L'Avenir du Nord, 21 décembre 1906, vendredi 21 décembre 1906
Dixième Année — No.51 Journal Hebdomadaire— Deux cents ie numéro.St w X,'' Vendredi, 21 décembre 1906 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.Lfi «ROT pi C AVENIR EST DAKS LE PEUPLE .v.E«ï KtXiJ VXRHOwj PKO$PtKtn ll^ Ht^ Ou Sî tgAUHtMY - _____ CR.Si>crO J~CK£.»0£K., b SOMMAIRE Ut Afcoppejnepts i Strictement payable d'avance.$1.00 VI Jules-Edouard Prévost, J>i recteur ADMINISTRATION : SATNT-J ET-îOMK (TF K K F KO N N K y Appopoes ! I/o pou ci?: U n mois.SI 00 “ Un an.ÿ.1.00 Yi>» , V Une théorie du progrès, Fernand Hinfret.L’Eglise et la France.A propos de collectivisme, Jacques Levrai Méli-riélo.Le tunnel sous la Mîinchc, Henrilloullaud Lettre d’Ottawa, Cyrano.Feu M.Dumont Lav-iolette POESIE : i la Vitre.Albert I.ozeau.Nouvelles.'T'I- ' • i 1) - n ogres i # r j parodiant \ oltaire, «jue si eet t il existait p i-, il l’aurait, ir.vei progrès constant invente.Il semble que cet esprit, éminemment formé par trois facultés prédominanti s, possède comme la progression voulue qui le conduise au progrès : il est M F MOI RK.et les cnseigne-monts de la vie passée su gravent en lui, arec toutes les admirables ressourçais qu'ils eontien-tient ; il est IM AC IXATION, et son oeil pro-l^11’ .en plongeant dans l'avenir, peut v entrevoir 1, s plus grandies.s et les plus vaste» réussites; il est J LT.E.M EXT et il compare | ainsi, au puisse dont il so souvient, l’avenir Une Théorie du gn«*s de Pascal, le livre est resté ouvert devant moi et j’ai continué, par lu pensée, lo chemin ijue m avait tracé le grand génie.Ma mémoire, fei onde en souvenirs do toute soi tes, entr’ouvrer les milia imperceptibles cel-luî» s dont Taine la disait peuplée, et de toutes parts en elle les imagos jaillissent d’v reconnais maints aspects i T autrefois et j’y rotrouve a,,s'ii h‘s concepts magnifiques de toutes ces grandes int .igetiees dont la lecture nous ménage la précieuse amitié.Lt je me «.Iri que tous ceux qui ont concouru etl otivemont a Favuneetmmt «le l’esprit liu- J qu il i \k „tin «.« j« ter de , «Milice désiré h s | main et qui ont, comme Prométhéo, arraché an I bas«»s solides et irréfragable *,e »**«c toute l.i suite «les hommes «Soit être icmldéric comme un même hmninc tjui subulate toujours et «jui apprend continuelle-ineuL Pascal.— Trait < sur U I / • Pan ai trouvait dans l’homme contemporair la somme d'expérience, des siècles passés, -i pour lui, l humanité n'était que lu survivaice d’un même e>j>i'it.collectif dont la puissance va tou jours croissant.Respectueux du génie antique, avide do ^’approprier sis découverte-, recon-v.aissant tout ce qu il h fait pour nous, il dédaignait cependant «Je limiter ses études au passé etdeluidemander !«• serrefc et la splendeur de tou test: hose*.“C est nous qui .sommes l’ant iqui*L, dirait-il avec une üKidnsto fiort*-, pui-qu unie avons ajouté à ce «pi ont vu les ancien *, !t*s trésors nouveaux do notre expérience et ri«- notre travail ”.Et il émettait i t une théorie du pro git'.’s, qui est une admirable réponse a ia peur systématique «le l’avenir et au préjuge traditionnel, de tout temps en lutte avec P aspiration et les tendances de H liberté intellectuelle et de la légitime curiosité de* P esprit.Ou conçoit que Montesquieu ait dit de Pin-lel igcnce «jue c'est “ le plus exquis et le plus délicieux de tous les sens ' ; mari il faut bien se garder «le ne lui demander qu’une jouissance, ?t cet examen du temps, sous son triple asp ’et bana» et pourtant toujours nouveau, nous place en un ordre de eho.>« s qui demande des cDillic- ! i «li ' plus i ibusn-s que celles «lu 1’ L'*pri t t EN KL X qu’ils IVnt trouv« o o o “ l)e sorte iju*' toute lu société n avons rien a envier aux anciens, si nous savons nous st | \ »r o eux.I noiH, ou autour de n«»u toute* 1 t«*s les connaissances, toutes • ‘tuxijue-l’es ils ont consumé leui tre lot dans .|chacun peut Mais Mais si personne ne songe à nier cette limpid** théorie, c’est bien autre chose si nous s«»n-g«*«ms a l’appliquer à quoi qu»* i nous élevons la voix ! Il y a «i loin dû la science à l’action.Les plus osés consentent à recevoir les avis «I#» la vérité, mais i!s ne?songent jamais à >•» les appliquer.Ils en ornent bien inutilement leur mémoire, au li**u d eu orner 1» uns mœurs, c • qui nerait plus sag* ! Il est beau de taire 1 analyse subtile .l’une théorie et de regarder à la loupe l’oruvr» d’un autre, afin de se procurer le plaisir d«*lû.*at de se croire plus fin qu lui ; mais cela ne -ullit pas.Quand nous foui!loin L s eh» fs «Foeu vre, afin d’y remuer Ins pensées fécondes * qu’une sali faction nnsquiiic d’éitiiition 1 > ,hv., é.; ' cat vrai ! M.l*ubbé ( îayrautl.- \*oilà po irqimi | ai pont-è a*e ipiehpie autorité pour dire «lu haut «1 • la tribune à quelles difficultés nu raisonne merits, m»*s di-cours et in* •• arriv es «e sunt heurté».L«>.s ig«- q-.:o l’Etat devienne i uiii!**, tomes «*lioses ap partiennent à F Etat- ! MA VITRE Yrr« lucdlt« .1 l.ouriffivj dr Mnnlitjnr/, Ma r«ô*r - d noire arec drx étoiles dedans.Et semble un tout yetit morceau tir ciel infime Détaché pour mm seul du firmament sublime, Du ciel pradujieus plein de soleils ardents.Dehors.j'entends marcher la Muii aux pas prudents.Sut te sd.eiicicu.c lapt s fourré d /termine.K«*s mœurs familiale» ado|>t«‘< s o» pratiquées par le»# soifiéte» humaine» CF.si un b«*au i« ve qui a le tort.iturneu**e d'être it r «»a!.s vble.Les multiples «le-voir» que nous impose la failli I** sont doux à remplir ; 1 .*»ccornplis»«:inent.«le chacun «Feux est par lui-même utm j < • i » *, car l'amour « st.)«• mobile «h* tous les acte* dont la faurtlh* «*»*t 1«» tln àtrc ou F«»bj«*t.I tins la s#»¦ i.-if un continue, la rupi«iité» j n me souvent sur le dé»*intére»8ein**nt ; le calmil personnel a sa large place « n fact* «lu «h-vom* i ment : les liotnini's sont loin de * aimer passion-j iiéinent, puisqm*, disait un illustnt orateur, “ I hvimiiK* n’aine* rien naturelhunent, «I«* «•«' • pii constitue la li.it* rint ’ I.erreur «les r«'fornmt«*ur» « L* la so i #» t • ?o’est «Fi tablir leurs doelrines eomim.» si !«*.» iu*nimes I étaient d«*pourvu» «le passions, « «mm * «’iri • taient d«*s saints.lis édifient lours tlmori»*» {«*oniuUî si par «•«•i tain» procès lés «IV* lu cation il «‘tait possible «h* débarrasser les humains «»*• icur ég«>ismo et «le leurs rivalités.Mais on doit compter avec les hommes tels qu'ils sont C'est tmip Eu infini M Suint* à j tfir clan * Et.lenten (Du n n/e (!
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.