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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 mai 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1907-05-17, Collections de BAnQ.

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¥ — Onzième Année — No.20 Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Vendredi, 17 mai 1907 il ORGANE LIBERAL P NXf DISTRICT deTERREBONNE.Lt «DT DI CAVENift est OAKS LE PEUPLE mE/WE »to«s VXRROKS PBOSPfcREB UQ, FIQ, Du ST L.AURE.XT *- \JV- SDLTxJ d~CHElTiER,,^ Abonnement : l u un [Cumul» |.‘ “ [Etats-Unis].Strictement payable d’avanoe.M.00 1.50 £ •VH «M Jules-Edouard Prévost, Directeur A DMTMSTP-ATION • SAINT-JEROME (TKKREBONNE', Annonces : 1 l e.la lient' agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion ; Ce.la ligne, insertions subséquentes.SOMMAIRE L’utilité du beau Les langues mortes La Française humanités gréco-latines Le procès Asselin Honument Labelle Meli-Melo POESIE: La voix du sol Le Diabolo La plus vieille fanfare Nécrologie Une industrie florissante Arbitre officiel pour beurres et fromages Nouvelles L’utilité de la beauté Le Franc Jep X X X Docteur Zède Docteur Ji-f Alfred Descaries Lily Butleur Jacques Levrai Les langues mortes Quand lu mot “ beauté ” attire le regard ou raisonne à l’oreille, on est porté à croire, tout d’abord, iju’il s'agit de la feiiun», ce chef-d’œuvre incomparable qui fait l'admiration du monde depuis sa création.Ce n'est pas, pourtant, de la beauté de l’Evu attrayante du paradis terrestre ou de ses descendantes que je veux parler ici ; il s'agir, pour le moment de la beauté pittoresque de la nature.Je ne wux pas entreprendre, eomprenez-inoi bien, de faire un tableau «le l'éblouissant spectacle qu’oürent à nos regards les spleudeurs de la nature: sa mervt illeuse fécondité, l’aspect clé Lieux de l'eau cristalline des fleuves, dos rivières et des lacs irrisée par les rayons d’or d'un liant soleil d’été, les pelouses verdoyantes, les champs fertiles, los grands arbres dont l'ombrage nous abrite, les fleurs sans nombre au parfum exquis et aux couleurs chatoyantes, le vol gracieux des oiseaux légers, la douceur de la brise, le charme des gazouillements dont l’air retentit, etc.Non, mon intention n'est pas de décrire toutes les manifestations île cette beauté terrestre qui chante avec tant do magnificence la bonté du Créateur et dont les variétés presqu*infinies ont inspiré de si délicieuses pages aux poètes.Je veux tout simplement limiter mon regard et ma causerie à la beauté naturelle de notre séjour jérômicn et prouver par notre expérience locale l’utilité de la beauté de la nature que l’homme doit apprécier, seconder et accroître de toutes manières.La ville de Saint-Jérôme, surnommée jadis la reine du Nord, pourrait aussi s’appeler la belle du Nord.La nature a été prodigue a son égard.Ses beaux arbres, ses rues bien tracées, la rivière du Nord qui la traverse au centre, l’air pur qui y descend des Laurentides, l’aspect séduisant des bois qui l’entourent, tout concourt à faire do Saint-Jérôme une petite ville gracieuse.Il est du devoir des citoyens de cette localité si favorisée par la nature fie tirer partie de tous ces attraits en tenant propres les rues et les places * * _ en ajoutant le plus possible à l’agrément naturel de la ville, en cultivant cette beauté dont elle est si riche.Toute dépense laite dans ce sens est d’utilité publique.C’est pourquoi j allirme que l’existence du joli parc Labelle, au centre de Saint-Jérôme, est aussi utile au progrès et au bien-être général de la ville qu'agréable à la vue.Les charmes d’une ville sont assurément pour quelque chose dans ses progrès.C’est toujours avec peine que l’on quitte une localité où l’existence esi séduisante, aussi la population s’y conserve plus compacte ; de plus la population s’v accroît plus vite qu'ailleurs car on y accourt avec plaisir.Jbi bun*’, ibi palria.Le beau est compris de la foule aussi bien que de l’élite intellectuelle, et quelquefois memo mieux.Il faut peu de chose pour changer l'aspect d’ure existence, pour infiuencer le caractère, et la moindre note poétique jetée sur le chemin de l'homme du peuple éveille en lui des enchantements indéfinissables qui ont un retentissement réel sur sa manière de vivre.Ainsi l’ouvrier qui, le matin, s’en va au travail en traversant une ville propre, des rues soignées, un parc verdoyant, un bocage rafraîchissant, emporte avec lui, dans sa mémoire, le souvenir bientaisant de ces beautés réconfortantes que son œil a contemplé.lAi calme reposant, la bonté de la vie, les caressantes effluves qui so dégagent de la grande et belle nature, lui font escorte jusqu’à son travail et, sans peut-être s’en rendre compte, il en subit le charme.Que de nuages sont ainsi dissipés, que de mauvaise humeur, que de rancunes passagères contre la vie et ses mille contretemps sont ainsi éloignés et effacés du cœur.Il est psychologiquement vrai que l’existence du paie Labelle peut avoir do telles influences sur les citoyens de Saint-Jérôme.L'utilité de la beauté ici comme partout ail-leu i.s, est unevénté.Plus notre ville est belle plus ceux qui l’habitent la quittent à regret et plus on y vient avec plaisir.Il faut à toute localité importante un lieu de repos propice, salubre, central, à la portée de toutes les classes, gratuit par conséquent.C’est d’une utilité de premier ordre si 1 on veut garder raine la santé publique, si l’on veut qui» nos ouvriers et les gens du peuple en général soient autre chose que des mercenaires.Soyons donc heureux do posséder au centre de notre jolir ville un parc qui donne à tous l’avantage cio jouir des beautés naturelles et reposantes de la nature.Continuons d’embellir Saint-Jérôme et de répandre a profusion cette beauté pittoresque dont je crois avoir fait entrevoir l’utilité publique.Le FKAve.A VENDRE.—- Magnifique hôtel pourvu de ** toutes les améliorations modernes.Très belle clientèle.Prix raisonnable et conditions faciles.Chance exceptionnelle.1-1.Gau-vreau, Saint-Sauveur des Moûts, P.Q Nous publions, cette semaine, un nouvel article sur i'étude du grec et du latin dans nos collèges classiques.Notre collaborateur n'y va pas par quatre chemins et veut éliminer du programme de notre enseignement supérieur les langues mortes pour y substituer l'étude plus approfondie des langues vivantes et des sei» nces.Eu cette question délicate qui divise les classiques.nous sommes au nombre des modérés qui veulent moderniser l’enseignement bans le priver complètement «le son commerce avec les langues grecque et latine.Nous croyons que donner à l’étude do ces I langues mortes la place prépondérante qu’elles occupent actuellement dans nos programmes classiques, c'est un excès ; d’un autre côté, nous croyons aussi que les vouloir effacer totalement de nos étudi s scolaire?, c’est un autre excès.Mais ce dernier n’est qu’à l’état d’hypothèse, tandis que le premier existe* et paraît malheurt usement bien enraciné chez nous.Il faut pourtant que les directeurs de notre enseignement arrivent à se persuader tpi’il est absurde, illogique et préjudiciable de plonger nos jeunes gens pendant huit ans dans t’étuJe, belle en soi mais inutile au point de vue pratique, de d» ux langues mortes ; taudis que l’en-|seignement des langues vivantes telles que le français et l'anglais, et des sciences est relégué au troisième plan.En un mot, les cours dits secondaires dans nos collèges classiques devraient plutôt être les premiers inscrits sur leurs progianimes sans pour cela renoncer à l’étude de l’histoire et de la littérature grecque et latine.Ne p ‘rdons pas de vue que la science do ces deux langues est un ornement à l'instruction mais n’en peut ni n’en doit constituer la base.Quand un jeune homme est muni d’une instruction pratique, qu’il connaît bien sa langue maternelle et les langues étrangères nécessaires aux luttes de la vie, quand il est renseigné sur I histoire du monde et surtout de son pays, sur la littérature et tous ses chefs-d’œuvre, sur la géographie, les mathématiques, la physique, la chimie, la zoologie, la botanique, l’astronomie et autres sciences utiles et même nécessaires, il n’v a pas d inconvénient, certes, à lui faire étudier et admirer les beautés de la littérature grecque et latine par une étude sommaire fie ces langues, étude d’autant plus rapide ét plus fiuctueuse qu elle est aboidée alors que l’intelligence de l’élève est plus ouverte et que son esprit e*t plus capable d apprécier ces beautés classiques.L’idéal serait donc un programma posant d’abord comme base de l’enseignement l’étude do la langue maternelle, de l’anglais, la langue dus affaires, de 1 histoire, de la géographie, des sciences ; viendrait ensuite l’étude de la littérature des principales langues vivantes.IA, le jeune homme, suivant ses goûts, ses aptitudes, ses moyens, couronnerait son instruction soit par les hautes études commerciales, soit par les hautes études classique*, c’est-à-dire la philosophie, le grec et le latin.C’est seulement quand un jeune homme est outillé pour la vie pratique et la lutte journalière du monde qu’on a le droit de les pousser vers des études spéciales qui supposent des goûts spéciaux, des aptitudes et des ressources pécuniaires spéciales.J Kl' LA FRANÇAISE On a dit que la Frattçui#.: de M.Brieux devrait être jouée à l’étranger, pour protester contre les horreurs que le roman et le théâtre français suggèrent aux autres nationalités dans leuis appréciations de la femme française.Nous le croyons volontiers.Et c’est précisément dans co but que nous voulons souligner un détail de cette pièce qui redit bien haut une vérité, oxpo'ée par JM.Louis Arnoud dans ses chères causeries de lundi, alors qu’il se sentait entouré d’une atmosphère de chaude sympathie si bien mérité.“ Le Français, disait-il, est fanfaron de vice ; il cache scs vertus.” 1/Américain Birilet dans Brieux juge de même nos cousins d’outre-mer: “ Les Français sont, à la fois, moqueurs, bons et vaniteux.C’est sur eux qu’ils exercent leur moquerie ; ils ont la forfanterie île leurs vices et l’hypocrisie de leurs vertus ; ils se raillent par peur de sembler naïfs.” Mais il est dans cette pièce un autre mot d’une application courante, ici, nu Canada.Que de fois n’entendons-nous pas les Français tiouver que nous les jugeons trop sévèrement?(Relire en particulier dans le dernier numéro du Xatiiiiui/ift'', “la France est-elle chrétienne ?”) Et pourtant, parfois, on ne fait que répéter les choses que l’on a lues dans la /terne t/cs Deu.r-J/o/ii/es ou dans le Corrrsjxtu'/iml.Voici une petite explication du fait.L’Américain Bartlett annonce que “ avant dix ans la Franco sera au niveau de la république de Saint-Martin.Un vieux gentilhomme campagnard, giinchoux, mécontent de tout, prompt à déclarer que le “ pays marche aux abîmes, ” mais patriote et chauvin dans les moelles, proteste contre cette allégation.Il ripo-ite d’un ton vif : — Ah ! mais vous m’emhctcz.à la fin.— Ce sont vos propres paroles d’hier.— Je veux bien les dire, je no renr pan ou un etnini/cr /en répète.Ce met d’une application courante a soulevé, dit-on, des riies approbateurs.C’est qu'il est piquant de vérité.Il explique merveilleusement comment d’excellents Français, devenus nos frères par leurs travaux au milieu do nous, plus Canadiens que nous par l’afloction qu ’ils nous portent, ne peuvent souffrir quo l’on répète certaines vérités Que pensent-ils quand il s’agit d’exagérations qui perlent sous la plume ou sous la langue de certains francophobes enragés.1 Four mieux fuire comprendre cet état d’û- que l'on un peu ce mes des Français qui n’aiment pa parle mal de leur pays, considérons qui se passe chez nous, quand des écrivains français apprécient notre tempérament national, ou les évènements -le notre histoire.En a-t-on fait une colère, quand Georges Lech&r-tier a écrit dans " l’irréductible Force ’, ces lignes absolument vraies, mais peu llatteuses pour notre orgueil national : “ Seulement, ils manquent de nuances ces bons Canadiens, ils manquent de nuances.Ce n’est pas pour vous froisser.Mais, quand la grande Sarah est passée ici et après elle, Co-quelin, père et fils, ils leur ont donné le même nombre d’athome, les ont reçus avec le même enthousiasme que nos académiciens.Ici, oui, hem ! Ce n’est pas le doigté qui lis ctoulle, si je puis m ’exprimer ainsi.comme dirait Le-maitre.” Cette appréciation est absolument vraie.Nous fûmes cependant froissés de la voir exprimée par un étranger.Soyons donc plus indulgent quand nous voyons nos compatriotes français soullrir de certains écrits qui contiennent un peu de fiel, il faut bien l’avouer.Et soyons toujours équitables dans nos jugements Nous obtiendrons peut-être ainsi que l’on porte sur nous des jugements plus e piil.ibles que ceux qui se trouvent dans la continuation de l’histoire de l'Eglise de Rohrbachor.De/euda est Carlhatjo.X x‘ X.Humanités gréco-latines Je félicite de tout cruur M.Henri Roullaud do la franchise qu il a mise dans son opinion au sujet de l’enseignement du grec et du latin.11 s’est mis au blanc et va servir do point de mire à bien des projectiles, car malheur à l’innovateur qui s’attaque à un système plusieurs fois séculaire ; autant vaudrait vouloir raser la vieille muraille de Chine, autrefois la sauvegarde du Céleste Empire, aujourd'hui un amas de pierres sans valeur, comme notre système classique.M.Roullaud est un brave et bien des gens l'applaudiront en silence ; mais il ne faut pas se contenter do l’approuver : que chacun apporte son pic, sa pince, son catapulte, que cha-uti mette l’épaule au bélier et frappe son coup et nous finirons, avec le temps, par démantibu 1er la vieille forteresse, pour élever sur ses ruines un système d’éducation, un monument digne de notre siècle.Ah oui ! qui nous délivrera des langues mor tes, cet affreux cauchemar de la jeunesse étudiante ?Que l’on enseigne le latin à ceux qui se destinent à l’état ecclésiastique, c’est très bien ! la connaissance de cetto langue leur est nécessaire.Quo l’on enseigne le grec et le latin à ceux qui aspirent à devenir des lettrés, passe encore — c’est leur affaire s’ils veulent orner leur intelligence de ces baudet oies funéraires de l’antiquité.Mais à ceux qui veulent embrasser une profession libérale : aux médecins, aux avocats, aux notaires, aux ingénieurs et autres, à quoi sert, je vous le demande, l’étude des idiomes d'un monde disparu ?—“ A connaître l'étymologie dns expressions techniques”, mo direz-vous 1 Mais, mon Dieu, quelques mois d’étude suiliraient pour ce’a.*• A pouvoir traduire les auteurs anciens et faire preuve d*un esprit cultivé en parlant des langues inconnues du commun des mortels ", ajouterez-vous ?Eh bien, parmi les quelques milliers d’hommes de profession de la province de Québec, quels sont ceux qui peuvent entretenir une conversation en grec ou en latin ?Quels sont ceux qui peuvent traduire convenablement du grec et du latin en français et vire vertu 1 Y en a-t-il un sur cent 1 je ne le crois pas.Et s’il y en a qui peuvent le faire, à quoi cela leur sert-il ?Pour étudier le droit, la médecine, le génie-civil, etc., a-t-on besoin de consulter des auteurs dont los enseignements sont devenus surannés, absurdes et ne s’adaptent plus à notro temps, à nos habitudes, à nos mœurs ! Et d’ailleurs, si nous voulons, par curiosité, connaître les doctrines des anciens, n 'avons-nous pas des traductions bien supérieures à celles que nous pouvons faire nous mêmes ?Et quel avantage tirons-nous do l’étude do la littérature ancienne ?Les écrits de Salluste, de Juvénal, les amours d’Hélène, .le Cléopâtre, d’Agrippine, les métamorphoses d’Orido et autres niaiseries de la mythologie, les turpitudes de l'histoire romaine, époque de corruption effrénée et d’esclavage, où toujours le vice opprime la vertu, où toujours la force brutale primo le droit, seraient-ils si édifiants ?Il est vrai que du tas de fumier on nous sert ce qu’il y a de moins gâté, mais la caque sent toujours le huienget ce n’était pas la peine do brasser tant d’ordures pour y déterrer quelques perles.Donnons une éducation plus pratique à notre jeunesse : faisons-lui connaître parfaitement la belle langue française et ses chef-d'œuvre», l'iiis-toire de son pays et des pays qui l'intéressent le plus : la France, les Etats-Unis, l’Angleterre ; ouvrons-lui tout grand le livre do la Nature, en lui inculquant de solides notions de botanique, de zoologie, de minéralogie, de géologie, de biologie, de chimie et de physique ; cultivons son intelligence au moyen des mathématiques, de l’algèbre, de la géométrie, de ia trigonométrie et même île l’astronomie.Et puisque l’étude des langues étrangères est une bon- ques, puisque nous sommes destinés â vivre au milieu des Anglais servons-nous de leurs armes, de leur langue, pour vaincre leurs préjugés et nous faire des amis d’eux, Si les Cba-pleau, les Cartier, les Laurier, les Bourass», les Monk, les Brodeur et tant d’autres ont su conserver à leurs compatriotes leur part de prestige dans le Dominion du Canada, ee n'est pas parce qu’ils étaient de forts hellénistes ou d habiles latinistes : c’est parce que, connaissant à fond les deux langues française et anglaise, ils ont pu se faire entendre et comprendre do tous lorsqu’ils réclamaient notre part à l'héritage commun.Que l’on enseigne à nos jeunes la belle lull » gje de Milton, qu’on leur eu fasse connaître les chefs-d'œuvre et ils pourront affronter l’avenir sans crainte ; ils sauront nous faire honneur partout, â la tribune, à la Chambre comme dans l’exercice de leur profession.1 Licteur Zi ni: Le terrible rhumatisme Après avoir souffert cinq ans, il est guéri par les Pilules Roses du Dr Williams LA VOIX DU SOL li est sou* le soleil un »ut uni-juc nu monde.Où le ciel n vcr»é üfüdont le» jiIh» hrUlnuH.Où, répnnrinnt Men*.I.t nature féconde, A ce» vaitdi furet* mile *ei Inc» Retint».Octave CRCMAZIS.Dos douleurs atroces dans quelques membres plus souvent dans le dos ou les articulations, voilà lu iliunv.itisme.Ne différez pas votre guérison.Do jour en jour la maladie s’aggravera, les souffrances seront plus grandes.Les Pilules Poses du Dr W illiams ont guéri des milliers do cas.Elles ont guéii M.Horace Plante, do Sorel, Que., qui souffrait d une très grave attaque de rhumatisme.Ce quelles ont fait pour M.Plante, elles le feront pour vous.voici ce qu’il déclare : “ J’ai été pris du rhumatisme.Je marchais comme si j'avais eu des cailloux dans mes chaussures.Les douleurs, «Iui commençaient dans le pied se répandaient dans toutes les parties du corps ; mon dos et inos articulations devinrent affectés.Pendant plus de cinq ans j’ai enduré les plus terribles souffrances.Souvent j’étais cloué au lit, dans l'impossibilité de marcher.Rien nu semblait me soulager.Je désespérais de revenir à la santé.Heureusement on attira mon attention sur les Pilules du Dr Williams et je décidai d’en faite l’essai.J’en achetai six boites et avant de les avoir toutes dépensées je m'aperçus d’une grande amélioration.Jo continuai le traitement et ma santé s’améliora graduellement jusqu’à ce que toute douleur fut disparuo Je suis maintenant complètement guéii.Mes amis furent surpris de me rencontrer sur la rue fort et en santé après cinq ans de tortures.Ils voulurent savoir ce qui avait amené ce changement.Je leur dis que c’étaient los Pilules Poses du Dr Williams, car je n’ai pas pris d’au-i très remèdes après avoir commencé leur usage*.Rhumatisants, faites un essai judicieux des I Pilules Roses du Dr Williams et elles feront sûrement pour vous ce q (P cl les ont fait pour moi ”.C’est dans le sang — le sang pauvre — que se trouve de ces maladies : rhumatisme, indigestion, étourdissement, palpitation de cœur, anémie, faiblesse et beaucoup d'autres encore.Los Pilules Poses du Dr W illiams agissent sur le sang.Elles font du sang rouge, riche et vivifiant.C’est pour cela quelles guérissent toutes les maladies ordinaires.En vente chez tou* les pharmaciens ou par la poste à 50 et s.la boite ou six boites pour >2.50, de la Dr Williams Medicine Co., P rock ville, Ont.Canada ! Canada ! Terre sainte ut féconde ! Terre de liberté France du Nouveau-AI onde Oit vit le souvenir des antiques pnerriers, A n e lauriers de ers preux mêlant d autres lauriers Tu rp-atuiis rie/te et fort, combinant tes ressources.Et ;misant le propres à ses plus nobles sources.De son plaire allépé, se sentant rajeunir, Ton brus puissant d'un peste embrasse, l'avenir ! Ab ! \ I nus êtes des héros au loot éf être la plèbe Et vos noms pluvieux, a la postérité Seront des talismans pleins de sublimité ! Alfred DE SC A RR/ES.M out real, avril 1007.Monurqent Labelle 15 mai 1007.Le procès Asseliq En dépit des efforts déployés par M.Asselin, d’abord pour empêcher son procès aux Assises criminelle» et ensuite pour le retarder, ce procès est commencé de vendredi dernier, â Québec.Nous ne pouvons donner ici les détails de cette causo qui ont, d’ailleurs, été publiés par les journaux quotidiens.Jusqu’ici l’hon.M.Turgeon, Thon, M.Prévost, Thon.M.Roy et M.Lewotit ont donné leur témoignage.M.Olivar Asselin et ses avocats ne paraissent pas être sur un lit do roses.En effet, d’après une déclaration de Thon.M Turgeon, il ressort que certaines démarches auraient été faites auprès de M.Turgeon même, agissant comme procureur général, pour que la poursuite contre M.Asselin fut abandonnée, sur la promesse que dans ce cas des pii ces compromettantes pour certains ministres et notamment l’hon.M.Turgeon, ne seraient pas produites.Jar Sir NV ilfrid Laurier à la conférence et le félicite d’avoir fait échouer lo projet d’établir un conseil impérial.• Il cherche à dissiper les illusions do Sir Frederic Pollock et de M.Lyttelton sur la possibilité de maintenir en permanence urvv^rgane qui continuerait lo rêle do ia conférence.Ses treize ans d’expérienco comme haut commissaire lui permettent de dire que les relations 6205 ,'AVENIR DU NORD 1?MAI 1007 entre colonies seront beaucoup plus faciles et plus cordiales en passant par le canal du Haut Commissaire que par un organe comme celui qu’on voudrait établir.Le Canadien, la Walton et autres journaux ejusdim farina: n’ont- pas publié celle intéressante nouvelle.Fanatisme et sottise T.o Journal de Waterloo parle des “ efforts que l’on fait presquo chaque jour, avec le consentement et l’approbation do Sir Wilfrid, pour faire mettre la langue française do côté.” Ce quo l’esprit do parti fait dire de bêtises a nos confrères conservateurs ! I.e Journal de Waterloo a bien tort do descendre au niveau du Canadien.La fin de la Conférence Sir Wilfrid Lnurier vient de couronner ses succès à la Conférence coloniale :1e Londres en faissnt adopter à la dernière séance de cette Conférence une motion favorisant l'établissement d’une ligne rapide, subventionnée par l’Angleterre, de vapeurs exclusivement britanniques, entre le Royaume-Uni et l’Australie en passant par le Canada.L’exécution de ce projet aura pour résultat une diminution du coût du fret, ce qui constituera une sorte de préférence indirecte accordée aux colonies; de plus cette uouvcllr ligne réduira le temps du voyage entre l’Anglotorro et l’Australie à vingt jours au lieu de trente sans compter que l’on pourra ainsi détourner au profit du Canada une partie du trafic qui passe maintenant par New-York.Sectaires dans le bien Nous détachons d’un article du Semeur, intitulé: “ Sectaires dans le bien, ” la citntion suivante d’un discours du l’èro Le.Marcliand : .11 ne manque pas, clans le camp catholique, — je parle de la France — d'hommes parfaitement sincères qui se piquent un peu trop qu’eux seuls sont les dépositaires de la vérité et du bien, qu'eux seuls sont les dépositaires de la vérité et du bien, qu'eux seuls connaisse nt l'é- nigme des questions embarrassantes et posse dent la panacée qui guérit tous les maux, lienees hommes Voient un prêtre, un laïque surtout penser différemment d’eux, sur un point ou sur un autre, et les voilà partis c ontre lui ; ils n'ont pas de cesse qu'ils n'aiem démontré sa témérité, seen inexpérience, quand ils ne vont pas justpi'à le vouloir brûler comme cm liériti-que.Singulière mentalité de nos races latines — absolues jusqu'à l'injustice et sectaires jusque dans le bien.» Prière aux gens de la Vérité et de la Croix de ne pas se reconnaître duns les lignes ci-dessus.Fidèle à lui-même Sir Wilfrid Laurier a été fidèle à lui-même à la conférence do Londres, en continuant de s’opposer à toute participation directe du Canada au maintien de l’armée britannique.Voici ce qu’il disait à la Chambre le 1 5 avril 1902 : “ La politique qui viserait à entraîner le Canada dans le militarisme et à lui faire supporter sa part du coût do la marine, de l’armée et des guerres de l’Empire serait une politique do suicide Une entreprise nationale Par le canal de la Baie Géorgienne, que le gouvernement Laurier veut entreprendre, la distance par eau entre Fort Williams, à l’ouest du lac Supérieur, et Montréal sera réduite de 400 milles et le coût du transport du grain de trois ou quatre ceuts par minot.Cette entreprise est une entreprise vraiment nationale, dont bénéficiera grandement tout le pays.Une grève 1,500 débardeurs et camionneurs son', en grève à Montréal.Us demandent une augmentation de salaire’».Le salaire actuel du débardeur est do 25 ets.de l’heure durant le jour et 30 cts.la nuit.L’augmentation do 5 cts.par heure qu’ils demandent ce nous parait pas exagère quand nous considérons combien est rude et dangereux le travail do ces ouvriers.Les débardeurs ont déjà demandé sans succès cette augmentation do salaire en février dernier.Espérons qu’une entente sera conclue au plus tôt.L’Association des Armateurs ne pourra éviter de se rendre à la juste demande des débardeurs ; qu’elle le fasse donc au plus tôt car cette grève cause les plus graves préjudices au port de Montréal et au trafic en général.L’immigration française Parmi les passagers du “ Parisian ” débarqués à Montréal, samedi, se trouve un groupe de Français, désireux de se fixer au pays.Ces immigrants sont nu nombre do trente-cinq et sont charpentiers, cultivateurs et terrassiers.Ils ont été conduits uu Canada par M.Lo-rouge, de Lille, France, qui a déjà visité notre pays, l'an dernier.Larousse mensuel illustré Tous devraient recevoir le Lauous.se mes 8UEL illustré, dictionnaire et encyclopédie périodiques, publié sous la direction] de Claude Augé.Les personnes,, surtout celles qui possèdent le Nouveau Larousse illustré, devraient se bâter de s’abonner au Larousse Mensuel qui ue coûte que SI.25 par année.S’adresser au bureau de I’Avkxir i>u Nord.Pensées Quand la grâce so mêle aux rides, elle est adorable.Il y a on ne sait quelle aurore dans la vieillesse épanouie.Victor Hugo.Rien ne rend l’homme plus ressemblant à Dieu, sous le rapport do l’origine, que d'exister par soi, do s’être fait, d'avoir conquis son nom, de pouvoir se dire : Je ne me dois qu’a moi-même.Lacordaire.Sa peau était jaune “ Je n’eus qu’a essayer les pilules du Dr Hamilton pour en apprécier le mérite, écrit Mme Annie S.Bryce, de Woodstock, mon organisme était épuisé, mon sang faible et mince, j’avais un teint affreux et terreux, ma peau était rude et sèche.La première boite de pilules du Dr Hamilton opéra un changement complet.Je me sentis mieux de suite.Les couleurs do la santé revinrent à mon visage.Dans trois semaines environ j’étais guérie." Les pilules du Dr Hamilton produisent une guérison facile.Essayez ces bennes pilules, 25 cts la boite ou cinq boites pour $1, en vente partout.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.l^e Oiatoolo LL J L:U A LA flODL Pour “ L’Avenir du .N'urd " C’est une obsession do tous les instants actuellement, en France, que le jeu du “Diabolo.” Jeunes et vieux, hommes et femmes, fillettes et garçons, grands et petits, riches et pauvres, tout le monde joue à ce jeu qui semble passionner Paris et la province, la ville et la campagne.Dans l’aristocratique avenue des Champs-Elysées, les blonds enfants en leurs costumes de velours et leurs fanfreluches do dentelles, négligent ce pauvre Guignol, qui naguère trônait tout puissant en leurs jeunes cœurs ; même la voiture aux chèvre», si chère à l’âme enfantine, se promène presque a vide, car le Diabolo captive et retient tout ce petit monde.Au Bois-de-Boulogne, au Pare Monceau, au Ranelagh, les enfants dos classes opulentes s’adonnent avec passion à ce jeu nouveau.Dans les faubourgs, le Diabolo fait aussi la joie des enfants pauvres.Le» Buttes-CImu-mont et Montsouris, ces jardins du pauvre, dont flot» Paris l’impératrice Eugénie, voient aussi s’ébattre sur leurs pelouses tout un petit inonde en guenille», poussant des cris de joie lorsque les cônes multicolores du Diabolo s'élèvent dans l’air en bariolant lu ciel de points vertigineux bleus, rouges, jaune», blancs, etc.Passe encore pour les parcs et les jardins publics, mais le Diabolo envahit la rue : sur la chaussée, il faut se ranger devant les enfants qui, tout absorbés, manient deux petits bâtons, puis, hop là ! fout sauter bien haut sur la ficelle le petit cône.On a souvent dit qu’il n’v a rien de nouveau sous le firmament ; le Di at.silo semble étrangement prouver la vérité de cet axiome.Le jeu du Diabolo était connu et joué en Chine plusieurs siècles avant 1ère chrétienne.A Koine, les dames romaines se servaient d'un jeu à peu près identique à celui-ci pour se rendre plus belles et plus souples, les esclaves et les danseuses romaines so livraient à ce jeu, dans les festins, pour le divertissement de leurs maîtres.Une vingtaine d’années avant que Napoléon eût atteint l’apogée de sa gloire, un ^seigneur anglais, lord Macartney, fit un voyage en Cloue ; un missionnaire lui montra le jeu chinois qui plut au lord anglais.Il l’importa en Angleterre, mais il n’eut aucun succès, et c’est en France, vingt ans plus tard, que nous voyons le jeu, sous le nom de “ Jeu du Diable,” se répandre avec une vogue extraordinaire.Ce fut une folie, un délire.Dans le jardin impérial des Tuileries, dans les majestueuses avenues du parc de Saint-Cloud, comme sou» les frais ombrages de la Malmaison, le “Jou du Diable" so jouait à touto heure du jour et de la nuit.Les maréchaux de Napoléon, comme les grands hommes d’Etat, ne dédaignaient point de iuti-ner lo “ Diable ” sur ses baguettes et sa ficelle Une vieille estampe représente le petit Roi de Rome, [l’infortuné Aiglon) jouant au “Diable,” et une caricature do l’époque, bien certainement de provenance anglaise, représente lord Wellington lançant en l’air, sur la ficelle du “Diable ”, Napoléon lui même l'uis vinrent la chute de l’empire, l’exil «le Napoléon, l'invasion des armées alliées, si bien que la Franco n’eut plus de hiisirs pour de futiles passe-temps Is» “Jeu du Diable ” tomba en désuétude et fut bientôt complètement oublié.Il y a à peu près deux an», un éminent ingénieur français, M.Gustave Philippont, au cours de certaines recherches qu’il faisait, tomba par hasard sur tin vieux Jeu du Diable datant de sa grande vogue sous le premier empire.Il fit part rie sa trouvaille à sa femme et celle-ci eut immédiatement idée d’en créer un sport nouveau avec certaines modifications au vieux jou démodé.Mme Gustave Philippont a fait à la femme, et surtout à ht jeune fille, un don charmant, car ce jou développe et fortifio les êtres débiles, et nul sport n’est plus apte à faire ressortir la grâce et le charme d’une femme.Lo Diabolo est certainement un sport très féminin, car si c’est Mme Gustave Philippont qui l’a remis en vogue, c’est une autre femme, Mine C.-B.Fry, la femme rlu grand athlète et sportman anglais, qui lui a donné son nom actuel de Diabolo, nom qui lui sied à merveille, car l’empire que ce jeu exerce sur tout le monde, en ce moment, ne tient-il pas du sortilège et de la puissance du diable ?Un poète, car lo Diabolo a ses poètes qui riment des strophes élégantes à son éloge, it dit en parlant du Diabolo : Et voilà, chose peu croyable, Qu’après que le Diable autrefois A fait tourner tant de minois, La femme fait tourner le diable ! M.et Mme Philippont, avec une bonne grâce charmante, m’ont fourni tous les détails sur ce jeu dont ils sont, pour ainsi dire, les rénovateur», et M.Meunier, associé de M.Pliillippout, a bien voulu me conduira au Ranelagh pour que je puisse voir jouer le jeune champion du Diabolo, Mllo Germaine il I ! .impôt, âgée ne onze uns seulement et qui, cependant, d’un tout petit coup si gracieux de sa baguette magique, I envoie le cône à des hauteurs vertigineuse» et ! le rattrape sans aucun effort apparent.Cette touto jeune “ sportwuman ’’ est la fille de mon éminent confrère littéraire M.d llampol, dont les conte» fantastiques sont si pleins de mystérieux attrait», de hantises étranges.Je n’ai fias la prétention de vous apprendre lo jeu, ainsi sur papier.Ecrivez a M.Philippont, 17 rue Ségnier tPIace Saint-Michel), Pari», et deinandez-lui de vous envoyer ses jeux.Méfiez-vous des contrefaçon», car les cônes qui ne - - j ri t [ius protégés pur des bouts en caoutchouc, sont d’un usage danger- ux.Le Diabolo de M.Philippont est le seul authentique.C’est certainement un lion diable, Un diable heureux, dans tou» les ca», Qui, mû par de» doigts délicats.Saule et gambade sur son cable.Lily Butler Votre rhume est-il mieux?Non, il est mauvais comme toujours.Rien ne soulage Pourquoi ne pas fairo usage du spécifique du jour “ Catarrhozone ’ qui chasse un rhume en un jour.Inhalez du Catarrhozone et vous serez soulagé en deux minutes.Continuez lo eraitement et vous serez guéri.Guérissant, détruisant les vers, agréables, rien, pour rhume, trouble de gorge et catarrhe no peut être comparé à Catarrhozone.En vente partout, 25 cts et $1.00.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.La plus vieille fanfare Le Temps, d’Ottawa, dans son numéro du I l mai, mentionne la fanfare de Mull comme étant “ probablement le plus ancien corps de musique indépendant du Canada.’ La fanfare de Hull existe depuis 37 an i.Certes, c’est un bel âge pour un corps do musique en notre pays, et, les membres de cette organisation musicale ont droit de s’en enorgueillir, ruais non au point de croire leur société la plus ancienne du Canada.Cet honneur appartient à la Fanfare Saint-Jérôme qui le revendique hautement.Elle fut fondée, il y a 58 ans, par lo regretté Dr Jules-Ed.Prévost qui, grâce à un dévouement toujours en éveil, à une générosité sans bornes et / f=r SR A VIN CURE ' 'V ! /.VA7 tcillenr Uni.‘J pmtr les chevaux et Les êtres /.N’enlèvt pa»le2.t chez les api.* et ne laisse aucune cicatrice chez les êtres humains.En vente jxirtout, J0 cts la bouteille.Propriétaires: THE JOLIETTE CHEMICAL CH mort du Dr Prévost aurait prive la fau-faie de son plu» ferme soutien ; mai» le Dr Henri Prévost, héritier de l’enthousiasme et de la ferveur artistique do son père, continua son oeuvre et la Fanfare Saint-Jérôme, qui, à 1 occasion, se dédouble en “ Orchestre Jéromien, n’est pas encore rendue nu terme do ses succès.En 1899, la Fanfare Saint-Jérôme célébrait son cinquantième anniversaire, en même temps que son fondateur et président fêtait ses noces d or, par des réjouissance» présentes à la mémoire do tous ceux qui eri furent témoins.Elle est donc de 21 ans plus âgée que la fanfare de Hull, dont le mérite, pour cela, n’r-st en rien diminué.Mais il est bon de rendre à chacun ce qui lui est dû, eu rétablissant les faits tels qu’ils doivent être connus.Et les musiciens de Hull doivent céder le pas à leurs ainés de.Saint-Jérôme.Jacques Devrai Toute personne qui désire acheter une terre ou une propriété dans un village ou une ville, ou (pii désire vendre sa propriété ou l’échanger pour un commerce quelconque, ferait bien de s’adresser a M.Edouard Drouin & Lorrain, de .Sain’-Jérôme.M M.Drouin à Lorrain sont en rapport avec les agents les plus compétents de Montréal et donnent toujours pleine satisfaction.Nos dents s"»it trtSi belle*;, naturelles, gu rarities.INST1TI r DI NTA1RK tUANCO-AMLKICAIN I • J î'i- Rue Sait t-Dems Monti ni.Une qualité Extra—Choix ; Un Régal ! 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j'avais bien, après chaque repas, des pesanteurs, des brûlures au creux de l'estomac, mais j’étais trop occui>ée par mon travail et je n'v prenais pas garde.Je perdis bientôt tout appétit et je souffris de migraines atroces.Je maigrissais aussi d’une façon étonnante si bien que tout le monde m’en faisait la remarque.J'avais aussi d’atroces douleurs d'entrailles, je souffrais beaucoup du foie.J'avais le ventre enflé et très sensible au toucher.Mes urines étaient chargées d'humeurs et de graviers qtti s’attachaient an vase.J’étais aussi très tourmentée par une constipation telle que je restais cinq ou six jours sans aller à la selle.De plus, je commençais à cracher le sang.Je ne pouvais plus rien frire.nies jambes se refusaient à tout service.C’est alors que j’ai écrit à la Cie Chimique Franco-Américaine et que je vous ai envoyé les détails de ma maladie.je vous ai écrit tout ce que je dis là.Vous m’avez ordonné les - .Iules Rouges.Les deux premiè rcs boites me firent peu d'effet mais je ne me décourageai pas, j'avais confiance.A la troisième boîte je commençai à mieux dormir.puis j'ai repris l’appétit, la constipation disparut et l'urine redevînt claire et limpide, ne laissant plus aucun dépôt.J'avais le teint frais et mon embonpoint était revenu.Depuis un an je n’ai pas cessé d’être bien portante et je voudrais vous le dire de vive voix: votre remède est merveilleux.” Votre dévouée, Dame LOUIS CADORET, Saint-Magloire, Co.Bellechasse, Que.Adressez-vous par lettre ou personnellement, au No.274 rue ruc_ Saint-Denis, si vous désirez avoir des conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout a fait gratuitement, les informations nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert.DEFIEZ-VON S.— Les Pilules Rouges sont toujours vendues en boîtes de ’50 pilules.Chaque Imite est recouverte d’une étiquette imprimée en rouge sur du papier blanc.Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent à l'once, au 100 ou à 25c la boite, ne sont pas les nôtres; ce sont des imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cotte manière.Ces charlatans qui sc font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de maison en maison, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais nos Médecins ne.sortent de leurs bureaux pour soigner les femmes malades.Si votre marchand n’a pas îes Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoy-cz-nous 50c pour une boite ou $2.50 pour six Imites, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de ! argent, et vous recevrez par le retour de la malle, hs véritables Pilules Rouges.«> Adressez toutes vos lettres: CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274, rue St-Denis.MontréaL ' ' Hotel du Nord C.BONENFANT, Prop.Offre tout le confort moderne aux voyageurs.Table de 1ère classe.Vins, Liqueurs et Cigares de choix.— Tel.Bell 74, HT.-J FROM F, P.Q DIRECTEURS : F.-X.St-Cliarles, Président, Rob.Kickerdike, M.P., Vice-prés.Hon.J.-D.Rolland, J.-A.Vaillancourt, A.Turcotte, E.-H.Lemay, J.-M.Wilson.Gérant Général : M.J.A.PREND ERG AST, Gérant : C.A.G1 ROUX.Assistant Gérant : E.-G.LEDUC Inspecteur : U.E.DORAIS.Emet di s lettres de crédit circulaires poulies voyageurs, fait des paiements télégraphiques sur les principales villes du monde ; prend un soin spécial des encaissements qui lui sont confiés, et fait remise promptement au plus bas taux du change.L’intérêt sur les dépôts d’épargne est payé quatre fois par année : les 1er mars, 1er juin, 1er septembre et 1er décembre.Les dépôts peuvent être retirés en tout temps sans av is.Les affaires transîgées par la malle sont traitées avec un soin particulier et reçoivent unu attention immédiate.ALEX.LEFORT, Gérant.¥ ¥ * * & * m m * ¥ J.-ART.BELANGER MARCHAND DE CHAUSSURES Chaussures de toutes sortes et dans les derniers goûts, pour convenir à toutes les bourses.3K m èff & m * ch tUW Agent pour la célèbre CLAQUE JACQUES-CARTIER et pour la a.AUSSURE “EAGLE” de la Frank-W.Slater.T | 50, pue Saipt-Geopges Porte voisine de la Pharmacie Gilbert, SAINT-JEROME, P.Q.m ***********-********************* U.Lepage, V ^ SAIXT-IEROME Ameublements (sets) de salon, de, sidle à manger, de chamljrc, de raisiné, etc.Lits-corniche, Couchettes e.v fer, Sommiers, Matelas, Ortillcrs et Lits du /‘lame confortables, Meubles de fantaisie, etc.M.TT.Lepage se charge de la réparation des meubles de tous genres et s’est fait uno spécialité de l'encadrement des images, des gravure», etc.I.E TOUT A TRES K AS PRIX.U.LE RAGE _ 167, ku2 Saint-Georges, En face du marché, SAINT-JEROME.P.0.EXTINCTEUR Appareil le plus perfectionné de son genre dans l’univers.Il est simple, aisé à manier (un enfant peut s’en servir), no pèse que 18 livres : n’a pas de tube en caoutchouc : peut rester des années chargé sans qu’il soit nécessaire de le recharger comme h-s autres appareils du même genre, parce que le mélange ne se fait qu’au moment de s’en servir, etc., ON DEMANDE DES AGENTS RESPONSABLES.S’adresser à J.-B.Primeau, Gérant, Saint-Eustaclie S.G.LAVIOl-ETTE Marchand de Ferronnerie, Peintures, Vernis, Faïence.Poterie, et Courroies pour moulins de toutes sortes Scies r( des, Coffres-forts, Poêles, Charbon, Horloges Poêles en acier Oxford, Chancellor Poêles Royal favorite.Nous donnons avec chaque poêle vendu un certifie garantissant parfaite satisfaction.Assortiment considérable de Montres à des pr défiant toute compétition.Lampes électriques de 1ère qualité à 25 cts.Dynamite, Poudre à fusil.S.G.Laviolette, Coin îles rues Etc-Anne et 81-Georg L'AVENIR DU NORD 17 MAI 1907 NECROLOGIE Nous apprenons ay«»r rogwt la mort «1
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