’ignore pas que su vio n’a pas été exemplaire, qu’il a même affiché ses vices.Que d'hoinmos, qui so voilent la face quand on parle do lui, auraient à baisser lu tête si leurs vices Hecrets étaient dévoilés ! Je sais aussi que l’on a critiqué avec acharnement son œuvre au point de vue de l’art.On lui a reproché de se moquer de la syntaxe, de faire li de la propriété des termes, le négliger le rythme, de bafouer la rime, do railler la forme, de se plaire dans l’incohérence des images ; bref, d’avoir méconnu la loi, Ju sainte et éternelle loi de l’art, sans laquelle personne ne p ut faire oeuvre qui dure.Et pourtant son oeuvre dure et durera.Elle continuera d'empoigner et de remuer le lecteur.Pourquoi ?Ah ! parce qu’elle est une oeuvre de génie.Et le génie est l’art suprême.L’art, tel qu'on l’entend généralement, ne suffit, pas à faire vivre une oeuvre.Lo vers le plus parfaitement ciselé est froid et inerte, il n’émeut pas.Le vers de génie vous enlève sur son aile divine.1-es vers de Musset sont de ceux-la.C est pour cette raison subtile et subiime qu’on 'es lit, et qu’après les avoir lu», on les relit.Quel i/ne soil te souci i/ur la jeunesse endure, l.aissc-lù sjlanjir, nlh sainte blessure Une les noirs séraphins t’ont fuite au fowl du cœur Itien ne nous rend si grands i/ti'u(ir grande douleur.Lisez la Knit de Mai, la -Yuit d’Août, la .Vuil d’Octobre, la Lettre à Lamartine, VEspoir en Dieu, Iviillu, Tristesse, etc.Enfin, lisez et apprenez par coeur la dernière pièce qu'il ait écrite.Il u’y a rien, dans aucune langue, de plus beau.L'heure de ma mort, depuis dü-diuit mois.Hr tous les cités sonne a mes oreilles.I)il>uis dis huit mois d'ennuis et de veilles, l’artovt je la sens, imitoul je la vois.Plus je me débats contre ma mislrr, Plus s'éveille en ni ni l'instinct du malheur.Et.dis gué je vais faire un )>as sur terre, Je sens tout à coup s'arrêter mon cirur.Ma force, à lutter, s'use et se prodigue.Jusqu'à nu n repos, tout est un combat : Et, cumin'- un coursier brise début, les gros yeux par aies lectrices, je vais a border tout, do suite un sujet sérieux, oui très si lieux, ce!u de 1"instruction publique.Bans plus de phrases ni un plus long préambule, voici mon idée; elle :e rapporte au personnel enseignant dans nos écoles prim lires.Le Secrétaire de la province a fait connaître à la chambre, dernièrement, que 1C % des institutrices laïques catholiques enseignent .SANS BREVET.Il n’est donc pas étonnant qu’en plus d’une localité l’enseignement donné M.it très inférieur et incomplet.Or, je soutiens que les inspecteurs et le surintendant de l’instruction sont res- ponsables de cet état de choses.En effet l’article 125 des Réglement du Comité Catholique dit que les instituteurs ou institutrices sans diplôme ne peuvent être engagés que par une /n ntt lésion Sjiée':u!>’ il I surinten-fiant et sur ta recommandation de Vinspecteur U’écoles et (tu cnn1 (le tu localité où du sont en-ytujés.Pourquoi l'insp-ctear et le surintendant favorisent-ils des instituteurs sans l-revct alors qu'il y en a tant qui ont toutes les qualités requises par la loi et ne font rien 1 Nous nous plaignons et certes avec raison, de l’incompétence de notre corps enseignant.Mais le remède à ce mal est là sous nos yeuix ; la loi le met à notto portée : i ue les inspecteurs et le surintendant i< mien' donc une bonne fois la porte aux instiluteuis sans brevet pour l’ouvrir à ceux qui ont leur ?triificat de compétence, à ceux qui ont pt-ssé ) nr nos écoles normales, y ont obtenu leur diplô t e et renoncent à l’enseignement taute d’emj lui.Quand ce 1(1 d’instituteurs sans brève, sera éliminé du corps enseignant, b * munie pa-lités scolaires se verront forcées d’.augmente ¦ les salaires pour obtenir les .set", i.( s d’instituteurs diplômés.Voilà l’idée.P.UIt.IloXII .MME X-XX-X XXXX x-x-x Z xx-x-x XXXX Z XXX X xxxxxxx à CHRONIQUE g xxx x x xxxxxxx rx-x-x xxxx ehbs uz-xx xxxx M.ALBERT LEMIRE Recouvre ses forces grace aux PILULES MORO pour les Hommes.“ I es médecins me disaient que j’étais consomptif et leurs remèdes ne me faisaient pas de •* bien.J’ai commencé à prendre les PILULES MORO pour les Hommes et tout de suite je me suis e‘ senti mieux.C’est grâce à ce puissant tonique si je puis maintenant travailler à 1 aise.Je suis très bicu et fort.ALBERT LEMIRE, St-Célestin, Co.Nicolet, Qué.M.A.Lemire est un jeune homme qu'une grave maladie avait beaucoup affaibli.Pendant deux ans il a été traînant, sujet à des douleurs de côtés, des maux d'estomac, manquant d appétit et ne pouvant travailler.Les médecins lui disaient qu’il était atteint de consomption et en effet il le craignait beaucoup à cause d'une bien mauvaise toux qu’il ne pouvait guérir.11 écrivait alors aux Médecins de la Compagnie Médicale Moro : “Je n’ai que dix-sept ans et je suis bien ennuyé d’ètre toujours malade.Quelques personnes me disent qu'il me faut changer de métier, d'autres que je vis trop enfermé, chacun dit son mot et je demeure toujours au même point.Kwr ALBERT LEMIRE, St-Célestin, Co.Nicolet, Que.Pac-SJrnU» exact d’une boite de Pilules Moro, -n- Réflexions L’inspection médicale des écoles.D’après les instructions préparées par le Dr J.-E.Laberge, les sept médecins nommés pour l’examen médicul des écoles de Montréal, devront tous les matins faire l’inspection des 50,000 écoliers qui fréquentent les 173 écoles de la métropole.Il est évident que le nombre des médecins inspecteurs est trop restreint et qu’il devra avant peu être augmenté.11 faudrait à Montréal 30 médecins inspecteurs afin de ne pas donner à chacun plus de 2,000 enfants à examiner.A New-York il y a 150 inspecteurs qui visitent tous les jours les 266,182 enfants fréquentant^les écoles.A Détoit les écoles comptent 25,247 enfants confiés à 10 inspecteurs Le canal de la baie Géorgienne.Ce n’est qu’au commencement de l’année prochaine que les ingénieurs pourront dire quelle sera le coût de la construction du canal d Ottawa et de la baie Géorgienne.Pensée.l-a politique est la médecine des Etats, i et cette médecine n’a pas moins besoin que' l’autre de connaissances et de méditations.Mably.Pour rire.A la gargotte : — Voyons, garçon, c'est dégoûtant ! Vous 1 essuyez cette assiette avec votre mouchoir ! Le garçon, avec un bon sourire : — Oh ; ça ne fait rien monsieur, il était déjà sale 1 l „ LES TROUBLES SOCIAUX ont toujours existé.Us n’out jamais manqué de prétexte, lus appétits aidant.Ou a toujours gouverné les hommes par la force ; on les gouverne toujours par le même procédé.Outre la force brutale qui est à la disposition de certains chefs d’Etat, il y a la force du nombre, qui se nomme la majorité.Les idées varient peu, sauf dans la forme ; il en est de même des aspirations.Une des tares les plus communes, c'est l’ambition; une des plus mesquines, c’est H vanité.Combien d’hommes, surtout de notre temps, se contentent de paraître : pourvu qu’ils aient une situation élevée, que la foule puisse voir leur front dominateur, ils sont satisfaits.Au-dessous d’eux, d'infimes collaborateurs font tonte la besogne, et l'histoire nous apprend que cela s’est toujours passé ainsi, que probablement il n’y aura rien de changé dans l’avenir, m A chacun selon son (euvre m ne sera jamais qu’un proverbe d’idéologue ; et c’est se faire illusion que de penser qu’un moment viendra où l’équité sera le plus ferme des rouages sociaux, o o o Il faut avoir le courage de se dire ces choses-là, qui ne sont décourageantes que pour les caractères sans ressort.Qu’importe la place (pie l’on occupe dans le train-train du monde, si on y fait son devoir avec continuité?.Est-on plus heureux parce qu’on est perché au plus haut sur l'échelle mondiale ?C’est au contraire dans les situations moyennes qu’on se trouve le mieux.Dans la nature également, les climats heureux sont les climats tempérés.Et, eu théorie, la niasse convient que c'esl, en effet, la fortune modeste qui est le plus à désirer.Faire son œuvre en conscience et passer inaperçu est la plus haute des philosophies.Dès qu’on asoire aux applaudissements, on prépare le règne de la vanité.Mais les hommes ,ne vivent pas pour obéir aux préceptes, même lorsqu'ils sont d’une sagesse irréfutable : il y a une sorte de nécessité cruelle qui nous force à laisser dominer nos mauvais instincts ; et c’est par sociabilité imposée que nous essayons de faire donner autour de nous la pratique du bien.ooo Ce que nous ne voulons pas voir — et c’est la lâcheté générale — c’est cela : les satisfactions personnelles nuisent le plus souvent à quelqu'un ou n un groupe.Pour les obtenir, on met sans vergogne son activité au service de l’erreur.Trom- "CI RCMÉOE GUEHIT US MALA0II3 ÜE C0EUR.CI POUUCM (ou fOlE 013 R90N0NS cr TOUS tes TROUBLES NCRVtUX i AI N 31 CpE CCS M A L AU: C 3 COM OLIOUCIS f T f AR TIC i Ll t R C 3 J A U K M O M U fj SCULCMC *T .II RC CONST iruc l S S V 3 T C InOMMt OC LA ronce *U« "OMM11 'Allies CT tOl.ll»' ' VroACC auv ttouMtS vinouliv* /v*//- fout»» tei information».f>r» im c/rcu/otr* Pr.a S0 * Ia Boire 3im Boites Pour 3 2 30 "COMPAGNIE' * MÉDICALE Mo5Ô“ y __.¦.MONTREAL y, Q»n»d« .; X ( blissement.Un homme qui tousse, qui a toujours mal à l'estomac, à la tête, aux reins, qui a des palpitations de cœur dès qu’il fait quelqu’ouvrage, est certainement un homme bien malade; ces symptômes démontrent chez lui une grande faiblesse et un état de santé délabré.En donnant des forces, les Pilules Moro guérissent tous ces symptômes ; prises à temps, elles ne manquent jamais de rétablir parfaitement.Certains commerçants et médecins peu scrupuleux n'hésitent pas, lorsqu'on leur demande les Pn.in.E3 Moro pour les Hommes, à recommander, dans un but intéressé, une substitution, un remède quelconque qui, disent-ils, guérit tout aussi bien que les Pilules Moro.Les hommes malades, qui veulent sc guérir, doi-vent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi prévenus, ils doivent exiger les Pilules Moro pour les Hommes, qui sont contenues dans des boites de bois, enveloppées d'une étiquette imprimée en bleu, portant le nom de la Compagnie Médicale Moro, comme la vignette ci-contre.Si les malades ne peuvent les trouver dans leur localité, nous les prions de nous écrire directement.Nous les leur enverrons sur réception du prix 50 et s pour ur.e boite, S2.50 pour six boites.Venez nous voir ou écrivez-nous sans crainte, si vous désirez avoir des conseils sur votre maladie, no« consultations sont tout à fait gratuites.L’EtiqutlU cjt de pjpier blanc imprimt en bleu.COMPAGNIE MEDICALE MORO, 1724.rue Ste-Catherine, Montréal.Foi Une idée par semaine Si j’essayais d’émettre ici une idée par semaine I Ça n’est pas me flatter, n’est-ce pa», que de me croire capable d’avoir cinquante-deux idées par année ! 11 pourra arriver que mon idée, quelquefois, ne soit pas éblouissante de nouveauté, ni effrayante de profondeur, mais enfin, si une belle fille donne ce qu’elle a, il eu est, de même d’un beau garçon, or, je suis garçon.et je suis beau ! Je vous dis cela sans jactance, mais dans, le JfïïV’Jî'* P3’ 'uptxaé ••‘Voir confia.,r-Smlûn s Consumption Cure, le Tonique p ,;ir le, Poumon-, comme (''(non p ur les Knume,.K.J ou* et toutes le* maladies de* passage* nérirnt *1 vu » ne l'avez pas essayée.Nous y tvn, c r.fiance, et afin de vous convaincre qu'c le vo ,-.guérira, nous la garanâtio ».Si e]jç ,:C %0,„ Kuérit px«, rllc ne vi-u* coûtera rie i.Si «t atcc le plu* ernm! plaisir que je transmeta ce» quelques mol» ;—Mü fine avait perdu tout contrôle tic *e» nerfs et ne pouvait !ei qu'À in* îervallcs ; enfin elleétail dnu* une condition tr£s préenirc.Elle commença i\ faire u»a.;r .m Tonique du Père Koenig pour les Nerfs, le » d softt.et quelques joui » uptè» eiie pouvait se r-t.’.ie nu sa* Ion, luire de la musique et exécuter rc ne un partie de solo des hymnes.I»e plus elle ; eut faire l'ouvrage de U maison.Je rrjjretie cie ne pas •voir eu ce merveilleux remède avant, cnr svec l’arjf^nt que j ai déj»ens^ pour payer les service» du médecin utt-i!lc pour une autre dame qui souffre d’une faiblisse de nerf a, A qui J'ai par lé «lu bien «pic nous ont fait vos Tonique* pour les Nerfs.John Mitciiki.l.fZDATlÇ t’n livre predfux sur les Malsdles Nerveuses envoyé Cratultcment A une adresse «pielconque, et les p tients Panvres peuvent obtenir celle Mcdeclne Grrtullrmenl.Préparé par le Rfcv.Pamki m K* i ni«>, de Port wayne, Ind., d» puis ISTf».et maintenant par la KOENIG MED.CO , CHICAGO, ILL.Kn veulechex les pharmaciens, f 1.00 la oouteilt*.« pour $.>.00.Ajouts nu Canada :—Tiir I.vmaü Bros, a Co.Toronto : The Winoàï* Qui.uicax co.1,10., Momulal, 3216 L'AVENIR DU NORD 15 MARS 1906 JARAVtI.Î • SCqjMT PAYl S V^T) lEVtT.BnOTHfrS LIMITED.‘ J A QUI PaenvtRAQUÏCt \GARANTIour et exempt délémentsnuisiesus | P*'1-*ISL.jL 7\ TOUT VtSOtUll ESTaüTORISCÂHENORETAP.CiNTJ J uUILCuMuCE vU Ev" iltNT uLft î _ _ I H/-7itKt5OMXi0JtiHui£l3itl *\T0UTACHETEUR QUI AURAIT UtU LE SCN PLAINDRE.SZZZJJZ r Votre Argent Rembourse par !«; marchand de qui vous acheter votre 5» unir cht Savon si vous aver lirti tie vous en plaindre.Ls Sunlight Savon est supérieur aux autres savons, mais c’est lorsqu’ il est employe suivant la méthode Sunlight qu’il démontre sa plus grande supériorité’.Une Rc- ! compense de 55000 1 sera ;>ayn-tient ruicun i n « r*é>l ient injuiicux ou autre* t'armes dad ulcérations.5 c.Achetez-le et suivez les directions.5c.Lover Brothers Limited, Toronto LETTRE D’ANGLETERRE “ Via Vite ” Londres, février lilOti.I.a “ \’ia Vitæ” ! Le titre de mon article peut vous paraître étrange, cliers lecteurs.“ Via Vi're," qu’est-ce que cela peut bien être?Homme, femme, être éphémère ou cheval de course ?Toutes les hypothèses vous sont ouvertes.La " Via Vita* n est un symbole mystique qui a revêtu la forme d’une des [dus admirables œuvres d’art que puissent produire le cerveau et la main de l’homme.Chef-d’œuvre d’une valeur inestimable puisque les matériaux qui la composent sont l’or, l’argent, le marbre, l’ivoire, le jaspe, rehaussés du feu étincelant des pierreries les plus rares et les [dus chatoyantes.C’est un riche joaillier de Paris dont la philanthropie veut garder l’anonymat, qui a créé l’œuvre en incarnant sa pieuse et subtile fantaisie religieuse en cette sublime œuvre artistique qui doit, selon le désir de son propriétaire, être exposée de capitale en capitale au profit des crèches pour l’enfance délaissée.Nulle pensée ne pourrait être plus belle que^cello de faire profiter l’enfance malheureuse des produits d’une œuvre qui retrace la vie de Jésus, Celui qui naquit en une crèche et se fit tout petit et tout humble pour sauve»l’humanité.I.a “ Via Vitte '* ou “Chemin de la vie ” et “ Voie de la vérité” est une œuvre symbolique qui cherche à faire revêtir une fortno artistique aux conceptions de I llumine sur Dieu et sur sa divine nature, sur le lien mystique qui unit le Créateur et l’œuvre de la création.La “ Via Vita- ” est actuellement exposée à I.ondres, dans la “ Galerie Gustave Doré ’’ de Bond Street.L’autre jour, j’ai été longuement admirer cette grandiose conception religieuse, et je vais tenter de vous la décrire.L’œuvre elle-même est sculptée dans un immense bloc de marbre blanc veiné d’une exquise teinte rose ; chaque personnage, en or et en ivoire enrichis de pierreries, est placé sur un soe'o et, le soir, les gardiens de lVxjiôsition enlèvent chaque petite statuette pour la place-dans un coffre-fort jusqu’au lendemain matin.Le sommet du monument est surmonté ['alun triangle eu diamants dont l’éclat brille d’une lumière éblouissante; co triangle est l’emblème do Dieu en sa gloire immuable et mystérieuse.Au-dessous du triangle planent des nuages peuplés d’anges qui chantent les louanges du Très-Haut, nuit et jour, sans jamais se lasser, ils élèvent vers Dieu leurs alléluias et leurs hosannas Puis ce sont trois statues symboliques : le lion, symbole de la puissance.de Dieu ; la Femme, avec une expression d’ineffable douceur qui symbolise l’Harmonie divine et terrestre ; puis, la statue de l'Amour, le sceau divin que Dieu a mis sur son œuvre.L’Harmonie et l’Amour tiennent en leurs mains jointes la Sainte Hostie de 1’ Euchaiistie.L’Hostie est en diamants entourée du chiffre du Christ en rubis, une larme de sang (un rubis) et une larme d’eau (une perle fine) tombent dans la Rivière de la Vie Eternelle dont la source prend naissance dans le tombeau du Christ.Derrière le monument sont dos groupas symboliques qui ri présentent le Bouddhisme et l'Islamisme.L’un représente des fanatiques se jetant sous le char de l'idole qu’ils adorent., cherchant volontairement la mort, afin, en leur aveugle conviction, de goûter plus tût les joies du paradis.La loi do Mahomet dépeint le rôle abject que joue la femme chez l’Oriental, nous voyons des femmes qui dansent et d autres qui tirent la charrue.La femme, pour le musulman, n’est plus que le jouet qui sert nippassions infâmes de l’homme, ou l’esclave qui travaille pour lui.Sur le devant du monument sont retracés tous les principaux évènements de la vie de Jésus.Voici l’étable de Bethléem où l’Homtne-Dieu vint au monde en son liumblo crèche ; saint Josepdi et la sainte Viergo sont prosternés, adorant le petit enfant descondti du Ciel pour vaincre Satan ; a gauche, le bœuf et l’âne symbolisent le travail et 1 humilité.Plus loin, Jésus enfant, debout parmi les savants hommes du Temple, leur explique les doctrines de la religion.Ici, Jésus sur la montagne prêche son fameux sermon.Là-bas, c’est le mariage de Cana, où le Christ, un simple invité à la table nuptiale, vient d’opérer l’un de ses premiers miracles : l’eau changée en vin lentement et pieusement, nous suivons l'évolution des différentes époques do la vio divine La résurrection de Lazare, où Marthe et Mario sont agenouillées tandis que le Christ étend sa main au-dessus du tomlieau et que Lazare s’éveille du sommeil do la mort en secouant son linceul.Nous suivons en chaque groupe les douloureuses étapes de la Pas-ion : la Cène, le Christ au Jardin des Oliviers, puis Jésus attaché à l’un des piliers de l’Atrium et frappé par les soldats qui l’insultent, et enfin la dernière et terrible scène du grand drame.Au pied de la croix où l’Homme-Dieu est crucifié, la mère de Jésus et deux snintes femmes pleurent.Le dernier groupe est l’apothéose chrétienne de la Résurrection Un ange repousse la pierre du tombeau, tandis que trois soldats épouvan- tés, se prosternent la face contre terre, et Jésus resplendissant et radieux en sa gloire s’élève vers le ciel, les mains étendues pour bénir la terre.Lil\ Butler La Colonisation Le épuré Lahclle (Suite) En parlant d'émigration, une autre idée se présente à mon esprit, et je me demande si le rapatriement de nos compatriotes des Etats-Unis peut se faire avec succès.Je ne le crois pas.Sans doute nous pouvons réussir à ramener au pays quelques familles surtout celles qui ont émigré dans le but unique de s’amasser un certain montant, afin d’acquitter les dettes hypothécaires de leurs fermes.l’eut -être aussi aurions-nous quelque succès si nous pouvions faire connaître,.avec avantage, la nature et la fertilité de notre sol, démontrer à nos jeunes compatriotes la supériorité de l'agriculture sur le travail dans les usines .Nous voyons souvent que le père et la mère désirent revenir au pays natal ; mais les enfants ne le veulent pas.Il est bien vrai que ces pauvres enfants peinent durant toute la journée ; mais ils vivent dans une.grande ville, ils ont la liberté tie leuis soirs pour se promener dans les rues de la ville, et de plus, ils ont tous les dimanches à leur disposition et rencontrent une foule d’amusements qui, suivant leur raisonnement, les dédommagent du pénible travail de la semaine.Oe n’est pas à dire que l’autorité no doit pas tendre tous ses efforts pour rapatrier nos frères des Etats-Unis.Nous réussirons toujours i décider un petit, nombre à rentrer au bercail de la famille canadienne, et la patiie se réjouira du retour de ses enfants, comme le ciel se réjouit de la conversion d’un pécheur.Colonisation patriotique.— Nous devons aussi faire de la colonisation piatriotique, c’est-à-dire dans le but de l’expansion de la race etinadienne-française, travailler à répandre notre foi, notre langue, nos institutions.Notre pays est immense, son sol est favorable pour la culture du blé, des légumes, des céréales ; nos forêts sont grandes, sp’endides et remplies de gibiers ; nos lacs sont poissonneux et d’une incomparable beauté.Cette année la moisson du blé, au Nord-Ouest, est suffisante pour nourrir toute la population de l’Angleterre.Alors il faut travailler do toutes nos forces à élever les enfants du pays dans le plus pur patriotisme, à leur inculquer, dès leurs bas âges, l’amour do notre nationalité, l'amour du sol sacré de la jiatrie.Notre origine est belle, glorieuse, sublime, puisque nous sommes les descendants de la plus grande nation de l’univers : la France.La France, ce peuple généreux qui a toujours su prendre la part du faible conte le fort, île l’opprimé contre l’oppresseur ; la France qui a étonné le monde par ses actes de courage, par ses faits d’armes glorieux.La Franco s’est toujours distinguée par ses hommes de génie , ses actes de dévouement et d’héroïsme ont fait l’admiration de l’univers entier l’uisquo nous, Canadiens-français, nous sommes les descendants de la vieille France, notre nationalité so compose donc des mêmes éléments que la nationalité française : la langue et la foi.Ali, messieurs, notre langue, qu’elle est belle ! Je me rappelle avoir lu quelque part les paroles suivantes : s’il y a une those qui tient au cœur de l’homme, c’est la langage qu’il a appris sur les genoux do sa mère ; ceux qui ont vécu longtemps sur la terre étrangère sont | très puissamment émus pair le son de la langue de leur cufance.La langue fiançaise est digne de respect par son antiquité, car les linguiste la rattachent à l’arya primitif de l’Asie centrale, parlé il y 5,000 ans.Au 13e siècle, elle prend son viai caractère en dégageant son idiome des formes latines.La langue française est la langue do notre ancienne mère-patrie, la France.Et vh que le langage est l’expression île l’idéa, il fallait réellement une langue inspirée puur chanter tout ce qu’il y a de grand, do noble et do sublime dans la nation française.Pour perpétuer le souvenir de ces grandes actions, de ces actes d'héroïsme et de dévouement, il fallait un langage et la Providence lui a donné la langue française.Admirez avec moi l’enthousiasme qui s’empare des nobles et de toute lu nation française aux seuls mots prononcés par Pierro l'Ermite : Dieu le veut.Voyez l’empressement et le dévouement des zouaves pontifical'?: volant à la défense du .Saint-Siège aux cris répétés de Dieu le veut, et marchant à la bataille sous cette noble devise: aime Dieu et eu tou chemin.Admirez les paroles si fortes et si sublimes de Blanche de Castille parlant à saint Louis: i.Mon fils, Dieu sait combien je vous aime, cependant j’aimerais mieux vous voir mort que coupable d’un péché mortel, n Et le Béliarnais : correspondant, pour prouver son avancé, insère la plainte du Dr Desjardins dans son art iclr.li y a pourtant une différence énorme entre déposer une plainte au bureau du conseil, en vertu de l’acte 310, et un avis spécial de on vocal ion du conseil.¦ ¦ Thérésien .n’a pu apercevoir cette différence : il a\ait oublier dVlumer sa lanterne î Aile/, chez le secrétaire, voyez le livre des délibérations et voua aurez la preuve de ce que j’avance.Troisième mensonge • Thérésien •• continue : •• Vu l'absence des trois conseillers récalcitrants le con eil est ajourné au lundi, le 2 I, et le soir, encore meme supercherie.•• L’ajournement du 20 était illégal, mon cher • 1 liérésien m, parce que le secrétaire n’avait pas mi un délai suffi mit, c.u 24 au 20, pour donner lin avis spécial à chaque conseiller absent, selon les articles 139 et 200.Etudiez donc votre code municipal, cher petit correspondant.Il n'y a eu que les conseillers que vous aviez mal renseignés qui se sont rendus au conseil ce soix-là.Quatrième mensonge Au cours de sa diatribe, le correspondant de la -• Nation (pii semble en vouloir surtout au Dr S Desjardins, demande au conseil s’il subira longt emps le joug d’un député qui aurait îi son crédit l’autorité de faire f lire îles destitutions et des nominations par le Lieiitenant-Gouver-; neur en conseil ! * J’ai vu, dimanche dernier, le député il rebonne.11 m’a autorisé à déclarer (jue jamais il n'avait fait ou fait faire de destitution à Sainte-Tliérèse.Il défie ses adversaires de prouver le contraire.Tous ceux (pii ont des emplois du gouvernement ici sont des conservateurs, et aucun d’eux n'a été molesté par le député Desjardins.Cinquième mensonge • Thérésien » piofèie le gros mensonge suivant : « 11 est hou pour T intelligence de la conduite de certains hommes de faire remarquer que le conseiller Wilfrid Desjardins, soit dit en passant bt an-fière du Dr Desjardins et dont ce dernier reconnaît rinconq étence, a des velléités prononcées au siège de la mairie, siège qu’il ne peut obtenir, sans avoir recours • au gouvernement *.Voilà qui est ignoble en son genre, (’’est le comble de l'nbsuidité et de l'insulte faite gratuitement aux honnêtes citoyens de Sainte-Thérèse.» Le Dr S.Desjardins n’a pas fait nommer par le gouvernement son beau-frère W.Desjardins, maire du village île Saint e-Théi ès«*.M Wilfrid Desjardins a bien et dûment été élu maire à la séance régulière du 3 mur-?cou- I rant, parle vrte unanime de tous les conseiller.* présents.Et M.W.Desjardins fera un bon maire et bien supérieur à un certain maire d’autrefois (mort aujourd'hui) qui signait le registre des délibérations de son nom en écrivant au-dessous ni.mè.re, mère! Et dans ce temps, •Thérésien», vous trouviez que c’était un bon mûre ! Vous le voyez, cher Thérésien, vous auriez mieux fait de ne pas écrite votre sotte et mensongère correspondance.De deux choses l’une : ou vous étiez de bonne foi, en écrivant votre article, ou vous ne l’étiez pas.Si vous étiez de bonne foi.vous êtes un ignorant en droit municipal.Si vous ne l’étiez pas vous êtes un éhonté menteur.Choisissez.Vous parlez, à la fin de votre correspondance, de jaloux, etc.Mais mon cher Thérésien.votre article ne respire que le dépi et l’auibitiou.Je parie que vous aimeriez à être maire.Je tâcherai de vous faire nommer, quand vous 6erez moins menteur.Veritas Nouvelles de Saint-Jérôme — Le jeudi, 15 courant, Mute Alex.Le-fort a donné le jour il une fille qui portera les noms de Marie-Blanclie-Simonne.Parrain et marraine, M et Mme .l.-B.Rien-deau, de Saint-Isidore de Laprairie.— De passage en notre ville : Mlle Rei-na-Archambault, citez M.C.-E.Marchand ; Mlle Marguerite Mathieu, chez M.Ed.Marchand : Mlle Juliette Vaillancourt, chez le Dr Henri Prévost : toutes les trois de Montréal; M.A.-R.Cruchct, de Saint-Hip-polyte.— La retraite annoncée par M.le curé, est commencée de lundi dernier.Cette retraite pour les hommes et les jeunes gens est précitée par le U.P.Gaston, franciscain.Une foule nombreuse assiste aux.offices qui ont lien le matin à 9 heures et le soir ii 7 h.1-2.AVIS Nous ne publions pis les correspondances qui uous sont envoyées sans un nom responsable - Le samedi R mars, avait lieu au bureau du notaire J.-E.Parent l’assemblée annuelle des membres du Cercle agricole de Saint-Jérôme Le rapport des opérations pour l'année 1905 fut présenté à cette assemblée.On procéda ensuite il l'élection des directeurs pour l’année 190(5.Fu- mettre il nos concitoyens une représentation do premier ordre — Les membres de la Société médicale du conté de Terrebonne oui reçu dernièrement une invitation spéciale d'assister au troisième congrès de l’Association des médecins de langue française de l’Amérique du Nord.Ce congrès, comme nous le disions l i semaine dernière, aura lieu à Trois-Rivières les 2(5 et 2S juin 190(5.— M.le Dr Emmanuel Fournier est parti depuis quelques jours pour Lowell, aux Etats-Unis, où il est appelé |ô»r des affaires concernant la succession de son frère, feu le R.P.Fournier.— Le 1C courant, après sept semaines de maladie, est décédée Mme Lachapelle, épouse de M.Bruno Lachapelle, autrefois gardien du cimetière.Au grand magasin départemental de R- Castonguay, on trouvera constamment : Etoffes à robes, Soies, Garnitures, Rubans, etc.Jupes, Jupons, Manteaux, Rtouses, Collerette», etc.I.ne attention spéciale est donnée aux marchandises pour Dames.D: seul magasin de Saint-Jérôme et du Nord où on peut se procurer, les patruns New Idea, à 10 et-, chacun.— Le conseil de comté a eu son assemblée régulière le I I murs.51.F.-X.Clou-tliier, maire de Saint-Sauveur, a été réélu préfet.Les délégués pour le comté sont MM.Octave Bélisle, maire de Sainte-Agathe, et Wilfrid Desjardins, maire tie Ste-Thérèso.Des sentiments tie condoléances ont été exprimés à l’occasion de la mort de Thon.M.Préfontaine et de celle de M.John Forget, ex-maire de Sainte-Thérèse.— N — 51.Henri Rolland vient de recevoir en cadeau un chien collie de race très pure.Il est superbe et sans contredit le plus beau tlu genre que nous ayions encore vu à Saint-Jérôme.Ce chien a appartenu à l’bon.M.Préfontaine.— La Cour de Circuit a siégé ici samedi et lundi dernier sous la présidence du juge Taschereau.Chez R.Castonguay : De beaux et magni tiques Juliets ft Ceintures pour dames, Gants en lain *, chamois moka, avec fermoirs.Grande variété de chapeaux garnis et non garnis, Tours de cou, Etoles, mandions.Collerettes, etc.- De passage ici cette semaine : M.F.-X Prévost, shérif, de Sainte-Scholastique : MM.Alfred et Eusèbe Gibault.— L’Orchestre Jérôinien reprendra ses exercices réguliers mercredi prochain.LTie messe pour la fête de Pâques sera mise à l’étude.— M.Alph.Clément, épicier, de Sninte-Agatlm, a fait session de ses biens entre les mains.de M.A.Lamarche, curateur, de 5Ioutroal y — L'assemblée du Club Libéral, qui devait a\ oir lieu jeudi soir, a été remise au samedi 21 du courant.On y procédera ii l’élection «les officiers du club.— Une couple de gamins ou étourdis ont causé' un dommage appréciable aux SS.Grises en détruisant environ 75 petites chaudières de sucrerie.Ou croit à une vengeance d’enfants.Une arrestation aura peu-être lieu, afin île donner une correction méritée à ces jeunes méchants ou étourdis.— Nos pompiers ont été appelés à l'hôtel Poulin, oit un commencement d'incendie s'était déclaré.lais dommages sont sans importance.Gorçgrès des plan- teurs de tabac GUERISON PARFAITE POUR BRONCHIEE Cotte maladio ne peut être guérie que par un remède qui atteigne les parties malades avec 1 air respiré parce que la nature n’a fait ces or-gatie.s que pour le passage do.l’air et douches, pulvérisateurs do mémo quo remèdes internes faillissent impitoyablement.I»> Catan hozuno ne manque pas car il va là où l'air aspiré en vapeur guérissante anticeptique est sûre
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